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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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baboune
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MessageSujet: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 15 Oct 2016, 22:28

Bonsoir
alors je repars cette année pour un second VdG, papa à obtenu une accréditation de la SAEM Vendée Globe
aujourd'hui à eu lieu l'inauguration du village du Vendée Globe
si tout va bien il est prévue avec papa que nous allions au village dans le courant de la semaine 43 en attendant je vais m'appuyer sur les articles et les photos du site du Vendée Globe  http://www.vendeeglobe.org/fr/




Actualité
Jour J : le Village du Vendée Globe inauguré ce samedi aux Sables d'Olonne
samedi 15 octobre 2016, 18h48

Impatiemment attendu par le grand public, le Village du Vendée Globe, qui marque le début de trois semaines de festivités aux Sables-d'Olonne, a ouvert officiellement ses portes ce samedi matin. Dès 10h00, Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée, Bruno Retailleau, Président de la Région Pays de La Loire, Didier Gallot, Maire des Sables d'Olonne et Pascal Cadorel, directeur de la communication de Sodebo, précédaient une foule d'invités et de visiteurs venus découvrir en avant-première le Village du 8ème Vendée Globe qui s'étend sur plus de 2500 m2 à Port Olona. La visite officielle s'est clôturée par une rencontre avec l'ensemble des concurrents présents à bord de leurs bateaux.



© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBE
Durant la présentation, les élus et personnalités officielles ont d'abord traversé l'allée des exposants située quai de la Gravière, avant de continuer sous le chapiteau de la Vendée présentant une exposition impressionnante, imprégnée de nouvelles technologies et d'applications interactives. Cette exposition © DRpermet de tout connaitre sur les bateaux, les skippers et leur préparation. On y retrouve notamment l'ancien monocoque Aviva de Dee Caffari lors du Vendée Globe 2008, une galerie de portraits des skippers et un espace de projection à 240°. Le parcours de la visite a permis également de découvrir le pavillon du tourisme, les espaces de restauration, le pavillon des partenaires et une nouveauté de cette édition : la zone mixte où il est possible de visiter l'ancien Imoca d'Yves Parlier et de trouver une scène dédiée à l'expression des principaux acteurs du Vendée Globe. Le groupe a ensuite rejoint le ponton du Vendée Globe afin d'aller au devant des navigateurs. Durant son discours, le Président Yves Auvinet a rappelé combien le Vendée Globe est inscrit dans les gènes du département et de ses habitants : « La course appartient aux Vendéennes et aux Vendéens et tous les moyens technologiques sont en place pour faire rayonner le Vendée Globe dans le monde entier. »

Les skippers présentés aux premiers visiteurs
Malgré la pluie, la délégation a pu échanger quelques mots avec chacun des skippers présents à bord de leur bateau, le directeur de course Jacques Caraes étant chargé des présentations. L'occasion pour les marins de livrer quelques impressions, avant de se réunir pour la traditionnelle photo de famille. La matinée de visite s'est conclue par quelques déclarations dont celle de Bruno Retailleau pour qui « l'esprit et les valeurs du Vendée Globe sont un exemple pour le monde sportif. Où il y a une volonté, il y a un passage ». Didier Gallot s'est félicité de « l'immense notoriété que le Vendée Globe apporte à la ville des Sables-d'Olonne ». Pascal Cadorel a rappelé que « Sodebo est parrain du Vendée Globe depuis 2004. C'est une fête populaire que nous vivons en interne et en externe et que nous partageons avec notre public ». En conclusion, Yves Auvinet s'est montré rassurant sur la sécurité assurée à tous les visiteurs « Nous y avons travaillé pendant des mois avec les services de l'Etat et la Préfecture de Vendée. Toutes les mesures sont prises pour que le public profite totalement de l'événement. »
Alex Thomson - GB (HUGO BOSS) :
« Pour moi 30% des concurrents de ce huitième Vendée Globe sont assez compétitifs pour être sur le podium. »
Paul Meilhat - FRA (SMA) :
« Les mésaventures que nous avons connues l'hiver dernier m'ont permis de grandir et aujourd'hui c'est un vrai bonheur d'être là. »
Rich Wilson - USA (Great American IV) :
« Il faut profiter du soutien du public ici aux Sables d'Olonne. Je me souviens de ma première participation, en 2008-2009. Les personnes étaient très chaleureuses et encourageantes avec moi et mon équipe. »
Alan Roura - SUI (La Fabrique) :
« J'ai eu peu de temps pour préparer le Vendée Globe, je suis donc encore en phase de préparation. Je ne réalise pas encore pleinement que je suis aux Sables et que je vais participer au tour du monde en solitaire.»
Didac Costa - ESP (One Planet One Ocean) :
« Après avoir pris la foudre durant le convoyage, ces trois semaines avant le départ se transforment en un vrai challenge pour être prêt à temps ! »
Conrad Colman - NZ ( 100% Natural Energy) :
« Mon bateau connait la route, je suis sûr qu'il me ramènera aux Sables d'Olonne. Il y aura peut-être plus de bateaux anciens que de bateaux neufs qui franchiront la ligne d'arrivée ! »
Bertrand de Broc - FRA (MACSF) :
« Le bateau est prêt, mais c'est le bonhomme qui est le plus important et le bonhomme commence à être prêt aussi. »
Kojiro Shiraishi - JPN (Spirit of Yukoh) :
« Mon souhait est de démocratiser la voile au Japon et je ne voudrais pas être le dernier marin Japonais à faire le Vendée Globe ! »


au fil des jours jevous présenterez les concurrents et leurs formule 1 des mers il y a 29 concurrents cette année seul regret pas une seule femme au départ
@+ Baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 22 Oct 2016, 22:34

Bonsoir
je vais vous présentez au fur et à mesure les skippers et leurs bateaux et je commencerai par les skippers internationaux  pour finir avec nos français lol!

Kojiro SHIRAISHI-SPIRIT OF YUKOH
Palmarès Vendée Globe :1ère participation en 2016
Portrait : Kojiro SHIRAISHI, 49 ans, Kamakura (Japon)



Kojiro Shiraishi, 49 ans, sera donc le premier marin asiatique à participer au Vendée Globe. Ce n’est pas une mince affaire dans le cadre de l’internationalisation de l’Everest des mers. Pour comprendre le personnage, il faut avant tout se pencher sur le nom de son bateau : Spirit of Yukoh. Un nom en forme d’hommage au mentor de Kojiro : Yukoh Tada. Une légende dans le milieu très restreint de la course au large asiatique, car ce chauffeur de taxi de Tokyo était surtout un vrai personnage de roman : marin, musicien (saxophoniste) et bouddhiste, vainqueur du BOC Challenge dans sa catégorie, c’est lui qui avait pris sous son aile le jeune Kojiro. Hélas, la légende dit que les multiples problèmes rencontrés dans la construction du 50 pieds Koden VIII pour le BOC Challenge 1990-1991 (le bateau perdit sa quille et chavira trois fois) ne furent pas étrangers au suicide de Yukoh, survenu en Australie, à Sydney, le 9 mars 1991. Kojiro Shiraishi était alors le jeune « disciple », ou plutôt l’élève de Yukoh Tada, le pilier de son équipe. Et à l’âge de 26 ans, Kojiro devient le plus jeune marin à boucler un tour du monde en solitaire à la voile.
C’est en la mémoire de Yukoh Tada également que Kojiro Shiraishi se fera remarquer sur Around Alone en 2003, et surtout sur la Velux Five Oceans, le tour du monde avec escales, en 2006. Sur cette épreuve – qu’il dispute déjà à bord d’un IMOCA nommé Spirit of Yukoh- il boucle une nouvelle fois le tour du monde, en 118 jours, et termine deuxième derrière un certain Bernard Stamm. Pas vraiment le premier venu, donc ! D’autant qu’avant et après cet exploit, Kojiro Shiraishi avait également fait le bonheur d’équipages français en quête de Record du Pacifique : en 1998 à bord de l’Explorer mené par Bruno Peyron et, dix ans plus tard en 2008, avec l’équipage du Gitana 13 mené par Lionel Lemonchois… Voilà donc le personnage très attachant qui s’apprête à représenter pour la première fois tout un continent sur le Vendée Globe. Et pas seulement pour y faire de la figuration : son bateau n’est autre que l’ex plan Farr 2007 mené auparavant par Alex Thomson, Sébastien Josse et Roland Jourdain, est c’est encore une excellente machine, capable du meilleur. Kojiro Shiraishi l’a d’ailleurs prouvé récemment, en prenant la septième place de la Transat New York-Vendée. Avec beaucoup de respect et de « zénitude », comme il se doit.



(photo issue su site Imoca ocean racing)

Monocoque IMOCA
SPIRIT OF YUKOH

   Numéro de voile : 11
   Anciens noms du bateau : Estrella Damm/ Veolia Environnement / Hugo Boss
   Architecte : Bruce Farr Yacht Design
   Chantier : NC
   Date de lancement : 01 janvier 2007
   Longueur : 18,28 m
   Largeur : 5,85 m
   Tirant d'eau : 4,50 m
   Déplacement (poids) : 8 tonnes
   Hauteur mât : 27,50
   Voile quille : acier / steel
   Surface de voiles au près : 300 m²
   Surface de voiles au portant : 560 m²

Depuis sa mise à l’eau en 2007, ce 60 pieds est passé entre les mains d’experts : Sébastien Josse pour le Vendée Globe 2008-2009, Roland Jourdain qui a remporté la Route du Rhum 2010 à son bord, Alex Thomson pour le Vendée 2012-2013 (3e place) et plus récemment Guillermo Altadill et José Munoz lors de la Barcelona World Race (2e place). Il s’agit de l’un des bateaux actuels qui affichent le meilleur palmarès. A la fois fiable et performant, ce plan Farr a été conçu sans superflu et dans un souci d’efficience.

