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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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Dupont Daniel
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 07 Nov 2016, 17:07

Bonsoir Rehomren.
Merci beaucoup pour le lien,je vais regarder sa ce soir.
Bonne soirée et amitié Daniel
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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 07 Nov 2016, 19:21

Bonsoir aller un petit communiqué qui vient de mettre envoyé il y a quelque minutye par le service presse mer et média
@mitié Laurent



Communiqué de presse
Le Lundi 7 Novembre 2016

Vers une « foil » descente le long des côtes portugaises…

- Une entame sportive et sollicitante physiquement
- Gros match entre Thomson et Le Cléac’h
- Prudence à l’arrière de la flotte
- Dorsale à venir à la latitude de Gibraltar




Ils sont déjà éreintés les marins ! Les conditions météo exceptionnelles du départ du 8e Vendée Globe ne sont plus qu’un lointain souvenirs. « La première nuit était affreuse. Le vent passait de 5 à 40 nœuds. J’ai eu une forte averse de grêle. C’était dur, car il y avait beaucoup de changements de voiles à effectuer. » racontait ce midi à la vacation le Hongrois Nandor Fa (22e au pointage). Des conditions de navigation scabreuses qui n’empêchent pourtant pas Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) de régater à couteaux tirés et presque à vue ! La tête de flotte a doublé le cap Finisterre à 13h (heure française) et entame sa folle descente vers le Sud. Attention, empannages à prévoir dans la brise…

Moins de 30 heures de course et déjà 155 milles séparent le duel Thomson/Le Cléac’h de Sébastien Destremau (TechnoFirst – faceOcean) sur son bateau de 1998, tandis que l’Espagnol Didac Costa, toujours en escale technique aux Sables d’Olonne, joue un contre la montre pour repartir rapidement. Les bonshommes et les bateaux ont un peu trinqués sur ces 24 premières heures de course effrénées. Jérémie Beyou sur Maître CoQ a chuté suite à un brusque départ au lof et s’est abîmé une dent. Rien de grave, mais une mise en jambe sportive jamais évidente après 3 semaines passées à terre.

Séparation de trafic
Le DST (Dispositif de Séparation de Trafic), zone interdite, dicte une décision importante pour les marins : passer à l’intérieur ou à l’extérieur. La majorité de la flotte a choisi de longer les côtes espagnoles puis portugaises pour profiter de ce bon flux de Nord de 25 nœuds. Mais dans ce couloir, les empannages vont devoir s’enchaîner, et en solitaire sur ces bolides de course, la manœuvre ne se fait pas en trois coups de cuillère à pot. « On va essayer de gérer ça au mieux. C'est important de ne pas être trop loin au cap Finisterre. Il fait soleil, j'ai Safran sur mon tribord, il y a des grains et 20 nœuds de vent. Il va y avoir des croisements, je ne vais pas pouvoir rester longtemps au téléphone" confiait Vincent Riou (PRB) à la vacation en milieu de journée. Derrière les leaders Thomson/Le Cléach, ça attaque fort. Morgan Lagravière sur Safran, actuellement en 6e position fut le premier à empanner. Le bougre montre les crocs à Sébastien Josse, 5e, sur Edmond de Rothschild. Les croisements de route vont être légion pour la tête de flotte jusqu’à la latitude de Gibraltar.

Un Japonais à l’ouest !
Kojiro Shiraishi sur son plan Farr de 2007 navigue droit dans son kimono (malgré un léger mal de mer la nuit dernière) : le navigateur a clairement choisi une trajectoire très ouest pour parer le DST à l’extérieur. Comme lui, certains vont sans doute jouer la prudence là où le vent est un peu moins fort quitte à se faire distancer, comme l’Irlandais Enda O’Coineen et le Hollandais Pieter Heerema. Sur son nouvel IMOCA à foils, Pieter prend toute la mesure de la difficulté de piloter cette machine volante. Il l’avait dit avant de partir : « Mon objectif n’est pas le résultat, mais bien de rentrer au Sables. » Chacun sa route chacun son chemin…

Coup de frein dans 24 heures
Great Circle, partenaire du 8e Vendée Globe, annonce pour demain midi un ralentissement pour toute la flotte. Une dorsale a pris ses quartiers à la latitude du cap Saint-Vincent et les concurrents n’auront pas d’autres choix que de la traverser. 8 nœuds de Nord-Ouest attendent les bateaux qui vont être ralentis pendant une vingtaine d’heures. Effet tampon en perspective ! Rapidement, le flux de Nord-Est puissant relancera les dés pour ne plus jamais s’arrêter jusqu’au pot au noir. Dès mercredi 9 novembre, les premiers doubleront les Canaries puis ce sera du pilotage tout droit à travers les alizés…

Ils ont dit

Message du bord de Paul Meilhat (SMA)
« Sacrée première nuit... Une bonne dizaine de grains sur notre route avec grêle, rafales à 30 nœuds et petit temps ensuite. Déjà deux changements de voile et deux prises de ris. Nous sommes maintenant au portant devant la Corogne, on navigue à vue avec Maître CoQ et PRB. Je n’ai pas beaucoup dormi, ni mangé. On en profite pour se sécher entre les grains quand le vent est faible (photo). Pas encore eu le temps de réaliser qu'on part sur un Vendée Globe. »

Jérémie Beyou, Maître CoQ
"La nuit n'a pas été facile, je me suis fait piéger par des grains… je n'ai pas tout pigé… J'ai vu les autre s'enfiler par-dessous et ils m'ont mis un caramel, ils sont passés. J'ai deux ou trois soucis sur le bateau, en plus un safran s'est relevé et le bateau est parti au lof… je suis tombé sur le winch et je me suis cassé une dent. Bon, j'ai appelé le toubib…"

Jean Le Cam, Finistère Mer Vent
"Chaque départ est différent forcément. Là c'était quand même des conditions assez exceptionnelles : tout d'un bord, pas de passage de front et on est déjà en Espagne, donc c'est top ! Côté conditions c'est pour tout le monde pareil : le vent n'arrête pas de varier, t'es obligé d'être à fond sur les écoutes et c'est un peu comme quand tu ne sais pas t'habiller. Tu n'arrêtes pas de faire des compromis, mais bon c'est quand même pas mal. J'ai réussi à me reposer et il le fallait car le départ n'est pas non plus un moment des plus reposants… Il faut toujours un peu de temps pour trouver ses habitues, savoir où est rangé le café est le sucre. Tu t'organises toi même et ce que tu pensais avoir organisé avant le départ n'est jamais exactement ce qui se passe dans la réalité. C'est le côté sympa des choses aussi, de devoir s'adapter. »

Enda O Coineen, Kilcullen Voyager - Team Ireland
“La nuit était difficile. Je préfère rester prudent. Je ne veux trop cravacher mais j’hésite à mettre plus de toile. D’un côté je voudrais bien, mais je préfère faire attention, car ce n’est que le début de la course. Je n'ai pas été bon au départ. Trop enthousiaste, j’ai pris un faux départ et j'ai dû revenir en arrière. J’avais le choix entre une pénalité de 5 heures ou un nouveau départ qui me faisait perdre environ une heure. Je suis déçu d’avoir trahi mes supporters. C'est incroyable de voir comment la flotte s’est déja éparpillée. Je ne suis pas vraiment en forme, car je suis tombé de mon vélo avant le départ et me suis blessé à l’épaule. Il faut du temps pour récupérer.”

