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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 08 Déc 2016, 07:38

Bonjour
une page d'actu matinale
@+Baboune


Actualité
À l’orée du Pacifique
jeudi 08 décembre 2016, 06h00
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson devraient entrer dans le Pacifique cet après-midi, après 32 jours de mer ! Les deux solitaires vont devoir gérer une dépression qui se creuse sous la Tasmanie et qui va les pousser très rapidement vers la Nouvelle-Zélande. Derrière, Thomas Ruyant et Éric Bellion ont réparé, Kojiro Shiraishi est à Cape Town et Romain Attanasio au mouillage sous le cap de Bonne-Espérance…

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a fait le break ces derniers jours avec jusqu’à 145 milles d’avance sur Alex Thomson (Hugo Boss), le plus grand écart entre les deux skippers depuis le départ des Sables d’Olonne il y a quasiment 32 jours… Les deux hommes sont actuellement dans un flux de Sud-Ouest qui va se renforcer ces prochaines heures puisqu’une dépression se forme sur la Tasmanie, avec plus de 35 nœuds annoncé pour leur passage dans le Pacifique cet après-midi. Cette perturbation plutôt musclée devrait ensuite les pousser jusqu’à la Nouvelle-Zélande très rapidement et même après lorsqu’ils vont quitter toute terre à proximité, et ce jusqu’au cap Horn…
Atelier réparation
À 1 200 milles derrière, Paul Meilhat (SMA) est donc classé troisième depuis l’abandon officiel de Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) qui semble se diriger vers le port de Perth, en Australie occidentale dont il n’est plus distant que de 300 milles. Mais 150 milles en retrait, Jérémie Beyou (Maître CoQ) met de plus en plus la pression sur le novice du Vendée Globe qui ne dispose pas de foils. Tout comme Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui grappille jour après jour les milles sur Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) : ce groupe de quatre longe le « mur des glaces » en approche de la longitude du cap Leeuwin. Les solitaires cherchent à éviter l’arrivée d’une cellule anticyclonique qui glisse sous l’Australie avec un flux d’Ouest modéré qui va tourner au Nord-Ouest en mollissant. Ainsi s’ils vont perdre encore du terrain vis à vis des leaders, ils devraient se regrouper ces prochains jours à l’occasion de cette molle australienne.
Une opportunité pour Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) de revenir sur ce groupe puisqu’il bénéficie du passage d’un front, 400 milles derrière le Niçois. Quant à Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine), il a réussi à circonscrire sa voie d’eau et à boucher le trou de la prise d’eau d’un ballast. Fatigué, le solitaire reprenait ce matin le fil de la course après avoir perdu quasiment une journée à bricoler. La bricole, c’est aussi le lot d’Éric Bellion (Commeunseulhomme) qui a pu après bien des efforts, retirer son safran abîmé et le remplacer au large de l’Afrique du Sud tandis que Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) s’est réfugié dans Simon Bay, au Sud de Cape Town où il a mouillé pour réparer aussi un safran et remplacer l’autre… Enfin, le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) est arrivé mercredi après-midi en Afrique du Sud alors que les deux derniers solitaires devraient entrer dans l’océan Indien en tout début de week-end.
DBo. / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 08 Déc 2016, 21:09

Bonsoir
nous voilà à 32 jours de course er les leaders ont couvert la moitié du parcours
une petite actu et l'analyse météo
@mitié Laurent




Actualité
Les leaders à mi-parcours !
jeudi 08 décembre 2016, 17h40
Ils sont sur le chemin du retour. Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ont franchi ce jeudi la mi-parcours du huitième Vendée Globe. Et la folle chevauchée se poursuit avec une entrée dans l’océan Pacifique qui s’annonce pour le moins musclée. Plus de 1200 milles derrière, Paul Meilhat a franchi à 10h40 (heure française) la longitude du cap Leeuwin (au Sud-Ouest de l’Australie). Romain Attanasio est toujours à l’arrêt dans une baie à proximité d’un autre cap, Bonne Espérance, où il tente de réparer ses safrans endommagés. Ce soir, la flotte s’égrène sur plus de 6000 milles et, compte tenu des situations météorologiques, les écarts vont continuer à se creuser.


© shutterStock/BPCE
Le calcul est simple : à 15h jeudi, Armel Le Cléac’h avait parcouru 12 310 milles sur les 24 480 milles théoriques du Vendée Globe (une distance qui pourrait sensiblement évoluer en cas de modification de la zone d’exclusion). Vous l’avez compris : Armel, mais aussi son premier poursuivant Alex Thomson (12 178 milles parcourus à 15h) ont bouclé la moitié du voyage. Et ce, après 32 jours de mer. Autre calcul tout aussi simple et spectaculaire : s’ils maintenaient un rythme si élevé (plus de 17 nœuds de moyenne sur l’eau), les deux leaders boucleraient le parcours en 64 jours, soit deux semaines de mieux que le temps de référence établi en 2012-2013 par François Gabart ! Un dernier chiffre marquant : tandis que les premiers ont donc bouclé 50 % du parcours, les derniers (Didac Costa et Sébastien Destremau) n’en sont qu’à 25 %...
Un Pacifique en mode guerrier

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) est venu à bout de l’océan Indien. C’est aux alentours de 13h45 (heure française) que le leader du huitième Vendée Globe a franchi la longitude de South East Cape (le point le plus méridional de la Tasmanie), et a ainsi fait son entrée dans l’océan Pacifique. Relégué à 132 milles au pointage de 15h, Alex Thomson (Hugo Boss) devrait faire de même dans les prochaines heures.
Les deux meneurs vont aborder ce nouvel océan dans la tempête en raison d’une dépression qui se creuse au Sud de la Tasmanie. Les conditions sont déjà toniques, inconfortables, et elles vont se dégrader avec un vent qui devrait se renforcer à 35-40 nœuds. Ils s’attendent à vivre des heures éprouvantes et envisagent même sérieusement de lever le pied, comme l’a expliqué Armel : « En prévision, j’ai bien réduit la toile. Il faut être vigilant, à l’écoute du bateau, vérifier que rien ne s’abîme. Je navigue en bon marin. Je vais mettre la course entre parenthèses dans le gros de la dépression. Le but sera bien de préserver le bateau car on n’a pas le droit à un joker dans le Vendée Globe… Les conditions s’amélioreront à partir de dimanche. Je ferai alors le bilan et si tout va bien je remettrai du charbon. »
Paul Meilhat troisième au cap Leeuwin

C’est l’autre information de la journée : à 10h40 (heure française), Paul Meilhat (SMA) a franchi la longitude du cap Leeuwin (Sud-Ouest de l’Australie) après 31 jours 21 heures et 38 minutes de mer. Sur ce même bateau il y a quatre ans, le tenant du titre François Gabart avait mis 34 jours, 10 heures et 28 minutes à passer le deuxième grand cap du tour du monde en solo. Cette comparaison a ses limites compte tenu des conditions météorologiques différentes rencontrées par les deux hommes, mais la performance de Paul mérite d’être saluée. Il a par ailleurs été le plus rapide de la flotte sur les dernières 24 heures.
Le prochain marin à franchir le cap Leuuwin sera Jérémie Beyou (4e sur Maître CoQ), probablement en début de soirée. Jérémie qui avoue avoir pensé tout arrêter quand son hook de grand-voile a cassé il y a quelques jours. Mais il a été chercher au plus profond de lui-même la force de réparer et de poursuivre sa course. Sa ténacité est récompensée puisqu’il reste dans le match pour le podium provisoire.
« Les jours se suivent et se ressemblent »
Derrière, tout le monde ou presque évolue dans l’océan Indien. « Les jours se suivent et se ressemblent avec un scénario immuable : une dépression, un passage de front, une transition anticyclonique et de nouveau une dépression », explique Fabrice Amedeo (14e à bord de Newrest Matmut) dans une vidéo envoyée ce jour.

Mêmes si les scénarios météorologiques se répètent, les solitaires n’ont certainement pas le temps de s’ennuyer, comme l’a souligné Conrad Colman : « Je suis entrain de bricoler dans tous les sens pour garder le bateau en état. Je viens de passer 1h30 dans le mât pour faire une couture ! Le tout dans 20 bons nœuds de vent. J’ai d’autres soucis techniques à gérer, comme remplacer les fils électriques qui ont brûlé suite à l’incendie survenu il y a quelques jours. Je suis plutôt pris en ce moment ! »
Après son épique réparation de safran (11 heures de travaux non stop hier !) Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) s’est trouvé des nouveaux compagnons de voyage : Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV). Les trois hommes se tiennent en une trentaine de milles.
Quant à Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), il est toujours au mouillage dans une baie abritée à proximité du cap de Bonne Espérance. Il est parvenu à enlever les safrans lourdement endommagés et procède actuellement à une réparation qui s’annonce fastidieuse.

Olivier Bourbon / M&M


Analyse météo
Une dépression coupe la route des deux leaders
jeudi 08 décembre 2016, 14h33
La dépression qui se creuse au Sud de la Tasmanie depuis hier va couper la route des deux leaders.


© Great Circle

© Great Circle
La dépression qui se creuse au Sud de la Tasmanie depuis mercredi se déplace maintenant vers le Sud de la Nouvelle-Zélande tout en se renforçant. Elle va croiser la route des deux leaders qui vont devoir affronter des vents de Sud/Sud-Ouest pouvant atteindre 45 noeuds et une mer formée. Banque Populaire VIII qui possède une bonne centaine de milles d'avance sera plus proche du centre de cette dépression et devrait donc toucher des vents plus forts qu'Hugo Boss. La question pour les skippers est de savoir s'ils devront lever le pied ou non, comme l'a fait Yann Eliès il y a quelques jours pour laisser passer la dépression qui descendait de Madagascar. Plus ils iront vite, plus les conditions seront dures. Il va donc leur falloir trouver le bon compris entre la prise de

© Great Circle
risque et la vitesse. Pour Hugo Boss, ça peut être l'occasion de refaire une partie de son retard et ceci d'autant plus qu'il navigue sur le bon bord pour son foil endommagé.
Le groupe des 6 poursuivants navigue au Nord de la dépression suivante. Ils ont donc maintenant un système météo d'écart entre le groupe de tête. Il faudrait un vrai passage à niveau pour qu'ils puissent recoller aux deux premiers.
Le troisième groupe mené par Louis Burton se situe à plus de 1100 milles (2000 km) de Thomas Ruyant. Ils sont dans un troisième système et doivent aujourd'hui naviguer en bordure de la zone d'exclusion arctique (ZEA) pour éviter les calmes d'un anticyclone en attendant la prochaine dépression qui arrive par l'Ouest.
Sébastien Destremau et Didac Costa essayent quant à eux de ne pas se faire avaler
© Great Circle
par la zone de calme qui se développe derrière eux.
Nous avons donc maintenant plusieurs groupes de bateaux distincts qui naviguent dans des systèmes météo différents. Ils sont étalés sur près de 12 000 km. Alors que les premiers commencent à regarder ce qui pourrait se passer à l'approche du Cap Horn dans deux semaines, les derniers vont passer le Cap de Bonne Espérance.
Chritstian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

_________________
“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.”De André Malraux
le blog de mon club : http://maq2g.pagesperso-orange.fr/
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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 09 Déc 2016, 07:58

Bonjour l'actu dela matinée avec un article sur le projetdu CNES "Argonautica"
@+ Baboune
PS ce soir on sera aux sables pour le weekend Wink




Actualité
Duel aux antipodes
vendredi 09 décembre 2016, 06h00
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson livrent toujours une bataille intense alors même qu’ils se font secouer par une solide dépression australienne : plus de 40 nœuds de vent de Sud-Ouest sur une mer chaotique, direction l’île Campbell, au Sud de la Nouvelle-Zélande. Et l’Espagnol Didac Costa va entrer dans l’océan Indien la nuit prochaine.



Il y a toujours autant d’intensité en tête de la flotte du Vendée Globe : Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) malgré des conditions de navigation très dures, maintient toujours à distance (130 milles) le Gallois Alex Thomson (Hugo Boss) qui navigue pourtant tribord amures, sur le bon côté de son foil. Mais il est probable que l’état de la mer ne permette pas de tirer la quintessence de cet appendice car les deux marins sont en arrière de la dépression, dans un flux musclé de Sud-Ouest 35-40 nœuds. Les vagues croisées ne vont réellement se lisser que ce week-end lorsque le vent va commencer à mollir en début de journée samedi. D’ici là, les deux solitaires doivent faire le dos rond même si les vitesses sont encore impressionnantes : ils devraient atteindre l’île Campbell d’ici 24 heures… Alors la route Pacifique s’ouvrira à eux car il n’y aura plus aucune terre d’ici le cap Horn !
L’Indien pour tous
Derrière, Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) sont encore devant un front associé à une autre dépression moins virulente : ils peuvent allonger la foulée dans un flux de Nord-Ouest maniable d’une trentaine de nœuds et commencer à descendre le long du « mur des glaces » alors que Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) sont désormais dans une zone de transition avec un régime d’Ouest modéré en attente d’une troisième perturbation que vient de quitter avec soulagement Jean Le Cam (Finistère Mer Vent).
Plus en arrière, Louis Burton (Bureau Vallée) conforte son avance sur le peloton et devrait encore gagner des milles ces prochaines heures car le front qui balaye les îles de Crozet va dépasser en fin de matinée, le groupe Le Diraison, Fa, Colman, Boissières, Amedeo : ces cinq skippers vont dépasser le point le plus haut du « mur des glaces » et ainsi pouvoir glisser plus au Sud, vers l’archipel des Kerguelen distant de 700 milles. Et pour les quatre suivants, le vent est presque mollasson avant l’arrivée d’une belle dépression qui devrait les couvrir d’ici le début du week-end. Quant à Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), il est toujours au mouillage au pied du cap de Bonne-Espérance afin de réparer ses deux safrans endommagés tandis que l’Espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) s’approche à grand pas de l’océan Indien qu’il devrait découvrir en toute fin de journée.
DBo. / M&M

Le Vendée Globe et l’Espace
Océan et climat : le programme Argonautica du CNES sur le Vendée Globe
jeudi 08 décembre 2016, 20h37
Cinq skippers du Vendée Globe 2016 (Kito de Pavant, Arnaud Boissières, Conrad Colman, Didac Costa et Alan Roura), convaincu de l’intérêt scientifique lié à la course du Vendée Globe, ont accepté d’embarquer des balises Argonautica afin de les larguer dans les grands courants (courant sud équatorial, courant circumpolaire) au cours du tour du monde.



Argonautica est une opération éducative du CNES proposant aux établissements scolaires des projets utilisant des données spatiales de localisations (Argos) et océanographiques. Argonautica est réalisée en partenariat avec des scientifiques et des professionnels de la mer. CLS est associée à ce projet et fournit les balises MAR YI utilisée pour l’opération Argonautica.


https://vimeo.com/189315396


Argonautica a pour objectif de faire comprendre aux jeunes, le fonctionnement des courants océaniques (origine, principe…), le rôle fondamental des océans dans les variations climatiques, et de leur faire prendre conscience de l’apport des satellites dans ce domaine.
Plus d’infos – https://enseignants-mediateurs.cnes.fr/fr/le-vendee-globe-avec-argonautica
Les premières données seront bientôt en ligne sur le site Argonautica : http://argonautica.jason.oceanobs.com . A J12, la balise « IESO-2017 » a été jeté en mer par Kito de Pavant. Nous le remercions chaleureusement pour ce trés beau geste !

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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 11 Déc 2016, 22:53

Bonsoir les copains
mais non je vous ais pas oublié mais ce WE on été pas à la maison et j'ai pas pu faire suivre les infos avec le téléphone
bon là je met le classement dominical à 22h
une analyse météo et un peu d'actu
@+ Baboune






Analyse météo
Belles conditions sur la flotte
dimanche 11 décembre 2016, 14h02
Les conditions sont plutôt clémentes ce dimanche 11 décembre en attendant une grosse dépression qui va balayer une partie de la flotte les 14 et 15 décembre.


© Great Circle


© Great Circle
Banque Populaire VIII recroise finalement devant Hugo Boss. L'option Sud le long de la zone d'exclusion n'était plus aussi favorable aujourd'hui qu'elle ne pouvait sembler l'être hier. Armel Le Cleach a préféré empanner et contourner le système dépressionnaire au portant par le Nord. Il minimise ainsi la prise de risque et contrôle son adversaire direct. L'écart entre les deux leaders va donc se réduire dans les prochaines heures.
SMA, Maître CoQ, Quéguiner-Leucémie Espoir, StMichel-Virbac et Finistère Mer Vent naviguent tous les cinq entre l'anticyclone situé au Sud-Est de l'Australie et une dépression dans le Sud. Les conditions devraient être plus agréables en attendant une dépression très creuse à partir du mercredi 14 décembre qui va balayer cette partie de la flotte de l'Ouest vers l'Est avec des vents à plus de 50 noeuds et des vagues de 8 à 10 mètres. Chacun devra alors faire le choix entre une route plus longue et moins risquée

© Great Circle
ou une route plus courte et plus ventée.
Pour les poursuivants, les conditions sont également relativement clémentes pour ce dimanche 11 décembre avec un anticyclone qui gonfle et qui maintient un flux de Nord-Ouest sur le groupe mené par Louis Burton. Ce sont de belles conditions pour continuer à avancer rapidement.
Didac Costa, Romain Attanasio et Sébastien Destremau font le tour d'une petite cellule anticyclonique située au Sud-Est de l'Afrique du Sud. Le vent est enfin revenu sur l'arrière de la flotte.
Le point chaud à suivre sera la dépression qui se creuse dans le Sud de l'Australie à partir du 13 décembre et qui touchera une partie de la flotte entre la Tasmanie et la Nouvelle Zélande les 14 et 15 décembre.
CD et BS / Great Circle

Actualité
A chacun ses espérances
dimanche 11 décembre 2016, 17h42
L’arrivée d’une nouvelle dépression redistribue les cartes en tête de flotte et Alex Thomson a sensiblement réduit son écart sur le leader Armel Le Cléac’h. La flotte des 22 concurrents encore en lice est si étalée qu’ils franchissent au même moment des caps différents : Sébastien Destremau a été le dernier à doubler Bonne-Espérance, cet après-midi, tandis que Thomas Ruyant passera le cap Leeuwin demain. Toujours à bord du Marion Dufresne, Kito de Pavant se remet de sa mésaventure et garde espoir de récupérer son bateau abandonné au cœur de l’océan Indien…


© Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée Globe
Cinq semaines tout juste après le départ des Sables d’Olonne, la flotte du Vendée Globe s’étale de la Nouvelle-Zélande à l’Afrique du Sud… Plus de 6600 milles séparent le leader Armel Le Cléac’h de la lanterne rouge Sébastien Destremau. Pour se représenter la chose, 6600 milles c’est davantage qu’un aller-retour entre New York et les Sables d’Olonne !
L’écart se resserre entre Armel Le Cléac’h et Alex Thomson
A l’approche d’une nouvelle dépression qui descend de la Nouvelle-Zélande et barre la route du duo de tête, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) espérait pouvoir tenter une option Sud le long de la zone d'exclusion. Mais le trou de souris s’est refermé. Armel a donc choisi d’empanner et de faire le tour par le Nord, se recalant ainsi devant Alex Thomson (Hugo Boss). La stratégie d’Armel est bien de minimiser les risques en contrôlant son dauphin britannique. Mais en empannant à deux reprises quand son adversaire restait sur une trajectoire rectiligne, le skipper de Banque Populaire VIII a perdu du terrain ses dernières 24 heures… L'écart n'était plus que de 67 milles au pointage de 18h ce dimanche, contre 154 milles hier à la même heure. Les deux meneurs reprennent des forces avant le prochain coup de vent qui devrait s’abattre sur eux la nuit prochaine.
Paul Meilhat et Jérémie Beyou à la mi-parcours


La lutte pour la troisième place est aussi intense qu’intéressante. Elle oppose Paul Meilhat (SMA) à Jérémie Beyou (Maître CoQ), qui naviguent sur les bateaux qui ont terminé aux deux premières places du dernier Vendée Globe, en 2012-2013. En effet, SMA n’est autre que l’ex Macif de François Gabart, et Maître CoQ est bien l’ancien Banque Populaire VI d’Armel Le Cléac’h. Ces deux plans VPLP-Verdier d’avant-dernière génération sont également des sisterships. L’un dispose désormais de foils (Maître CoQ) et l’autre non (SMA). Bref, tout est réuni pour une belle et instructive confrontation ! Avantage Paul Meilhat qui maintient Jérémie Beyou à une centaine de milles dans son tableau arrière. Jérémie qui s’accroche malgré les soucis de communication qui le privent notamment d’informations météo précises. A noter que Paul et Jérémie sont tout juste à la mi-parcours et donc sur le (long) chemin du retour vers les Sables d’Olonne.
D’un cap à l’autre
Ce dimanche soir, huit marins ont franchi la longitude du cap Leeuwin. Preuve des vitesses exceptionnelles alignées cette année, tous ont été plus rapides que le tenant du titre François Gabart à cette marque symbolique du parcours ! Et sur le tronçon Bonne-Espérance/Leeuwin, quatre marins sont allés plus vite que Gabart : les inévitables Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, mais aussi Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac).
Le prochain à franchir le cap Leeuwin devrait être Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), demain en fin de journée. Suite à la réparation de sa voie d’eau, Thomas se retrouve esseulé : Jean Le Cam est 600 milles devant et Louis Burton (Bureau Vallée) 1000 milles derrière. Mais pas de quoi le démotiver. Thomas Ruyant : « C’est difficile de pousser autant le bateau quand on est un peu seul. Il faut se faire mal. Mais je n’ai pas de regrets car la priorité était de résoudre les problèmes techniques. Le bateau est de nouveau à 100% et j'ai remis un peu de charbon. Il faut que je retrouve confiance dans le bateau, dans le duo que je forme avec lui. »


Derrière, on observe d’autres loups solitaires, comme Louis Burton (9e) ou Pieter Heerema (19e sur No Way Back). Certains se trouvent en revanche de fidèles compagnons de traversées : Nandor Fa (Spirit of Hungary) et Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) se battent pour une jolie place dans le Top 10. Venus à bout de leurs soucis techniques respectifs, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) repartent en mode compétition et nous offrent un superbe duel dans le Nord des Kerguelen.
Et plus en arrière, le Suisse Alan Roura (La Fabrique) s’accroche toujours à Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), Eric Bellion (ComeUnSeulHomme) et Rich Wilson (Great American IV), qui disposent tous de bateaux beaucoup plus récent que celui d’Alan, mis à l’eau en 2000.
Les trois autres IMOCA « vintage » sont relégués 1000 milles plus loin. Comme prévu, Romain Attanasio se recale entre Didac Costa (One Planet One Ocean) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui a franchi le cap de Bonne Espérance ce dimanche à 15h27 (heure française).
Kito de Pavant garde espoir de récupérer son bateau à la dérive
Suite à une violente collision avec un OFNI qui a lourdement endommagé sa quille et engendré une voie d’eau irréparable, Kito de Pavant (Bastide Otio) a heureusement été secouru mercredi dernier par un bateau naviguant sur zone, le Marion Dufresne.


C’est depuis ce navire qu’il nous a donné aujourd’hui des nouvelles fraîches : « Je me reconstruis petit à petit. Nous envisageons différentes solutions pour essayer de récupérer Bastide-Otio. J'avais tout fait pour que le bateau dérive vers le Nord-Est, mais avec le vent il fait de l'Est. Les opportunités pour récupérer le bateau sont peu nombreuses et la meilleure des solutions se situerait peut-être au niveau des Kerguelen. Il faut se fier aux moyens qui existent sur place et ils ne sont pas nombreux. Mais cela laisse une lueur d’espoir de récupérer le bateau, de le sauver et de le mettre à l'abri pour des jours meilleurs… »

Olivier Bourbon / M&M




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 12 Déc 2016, 19:24

Bonsoir
avec un peu plus de36jours et 6 heures les dernières actus et l'analyse météo
ca va swinguer pour certains
@+ Baboune



Actualité
Coup de frein pour Thomson, Dick cap au nord
lundi 12 décembre 2016, 12h37
Jean-Pierre Dick tente de contourner une très grosse dépression annoncée dès demain et devrait pour cela emprunter le détroit de Bass, entre Tasmanie et Australie. A l'avant, Alex Thomson sort tout juste du centre d'une autre dépression, où il n'y a pas de vent. Il y a laissé un joli paquet de milles au bénéfice d'Armel Le Cléac'h.


Ce n'est pas tous les jours qu'on peut signaler qu'Alex Thomson est le plus lent de la flotte du Vendée Globe. A dire vrai, c'est même la première fois depuis le départ. C'était pourtant bel et bien le cas ce matin en entamant la sixième semaine de course, entre les pointages de 5h et 9h. Dans ce laps de temps, Hugo Boss s'est retrouvé totalement encalminé dans le centre de la dépression qu'il négocie par le Nord, par 50°00 Sud, pendant qu'Armel Le Cléac'h se débat lui aussi 120 milles plus "bas", par 52°03. Tous deux ont été lents cette nuit, mais Banque Populaire VIII a retrouvé du vent plus tôt qu'Hugo Boss.