@+Baboune


Dernière édition par baboune le Dim 23 Oct 2016, 22:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 22 Oct 2016, 22:46

Merci Baboune pour ce post ... J'espère que cette année Jérémie Beyou pourra arriver au bout, c'est un ancien pote qui était en équipe de France de voile avec moi Razz .
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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 22 Oct 2016, 23:00

32Dundee a écrit:
Merci Baboune pour ce post ... J'espère que cette année Jérémie Beyou pourra arriver au bout, c'est un ancien pote qui était en équipe de France de voile avec moi Razz .
salut JF
Sympa ca !!!
@+ Baboune
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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 22 Oct 2016, 23:07

Enda O’COINEEN-KILCULLEN VOYAGER - TEAM IRELAND


Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016

Portrait : Enda O’COINEEN, 61 ans, Dublin, IRL



Autodidacte au caractère bien trempé, l’Irlandais Enda O’Coineen sera à coup sûr une des attractions de ce Vendée Globe 2016/2017. Et pas seulement parce qu’avec lui un Irlandais participera pour la première fois au Vendée Globe ! Car ce personnage haut en couleurs est à lui seul une allégorie du fighting spirit et de l’esprit d’aventure Irlandais. Enda O’Coineen a fort bien réussi dans les affaires, notamment en créant les premiers réseaux d’entrepreneurs dans les Pays de l’Est, juste après la chute du mur de Berlin. Mais il est aussi un des créateurs de Afloat, célèbre magazine de voile en Irlande. Dans sa jeunesse, il traversa l’Atlantique sur un bateau gonflable, juste pour prouver à son patron - qui fabriquait ces bateaux qu’on n’appelait pas encore des semi-rigides - que c’était possible ! Parmi les multiples autres facettes de ce personnage atypique, on peut encore citer qu’Enda O’Coineen est à la fois le créateur de l’Atlantic Youth Trust, un programme d’éducation par la mer qui embarque chaque année des centaines de jeunes sur de grands voiliers classiques… et à la fois le Président de la Fédération Internationale des Pubs Irlandais !

En 2015, Enda O’Coineen a épaté son monde encore en parvenant à se hisser sur le podium de la Transat Saint Barth’-Port La Forêt, en IMOCA : troisième ! Il faut dire que l’Irlandais est aussi excellent marin, pas du tout un inconnu dans le petit milieu de la course au large. Il a beaucoup navigué, notamment en monotype et sur des Maxis. C’est lui qui était d’ailleurs à l’origine du projet irlandais sur la Whitbread, le tour du monde en équipage, dès 1987. Lui aussi qui fut un des grands animateurs du projet Green Dragon sur la Volvo Ocean Race, deux décennies plus tard. Lui encore qui donnera de sa personne pour que Galway, sa ville du Connemara, accueille l’arrivée de la Volvo Ocean Race. Sur ce Vendée Globe, il voudra avant tout boucler la boucle. Il en a parfaitement les moyens, à bord d’un très bon bateau.




Monocoque IMOCA(pas d'image actuelle trouvée)
KILCULLEN VOYAGER - TEAM IRELAND

   Numéro de voile : IRL 3
   Anciens noms du bateau : Ecover 3 / Président / Gamesa
   Architecte : Owen Clarke Design LLP / Clay Oliver
   Chantier : Hakes Marine
   Date de lancement : 01 août 2007
   Longueur : 18.28 m
   Largeur : 5,80m
   Tirant d'eau : 4.50 m
   Déplacement (poids) : 8 t
   Nombre de dérives : 2
   Hauteur mât : 27.30 m
   Voile quille : Carbone
   Surface de voiles au près : 300 m²
   Surface de voiles au portant : 580 m²

Plan Owen Clarke, Kilcullen Team Ireland n’est autre que l’ancien Ecover 3 avec lequel Mike Golding a couru deux Vendée Globe, avec des destins très différents. En 2008, il démâte au large de l’Australie. Remis en état, il termine 3e de la Transat en double 2009. Il est surtout très modernisé et très allégé en 2011. Malgré un deuxième démâtage juste après sa remise à l’eau en mai 2012, Mike Golding parvient à boucler sa préparation et il terminera à son bord 6e du Vendée Globe 2012/2013, en 88 jours et 6 heures. Un très bon bateau, entièrement refité chez Mer Agitée à Port-La-Forêt.

aller ca sera tout pour ce soir
@+ baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 12:35

Désolé Baboune pour le p'tit HS mais quand on parle du Vendée Globe j'ai toujours la nostalgie des années Virtual Skipper...............8 ans déjà qu'on s'était éclaté à modéliser et intégrer dans le jeu un Imoca pour le VDG 2008 .Première mondiale : sur l'architecture des fichiers d'un bateau on avait même crée des icebergs , des albatros , des baleines et même des continents (World map) .

J'ai retrouvé ça dans mes archives ..............nostalgie

PS : A la fin du clip il y a le nom des énergumènes qui avaient participé à l'époque Wink



PS2 : J'y joue encore Very Happy

Pierre

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 14:57

Snifff...VSK.....Que de parties lorsque je jouais sur la VAC, avec le classement qui allait avec.... Nostalgie.

En tout cas pour cette édition, je vais m'inscrire sur virtual regatta Very Happy
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kagou
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 19:28

32Dundee a écrit:
Snifff...VSK.....Que de parties lorsque je jouais sur la VAC, avec le classement qui allait avec.... Nostalgie.

En tout cas pour cette édition,  je vais m'inscrire sur virtual regatta Very Happy



Et oui sniff !!! je vais me faire de temps en temps encore quelques regates ...

Pour le VDG virtuel je reste fidèle à VLM Wink

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:16

Bonsoir aller je continu dans mes présentations

Alex THOMSON-HUGO BOSS
Palmarès Vendée Globe : 4ème participation en 2016
Portrait : Alex THOMSON(Anglais), 42 ans, Titchfield (ANG)



Alex Thomson ne sait pas uniquement plonger en costume du haut du mât de son bateau ou s'envoler en kitesurf pour les besoins de communication de son sponsor, Hugo Boss. L’image a fait le tour de la planète Internet, mais c’est bien du haut de ses capacités sportives qu’Alex Thomson nourrit une ambition ultime : être un jour le premier étranger à remporter le Vendée Globe.
Il en a parfaitement les moyens, avec une machine à foils dernière génération construite chez Green Marine en Angleterre. Lors de la dernière édition (3e en 2012/2013), Alex Thomson a aussi montré à tous qu’on pouvait parfaitement conquérir le podium avec un bateau d'ancienne génération. Il est d’ailleurs souvent cité en exemple par ses pairs pour ce haut fait d’armes.
Mais ce n’est qu’un détail de son palmarès déjà éloquent et d’une histoire haute en couleurs. Notamment parce que ce passionné de vitesse qui a grandi sur les côtes du sud de l’Angleterre, fut aussi dès 1999 le plus jeune marin à remporter une course autour du monde : la Clipper Round The World Race, arrachée à l’âge de 25 ans seulement. Ses deux abandons successifs sur le Vendée Globe en 2004 et 2008 ne sont plus que des mauvais souvenirs. Alex est un phénomène, capable de repousser très loin ses propres limites et celles de son bateau. Comme lorsqu’il a battu le record de la traversée de l’Atlantique en solitaire ou conquis en double la 2e place de la Barcelona World Race. Le Britannique est obstiné et très expérimenté : comme Vincent Riou ou Bertrand de Broc, ce sera déjà la quatrième fois qu’il prend le départ de l’Everest des mers. Et il a très, très envie que celle-ci soit la bonne. A placer sans hésiter dans la catégorie des grands favoris. Un jour, un marin étranger gagnera le Vendée Globe. Alex Thomson pourrait bien être celui-là.
On a eu très peur pour son tout nouveau Hugo Boss, qu’Alex avait du abandonner en mer sur avarie lors de la dernière transat en double. Fort heureusement, son équipe a pu récupérer le 60 pieds et le réparer. Il sera à 100% au départ des Sables d’Olonne.