Nandor Fa, Spirit of Hungary
“La première nuit était affreuse. Le vent passait de 5 à 40 nœuds. J’ai eu une forte averse de grêle. C’était dur, car il y avait beaucoup de changements de voile à effectuer. Le départ était incroyable. Si vous ne l’avez jamais vu, vous ne pouvez pas imaginer à quoi cela ressemble. Cela n’arrive qu’aux Sables d'Olonne. Malgré un bon début, je ne suis pas satisfait de ma position. A un moment une navette à passagers est passée devant moi et a vraiment perturbé la mer, m’obligeant à ralentir. J’étais bien placé à un moment, mais je n’ai pas la vitesse et je ne sais pas pourquoi… »

Stéphane le Diraison, Compagnie du Lit – Boulogne Billancourt
« Ça va bien, j’ai été très prudent cette nuit comme on était dans des éléments instables. J’évite la fatigue. Je vais passer le cap Finisterre et le DST tranquille avant de mettre du charbon. Je vais essayer de me reposer. Je suis entouré de pêcheurs et de cargos donc c’est le moment d’être raisonnable. Il faut un peu de temps pour prendre ses marques car il y a eu trois semaines avec beaucoup de sollicitations. Une reprise en main était nécessaire. C’est pour ça que j’ai préféré assurer. Je suis très heureux d’être là, sur ce bateau, cap sur le Sud dans de bonnes conditions, qui permettent de faire la route vite. Les dauphins sont même venus me saluer. »


LE CLASSEMENT DE 15H00
....................................................................................

1 - Hugo Boss (Alex THOMSON)
Distance de l'arrivée : 24 044 nm
2 - Banque Populaire VIII (Armel LE CLÉAC'H)
Distance du premier : 0,69 nm
3 - StMichel-Virbac (Jean-Pierre DICK)
Distance du premier : 4,57 nm

POur le classement on vous donnera avec Baboune en semaine les 3 premier et le dimanche on fera un classements global si ca vous conviens

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 07 Nov 2016, 19:49

Salut les gens
ca va pas etre simple à suivre en 3 heures de temps le classement de tête change Armel sur les dernières 24 heures vient de signé la meilleurs distance parcourue et la meilleur vitesse
@+Baboune


À 18h00
Skipper/Bateau, Progression, Distance au premier, Distance à l'arrivée, Cap, Vitesse, VMG

1-Armel LE CLÉAC’H BANQUE POPULAIRE VIII, +1 , 0 nm ,24000 nm, 2%, 23°, 17 n, 15 nd

2 -Alex THOMSON HUGO BOSS, -1, 6.8 nm, 24007 nm, 2%, 148°,12 nd,12 nd

3-Jean-Pierre DICK StMICHEL-VIRBAC, 12.2 nm, 24012 nm, 2%, 221°, 16 nd, 15 nd

PS le skipper Espagnol Didac Costa sur One Planet One Ocean est toujours ammaré au ponton du Vendée Globe pour réparation
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 08 Nov 2016, 08:56

Bonjour
un petit point matinal




Communiqué de presse
Le Mardi 8 Novembre 2016

Accalmie bienvenue au large du Portugal

La dorsale anticyclonique se couche plus tôt que prévu sur la flotte. Les vitesses ont chuté, la mer est plus confortable. Une accalmie que les marins accueillent avec plaisir pour leur deuxième nuit de course. Devant, Alex Thomson et Jean-Pierre Dick ont empanné. Armel Le Cléac’h a repris les commandes.




« C’était un déchirement de quitter la famille avant-hier, mais là ça y est, j’ai pris le rythme. C’est parti pour trois mois et on va se faire plaisir ! » Gros moral pour Yann Eliès, ce matin à la vacation. Le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir est d’excellente humeur et raconte en rigolant franchement comment il est passé si près du Maître Coq de Jérémie Beyou qu’il a « failli lui rentrer dedans » cette nuit.

Il y a en effet des raisons d’être sereins ce matin au large du Portugal pour la flotte du Vendée Globe : le DST du Cap Finisterre est dans le sillage et surtout la mer s’est beaucoup calmée, le vent aussi – il ne souffle plus que pour 10 à 15 nœuds de nord – les températures sont moins fraîches, on navigue en polaire et bas de ciré. Bref, l’accalmie est plutôt bien accueillie par les solitaires. En outre, la dorsale anticyclonique s’est couchée plus tôt que prévu et semble bien concerner toute la flotte. « Je croise les doigts pour ça» explique Yann Eliès en riant, « mais normalement, il y a beaucoup moins de risque que ceux de devant réussissent à s’en échapper. Et maintenant, les conditions devraient être plus favorables pour nous (les bateaux à dérives droites) que pour les foilers.»

Ecart latéral aux avant-postes

Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) confirme : « n’exagérons rien, entre les bateaux de devant et nous, c’est un autre monde. Ils sont dans une autre dimension et c’était écrit avant le départ qu’ils allaient nous distancer la première journée. Mais on peut éventuellement reprendre quelques milles et c’est assez cool. Je suis surtout soulagé d’être sorti de ce passage du DST du cap Finisterre qui était un peu galère. Là je peux commencer à dormir, reprendre des forces et imaginer la suite. »

Devant justement, deux leaders ont empanné : Alex Thomson (Hugo Boss) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac). Ils naviguent un peu plus proche des côtes portugaises qu’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), qui a repris les commandes de la flotte. Il y a un peu plus de 100 milles d’écart latéral entre Hugo Boss près des côtes portugaises et Banque Populaire VIII au large. Dans le groupe des meneurs, on constate aussi que Vincent Riou tient toujours remarquablement la marée, à la quatrième place. En revanche, Morgan Lagravière (Safran) a concédé un peu de terrain hier, en négociant le passage entre le DST et la terre. Il navigue désormais en 9e position, à 46 milles du leader. Cette journée de mardi sera-t-elle propice à un resserrement des écarts ? C’est probable sans être certain. A priori, un petit front pourrait entrainer un léger renforcement du vent tard ce soir ou la nuit prochaine mais cette éventualité est encore à prendre avec des pincettes de précision. Et d’ici là, chacun va pouvoir s’occuper un peu de lui. Ce n’est pas du luxe.