Pendant ces quatre heures matinales, Armel Le Cléac'h a réussi à tenir 10,3 noeuds de moyenne, alors qu'Alex Thomson a plafonné à 4,4 noeuds avec des "pointes de lenteur" très inhabituelles à moins de 2 noeuds et une VMG (vitesse efficace vers le but) quasi nulle, par exemple entre 8h et 8h30. Résultat : le Gallois a concédé un joli paquet de milles au Finistérien, dont l'avance en termes de distance au but est désormais de 121 milles à midi... soit quasiment le double d'hier soir. Ceci étant, cette situation atypique n'est pas amenée à durer : Alex Thomson a déjà redémarré ce midi, à 12 noeuds environ, alors qu'Armel Le Cléac'h marque un peu le pas à 9,5 noeuds, (chiffres de la dernière demi-heure courue entre 11h30 et 12h00). Et il faut surveiller l'évolution de cette dépression susceptible de redistribuer encore les cartes.
Jean-Pierre Dick : "passages à 60, voire 70 noeuds...""
Dans les autres grands duels qui animent ce Vendée Globe, plusieurs autres choses sont également notables. En particulier que les chassés résistent bien à leurs chasseurs. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) a ainsi fait jeu quasiment égal depuis 24 heures avec Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) mais pour eux comme pour Jean Le Cam, la question principale est surtout de savoir quelle attitude adopter en fonction de la violente dépression qui leur est promise sous 48 heures. Pour Jean-Pierre Dick, " la sécurité du bateau et du marin passent clairement avant la course. Cette dépression est très puissante et dure trois jours à partir de demain. Les vents seront supérieurs à 45 nœuds avec des passages à 60, voire 70 nœuds. La mer sera très forte avec des vagues supérieures à 10 mètres. Il est hors de question que nous allions là-dedans, la situation est dangereuse."

Le skipper de St-Michel-Virbac poursuit : " Il y a deux grandes options possibles. Soit tu ralentis devant la dépression en restant près de la zone des glaces, le risque est d’avoir beaucoup de mer si le timing de la dépression change. Soit tu passes par le détroit de Bass. La route sera plus longue mais il y aura moins de vent et de mer.» C'est cette deuxième option - à savoir le passage par le détroit de Bass entre Tasmanie et Australie - que Jean-Pierre a choisi. "Je vais passer par le détroit de Bass. Il y a trop d’incertitudes dans le Sud. Dans les prochaines heures, il va falloir oublier le classement et essayer de garder raison. Je fais le choix de la sécurité maximum. » Yann Eliès et Jean Le Cam, les deux autres marins concernés par cette tempête à partir de demain, n'ont pas encore fait part de leurs intentions. Mais il est évident qu'ils ont les mêmes questions en tête.
Dans le reste de la flotte, Paul Meilhat (SMA), lui, s'accroche mordicus à son podium virtuel. Il a même couvert une douzaine de milles de plus que son challenger Jérémie Beyou (Maître CoQ), qui devra encore s'employer pour venir chatouiller la troisième place. Ces deux-là, s'ils parviennent à conserver un tempo rapide, devraient rester devant la grosse dépression annoncée. Plus en retrait dans l'Indien, le duel entre Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) et Nandor Fa (Spirit of Hungary) pour la dixième place est intense lui aussi. Belle bagarre encore entre quatre skippers qui tiennent en 85 petits milles entre la 15e et la 18e place, à savoir Enda O'Coineen (qui annonce d'ailleurs qu'il devra grimper dans son mât pour démêler des drisses), Alan Roura, Eric Bellion et Rich Wilson. Hier, Alan Roura n'en revenait pas et disait toute sa joie de pouvoir batailler pour la 15e place contre des bateaux bien plus récents que le sien. Tout à l'arrière enfin, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (technoFirst-faceOcean) pointent dans le même petit mille en termes de distance au but!  Ils viennent de s'échanger la dernière place, à tour de rôle, sur les deux derniers pointages.  

Bruno Ménard / M&M


Analyse météo
Grosse dépression attendue à partir du 13 sur la Tasmanie
lundi 12 décembre 2016, 16h17
Alors que les deux leaders devraient retrouver des conditions de navigation plus faciles après le contournement d'une dépression, les poursuivants s'apprêtent à négocier une très grosse dépression au Sud de la Tasmanie. 


© Great Circle

© Great Circle
Banque Populaire et Hugo Boss finissent enfin de contourner la dépression qui a coupé leur route. Après être passés proche des calmes du centre, ils devraient reprendre du vent dans les heures qui viennent et poursuivre leur route dans le Pacifique Sud.
Pour les 5 poursuivants, les prochains jours ne seront pas de tout repos. Jean Pierre Dick a même annoncé qu'il mettait la course entre parenthèse et qu'il allait passer par le détroit de Bass entre l'Australie et la Tasmanie. La dépression secondaire qui est attendue dans les jours à venir est effectivement très explosive et peut causer des dégats sur la flotte avec des vents prévus à plus de 50 noeuds et des rafales à plus de 80 noeuds (150 km/h) avec des creux de 10 mètres.
On voit sur les 4 visuels la vitesse à laquelle se forme cette dépression. Mardi matin (le

© Great Circle
13 à 00h00), ça n'est qu'une petite ondulation dans le prolongement d'une dépression existante (dans le thalweg pour les initiés). A midi, c'est déjà une vraie dépression avec plus de 40 noeuds de vent. Elle circule très vite en continuant à se creuser. Le mercredi matin à 0h00, soit seulement 24 heures après son apparition sur les modèles, il y des rafales à plus de 70 noeuds dans le Sud de la Tasmanie avec une mer de 8 à 10 mètres. Les couleurs sur la deuxième image représentent la hauteur des vagues. En orange, on parle de vagues de 5 à 7 mètres et en rouge de vagues de 10 mètres et plus. 
La question pour Yann Eliès et Jean Pierre Dick est maintenant d'échapper dans la mesure du possible à ce phénomène d'une rare violence. En prenant le Détroit de Bass, St-Michel Virbac devrait avoir des vents moints forts et être abrité des conditions de mer les plus dures. Quéguiner-Leucémie Espoir fait également route vers le Nord-Est, probablement pour chercher du répit dans le Nord avant de reprendre le fil de la course dans des conditions normales. 
Pour SMA et Maître CoQ, il sera important de maintenir une bonne vitesse pour ne pas se faire rattraper par cette dépression avant la Nouvelle-Zélande, après quoi elle devrait s'atténuer progressivement.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle.


Actualité
Mettre la compétition de côté...
lundi 12 décembre 2016, 18h28
A l’approche d’une violente dépression qui leur barre la route au Sud de la Tasmanie, Yann Eliès, Jean-Pierre Dick et Jean Le Cam privilégient leur sécurité et celle de leur bateau. Les stratégies pour laisser passer le gros du système divergent. Et même si la course est provisoirement mise entre parenthèses, Jean Le Cam pourrait bien réaliser un bon coup dans l’affaire... La flotte est toujours emmenée par Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, suivis de Paul Meilhat et Jérémie Beyou. Ce soir, ces quatre marins naviguent dans le Pacifique, quand les dix-huit autres sont dans l’Indien. Dans la soirée, Thomas Ruyant sera le huitième à franchir la longitude du cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l’Australie.


« Jean-Pierre, Yann et Jean sont dans l'optique de sauver leurs bateaux que de jouer la stratégie de course. Leur objectif est d’esquiver le gros du système. Ils ne sont plus en mode compétition. » Jacques Caraës, le Directeur de Course du Vendée Globe, résume l’état d’esprit qui prévaut pour les trois marins concernés par la violente dépression qui va s’abattre au Sud de la Tasmanie à partir de demain.
Avis de gros temps pour Yann Eliès, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès : les stratégies divergent

Les marins concernés sont des pointures. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), Jean- Pierre Dick (StMichel-Virbac) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) cumulent à eux trois, dix participations au Vendée Globe. Du haut de leur grande expérience de la mer, ces compétiteurs dans l’âme savent que la sécurité doit parfois prévaloir sur la course. Pour le moment, ils sont respectivement 5e, 6e et 7e, à environ 2000 milles des premiers.
A la mi-journée, Jean-Pierre Dick a été le premier à annoncer qu’il allait mettre du Nord dans sa route. Sa stratégie est de passer par le détroit de Bass, un bras de mer qui sépare l’Australie de la Tasmanie. Le détour sera forcément pénalisant en terme de classement mais là n’est plus la priorité...
Yann Eliès fait également route vers le Nord-Est, vers la Tasmanie, pour aller chercher des conditions moins extrêmes. Mais il n’a pas encore dit s’il emprunterait ou non le détroit de Bass.
Situé plus en arrière, Jean Le Cam pourrait faire un bon coup en ne déviant pas sa route : « Je ne vois pas trop ce qui j'irais faire au Nord. Compte tenu de mon positionnement, il y a plutôt moins de vent au Sud. Ma stratégie est assez claire : je continue ma route ! » Mais la prudence est de mise pour Jean qui va lui aussi laisser passer le gros du système. « Je suis en mode "pédale douce", pour ne pas aller trop vite. Il faut freiner pour ne pas se retrouver dans les conditions les plus violentes. »
Navigation tonique pour les quatre marins déjà dans le Pacifique

Devant, Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) sont lancés dans une course de vitesse pour ne pas se faire manger par ce méchant phénomène météorologique. Pour cela, ils vont devoir enquiller les milles, ce que les conditions actuelles permettent. « La dépression s’annonce très mauvaise mais nous serons en avant du système et pourrons l’éviter », assure Paul. Avec Jérémie, la course n’est donc pas mise entre parenthèses, loin de là. La lutte pour la troisième place se poursuit sur un terrain de jeu d’exception, le Pacifique, le plus grand océan du monde.
Tout en avant de la flotte, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) ont contourné la dépression qui leur a barrée la route et qui les a beaucoup ralentie en début de journée. Il ont repris de la vitesse. Les heures à venir seront intéressantes. Car du fait de leur écart latéral (environ 130 milles), les deux meneurs ne rencontrent pas les mêmes conditions. Affaire à suivre...
« Il se passe plus de choses qu’en baie de Quiberon ! »
Ce soir, dix-huit concurrents sur les vingt-deux encore en course sont dans l’océan Indien. Beaucoup profitent de conditions propices à la vitesse. On note la belle performance de Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) qui a été particulièrement rapide ces dernières 24 heures (plus de 400 milles parcourus à près de 17 nœuds de moyenne). Ça file aussi pour Louis Burton qui réalise une jolie course et maintient à bonne distance le peloton lancé à ses trousses, et justement emmené par Stéphane Le Diraison. Louis Burton : « Les conditions sont extrêmes, mais j’aime ça. Je fais le plein d’adrénaline depuis que je suis rentré dans l’océan Indien, c’est addictif ! Parfois le bateau part en surf et on ressent un effet d'accélération énorme, sur une machine de 10 tonnes. En un instant, on passe de 18 à 28 nœuds. Dans l’Indien, il se passe plus de choses qu’en baie de Quiberon ! »
Louis se rapproche de la longitude du deuxième grand cap du tour du monde en solo : Leeuwin. Un cap que devrait passer dans la soirée le concurrent qui le précède, Thomas Ruyant.
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 13 Déc 2016, 07:14

Bonjour à toutes & tous
la matinale de ce 13 décembre 2016
@+ Baboune


Actualité
Gestions de crises et double break
mardi 13 décembre 2016, 06h17
Alors qu’Armel Le Cléac’h a reconstitué toute son avance sur Alex Thomson, la grosse tempête qui barre la route du trio composé d’Eliès, Dick et Le Cam donne lieu à trois manières différentes de gérer cette crise. Plus loin dans l’Indien, on se prépare aussi à affronter des conditions pénibles.



Quatre bateaux sont dans le Pacifique, les dix-huit autres dans l’Indien. Et ça va durer. Car l’énorme dépression qui barre totalement la route entre la Nouvelle-Zélande et la Zone d’Exclusion Antarctique est effectivement en train de se creuser, et dès la nuit prochaine des vents de 60 nœuds et une mer énorme ferment la porte d’entrée dans le Pacifique devant le cinquième concurrent, à savoir Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir). Conséquence : à la fin du 37e jour de mer, les deux duos des avant-postes sont en train de faire un double break dans les Cinquantièmes Hurlants, deux par deux.
175 milles d’avance pour Le Cléac’h
Tout à l’avant, Armel Le Cléac’h s’en est beaucoup mieux sorti qu’Alex Thomson dans la gestion de la petite dépression qui gênait leur progression. Le Français a reconstitué la quasi totalité de son avance sur le Gallois.

© Y.Zedda
Banque Populaire VIII a ce matin de nouveau près 175 milles d’avance sur Hugo Boss, soit une centaine de milles de plus que voilà quarante-huit heures et presque autant qu’il y a trois jours. « Le Chacal » a parfaitement géré son affaire, alors que la remontée vers le Nord de la Z.E.A, samedi, était pourtant plus pénalisante pour lui que pour Alex Thomson, puisqu’il est le plus au Sud. Armel a bien fait de réviser les cours du météorologue Jean-Yves Bernot ce week-end… Les simulations à six jours lui prévoient quelque chose comme huit heures d’avance à 1500 milles du cap Horn.
Autrement dit, même si les écarts font l’élastique, le suspense reste intact aux avant-postes. Il est intact aussi dans la bataille pour la troisième place, entre Paul Meilhat et Jérémie Beyou. Car si Jérémie a repris une trentaine de milles à Paul ces dernières 24 heures, SMA conserve encore un peu plus de 85 milles d’avance sur Maître CoQ. Tous deux sont en train de réussir à rester devant la grosse dépression de la mer de Tasmanie. Et derrière eux, le break risque fort d’être très important. Ils ont déjà environ 800 milles d’avance sur le cinquième, Yann Eliès, et ce chiffre va augmenter dans les grandes largeurs, puisque derrière la tempête barre la route de leurs poursuivants.
Trois idées pour éviter la tempête
Les vents à 60 voire 70 nœuds et les creux de plus de 10 mètres, il est probable - et souhaitable ! – que personne ne les affronte réellement dans les trois jours qui viennent. On l’a dit : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) sont contraints de mettre la performance en stand-by et de naviguer avec la préservation de leur bateau et d’eux-mêmes comme premier critère. C’est rarissime mais cela arrive, la preuve. Ce qu’on note ce matin à la lecture des caps et des vitesses de ces marins-là, c’est qu’il y a trois façons différentes de gérer cette « crise ». Jean-Pierre Dick a choisi de monter très Nord et d’emprunter le détroit de Bass, entre la Tasmanie et l’Australie. Un détour énorme. Yann Eliès, lui, est à la cape : il fait quasiment du sur-place avec seulement 120 milles parcourus ces dernières 24 heures contre, par exemple, plus de 380 milles pour Jérémie Beyou. L’addition est déjà énorme, mais pas le choix.
© Quéguiner Leucémie Espoir
Jean Le Cam, dans un positionnement différent, fait lui le choix de naviguer lentement tout en restant Sud, en espérant ne pas avoir à affronter des vents supérieurs à 45 nœuds. Il navigue « pédale douce », comme il dit. Potentiellement, c’est lui qui pourrait tirer bénéfice de cette situation inédite… mais seulement par rapport à Eliès et Dick et en aucun cas par rapport à tous les autres. Wait and see, donc, même s’il est clair que du point de vue de la compétition, la situation pour les deux jours à venir est extrêmement profitable aux quatre bateaux de l’avant. Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) pourrait aussi en profiter pour revenir un peu, même s’il est encore 600 milles derrière Jean Le Cam ce matin. Idem pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui emmène tout le reste de la flotte dans l’Indien et sera le prochain à passer le cap Leeuwin, d’ici deux jours.
Du côté des Kerguelen, on s’apprête à négocier l’arrivée d’une nouvelle dépression – c’est le lot quotidien à ces latitudes- c’est pourquoi on voit quelques skippers comme Eric Bellion (Commeunseulhomme) ou Pieter Heerema (No Way Back) commencer à mettre du Nord dans leur route. Ce qu’ils vont affronter dans les heures qui viennent est moins spectaculaire que la tempête de Tasmanie, mais pas vraiment confortable non plus. Eric Bellion joue lui aussi la sécurité : « je préfère faire beaucoup de route en plus que devoir affronter 55 nœuds dans les rafales et 6 à 8 mètres de creux ». On le comprend.
Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 13 Déc 2016, 19:00

Bonsoir l'actu de la journée et l'analyse météo
@+ Baboune


Actualité
Quinze marins dans le chahut des bords
mardi 13 décembre 2016, 12h45
Thomas Ruyant a franchi le cap Leeuwin en huitième position, à 19h09 hier. Il est le plus rapide et un des plus isolés de la flotte, avec Louis Burton. Partout dans l'Indien, treize autres skippers se battent. Qui avec des dépressions, qui avec des pépins techniques. Voire les deux. Intéressons-nous à ces quinze marins dans le chahut de leurs bords.



On a beaucoup parlé ces dernières heures des sept bateaux de tête. Les quatre premiers parce qu'ils cavalent dans le Pacifique deux par deux - ce sont les duos Le Cléac'h/Thomson et Meilhat/Beyou - et les trois suivants (Dick, Eliès, Le Cam) parce qu'ils cherchent à éviter le plus gros du danger de la fameuse tempête de Tasmanie. Mais quid des quinze autres, qui naviguent d'une extrémité à l'autre de l'océan Indien ? Au moment où les quatre meneurs retrouvent les hautes vitesses et où Yann Eliès semble en avoir fini avec la cape pour reprendre sa route, faisons le point. Comme dans la célèbre ritournelle de Michel Tonnerre (demandez à Paul Meilhat, il la connaît par cœur - « Quinze marins sur le bahut du mort, yop la ho, une bouteille de rhum » !) quinze marins cherchent fortune. Tous sont plus ou moins chahutés par l’Indien. Tous écrivent aussi, à leurs niveaux respectifs, la chanson de geste du tour du monde. Respect, les gars.
Belle bagarre pour la 10e place
Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) est un des grands bénéficiaires de ces dernières 24 heures. Notons d'abord qu'il a été le huitième à franchir la longitude du mythique cap Leeuwin, hier à 19h09, et qu'il est un des plus rapides de la flotte avec 427 milles parcourus ces dernières 24 heures. Il a repris 300 milles à Yann Eliès. Louis Burton (Bureau Vallée) est à peine moins véloce avec 393 milles couverts, mais mène remarquablement sa place lui aussi, en 9e position. Il file à 18 noeuds, 900 milles dans le Sud-Ouest de l'Australie.

© Nandor FA
Environ 350 milles derrière Louis, la bagarre pour la 10e place entre Stéphane Le Diraison et Nandor Fa est serrée, belle, engagée : 425 milles parcourus pour Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt, 410 milles pour Spirit of Hungary. Ils font jeu égal avec le leader Armel Le Cléac’h (410 milles) ! Environ 70 milles d'avance pour Stéphane sur un Nandor qui ne s'attendait pas à pareille fête. Dans un message, le Hongrois exprime son bonheur - et sa surprise - d'être aussi bien classé. Ce duo-là navigue à un millier de milles de la longitude du cap Leeuwin.
Amedeo et O’Coineen doivent grimper au mât
Autre duo, très collé-serré, entre le Néo-Zélandais Conrad Colman et le Français Arnaud Boissières. Environ 350 milles dans le Nord-Est des Kerguelen, les skippers de La Mie Câline et de Foresight Natural Energy ne sont séparés que par 2 milles en distance au but et une dizaine en écart latéral. Ils ne sont pas bord à bord, mais presque. A quinze noeuds en ce moment, eux surveillent de près l’évolution d'une dépression qui pourrait leur barrer la route en fin de semaine, sous l'Australie.
Un peu plus Sud qu'eux et 200 milles en retrait, Fabrice Amedeo, 14e, n'a pas réussi à les reprendre malgré une belle option sudiste. Il est vrai que le skipper de Newrest-Matmut a une drisse coincée et qu'il devra grimper dans son mât à un moment ou un autre, de préférence quand la mer est moins agitée. C'est aussi le cas d'ailleurs de l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland, 15e) qui attend également le moment propice pour escalader son espar et tenter de résoudre le même genre de pépin. "Des pépins techiques, tout le monde en a. Il faut sortir la caisse à outils tous les jours" assurait ce matin Eric Bellion. Le skipper de CommeUnSeulHomme a d'ailleurs quitté cette nuit la très internationale bande des quatre qu'il composait avec l’Irlandais Enda O’Coineen, le Suisse Alan Roura (La Fabrique)  et l'Américain Rich Wilson (Great American IV) pour mettre cap vers le Nord-Est. Objectif de ce changement de route radical : éviter le plus violent d'une dépression qui va arriver demain sur ce groupe, dans l'Ouest des Kerguelen.
Heerema : « j’aurai 40 nœuds, mais moins longtemps… »
Environ 600 milles plus loin, c'est ce même souhait  - la sécurité d’abord - qui dicte le choix du Hollandais Pieter Heerema. "Je vais vers le Nord-Est. Les 40 noeuds de vent je les aurai… mais

moins longtemps j'espère", explique Pieter dans un bref message. No Way Back pointe à la 19e place et il est un des bateaux les plus isolés de la flotte : il navigue 600 milles derrière Eric Bellion et 600 milles devant l'Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean), vingtième. Pas de risque d’être importuné par les voisins pour Pieter : les premiers collègues sont à plus d’un millier de kilomètres.
En queue de flotte, 750 milles dans le Sud-Est du cap de Bonne Espérance, les conditions quasi estivales d’hier sont bel et bien terminées pour Sébastien Destremau (technoFirst-faceOcean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Fini les blagues "en terrasse", en short dans le cockpit, à faire des vidéos pour divertir la galerie. Romain a pris 9 milles d'avance sur Sébastien et confirme que pour eux aussi, l'Indien s'énerve un peu. "J'ai 30 noeuds de vent, je pars dans des surfs à plus de 23 noeuds. Je vous laisse, faut que je réduise un peu la toile. Ici, ça bombarde!". A 6700 milles d'Armel le Cléac'h et Alex Thomson, il y a aussi compète. Ce n'est pas parce qu'on navigue un océan et 12 000 kilomètres derrière les rois de la piste qu'on n'a pas le droit de s'amuser un peu.
Bruno Ménard / M&M

Analyse météo
Gros temps sur la Tasmanie.
mardi 13 décembre 2016, 12h46
Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam affrontent ce mardi 13 décembre une dépression très creuse au large de la Tasmanie.


© Great Circle

© Great Circle
La tempête attendue au Sud de la Tasmanie est bien là, comme prévu. Yann Eliès a repris sa route après avoir attendu le passage du front. il navigue toujours à une vitesse réduite. Jean Le Cam fait également le dos rond. De son côté, Jean-Pierre Dick va emprunter le détroit de Bass où il devrait trouver moins de vent qu'au Sud de la Tasmanie et surtout une mer moins formée. Le vent d'Ouest est accéléré au Sud de l'ïle au passage du front, avec des rafales qui peuvent avoisiner les 80 noeuds (150 km/h) alors qu'il devrait être moins fort dans le Nord de lîle.
Dans l'Est de la dépression, SMA et Maître Coq naviguent toujours à pleine vitesse. Plus ils se feront rattraper tard par la dépression, moins elle sera virulente. Des rafales à plus de 60 noeuds sont attendues le mercredi 14 au niveau du Sud de la Nouvelle-Zélande. Mieux vaut être devant. 
En tête de la flotte, les conditions sont plus calmes pour Banque Populaire et Hugo Boss qui font route vers le Cap Horn.