Monocoque IMOCA-HUGO BOSS


Numéro de voile : GBR 99
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : Green Marine
Date de lancement : 01 septembre 2015
Longueur : 18,28 m
Largeur : nc
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 7,5 tonnes
Nombre de dérives : 2 (foils)
Hauteur mât : 29 m
Voile quille : nc
Surface de voiles au près : 340 m²
Surface de voiles au portant : 570 m²
Construit chez Green Marine et mis à l’eau pendant l’été 2015, la toute nouvelle machine d’Alex Thomson est également un plan VPLP-Verdier doté d’appendices porteurs, comme la totalité des nouveaux bateaux, à l’exception du Spirit of Hungary de Nandor Fa. Alex Thomson a demandé une machine capable de gagner… mais à l’instar du SMA de Paul Meilhat, on a eu très peur que tous ces rêves soient réduits à néant quand Alex a été contraint d’abandonner le bateau pendant la Transat en double. Heureusement récupéré, Hugo Boss a été réparé et renforcé après cette première sortie périlleuse en course. Il sera forcément très compétitif… et très regardé grâce à une déco très classe.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:19

Conrad COLMAN -100 % NATURAL ENERGY
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Conrad COLMAN (Néo-Zélandais), 32 ans, Lorient



« Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait. » La fameuse formule de l’écrivain Marc Twain sied parfaitement à Conrad Colman. Le jeune marin est un fonceur et quand il a un projet en tête, difficile de l’en détourner. Un trait de caractère précieux quand on veut s’attaquer à une épreuve de l’envergure du Vendée Globe… Originaire de Nouvelle-Zélande, Conrad grandit au sein d’une famille de passionnés de navigation. A tel point qu’au départ de Bali (Indonésie), il passe la première année de sa vie sur un voilier. A 15 ans, il s’installe aux Etats-Unis où il décroche un diplôme d’économie puis monte sa petite entreprise de fabrication de cadres de vélo en titane. Durant ces années américaines, Conrad repousse ses limites en course à pied et en VTT, qu’il pratique à haut niveau. La mer, en revanche, ne fait plus partie de son quotidien. Cette situation ne dure qu’un temps : lassé de rester au sec, il replonge dans la voile.

Il n’hésite pas à tout plaquer et débarque alors en Angleterre avec pour seul bagage un sac rempli de vêtements et une idée fixe en tête : prendre un jour le départ du mythique Vendée Globe. Il devient préparateur bénévole pour le navigateur britannique Steve White qui prend part à l’édition 2008-2009 du tour du monde en solo. Fin 2008, il pose ses valises à Lorient où il vit encore aujourd’hui. Comme beaucoup de navigateurs, il découvre le large en solitaire par le biais de la très formatrice Mini Transat. Malgré une courte préparation, il parvient à boucler sa première transatlantique. L’année suivante, il s’attaque à la Route du Rhum en Class40 en travaillant à nouveau dans l’urgence. Mais là encore, il va au bout de sa course.

Ambitieux et confiant en ses capacités à accomplir de grands exploits, Conrad Colman enchaîne en Class40 avec la Global Ocean Race, course autour du monde en double avec escales. Il remporte quatre des cinq étapes de l’épreuve et s’adjuge la victoire au général. Fort de cette réussite, il part en quête de financements pour lancer son propre projet en IMOCA. En parallèle, il devient préparateur du bateau de Bertrand de Broc (Votre Nom Autour du Monde) pour la Transat Jacques Vabre 2013 et la Route du Rhum 2014. Puis il rencontre le Hongrois Nandor Fa qui lui propose d’être son équipier pour la Barcelona World Race, le tour du monde en double en IMOCA. Le périple est émaillé de nombreux soucis techniques mais les deux hommes s’accrochent et terminent en 110 jours.

Si Conrad Colman aime tant la course au large, c’est parce que la discipline réunit tous ce dont il a besoin pour s’épanouir dans la vie : l’entreprenariat, le haut niveau sportif et l’aventure. Son rêve : boucler le Vendée Globe 2016-2017 en mode aventurier puis revenir quatre ans plus tard avec un projet lui permettant de jouer les premiers rôles. 




Monocoque IMOCA-100 % NATURAL ENERGY



Numéro de voile : NZL 80
Anciens noms du bateau : Maisonneuve
Architecte : Lavranos-Artech Design Team
Chantier : Artech do Brasil
Date de lancement : 01 janvier 2005
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,60 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,5 tonnes
Nombre de dérives : 2
Surface de voiles au près : 350 m²
Surface de voiles au portant : 600 m²
Mis à l’eau en 2005, ce 60 pieds a pris la même année le départ de la Transat Jacques Vabre entre les mains de deux skippers brésiliens, Walter Antunes et Raphaël Coldefy. Puis le bateau a été racheté par Jean-Baptiste Dejeanty qui a participé au Vendée Globe 2008-2009 à son bord. Mais suite à de multiples avaries, le skipper a dû se dérouter et donc abandonner. Depuis, le bateau n’a pas disputé de nouvelle course puisqu’il appartenait à la société Sensation Océan qui proposait des sorties aux entreprises et aux particuliers. Dans la perspective du Vendée Globe, Conrad Colman a entrepris un chantier visant avant tout à fiabiliser la plateforme.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:20

Nandor FA-SPIRIT OF HUNGARY
Palmarès Vendée Globe : 3ème participation en 2016
Portrait : Nandor FA(Hongrois) , 63 ans, Székesfehérvár – HUN


Un parcours atypique s’il en est, définit bien le marin Hongrois qui compte parmi les découvreurs des premiers Vendée Globe ! Nàndor Fa était en effet de la deuxième édition de l’Everest des mers en 1992, remportant une belle cinquième place et ouvrant par la même occasion la voie de la ligne d’arrivée aux skippers étrangers. Autodidacte, le sexagénaire aime œuvrer à sa main et apprécie particulièrement esquisser des plans de voiliers sur sa planche à dessin, avant de s’atteler à la concrétisation.

Dans sa ville natale (au nom imprononçable) située non loin de Budapest, il a suivi dès son plus jeune âge la tradition familiale qui consistait à faire de la lutte, jusqu’à ce qu’une blessure l’oblige à changer de sport. Pour Nàndor qui ne conçoit la vie qu’avec une intense activité sportive, vient le temps de la découverte des joies nautiques ; le kayak tout d’abord, puis la voile alors qu’il a déjà 27 ans. Passionné par les régates de Finn et de Laser, il est intégré dans l’équipe nationale, puis commence à dessiner des bateaux tout en rêvant d’embruns océaniques. Alors qu’il croise près du Cap Horn sur le 31 pieds qu’il s’est construit, Nàndor entend par hasard à la radio Chilienne, qu’une course autour du monde en solitaire avec escales passe par là : le BOC Challenge. En quelques minutes, l’homme a pris sa décision (et sa planche à dessin), il fera des courses autour du monde et en 60 pieds. C’est ainsi que le marin terminera le BOC 1991 avec Alba Régia, puis obtiendra une 5e place dans le Vendée Globe deux ans plus tard avec ce bateau qu’il a lui-même fabriqué. Malheureusement, il aura moins de chance en 1996 lors du Vendée Globe suivant, son nouveau voilier Budapest victime d’avaries puis dune collision ne terminera pas l’épreuve. Durant le long, très long break que Nàndor fait alors avec la course au large, se consacrant à la fabrication de pontons, le Vendée Globe n’est jamais sorti de sa tête ! En 2010 Nàndor décide de revenir à son destin de navigateur et de tenter encore une fois l’aventure en solitaire autour du monde. C’est donc son dernier né, Spirit of Hungary, que le skipper alignera au départ du 6 novembre 2016. S’il boucle le tour, c’est en homme heureux qu’il mettra un terme à sa carrière de coureur, à près de 64 ans. Tout ce qu’on lui souhaite…



Monocoque IMOCA-SPIRIT OF HUNGARY



Numéro de voile : HUN 77
Architecte : Nándor Fa et Attila Déry – Hongrie
Chantier : PAUGER Carbon et FA HAJÓ Ltd - Hongrie
Date de lancement : 01 avril 2014
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,65 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,8 tonnes
Nombre de dérives : 2
Hauteur mât : 29 m
Voile quille : Inox
Surface de voiles au près : 297 m²
Surface de voiles au portant : 600 m²
Spirit of Hungary est le premier des IMOCA conçu et fabriqué depuis la nouvelle jauge. Mis à l’eau en avril 2014 à Trieste (Italie), le troisième monocoque de 60 pieds dessiné et construit par Nàndor Fa himself est né en Hongrie dans les chantiers Pauger, puis a été terminé chez Fa Ltd. Equipé d’un mât carbone traditionnel avec barres de flèches, ainsi que d’une quille en Inox, le bateau a déjà effectué un premier tour du monde et participé à la dernière Transat Jacques Vabre, non sans moult soucis techniques qui ont imposé des améliorations majeures notamment sur la quille et dans le gréement.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:21

Pieter HEEREMA-NO WAY BACK
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Pieter HEEREMA(Néerlandais) , 65 ans, Warmond




Spectateur passionné du Vendée Globe depuis de nombreuses années, Pieter Heerema, sera l’un des neuf étrangers de cette 8e édition. Homme d’affaires néerlandais spécialisé dans le offshore et navigateur aguerri, son rêve d’aventures salées en solitaire s’est concrétisé à l'occasion d’un échange avec Michel Desjoyeaux lors d’une compétition de Dragon au printemps 2015. Depuis le navigateur hollandais n’a pas cessé d’enchainer les milles nautiques à bord de No Way Back pour être fin prêt le 6 novembre 2016.
Né en Amérique du Sud avant de déménager en Hollande à l’âge de 11 ans, Pieter Heerema a en effet une vraie carrière de marin derrière lui. A la fois en compétition inshore et en croisière en famille partout dans le monde. Après avoir fait ses armes en 470, en Yngling, ou encore en J 22 et J 24, il a - depuis le début des années 90 - passé beaucoup de temps en équipage sur deux supports bien connus des régatiers : le mythique Dragon et le RC 44, la classe imaginée par Russel Coutts. Avec des résultats très probants au niveau international, où on a souvent retrouvé sur les podiums et aux places d’honneur l’équipage qu’il menait.