LE CLASSEMENT DE 5H00
.....................................................................................


1 - Banque Populaire VIII (Armel LE CLÉAC'H)
Distance de l'arrivée : 23 856 nm
2 - StMichel - Virbac (Jean-Pierre DICK)
Distance du leader : 8,52 nm
3 - Hugo Boss (Alex THOMSON)
Distance du leader : 14.12 nm

@mitié Laurent

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 07:21

bonjour
le point en ce début de matinée
@mitié Laurent


Communiqué de presse
Le Mercredi 9 Novembre 2016

Saveurs madériennes

La dorsale anticyclonique qui a ralenti la flotte mardi est en train de se résorber et le vent est revenu par l’Ouest : Armel Le Cléac’h en a profité pour reprendre les commandes et glisse vers l’archipel de Madère avec une douzaine de nœuds de brise, suivi à une vingtaine de milles par Jean-Pierre Dick et Paul Meilhat.

*Armel Le Cléac’h toujours en tête à la latitude du cap Saint-Vincent
*Mauvais temps dans le golfe de Gascogne : Didac Costa attend aux Sables d’Olonne
*L’anticyclone des Açores se stabilise



La troisième nuit en mer a été plus agréable pour les 28 solitaires qui naviguent désormais au large du Portugal. Car après le ralentissement de mardi midi pour cause de dorsale plus rapide que prévue, l’anticyclone des Açores se stabilise et offre au groupe de tête comme à la queue de la flotte un flux un peu plus régulier de secteur Ouest. Un souffle qui va progressivement s’orienter au Nord-Ouest puis au Nord dans les heures qui viennent en approchant l’archipel de Madère.

Belle nuit, petite houle, mer calme et jolie brise : les conditions de navigation étaient idéales en cette fin de troisième nuit mais il restait encore quelques grains à négocier avant de trouver le flux portant qui doit s’installer en milieu de journée. Les spinnakers vont alors sortir des soutes à voiles et la grande glissade vers l’équateur commencer.

Le grand éventail

Ce changement de rythme devrait aussi influer sur la dispersion de la flotte puisque la tête de course est étalée sur près de 100 milles entre le leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) le plus à l’Ouest, et Alex Thomson (Hugo Boss) le plus à l’Est, une position qui lui a fait perdre pas mal de terrain cette nuit. Et derrière, près de 300 milles séparent le leader de Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui devrait atteindre la latitude de Lisbonne en milieu d’après-midi.

De fait avec ce changement de temps qui n’était pas prévu hier encore, tout le monde converge vers l’archipel de Madère mais personne ne semble ce matin savoir de quel côté déborder les îles. Car ces reliefs volcaniques perturbent toujours le vent, en force et en direction et les solitaires savent qu’il faut prendre ses aises avec ces terres. Soit la rotation du vent au secteur Nord arrive avant midi et sous spinnaker, les leaders pourront glisser à l’extérieur, vers le large, soit la brise reste plus longtemps instable et de secteur Ouest et l’option de glisser entre Madère et les Canaries trouve de l’intérêt.

En tous cas, l’archipel s’annonce comme un carrefour avant l’empannage décisif qui déterminera la voie vers l’équateur. Tous les solitaires vont donc converger vers le même point avant de se disperser de nouveau lors de la rotation du vent vers le Nord-Est, lorsque les alizés qui soufflent sous l’anticyclone des Açores seront atteints…

Ils ont dit :

Paul Meilhat (SMA) :
« Il y a encore beaucoup de grains avec un vent assez instable. Mais les conditions ne sont pas désagréables même s’il faut encore manœuvrer : il ne faut pas dormir plus de dix minutes par ci par là… Nous sommes toujours dans une brise de Nord-Ouest d’une quinzaine de nœuds, qui va mollir quand on va traverser la dorsale en fin de matinée. Mais on s’est regroupé : je suis avec Sébastien Josse et on fait route vers Madère. La problématique est de savoir de quel côté on laisse l’archipel parce que ces îles perturbent beaucoup le vent à proximité ! Pour l’instant, on a eu des conditions rapides mais sollicitantes et je n’ai pas encore compris qu’on était parti pour le tour du monde… C’est plutôt comme une Solitaire du Figaro. Et on s’est regroupé avec la brise qui a tourné un moment au Sud-Ouest : il a fallu faire du près et Vincent Riou et Jérémie Beyou ne sont pas loin. On sera du côté de Madère sous spinnaker juste après midi. »

Stéphane Le Diraison (Compagnie du lit-Boulogne Billancourt) :
« Je suis rentré dans le match après ces deux premières journées de transition entre l’ambiance des pontons au départ et la solitude. J’ai commis quelques petites erreurs d’ailleurs dans le golfe de Gascogne… Cette nuit, le vent est rentré de l’Ouest après une petite phase au près : j’ai choisi de rester près des côtes portugaises parce qu’il y a moins de mer et là, on a eu un beau coucher de soleil même s’il y avait encore des nuages. Et les dauphins m’ont accompagné ! Maintenant, je mets un peu d’Ouest dans ma route pour faire le tour de l’anticyclone : le vent va ne faire que basculer vers le Nord-Est et je ne sais pas encore comment je vais négocier l’archipel de Madère pour éviter le dévent des îles… »


LE CLASSEMENT DE 5H00
.....................................................................................

1 - Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h)
Distance de l'arrivée : 23 585 nm
2 - StMichel-Virbac (Jean-Pierre Dick)
Distance du premier : 21.94 nm
3 - SMA (Paul Meilhat)
Distance du premier : 26 nm

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 07:41

re
il y a même un web TV sur le site du Vendée Globe on n’arrête pas le progrès



@+ Lolo

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 08:33

Moi je dis qu'il faut passer Madère à l'ouest , ça va mollir et adonner dans la journée...... ne pas trop tirer vers l'ouest tout de suite , laisser faire le vent qui va passer derrière et ainsi en gardant un TWA efficace ça va te déporter naturellement sur l'ouest , empanner et cap au sud : direction les iles du cap vert en laissant les Canaries à l'ouest , ensuite on se deporte vers le Bresil..............bref la route standard  Wink même si l'est semblait ouvert (comme d'hab la porte se ferme sur toi !!!!)