© Great Circle
Dans le deuxième groupe, les conditions de navigation ne sont pas de tout repos avec une autre dépression secondaire qui se forme dans le Sud-Ouest de Pieter Heerema. Cette petite dépression va se creuser et se déplacer rapidement vers l'Est. Elle devrait rattraper dans les jours prochains les concurrents les uns après les autres au moins jusqu'à La Mie Caline (Arnaud Boissières). Le vent au passage du front associé à cette dépression pourra dépasser les 50 noeuds (90 km/h), soit des conditions très musclées.
Les 40ème rugissants sont fidèles à leur réputation. On voit que les dépressions les plus dangereuses sont jusqu'à présent les dépressions secondaires qui circulent très rapidement à la latitude des concurrents. Les modèles météo appréhendent maintenant beaucoup mieux ces phénomènes dangereux. Les concurrents peuvent donc anticiper le renforcement du vent plusieurs jours à l'avance et le cas échéant choisir une autre trajectoire, comme l'a fait Jean-Pierre Dick.
CD et BS / Great Circle



© Great Circle




Actualité
A chaque jour suffit sa peine…
mardi 13 décembre 2016, 17h28
Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam négocient une dépression très creuse au large de la Tasmanie. La navigation est extrême, la tension nerveuse à son plus haut niveau et ces trois marins expérimentés attendent avec impatience des jours meilleurs. Ambiance différente pour les deux leaders, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, qui vont enfin profiter d’un moment de répit apprécié sur la route du cap Horn. Le match pour la 3e place est épique et le très combatif Jérémie Beyou gagne du terrain sur Paul Meilhat au Sud de la Nouvelle-Zélande. Derrière, dans l’Indien, les groupes se font et se défont au gré des conditions météorologiques, des stratégies et des soucis techniques rencontrés par les concurrents…


Yann Eliès, Jean-Pierre Dick et Jean Le Cam dans le gros temps
« Le bateau n'est plus à la cape. Je suis reparti sous grand-voile seule avec 3 ris. Le vent varie entre 30 et 45 nœuds sous les grains et le bateau fait des pointes à 20 nœuds. La mer va se lever dans quelques temps et c’est ce qui m’inquiète le plus. Il va y avoir jusqu’à 7 mètres de houle ! Je ne m’interdis pas de refaire une petite session à la cape pour laisser passer ce noyau de houle. Je suis encore soucieux… » Contacté cet après-midi, en pleine tempête, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) ne cache pas qu’il vit des heures compliquées à cause de cette fameuse dépression qui lui barre la route au Sud de la Tasmanie.
Yann Eliès et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) sont dans la même logique : faire le dos rond en laissant passer le gros de la dépression. Ils naviguent sous voilure réduite en espérant de tout cœur que leurs machines résisteront aux vents forts et la mer formée. Dans le même temps, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) poursuit son crochet vers le détroit de Bass. Il devrait atteindre le passage entre l’Australie et la Tasmanie vers 21h (heure française).
Un moment de répit apprécié pour Armel Le Cléac’h et Alex Thomson

Les deux marins aux avant-postes du Vendée Globe sont dans des considérations bien différentes. Pour eux, les conditions vont (enfin) se calmer dans les heures à venir. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) vont apprécier ce changement de rythme à sa juste valeur, après des semaines d’une intensité folle. Armel Le Cléac’h : « Je me demandais si ça allait s’arrêter un jour… Mais nous allons enfin pouvoir souffler et bricoler à bord pour garder un bateau à 100% de son potentiel. Je ne cache pas que cela va faire du bien de décompresser un peu après ce rythme infernal que nous maintenons depuis plusieurs semaines avec Alex. »
Côté classement, avantage Armel qui disposait, au pointage de 15h ce mardi, d’une avance de plus de 200 milles sur son poursuivant britannique qui n’a certainement pas dit son dernier mot alors qu’il reste plus de 10 000 milles à parcourir pour rallier les Sables d’Olonne.

Des nouvelles de Jérémie Beyou, en lutte pour la 3e place
Les nouvelles de Jérémie Beyou se font rares, et pour cause : le skipper de Maître CoQ est privé de ses moyens de communication les plus efficaces et communique peu avec la terre. « Je vis une course différente », explique Jérémie. « J’ai peu d'outils météo pour faire la route. Je suis toujours un peu dans l’expectative et sur le qui-vive. Mais j'ai trouvé mon rythme. Je navigue légèrement sous-toilé car je ne sais pas s’il va y avoir des coups de vent ou non. J'essaye de faire de belles manœuvres et d'avancer correctement en préservant le bateau. Je n'ai pas envie de sortir du Pacifique plus amoché qu’au moment où j'y suis entré. » Malgré tout, Beyou reste dans le match pour la 3e place et recolle à Paul Meilhat (SMA) : 52 milles d’écart à 15h aujourd’hui, contre 126 milles hier à la même heure…
Dans l’Indien, les groupes se font et se défont…

Derrière les quatre leaders, les 18 autres marins encore en lice naviguent dans l’Indien, dans des conditions de navigation qui ne sont pas de tout repos. Joint en vacation ce matin, Fabrice Amedeo a raconté qu’il allait devoir grimper dans son mât suite à un problème de drisse. « La perspective de cette ascension dans les mers du Sud ne m’enchante pas. Mais je me dis que c'est un nouveau défi qui vient ponctuer ce long chemin qui va me mener aux Sables d'Olonne », positive le skipper de Newrest-Matmut.
Fabrice voit s’échapper Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), qui se livrent d’ailleurs une bagarre magnifique, quasiment bord-à-bord au milieu de l’océan Indien. Mais une fois sa réparation effectuée, Amedeo pourrait bien se retrouver dans le groupe suivant. Un groupe qui va devoir négocier une dépression qui le rattrape. Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) choisit de partir dans le Nord. Ses trois compères internationaux restent plus au Sud en approche des Kerguelen. Il s’agit de l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland, qui va lui aussi devoir monter dans son mât), du Suisse Alan Roura (La Fabrique) et de l’Américain Rich Wilson (Great American IV).
Esseulé sur l’immense plan d’eau indien, Pieter Heerema (No Way Back) adopte la stratégie de Bellion : sauve-qui-peut vers le Nord pour toucher moins longtemps les conditions les plus fortes. Un peu plus de 400 milles derrière, Didac Costa (One Planet One Ocean) espère recoller sur le Néerlandais, tout en maintenant à bonne distance Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean).

Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 14 Déc 2016, 08:29

Bonjour
l'actu en ce mercredi matin
@+Baboune





Actualité
Comme un ouragan…
mercredi 14 décembre 2016, 06h00
La grosse tempête australe est passée : elle a traversé la mer de Tasman et les trois solitaires ont pu gérer ces vents de plus de 50 nœuds et cette mer de plus de huit mètres. Jean-Pierre Dick est parti dans le détroit de Bass, Yann Eliès s’est mis à la cape et Jean Le Cam a franchement ralenti. La course peut reprendre pour tous…



Ça n’a pas été simple mais le gros de la tempête est passé, avec « ses vagues en furie, qu’on ne peut plus arrêter ». Jean-Pierre Dick n’a pas fait dans la demi-mesure : il s’est détourné plein Nord-Est pour passer par le détroit de Bass (entre l’Australie et la Tasmanie), là où le vent ne soufflait qu’à une vingtaine de nœuds. Mais dans ce détour, le skipper de StMichel-Virbac a perdu 50 milles sur Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui a préféré se mettre à la cape lorsque la brise est montée à plus de 50 nœuds avec des creux de plus de huit mètres… Mais au final, le grand bénéficiaire de cette tempête australe est Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : le Breton a dans un premier temps ralenti, en faisant toujours route vers la Nouvelle-Zélande, puis a progressivement remis de la toile lorsque le gros du coup de vent est passé devant lui. De 300 milles de débours sur Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam est ce mercredi matin 60 milles devant… Et n’a plus que 50 milles de retard sur Yann Éliès !
À raser l’île Auckland
1 000 milles devant, Paul Meilhat et Jérémie Beyou commencent à subir les assauts de cette dépression australe avec plus de trente nœuds de secteur Nord. Le skipper de SMA est passé à quelques milles au Nord de l’île Auckland quand le solitaire de Maître CoQ a choisi de raser cette terre isolée par le Sud. Heureusement, cette perturbation qui s’est creusée en mer de Tasman a tendance à perdre de son intensité, mais elle devrait toutefois intéresser ce duo dès ce midi jusqu’à la fin de la nuit (heure française). Ensuite, elle va les pousser plus de 36 heures vers l’Est, leur permettant ainsi de revenir sur le tandem de tête.
En effet, les deux leaders naviguent depuis la nuit dernière dans un régime modéré de secteur Nord-Ouest qui va sérieusement mollir toute cette journée ! Le décalage latéral de 200 milles constaté entre Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) qui navigue le long du « mur des glaces », et Alex Thomson (Hugo Boss) qui trace sa route 3° plus au Nord, pourrait provoquer une réelle fracture entre les deux marins. Une bulle sans vent glisse doucement sur leur trajectoire et devrait les freiner encore plus dès ce midi. Or le Gallois semble vouloir traverser cette molle dans l’espoir de se raccorder avec une cellule dépressionnaire qui longe le gros anticyclone du Pacifique… À suivre !
Pour le reste de la flotte qui navigue entre le cap Leeuwin et l’Afrique du Sud, les conditions météorologiques sont relativement habituelles pour un océan Indien : de la brise de secteur Ouest à l’avant pour Louis Burton (Bureau Vallée), suivi par Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) et Nándor Fa (Spirit of Hungary) et une dépression de plus en plus active qui glisse des Crozet vers les Kerguelen en apportant un flux de Nord musclé pour ces prochaines heures. Et tout à l’arrière, le trio Didac Costa (One Planet-One Ocean), Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) et Sébastien Destremeau (TechnoFirst-faceOcean) est déjà passé derrière le front avec un régime de Sud-Ouest modéré dans l’attente d’une nouvelle perturbation australe jeudi soir…

DBo. / M&M


Actualité
Vacations : Un Indien habituel…
mercredi 14 décembre 2016, 07h00
Si la tempête en mer de Tasman a pu être évitée par le trio Éliès-Le Cam-Dick, la brise est toujours au programme dans l’océan Indien. Arnaud Boissières a choisi de remonter vers le Nord-Est avant une dépression australe, Romain Attanasio a validé ses réparations dans cette même perturbation, 2 000 milles plus à l’Ouest…




Arnaud Boissières (La Mie Câline) : « Hier soir, j’ai pris la décision d’empanner : cela faisait deux jours que je tournais autour du pot à cause de la dépression qui arrive. Mais je n’avais pas envie de me faire piéger le long du « mur des glaces » avec la brise qui vient. J’ai donc empanné plus tôt que ce que me disait mon logiciel de routage Adrena : c’est plus sain. Le jour s’est levé depuis quelques heures et ça fait du bien parce que cette nuit, j’étais dans une ligne de grains et le vent était très irrégulier entre 20 et 43 nœuds ! J’ai donc réduit la toile pour être optimisé avec 30-35 nœuds : je suis sous-toilé quand il y a vingt nœuds et surtoilé quand il y en a quarante… J’essaye toujours de faire attention au bateau et au matériel, et à ma trajectoire. Depuis que j’ai pris ma décision, ça va plutôt bien : ça m’a libéré la tête ! 
Je suis passé au Nord d’un iceberg identifié par la Direction de Course, au Nord des Kerguelen. En tous cas, il fait vraiment froid : hier soir, mon huile d’olive était gelée ! Il fait meilleur depuis que je fais route au Nord-Est. J’ai deux sous-couches, deux polaires, un bonnet et un blouson. Et j’ai passé la nuit avec les bottes et le ciré sur les genoux pour pouvoir sortir quand il fallait choquer la grand-voile : ça mouille pas mal dehors… J’ai dû prendre un ris, et à un moment, je ne sentais plus mes doigts. En pied de mât, tu es tout de suite sous l’eau ! Ma têtière de grand-voile tient et je manipule tout ça avec précaution : a priori, ça se passe bien comme je l’observe à la jumelle. Le moral est bon depuis que j’ai empanné et physiquement, ça va bien : je mets de la crème régulièrement sur mes mains. Mais je constate que j’ai les jambes un peu molles : il faudra que je fasse des exercices dès que les conditions seront meilleures. En ce moment, j’ai du vent d’Ouest qui a tendance à partir au Nord-Ouest avec 28 nœuds et une mer un peu chaotique : c’est mieux que ce qu’on a connu ces derniers jours. »
 

Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) : « J’ai eu une journée un peu ventée hier : ça changeait de mon départ de Simon Bay ! C’était bien pour tout remettre en route après mon arrêt au mouillage pour réparer. Et ces deux derniers jours, le vent est rentré jusqu’à 30 nœuds et plus jusqu’à il y a deux heures. J’attends la dépression suivante : j’ai renvoyé un ris… Mes réparations ont l’air de bien tenir : en bâbord, le bateau est un peu plus difficile à contrôler puisque le safran est un peu plus court. En ce moment, c’est un peu moins agréable parce que le vent tourne et la mer est désordonnée et de travers. 
J’ai réparé le safran le moins pourri, le tribord (il m’en reste une grosse moitié) et j’ai remplacé le bâbord par mon gouvernail de rechange. C’est surtout le fond de coque qui m’a posé problème : il est enfoncé sous le cockpit sur 1,5m par 20cm. J’ai renforcé la peau par l’intérieur parce que l’âme en Nomex est cassée : c’était un gros dossier parce que le snarckel (prise d’eau pour les ballasts) est cassé aussi et j’ai encore deux petites voies d’eau, mais pas grave. J’ai réinjecté de la résine et collé des plaques de carbone par dessus. De l’intérieur, ça n’a pas bougé malgré le vent et la mer que j’ai eus ces derniers jours. Ça fait du bien de reprendre le fil de la course : la semaine dernière, je n’étais même pas sûr de pouvoir repartir ! Et j’ai deux concurrents près de chez moi mais je ne vais pas aussi vite qu’avant mon incident : j’ai encore un peu d’appréhension. Ça va passer mais j’y vais à mon rythme en faisant attention au bateau. Ça ne m’empêche pas de regarder les classements : on verra quand j’aurais retrouvé tous mes moyens…  »
 
ITV par DBo. / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 14 Déc 2016, 20:50

Bonsoir
une page actu et une analyse météo qui date un peu
@+ Baboune


Actualité
« Une course de dingues ! »
mercredi 14 décembre 2016, 17h45
Au Sud de la Nouvelle-Zélande, ce sont désormais Paul Meilhat et Jérémie Beyou qui subissent les affres de la violente dépression qui a secoué Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam - trois marins qui sont à mi-parcours et font leur entrée dans le Pacifique. Dans le même temps, les deux leaders (Armel Le Cléac’h et Alex Thomson) profitent de conditions maniables quoi que complexes d’un point de vue stratégique. Portés par le Britannique Alex Thomson qui est donc toujours dans le match pour jouer la gagne, les sept autres skippers étrangers réalisent de belles performances en deuxième partie de flotte.



« Ambiance fin du monde avant l'apocalypse. C’est gris, on ne distingue pas le jour de la nuit. La crête des vagues fume depuis de nombreuses heures, signe que le vent a dépassé les 35 nœuds. Drôle de sentiment : peur de faire une connerie, de casser un truc et de se faire manger. Et en même temps cette adrénaline d’être là à défier les éléments. Quelle course de dingues, il n’y a qu’au Vendée Globe que tu vis ça ! » Ce message de Jérémie Beyou en dit long sur l’ambiance qui règne à bord de son Maître CoQ, mais aussi sur le SMA de Paul Meilhat, lui aussi pris dans la tempête au Sud de la Nouvelle-Zélande. Des rafales à plus de 60 nœuds sont attendues au passage du front… La prudence est de mise pour ces deux marins qui se disputent la 3e place.
Mi-parcours et entrée dans le Pacifique pour Yann Eliès, Jean Le Cam et Jean-Pierre Dick

Après les moments difficiles qu’il ont passé dans la négociation de cette méchante dépression, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) ont bien mérité une double bonne nouvelle : ce mercredi, ces trois solitaires franchissent la mi-parcours et font leur entrée dans le Pacifique, le plus vaste océan de la planète. Après son inédite escapade dans le détroit de Bass, entre la Tasmanie et l’Australie, Jean-Pierre Dick reprend sa route vers le grand large. Il a perdu du terrain dans l’affaire, mais ne le regrette pas : « Je n’aurais pas supporté de rester sur place à attendre que la tempête passe. Se mettre à la cape comme l’a fait Yann (Eliès) est difficile mentalement. Je préférais tracer ma route », dit-il. La lutte pour la 5e place est en tout cas relancée entre ces trois figures de la course au large.
Yann Eliès et Jean Le Cam ne sont pas encore sortis d’affaire. Le vent est encore très fort. Yann raconte naviguer ce soir sous grand-voile avec quatre ris et J3, avec des rafales à plus de 50 noeuds…
« C’est agréable de ne pas être au bord du précipice pour une fois ! »
En tête de la course, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) sont bien ralentis dans des conditions poussives. De pointage en pointage, Armel accroît son avance qui se porte à près de 300 milles ce soir. Mais rien n’est joué bien sûr car les milles restant à couvrir sont nombreux et les écueils qui se dressent sur le parcours le sont tout autant. Les prochaines heures ne s’annoncent pas simples car ils vont devoir négocier une zone de vents faibles dans le Sud-Est de la dépression qui est dans leur Nord. « C’est agréable de ne pas être au bord du précipice pour une fois ! », se réjouit Alex Thomson. « L’écart latéral est important avec Armel. Je ne peux pas me battre contre lui en ce moment, je fais ma propre course. Je ne vais pas pouvoir rattraper les milles perdus dans les jours à venir. »
Les skippers internationaux dans le match
Avant cette huitième édition, jamais un Vendée Globe n’avait réuni un plateau aussi international, avec pas moins de quatre continents et dix nationalités représentées. Après 39 jours de course, on ne déplore qu’un seul abandon sur les neuf skippers étrangers au départ. Il s’agit de Kojiro Shiraishi, victime d’un démâtage.
Le mieux classé des skippers non Français est donc le Britannique Alex Thomson qui malgré la casse de l’un de ses foils réalise une formidable performance et reste en lice pour devenir le premier skipper non Français à remporter le Vendée Globe.

Le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) se bat pour une place dans le Top 10 face à Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt). Le premier poursuivant de Nandor n’est autre que le Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy). L’histoire est belle car Fa et Colman ont bouclé la dernière Barcelona World Race, le tour du monde en double, sur le même bateau. Le Kiwi réalise une course remarquable sur son bateau mis à l’eau en 2004, et malgré les nombreux soucis techniques qui émaillent son aventure. « Je suis en bonne compagnie : c’est bon pour le moral de tenir des bateaux comme celui d’Arnaud Boissières (La Mie Câline). »
Respectivement 15e, 16e et 17e, l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Américain Rich Wilson (Great American IV) nous offrent une belle bagarre internationale. On note la belle performance d’Alan Roura qui s’accroche avec un bateau bien plus vieux que celui de ses concurrents directs.
La course n’est pas simple pour le Néerlandais Pieter Heerema (19e) engagé à bord d’un IMOCA à foils de dernière génération, No Way Back. Malgré la complexité de sa machine, malgré les soucis techniques, Heerema poursuit sa course, à son allure. Son pari de terminer le Vendée Globe est encore d’actualité.
Le dernier concurrent étranger est Espagnol. Il s’agit de Didac Costa (One Planet One Ocean) qui est reparti quatre jours après le reste de la flotte suite à une avarie de ballast. Il est malgré tout parvenu à remonter certains concurrents et regarde encore devant…

Olivier Bourbon / M&M

Analyse météo
Tempête au Sud de la Nouvelle Zélande et dans l'Indien
mercredi 14 décembre 2016, 11h38
Alors que la dépression au Sud de la Nouvelle-Zélande va toucher Maître CoQ et SMA dans la journée, les conditions ne sont pas de tout repos dans l'océan Indien.


© Great Circle

La dépression qui touche mercredi matin SMA, Maître CoQ, Quéguiner-Leucémie Espoir, Finistère Mer Vent et StMichel-Virbac est un beau cas d'école. On voit parfaitement sur l'image satellite le centre de la dépression avec le front qui passe au dessus de Jérémie Beyou et Paul Meilhat. Il devrait y avoir des rafales à plus de 60 noeuds à son passage. 

© Great Circle
Sur la partie arrière de la dépression, on observe un ciel de traine. Cela ressemble à ce que nous avons en Bretagne l'hiver après le passage d'une grosse tempête. Les points blancs sont des gros grains avec de la pluie, de la grêle et des rafales de vent qui peuvent atteindre plus de 60 noeuds.
StMichel-Virbac, qui navigue plus au Nord, est épargné au large de la Tasmanie. Les conditions sont plus maniables et les grains nettement moins marqués.

© Great Circle
En tête de la course, le vent est assez faible pour Banque Populaire VIII et Hugo Boss qui suivent pour l'instant deux options différentes. L'objectif pour les deux est de rejoindre le plus rapidement possible le régime de vent de Nord-Ouest qui tourne autour de l'anticyclone du Pacifique. Les prochaines 24 heures ne seront pas faciles avec une zone de vents faibles dans le Sud-Est de la dépression (L) qui est dans leur Nord. 
Pour ceux qui se trouvent toujours dans l'océan Indien, les conditions ne sont pas très clémentes. Peter Heerema (bateau jaune) a été le premier à toucher le front de la dépression qui s'est creusée hier et qui se déplace maintenant rapidement vers l'Est. Elle devrait toucher tous les concurrents jusqu'à Stéphane Le Diraison d'ici à dimanche. Comme pour toutes ces jeunes dépressions secondaires qui se creusent très vite, le front associé est très actif avec des rafales qui doivent dépasser les 50 noeuds.

 
© Great CircleChristian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 16 Déc 2016, 07:20

Bonjour
Désolé mais hier pas pu mettre d'actu, grosse panne internet à la maison ce matin c'est poussif
mais là je peu poster alors j'en profite

aujourd'hui deux articles sur Armel qui mène la danse devant Alex
@+ Baboune




Actualité
Le chacal s’envole !
jeudi 15 décembre 2016, 19h50
A 15h, Banque Populaire VIII sortait en premier de la zone anticyclonique pour attraper le flux de Nord-Ouest avant Hugo Boss, positionné très au nord. De 334 milles, l’écart continue de se creuser pour atteindre ce soir 350 milles entre les deux bateaux de tête. Armel Le Cléac’h glisse à 20 nœuds contre 8,8 nœuds pour Alex.


© Yvan Zedda / BPCE
« Je ne peux rien faire, j’essaye de gérer au mieux, de continuer à faire le maximum » explique ce soir le Britannique dans une vidéo envoyée à l’organisation du 8e Vendée Globe. « Les routages donnent au cap Horn deux jours et demi d’écart au pire avec Armel, parfois moins de 12 heures, la situation météo change beaucoup, donc je ne m’en fais pas. J’ai hâte d’empanner pour naviguer tribord amures » ajoute t’il, plutôt souriant et visiblement en forme.
Le mano a mano, le grand match France-Angleterre donne pour le moment un bel avantage au bateau bleu, mais la suite dans le Pacifique promet de beaux coups stratégiques et l’on sait bien qu’une fois le cap Horn doublé, la remontée de l’Atlantique peut se montrer vicieuse…
Pour le mano a mano, il faut regarder du côté du 3e Paul Meilhat (SMA) et du 4e Jérémie Beyou (Maître CoQ) séparés ce soir de 16 milles… après 13 600 milles parcourus ! Les trois mousquetaires (Eliès, Dick et Le Cam) regroupés  en moins de 60 milles n’ont pas non plus dit leurs derniers mots quand au classement provisoire... Décidément ce 8e Vendée Globe réserve bien des surprises.
OM / M&M
Actualité
Armel se fait la malle
vendredi 16 décembre 2016, 06h00
À chaque pointage depuis trois jours, Armel Le Cléac’h grappille quelques milles sur Alex Thomson : le Breton a réussi à accrocher la bordure Sud de l’anticyclone pacifique alors que le Gallois peine encore dans une zone de transition. Et derrière, les duels sont intenses quand le peloton se fait bousculer par une mauvaise dépression au large des Kerguelen…



Toujours à la poursuite du gros anticyclone pacifique qui se décale doucement vers l’Est, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) creuse lentement mais sûrement l’écart avec Alex Thomson (Hugo Boss) : grâce à un petit flux de secteur Nord-Ouest, le Breton commence à faire un véritable break qui pourrait se concrétiser au passage du cap Horn par une avance de deux jours ! Dans ces brises modérées, la tension n’est pas la même et les deux leaders peuvent se concentrer sur la marche du bateau sans trop se soucier du matériel, ni de leur confort : la grande cavalcade de quarante jours de mer a désormais des allures de petit trot et il est maintenant possible de se focaliser sur la trajectoire et sur les réglages…
Ligne de mire
Car le prochain objectif est clair : le cap Horn. La fin des mers du Sud et la borne extrême de ce Vendée Globe. Mais pour y parvenir, Armel Le Cléac’h va devoir composer avec cet anticyclone qui a des velléités à se résorber sur lui-même… Il va en résulter un flux de secteur Ouest modéré qui va fusionner avec une dépression en formation sur le 60°S : si le Léonard arrive à fait la jonction (ce qui n’est pas encore évident), il va pouvoir glisser rapidement vers le 56°S pour embouquer le détroit de Drake et sortir (enfin !) des mers du Sud. D’après les routages, son passage au cap Horn devrait avoir lieu entre le 22 décembre au soir et le 23 midi…
En revanche, Alex Thomson est moins à la fête car il patine toujours dans un flux mou et instable qui ne va s’organiser que ce vendredi soir : une petite bulle dépressionnaire lui apporterait alors un flux de Nord-Ouest, mais le système semble éphémère. Le Gallois ne pourrait pas se raccorder à la dépression devant et retomberait alors dans un magma peu venté. Si le scénario se confirme, ce week-end créera une véritable fracture entre les deux leaders…
Grosse cartouche !
Derrière, le duel entre Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) n’a pas fini d’animer cette traversée du Pacifique : à une quinzaine de milles l’un de l’autre, les deux solitaires suivent la même trajectoire entre une grosse dépression dans le tableau arrière et un front en dégénérescence devant leur étrave. Il leur reste 4 000 milles pour se départager avant le cap Horn. Ce n’est pas tout à fait la même problématique pour le trio suivant : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) revient comme un boulet par le Nord-Ouest et pourrait bien déborder Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) au passage de l’île Campbell, alors que Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) a déjà trente milles de débours sur le Niçois.
Mais c’est du côté du peloton que les regards se tournent car une mauvaise dépression passe dans le Nord-Ouest des Kerguelen en apportant son lot de mers croisées et fortes et ses brises supérieures à 40 nœuds. Les plus concernés ce vendredi matin sont Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui subissent le plus fort du coup de vent de Nord-Nord Ouest alors que Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) est déjà derrière ce violent front. Quant à Rich Wilson (Great America IV), il est le plus exposé ces prochaines heures avec une traîne à plus de quarante nœuds de Sud-Ouest. Et Alan Roura (La Fabrique) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) seront les prochains à subir ce méchant passage dépressionnaire…
DBo. / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 16 Déc 2016, 21:56

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l'actu de la soirée
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Actualité
Vingt-deux nuances de gris
vendredi 16 décembre 2016, 10h00
Indien ou Pacifique, il n’y a quasiment jamais de couleurs dans les mers du Sud qui se couvrent de brume pour les leaders, de grosses brises pour le peloton à l’Est des Kerguelen, d’un front pluvieux pour les chasseurs en mer de Tasman… La pleine lune peine à traverser ce couvercle grisâtre et le soleil ne rayonne que quelques instants. Bienvenue dans ce pays lugubre, sinistre, oppressant où les solitaires se réfugient dans leur caverne !