Au top en équipage donc, Pieter Heerema pourra-t-il l’être aussi en solitaire autour du monde ? « Je n’ai pas beaucoup d’expérience en solitaire » avoue-t-il… mais le moins qu’on puisse dire est qu’il a mis toutes les chances de son côté pour réussir. D’abord en rachetant un bateau flambant neuf. Puis en sachant s’entourer des meilleurs : au départ par Michel Desjoyeaux, mais aussi et surtout par d'autres grands pros du monde de la course au large comme Antoine Mermod et son équipe. Pieter Heerema dit adorer autant la course que la croisière. « J’aime être loin, pêcher et griller moi-même mon poisson. Je n’aime pas les vacances à l’hôtel. J’aime la vie simple et j’aime par-dessus tout naviguer, être en mer. » Avec cette première participation au Vendée Globe il se lance un immense défi personnel. Et rien n’est laissé au hasard. Le bateau (qui s’appelle No Way Back, comme son RC 44) a été renforcé et un programme d’entraînement et de courses a été mis au point : six semaines aux Canaries pour bénéficier d’excellentes conditions d’entraînement puis deux transatlantiques en solitaire : la Calero Solo Transat (entre Lanzarote et Newport) et la New York-Vendée. 





Monocoque IMOCA-NO WAY BACK


Numéro de voile : NED 160
Anciens noms du bateau : Vento di Sardegna
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : Persico Marine
Date de lancement : 01 août 2015
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,80 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 7,5 tonnes
Nombre de dérives : 2 (foils)
Hauteur mât : 29 m / mât-aile monotype IMOCA / one design wing mast
Voile quille : monotype IMOCA / one design
Surface de voiles au près : 320 m²
Surface de voiles au portant : 570 m²
No Way Back est  l’ex-Vento di Sardegna, plan VPLP-Verdier dernier cri qui avait été construit à l’origine pour l’Italien Andrea Mura avant que ses sponsors ne jettent l’éponge suite à la crise économique en Italie. De fait, c’est une machine flambant neuve, à foils, très proche des tous nouveaux Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h et Safran de Morgan Lagravière. Construit en Italie chez Persico Marine et lancé à l'été 2015, cet IMOCA 60' avait été conçu pour être capable de gagner le Vendée Globe. Il a été renforcé chez CDK à Lorient, suite aux avaries enregistrées à bord des foilers sur la Transat Jacques Vabre 2015. Pour l'apprivoiser, Pieter Heerema a été aidé par l’écurie Mer Agitée de Michel Desjoyeaux. Et si l’ambition avouée de Pieter est avant tout de réussir la boucle planétaire, avec une telle machine, il n’est pas impossible qu’il se pique au  jeu.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:22

Didac COSTA-One planet One ocean
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Didac COSTA(Espagnol) , 35 ans, Barcelona



Catalan bon teint, Didac Costa est un marin Barcelonais qui possède un joli point commun avec un héros du Vendée Globe, en l’occurrence le Britannique Mike Golding : il est sapeur-pompier de métier. Ce « bombero » de la caserne de Cerdanola del Vallès, dans la proche banlieue barcelonaise, assure que son job a quelques similitudes marquées avec celui de navigateur solitaire : « il faut savoir préparer son travail en équipe, dormir peu… et garder son calme quelles que soient les circonstances ». Bien vu.
Son cursus nautique, Didac Costa l’a débuté sur l’habitable familial à bord duquel il partait en croisière avec ses parents. Cabotage le long des côtes espagnoles et navigations vers les Baléares lui donnent dès l’enfance le goût des horizons du large. A son adolescence, il se prend de passion pour la navigation en solitaire. Et c’est tout naturellement qu’après quelques saisons en dériveur, il se dirige vers la classe Mini, ces petits voiliers de 6,50 mètres surpuissants que nous connaissons bien en France. Il termine sur le podium de plusieurs courses en Méditerranée, avant de lui aussi préparer la grande aventure transatlantique. Au final, il se classe 19e des bateaux de série de la Mini Transat 2011, entre la Rochelle et Bahia (Brésil). Cette expérience, très riche, lui donnera envie d’aller encore plus loin, « sur des bateaux plus puissants, plus rapides, plus extrêmes : les IMOCA ».
A bord de ces fascinantes machines du Vendée Globe, Didac Costa - qui se dit lui-même « patient, calme et optimiste » - a d’ailleurs déjà bouclé un tour du monde. C’était la Barcelona World Race 2014/2015, courue avec son complice Aleix Gelabert (un autre « Ministe » barcelonais). A bord du vénérable One Planet One Ocean & Pharmaton, ils ont même réussi l’exploit de terminer à la quatrième place. Le tout avec une machine pas du tout inconnue des passionnés du Vendée Globe… puisque il s’agissait de l’ex Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur avait terminé 2e en 2001 ! Arriver à un tel résultat sur le Vendée Globe 2016 sera probablement inaccessible pour Didac, au vu du niveau particulièrement relevé de cette 8e édition de l’Everest des mers. Ce n’est pas un problème. Il le sait parfaitement et son premier objectif sera de réussir seul ce qu’il a déjà accompli en double : boucler la grande boucle planétaire par les trois caps.



Monocoque IMOCA-One planet One ocean


Numéro de voile : ESP-33
Anciens noms du bateau : Kingfisher, Educación Sin Fronteras, Fòrum Marítim Català, One Planet One Ocean & Pharmaton
Architecte : Owen-Clarke Design
Chantier : Marten Yachts
Date de lancement : 01 janvier 2000
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,30 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,9 T
Nombre de dérives : 2
Hauteur mât : 26 m
Voile quille : Acier
Surface de voiles au près : 240 m²
Surface de voiles au portant : 470 m²
Si Didac boucle son budget il pourra disposer de l’ex Kingfisher d’Ellen MacArthur, propriété de la FNOB qui lui réserve sa location. Autrement dit d’un bateau qui est déjà monté sur le podium du Vendée Globe (2e en 2001). Certes de génération ancienne, ce plan Owen Clarke présente surtout un énorme avantage pour Didac puisque sous le nom de One Planet One Ocean & Pharmaton, c’est à son bord qu’il a déjà bouclé un tour du monde : la Barcelona World Race. L’ex-Kingfisher (également vainqueur de la Route du Rhum 2002) est un des IMOCA qui affiche à son compteur le plus grand nombre de milles en course et autour du monde. Didac partira à la barre d’un bateau fiable qu’il connaît sur le bout des doigts.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:24

le doyen de cette édition et le plus jeune sont tout les deux dans les nationalités internationales

Alan ROURA-LA FABRIQUE
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Alan ROURA (Suisse), 23 ans,Lorient

Nouveau venu parmi les skippers en lice pour le prochain Vendée Globe, Alan Roura n’a certainement pas froid aux yeux. Après une enfance bercée au clapotis du lac Léman, c’est sur la longue houle de l’Atlantique et du Pacifique qu’il grandit et traverse son adolescence. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie. Chantiers navals en Amérique du Sud, entretien des yachts et charters de luxe à Tahiti, ferblanterie à Grenade, ce touche-à-tout se forge un tempérament bien trempé, arrosé d’une inaltérable passion pour la mer transmise de père en fils.

« Passe ta Mini d’abord ! » lui rétorque-t-on à chaque fois qu’il évoque ses projets de tour du monde. Polyglotte, son jeune visage taillé et déjà buriné par ses nombreuses années d’aventures océaniques, il débarque en 2012 en Bretagne, la ferme intention de s’engager dans sa toute première compétition chevillée au corps. Pari tenu l’année de ses vingt ans. Il termine à une très honorable 11è place la plus initiatique des transats disputée, avec le plus petit budget de la flotte, à bord d’une petite coquille de bois de 6,50 mètres de long.

L’année suivante, il récidive au chapitre du solo. En Class40 cette fois et sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. Au départ de Saint-Malo, il s’élance, fin octobre 2014, à bord d’un voilier, Exocet que, fidèle à son habitude, il a préparé avec toute la fougue et l’énergie de sa jeunesse en dépit de moyens limités. C’est malheureusement sans compter avec une avarie qui le freine net dans son élan et réduit, sur les eaux du golfe de Gascogne en furie, ses espoirs de traversée à néant.

Le coup est dur pour le navigateur helvète qui carbure avec le rêve de circumnavigation planétaire pour moteur. Mais en 2015, il repart de plus belle sur la transat en double. Il viendra à bout de cette longue et laborieuse traversée. Ponctuée par une escale technique, elle se révèle riche de précieux enseignements sur les chemins détournés qui le mènent jusqu’au départ du Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années.
Alan sera évidemment le benjamin du Vendée Globe. Il va courir contre de nombreux marins ayant l’âge d’être son père… et quelques uns qui ont celui d’être son grand-père ! Il a exactement le tiers de l’âge de Rich Wilson, par exemple. Mais que sont 44 ans d’écart au regard de l’aventure majuscule ?