Go Go Go !!!!   Very Happy

PS : Y a Memel (Le Cleac'h) qui arrete pas de me suivre ........pfff le copieur Razz Razz

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 12:34

Assez d'accord avec toi. Je suis placé à l'ouest de Madère et j’attends la bascule pour empanner et me recaler bâbord amure...
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 21:55

Ca c'est fait
record battu
@+ baboune




Actualité
1,5 MILLIONS DE VISITEURS : le Village du Vendée Globe a pulvérisé tous les records de fréquentation
mercredi 09 novembre 2016, 17h54

1,5 millions de visiteurs sur le Village du Vendée Globe, soit plus de 300 000 visiteurs lors de la première semaine, 380 000 en deuxième semaine, puis 450 000 en semaine 3 et 350 000 pour le seul jour du départ. Le Village Officiel du Vendée Globe à Port-Olona a donc pulvérisé tous les scores des éditions précédentes. Yves Auvinet, Président du Vendée Globe et du Conseil Départemental de la Vendée a livré aujourd'hui ces chiffres qui illustrent s'il en était besoin, l'énorme succès populaire et médiatique (près de 1500 journalistes présents) qu'a rencontré le départ du 8ème Vendée Globe.




Yves Auvinet : "Près de 1,5 millions de visiteurs se sont déplacés sur le Village aux Sables d'Olonne durant les trois semaines et le jour de départ. C'est un nouveau record d'affluence qui conforte la position du Vendée Globe comme événement populaire et médiatique de tout premier plan. Ce très bon résultat de fréquentation est lié bien sur à la présence des 29 magnifiques monocoques et à la disponibilité de leurs skippers, mais aussi à la qualité des nombreuses animations et expositions présentées sur le Village. Sans oublier une météo estivale dont a bénéficié la Vendée durant les trois semaines. Ce résultat est de bon augure pour la suite de l'événement et nous promet une belle mobilisation pour l'arrivée des marins ".
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 09 Nov 2016, 22:25

Salut les news du soir
@mitié Laurent


Actualité
Recalage et bientôt empannage !
mercredi 09 novembre 2016, 20h23

Nous y sommes. Pour la tête de flotte, l’heure est au remue-méninge. Le vent commence à tourner derrière la dorsale et se recale plein nord, puis devrait rapidement continuer sa giration vers l’est. Ca sent bon le long bord bâbord amure vers l’équateur dans les alizés ! Pour tous les marins, la soirée promet d’être studieuse à la table à cartes.




Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire VIII continue de maintenir la meute 14 milles dans son tableau arrière. Mais, le chacal doit se méfier car Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) revient dans son tableau arrière. Pour l’heure, dans ce vent qui n’est pas encore bien établi où les vitesses moyennes affichent difficilement deux chiffres au compteur, la soirée, voire la nuit entière, devrait être studieuse pour les marins. Le point d’empannage (changement de bord quand le vent vient de l’arrière) sera crucial pour la suite des opérations…  Dans quelques heures, le vent de nord-est, synonyme d’alizés pointera le bout de son nez, et il sera temps de choisir la bonne trajectoire en vue du pot au noir. Car en Imoca, les stratégies se mettent en place sur le long terme.

Comptage de points demain matin…
Derrière Armel, quatre « mousquetaires » semblent idéalement placés : Josse, Meilhat, Beyou et Riou ont parfaitement géré la dorsale en gardant cette position très ouest afin de toujours garder un bon angle d’attaque. Mais attention ! Décalés à l’est, sur une ligne médiane par rapport à l’ensemble de la flotte, Jean-Pierre Dick, Morgan Lagravière, Yann Eliès, Tanguy de Lamotte, Alex Thomson et Jean Le Cam sont aux abois et ne devraient pas « sortir » de la dorsale en mauvaise position…

Le Vendée  Globe ne fait que commencer, et déjà la régate bat son plein en approche de Madère que la majorité devrait doubler demain matin. Et c’est là que l’on commencera à y voir plus clair

À 22h00, Skipper/Bateau, Progression, Distance au premier, Distance à l'arrivée, Cap, Vitesse, VMG

1 -Armel LE CLÉAC’H BANQUE POPULAIRE VIII, 0 nm, 23439 nm, 4%, 243°, 11 nd, 8 nd

2 -Sébastien JOSSE EDMOND DE ROTHSCHILD, 12.81 nm, 23452 nm, 4%, 245°,10 nd, 8 nd

3 -Jérémie BEYOU MAITRE COQ, +1, 14.25 nm, 23453 nm, 4%, 222°, 11 nd, 9 nd

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 10 Nov 2016, 07:54

Bonjour
la matinale
@mitié Laurent


Actualité
Le jour d’après
jeudi 10 novembre 2016, 05h55
La dorsale passée, la tête de flotte et une grande partie du peloton a empanné pour viser l’entrée du Pot-au-Noir plus ou moins dans le sillage du leader Armel Le Cléac’h. Les alizés sont désormais au rendez-vous avec une douzaine de nœuds de Nord-Est à Est et la grande descente vers l’équateur va accélérer le rythme…



C’est donc au cœur de la nuit que les solitaires se succèdent pour manœuvrer au large de Madère puisque la plupart a choisi de s’écarter de l’archipel mercredi soir afin de ne pas subir les perturbations des îles. D’ailleurs Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) qui fut le premier à enclencher l’empannage, l’a réalisé à une soixantaine de milles des reliefs volcaniques, ce qui lui permet de glisser dans une douzaine de nœuds de secteur Nord-Est.
Mais toute la flotte n’a pas fait le même choix : Pieter Hereema (No Way Back) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) à 400 milles plus à l’Est continuent leur chemin avec l’intention de passer entre Madère et les Canaries… Et d’autres solitaires ont aussi changé leur fusil d’épaule lorsque la dorsale a été franchie et que la brise s’installait au secteur Nord-Est : ils ont préféré prendre du Sud plutôt que de se décaler très au large comme les leaders à l’image de Conrad Colman (Foresight Natural Energy) ou de Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh).
Coup d’accélérateur
Sous spinnaker et grand-voile haute, les conditions météorologiques sont ce jeudi matin très paisibles avec une douzaine de nœuds pour les premiers, parfois un peu moins pour le peloton et encore un peu moins pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui pointe son étrave du côté du cap Saint-Vincent. Désormais ceux qui ont empanné au large de Madère vont glisser directement vers le Pot-au-Noir situé dans le Sud des îles cap-verdiennes, en un seul bord.
Les alizés sont au rendez-vous et devraient prendre du coffre au fil des heures, passant d’une douzaine de nœuds à plus de vingt : il faudra donc manœuvrer pour affaler le spinnaker de plus de 400 m2 et passer sous gennaker… Et pour les foilers, sortir cet appendice pour attaquer et faire grimper les vitesses au-delà de vingt-cinq nœuds. Ces deux prochains jours s’annoncent donc de plus en plus toniques avant d’aborder le Pot-au-Noir et chaque solitaire va commencer à se pencher sur la façon d’entrer dans cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) qui peut redistribuer les cartes.
Mais d’ici là, c’est encore une grande dispersion sur le plan d’eau : Armel Le Cléac’h fut donc le premier à enclencher l’empannage vers 23h00 mercredi, suivi quelques minutes plus tard par Vincent Riou (PRB) et Paul Meilhat (SMA), puis Seb Josse (Edmond de Rothschild) et Jérémie Beyou (Maître CoQ), enfin par Morgan Lagravière (Safran), Alex Thomson (Hugo Boss) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir). Tous sont à une soixantaine de milles dans le Nord-Ouest de Madère et vont chercher à s’en éloigner encore un peu avec une route Sud-Sud Ouest. Actuellement sur le 19°W, ils doivent glisser progressivement vers le 28°W pour aborder le Pot-au-Noir.
Enfin aux Sables d’Olonne, Didac Costa (One Planet-One Ocean) a désormais un bateau prêt et opérationnel après le changement de son circuit électrique et la réparation de sa connexion de ballast. L’Espagnol avait dû patienter en raison du coup de vent qui balayait le golfe de Gascogne mercredi, mais il pourrait reprendre la mer dès ce jeudi midi grâce à des conditions de mer et de vent moins rudes et une marée haute à la mi-journée. Bonne route !
DBo. / M&M