Gris. Gris clair, gris intense, gris pastel, gris foncé, gris vert, gris de Payne, gris perle, gris blanc, gris fer, gris anthracite, gris souris, gris ardoise… Le Grand Sud n’est qu’une masse informe et grisâtre, un monde où l’humidité règne en maître, un pays où un éphémère rayon perce parfois le dais d’un ciel plombé tel le doigt de Dieu pointant sa colère sur les hommes, un lieu où la reflection de la pleine lune et la réverbération de la banquise apporte plus d’oppression que de lumière. Et quand les cieux ne sont pas bouchés par une couche de nuages déversant leurs larmes jusqu’à un horizon incertain, quand le brouillard n’enserre pas des eaux rarement apaisées, quand la bruine ne s’infiltre pas dans les moindres replis d’un corps ramolli comme une éponge saturée, quand l’atmosphère ne laisse passer aucun zeste de couleur, alors l’environnement devient un magnifique feu d’artifice, un arc-en-ciel arrondi l’espace, un clair de lune enflamme l’océan, un dard astral transperce un plafond tourmenté aux reliefs mammaires.
Car si les lames et les souffles des mers du Sud sont puissants, agressifs, incessants, lancinants, ce n’est pas tant cette force sous-marine et cette énergie céleste qui éreintent les corps et torturent les âmes, qui martèlent les marins et grignotent les esprits, mais bien cette ambiance de fin de monde, cette monstrueuse pieuvre qui étreint les solitaires. Le décor est si lugubre que tel un néandertalien, l’homme se réfugie dans sa grotte aussi sombre que le paysage qui l’entoure… Les mêmes conditions tempétueuses sous un soleil radieux et une température estivale n’auraient pas les mêmes effets dévastateurs. Mais surtout dans cet espace devenu confiné et désespérant, c’est le temps qui se transmute en métronome obsessionnel : le plus petit coin de couleur, le vol d’un albatros ou le bond d’un dauphin, se métamorphose en espoir de retrouver une paroisse plus civilisée, d’apercevoir le bout du tunnel. Voilà pourquoi le cap Horn est un lieu de délivrance alors qu’il n’est qu’un amas de naufragés, de roches déchiquetées, d’épaves, de fractures orographiques, de fortunes de mer, de plaines tourbeuses et de falaises acerbes.
Gris de peine
Le rayon qui a illuminé les deux leaders il y a seulement deux jours ainsi a fait place à une atmosphère terne et sans relief, à un brouillard dense et collant. Certes il y a un peu d’air, un souffle suffisant pour avancer vers la Terre de Feu, une brise réjouissante pour tracer son sillon dans cet océan qui respire toujours. La grande houle du Pacifique ondule en permanence mais son électroencéphalogramme n’est pas très vigoureux pour Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) : le premier glisse dans un flux de Nord-Ouest redevenu plus tonique quand le second batifole dans un fluide sans consistance. Le delta s’amplifie au point de devenir assourdissant et le Gallois ne peut rien faire d’autre que de patienter jusqu’au milieu de l’après-midi pour attraper un front qui descend du Nord. Mais si le leader a désormais de grandes chances de rester sur cette bordure anticyclonique qui va fusionner avec une dépression venue du Sud, son poursuivant devrait voir cette pression s’étioler dès dimanche pour se retrouver une nouvelle fois englué dans un marasme bourbeux.
Le Gallois est à la peine et n’a aucune solution de secours pour revenir titiller le Breton avant le cap Horn. Un caillou qu’Armel Le Cléac’h pourrait contourner dès jeudi prochain grâce à un bon flux d’Ouest sur le 50°S. Grosse accélération avec une dépression qui s’enroule entre la Patagonie et la péninsule antarctique en milieu de semaine prochaine… Alex Thomson devrait malheureusement buter dans une cellule anticyclonique ce week-end et voir le duo qui le suit se précipiter comme des mouches sur un pot de confiture ! Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA) qui a été débordé cette nuit, vont en effet bénéficier d’une dépression qui s’est formée dans leur Nord-Est. Même si elle dégénère rapidement, elle laissera dans son sillage un brin suffisant d’air pour fondre sur le Britannique qui devrait tout de même conserver plusieurs centaines de milles d’avance avant de redémarrer.
Des matches à tous les étages
En approche de l’île Campbell, le trio suivant va se retrouver au contact près de ces îles australes quand la brise d’Ouest va obliger Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) puis Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) à empanner pour ne pas pénétrer dans le « mur des glaces ». Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) pourra pendant ce temps perdurer sur son bord plongeant pour normalement croiser devant ce tandem. Finalement, une belle opération pour le Niçois que d’être aller flirter avec le détroit de Bass, tout là-haut en Tasmanie ! Bien seuls, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) qui vient de rentrer en Pacifique et Louis Burton (Bureau Vallée) qui glisse le long du « mur des glaces » sous l’Australie, se préparent à un week-end studieux, l’un en tentant d’éviter les forts vents associés à une perturbation qui se creuse en mer de Tasman, l’autre en espérant échapper au plus gros d’un coup de vent qui arrive par l’Ouest.
En fait, c’est une grosse dépression qui intéresse ce vendredi ses poursuivants, qui va le rattraper car, pour l’instant, le peloton est en plein dedans ! Au Sud, Rich Wilson (Great America IV), Alan Roura (La Fabrique) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) en subissent les effets avec des brises de plus de quarante nœuds de Sud-Ouest. Au Nord, ce sont Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui se font brasser en avant du front par un flux de Nord-Ouest de plus de trente nœuds. Éric Bellion (Commeunseulhomme) a quant à lui décidé que ces vents mauvais et cette méchante mer n’étaient pas pour lui : il repique vers le Nord-Est pour éviter le gros du coup de chien. Et pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) et Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) qui passent ce vendredi matin la longitude du cap Leeuwin, le vent modéré d’Ouest va faire place à cette même perturbation avec une nouvelle fois 30 à 35 nœuds de Nord-Ouest ce week-end. Même les trois derniers vont passer une fin de semaine chargée avec la poussée musclée d’une dépression argentine… Le terne gris est de rigueur.
Dominic Bourgeois

Analyse météo
Transitions complexes en tête de course
vendredi 16 décembre 2016, 13h07
Pour les deux leaders, les phases de transition s'enchainent alors que le groupe mené par Conrad Colman subit une dépression très active.


© Great Circle

© Great CircleL'écart s'est creusé entre Banque Populaire (en bleu) et Hugo Boss (en noir). Le premier a réussi à accrocher la bordure de l'anticyclone avec un vent de Nord Ouest relativement bien établi, alors que le second est dans une zone de vents faibles qui se déplace avec lui. Les prochaines 24 heures seront encore complexes pour les deux concurrents.
Pour Banque Populaire, l'objectif est de se placer du bon côté de la zone peu ventée  (en bleu) qui va se développer dans son Sud pour à terme revenir se coller le long de la zone d'exlusion. Pour Hugo Boss, l'enjeu est de traverser le plus rapidement possible la zone de calmes dans laquelle il se trouve, afin de naviguer dans un flux de vent plus régulier et ne pas continuer à creuser l'écart avec le leader. Dans tous les cas, le déplacement de la dépression vers l'Est devrait lui amener du vent plus régulier dans les heures qui viennent.

© Great CircleSMA et Maître CoQ doivent négocier une petite dépression qui se creuse devant eux. Ils sont visiblement décidés à la contourner par le Nord. Queguiner, St-Michel Virbac et Finistère Mer Vent naviguent dans des conditions qui s'améliorent rapidement. Le classement devrait rester identique à celui du début de semaine à la différence près que les 3 bateaux se tiennent maintenant dans un mouchoir de poche. Thomas Ruyant s'écarte vers le Nord pour laisser passer une dépression très creuse dans son Sud durant le week end. 
Dans la deuxième partie de la flotte, le groupe mené par Conrad Colman subit actuellement une dépression très active. Enda O'Coineen, Alan Roura et Rich Wilson ont fait le choix de se rapprocher de son centre pour essayer d'avoir moins de vent et un peu moins de mer dans le Sud.

© Great CircleCD et BS / Great Circle

 

Actualité
40eme jour de solitude
vendredi 16 décembre 2016, 17h25
Tandis que l’homme de tête, Armel Le Cléac’h se rapproche du cap Horn qu’il devrait atteindre dans six jours environ (probablement dans la nuit du 22 au 23 décembre), Sébastien Destremau, lui, ferme la marche à près de 12 000 km de Banque Populaire VIII ! C’est dire si la route est encore bien longue sur ce 8e Vendée Globe pour ceux qui n’ont pas encore débordé l’archipel des Kerguelen… En ce quarantième jour de course, alors que les fêtes de Noël se préparent à terre, en mer, les 22 marins se satisfont de petits bonheurs : un café chaud, un rayon de soleil, la visite d’un albatros, une réparation réussie. Et pour tout l’or du monde, ils ne changeraient rien à leur quotidien.



« C'est extraordinaire d'être là et d'apprendre des choses sur soi. C'est un beau cadeau, c'est ce que je suis venu chercher. Je suis déjà super heureux de mon Vendée Globe. » racontait Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), 18e, à la vacation ce matin. Et pourtant… Combien de galères, combien de stress dans ce morne horizon du grand Sud ! Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), 22e, ruse plusieurs fois par jour pour mettre en route son moteur source d’énergie, Eric Bellion vient de passer une nuit épouvantable par 60 nœuds de vent dans des vagues hautes comme des immeubles à réparer un de ses hydro générateurs, Romain Attanasio, 21e, depuis son stop à Simon’s Bay, prie pour que ses safrans tiennent la route… jusqu’aux Sables d’Olonne. Malgré tout, le bonheur est là : « Je suis un miraculé. Il y a une semaine j'étais au fond du trou. Etre à nouveau en course, c'est top ! » confiait Romain ce midi au Vendée Live.
 Entre compétition et bricolage
Pieter Heerema (No Way Back), 19e, sur son foiler qu’il découvre chaque jour, commence à reprendre confiance. Ses problèmes de pilotes automatiques et les trous dans sa grand-voile l’ont fait douter sur sa capacité à continuer la longue route. Maintes fois, il a pensé jeter l’éponge. Désormais Pieter est en grande forme ! Ca se passe comme ça sur un Vendée Globe. Les skippers ont rêvé de ce tour du monde en solitaire, même si, seul en mer, isolé de tout, il y a quelque chose d’inhumain.
« Devant la puissance des océans nous ne sommes que des Playmobils sur un bout de carbone flottant » résume parfaitement Alan Roura (La Fabrique), 16e au classement. Que dire de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), 14e, qui a subi cet après-midi une avarie de grand-voile suite aux grosses conditions rencontrées ces dernières heures ! Bilan : grand-voile déchirée sur 3 mètres. La compétition est souvent mise de côté pour sauvegarder les bateaux.
 Ne présager de rien, même en tête de flotte
« C’est un peu frustrant ce Pacifique après une traversée rapide de l’Indien. Je progresse actuellement au près et je n’ai rien pour m’empêcher de dériver. C’est frustrant, mais cela pourrait être pire. » Alex Thomson, 2eme sur Hugo Boss à presque 400 milles d’Armel, vit des heures pénibles, mais reste philosophe. Pénalisé par son foil tribord cassé, il peine encore dans les petits airs. Rageant quand on a mené la course 13 jours et quinze heures durant (12 au 26 novembre) ! N’empêche, même le plus expérimenté des compétiteurs, comme Jérémie Beyou (Maître CoQ), 3e, sait bien que personne n’est à l’abri d’une avarie. « Chaque problème résolu est une petite victoire. Etre troisième, c'est le résultat de plein de petites victoires. Avec tout ça, j'étais quand même à deux doigts de l'abandon définitif. »
Olivia Maincent / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 17 Déc 2016, 12:53

Bonjour à toutes & tous
l'actu de cette matinée
@+Baboune


Actualité
La promesse de l’aube
samedi 17 décembre 2016, 06h00
Alors qu’Armel Le Cléac’h continue de s’envoler vers le cap Horn, les vingt-et-un autres skippers du Vendée Globe sont dispersés entre Indien et Pacifique en subissant des conditions météo très différentes. Et à l’orée de l’été austral, chaque solitaire appréhende ces courtes nuits dans le froid, la brise et les vagues.



Ils sont ainsi douze concurrents à avoir franchi la longitude du cap Leeuwin, le deuxième grand repère de ce tour du monde en solitaire et sans escale. Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) et le Hongrois Nándor Fa (Spirit of Hungary) sont désormais en route vers la mi-parcours et peuvent descendre plus au Sud en longeant le « mur des glaces ». Toujours à la poursuite de Louis Burton (Bureau Vallée) distant de 550 milles, le duo est propulsé par un puissant flux de Nord-Ouest qui va se renforcer encore dans les heures à venir. C’est justement ce régime musclé qui a balayé le peloton la nuit dernière sans faire trop de dégâts malgré une mer croisée et des rafales à plus de 50 nœuds. Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) a tout de même constaté que sa grand-voile s’était déchirée sur trois mètres entre le 2ème et le 3ème ris…
Escapade pacifique
Les plus secoués ont été les trois skippers étrangers : l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Américain Rich Wilson (Great America IV) : ils naviguent encore sur une mer très chaotique qui devrait toutefois se lisser à l’image des conditions plus maniables qu’encaissent leurs poursuivants, Pieter Heerema (No Way Back), Didac Costa (One Planet-One Ocean), Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean).
Et si Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) est désormais entré dans le Pacifique, les regards se tournent vers le trio reformé au passage de l’île Auckland : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a ainsi rejoint Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) suivi par Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Dans un bon flux de Nord-Ouest, les trois solitaires piquent dorénavant plein Est dans le sillage de Paul Meilhat (SMA) et de Jérémie Beyou (Maître CoQ) auxquels ils concèdent près de 1 000 milles… Le tandem est toujours collé-serré avec une quinzaine de milles de delta seulement et profite de bonnes conditions portantes pour allonger la foulée. Ce n’est pas encore tout à fait le cas pour le Gallois Alex Thomson (Hugo Boss) qui n’est pas sorti d’un minimum dépressionnaire qui l’oblige à faire du près océanique ! Tandis que le leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) reste accroché au dos d’une dépression qui doit le porter jusqu’au cap Horn, distant d’un peu plus de 2 000 milles.
DBo. / M&M


Actualité
Vacations : Détour et retour
samedi 17 décembre 2016, 07h00
Fabrice Amedeo s’est fait bien secouer la nuit dernière : le peloton a subi une mauvaise dépression dans l’océan Indien et le skipper de Newrest-Matmut a déchiré sa grand-voile. Et beaucoup plus à l’Est dans le Pacifique, Jean-Pierre Dick a rejoint le duo Éliès-Le Cam en route vers le cap Horn.


© Jean-Marie Liot / DPPIFabrice Amedeo (Newrest-Matmut) : « La dépression a tenu toutes ses promesses : je m’étais prudemment décalé vers le Nord, non pas pour avoir moins d’air au passage du front mais pour avoir moins de mer. Je craignais une mer croisée comme j’avais connu près des Kerguelen : j’avais vu ce que la mer et le froid donnaient dans ces contrées reculées ! D’ailleurs j’ai vu que je n’étais pas le seul à prendre cette option puisque Cali (Arnaud Boissières) est aussi remonté vers le Nord. J’ai pris 45 nœuds établis avec 50 nœuds en rafale… Je m’en suis donc bien sorti. Par contre, j’ai déchiré ma grand-voile entre le 2ème et le 3ème ris : c’est la tuile ! Une poche d’eau s’est formée quand je naviguais sous J-3 seul, et elle a frotté contre le rouf, d’où une déchirure d’environ trois mètres. Il faut que je recouse d’abord avant de coller des patchs en Cuben Fiber. Je vais réparer dès que j’aurais des conditions moins soutenues : je reste donc sous trois ris ces heures prochaines.
Là j’ai empanné et je file tribord amures vers le cap Leeuwin distant de 800 milles. J’ai un bateau en mesure de faire le tour du monde mais un peu blessé… Il fait franchement jour en ce moment et les nuits sont courtes : c’est assez déstabilisant parce que tous les jours, les heures se décalent et je mange mon dîner au lever de l’aube ! Il faut que je fasse aussi attention à mon hygiène parce que j’ai du mal à me laver dans cette ambiance humide et froide. Ça ira mieux quand j’aurais passé le cap Leeuwin, même s’il restera un bout de route avec la traversée du Pacifique ! »

Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) : « Il fait jour et je suis passé sur le plateau au Nord de l’île Auckland. Ce fut un long détour par la Tasmanie mais finalement, j’ai eu des conditions favorables pour redescendre vers Yann (Éliès) et Jean (Le Cam) : on est regroupé maintenant. C’est le fruit d’une incroyable option sans prendre trop du coup de vent mais il a fallu que je pousse la machine pour revenir. On va assez vite en ce moment avec 25-30 nœuds à 130° du vent : le temps n’est pas déplaisant avec du gris mais aussi du bleu. J’utilise mes foils parce qu’ils sont costauds et il n’ont pas la surface de Banque populaire : je suis moins gîté et c’est intéressant. Le cap Horn est encore à 4 000 milles et il s’annonce compliqué avec une série de dépressions assez hargneuses et des calmes aussi : j’espère qu’on passera entre les gouttes. »

ITV par DBo. / M&M


Actualité
Paul Meilhat : "Conditions dantesques aujourd'hui !"
samedi 17 décembre 2016, 09h23
Les deux skippers Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) se sont fait prendre par suprise dans du vent fort (jusqu'à 55 nœuds en rafales). "Cétait très très chaud !" raconte Paul Meilhat dans un message du bord et une vidéo envoyés ce matin.


© Paul Meilhat / Vendée Globe / SMA
"Hello,
Conditions dantesques aujourd'hui : 50 noeuds, ce qui n'était pas prévu. Je suis bord à bord avec Maître CoQ. On a beaucoup discuté après le coup de vent. Pas de casse a priori. C'était très très chaud ! On ne parvient pas à faire le tour de la dépression qui avance en même temps que nous. Et retourner faire des empannages dans 50 nds ce n'est pas le but. On va patienter en suivant le centre et espérer une bonne évolution météo, il faudrait que la dépression accélère... J'ai vu de gros dauphins quand ça a molli, premier mammifère depuis le départ !"
Paul
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 17 Déc 2016, 21:55

Bonsoir
une analyse météo 3 actus dont le Démâtage de Stéphane Le Diraison - Compagnie du Lit / Ville de Boulogne-Billancourt
@+ Baboune


Analyse météo
Un océan Pacifique compliqué
samedi 17 décembre 2016, 14h14
Les conditions de navigation dans le Pacifique ne sont pas simples avec des dépressions qui circulent très Nord.


© Great Circle

© Great CircleL'océan Pacifique n'est pas simple à négocier. Tous les bateaux ont pour l'instant été cueillis à l'entrée du Pacifique sud par une dépression très creuse au Sud de la Tasmanie. Les petits systèmes dépressionnaires qui circulent au Nord de la zone d'exclusion Antarctique (ZEA) ne sont pas toujours très bien appréhendés par les modèles et viennent compliquer le jeu des skippers.
Hugo Boss et Banque Populaire naviguent dans des systèmes différents. Armel Le Cleac'h est en bordure de l'anticyclone et devrait être dès demain dans un régime de sud-ouest en arrière d'une grosse dépression qui devrait lui apporter de belles conditions sur la route du cap Horn. Alex Thomson essaye toujours de sortir d'un petit système dépressionnaire avec des zones de calmes et des vents contraires.
SMA et Maître CoQ jouent avec une dépression qui leur bloque la route et qui remonte vers le Nord. Les conditions proches du centre sont très instables avec des zones de vent fort et des molles. Arriveront-ils à traverser cet axe dépressionnaire pour bénéficier des vents de nord-ouest derrière ? Réponse en fin de journée.
Le groupe composé de Queguiner-Leucémie Espoir, Finistère Mer Vent et St-Michel-Virbac navigue dans de belles conditions avec une mer peu formée. Quant à Thomas Ruyant, il doit faire le dos © Great Circlerond en attendant que la dépression passe dans son sud. Le vent peut monter à plus de 50 noeuds avec des rafales à plus de 60 nœuds au nord de ce système.
Les conditions sont un peu plus clémentes aujourd'hui dans l'océan Indien. Les 14 concurrents naviguent autour des deux dépressions qui se déplacent rapidement vers l'est.
Romain Attanasio et Sébastien Destremau ont fait le choix de se décaler vers le Nord, probablement pour avoir un peu moins de vent dans la dépression qui devrait les rattraper d'ici 36 heures avec des vents de 40 à 45 nœuds.
CD et BS / Great Circle


Actualité
Vacations : Jean Le Cam "Derrière, il y en a un qui va pleurer..."
samedi 17 décembre 2016, 14h16
Joint en milieu de matinée, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), malgré une communication pas facile, explique la grosse dépression que va toucher dès demain le skipper du Souffle du Nord pour le projet Imagine, Thomas Ruyant : des vents de 60 à 70 nœuds ! Paul Meilhat (SMA) et Alan Roura (La Fabrique) ont répondu à nos appels dans le Vendée Live. Tous deux vivent des heures difficiles dans l'Indien et le Pacifique Sud. Dans un message envoyé du  bord de No Way Back, le Hollandais Pieter Heerema nous raconte ses soucis de pilote automatique récurrents. Enda O'Coineen (Kilcullen Ocean Voyager) avoue avoir ouvert une boîte de chocolat prévue pour Noël pour se remonter le moral !