Monocoque IMOCA-LA FABRIQUE



Numéro de voile : sui7
Anciens noms du bateau : Armor-Lux/Foies Gras Bizac ; We Are Water
Architecte : Pierre Rolland
Chantier : Globe Surfer-Lesconil (29) - Bernard Stamm et son équipe
Date de lancement : 01 juillet 2000
Longueur : 18.28 m
Largeur : 5.70 m
Tirant d'eau : 4.50 m
Déplacement (poids) : 8.5 tonnes
Nombre de dérives : 1
Hauteur mât : 26.80 m
Surface de voiles au près : 290 m²
Surface de voiles au portant : 550 m²
Alan Roura a récupéré et remis à neuf un 60 pieds chargé d’histoire, le célèbre Superbigou que Bernard Stamm a construit au fond de son jardin à Lesconil (Finistère). A son bord, Stamm a pris le départ du Vendée Globe 2000-2001 avant d’abandonner quelques jours plus tard. Le Suisse s’est ensuite offert le record de la traversée de l’Atlantique en monocoque puis a remporté à deux reprises Around Alone, le tour du monde en solitaire avec escales. « C’est le bateau de mes rêves pour un premier Vendée Globe », s’enthousiasme Alan Roura, son nouveau skipper.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:26

Rich WILSON-GREAT AMERICAN IV
Palmarès Vendée Globe : 2ème participation en 2016
Portrait : Rich WILSON, 66 ans, USA



Haut diplômé de mathématiques à Harvard et de science interdisciplinaire au MIT (Massachussetts Institute of Technology) à Boston, sa ville d’origine, Rich Wilson est un homme brillant qui a exercé des métiers variés : professeur de mathématiques à Boston, analyste défense à Washington ou encore consultant désalinisation en Arabie Saoudite – entre autres. Bref, une pointure. Rich Wilson est également un navigateur émérite qui s’est fait connaître en 1980 en remportant l’épreuve Newport-Les Bermudes. A partir de 1990, il décide de se servir de la voile comme support éducatif auprès des enfants. Alors qu’il tente de battre le record San Francisco-Boston en double à bord de Great American, un trimaran de 60 pieds, il est victime d’un chavirage au large du cap Horn puis est récupéré par un cargo. Cet épisode marquant est suivi par de nombreux écoliers. Rich Wilson retente sa chance sur ce même parcours trois ans plus tard. Ce deuxième essai est un succès suivi par 300 000 enfants aux Etats-Unis mais aussi des millions d’adultes puisque ses chroniques quotidiennes sont reprises par des grands journaux. A bord de Great American 2, il décroche deux nouveaux records sur les routes New York-Melbourne et Hong Kong-New York, puis termine 2e de la Transat anglaise en 2004.
A 58 ans, il est le doyen du Vendée Globe 2008/2009. A bord d’un monocoque ancien, mis à l’eau dix ans plus tôt, il se bat comme un lion pour surmonter coups de chiens et avaries multiples. Il rallie les Sables d’Olonne après 121 jours de mer, non sans avoir une nouvelle fois partagé sa course avec le plus grand nombre. S’il souhaite revenir en 2016, c’est pour être plus rapide mais surtout pour développer ses programmes pédagogiques. Convaincu que la voile est un outil intéressant pour véhiculer des valeurs positives auprès des jeunes, Rich Wilson portera ses messages aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Il espère également que sa participation permettra de développer la renommée du tour du monde en solo aux Etats-Unis et contribuera à booster la participation américaine lors des prochaines éditions. On le voit, Rich Wilson est un formidable ambassadeur du Vendée Globe. Il sera à 66 ans, le doyen de l’édition 2016-2017.



Monocoque IMOCA-GREAT AMERICAN IV
(pas de photo trouvée)

Numéro de voile : USA 37
Anciens noms du bateau : Temenos II (2006), Mirabaud (2012)
Architecte : Owen Clarke Design
Chantier : Southern Ocean Marine (Nouvelle-Zélande)
Date de lancement : 01 septembre 2006
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,50 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,5 tonnes
Nombre de dérives : 2
Hauteur mât : 28 m
Voile quille : Carbone
Surface de voiles au près : 330 m2
Surface de voiles au portant : 600 m2
Comme en 2008-2009, Rich Wilson prendra le départ du Vendée Globe à bord d’un bateau âgé de près de dix ans : Great American IV, un plan Owen Clarke de 2006 avec lequel Dominique Wavre a participé deux fois au Vendée Globe (abandon en 2008/2009, 7e en 2012/2013). Ce 60 pieds IMOCA a laissé un nombre impressionnant de milles dans son sillage. Il a notamment pris part à deux Barcelona World Race, le tour du monde en double, et une Route du Rhum. Racheté par Rich Wilson en 2013, le bateau a subi un important chantier fin 2014-début 2015 après avoir été… foudroyé ! Pour son deuxième Vendée Globe, le skipper américain dispose en tout cas d’une machine qui a démontré sa fiabilité et a largement le potentiel pour lui permettre d’améliorer son temps de 121 jours établi en 2009. A bord de ce même bateau, Dominique Wavre a en effet bouclé le parcours en 90 jours en 2013.

mes prochaines présentations concerneront nos frenchies
@+ baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:39

Bonsoir un communiqué de presse sur les foils
@mitié Laurent



Communiqué de presse
Le Mardi 18 octobre 2016
C’est le grand débat de cette huitième édition du Vendée Globe ! Foil ou pas foil : là est
la question… Sur le papier, ces appendices issus de la Coupe de l’America permettent
de sustenter le bateau comme s’il était plus léger, et donc la vitesse limite est
sensiblement augmentée jusqu’à 1015%
supplémentaires aux allures travers au vent.
Mais qui dit avantages, dit inconvénients : ces dérivesfoils
sont moins efficaces contre
le vent et au vent arrière et n’ont d’effet de vol qu’à partir d’une douzaine de noeuds de
vent réel… Ce tour du monde va donc lever le voile sur cette incertitude : fautil
effleurer
la mer avec un bateau le plus léger possible ou fautil
voler audessus
de l’océan ?

Depuis trente ans, les voiliers des tours du monde en solitaire ont subi plusieurs révolutions
architecturales, d’abord pour des raisons de sécurité, ensuite pour s’adapter à une jauge de
plus en plus contraignante. Mais pour autant, leurs performances n’ont fait que grimper au fil
des éditions du Vendée Globe puisque lors du premier tour du monde sans escale, le
vainqueur Titouan Lamazou avait mis 109 jours huit heures tandis que François Gabart détient
Voir la version en ligne
EVOLUTIONS POUR UNE REVOLUTION
désormais le temps de référence depuis 2013 avec 78 jours deux heures… 25% de vitesse en
plus pour un parcours désormais près de 20% plus long !
La voile océanique est certainement le sport mécanique qui a le plus évolué ces trente
dernières années ! Car les premiers voiliers de 60 pieds (18,28 mètres) destinés aux tours du
monde datent justement du BOC Challenge 1996, la deuxième édition du tour du monde en
solitaire avec escales. Mais depuis le vainqueur Crédit Agricole III, construit en aluminium,
lourd (15 tonnes) et surdimensionné, les architectes se sont penchés sur tous les artifices pour
augmenter la puissance tout en diminuant le poids. Ainsi pour le premier Vendée Globe 198990,
aucune réelle contrainte architecturale n’existait si ce n’est la longueur de coque mais au fil
des éditions, la domination des « luges » larges, peu lestées mais énormément ballastées et
surtoilées a dû être remise en question suite à l’édition dramatique de 19961997
: trois
chavirages (Dinelli, Bullimore, Dubois) et une disparition (Gerry Roufs)…
Mâtaile
et quille pendulaire
Et s’ils deviennent ainsi plus « raisonnables » avec une jauge IMOCA qui prend en compte la
stabilité latérale et l’embarquement d’un matériel de sécurité plus adapté, les 60 pieds ne s’en
laissent pas compter côté innovations. En 1996, Yves Parlier s’élance avec le premier mât aile
autour du monde… Dès 2000, Michel Desjoyeaux s’impose avec une quille pendulaire qui
permet d’augmenter la raideur à la toile. Puis viennent les dérives asymétriques, la
multiplication des ballasts, les énormes progrès de la prévision météo avec les fichiers Grib et
le routage embarqué, les tissus à voile indéformables, les constructions en carbone préimprégné…
Les voiliers IMOCA passent alors sous la barre symbolique des cent jours en 2001, font le tour
du monde en moins de 90 jours en 2005, puis en moins de 85 jours en 2009 et en 78 jours en
2013 ! Pourtant les contraintes de jauge sont de plus en plus drastiques avec aujourd’hui une
largeur maximale de 5,85 m, un tirant d'eau maxi de 4,50 m, un tirant d’air de 29 m, un
maximum de cinq appendices, un francbord
et un volume de rouf minimum… Et les
architectes se succèdent aux avantpostes
: FinotConq,
Lombard, OwenClarke,
Farr,
Kouyoumdjian, puis VPLPVerdier.
Avec des carènes aux formes de plus en plus tendues et
aux étraves de plus en plus rondes pour accroître encore la stabilité latérale.
La folie des foils
Mais cette débauche d’innovations se répercute sur les coûts et les skippers envisagent en
2013 l’adoption d’un monotype pour limiter les budgets. L’idée est rejetée mais un certain
nombre d’éléments du puzzle qui constitue un 60 pieds IMOCA est alors « standardisé » (mât,
quille) et le volume des ballasts limité. Inspirés par les catamarans de la Coupe de l’America,
les designers imaginent alors d’adjoindre des dérivesfoils
pour sustenter les coques et gagner
encore en puissance et en vélocité : six nouveaux prototypes sont ainsi équipés de ces
nouveaux appendices et un « ancien » a été modifié pour les intégrer.
Mais comme la jauge 2016 limite le nombre d’appendices à cinq (une quille, deux safrans, deux
dérives), les concepteurs ont dû imaginer une double fonction pour un même appendice : un
rôle antidérive pour empêcher le bateau de déraper sur l’eau aux allures contre le vent et une
fonction de sustentation pour soulager la coque en lien avec la quille pendulaire qui a aussi un
effet sustentateur. L’extrémité verticale de cette dérivefoil
joue ce premier rôle (« tip ») tandis
que le coude (« elbow ») provoque la portance, la partie oblique qui sort de la coque (« shaft »)
n’ayant qu’un rôle de portetip.
Au fil des essais en mer, les skippers et les architectes ont alors
défini le meilleur calage puisque la jauge interdit de modifier l’incidence du foil, puis ont fait
évoluer les profils initiaux pour améliorer les performances, en particulier contre le vent.
Ainsi tous les bateaux à foils sont équipés d’une version 2 mais chacun y a apporté sa touche,
l’objectif étant de jouer sur le curseur des performances : plus à l’aise au près, plus puissant au
vent de travers, plus cabré au portant… Le gain de puissance apporté par les foils est
conséquent particulièrement entre 70° et 120° du vent réel où cet appendice avec la quille
pendulaire, permet d’élever la coque en diminuant donc la résistance de l’eau sur la carène
avec un bonus vitesse allant jusqu’à deux noeuds par rapport à un monocoque IMOCA «
classique » sans foils.
Cette nouveauté architecturale est donc désormais au point après plus d’une saison d’essais
mais le débat reste ouvert sur un tour du monde en solitaire sans escale : qui entre les bateaux
qui survolent l’eau avec leur foils et les voiliers qui effleurent les mers grâce à leur légèreté,
s’imposera après deux mois et demi de navigation au coeur de ces trois océans, lors de cette
révolution planétaire avec un panel de conditions météorologiques aussi varié, des dépressions
australes aux calmes équatoriaux ? Réponse vers le 20 janvier 2017 aux Sables d’Olonne…