LE CLASSEMENT DE 5H00
1 BANQUE
POPULAIRE (ARMEL LE CLEAC'H)
Distance de l'arrivée : 23366nm
2 PRB
(VINCENT RIOU)
Distance du premier : 10,5nm
3 SMA
(PAUL MEILHAT)
Distance du premier : 25,78nm

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 10 Nov 2016, 08:29

kagou a écrit:
Moi je dis qu'il faut passer Madère à l'ouest

empanner et cap au sud :  direction les iles du cap vert 

papylolo a écrit:

Désormais ceux qui ont empanné au large de Madère vont glisser directement vers le Pot-au-Noir situé dans le Sud des îles cap-verdiennes, en un seul bord.

Et ben voilà ..... Very Happy maintenant ça va accelerer avec les premières touches des alizés  Laughing

Pierre (HDG 195 ; speed 13,70 ; TWA 135)  Wink

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 10 Nov 2016, 17:16

Salut Kagou
justement je poste un article sur la météo et enfin la reptrise de la course pour Didac Costa
@mitié Laurent


Analyse météo
Tout droit vers le Pot-au-Noir
jeudi 10 novembre 2016, 11h04
Les premiers bateaux ont empanné dans la nuit et font maintenant route dans les alizés vers le Pot-au-Noir.




Les premiers bateaux ont empanné dans la nuit, sur une très belle trajectoire (un seul empannage) qui leur permet d’éviter les dévents (en bleu sur les images) des îles de Madère et des Canaries. Ils naviguent en bâbord amures dans un alizé de Nord Est qui forcira jusqu’à une vingtaine de noeuds. Ils devraient passer dans l’Ouest de l'archipel canarien en début de soirée.Les skippers qui étaient dans l’Est essayent de se recaler vers l’Ouest avant de plonger vers le Sud. Le recalage est moins coûteux maintenant que dans deux ou trois jours.
L’alizé qui souffle au sud des Açores et sous les tropiques n’est pas un vent toujours très régulier comme pourrait le laisser penser la route rectiligne que vont suivre les 28 bateaux. Il peut y avoir des grains avec des rafales de vent, des zones orageuses, comme actuellement dans le sud-ouest des îles Canaries ou tout simplement des variations de direction du vent en fonction des heures de la journée. Il faudra donc beaucoup de vigilance et plusieurs changements de voile pour maintenir une vitesse élevée tout au long de cette descente vers le Pot-au-Noir.
Les 28 skippers doivent maintenant être concentrés sur le Pot-au-Noir. Comment aborder cette zone orageuse avec des vents faibles réputés aléatoires ? A quel endroit la traverser ? L’Ouest est plus venté, mais les modèles donnent un peu de vent à l’Est du point de passage habituel. Est-ce que l’un des concurrents essaiera de couper au plus court ou seront-ils sages ? Réponse durant le week-end.
Côté situation, l’anticyclone bouge peu entre aujourd’hui et demain. Nous sommes dans un alizé bien en place et assez nord. Le skipper espagnol Didac Costa qui doit repartir en milieu de journée des Sables d’Olonne sera au près dans 25 nœuds de vent de Nord-Ouest, des conditions beaucoup moins confortables que lors du départ de dimanche. 
Christian Dumard / Great Circle

Actualité
Didac Costa reparti en course !
jeudi 10 novembre 2016, 14h55
Le skipper espagnol Didac Costa, victime d’une avarie aussitôt après le départ du Vendée Globe dimanche, était revenu au port des Sables d’Olonne. Ayant réparé son IMOCA One Planet One Ocean, suite aux dégâts occasionnés sur les systèmes électriques par une inondation, le marin s’est relancé dans la course autour du monde à 12h40 aujourd’hui. L’Espagnol a donc dû repasser la ligne (entre la cardinale Nouch Sud et un point GPS) pour enfin commencer son tour du monde. 1 134 milles le séparent de la tête de flotte, 770 milles de son concurrent le plus proche, Sébastien Destremau. 