Jean Le Cam, Finistère Mer Vent
« Ca se passe vachement bien, j’ai 13 nœuds de vent, et je marche à 12 nœuds, ça a un peu ralenti, mais ça commence à repartir doucement. Je suis dans une phase de transition. On devrait bientôt faire de la vitesse à 120 ° du vent, sur une mer plate. Il y en a un qui va pleurer, c’est derrière, Thomas Ruyant. Cette dépression, ça peut aller jusqu’à 60-70 nœuds de vent, avec des vagues d’une amplitude de 10 mètres. Vaut mieux pas y aller, mais quand tu es dedans, tu es dedans. Je dors bien mais pas beaucoup, par période de 30 mn. Faut qu’on allume, parce qu’ils vont pédaler pas derrière, ils peuvent nous rattraper. Au final, la situation est plutôt confortable en ce moment. »
© B.Carlin / SMAPaul Meilhat, SMA
« Ca s’est bien calmé parce qu’on s’est rapproché du centre de la dépression pour avoir moins de vent. On a eu plus de vent que ce que prévoyaient les modèles, on a eu 45 nœuds, jusqu’à 50 dans les rafales. On s’est appelé avec Jérémie, ça c’est fait pas surprise parce que j’ai récupéré sa position à l‘AIS. On s’est retrouvé bord à bord à 4 milles d’écart, au moment où le vent avait molli. C’est vrai que l’on a vécu 6 heures difficiles, donc on a pu discuter un peu, c’était sympa. On ne discute pas trop de la course, on parle de nos soucis, on parle aussi de qu’est ce qu’on fait dans les conditions extrêmes. Nous avons tout deux mis la performance de côté, et on était contents d’être à coté. Il reste encore des efforts à faire pour arriver jusqu’au cap Horn. »
Les petits soucis du bord
« Chaque jour, il y a des petit soucis, ça s’est amélioré avec ma grand-voile, j’arrive à gérer mes prises de ris. En revanche, mon gennaker est passé à l’eau car le lashing de tête a lâché, j’ai galéré pour le ramener dans le bateau. Pour l’instant, je n’ai pas trop besoin de cette voile là, on est plus dans une logique d’attende près du centre de la dépression. »
Compliqué jusqu’au cap Horn
« On sait ce qu’il va se passer, ce n’est pas bien pour nous, ceux de devant vont partir, et les trois concurrents de derrière vont revenir sur nous. C’est possible que ça change. On est bloqué dans un système qui avance à la même vitesse que nous. J’espère que cela va s’évacuer. Normalement, le Pacifique est mieux que l’Indien, on rêvait d’une grand front, mais on va devoir jongler entre les dépressions et les dorsales… Ca n’est pas sympa pour finir ce grand Sud. »
Mental
« Les problèmes successifs font perdre un peu confiance dans son bateau, mais quand on arrive à réparer, ça nous remotive. J’ai réussi à chaque fois à dépasser des problèmes, j’ai un bateau dans l’ensemble dans un super état. Rien n’est encore joué de toutes façons ! Tant mieux que ce soit sympa pour vous à suivre ! D’ici deux jours, on devrait avoir des conditions un peu plus stables… C’est une expérience incroyable ce Vendée Globe. La solitude se ressent dans les conditions de navigation difficiles et les problèmes du bord. Le fait d’être tout seul, ça rajoute un peu à la difficulté, mais la solitude en elle-même n’est pas un problème pour moi. »
Alan Roura, La Fabrique
« Ca a été très sport ces trois derniers jours. J’ai eu de grosses conditions, des vents moyens de 40 nœuds jusqu’ 55 nœuds, c’est surtout la mer qui était très formée, qui déferlait, des conditions pas faciles pour le bonhomme, le bateau et le pilote automatique. Ce matin, on a eu une belle déferlante, qui m’a fait faire un départ à l’abattée. Cela a arraché pas mal de choses : une latte, un pontet qui retenait l’écoute de grand-voile, le lazy jack… L’Indien commence à bien nous fatigue et on en est pas encore sorti ! Ce sont des bricoles, mais j’ai passé la matinée juste sous trinquette pour enlever la latte, la réparer et brêler une écoute de grand-voile. C’est du provisoire, pour le reste, j’attends que la mer se calme. On a 20 nœuds et 5-6 mètres de creux encore. Pour travailler c’est dur dans le bateau."
Grosse fatigue
« Je suis très fatigué car je n’ai a pas le temps de me reposer depuis trois jours. Même quand on ferme les yeux, on a le stress du pilote qui ne tient pas, on est dans des conditions fortes. Il faut garder une vitesse raisonnable. J’ai passé 24 heures sous grand-voile à trois ris, et rien devant… Et même avec ça, on arrive à casser ! Donc il faut faire attention. Dans trois ou quatre jours, c’est le cap Leuuwin, ça donne la patate, ça fait du bien !"
Les camarades de jeu
« Je suis content d’être avec Rich (Wilson) et Enda (O’Coineen). Ce sont des super marins, je suis frustré de voir Enda partir aussi vite, mais j’ai 23 ans, mon bateau en a 16, je suis très fier de ce que je fais ! C’est une belle course, le jeu est intéressant. Moralement je suis content, je suis en contact avec Eric (Bellion), on est super proches, on s’entend bien, il y a plusieurs courses dans la course. J’aimerais aller chercher Amedeo ! Je vais envoyer le paquet pour aller le plus vite possible. »
Pieter Heerema, No Way Back (message du bord)
“Encore une nuit agitée. Je dormais lorsqu’un gros grain est arrivé qui a propulsé le bateau à plus de 24 nœuds toutes voiles dehors. Pas complètement hors de contrôle, mais pire encore, les instruments indiquaient n’importe quoi. Par hasard, j’avais laisse le pilote en mode compas, ce qui je ne fais pas habituellement quand je vais dormir. Cela m’a bien sauvé, car sinon dans ce super grain le bateau aurait fait une pirouette et au mieux cela aurait engendré un démâtage, mais cela aurait pu être pire encore ! J’ai enroulé le foc et le J3 et attendu que la situation se calme. Sans étoile ni éclair de lune, ce n’était pas agréable dans la nuit noire. En revanche il y avait beaucoup d’eau ! Nous avons enfin compris que le pilote recevait de temps en temps de mauvaises informations sur le vent. Cela arrivait soudainement comme un coup de fusil sans avertissement. Le pilote suivait les mauvaises données envoyant le bateau et le skipper sur le chemin de l’enfer.”
Enda O Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland) : « J’ai eu 48 heures difficiles avec des vents de 50 nœuds. Beaucoup de dégâts mais rien pour mettre fin à ma course. J’ai une semaine de bricolage devant moi. J’ai décidé de mettre la course de côté un peu pour aller vers le nord. Le problème le plus grave concerne le système de navigation et d’informatique, ce qui m’oblige à utiliser des cartes papier. J’ai par contre le GPS et j’essaie de faire fonctionner le système que j’avais en réserve. Le bateau a empanné et a été couché engendrant beaucoup de dégâts. Il fait froid, humide et c’est vraiment un temps pourri. Je ne sais pas comment je me suis convaincu de faire ceci. Mais je me sens un peu mieux depuis que j’ai mangé. Il faut mettre en place un régime strict concernant les horaires des repas. Je voudrais me confesser. J’ai ouvert une boîte de chocolats prévue pour Noël. La mer redevient gérable. Elle est confuse, mais la mer redevient gérable. Je reste sans fichier météo pour le moment, mais je pense qu’une nouvelle dépression va arriver ».


Actualité
Cinq grandes batailles planétaires
samedi 17 décembre 2016, 17h32
Si le match France-Angleterre entre Banque Populaire VIII et Hugo Boss a perdu de l’intensité depuis 48 heures (près de 400 milles d’écart ce soir), derrière, dans le Pacifique Sud et l’Indien, il y a de quoi vibrer, taper du pied, se ronger les ongles, voir lancer une hola ! Cinq superbes bagarres se déroulent en ce moment même sous les cieux les plus inhospitaliers de la planète. Beyou/Meilhat, Eliès/Dick/Le Cam, Le Diraison/Fa, O’Coineen/Roura/Wilson et Attanasio/Destremau. Faites vos jeux, le suspense reste entier sur le 8e Vendée Globe !

Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA) : Ne me quitte pas !
22 jours que ces deux-là ne se quittent plus d’une semelle. Comprenez qu’avant le cap de Bonne Espérance, Jérémie Beyou et Paul Meilhat se sont retrouvés bord à bord pour ne plus se séparer. Un mariage qui avait déjà vécu de belles heures en 2012, puisque Maître Coq n’est autre que l’ex Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h (avec des foils ajoutés cette année) et SMA, le Macif de François Gabart. Ce samedi 17 décembre 2016, après 14 000 milles parcourus depuis les Sables d’Olonne (soit près de 28 000 km), moins de 2 milles séparent les deux Imoca qui jouent une place sur le podium du 8e Vendée Globe.
Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir), Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : Les trois mousquetaires
Ils se tiennent en moins de 100 milles. Le trio s’est regroupé depuis que Jean-Pierre Dick a joué son option tranchée au nord de la Tasmanie. Brandissant ses foils tels des épées, le Niçois s’est offert une superbe remontée de 500 milles rejoignant ses camarades de jeu, bien décidé à doubler Yann Eliès à 45 milles de son étrave. Jean Le Cam semble en grande forme sur son bateau qui n’a pas connu de grosse misère. Il va y avoir de la bagarre ! Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord Pour le Projet Imagine), 8e, devrait souffrir dans la tempête demain, mais il est loin d’avoir dit son dernier mot quant à sa capacité à rejoindre les trois Mousquetaires…
Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) et Nandor Fa (Spirit of Hungary) : Attrape moi si tu peux…
A un peu moins de 4 000 milles de la tête de flotte, Stéphane Le Diraison, 40 ans, bizuth du Vendée Globe, a doublé hier le cap Leeuwin devant un ancien routier de la grande boucle, le Hongrois Nandor Fa. 10 h seulement les séparaient ! « C'est top ! Je suis fier de moi ! C'est un chrono de malade, en plus pour un bateau mis à l'eau en 2007. J'ai tout donné, j'ai parcouru près de 3 000 milles à 15 nœuds de moyenne. Je suis content car je marque Nandor grâce à une belle trajectoire, ça fait plaisir. » confiait ce matin ce marin discret qui se bat pour conserver coûte que coûte cette belle dixième place au classement. 70 milles le séparent de Nandor Fa, 5e du Vendée Globe en 1993…
Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland), Alan Roura (La Fabrique), Rich Wilson (Great American IV) : Le doyen, le benjamin et le joueur de flûte
Ces trois-là naviguent groupés en moins de 120 milles. Rich Wilson, dont c’est la deuxième participation au Vendée Globe (9e en 2009) est le doyen de cette édition 2016 (63 ans) et colle au train du plus jeune Alan Roura (23 ans), bizuth diablement accrocheur. « Je suis content d’être avec Rich (Wilson) et Enda (O’Coineen). Ce sont des supers marins, je suis frustré de voir Enda partir aussi vite, mais j’ai 23 ans, mon bateau en a 16, je suis très fier de ce que je fais ! » soulignait le petit Suisse ce midi au Vendée Live. L’Irlandais Enda O’Coineen et Alan ne sont séparés que de 10 milles au classement. Va y avoir du sport ! D’autant qu’Enda, le joueur de flûte, rencontre des problèmes d’informatique le pénalisant pour sa stratégie.
Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) : Les arrières se démènent
A plus de 6 600 milles d’Armel Le Cléac’h, les deux derniers s’accrochent. Romain Attanasio devance de 40 milles Sébastien Destremau. Sur leurs bateaux « vieux » de 1998 la route est longue mais ce match leur permet de rester compétiteurs malgré tout. Important pour continuer à faire avancer leurs montures au meilleur de leur potentiel… Affaire à suivre, car tous les deux sont des régatiers avant tout !
Olivia Maincent / M&M

Actualité
Démâtage de Stéphane Le Diraison - Compagnie du Lit / Ville de Boulogne-Billancourt
samedi 17 décembre 2016, 20h28
FLASH INFO : A 18h42 heure française ce samedi 17 décembre, Stéphane Le Diraison a joint la direction de course du Vendée Globe pour prévenir du démâtage à bord de son Imoca « Compagnie du Lit / Ville de Boulogne-Billancourt ».


Le skipper n’est pas blessé, il avait une voix claire au téléphone au moment de l’appel. Il est actuellement en train de libérer le gréement et effectuera ensuite une vérification complète du bateau.
Il évoluait dans un vent de nord-ouest de 30-35 noeuds au moment de la casse, il est situé à 770 milles des côtes australiennes.
Tous les sponsors du projet sont soulagés que Stéphane aille bien, ils restent très admiratifs de sa performance accomplie et de sa course menée avec rigueur et détermination.
Plus d’informations à venir.
(Source : service de presse Stéphane Le Diraison)
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 18 Déc 2016, 14:54

Bonjour
à toutes & tous
l'actu de ce dimanche à la mi journée analyse météo vidéo même une piste audio mais je n'ai pas pu mettre en directe
@+Baboune

Actualité
Classement chamboulé ce dimanche matin
dimanche 18 décembre 2016, 06h41
Alors qu’hier soir, aux alentours de 18h30, Stéphane Le Diraison (La Compagnie Du Lit-Boulogne Billancourt) annonçait son démâtage à la Direction de Course du Vendée Globe, les 21 autres concurrents cravachaient dur entre l’Océan Indien et le Pacifique Sud. Cette nuit a vu quelques chamboulements au classement : Paul Meilhat (SMA) a repris la place de troisième à Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) devance désormais le trio des Mousquetaires en 5e position ! Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) a recommencé à cavaler malgré les 40 nœuds rencontrés cette nuit dans la grosse dépression.



Pas de répit, pas de trêve, pas de samedi soir peinard, ni de dimanche matin serein dans les mers du Sud ! Les solitaires, en ce 42e jour de course, filent tous bon train ce matin… à part Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII). Comme annoncé par notre partenaire météo Great Circle, le leader de la course est ralenti dans une zone sans vent. Résultat : 8 nœuds de vitesse, contre 16 pour Alex Thomson qui repart. L’écart de 442 milles constaté au classement de 5h pourrait donc diminuer… un peu !

Stéphane récupère, Thomas repart, Jean-Pierre attaque
Des nouvelles de Stéphane Le Diraison qui a démâté hier soir, sans heureusement avoir été blessé lors de cette avarie. Le mât de son "Compagnie du Lit - Boulogne Billancourt" s’est brisé en trois morceaux alors qu’il naviguait très au sud de l'Australie. Cette nuit, Stéphane a pu libérer les éléments de gréements et constater qu’une de ses dérives était abimée. Après avoir dégagé tous les morceaux de mât et de gréement, il a décidé de se mettre au moteur pour pouvoir se reposer. Il a mis le cap sur l’Australie.

Thomas Ruyant est reparti depuis cette nuit
Après avoir fuit vers le Nord l’énorme dépression qui le rattrapait. Cela lui a permis d’éviter les 60 à 70 noeuds de vents attendus et une mer démontée. Joint à la vacation tôt ce matin, le skipper du Souffle du Nord pour le Projet Imagine indiquait qu’il avait encore une mer très formée et plus de 40 noeuds de vent : « J’ai pu, depuis hier soir, éviter le gros de la dépression qui arrivait sur moi. J’ai quand même eu jusqu’à 45 noeuds de vent mais j’ai toujours pu faire route même si ce crochet par le nord va me faire perdre beaucoup en temps et en milles. Depuis 23h00 j’ai remis le cap dans la bonne direction (cap au Sud-Est), mais je ne pourrai renvoyer de la toile que d’ici 24h environ. »

Vacation de 5h avec Thomas Ruyant http://www.vendeeglobe.org/fr/download/37193/

Jean-Pierre devant Yann, Paul devant Jérémie
Jean-Pierre Dick a gagné encore du terrain cette nuit dans des conditions optimales de glisse : avec sa vitesse moyenne de 18 nœuds, il devance désormais Yann Eliès de 8 milles. 600 milles devant l’étrave de St-Michel-Virbac, Paul Meilhat et Jérémie Beyou naviguent proches du cœur d’une dépression pour éviter les grosses rafales. Des conditions peu évidentes pour les deux skippers contraints de manœuvrer dans des vents irréguliers… La messe est loin d’être dite sur ce 8e Vendée Globe !


Actualité
Messages de la mer : C'est chaud pour Jérémie Beyou et Sébastien Destremau !
dimanche 18 décembre 2016, 09h26
Les bateaux souffrent suite aux multiples dépressions que se cognent les marins dans les mers du Sud. Dans le Pacifique, Jérémie raconte ses péripéties et ses problèmes de grand-voile, "Mon objectif, c'est d'atteindre le cap Horn en un morceau" souligne t'il. Dans l'Indien, Sébastien, lui, a failli démâter : cadène et bastaque qui tiennent l'espar arrachées ! Mais les skippers gardent le moral...


© Jean-Marie Liot / DPPI / Maitre CoQ
Jérémie Beyou, Maître CoQ
« Bonjour ! Quelques nouvelles… Je me suis fait cueillir par 50 nœuds de vent il y a 24 heures. Je n'avais pas vu le coup venir. Résultat : passage express de grand-voile/petit gennaker à grand-voile seule avec trois ris. La grand-voile n'a pas trop aimé et ma réparation s'est faite la malle, agrandissant la déchirure existante. Pour l'instant, ça tient avec quelques patchs collés en faisant l'équilibriste en bout de bôme, mais il va falloir trouver un moment pour faire quelque chose de plus solide.
J'avoue que cet événement m'a un peu calmé. Mon impression d'avancer à l'aveugle s'est renforcée. Mon objectif, c'est d'atteindre le cap Horn en un morceau, quitte à être conservateur dans mes choix de voiles pour pouvoir parer à toute mauvaise surprise.
C'est d'autant plus vrai que la situation devant nous est complexe : je butte dans un système dépressionnaire qui avance à la même vitesse que moi.
Je ne sais pas trop par où passer. Je devrais être au portant et au final, j'ai passé la journée au près, avec un coup 10 nœuds de vent, un coup 25 nœuds.
J'ignore combien de temps cela va durer. J'ai passé la nuit pas loin de SMA. On a un peu discuté. Il a ses problèmes à lui bien sûr, mais le fait d'avoir des données météo lui permet d'être un peu plus serein que moi.
Et puis ce matin, on s'est perdu de vue à la défaveur d'un nuage ? Moi, au près d'un côté, lui au portant de l'autre ! Désagréable sensation de ne rien maîtriser…
Voilà. Le bonhomme est en forme et le moral est bon même si j'aimerais être capable de trouver la bonne route vers le cap Horn.
La route risque d'être longue, mais dans mon malheur, je ne sais pas calculer dans combien de temps j'y serai, ni avec quelle avance sur mes poursuivants ! »
Sébastien Destremau, TechnoFirst-faceOcean
« Beaucoup d'actions depuis 4h du mat sur TFFO !!!!!! La vache, on n’a pas chômé… Il a fallu stopper le bateau en urgence absolue sinon je pense qu'on perdait le mât !!!!!! Cadène d'amure de J3 arrachée, bout de bastaque bâbord explosé, un chariot de têtière de grand-voile désolidarisé du coupleur. Là, il va falloir faire ce boulot en mode acrobate. Pas envie pour le moment, la grand-voile reste sur le pont après deux heures de boulot pour remettre une bastaque, affaler la grand-voile et renvoyer le J3 seul. On repart à peu près sur la route à faible vitesse mais avec un mât .... En attendant, je vais manger... »

Analyse météo
Un système météo de différence pour Banque Populaire et Hugo Boss
dimanche 18 décembre 2016, 10h26
Banque Populaire et Hugo Boss sont désormais séparés par une cellule anticyclonique. Ils naviguent dans deux régimes de vent différents.


© Great Circle
© Great CircleHugo Boss devrait enfin se défaire en fin de journée de la petite dépression qui l'aura beaucoup ralenti depuis 3 jours alors que Banque Populaire semble avoir réussi sa transition entre l'anticyclone en bordure duquel il naviguait et le régime de Sud-Ouest en arrière de la dépression qui se déplace vers le Cap Horn. Le speedo devrait donc afficher de belles vitesses pour Armel le Cleac'h durant les prochaines heures.
A partir de ce soir, les deux leaders navigueront dans un système météo différent. La prévision pour demain montre qu'ils seront de part et d'autre d'une dorsale anticyclonique (zone en bleu dans le Sud de l'anticyclone H). Le premier naviguera dans un régime de Sud alors que le second sera dans un régime de Nord. Une fois qu'Hugo Boss aura touché ce flux de vent, les écarts ne devraient plus beaucoup évoluer.
SMA et Maître CoQ n'ont jamais réussi à franchir l'axe de la dépression qui les bloque © Great Circledepuis 48 heures. Les conditions de vent sont toujours très instables à proximité de son centre, ce qui explique que le classement varie rapidement.
Le trio Queguiner, St-Michel Virbac et Finistère Mer Vent navigue dans un flux de Nord modéré. Thomas Ruyant qui est remonté très Nord pour éviter le plus gros de la dépression au Sud de la Nouvelle Zélande a toujours plus de 40 noeuds de vent. C'est le skipper qui rencontre actuellement les conditions les plus dures.
Pour le deuxième groupe, les dépressions se succèdent dans l'Océan Indien. Sébastien Destremau et Romain Attanasio sont probablement ceux qui ont le plus de vent aujourd'hui avec une nouvelle dépression qui arrive de l'Ouest. Le vent pourrait souffler à plus de 50 noeuds dans les rafales au passage du front. Cette dépression va continuer à se déplacer vers l'Est et toucher les concurrents qui sont encore dans l'Océan Indien, les uns après les autres.
© Great CircleCD et BS / Great Circle




Actualité
Conditions encore musclées pour Thomas Ruyant
dimanche 18 décembre 2016, 12h28
Joint à la vacation ce matin à 5h00, Thomas Ruyant ne cachait pas sa déception d’avoir mis sa course entre parenthèses pour fuir la méchante dépression et les vents de plus de 50 noeuds qui étaient sur sa route. Le skipper du Souffle du Nord pour le Projet Imagine est cependant satisfait d’être sorti de cette zone à haut risque et d’envisager maintenant de repasser à l’attaque. Extraits.


Thomas Ruyant : « J’ai essayé de me positionner au mieux par rapport à la dépression qui est un peu creuse dans mon sud. J’ai un peu levé le pied hier, mais j’ai réussi à me positionner là ou je voulais être, donc je suis content parceque c’était pas gagné. Les conditions sont encore assez violentes car j’ai encore 40 à 45 noeuds de vent et la mer est assez grosse en ce moment. J’ai trois ris dans la grand-voile, j’essaie de pas aller trop vite par rapport à la dépression. Je dois essayer de la laisser passer devant pour pouvoir remettre du charbon derrière... Ma course est donc un peu entre parenthèses pendant 24 à 48 heures, mais après ça va aller mieux et je devrais pouvoir renvoyer. J’essaie de faire un route pas trop mauvaise, même si ce crochet vers le nord me coûte cher en terme de classement et de temps. Mais il n’était pas question de me retrouver dans ces conditions à 300 milles dans mon sud, je n'aimerais pas y être en ce moment. L’avantage de cette route nord, c’est que je vais pouvoir faire de la route directe pendant pas mal de temps et que j’espère pouvoir refaire un peu de mon retard sur Louis Burton. Je vais avoir encore 40 noeuds de vent et une mer assez forte jusqu’au passage sous la Nouvelle-Zélande, parceque la dépression n’avance pas très vite, donc je vais essayer d’avancer avec elle. J’ai encore 24 heures comme ça, un peu dures, à temporiser avant de pouvoir reprendre le cours normal des choses, donc encore 24 heures de baston…"



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 19 Déc 2016, 13:47

Bonjour à toutes & tous
l'actu de ce lundi mi journée
@+ baboune



Actualité
Un break et deux bateaux blessés
lundi 19 décembre 2016, 06h29
Armel Le Cléac’h a désormais 500 milles d’avance sur Alex Thomson. Le trio composé de Yann Eliès, Jean-Pierre Dick et Jean Le Cam, lui, peut envisager de considérablement réduire son retard sur le tandem Paul Meilhat-Jérémie Beyou. Stéphane Le Diraison et Thomas Ruyant font route vers la terre à bord de leurs bateaux blessés. Pas d’inquiétude pour Conrad Colman : sa balise ne le localise pas mais il vient de joindre la Direction de course.



Le week-end n’a pas été tendre avec la flotte du Vendée Globe, en particulier pour Stéphane Le Diraison (La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) qui a démâté et pour Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), victime d’un problème structurel entraînant une voie d’eau. Ces deux marins n’ont pas abandonné officiellement mais font clairement route vers la terre. Stéphane Le Diraison, sous gréement de fortune, a 800 milles à couvrir pour rallier Melbourne (Australie) dans un flux d’Ouest qui lui permet pour le moment de naviguer à 4,5 nœuds. La journée va être longue pour lui. Heures difficiles aussi pour Thomas Ruyant, qui navigue à petite vitesse (6 noeuds) vers le port de Bluff, en Nouvelle-Zélande. Il a passé une partie de la nuit à la cape et est reparti lentement vers l’Est, au moteur. Le plus gros de la tempête est heureusement derrière lui et s’il reçoit encore 25 nœuds de vent, la mer est moins grosse. Tant mieux, car Thomas doit préserver le plus possible son bateau, pour ne pas aggraver le problème. Il est en contact permanent avec la Direction de course et son équipe pour surveiller de près les conséquences de cette avarie majeure. Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine navigue à 6 nœuds ce matin, 270 milles dans l’Ouest du port de Bluff.
Il n’y a aucune inquiétude à avoir pour Conrad Colman. Certes, Foresight Natural Energy n’est pas localisé au pointage de ce matin et ne l’était pas hier soir à 22h non plus, mais tout va bien à bord… à part un problème de balise qui n’envoie plus sa localisation. Conrad vient de téléphoner à la Direction de course (ce matin à 4h30) et on étudie en ce moment même les solutions pour relancer l’envoi permanent de sa position, avec bon espoir d’y parvenir très rapidement. Pour les trois bateaux de l’arrière, à savoir ceux de Didac Costa (One Planet One Ocean), Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (technoFirst-faceOcean), la nuit a été rude – ils ont probablement traversé des rafales de 50 nœuds de vent – mais le (très) mauvais temps est désormais derrière eux et leurs conditions s’améliorent.