_________________
“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.”De André Malraux
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 23 Oct 2016, 22:42

Le plan du Ponton
@mitié Laurent



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 24 Oct 2016, 10:28

Merci pour cette présentation du Vendée Globe
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:03

Bonsoir
j'attaque ce soir la présentation de nos skippers français

Jérémie BEYOU-MAITRE COQ
Palmarès Vendée Globe : 3ème participation en 2016
Portrait : Jérémie BEYOU, 40 ans, Larmor Plage, Morbihan



On n’est pas triple vainqueur de La Solitaire du Figaro (2005, 2011 et 2014) par hasard !  Jérémie Beyou a la mer dans le sang et la rage des grands régatiers chevillée au corps. Depuis ses premiers bords d’enfant dans la baie de Morlaix sous la houlette de Bruno Jourdren (aux côtés d’Armel Le Cléac’h et Yann Eliès, tiens, tiens….), cet animal à sang froid a appris à se faire mal et à ne jamais renoncer. Il a une capacité incroyable à se redresser de chaque échec et est lui aussi au sommet de son art. Très difficile à battre aussi bien en monocoque qu’en multicoque, il a notamment remporté la Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre Dick, a terminé 2e de la dernière Route du Rhum en IMOCA et gagné la Transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) le 8 juin 2016… Vous avez dit motivé ?
Charmant à terre, teigneux en mer, « Jerem » a acquis ses lettres de noblesse tout près des Sables d’Olonne, à Port Bourgenay en 2005. Il décroche alors sa première victoire dans la grande classique au nez et à la barbe de Michel Desjoyeaux, au terme d’une étape si dantesque qu’elle en est devenue légendaire. « Mich’Desj’ » déclara en substance ce jour là que c’était un honneur d’être battu par Beyou…
Très à l’aise dans le gros temps et pas mauvais du tout dans le petit, Jérémie Beyou est un roc touche à tout, expert en météo et excellent technicien. Stratège hors pair, il a une grosse revanche à prendre sur le Vendée Globe, après ses cruels abandons sur casse lors des deux dernières éditions. Il suffit de jeter un œil à son palmarès pour le classer immédiatement dans la catégorie des favoris. L'IMOCA60 Maître CoQ (ex Banque Populaire VI) connaît le chemin du podium puisque c’est à son bord qu’Armel Le Cléac’h a terminé deuxième en 2013. Jérémie fera tout pour l’emmener de nouveau flirter avec ces sommets.



Monocoque IMOCA-MAITRE COQ



Numéro de voile : 19
Anciens noms du bateau : Foncia, Banque Populaire
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : CDK – JMV – Green Marine
Date de lancement : 20 septembre 2010
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,90 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 7,8 tonnes
Nombre de dérives : 2 (foils)
Hauteur mât : 29 m
Voile quille : Acier
Surface de voiles au près : 300 m²
Surface de voiles au portant : 660 m²
A une poignée d’heures près - celles qui séparaient François Gabart d’Armel Le Cléac’h à l’arrivée aux Sables d’Olonne en 2013 - c’était tout simplement le tenant du titre. C’est le dauphin… ce qui n’est pas si mal. Cinquième dessin VPLP-Verdier, c’est donc une machine d’avant-dernière génération parfaitement compétitive. Et on sait que Jérémie Beyou est très fort pour optimiser ses bateaux. Celui-ci aura encore les armes pour titiller le podium, voire mieux... D’autant qu’avec toute son équipe, Jérémie Beyou a décidé fin 2015 (démarrage du chantier début 2016) de doter l’IMOCA60 Maître CoQ d’appendices porteurs, ces fameux foils qui permettent de faire décoller le bateau aux allures portantes. Un choix qui s’est révélé particulièrement osé mais judicieux puisque le « nouveau » Maître CoQ, équipé de foils, a remporté en juin dernier la Transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne).
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:04

Tanguy DE LAMOTTE-INITIATIVES COEUR
Palmarès Vendée Globe :2ème participation en 2016
Portrait : Tanguy DE LAMOTTE, 38 ans, Lorient, Morbihan



Versaillais d'origine et Breton d'adoption, Tanguy de Lamotte a tiré ses premiers bords avec son grand-père du côté de Saint-Malo avant de suivre une filière habitable relativement classique, notamment en First Class 8. Il concevait alors la mer et les bateaux avant tout comme un appel à l'aventure et c'est encore un peu le cas, même s'il sait depuis longtemps se transformer en compétiteur. Un peu plus tard, on le verra faire ses classes sur le Tour de France à La Voile, quand celui-ci se courrait encore en monocoque (JOD35 et M30).
Comme quelques autres grands navigateurs, Tanguy de Lamotte est aussi architecte naval, diplômé de la prestigieuse école de Southampton. Le garçon a découvert le Vendée Globe d'une manière professionnelle d'abord en assistant Ellen MacArthur lors de l'édition 2000 et a ensuite un peu touché à tout, des plus grands multicoques aux minuscules 6.50. Passionné de technique, Tanguy est connu également pour avoir construit ses propres bateaux, notamment son Mini 6.50, puis le Class 40 avec lequel il gagnera la première Solidaire du Chocolat.
Sur la dernière édition du Vendée Globe, il était un des chouchous du grand public. D'une part parce qu'il navigue pour la bonne cause en soutenant Mécénat Chirurgie Cardiaque qui permet d’opérer et de sauver des enfants à travers la planète… et d'autre part parce qu'il sait se transformer en communicant hors pair, capable d'emmener à son bord tout un chacun par le biais de ses vidéos tantôt sensibles, tantôt hilarantes. Mais attention, Tanguy n'est pas seulement champion d'air guitar… Pour sa deuxième participation au Vendée Globe, il change de monture en partant avec un bateau éprouvé et qui a bénéficié d'importantes motivations (l'ex Akena Vérandas, ex PRB). Son exigence sportive va logiquement monter d'un cran. Pour l'anecdote, il a participé à la Transat Jacques Vabre 2015 avec une autre "star" du Vendée Globe : la Britannique Samantha Davies. Son objectif sportif sur le Vendée Globe : tourner autour du monde en moins de 84 jours, puisque c'est le chrono réalisé par Desjoyeaux en 2009 à bord d'un bateau identique à son nouvel Initiatives Coeur. Ambitieux, mais pas impossible.