Depuis l’inondation du compartiment moteur et des batteries après qu’un tuyau de ballast se soit déconnecté, le navigateur et son équipe s’activaient au ponton de Port-Olona. La génératrice endommagée a été remplacée par un double alternateur, «une solution rapide mais qui implique de charger plus souvent et d’emporter plus de carburant qu’initialement prévu » indique le team. Plusieurs éléments hors d’usage, dont un des deux dessalinisateurs du bord, ont également été remplacés sur le monocoque.
« Sauvez ou périr » 
Telle est la devise des pompiers ; Une véritable fratrie internationale dont le navigateur fait partie à Barcelone, qui lui a donné un gros coup de mains ces derniers jours : « Rien n’aurait été possible sans l’aide et la solidarité des autres équipes et surtout sans le soutien des pompiers des Sables d’Olonne, qui nous ont consacré beaucoup de temps et d’énergie. C’est maintenant la plus grande motivation pour moi de revenir après ce tour du monde, cette histoire je dois la boucler pour ces personnes ici qui m’ont aidé» insiste le skipper avant de larguer les amarres tout à l’heure.
Premiers jours sans doute difficiles
L’IMOCA est en état de marche depuis hier, mais Didac Costa attendait  une amélioration des conditions météo pour repartir. Le front qui a balayé le golfe de Gascogne, générait des vents Nord-Ouest de 30 à 35 nœuds et des vagues de 3 à 4 mètres. Le team de One Planet One Ocean est parti dès 10h ce matin observer l’état de la mer, constatant un aplatissement par rapport la journée d’hier, mais il fallait encore attendre la  marée haute de 13h pour la fameuse descente du chenal des Sables-d’Olonne. Les prochains jours, le skipper devra dégolfer avec un vent  de Nord-Ouest pendant une vingtaine d’heures, puis trouvera un vent de face jusqu’au cap Finisterre. « Nous pouvions attendre encore un peu pour trouver de meilleures conditions, mais Didac a hâte de partir et on préférait éviter un départ de nuit » explique Jordi Griso le team manager.
Petites surprises à bord
« J’ai eu le temps de dormir hier, et j’ai regardé la course hier soir seulement, pour voir où cela en était ! Maintenant je veux rentrer dedans, mais prudemment tout en naviguant rapidement comme j’aime le faire, je n’ai pas d’autre objectif que terminer ce tour du monde. »  Didac a chargé son bateau pour 105 jours d’avitaillement, mais l’équipe avoue avoir caché quelques surprises supplémentaires ;  plus particulièrement pour l’anniversaire du skipper qui aura 36 ans le 22 décembre.
Jenny Launay / M&M 

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 10 Nov 2016, 19:44

Communiqué de presse
Jeudi 10 Novembre 2016

Jour 5 : Le Grand déménagement

- Position de la flotte : Madère
- L’Espagnol Didac Costa de retour en course depuis 12h30
- Sur un seul bord pendant 3 à 4 jours
- Les foilers vont bientôt s’envoler dans l’alizé




« J’ai rangé ma maison après avoir déménagé hier soir, j’ai tout mis sur l’autre bord, du coup j’ai retrouvé plein de trucs ! » racontait cet après-midi Jean Le Cam. A partir d‘aujourd’hui, presque tous les marins du 8e Vendée Globe s’apprêtent à vivre plusieurs jours sur ce bord « bâbord amure » (quand le vent vient de la gauche) jusqu’au pot au noir, que les étraves des premiers devraient toucher entre le 14 et 15 novembre. En attendant, pour les foilers, côté vitesse, ça devrait déménager aussi ! Armel Le Cléac’h toujours en pôle position se détache progressivement de Vincent Riou qui était revenu à 7 milles de son tableau arrière ce midi. A noter qu’à 12h30, L’Espagnol Didac Costa a repris la mer et la course sur son bateau One Planet One Ocean réparé…

L’air de rien, l’entame du Vendée Globe n’a pas été de tout repos pour les skippers. Vincent Riou avouait à la vacation de 15h : « Les trois premiers jours ont été durs. On a bien tapé dans les réserves. Ca ressemblait plus à une Solitaire du Figaro qu’à un Vendée Globe. Je n’ai pas beaucoup dormi. » Même son de cloche du côté de Jérémie Beyou dont le manque de sommeil commence à se faire sentir : « On arrive à trouver des p’tits moments pour manger et dormir. Mais ils sont peu nombreux. On doit être aux écoutes, à l’affût d’un changement de voile ou d’un réglage ». En cette fin d’après-midi, le gros de la flotte commence à toucher les alizés. Les marins pourraient bien en profiter pour s’offrir « un bon sieston », ce que comptait faire Jean Le Cam, sitôt le dévent de Madère passé.

Avantage aux foilers sur cette descente express
Vincent Le Terrible sur son bateau à dérive a profité de la nuit dernière pour diminuer l’écart avec Banque Populaire VIII, intouchable depuis qu’il a pris les commandes du classement mardi 8 novembre à 17h. « Les conditions étaient bonnes pour moi, il fallait que j’en profite, parce que maintenant ce sera favorable pour les autres. » avouait le skipper de PRB cet après-midi. En effet, alors que l’alizé se renforce progressivement, les foilers accélèrent. Alex Thomson (8e) sur Hugo Boss, dans sa trajectoire une fois de plus extrême (ouest), s’est fait flashé à plus de 17 nœuds aux alentours de 15h ! Morgan Lagravière (5e) vole depuis ce matin sur son Safran qu’il découvre jour après jour : « Je suis sous grand spi. Il y a 20 nœuds. Quand on a 450m2 de voiles ça va vite. J’ai essayé de faire une sieste mais je n’ai pas réussi. C’est compliqué de lâcher la barre dans ces conditions. Sans trahir de secret, j’ai un foil dans l’eau ! ».

Pas si simples les alizés…
On pourraient donc croire que les foilers vont avoir un net avantage, mais ce serait sans compter les petits coups à jouer dans les grains, les légers décalages de trajectoire, les choix de voiles les plus judicieux à trouver. Les monocoques à dérives peuvent donc éviter de se faire trop distancer dans les alizés à conditions que les marins soient sur le pont pour ne manquer aucune occasion. Une bataille navale va donc se jouer entre tous les foilers. Déjà, le trio Beyou/Josse/Lagravière fourbit ses armes tout en gardant un œil sur Alex Thomson. Et 30 milles derrière, le grand match entre bateaux « classiques » ne fait que commencer : les Meilhat (3e), de Lamotte (7e), Le Cam (9e), Eliès (10e), Ruyant (11) vont tous faire pour arriver dans le pot au noir en bonne position.
Décidément, il y a peu de répit en mer, même sur une compétition de longue haleine !


Ils ont dit :

Vincent Riou (PRB)
« Ce sont des allures où je suis assez rapide. Maintenant, on est déjà repartis sur des temps de foilers. Il y aura quelques petits moments dans la course qui seront à notre avantage et d’autres au leur. Les trois premiers jours ont été durs. On a bien tapé dans les réserves. Mais c’est le jeu. On savait qu’il y avait du niveau cette année. On va essayer de rester dans le match car la course est longue. Il va forcément se passer des choses. Il ne faut pas rater les coups tactiques pour rester au contact. 
Il peut se passer énormément de choses sur cette descente jusqu’au pot au noir. Il peut y avoir des lignes de grains qui font des gros décalages. 
Je vais essayer de me reposer tout en restant vigilent. On en connaît beaucoup qui ont fini scotchés sous un banc de nuages. Les alizés paraissent facile à gérer mais ce n’est pas le cas. »