Le Cléac’h : 500 milles d’avance
A l’opposé de la flotte - 6800 milles et une bonne demi-douzaine de situations météo plus loin ! – l’impérial leader Armel Le Cléac’h enfonce le clou. Le skipper de Banque Populaire VIII a réussi la jonction entre les deux systèmes qui l’intéressait depuis plusieurs jours. Il a accroché la dépression qu’il recherchait et navigue à 18 nœuds dans un vent de 20 à 25 nœuds de Sud-Ouest. Il est dans un système totalement différent maintenant d’Alex Thomson. Le Gallois d’Hugo Boss, lui, évolue dans du vent de Nord-Ouest. Il est bâbord amures, et ne peut donc pas profiter de son foil tribord endommagé. Armel Le Cléac’h pourrait donc encore accentuer son avance sur lui, avance qui vient d’ailleurs de dépasser la barre symbolique des 500 milles (contre 175 milles voilà exactement une semaine). Les simulations voient maintenant Banque Populaire VIII au cap Horn dès vendredi matin, avec deux jours d’avance.
La lutte pour le podium relancée
Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) sont toujours à la lutte pour la troisième place, avec un léger avantage pour Paul Meilhat ce matin (30 milles). Ils semblent sortir de la zone de transition qui leur a fait subir un sérieux coup de frein… mais il devraient perdre une grande partie de leur avance sur le trio rapproché composé de Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui n’est plus que 600 milles derrière eux et pourrait encore diviser par deux ce retard d’ici le cap Horn, tant la situation météo leur est a priori plus favorable. Des simulations voient maintenant ce trio avoir moins d’une journée de retard au cap Horn sur le duo Meilhat/Beyou. Autrement dit la lutte pour le podium virtuel est totalement relancée !
Dans le reste du Top Ten, tout va bien pour Louis Burton (Bureau Vallée) et Nandor Fa (Spirit of Hungary), qui évoluent maintenant dans des conditions plus maniables. © Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée GlobeArnaud Boissières, lui, a doublé la longitude du cap Leeuwin hier soir en 13e position. Dans le millier de milles derrière La Mie Câline, on trouve à la bagarre pour cette entrée sous le continent australien, dans l’ordre : Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique), Enda O’Coineen (Kilcullen-Team Ireland), Rich Wilson (Great American IV), Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Pieter Heerema (No Way Back). Le Hollandais évolue à 13 nœuds, à un peu plus de 1100 milles de son deuxième grand cap.
Bruno Ménard / M&M


Actualité
Stéphane Le Diraison raconte son démâtage
lundi 19 décembre 2016, 10h42
Le skipper de La Compagnie du Lit/Ville de Boulogne-Billancourt revient sur les circonstances du démâtage de son bateau, samedi soir. Stéphane Le Diraison devrait mettre plus d’une semaine à atteindre l’Australie sous gréement de fortune. Il explique comment il a réagi, dans des conditions scabreuses.
 


© Team S. Le Diraison
Le démâtage
« J’étais à l’intérieur du bateau. Je suis parti dans un surf à 28 noeuds, j’ai entendu un grand fracas. J’ai cru que c’était un outrigger, je suis sorti en chaussettes car j’étais dans mon duvet en train de tenter de m’endormir… Je croyais le bateau partait à l’abattée, mais quand je suis sorti, j’ai pris la barre et là j’ai vu que je n’avais plus de mât ! Cela fait un sacré choc, surtout que là il ne reste vraiment plus rien ! Lors d’un démâtage les mâts cassent habituellement au niveau du premier ou du deuxième étage des barres de flèches, mais là il est carrément parti du pont, sectionné à la base ! Il ne reste rien ! Le mât était plié en morceaux sur le pont. J’avais un premier bout d’environ un mètre sur le pont, plein d’échardes de carbone partout. Un autre morceau, long de trois mètres, était en train de cisailler le pont du bateau avec les barres de flèche. Avec toutes les voiles à poste (Jib top, J3, grand-voile) dans l’eau et qui tractaient vers le fond. Du coup j’ai largué tous les étais pour laisser traîner cette partie sur l’arrière, ce qui faisait comme une ancre flottante. »
« Je n’en menais pas large »
« J’ai essayé de relever le gennaker, impossible. Le tout me bloquait par l’arrière et il y avait vraiment de la mer, avec des déferlantes. Donc mon bateau se faisait arrêter et avec les déferlantes qui cassaient, il y avait de l’eau plus haut que les filières, ça inondait le cockpit, c’était impressionnant. J’étais à l’arrière accroché avec mon harnais, je n’en menais pas large. J’ai essayé de relever mes voiles malgré ces conditions, mais c’était impossible, je me mettais en danger, donc j’ai dû tout larguer. Pour le moral, ça a été tellement dur… C’est tellement compliqué de trouver les financements pour le jeu de voiles et quand il faut couper les liens et les voir partir sous l’eau, ça fait si mal au cœur ! C’est d’autant plus dur qu’encore une fois, tout allait bien à bord. J’étais à l’aise dans cet océan Indien agité. Deux heures plus tôt j’étais à la vacation avec le PC course de Boulogne-Billancourt et je leur disais sereinement que tout se passait au mieux !"
« J’ai un petit mât de 7 mètres »
« Je me suis mis au moteur pendant trois heures pour manger et dormir au chaud, après avoir tout donné pour sécuriser le bateau. J’ai ensuite enfilé ma tenue de combat pour aller tout déblayer sur le pont. J’ai rarement autant galéré de ma vie. C’était ‘infectissime’ (sic). Il y avait 35 noeuds de vent et une mer croisée dans le front. J’étais gelé, le bateau se faisait brasser dans les vagues malgré ses 9 tonnes et ses 18 mètres  de long. D’après mes premières évaluations, a priori le démâtage serait dû à un ancrage de bastaque (le câble qui tient le mat sur l’arrière) qui aurait cédé. Pourquoi ça a cassé, ça je n’en sais rien ; ça ne devrait pas casser, surtout qu’on a changé les pièces avant de partir et qu’on a tout vérifié. Toujours est-il que la bastaque a cassé et le mât s’est éclaté en mille morceaux. Cela fait vraiment bizarre, il ne reste plus rien sur le pont, plus aucun câble. Et les filières ont été arrachées au passage donc ça devient dangereux, heureusement que j’ai mon réflexe d’être toujours attaché pendant mes déplacements. »
« Les pires heures de ma vie»
« J’ai passé 12 heures à tout déblayer. J’ai finalement trouvé une solution pour bricoler un mât de fortune. J’ai un petit mât de 7 mètres et il est canon ! Celui-ci au moins, il ne tombera pas, je pense ! J’ai pu envoyer mon tourmentin pour faire du Nord au plus vite et me dégager de la zone des glaces vers laquelle je dérivais. A titre personnel, c’est vraiment violent de tout gérer. J’étais complètement épuisé, ça demande d’aller chercher des ressources en soi qu’on ne soupçonne même pas… Dans l’ordre il fallait sauver ma peau car j’étais quand-même à la dérive dans l’océan austral, pas très loin des glaces ce qui n’est donc vraiment pas confortable, psychologiquement. »
"Trois punitions"
« Première punition : mon Vendée Globe est arrêté alors que tout se passait bien. J’aurais vraiment préféré que l’erreur vienne de moi en ratant un empannage, ou en faisant un mauvais choix de voile ou en étant trop offensif. J’aurais préféré faire une erreur et l’assumer. Mais même pas. Là, j’avais les bonnes voiles adaptées au temps, j’étais sécu, je naviguais en bon marin. Calme, comme il faut. C’est vraiment un coup du sort… donc c’est vraiment très frustrant.  La deuxième punition c’est tout ce que j’ai dû endurer ces dernières heures, c’était parmi les pires heures de ma vie ! Et ce n’est pas fini, j’ai réussi à monter mon gréement de fortune mais maintenant il faut rallier l’Australie qui est à 1000 milles (850 milles ce matin, ndr, soit une grosse semaine de mer). Troisième punition : je vais me retrouver à Melbourne qui est aux antipodes de Lorient, et je ne suis pas sorti des galères logistiques. Je suis désormais mobilisé pour rentrer, mais ça ne va pas se faire dans la simplicité. Mais c’est aussi ce qu’on vient chercher dans le Vendée Globe : une aventure de mer… et je peux vous dire que l’aventure continue vraiment ! Je suis sur un bateau blessé, peu manoeuvrant, j’avoue que ce n’est pas ‘100% sécu’."
«Fier de faire route»
« On entend parler des gréements de fortune, mais quand on est dedans, qu’on se retrouve tout seul sur un bateau de 18 mètres et qu’il faut dégager le gréement, déplacer les voiles et faire ça dans ces mers-là, ce n’est pas rien. © Team S. Le DiraisonJe suis très fier d’avoir pu me remettre à faire route au Nord, quinze heures après le fracas, en contrôlant mon bateau. Ce sont de petites étapes de satisfaction. C’est sur que le Vendée Globe, c’est mieux en course et de réussir à le boucler, mais au final quand on regarde le parcours, ce qu’on vient chercher dans cette course c’est aussi le défi personnel et l’émotion. Et ces dernières heures à se retrouver dans une situation catastrophique, sans avoir d’aide, correspondent exactement à cet état d’esprit. »
Et maintenant ?
A défaut de pouvoir allumer ses hydrogénérateurs par manque de vitesse, Stéphane a voulu enclencher son moteur pour recharger ses batteries mais l’alternateur a grillé dans une épaisse fumée noire ! Il a pu maîtriser là encore, sur son bateau blessé si loin des côtes. Compagnie du Lit-Ville de Boulogne Billancourt évolue ce matin à vitesse réduite vers Melbourne (Australie) : un peu plus de trois nœuds et demi... et dans un sentiment étrange après avoir tenu des moyennes de plus de 15 nœuds pendant toute la traversée de l’océan Indien. A raison d’une centaine de milles par jours, il devrait mettre entre une semaine et dix jours pour mener à bien ce long voyage de retour vers la civilisation. Avec pour gréement un espar de sept mètres qui lui a permis d’établir le tourmentin, la plus petite voile de tempête. Celle qui ne sert d’ordinaire jamais sur les IMOCA.
BM / M&M / Source : Equipe de Compagnie du Lit-Boulogne-Billancourt

Actualité
Des nouvelles de Thomas Ruyant confronté à de graves difficultés
lundi 19 décembre 2016, 11h34
Suite à une collision avec un OFNI survenue hier en fin d’après-midi, le navigateur et son monocoque « Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine », engagé sur le Vendée Globe, sont actuellement en grave difficulté. Le skipper va bien mais son voilier n’est pas loin de se plier en deux ! En bon marin, après avoir passé la nuit à la cape, Thomas Ruyant tente, au moteur de rallier le petit port de Bluff en Nouvelle-Zélande situé à 260 milles de son voilier fortement endommagé.


Laurent Bourguès, directeur technique du Souffle du Nord : « Le bordé à bâbord est coupé jusqu’en dessous de la ligne de flottaison. Le bordé tribord commence également à se délaminer. La structure du pont se dégrade progressivement. Le danger est que la partie avant du bateau se détache littéralement de la partie arrière. Thomas a essayé de colmater les brèches. Le bateau tient encore, à mon avis, uniquement, grâce à la structure longitudinale. Le safran tribord est, pour finir, encore là mais ne tient plus à grand-chose. Thomas est intervenu dessus. L’idée est d’atteindre le plus rapidement possible la pointe sud de la Nouvelle-Zélande afin de se mettre à l’abri car le vent va souffler fort à nouveau dès demain matin. Thomas n’a toujours pas demandé d’assistance mais la direction de course reste aux aguets pour envisager une évacuation, ce qui est possible. »
Thomas Ruyant se prépare à cette éventualité et s’est progressivement remis du violent choc suite à la collision : « J’ai vécu ça comme un accident de voiture. Le voilier s’est stoppé net. Le choc a été ultra violent. J’ai été très abattu hier mais je me motive un maximum pour ramener mon bateau à bon port. C’est ma priorité » explique le valeureux Thomas.
Les 180 partenaires et plus de 1000 supporters du « Souffle du Nord pour Le Projet Imagine » soutiennent avec force Thomas Ruyant dans cette mésaventure.

(Source : communiqué Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine)
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 19 Déc 2016, 22:32

Bonsoir
l'actu de la soirée et une analyse météo
@+Baboune


Actualité
La dure loi du Vendée Globe
lundi 19 décembre 2016, 17h45
Ils ne sont plus que 20 bateaux en course. Après le démâtage de La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt (Stéphane Le Diraison) samedi soir et l'avarie structurelle sérieuse du Souffle du Nord pour le projet Imagine (Thomas Ruyant) hier après-midi, le nombre d'abandons sur le 8e Vendée Globe, à ce jour, se porte à 9 : 3 démâtages, 5 collisions avec des ofni (objets flottants non identifiés) et 1 avarie de foil . Un tour du globe en solitaire qui parfois joue de malchance, si talentueux et prudents soient les marins… A moins de 1 500 milles du cap Horn, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) accroît son avance sur le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) avec 511 milles d'écart. Un Noël au Horn !



Coup de vent de Nord demain midi pour Thomas Ruyant, la longue route de Stéphane Le Diraison
Choqué, très attristé de stopper si brutalement son premier Vendée Globe porté par des milliers de personnes du Souffle du Nord pour le projet Imagine, Thomas veut plus que tout ramener son bateau à Bluff en Nouvelle-Zélande, même s'il se trouve sur le fil du rasoir. Son Imoca menace de s'ouvrir en deux et il manque de gasoil pour parcourir la totalité des 200 milles qui le séparent de la terre ferme. Pour couronner le tout, une grosse dépression arrive du Nord et dès demain midi les vents pourraient porter jusqu'à 50 nœuds. « Il y a un vent de Nord qui va rentrer assez fort mais le bateau n'est plus capable de le supporter. J'essaye d'aller à l'avant du bateau toutes les 15 minutes pour vérifier que l'avarie ne se dégrade pas » soulignait Thomas au Vendée Live ce midi. Actuellement à 7,7 nœuds, à la voile et au moteur, Le Souffle du Nord pour le projet Imagine ne doit surtout pas traîner en route…
Stéphane Le Diraison, lui, a mis le cap sur Melbourne en Australie. Son gréement de fortune qu'il a mis en place la nuit dernière lui permet d'avancer à 4,7 nœuds à la voile poussé par 25 nœuds de vent d'ouest-sud-ouest. Il reste au skipper de La Compagnie du Lit – Boulogne Billancourt 810 milles à parcourir ! Une très longue route en perspective, au moins dix jours de mer, avant de mettre pied à terre…

Petits et grands écarts
Il est fort à parier qu'au cap Horn les leaders auront au minimum 24 heures d'écart. Certains routages prévoient même deux jours entre Armel Le Cléac'h et Hugo Boss. « J'ai demandé au père Noël de passer le cap Horn en tête, on verra bien. » confiait cet après-midi Armel à la vacation. Derrière, Paul Meilhat (SMA) a bien du mal à se défaire d'un Jérémie Beyou (Maître CoQ) diablement accrocheur et ultra rapide toute la journée (18,5 nœuds ces quatre dernières heures !). 24 milles d'écart seulement, une goutte d'eau au regard des 9 800 milles qui restent encore à parcourir. Du côté des trois Mousquetaires, Le chevalier noir Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) contient Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Yann espère recoller à ses copains figaristes : « J'aimerais bien qu'on revienne sur ceux de devant, qu'on ne soit pas trop loin d'eux au cap Horn. Si on pouvait jouer la troisième marche jusqu'à la fin ça serait bien. »
 
S'échapper avant le gros temps
De Louis Burton (Bureau Vallée), qui continue de creuser l'écart avec ses poursuivants (600 milles avec Nandor Fa sur son Spirit of Hungary), à Pieter Heerema (No Way Back), les conditions s'améliorent. « Ca va mieux. On vivait un peu dans la niche, à quatre pattes. La mer s'est beaucoup calmée depuis ce matin. Il y a 28/30 nœuds. J'approche de la limite de la ZEA, il faudra que je fasse un empannage dans une heure pour enfin glisser plus sereinement » expliquait Arnaud Boissières il y a quelques heures. En queue de flotte, les marins s'attendent à « prendre cher ». Dans 48 heures, 50 à 55 nœuds de vent sont attendus. « Je me barre de là, je pars vers le Nord ! » confiait Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) dans une vidéo envoyée à l'organisation. Les trois derniers doivent donc faire le dos rond et se préparer au pire. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui a stabilisé son mât espère pouvoir renvoyer sa grand-voile rapidement pour résister au mauvais temps : « C'est une crainte d'être si lent, car on est vraiment à la merci de la mer qui peut rouler le bateau comme une crêpe. » expliquait Sébastien dans un message envoyé du bord… au fin fond de l'océan Indien.
 
Olivia Maincent / M&M


Analyse météo
A chacun son côté de la dorsale
lundi 19 décembre 2016, 17h24
Chaque groupe de bateau navigue maintenant dans un système météo différent. Pour l'Océan Pacifique, on distingue 4 groupes qui sont de part et d'autre des 2 dorsales.


© Great Circle
© Great CircleBanque Populaire navigue dans un flux de Sud-Ouest en arrière de la dépression qui se dirige vers le Cap Horn. Armel Le Cléac'h a parfaitement réussi sa transition entre le régime anticyclonique et ce régime dépressionnaire, ce qui lui permet de naviguer aujourd'hui en avant de la dorsale (zone bleue avec des vents faibles dans le Sud de l'anticyclone) qui se déplace sensiblement à sa vitesse. Hugo Boss est sur l'arrière de ce système dans un flux de Nord.
On retrouve le même schéma avec les deux groupes suivants. SMA et Maître CoQ ont retrouvé du vent entre la dépression et la dorsale qui les suit. Le trio St-Michel Virbac, Quéguiner et Finistère Mer Vent navigue quant à lui en arrière de cette dorsale.
On retrouve le même schéma sur l'Océan Indien avec deux grosses dépressions qui se déplacent un peu plus vite que la flotte. Un anticyclone avec sa dorsale (en bleu) © Great Circles'intercale à chaque fois entre les systèmes dépressionnaires. Il n'y a pas vraiment de "coups" à jouer pour l'instant. Chacun est concentré sur sa vitesse pour rester le plus longtemps possible dans son système avant de se faire manger par la dorsale suivante. 
La prochaine grosse dépression devrait toucher l'arrière de la flotte à partir du 22 Décembre. 
CD /BS Great Circle
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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 20 Déc 2016, 21:39

Bonsoir
quelques travaux dans la salle à manger et des soucis avec la prise télèphonique
maintenant tout est renré dans l'ordre
bon l'actu d'une partie de la journée
@mitié Laurent


Actualité
Coast Guards en route pour Thomas Ruyant
mardi 20 décembre 2016, 10h29
Le bateau des Coast-Guards néo-zélandais est en route et devrait être aux côtés du Souffle du Nord vers 11h heure française. Il est temps, car la situation s’aggrave et le bateau pique du nez dans la mer. Thomas Ruyant a officiellement déclaré son abandon. Il a bon espoir de réussir in extremis à sauver son bateau.



La mer et le vent sont désormais moins forts pour Thomas Ruyant, sous les côtes Néo-Zélandaises, après une nuit très tendue où à bord de son bateau brisé (suite à un violent choc avec un OFNI, lire nos articles précédents), il a du essuyer des vents supérieurs à 50 nœuds pendant plusieurs heures… et des rafales jusqu’à 58 nœuds ! La bonne nouvelle est que le bateau des Coast Guards néo-zélandais est en route vers lui depuis 8h30 ce mardi matin et devrait être à ses côtés vers 11h, heure française. Thomas Ruyant devrait alors évoluer à un peu moins de 50 milles de l’objectif : le port de Bluff. Sur l'image ci-dessous, sa position à 8h ce matin.
Abandon officiel de Thomas Ruyant
Sur ce navire des Coast Guards, deux marins sont prêts à monter à bord aux côtés de Thomas Ruyant : des locaux expérimentés, dont l’un n’est autre que Stuart McLachlan, bien connu des équipages du tour du monde en équipage, car il était notamment boat-captain de Camper sur la Volvo Ocean Race. Marine Viau, chargée de logistique de l’équipe mer du Souffle du Nord, précise : « Il y a à bord une motopompe, du gasoil et du matériel pour renforcer la structure si nécessaire. Deux marins dont Stuart McLachlan, plusieurs Volvo Ocean Race à son actif, sont prêts à monter à bord du Souffle du Nord si Thomas en ressent le besoin. » 
Thomas Ruyant vient d’ailleurs de déclarer officiellement son abandon auprès de la Direction de course. Cela peut paraître dérisoire, ça ne l’est pas en réalité car Thomas Ruyant risquait la disqualification si des marins étaient montés à son bord avant qu’il n’ait accompli cette formalité.
Le bateau pique du nez
D’un point de vue technique, le temps presse. Car si la pointe Sud de la Nouvelle-Zélande protège maintenant du plus gros du vent et de la mer, l’état du bateau s’est aggravé dans la mer très dure. Laurent Bourguès, directeur technique du team Souffle du Nord, explique : « le bateau continue de s’ouvrir. » Thomas Ruyant, lui, a confié au Directeur de course Jacques Caraës - qui reçoit la position du bateau toutes les six minutes et le surveille comme le lait sur le feu - qu’il ne parvenait plus maintenant à étaler l’eau qui pénètre dans le bateau (au moins une des deux pompes est grillée) et avait du se résoudre à fermer les cloisons étanches entre la soute à voiles et l’habitacle. Théoriquement, et s’il ne se disloque pas, le bateau ne peut donc pas couler avec cette cloison fermée. Mais il avance - à 5 nœuds en ce moment - en « piquant du nez », l’arrière du 60 pieds si relevé au-dessus de la mer qu’il a du mal à évacuer l’eau des vagues quand elles arrivent sur le pont. La situation est donc très délicate, « mais nous avons bon espoir qu’ils réussissent à sauver le bateau, une fois qu’ils auront pu utiliser leur pompe », commente Jacques Caraës. La journée va être tendue mais si l’opération réussit, Thomas Ruyant et Le Souffle du Nord Pour le Projet Imagine devraient arriver ce soir dans le port de Bluff.
Bruno Ménard / M&M


Analyse météo
Des conditions délicates à l'approche du cap Horn
mardi 20 décembre 2016, 14h16
Si la situation a peu évolué depuis 24 heures, l'approche du cap Horn pourrait être complexe pour les deux leaders.


© Great Circle
© Great CircleLes systèmes météo n'avancent guère plus vite que les concurrents. La situation a donc peu évolué en 24 heures. Armel Le Cléac'h navigue toujours en avant de la dorsale dans un flux de Sud-Ouest alors qu'Alex Thomson est en arrière de la dorsale dans un flux de Nord-Ouest. SMA et Maître CoQ buttent encore dans la petite dépression avec peu de vent au centre.  Dans le trio suivant, seul StMichel-Virbac a réussi à se maintenir dans le flux de Nord-Nord-Ouest en avant du front, ce qui lui a permis de creuser l'écart avec ses poursuivants.
La deuxième partie de la flotte navigue autour de deux dépressions dans des vents de 25 à 35 noeuds. Une grosse dépression devrait toucher le groupe allant de Pieter Heerema à Sébastien Destremau dès demain. C'est pour cette raison que les quatre concurrents ont décidé de se décaler vers le Nord, ce qui leur premettra d'avoir moins de vent.
© Great CircleBanque Populaire VIII pourrait arriver dès vendredi 23 décembre au cap Horn avec un scénario assez complexe pour les dernières 24 heures. Il lui faudra probablement contourner une petite dépression venue du Sud. La transition pourrait être assez complexe. Hugo Boss devrait arriver avec la dépression suivante qui sera plus creuse et pourrait le propulser rapidement vers le Nord après le passage du Horn.
CD et BS / Great Circle

Des bricoles sous le sapin
mardi 20 décembre 2016, 17h45
Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe en 2000 et 2008, est le premier à dire que chaque jour, il y a de la bricole à faire sur un tour du monde en solitaire. Après 43 jours de course, c'est bien ce qui prévaut dans les vacations et les messages envoyés par les marins. Arnaud Boissières et Jérémie Beyou en prennent pour leur grade. Le skipper de La Mie Câline a dû affaler sa grand-voile pour réparer une latte cassée, quant à Maître CoQ, c'est de l'eau qui rentre par le puits de foil et l'évent des ballasts. Pendant ce temps-là, les deux leaders déboulent à près de 20 nœuds et avalent les milles avec gourmandise : 449 milles en 24 heures pour Banque Populaire VIII !