Monocoque IMOCA-INITIATIVES COEUR



Numéro de voile : FRA 109
Anciens noms du bateau : Akena Vérandas, PRB
Architecte : Bruce Farr
Chantier : CDK
Date de lancement : 01 septembre 2006
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,85 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,5 tonnes
Hauteur mât : 28,10 m
Voile quille : Acier
Surface de voiles au près : 300 m²
Surface de voiles au portant : 500 m²
Le bateau connaît bien la route, il l’a bouclée deux fois ! Tanguy part cette fois avec l’ex Akena Vérandas utilisé par Arnaud Boissières lors de la dernière édition… et qui n’est autre que l’ancien PRB que menait Vincent Riou en 2008/2009. Une machine bien plus récente (dix ans de moins) et donc bien plus performante que « Le Pingouin » de la dernière fois. En outre, le nouvel Initiatives Cœur a bénéficié d’importantes modifications : les huit premiers mètres en partant de l’étrave ont été changés pour donner plus de volume et lui donner davantage de puissance. Tanguy a évidemment initié et suivi chaque détail de cette transformation. Quand on est archi, on ne se refait pas…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:19

Vincent RIOU-PRB
Palmarès Vendée Globe : 4ème participation en 2016
Portrait : Vincent RIOU, 44 ans, Loctudy (Finistère)




S’il fallait le qualifier en deux mots, Vincent Riou serait le super polyvalent. Car ce marin-là sait absolument tout faire : concevoir, développer et optimiser  les bateaux, être un (très) grand stratège météo, mais aussi un fin technicien et un régatier aussi acharné que talentueux. Un couteau suisse breton, en quelque sorte !
De son enfance à Loctudy – petit village d’irréductibles Bretons où il vit toujours avec femme et enfants – Vincent Riou a hérité d’une passion indéfectible pour la mer. C’est sur l’eau que « Vincent le terrible » se sent encore le mieux, à la bagarre sur tout ce qui flotte, des dériveurs de son enfance aux multicoques en passant par la série Figaro puis celle des grands IMOCA.
En 2000 il était le préparateur du bateau vainqueur, celui de Michel Desjoyeaux. Quatre ans plus tard, l’entreprise vendéenne PRB lui confie la barre sur les conseils du « Professeur », et c’est en vainqueur implacable que Vincent réussit une performance inédite : gagner le Vendée Globe alors qu’il n’était pas en tête au cap Horn, devancé par Jean Le Cam. Le tout crée des liens : lors de l’édition 2008, Jean chavire au cap Horn et qui vient le sauver dans des conditions extrêmes ? Vincent, bien sûr ! Le Jury de la course lui accordera d’ailleurs la troisième place ex-aequo à l’issue de ce sauvetage épique. Pour parachever l’histoire, les deux hommes navigueront ensemble sur la Transat Jacques Vabre 2013… qu’ils gagneront haut la main ! Très actif au sein de la classe IMOCA (qui préside aux destinées des bateaux du Vendée Globe) Vincent sera le seul ancien vainqueur en lice. Il ne vient évidemment pas pour y faire de la figuration, mais se verrait bien au contraire rejoindre Desjoyeaux au pinacle des double-vainqueurs du Vendée Globe où « MichDesj » est toujours seul. Pour le moment.




Monocoque IMOCA-PRB



Numéro de voile : 85
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : CDK
Date de lancement : 11 mars 2010
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,50 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : NC
Nombre de dérives : 2
Hauteur mât : 29 m
Voile quille : Acier mécano soudé
Surface de voiles au près : 300 m²
Surface de voiles au portant : 600 m²
S’il a été mis à l’eau en mars 2010, PRB a été tellement optimisé en 2014 que le fameux numéro 85 (cinquième IMOCA à porter le nom de l’entreprise vendéenne) est quasiment un bateau neuf. Tout a été refait ou presque, de la quille aux dérives en passant par les safrans, pour en faire un bateau totalement à l’image de son skipper : rapide, fiable et polyvalent. C’est l'un des plus étroits de la flotte mais il a gagné en légèreté ce qu’il a perdu (très peu) en puissance. Une sacrée machine qui, bien que non-équipée de foils, est capable du meilleur. PRB a tout gagné en 2015, saison où il fut le bateau-référence pour tous les skippers de la classe IMOCA. PRB est selon son skipper,  « sans doute un des plus faciles à mener de toute la flotte.» Notamment parce que son rapport poids/puissance en fait un bateau léger, réclamant relativement peu de surface de voile pour atteindre ses performances optimales

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:20

Morgan LAGRAVIÈRE-SAFRAN
Palmarès Vendée Globe :1re participation en 2016
Portrait : Morgan LAGRAVIÈRE,29 ans, Plougoumelen,Morbihan



Morgan Lagravière va tenter de réaliser une incroyable performance : monter sur le podium du Vendée Globe dès sa première participation, à moins de 30 ans. Comme un certain François Gabart il y a quatre ans, Lagravière partira autour du monde avec un 60 pieds de dernière génération taillé pour la victoire. Comme Gabart encore, le skipper de Safran a fait ses armes en voile légère puis en séries olympiques avant d’effectuer un passage rapide mais remarqué dans le circuit Figaro, décrochant deux podiums en trois saisons dans la très exigeante Solitaire.

Aussi à l’aise entre trois bouées qu’au large, donc, Lagravière dépose sans complexe sa candidature quand Safran lance en 2013 un processus de sélection pour désigner le successeur de Marc Guillemot. Un poste forcément convoité qui attire des grands noms de la course au large et bon nombre de jeunes prometteurs. Mais c’est bien Morgan qui décroche la barre du nouveau Safran. Un rêve pour cet amoureux de la glisse qui passe une bonne partie de son temps libre… sur l’eau ! Il n’est pas rare de le croiser en baie de Quiberon en kitesurf, J80, Moth à foil, paddle ou encore windsurf… S’il multiplie les supports, c’est avant tout pour le plaisir mais aussi pour acquérir des compétences transposables sur d’autres supports, dont le 60 pieds IMOCA bien sûr.
Tout est allé très vite pour ce marin originaire de la Réunion qui n’a pas hésité à quitter son île à 17 ans pour suivre la filière sport-études voile et ainsi se professionnaliser. Contrairement à François Gabart et à Armel Le Cléac’h, les deux grands animateurs du dernier Vendée Globe, Morgan Lagravière n’a pas une formation d’ingénieur. Il se revendique volontiers moins cartésien, davantage attaché à l’aspect sensitif et intuitif de la navigation. Mais il ne faut pas se fier à son côté décontracté : Morgan est un jeune homme méthodique. L’aventure, très peu pour lui. Sympathique et ouvert à terre, Lagravière devient redoutable en mer. Il prendra le départ de son premier tour du monde avec l’objectif de jouer les tous premiers rôles.
Après avoir construit son projet avec la société de Marc Guillemot, Morgan le poursuit désormais avec Kaïros, la structure de Roland Jourdain. Deux héros du Vendée Globe pour mentors successifs, voilà qui promet.




Monocoque IMOCA : SAFRAN



Numéro de voile : 25
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : CDK
Date de lancement : 05 mars 2015
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,80 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : nc
Nombre de dérives : 2 (foils)
Hauteur mât : 27 m
Voile quille : Acier
Surface de voiles au près : 300 m2
Surface de voiles au portant : 550 m2
Morgan Lagravière ne partira pas à bord de n’importe quel bateau puisque Safran n’est autre que le premier né des six plans VPLP-Verdier lancés pour le Vendée Globe 2016-2017. Ce 60 pieds IMOCA est doté de foils, les fameux plans porteurs pensés pour accroître les performance aux allures portantes. Safran deuxième du nom affiche une carène puissante, plus plate sur l’arrière et plus volumineuse à l’étrave que son prédécesseur. Morgan Lagravière dispose à n’en pas douter d’une machine à la hauteur de ses ambitions. Safran a déjà montré de remarquables pointes de vitesse, juché sur ses foils jaune fluo.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:21

Armel LE CLÉAC’H-BANQUE POPULAIRE VIII
Palmarès Vendée Globe : 3ème participation en 2016
Portrait : Armel LE CLÉAC’H, 39 ans,Gouesnac'h (Finistère)



Doit-on encore présenter ce marin d’exception ? Quand on n’a pas encore la quarantaine et qu’on affiche au palmarès deux places de deuxième sur les deux derniers Vendée Globe, deux victoires dans la Solitaire du Figaro, deux autres dans la Transat AG2R et encore une deuxième place sur la Route du Rhum et une victoire dans The Transat, c’est probablement inutile. Car pour Armel Le Cléac’h « faire mieux que la dernière fois c’est forcément gagner l’Everest des mers !
En 2008 pour sa première participation, Armel se hissait d’emblée sur le podium juste à côté de Michel Desjoyeaux. En 2013, il ne lui a manqué que trois heures, dix-sept minutes et un soupçon de réussite pour y parvenir. Trois heures sur 78 jours, donc !
Les fins observateurs du circuit Figaro savent depuis longtemps que « Le Chacal » - son surnom officiel pour sa capacité à tordre l’adversaire et à ne jamais lui lâcher le moindre mètre - est un grand. Un immense marin, même. On notera pour l’anecdote que lui aussi commença par les croisières et régates en famille dans les cailloux de Bretagne nord, du côté de Saint Pol de Léon. Et qu’il retrouvera une fois de plus ses adversaires d’enfance et d’adolescence sur ce Vendée Globe, puisqu’Armel a été élevé aux mêmes embruns que Jérémie Beyou et Yann Eliès. Dire qu’il n’est pas inimaginable de retrouver un jour ces trois-là sur le podium de l’Everest des mers… Ce serait une belle histoire, mais on peut compter sur eux pour être surtout des adversaires acharnés sur l’eau, comme ils le sont si souvent sur la Solitaire : à eux trois ils en ont raflé huit ces dernières années ! Méticuleux, précis, ultra rapide et souvent très inspiré sur sa stratégie, Armel Le Cléac’h sera l'un des grands favoris de ce Vendée Globe 2016-2017. Il assume ce statut mais sait qu’il lui faudra un brin de réussite en plus pour gagner. Sur la dernière Transat Jacques Vabre (2e) et surtout lors de The Transat (vainqueur), Armel a prouvé qu'à la fois lui et sa machine étaient déjà au top. La philosophie d’Armel est claire : premier, sinon rien !