Jean Le Cam (Finsitère Mer Vent)
« On marche entre 10 et 16 nœuds à la vitesse du vent en gros. Je sais où je me situe et je suis plutôt content. Il y a du trafic par ici. Je vois un bateau devant moi. J’ai tous les radars et les alarmes là.
 Avant on était en tribord, là on est en bâbord. J’ai tout déménagé hier soir. C’est comme à la maison, y a plein de choses que tu ne trouves pas et quand tu rebouges tout, tu dis « ah ben c’était là ». 
Le premier et le deuxième jour je n’ai pas mangé. Aujourd’hui, j’ai fait la totale. Du bœuf-carottes, des bonbons Haribo, des rillettes. Là, il faut aller vite. Au final, j’ai bien fait de mettre mon gennaker. C’est plus simple que le spi qui est plus grand mais moins tolérant. »

Alex Thomson (GBR) Hugo Boss:
“C’était une bonne nuit, pas trop chaude, pas trop froide et nous avons eu droit à une belle brise en général. Ce n’était pas trop difficile avec un vent de 10-15 nœuds. Devant, les gars n’ont pas les mêmes conditions. J’étais assez content d’être au sud. Jean-Pierre Dick a payé le prix dans le nord avec moins de vent. Il commence à faire un peu plus chaud. J’ai hâte de voir le vent rentrer. Ce sera une longue course au portant jusqu’à l’Equateur et j’espère y reprendre des milles.”

Pieter Heerema (NED) No Way Back:
“Le vent est assez variable, ce qui m’oblige à faire beaucoup d’empannages. Le vent bascule de 40°, ce qui complique les choses. J’ai mal au dos. Dans le golfe de Gascogne, j’ai tiré sur quelque chose et depuis cela fait mal, quand je me déplace. Dans le golfe de Gascogne, je m’attendais à une bascule à l’ouest et cela est arrivé par l’est. Du coup j’avais du retard au cap Finisterre et il est toujours difficile de rattraper le coup par la suite. Je vais bien, le bateau va bien. C’est ma position au classement qui ne va pas!”

Conrad Colman (Foresight Natural Energy), (NZL/USA):
“La raison pour laquelle je rase l’archipel de Madère c’est parce que la flotte se bat pour traverser une dorsale qui s’étend des Açores vers Gibraltar. Hier j’ai réussi à avancer vers le sud devant mes petits copains et on verra en fin de journée si cela a payé. En ce moment je progresse vers l’ouest tandis qu’eux ils avancent difficilement vers le sud, mais tout cela pourrait changer... »

Morgan Lagravière, Safran
« C’est vrai que depuis le début je passais plus de temps à bricoler qu’à faire de la régate. Là tout est résolu. Je fais du bateau à voile, c’est super !
Depuis Madère, le vent est rentré. Je suis sous grand spi. Il y a 20 nœuds. Quand on a 450m2 de voiles ça va vite. J’ai essayé de faire une sieste mais je n’ai pas réussi. C’est compliqué de lâcher la barre dans ces conditions. Sans trahir de secret, j’ai le foil à l’eau. Je continue à découvrir mon bateau. Il ne fait que me surprendre. Moi qui aime bien ressentir les sensations, je ne suis pas déçu. C’est magnifique quand le bateau est perché sur le foil... »

Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac
« Depuis 24h c’est difficile pour moi. Il y a eu pas mal de nuages, de grains. Le vent diminue beaucoup. C’était un peu la loterie hier. J’ai été pas mal servi à ce jeu-là. J’ai voulu prendre du décalage Ouest et je me suis peut-être un peu trop rapproché de l’anticyclone. C’est une sacrée alchimie pour rentrer dans le rythme. On fait au mieux entre la fatigue et la lucidité. On essaye de gérer les décisions au mieux. Il y a une part de réussite dans les manœuvres. On va se retrouver assez au portant sur la descente jusqu’au Pot-au-Noir. Le fameux reaching. Ça devrait aller mieux que ces dernières 24h. »


CLASSEMENT DE 15H00
....................................................................................

1 - BANQUE POPULAIRE VIII (Armel Le Cléac'h)
Distance de l'arrivée : 23 243 nm
2 - PRB (Vincent Riou)
Distance du premier : 16,64 nm
3 - SMA (Paul Meilhat)
Distance du premier : 27,91 nm

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 10 Nov 2016, 21:46

bonsoir
ca file vite devant
@+




Actualité
Vincent Le Terrible à l’attaque du chacal
jeudi 10 novembre 2016, 20h29

Le skipper de PRB ne lâche rien. Il est ce soir plus rapide que le foiler Banque Populaire VIII (1 nœud de plus au compteur) alors que l’alizé prend de la vigueur au fur et à mesure que les heures s’égrènent. Mais comment fait Vincent Riou ? La réponse est simple : il est au taquet, pointé à 20 nœuds il y a à peine une heure. Comprenez que le bonhomme passe ses journées et ses nuits entre la table à cartes et le réglage de ses voiles. Depuis le classement de 15h, le bougre a réduit son écart : 9 milles alors qu’il était à 16 milles au classement de 15 heures dans le tableau arrière


© Benoît Stichelbaut / PRB

Derrière un bizuth s’envole ! Morgan Lagravière revient comme une balle sur son Safran à foils, ce qui lui vaut de reprendre la troisième place au classement devant Paul Meilhat (SMA) pourtant tout aussi rapide. Jérémie Beyou (Maitre CoQ), 5e, lui-aussi reprend des couleurs et affiche en ce moment des pointes à près de 18 nœuds. La nuit promet d’être de plus en plus chaude entre les foilers et les Imoca à dérives qui doivent à tout prix contenir ses fous volants sous peine de les voir partir loin, très loin…

Madère : le carrefour
Tous les skippers ne passeront pas à l’ouest de l’île volcanique dont le point culminant, le Pico Ruivo haut de plus de 1800 mètres, peut générer un dévent de près de 80 milles ! Arnaud Boissières (14e), Conrad Colman (15e), Pieter Heerema (24e) et Enda O’Coineen (25e) ont fait le choix de contourner l’archipel portugais par l’Est. Un choix de route contraint par leur trajectoire très Est depuis la descente du Portugal, sauf pour Cali qui a peut-être tenté un coup…

Si le schéma demeure désormais un peu plus clair, alors que l’entame de la course a déjoué les prévisions météo, les marins vont devoir encore limiter les heures dans les bras de Morphée. Un rien, un tout petit rien, une petite oscillation du vent, un nuage, peuvent leur faire perdre beaucoup… C’est le lot et le quotidien des marins qui se sont engagés sur cette régate planétaire !