5 Imoca groupés à la longitude du cap Leeuwin
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) a doublé le deuxième point de passage du Vendée Globe, le cap Leeuwin, à 9h ce matin suivi 4 heures après d'Alan Roura (La Fabrique). Tous deux emmènent le groupe de cinq bateaux qui se tiennent en 200 milles. Dans quelques heures, ce sera au tour de l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland), puis de l'Américain Rich Wilson (Great American IV) et enfin d'Eric Bellion (CommeUnSeulHomme). Tous naviguent à présent dans des conditions agréables : un vent de nord-ouest pour 20 nœuds et une mer pas trop agitée, de quoi mettre le nez dehors, contrôler les points d'usure de l'accastillage et bricoler pour attaquer le Pacifique sud sereinement… Le prochain point GPS rentré dans l'ordinateur est désormais le cap Horn « Incroyable, je n'arrive pas à y croire. Ce sera sûrement le plus beau Noël de ma vie, même si mes proches me manquent. » écrivait Alan ce matin.
Bateau, boulot, dodo
Même si les jours se suivent mais ne se ressemblent pas sur la grande boucle planétaire, les marins n'ont que peu de temps pour penser à eux. « Le temps d'affaler la voile, changer le chariot cassé et la renvoyer, ça m'a pris 3 heures. C'est un peu rageant. Je bricole pas mal. Je subis un peu. J'ai encore un winch à réparer et ma journée sera bien remplie. » racontait Arnaud Boissières au Vendée Live ce midi. Réparation de voile également pour Nandor Fa et Fabrice Amedeo, et entrées d'eau conséquentes pour Jérémie Beyou dont la navigation n'est décidément pas un long fleuve tranquille. Deux fuites d'eau se sont déclarées (puits de foil et évent de ballast) et une déchirure récalcitrante dans la chute la grand-voile. « Une emmerde par jour sur le Vendée Globe paraît-il ! Je n'ai pas fait le compte, mais j'ai ma dose là » écrivait dans un message le skipper de Maître Coq toujours au coude à coude avec Paul Meilhat (SMA) à 15 milles d'écart.
7000 milles d'écart (12 600 km) entre Armel à 19 nœuds depuis 24h et Sébastien à 8,8 nœuds !
Il reste 33% de distance à parcourir pour le skipper de Banque Populaire VIII contre 63% pour le skipper de TechnoFirst-faceOcean ! Sébastien Destremau handicapé par de multiples avaries doit s'échapper d'une grosse dépression et ne peut donc pas progresser route directe vers l'est… Tout s'accumule pour les derniers qui peinent encore au nord des Kerguelen. En tête, on s'envole vers le cap Horn qu'Armel Le Cléac'h devrait doubler vendredi 23 décembre dans la journée. Alex Thomson (Hugo Boss) à 502 milles reprend des chiffres au compteur : 443 milles en 24 heures contre 449 pour Armel. Non mais ! Jean-Pierre Dick (St Michel-Virbac) navigue pied au plancher sur son foiler. Flashé régulièrement à 20 nœuds au gré des classements de la journée, le chevalier noir fonce au triple galop à frôler la barrière des glaces : 476 milles avalés goulument en 24 heures !
Olivia Maincent / M&M

Problème de vérin de quille pour SMA
mardi 20 décembre 2016, 18h00
Cet après-midi à 15h15 heure française, Paul Meilhat a contacté son équipe pour signaler un problème de vérin de quille. Le vérin est fissuré sur 40 centimètres et a entraîné la bascule de la quille sous le vent du bateau. Paul est en train de caler le système pour tenter de remettre la quille dans l’axe. Pour réaliser cette opération, il a abattu en grand et fait route vers le Nord. 


© Vincent Curutchet / DPPI
C’est à la suite d’un bruit suspect en début d’après-midi que le skipper de SMA est allé inspecter son puits de quille. Il s’est immédiatement rendu compte que l’huile du circuit hydraulique avait inondé le compartiment du vérin. Il a d’abord suspecté la rupture d’un tuyau du circuit hydraulique, avant de constater une fissure de 40 centimètres sur le vérin lui-même. 
SMA est actuellement en plein océan Pacifique, 2000 milles dans l’Est de la Nouvelle-Zélande. 

Plus d’information dans les heures qui viennent.

Thomas Ruyant, joint à 18h30, en approche du port de Bluff...
mardi 20 décembre 2016, 18h55
"En ce moment, les sentiments sont compliqués. Ca se bouscule dans ma tête. D’un côté, je suis triste d’arrêter là, de l’autre, je suis heureux d’avoir réussi à ramener mon bateau." confie ce soir le skipper du Souffle Du Nord pour le projet Imagine alors qu'il s'apprêtait à toucher terre... Emu, fatigué, envahi de multiples émotions, Thomas se livre sur ce moment intense qui clôture de façon violente son premier Vendée Globe qu'il aurait tant aimé terminer...


© Guillaume Daumail / M&M
Thomas Ruyant, Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine
« Je viens d’affaler la grand-voile. Je suis à une demie heure de Bluff. Fin de l‘histoire, ça se termine là. J’ai eu un lever de soleil incroyable, je ne sais pas d’où il sortait. En ce moment, les sentiments sont compliqués. Ca se bouscule dans ma tête. D’un côté, je suis triste d’arrêter là, de l’autre, je suis heureux d’avoir réussi à ramener mon bateau.


Les dernières heures n’ont pas été faciles. Les conditions ont été dures. J’ai plusieurs fois eu le doigt sur le bouton de la balise, car je n’arrivais plus à faire route. J’avais 45 nœuds, 50 nœuds régulièrement. A un moment, j’ai cru que j’allais le perdre. C’était la dernière chose dont j’avais envie, même si ça va être compliqué de le réparer. Je suis content d’arriver dans un port et de ne pas rentrer en hélico.
Ce choc d’il y a trois jours, c’est vraiment la hantise de tous les marins, je comprends mieux pourquoi. On se dit que ça peut arriver, mais on se dit surtout que ça peut arriver aux autres. C’est ma première grosse avarie en mer. C’est violent, je ne le souhaite à personne. Il va falloir du temps pour digérer. J’ai eu beaucoup d’avaries mais dans ma tête j’ai toujours été en course. Je savais que c’était terminé au moment de l’impact. Tu bascules dans un autre mode. Je suis fatigué.
Il faut que je prenne du recul. Je reçois beaucoup de messages d’encouragement. Je sais que les gens vont vouloir me rassurer, mais je suis tellement déçu de ne pas finir ce tour du monde… J’aurais tellement voulu arriver aux Sables d’Olonne avec mon bateau. C’est dur d’arrêter un projet comme ça qui demande de l’énergie et du cœur. Tout ça s’arrête aujourd’hui. » 
Propos recueillis par Olivia Maincent / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 20 Déc 2016, 22:40

kagou a écrit:
Je suis dégouté de la tournure de cette course .Sur les 6 leaders qui se tiraient une bourre incroyable 2 abandonnent , Thompson et Josse ont endommagé leur bateau et tous pour les mêmes raisons : les OFNI

Pierre


J'en remets une couche ...... cette édition est terrible et imméritée pour tous ces skippers .
Ras le bol des OFNI Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Kagou se porte bien 32eme sur 1600 au départ à 5 heures du leader : une vraie régate autour du monde cheers la remontée de l'Atlantique va être une vraie guerre des nerfs ...

par rapport aux réels je pointe actuellement à une douzaine d'heures d'Hugo Boss

L'ensemble du peloton



Ensuite plus en détail :en rouge mon classement et la position d'hugo boss (sa trace représente ses dernières 12 heures ), en orange le leader et dans le cercle jaune mon bateau .la fleche jaune represente la distance que je vais parcourir dans les 6 prochaines heures - le bout de la fleche est pile sur cet endroit


Pierre

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 21 Déc 2016, 13:17

Bonjour
tu es bien placé sur ce coup là
l'actu de la matinée
@+Baboune


Actualité
Coup dur pour Paul Meilhat, des conditions maniables pour le reste de la flotte
mercredi 21 décembre 2016, 06h29
Depuis qu'il a constaté que le vérin de quille de SMA était fissuré sur 40 cm, Paul Meilhat fait route vers le Nord. S'il a pu stabiliser la quille grâce à un système de sécurité, Paul n'envisage pas de poursuivre la course dans ces conditions. On en saura plus dans la journée sur la suite des événements… Thomas Ruyant est en sécurité dans le petit port de Bluff, au Sud de la Nouvelle-Zélande : il a sauvé son bateau. Les concurrents toujours en lice, d'Armel Le Cléac'h à Sébastien Destremau, bénéficient de conditions maniables, quoi que parfois toniques…



Une bonne et une mauvaise nouvelle ce matin. Commençons par la bonne : Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) est parvenu à rallier le port de Bluff, dans le Sud de la Nouvelle-Zélande. Le marin est sain et sauf. Son bateau a été très endommagé par la violente collision avec un OFNI, mais il est sauvé. « Je suis partagé entre une immense tristesse, et le soulagement. Je ramène un bateau très sérieusement blessé, mon Vendée Globe est terminé et je ne remonterai pas le chenal des Sables! Mais j'étais bien dans ma course avant cet incident », a déclaré Thomas à son arrivée.


© B.Carlin / SMALa mauvaise nouvelle nous vient de Paul Meilhat (SMA). Depuis son avarie de vérin de quille constatée hier, Paul a mis sa course entre parenthèses. Toute la nuit, il a continué à faire cap au Nord/Nord-Ouest, à une vitesse de 8 à 10 nœuds. « J'ai réussi à sécuriser la quille dans l'axe grâce à un système de sécurité », racontait-il hier soir. «Tout le système hydraulique du vérin est inopérant, donc, la quille peut se balader à 45 degrés d'un bord sur l'autre si elle n'est pas maintenue dans l'axe. Mais cela crée des contraintes énormes et s'il y a de la mer, il peut y avoir du jeu. Ma priorité est de préserver le bateau. » On en saura plus dans les heures qui viennent sur les intentions de Paul…
Des conditions maniables pour le reste de la flotte
Dans un vent de sud-Ouest d'environ 25 nœuds, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) poursuit son cavalier seul vers le cap Horn avec ce matin un bon matelas de plus de 500 milles d'avance sur Alex Thomson (Hugo Boss). Armel est attendu après-demain, vendredi, au cap Horn. Des heures meilleures sont à venir pour son chasseur britannique qui, grâce à une bascule de vent dans la journée, va pouvoir naviguer tribord amures, et donc s'appuyer sur le foil encore en place sur son IMOCA60.
Désormais bien installé sur le podium provisoire, Jérémie Beyou (Maître CoQ) bénéficient lui aussi de conditions favorables à la glisse, toujours calé en arrière d'une dépression qui va l'accompagner aujourd'hui. Plus de 400 milles derrière, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) poursuit sa folle remontée. Il a (encore) été le plus rapide ces dernières 24 heures (489 milles parcourus !). Il est ce matin en arrière d'une dorsale qui le ralentit légèrement.
Mais il va retoucher du vent plus fort dans la journée car une dépression va le rattraper. Une dépression dans laquelle évoluent ses deux poursuivants, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Ces deux marins ont empanné vers 23h hier et bénéficient d'un bon flux de Sud-Ouest.
Pas moins de 700 milles derrière Louis Burton (8e sur Bureau Vallée), c'est le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui a fait face aux conditions les plus fortes cette nuit : vent de 45-50 nœuds d'Ouest/Sud-Ouest, creux de 5 à 6 mètres. Le Hongrois navigue depuis hier dans le Pacifique et il a dépassé la mi-parcours. Son ancien compagnon de route Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) s'arme de patience : il fait toujours route vers Melbourne sous gréement de fortune, dans un vent mollissant…
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sera le prochain concurrent à passer dans le Pacifique. Il négocie une zone de transition mais il retouchera du vent la nuit prochaine.
Derrière Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui a probablement passé une bonne partie de la nuit à bricoler pour régler son problème de têtière de grand-voile, cinq coureurs se tiennent en un peu plus de 100 milles. Après Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique) puis Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), deux autres marins ont franchi hier soir le cap Leeuwin : Rich Wilson (Great American IV, à 21h43) et Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, à 23h58).
Quant aux concurrents qui ferment la marche, ils continuent à mettre du Nord dans leur route pour éviter le gros d'une violente dépression. Mais à l'instar de Pieter Heerema (No Way Back), Didac Costa (One Planet One Ocean), Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ne devraient pas tarder à empanner et à faire cap à l'Est pour franchir à leur tour le deuxième grand cap du tour du monde en solo.

Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 23 Déc 2016, 00:03

Salut les journées sont trop courtes lol!
@mitié Laurent


Analyse météo
Un 22 décembre calme dans l'hémisphère Sud
jeudi 22 décembre 2016, 14h25
Les conditions sont relativement calmes pour l'ensemble de la flotte, si ce n'est pour Didac Costa qui va fêter son anniversaire avec le passage d'un front.


© Great Circle
© Great CircleLes conditions sont relativement calmes pour l'ensemble de la flotte. Il n'y a pas de coup de vent ni de très grosse mer. Seul Didac Costa devra négocier le passage d'un front avec des rafales à plus de 45 noeuds de vent, celui dans lequel TechnoFirst-face Ocean a été couché hier.
En tête de la flotte, Armel Le Cleach a encore réalisé une très belle transition. Il navigue maintenant dans un flux de Sud qui devrait tourner rapidement à l'Ouest, ce qui lui permettra de franchir le cap Horn vendredi 23 décembre en milieu de journée au portant dans un vent d'une vingtaine de noeuds.
Les choses sont un peu plus compliquées pour Alex Thomson et Jérémie Beyou qui naviguent chacun autour d'un système dépressionnaire. Pour le skipper de Maître CoQ, cela fait bientôt une semaine qu'il navigue derrière la même dépression avec un vent très instable. 
© Great CircleJean Pierre Dick a peu de vent alors que le groupe qui va de Yann Éliès à Rich Wilson navigue dans des conditions anticycloniques. Peter Heerema et Didac Costa sont les deux skippers qui ont le plus de vent alors que les conditions s'améliorent rapidement pour Romain Attanasio et Sébastien Destremau.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle

SMA fait front
jeudi 22 décembre 2016, 15h21
Depuis deux jours maintenant, Paul Meilhat fait route vers le nord. En début de nuit, Paul a posté un message vidéo dans lequel il résume sa situation, repoussant le moment de penser à l’inéluctable abandon. En parallèle, à terre, l’équipe technique de SMA Course au large était à la recherche d’une solution de remplacement, c’est finalement chez Maître CoQ que la pièce a été dénichée.


© Vincent Curutchet / DPPI
SMA et Maître-CoQ n’auront donc pas seulement couru un mois bord à bord. Et, si Paul Meilhat a parfois servi de guide pour Jérémie Beyou qui a avancé à l’aveugle un bon moment, privé de fichiers météo, ce dernier lui offrirait indirectement l’option de reprendre la course… hors course, d’ici huit à dix jours.
Hier soir Paul Meilhat avait d’autres préoccupations :
« Je fais route vers le nord, l’essentiel est la sécurité du bateau. Ce n’est pas facile avec une quille bloquée dans l’axe et qui bouge quand même un peu. Après inspection, il faudra remplacer le vérin… La question de l’abandon va arriver, je vais avoir besoin d’assistance (…) Ça (la route) va être long : je ne suis pas loin du point Nemo – le point des océans le plus éloigné de toute terre (ndlr). Ça va me laisser le temps de digérer la déception. Sportivement, j’étais à fond et le changement de rythme va être brutal. C’est très dur à encaisser, je vais mettre quelques jours à pouvoir m’exprimer sur ça … »
Opération Papeete ?
Depuis mardi, Paul Meilhat et SMA font donc route vers le nord. Le tandem devrait choisir aujourd’hui entre les options qui s’ouvrent à lui, aucune n’étant parfaite. Si la Nouvelle-Zélande semble mieux équipée pour accueillir un IMOCA 60 blessé, cette destination obligerait Paul à affronter des vents contraires, ce qui n’est pas une bonne chose avec une quille récalcitrante. La route vers la Polynésie française, moins riche en infrastructure lourde, s’annonce en revanche plus tolérante. Il y a pourtant nécessité à choisir : le vérin, de remplacement, qui pèse tout de même 90 kilos, doit être expédié dans les plus brefs délais pour arriver sur le quai avant le skipper et son bateau.
Opération vérin
Depuis mardi, Marcus Hutchinson, le directeur du programme SMA Course au large, Marc Liardet, le boat captain et Clément Rivé, le responsable électronique et énergie, sont à la recherche d’un vérin de remplacement pour SMA.Rapidement, l’équipe à terre a compris qu’il serait impossible d’équiper SMA d’un vérin flambant neuf : le faire fabriquer impliquerait une livraison fin janvier. Dès lors il a fallu arpenter les chantiers et les hangars de Port-la-Forêt et de Lorient. C’est finalement chez Maître CoQ que l’équipe a déniché la pièce convoitée.Un vrai coup de chance et un vrai coup de main. Ce vérin, qui équipait Maître-CoQ initialement, présente un profil sinon identique, du moins similaire, ce qui encourage l’équipe technique de SMA à penser qu’il sera possible de l’utiliser en remplacement du vérin endommagé. C’est finalement assez logique puisque ces deux bateaux sont des sisterships de l’édition précédente du Vendée Globe. Cependant de nombreuses étapes restent à franchir avant d’envisager la suite, et la route va être longue pour Paul.
 
Source: SMA

Le cap Horn devant l’étrave d’Armel Le Cléac’h
jeudi 22 décembre 2016, 17h36
Cela fait aujourd’hui 19 jours que Banque Populaire VIII mène la danse sur ce 8e Vendée Globe. 19 jours que le Breton affiche des trajectoires et des placements parfaits rusant avec la météo pourtant très compliquée en cette fin de Pacifique Sud. L’habile marin breton devrait doubler le dernier des trois caps du tour du monde en solitaire demain aux alentours de 13 heures avec une confortable avance de près de 600 milles sur le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) attendu dimanche soir, le 25 décembre, au large de la Terre de Feu. Derrière, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), 4e, a ralenti et regarde ses camarades revenir dans son rétroviseur. Du côté du club des cinq, d’Alan Roura (La Fabrique) à Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), la régate se poursuit avec âpreté. 17e, l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) fête ses 36 ans par 50 nœuds de vent à 600 milles dans l’ouest du cap Leewin…


Il y a quatre ans, l’histoire n’était pas simple : François Gabart avait repris l’avantage sur Armel un peu plus de 24h avant le cap Horn, et les deux leaders avait doublé le cap mythique avec 3 heures d’écart stressés par la remontée des glaces vers l’île des Etats. L’histoire est tout autre sur le Vendée Globe 2016. Banque Populaire VIII glisse ce soir à 16 nœuds bien loin devant Alex Thomson dans un flux de sud-ouest qui va adonner (devenir ouest) et cela devrait continuer jusqu’à longer les côtes chiliennes avant de doubler le cap mythique dans les mêmes conditions demain à la mi journée. Un premier cap Horn en tête pour Armel (il passe 3e en 2008 et 2e en 2012) ! Il ne faudra cependant pas traîner en route pour garder ce flux portant jusqu’aux îles Falklands, car rapidement le vent devrait mollir par le sud. Au moment où Armel doublera le Horn, Alex naviguera au près puis attrapera un flux d’ouest qui le fera accélérer pour doubler le Horn dimanche 25 dans la soirée… A priori, les deux leaders devraient rester dans l’est de l’île des Etats et des Falklands. A suivre !
Un éternel recommencement
« J’espère que ma position actuelle ne va pas tout anéantir. C’est l’éternel recommencement avec tous ces passages à niveau. On peut revenir comme on peut se faire rattraper. » confiait le skipper de StMichel-Virbac au Vendée Live ce midi. Après une folle calvacade depuis la Nouvelle-Zélande, bien appuyé sur son foil Jean-Pierre, qui avait jusqu’à 270 milles d’avance sur ses poursuivants, butte dans une dorsale. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) lui ont repris une trentaine de milles, et Jérémie Beyou (Maître CoQ) accélère. Un Pacifique Sud capricieux mais qui aura offert à Jean-Pierre un joli ballet de dauphins noir et blanc ce matin, comme pour le consoler…
L’éternel recommencement concerne aussi le groupe de 5 bateaux à l’entrée du Pacifique Sud. Tenez vous bien : le benjamin de la flotte, Alan Roura (23 ans) tient la dragée haute sur son ancien bateau de 2000, face à quatre Imoca de génération 2007/2008 ! Tous se tiennent en 145 milles, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) continuant d’appuyer sur le champignon. Depuis 48 heures, celui qui voit le Vendée Globe comme la grande aventure de ses 40 ans, est le plus rapide de toute la flotte avec chaque jour 400 milles avalés à la vitesse moyenne de 17 nœuds. Elle est pas belle la vie ?

Stéphane Le Diraison : un gréement de fortune avec plus de toile !
A 400 milles de Melbourne en Australie, le skipper de Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt bute dans une zone sans vent. Un coup dur pour le skipper qui peinait déjà à 4,5 nœuds avec 30 nœuds de vent… Stéphane a donc fait appel à ses capacités de bricoleur hors pair pour inventer un système ingénieux lui permettant de maitriser au mieux sa trajectoire :
« J’avais gardé un morceau de grand-voile d’une dizaine de mètres carré qui restait suite à la bataille du démâtage. Je me suis transformé en maitre-voilier pour tailler une grand-voile de secours et l’adapter à mon gréement. Opération réussie ! J’ai pu rehisser mon mât de fortune et j’ai désormais un peu plus de toile. Je vais pouvoir loffer un peu plus quand j’aurai le vent de face, sinon je risquais de repartir d’où je viens et la boucle est sans fin ».

Des nouvelles de Paul Meilhat (SMA)
Depuis mardi, Paul Meilhat et SMA font donc route vers le Nord. Le tandem devrait choisir aujourd’hui entre les options qui s’ouvrent à lui, aucune n’étant parfaite. Si la Nouvelle-Zélande semble mieux équipée pour accueillir un IMOCA 60 blessé, cette destination obligerait Paul à affronter des vents contraires, ce qui n’est pas une bonne chose avec une quille récalcitrante. La route vers la Polynésie française, moins riche en infrastructure lourde, s’annonce en revanche plus tolérante. Il y a pourtant nécessité à choisir : le vérin, de remplacement, qui pèse tout de même 90 kilos, doit être expédié dans les plus brefs délais pour arriver sur le quai avant le skipper et son bateau. Un vrai coup de chance, un vérin, qui équipait Maître-CoQ initialement, présente un profil sinon identique, du moins similaire, ce qui encourage l’équipe technique de SMA à penser qu’il sera possible de l’utiliser en remplacement du vérin endommagé. Décidément SMA et Maître CoQ ne se quittent plus !
OM / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 24 Déc 2016, 17:03

Salut
je vous joins le communique de presse tout juste recu sur ma boite mail
@mitié Laurent


Communiqué de presse
Samedi 24 Décembre 2016


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L E R É S U M É
D E L A S E M A I N E

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Trois avaries graves et un nouveau temps de référence au cap Horn pour Armel Le Cléac’h

Samedi 17 décembre. 18h42. Une mauvaise nouvelle tombe : Stéphane Le Diraison sur La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt a démâté dans des conditions pourtant maniables. « Une poulie de renvoi du réglage de bastaque (câble longitudinal arrière) a décidé que s'en était trop. Sans prévenir elle a littéralement explosé, entraînant dans sa chute l'ensemble du gréement. » expliquera quelques jours plus tard Stéphane, bizuth du Vendée Globe, qui se trouvait alors en 10e position. Le lendemain, dimanche 18 décembre, c’est au tour de Thomas Ruyant de rencontrer une avarie des plus graves : son Souffle du Nord pour le Projet Imagine a tapé violemment un ofni. Son bateau se disloque littéralement. Un morceau de bravoure se déroule alors : Thomas parvient à ramener son bateau à Bluff au sud de la Nouvelle Zélande dans la tempête… Enfin, mardi 20 décembre, Paul Meilhat à bord de SMA annonce à son équipe que son vérin de quille est fissuré sur 40 cm. Impossible de réparer seul avec les moyens du bord. Le skipper se déroute vers la Polynésie. Pendant ce temps, la course continue pour les 19 marins en route vers l’Est. Le 8e Vendée Globe sera celui de tous les records : Banque Populaire VIII double vendredi 23 décembre le Horn en 47 jours et des poussières, pulvérisant le temps de référence établi par François Gabart en 2013 : 5 jours et 5 heures de mieux !


©BPCE


JOUR 41 : 40eme jour de solitude
Tandis que l’homme de tête, Armel Le Cléac’h se rapproche du cap Horn qu’il devrait atteindre dans six jours environ (probablement dans la nuit du 22 au 23 décembre), Sébastien Destremau, lui, ferme la marche à près de 12 000 km de Banque Populaire VIII ! C’est dire si la route est encore bien longue sur ce 8e Vendée Globe pour ceux qui n’ont pas encore débordé l’archipel des Kerguelen… En ce quarantième jour de course, alors que les fêtes de Noël se préparent à terre, en mer, les 22 marins se satisfont de petits bonheurs : un café chaud, un rayon de soleil, la visite d’un albatros, une réparation réussie. Et pour tout l’or du monde, ils ne changeraient rien à leur quotidien.

JOUR 42 : Cinq grandes batailles planétaires
Si le match France-Angleterre entre Banque Populaire VIII et Hugo Boss a perdu de l’intensité depuis 48 heures (près de 400 milles d’écart ce soir), derrière, dans le Pacifique Sud et l’Indien, il y a de quoi vibrer, taper du pied, se ronger les ongles, voir lancer une hola ! Cinq superbes bagarres se déroulent en ce moment même sous les cieux les plus inhospitaliers de la planète. Beyou/Meilhat, Eliès/Dick/Le Cam, Le Diraison/Fa, O’Coineen/Roura/Wilson et Attanasio/Destremau. Faites vos jeux, le suspense reste entier sur le 8e Vendée Globe !

JOUR 43 : Couloirs de bosses et pistes bleues
Alors que Stéphane Le Diraison fait route vers Melbourne après son démâtage survenu hier soir à 700 milles des côtes australiennes, les 21 solitaires encore en course entre l’Indien et le Pacifique Sud, rencontrent des conditions météo très différentes. Même les deux premiers, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, séparés de 440 milles, ne naviguent plus du tout dans les mêmes systèmes. Les routages donnent d’ailleurs deux jours d’écart au cap Horn ! Tandis que le trio Eliès/Dick/Le Cam profite de belles glissades, Thomas Ruyant, 8e, saute des déferlantes, comme Arnaud Boissières et Conrad Colman encore aux prises avec une belle dépression sous le cap Leeuwin.