Monocoque IMOCA-BANQUE POPULAIRE VIII



Numéro de voile : FRA 18
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : CDK
Date de lancement : 09 juin 2015
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,80 m
Tirant d'eau : 4,50
Déplacement (poids) : 7,6 tonnes
Nombre de dérives : 2 (foils)
Hauteur mât : 27,30 m
Voile quille : Acier
Surface de voiles au près : 300 m2
Surface de voiles au portant : 600 m2
La nouvelle bête de course d’Armel Le Cléac’h est elle aussi un plan VPLP-Verdier, dont une partie (notamment la carène) a été étudiée en collaboration avec l’équipe de Safran (le bateau de Morgan Lagravière). Banque Populaire VIII a tout pour permettre à son skipper de gravir la dernière marche qui lui manque : celle du vainqueur. Depuis la mise à l’eau de ce plan VPLP-Verdier en juin 2015, Armel et son Team ont été parmi les premiers à tester les foils. Depuis la mise à l’eau de ce plan VPLP-Verdier à l’été 2015, les performances du Monocoque Banque Populaire VIII n’ont cessé de s’améliorer. Ce bateau est l’un des nouveaux foilers les plus optimisés et Armel a toute confiance en sa superbe machine.
 
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:22

Paul MEILHAT-SMA
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Paul MEILHAT, 34 ans,Brest (Finistère)



Le jeune homme est souriant, relativement discret et éminemment sympathique. Ceci vaut pour le côté terre, car en mer c'est une autre histoire : Paul Meilhat ne lâche jamais rien et navigue très souvent devant. Ce Brestois d'adoption est un jeune marin redoutable, au niveau des tous meilleurs avec qui il s'entraine à Port La Forêt. Paul Meilhat vient de la voile légère et des séries olympiques, notamment du Laser et du très exigeant 49er. Un passé de pur régatier, donc, qu’il a su faire fructifier au large en passant par la case Figaro Bénéteau.
Il fait son apparition dans le circuit en 2008 en participant à la Cap Istanbul avec trois sous en poche et une farouche envie de faire son chemin dans cette discipline. Il s’entraîne dur, vit chichement, parvient à convaincre un petit partenaire… L’année d’après, il se fait remarquer sur la Solitaire avec une place de deuxième bizuth et des étapes souvent courues aux avant-postes. En très peu de temps, Paul est passé du monotype de 10 mètres au 60 pieds open. Aujourd’hui, pour sa préparation, il bénéficie de toute l'expérience du double vainqueur Michel Desjoyeaux et de l’écurie Mer Agitée. Les deux hommes ont énormément travaillé et navigué ensemble. Le bateau, SMA, n'est autre que celui utilisé par un autre jeune blond plein de talent, François Gabart, pour battre le record du Vendée Globe lors de la dernière édition. Si la même méthode donne le même résultat…
Pour l'anecdote, "Paulo" connait une bordée de chansons de marins qu'il faudra lui réclamer les soirs de victoire. Son sens de l'humour n'est pas la dernière de ses armes mais encore une fois il ne faut pas s’y fier. Quand en 2014 il remporte la Transat AG2R (avec Gwénolé Gahinet), il frappe un grand coup et confirme aussitôt avec une 5e place remarquée sur la Solitaire du Figaro. SMA l'a choisi pour porter haut ses couleurs lui donnant les moyens de ses ambitions, en IMOCA cette fois, en lui confiant la barre du « bateau d’occasion » le plus convoité de tous. Ce sera son premier tour du monde, certes, mais à l'instar d'un Morgan Lagravière, Paul a toutes les armes pour y jouer les premiers rôles. Voilà un prétendant à surveiller de très près. Sa grave blessure en mer en décembre 2015, sur la Transat St Barth/Port-La-Forêt, n’est plus qu’un mauvais souvenir. Paul hélitreuillé dans des conditions dantesques, son bateau a été sauvé après avoir dérivé des Açores... jusqu’en Irlande ! Paul Meilhat a depuis rebondi terminant 4e de The Transat puis de la New York - Vendée au printemps 2016. Marin et machine seront au top pour le départ du Vendée Globe.




Monocoque IMOCA-SMA



Numéro de voile : 1859
Anciens noms du bateau : Macif
Architecte : VPLP-Verdier
Chantier : CDK, Mer Agitée
Date de lancement : 01 janvier 2011
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,70 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 7,7 tonnes
Nombre de dérives : nc
Hauteur mât : 29 m (mât aile)
Voile quille : Acier forgé
Surface de voiles au près : 340 m²
Surface de voiles au portant : 570 m²
Rien d’autre que le tenant du titre ! Paul partira à bord de l’ex-Macif avec lequel François Gabart a réussi l’exploit que l’on sait lors de la dernière édition. Une machine au palmarès plus que parfait et dont les performances étaient tout simplement les meilleures, en tous cas jusqu’à l’arrivée des derniers nés de la classe IMOCA. Sous le nom de MACIF, ce monocoque a réalisé un quasi grand chelem : vainqueur du Vendée Globe, de la Route du Rhum, du Fastnet, etc. Néanmoins, on a eu peur aussi pour le bateau l'hiver dernier, quand Paul Meilhat, gravement blessé, fut contraint de l’abandonner en mer. Il a finalement été récupéré puis remis en état dans les installations de Mer Agitée. SMA est revenu à son niveau, c’est-à-dire une machine capable de jouer les tous premiers rôles.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 26 Oct 2016, 23:22

Sébastien DESTREMAU-TechnoFirst - faceOcean
Palmarès Vendée Globe : 1ère participation en 2016
Portrait : Sébastien DESTREMAU,52 ans,Toulon



« Tout petit, je ne savais pas godiller. Du coup, je suis devenu professionnel de la voile ! » Sébastien Destremau a le sens de la formule et c’est tant mieux, car en plus d’être un régatier confirmé, l’homme est également journaliste sportif… Sébastien Destremau partira à bord d’un bateau ancien, mis à l’eau en 1998 (lire ci-dessous), avec pour ambition première de boucler la boucle, en racontant une belle histoire.
« Tout ce que je n‘ai pas, je ne le casserai pas » ... telle est la philosophie de Sébastien et de TechnoFirst - FaceOcean, son bateau, qu’il présente comme simple, fiable et performant. Sébastien Destremau a déjà gravi trois des quatre grands sommets de la voile puisqu’il a effectué une préparation olympique, pris part à plusieurs campagnes pour la Coupe de l’America et participé à la Volvo Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales.
L’idée de tenter le quatrième sommet et de participer au tour du monde en solitaire lui trotte dans la tête depuis un bon moment déjà. Commentateur pour une grande chaine de télévision  au départ du Vendée Globe 2012-2013 aux Sables d’Olonne, il lance en même temps une chaine sur dailymotion (100 Millions de vidéos vues à ce jour).
La veille du départ 2012, Sébastien décide qu’il sera de la partie lors de l’édition 2016. En mai dernier ses efforts sont récompensés par l’achat d’un IMOCA qui permet à son projet d’acquérir une forte crédibilité. Grâce à son expérience sur d’autres supports, Sébastien Destremau aborde la prise en main de son nouveau bateau avec confiance et juste ce qu’il faut d’adrénaline et de stress pour ne pas brûler les étapes. Une étape majeure a ainsi été passée cet été après 42 jours de mer à bord de FaceOcean et un convoyage en double de plus de 8 000 miles entre Cape Town (Afrique du Sud) et Toulon, nouveau port d’attache du bateau. Sébastien aura 52 ans quand il prendra le départ du Vendée Globe. Son professionnalisme et sa bonne humeur communicative raviront à coup sûr tous ceux qui suivront son parcours autour du monde..




Monocoque IMOCA-TechnoFirst - faceOcean



Numéro de voile : 69
Anciens noms du bateau : Gartmore, Pindar, Spirit of Weymouth, Toe in the Water, Explora
Architecte : Groupe Finot
Chantier : JMV Industrie
Date de lancement : 01 janvier 1998
Longueur : 18,28 m
Largeur : 5,70 m
Tirant d'eau : 4,50 m
Déplacement (poids) : 8,4 t
Hauteur mât : 25,50 m
Voile quille : Carbone
Surface de voiles au près : 286 m2
Surface de voiles au portant : 519 m2
Depuis sa mise à l’eau en 1998, le bateau de Sébastien Destremau a participé à quatre courses autour du monde, dont deux Vendée Globe entre les mains des Britanniques Josh Hall (9e en 2000-2001) puis Steve White (8e en 2008-2009). Bien construit, ce plan Finot se révèle bien moins complexe à mener que les IMOCA actuels. TechnoFirst - FaceOcean correspond ainsi parfaitement au projet de Sébastien Destremau : terminer la course, sans être assailli par les soucis techniques.
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