JOUR 44 : La dure loi du Vendée Globe
Ils ne sont plus que 20 bateaux en course. Après le démâtage de La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt (Stéphane Le Diraison) samedi soir et l’avarie structurelle sérieuse du Souffle du Nord pour le projet Imagine (Thomas Ruyant) hier après-midi, le nombre d’abandons sur le 8e Vendée Globe, à ce jour, se porte à 9 : 3 démâtages, 5 collisions avec des ofni (objets flottants non identifiés) et 1 avarie de foil . Un tour du globe en solitaire qui parfois joue de malchance, si talentueux et prudents soient les marins… A moins de 1 500 milles du cap Horn, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) accroît son avance sur le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) avec 511 milles d’écart. Un Noël au Horn !

JOUR 45 : Des bricoles sous le sapin
Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe en 2000 et 2008, est le premier à dire que chaque jour, il y a de la bricole à faire sur un tour du monde en solitaire. Après 43 jours de course, c’est bien ce qui prévaut dans les vacations et les messages envoyés par les marins. Arnaud Boissières et Jérémie Beyou en prennent pour leur grade. Le skipper de La Mie Câline a dû affaler sa grand-voile pour réparer une latte cassée, quant à Maître CoQ, c’est de l’eau qui rentre par le puits de foil et l’évent des ballasts. Pendant ce temps-là, les deux leaders déboulent à près de 20 nœuds et avalent les milles avec gourmandise : 449 milles en 24 heures pour Banque Populaire VIII !

JOUR 46 : Le malheur des uns… et le bonheur des autres
« Avec une quille comme ça, je ne passais pas le cap Horn » confiait cet après-midi Paul Meilhat. L’avarie de vérin de quille survenue hier vers 15h (heure française) étant trop importante et impossible à réparer seul en mer, le skipper de SMA doit se résoudre, la mort dans l’âme, à quitter sa place de troisième âprement disputée depuis 25 jours contre Jérémie Beyou (Maître CoQ). Paul ne sait pas encore s’il mettra définitivement le cap sur la Nouvelle-Zélande où la Polynésie (Papeete), toutes deux distantes de 1900 milles. La météo en décidera.
Pendant ce temps, 5 marins se livrent une bataille d’anthologie depuis le passage du cap Leeuwin hier : Roura, O’Coineen, Amedeo, Bellion et Wilson se tiennent dans un mouchoir de 300 milles. 13 heures les séparent. Le jeu des chaises musicales ne fait que commencer !

JOUR 47 : Le cap Horn devant l’étrave d’Armel Le Cléac’h
Cela fait aujourd’hui 19 jours que Banque Populaire VIII mène la danse sur ce 8e Vendée Globe. 19 jours que le Breton affiche des trajectoires et des placements parfaits rusant avec la météo pourtant très compliquée en cette fin de Pacifique Sud. L’habile marin breton devrait doubler le dernier des trois caps du tour du monde en solitaire demain aux alentours de 13 heures avec une confortable avance de près de 600 milles sur le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) attendu dimanche soir, le 25 décembre, au large de la Terre de Feu. Derrière, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), 4e, a ralenti et regarde ses camarades revenir dans son rétroviseur. Du côté du club des cinq, d’Alan Roura (La Fabrique) à Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), la régate se poursuit avec âpreté. 17e, l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) fête ses 36 ans par 50 nœuds de vent à 600 milles dans l’ouest du cap Leewin…

JOUR 48 : Le grand Sud dans le tableau arrière de Banque Populaire VIII
Un Horn carte postale ! Sous un ciel bleu ourlé de nuages blancs, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a doublé le cap Horn en tête du 8e Vendée Globe à 13 h 34 mn, ce vendredi 23 décembre 2016. Il aura mis 47 jours et 32 mn depuis les Sables d’Olonne. Il pulvérise ainsi le temps de référence de François Gabart établi le 1er janvier 2013… de 5 jours 5 heures et 38 mn ! Aujourd’hui, Banque Populaire VIII affiche plus d’un demi tour du monde d’avance sur le 19e de la flotte Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) à 1000 milles du cap Leeuwin… La flotte très étalée poursuit son chemin vers l’Est tandis que le chef de file vient de mettre le clignotant à gauche pour rentrer à la maison.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 24 Déc 2016, 18:45

Bonjour
pour faire suite au communiqué de papa l'actu du jour et l'analyse météo
@+Baboune



Actualité
Incroyable rencontre au sud de la Tasmanie !
samedi 24 décembre 2016, 11h42
Rencontre incroyable au beau milieu de l'Indien entre le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) alors qu'ils s'approchent de la longitude de la Tasmanie. Quelques mètres seulement séparent Eric Bellion et Alan Roura qui se rencontrent par 50° Sud. Roura à l’étrave de La Fabrique, Bellion à l’arrière de COMMEUNSEULHOMME, les deux hommes entonnent un « Petit Papa Noël » en duo qui restera dans l’histoire de la course.





En dehors des situations de sauvetage, c’est la première fois que deux concurrents passent aussi près l’un de l’autre et le faire en musique est carrément inédit ! Cette situation n’est pas tout à fait due au hasard et, même si la manœuvre parait osée, est avant tout guidée par la prudence. Une énorme dépression se trouve au sud de la Tasmanie et se déplace lentement. Éric et ses concurrents les plus proches choisissent donc de lever le pied jusqu’à demain soir pour éviter des conditions très scabreuses. « Elle est énorme cette dép’ » explique Bellion qui a retrouvé tout son sérieux à l’observation des fichiers météo. C’est donc sous toilé qu’il progresse pour ne pas aller se faire brasser dans cette tempête australe. « Elle va lever beaucoup de mer et on peut perdre très gros à aller casser le bateau dedans » poursuit le skipper qui – en bon marin – veut préserver la matériel, quitte à ce que sa moyenne en pâtisse.
(Source : CommeUnSeulHomme)


Analyse météo
Coup d’Elastique dans l’Atlantique
samedi 24 décembre 2016, 14h03
Alors qu'Armel le Cléac'h attend le retour du vent par l'Ouest, Alex Thomson progresse à 20 noeuds vers le cap Horn. Derrière, une grosse tempête est attendue sur le Sud de la Nouvelle-Zélande lundi.


© Great Circle
© Great CircleHugo Boss a retrouvé du vent de Sud qui devrait l’accompagner jusqu’au cap Horn en tribord amures, soit sur le bord favorable pour naviguer avec son foil. Dans l’océan Atlantique, le vent est aux abonnés absents pour Banque Populaire VIII, mais cela ne devrait durer que quelques heures. La petite dépression qui va passer dans le Nord d’Alex Thomson devrait amener un bon flux de Nord pour Noël à Armel Le Cleac’h. Après avoir perdu une partie de son avance, il devrait donc repartir dès demain alors que le vent mollira derrière.
Jérémie Beyou a quant à lui accroché une belle dépression avec un flux de Nord qui pourrait l’accompagner jusqu’au cap Horn. Jean-Pierre Dick est le seul des trois poursuivants à avoir un peu de vent. La situation entre les deux dépressions est complexe. Il faudra encore quelques heures à Yann Eliès et Jean Le Cam avant de retrouver du vent plus régulier. Louis Burton qui se rapproche doucement du trio subit © Great Circlela dépression qui vient de Nouvelle-Zélande. Il navigue au près dans des vents supérieurs à 35 nœuds en attendant un retour au Nord prévu pour demain. Nandor Fa et Conrad Colman devraient continuer à bien progresser durant les prochains jours.
La situation est plus délicate pour le groupe qui va d’Arnaud Boissières à Fabrice Amedeo. Une dépression va se creuser très rapidement dans la journée du 26 au Sud de la Tasmanie. Dès 15 heures, elle passera au Sud de la Nouvelle-Zélande avec des vagues de 8 à 10 mètres et des rafales à plus de 70 nœuds sur la pointe Sud de l’île. Le scénario est proche de celui qu’a subi Thomas Ruyant en début de semaine. Aucun des skippers de ce groupe ne pourra s’échapper par devant. Il est donc probable que certains lèveront un peu le pied, comme l’a fait Yann Eliès à deux reprises, afin de laisser cette dépression filer devant eux.
Enfin, le groupe composé de Didac Costa, Pieter Hereema, Romain Attanasio et © GreatCircleSébastien Destremau devrait subir une tempête qui arrive par l’Ouest dès demain. Le lendemain de Noël devrait donc être venté pour une bonne partie de la flotte.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle

Actualité
Vacations : "On se prépare à une grosse dépression"
samedi 24 décembre 2016, 14h36
En queue de flotte, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) file vers le Nord pour éviter le gros de la dépression qui arrive derrière lui. Sébastien indique également qu'il va s'arrêter 24h au mouillage pour faire le tour du bateau avant l'entrée dans le Pacifique. Un Pacifique qui s'apprête à accueillir Alan Roura (La Fabrique) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) plutôt froidement : une tempête va faire rage dès lundi au sud de la Nouvelle-Zélande, beaucoup de prudence s'impose... Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) navigue en mode figariste depuis 24h pour sortir d'une nasse sans vent. Du boulot en ce jour de Noël !



Sébastien Destremau, TechnoFirst-faceOcean
« J’ai 25 nœuds de vent, un grand soleil, une mer un peu chaotique mais ce sont des conditions exceptionnelles. Ce n’est un presque démâtage suivi d’un quasi chavirage et des côtes cassées qui vont nous arrêter. On va finir le Vendée Globe avec les dents… Je me suis très abîmé les côtes car j'ai valdingué à l’intérieur du bateau. Mais ce qui compte, c’est que le bateau soit en bon état. On va faire du Nord-Est, car il y a un gros coup de vent qui arrive demain. Je vais donc aller me cacher au Nord. J’étudie sérieusement un arrêt, avec les meilleures options possibles. Je veux m’arrêter 24 heures dans une baie en Australie occidentale ou en Tasmanie. Avant le Pacifique, je veux m’arrêter. Je ne peux pas aller en haut du mât, il y a trop de mer. On a peu navigué sur le bateau avant le départ du Vendée Globe, et j’ai fait un demi tour du monde depuis. Je ne sais pas si c’est comme neuf ou à la limite de la rupture. Il y a le gréement et d’autres choses à vérifier avant l’entrée dans le Pacifique. Ca rague, il suffit qu’un petit truc ait trop frotté et en deux minutes le mât peut tomber… Je n’ai rien pour Noël ! Même en général, je n’ai pas de bouquin, pas de musique… Je laisse tout ça aux terriens, Noël y compris. Mon Noël est chaque jour. Etre encore en course et passer un jour de plus me suffit ! »
Fabrice Amedeo, Newrest-Matmut
« Je suis sous gennaker, la mer est plate, je suis dans l’anticyclone, ça va être un Noël tranquille. Je suis au foie gras et la nuit tombe. Je me fais un Noël en solo dans les mers du Sud. Un Noël au calme, c’est agréable. Mon équipe m’a envoyé un message pour m’expliquer où était le sac à cadeaux. Il est caché quelque part, je vais ouvrir mes paquets. Ca va âtre sympa ! L’anticyclone arrive à point nommé. Je range le bateau et je me prépare à la grosse dépression qui nous attend au niveau de la Nouvelle-Zélande. Cette grosse dépression sera devant nous, j’ai un bon timing pour arriver dans sa traîne tandis que mes petits copains devant vont devoir ralentir, donc je vais essayer de reprendre quelques milles sur eux. La seule chose qui compte c’est d’arriver aux Sables bien sûr, mais quand j’étais sous-toilé avec ma grand-voile à trois ris, c’était pénible. Lundi, on va toucher des vents forts. Plus tu es Nord, moins tu as de vent, au Sud, ça sera 60 nœuds fichiers. Il va falloir mettre le curseur au bon endroit. Je vais éviter d’aller dans plus de 45 nœuds, les bateaux sont fatigués, je pense qu’on sera tous raisonnables. On se fera un Skype avec mes filles demain pour qu’elles me débrief leur Noël… Elles me manquent terriblement, mais c’est mon choix d’être là. »
Alan Roura, La Fabrique
« Nous ne sommes pas loin avec Eric (Bellion), donc on s’est dit que c’était vraiment dommage de ne pas se voir. Chacun a mis le cap en direction de l’autre, on est encore côte à côte, on discute à la VHF, c’est le rayon de soleil de cette journée grise. J’aime beaucoup Eric, ça me fait plaisir de passer cette journée de Noël avec lui. Je me fais un petit plat sympa ce soir, mais finalement, c’est une journée comme une autre car je suis tout seul à l’autre bout de la terre. Le passage dans le Pacifique, c’est quand même un grand moment. L’Indien est derrière, je suis très heureux d’avoir passé cette étape. Enda fait route vers nous, on est en attente de lui car il n’a plus de cartes, il a des gros soucis informatiques, on va donc lever le pied jusqu’au 26 décembre pour laisser passer la dépression. On reste groupé et on repartira en course le 26 au soir. Personne n’a envie de se prendre 50 nœuds dans le Pacifique. Je lève le pied, je n’ai pas envie d’emmener mon bateau dans la tempête. On est très proche avec mon bateau, je commence à bien l’avoir en main. Je sais ou placer le curseur. Comme Eric, on a passé 49 jours non stop avec nos bateaux, on prend confiance en nous et en notre bateau. Le Pacifique me fait tout de même moins peur que l’Indien. »
Yann Eliès, Queguiner-Leucémie Espoir
« C’est fatiguant parce qu’il n’y a pas de vent, je suis en mode figariste depuis 24h. J’essaie d’exploiter au mieux chaque risée pour sortir de cette nasse. Ce n’est pas si simple. Il faut manœuvrer pour grappiller des milles qui nous emmènerons vers la sortie de ce pot de pus. J’ai eu ma famille hier, je suis allé chercher mes cadeaux qui baignaient dans la flotte. J’ai eu une petite vidéo de 30 mn de toute la famille et la belle famille, les copains, j’ai pris du temps pour regarder ça, ça m’a bien regonflé à bloc… Je me donne à fond, dès que j’aurais touché du vent, j’irais me reposer. Etonnamment, il y un peu de courant… Je trouvais que je n’avançais pas, et j’ai remarqué que parfois il y a un nœud de courant. Et puis j’ai la zone interdite à négocier, je suis à 12 milles… Il faut donc sans cesse jouer avec le vent, le courant, la houle, il faut progresser vers l’Est. J’espère que dans deux-trois heures ce sera plus stable. Jean pierre va ressortir de là avec 300 milles d’avance, il est déjà reparti. Avec Jean (Le Cam), on aura une dépression vers le 26 ou 27 décembre. Elle ne sera pas si creuse que ça… Jean va peut être revenir. L’objectif, c’est d’arriver au Horn avec le bateau en bon état, ça va se jouer dans la remontée de l’Atlantique, c’est la plus compliquée stratégiquement parlant, tout le monde est en plus fatigué et usé. Je suis très à l’écoute du bateau. Il est nickel. On est quand même marqué physiquement. On ne sort pas beaucoup dehors, on est un peu palôts… Vivement les latitudes raisonnables, mais ce ne sera pas avant dix jours… »
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 24 Déc 2016, 18:51

Une petite dernière
et je retourne à mes fourneaux repas de Noël "at home"
@mitié Laurent


Actualité
Noël au charbon
samedi 24 décembre 2016, 17h59
Les images envoyées de la mer en témoignent : les skippers du Vendée Globe ont tous une petite pensée pour les terriens en ce jour de Noël. Foie gras pour l’un, bonnet de père Noël pour l’autre, ris de veau, guirlandes, petits cadeaux cachés dans le bateau. Eric Bellion et Alan Roura se sont même offerts un chant de Noël à deux voix alors qu’ils naviguaient à 5 mètres l’un de l’autre ! En ce jour de festivité et d’abondance, les marins poursuivent leur quête vers l’Est sans trêve, ni répit. La moitié de la flotte (de la Mie Câline à TechnoFirst-faceOcean) se prépare à affronter des vents violents, tandis que Banque Populaire VIII en tête, Queguiner-Leucémie Espoir (5e) et Finistère Mer Vent (6e) travaillent aux réglages dans des vents faibles et irréguliers…

© Cleo Barnham / Hugo Boss
Le plus beau cadeau demeure probablement celui d’Alex Thomson. D’abord, le skipper d’Hugo Boss, qui file à 20 nœuds ce soir, doublera le Horn demain après-midi, ensuite, il est parvenu à relever le moignon de son foil : « Il n’est plus à l’eau et n’engendre plus de traînée. Je n’avais même pas besoin de le couper. Cela me rend heureux… » expliquait le Britannique dans une vidéo envoyée du bord. Passé le Horn, Alex devrait également naviguer tribord amures sur le début de la remontée de l’Atlantique Sud. Pour autant, l’écart avec Armel Le Cléac’h qui peine dans du petit temps, ne devrait pas se réduire significativement : c’est un peu l’élastique qui se détend et qui se tend !
Un Horn qui se fait désirer
Jérémie Beyou à bord de maître CoQ avale les milles goulument depuis qu’il a retouché du vent de Nord. Le cap Horn qu’il devrait doubler mardi se trouve à 1400 milles de son étrave, « comme un cadeau qu’il a hâte de déballer » dit-il. Yann Eliès, joint à la vacation cet après-midi, avoue lui-aussi être impatient de mettre le clignotant à gauche d’autant qu’il se débat dans une bulle sans vent. « Je suis en mode figariste depuis 24h, j’exploite chaque risée à fond. On est quand même marqué physiquement. On ne sort pas beaucoup dehors, on est un peu palôts… Vivement les latitudes raisonnables, mais ce ne sera pas avant dix jours. » Grosse bagarre en perspective donc avec Yann et Jean Le Cam pour la 5e place tandis que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a repris la poudre d’escampette à 200 milles de leurs étraves.
Attention, grosses dépressions !
En ce jour de Noël, la solidarité est plus que jamais vraie en mer. Alan Roura et Eric Bellion qui ont navigué toute la journée bord à bord, ont pris la décision d’attendre l’Irlandais Enda O’Coineen qui navigue à l’aveugle depuis plusieurs jours : « Enda fait route vers nous, on est en attente de lui car il n’a plus de cartes, il a des gros soucis informatiques, on va donc lever le pied jusqu’au 26 décembre pour laisser passer la dépression. On reste groupé et on repartira en course le 26 au soir. » Il faut dire que la dépression attendue promet d’être virulente : 45 nœuds fichiers, soit 60 nœuds en réalité. Le groupe de 6 bateaux au sud de la Tasmanie qui se tient en 250 milles doit donc ralentir pour ne pas se faire prendre au beau milieu… Pour les quatre derniers, l’histoire est la même : demain une tempête arrive de l’ouest. Cap au nord encore une fois pour échapper au plus fort !
Abandon officiel de Paul Meilhat (SMA)
Quatre jours après avoir annoncé son avarie à bord de SMA, Paul Meilhat a signifié officiellement son abandon auprès de la direction de course ce samedi 24 décembre à 15h39 heure française.
Rappelons que Paul avait contacté son équipe le 20 décembre dernier pour signaler un problème de vérin de quille, il occupait alors la 3eme place du classement général.
Il fait route vers la Polynésie et estime son arrivée pour le 28 ou 29 décembre prochain.
OM / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 25 Déc 2016, 18:17

Bonsoir
alors quelques news
aux Sables d'Olonne ils fontt place netle sur justement la place du Vendée Llobe pour remonter le village ils tablent sur une arrivée éventuelle d'Armel Le Cléac’h le dimanche 15 janvier ca reste du conditionnel bien sur!!!
@+Baboune


Actualité
Alex Thomson (Hugo Boss) a doublé le cap Horn ce dimanche 25 décembre à 12 h 42 (heure française)
dimanche 25 décembre 2016, 13h22
Le Britannique aura mis 48 jours 23 heures et 40 mn depuis le départ des Sables d’Olonne le 6 novembre dernier. L’écart avec Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) est de 1 jour 23 h et 8 mn.


Des nœuds dans la tête
dimanche 25 décembre 2016, 16h09
Il y a ceux qui se triturent les méninges pour grappiller des milles et ceux qui ont bien compris qu’il fallait ralentir face à la tempête et ses rafales monstrueuses de 90 nœuds… Ca se passe comme ça dans les mers du Sud : la météo se montre parfois indigeste. Pour les 19 marins encore en course sur ce 8e Vendée Globe, la semaine s’annonce compliquée ! Alex Thomson a doublé le cap Horn à pleine vitesse ce midi à 12h42 très exactement avec près de deux jours de retard sur Armel, mais le Britannique a réduit la distance de près de la moitié : 440 milles contre 820 il y a 48 heures ! Autant dire que les 6 500 milles qui séparent les deux compères de l’arrivée vont se dérouler sous haute tension…



« Armel a été ralenti. Ca va être intéressant de voir si il réussit à rattraper le front. S’il réussit, il va s’en aller. S’il ne réussit pas, nous serons plus près l’un de l’autre. Il y aura un morceau difficile au large de Rio, qui peut être parmi les plus compliqués du parcours. » expliquait Alex Thomson ce midi moins de 20 mn après avoir doublé le cap Horn en deuxième position. Tous les espoirs sont donc permis pour le Britannique de pouvoir raccrocher au tableau arrière le l’impérial Banque Populaire VIII en tête du 8e Vendée Globe depuis 22 jours…
Tempête carabinée à venir au sud de la Nouvelle Zélande
Tandis que Yann Eliès (Quequiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) rêvent d’un réveillon du nouvel An au Horn, impatients de toucher du vent de Sud plus fort, derrière, 7 marins fourbissent leurs armes. Il y a d’abord Conrad Colman (Foresight Natural Energy) en 9e position qui doit absolument cravacher pour ne pas se faire rattraper par les tentacules ventées de la dépression. Mais surtout le groupe de six bateaux, de la Mie Câline à Newrest-Matmut, qui tente de réduire sa vitesse pour ne pas tomber au moment où la dépression se formera. Tout est une question de timing ! Cet œil mauvais ne vient de nulle part mais se formera subitement. En quelques heures le vent passera de 35 nœuds à 90 nœuds dans les rafales ! Le plus fort est prévu mardi 27 décembre à 17h, mais d’ici là les conditions de navigation vont de toutes façons se montrer toniques… Un BMS a été envoyé par la direction de course aux marins depuis quelques jours. Ils sont prévenus et savent bien qu’il ne faut pas jouer avec le feu alors que les bateaux ont déjà un demi tour du monde dans la quille, le mât et les pièces d’accastillage.
A noter que l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) a doublé ce matin la longitude du cap Leeuwin, près de 20 jours après Armel Le Cléac’h. Souvenez-vous que Didac était reparti des Sables avec quatre jours de retard. L’air de rien, il ne fait que progresser dans la flotte : il navigue en 16e position avec deux voiles d’avant en moins… Chapeau l’artiste !
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 25 Déc 2016, 22:56

Bonsoir
le classement dominical et une analyse météo décoiffante lol!
@mitié Laurent




Analyse météo
Plusieurs concurrents ralentissent pour éviter les rafales à plus de 70 noeuds
dimanche 25 décembre 2016, 16h00
Alors que 6 concurrents ont décidé de ralentir pour éviter des vents forts avec des rafales à plus de 70 noeuds, Banque Populaire a retrouvé du vent au large des Iles Falkland.


© Great Circle
© Great CircleBanque Populaire a retrouvé du vent en passant à proximité des Iles Falkland. En poursuivant sa route vers le Nord, il profite plus longtemps du flux d’Ouest, ce qui lui permet de faire route directe. Une fois que le front passera, le vent basculera au Sud-Ouest. Il lui faudra alors tirer des bords au vent arrière.
Hugo Boss a réussi à garder un rythme élevé, ce qui lui permet de se maintenir dans le flux de Sud-Ouest. Derrière, Jérémie Beyou et Jean Pierre Dick naviguent en avant d’une dépression qui devrait leur permettre de creuser l’écart sur leurs poursuivants. Jean Le Cam et Yann Eliès sont dans une zone avec des vents plus irréguliers en attendant des vents forts de Sud pour les 2 prochains jours.
Derrière, le groupe composé d’Arnaud Boissière, Enda O’Coineen, Alan Roura, Eric Bellion, Rich Wilson et Fabrice Amadéo a levé le pied pour éviter la dépression qui doit se creuser demain dans le Sud Est de la Tasmanie. Les rafales devraient atteindre 70 © Great Circlenœuds lundi soir dans le Sud de la Nouvelle Zélande et 90 nœuds mardi. Conrad Colman doit quant à lui continuer à avancer rapidement pour ne pas se faire rattraper par ce système dépressionnaire. Il pourrait ne pas avoir plus de 40 nœuds mercredi, avant que la dépression ne s’essouffle.
Sur l’arrière de la flotte, Sébastien Destremau et Romain Attanasio se sont décalés vers le Nord pour avoir moins de vent dans la dépression qui passe dans leur Sud actuellement.
CD et BS / Great Circle.

© Great Circle

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