Olivia Maincent / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 11 Nov 2016, 19:49

Bonsoir

un point presse





Communiqué de presse
Vendredi 11 Novembre 2016
- Position : entre Madère et l’archipel du Cap-Vert
- Des alizés toniques et capricieux
- Premières douches et premiers repas copieux
- Des écarts conséquents alors que les premiers devraient rentrer dans le pot au noir le
mardi 15 novembre


En direction du Cap-Vert, la flotte de la 8e édition du Vendée Globe glisse plein pot dans un
vent de nord-est soutenu (20 à 25 noeuds), agrémenté de grains violents, rendant la navigation
parfois périlleuse, avec le risque de figures de style involontaires, voire de sorties de piste. Si
Vincent Riou (PRB) conserve ce soir sa deuxième place derrière un Armel Le Cléac’h impérial
sur son foiler, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) ne fait que revenir sur le duo de tête. Il
est désormais troisième et engrange plus de milles que ses camarades de jeu : 428 milles ces
dernières 24 h. Du côté de la vie en mer, la douche était, en partie, au programme du jour !
La vie en mer, c’est juste une question de tempo…
Depuis le départ dimanche dernier des Sables d’Olonne, le rythme de la course, la météo pas
très claire, l’émotion et le vertige de se lancer dans un tour du monde en solitaire n’ont pas
Voir la version en ligne
Jour 6 : Freeride dans les alizés
permis aux marins de s’occuper d’eux tout simplement. Fabrice Amédéo avouait cet après-midi
à la vacation avoir éteint ses alarmes et dormi 4 heures d’affilée sitôt Madère débordée, Eric
[size=16]Bellion d’avoir été rempli de doutes et de s’être parlé à lui-même : « Je n’avais pas le moral. Je[/size]
me parlais dans le cockpit. J’ai enfin ouvert les yeux sur mon aventure, sur le bonheur que je
[size=16]suis en train de vivre. » confiait-il avec beaucoup d’émotions durant le Vendée Live ce midi.[/size]
Alors aujourd’hui, même si les conditions météo dans les alizés demeurent toniques et très
sollicitantes pour les organismes, à bord des Imoca, on reprend un peu d’énergie : Nandor Fa a
pris sa douche, Jean Le Cam s’est goinfré d’un boeuf-carottes, de rillettes, de pain-beurre et de
bonbons, Kito de Pavant, au moment de se laver les dents, s’est rendu compte qu’il s’était
trompé de trousse de toilettes, et Alan Roura n’a plus qu’un seul seau pour se laver, et faire ses
besoins. Les petites histoires humaines du Vendée Globe sont toujours un délice…
Des écarts importants d’Armel à Didac : près de 1 400 milles
[size=16]« Ca envoie du steak » lançait Louis Burton ce matin sur une vidéo où l’on voyait son Bureau[/size]
Vallée lancé en plein surf à 20 noeuds. Dès lors que les alizés sont montés, la tête de flotte a
creusé l’écart. L’élastique s’est tendu. Il faut dire que les machines de course les plus
performantes, comme celles des sept premiers, affichent des moyennes folles (entre 19 et 20
noeuds) qui le seront encore plus dans l’Hémisphère Sud, et que les pilotes sont des
[size=16]compétiteurs de haute voltige. « C’est intéressant d’avoir des conditions rapides. C’est génial[/size]
[size=16]d’avoir un combattant qui est rapide. C’est un bon concurrent. » expliquait froidement Armel Le[/size]
Cléac’h ce midi. Le chacal est peu bavard, l’homme est totalement concentré. Dans cette
course de vitesse, le moindre mauvais réglages ou choix de voile peut vous faire perdre du
terrain : Yann Eliès est désormais à 110 milles de la tête de flotte, Jean-Pierre Dick à plus de
150 milles, Bertrand de Broc à 300 milles et Sébastien Destremau à près de 600 milles ! Didac
Costa, lui, commence sa descente le long des côtes ibériques, et devrait toucher les alizés
portugais demain au large de Porto.
Déjà, les skippers réfléchissent à la manière de se positionner pour entrer dans le pot au noir et
avant cela, comment déborder l’archipel du Cap-Vert pour ne pas se faire piéger dans son
dévent…
Ils ont dit
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut)
« Quand j’ai passé Madère, j’ai débranché mes alarmes, je n’ai pas mis de réveil et j’ai dormi
quatre heures de suite. Ca fait du bien ! Je ne barre pas beaucoup, car le pilote est très
efficace. En revanche, il faut être beaucoup sur les réglages. Ce n’est pas de tout repos, mais il
faut absolument prendre du temps pour soi. Après cette vacation, j’irai prendre ma première
douche et ça fera beaucoup de bien. Il fait frais sur le pont, on est en short t-shirt, mais il
commence à faire très chaud à l’intérieur. Dès qu’il faut bouger comme pour le matossage ça
devient pénible. Je suis très heureux en mer. Je participe à un évènement légendaire ; Je ne
compte pas les jours. Je profite de chaque instant. Je me suis préparé une petite tartiflette ! »
Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur)
« J’ai réussi à m’adapter au bateau et j’en suis content. J’ai un bon matelas, un bon siège de
veille. Il y a juste plus de bruit. J’ai bien récupéré cette nuit. Je savais que ça allait être possible
J’ai fait exprès d’être dehors les premiers jours et de moins dormir. Je suis en forme. La vie à
bord est différente comparée à la précédente édition mais la différence vient surtout des
bateaux autour. Ils ne sont pas loin. Là je suis plus dans le rythme de la course. Ça change le
mode de vie. »
Vincent Riou (PRB)
« Ca se passe pas mal ! On ne va pas se plaindre. C’est humide et engagé. Il faut s’occuper un
peu du bateau. Les conditions sont comme j’imaginais. Il faut que je tape un peu dedans pour
suivre les foilers. Je ne pensais pas les tenir autant. Je me doutais bien que allait être
compliqué pour tout le monde. Je ne suis pas le plus rapide mais j’essaye d’avoir une bonne
moyenne. C'est ce qui est important. Quand Armel prend la barre on sent qu’il accélère. La
route est longue. Il faut trouver une routine. Je suis convaincu que le Vendée se joue d’abord
dans la gestion des hommes et du matériel. »
Armel le Cléac’h, Banque Populaire VIII
« Ça se passe bien. On fait route ensemble depuis hier avec Vincent (Riou). La route est
encore très longue. C’est intéressant d’avoir des conditions rapides. C’est génial d’avoir un
combattant qui est rapide. C’est un bon concurrent. Là j’ai le gennaker et un ris dans la GV. On
va naviguer entre les Canaries et le Cap Vert. Il faut trouver les bons réglages pour aller vite.
Les conditions sont rapides, au portant. Il faut aussi barrer. Même si il y a des moments de
transition. »
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme)
« Hier, je n’avais pas le moral. J’étais rempli de doutes. J’ai enfin ouvert les yeux sur mon
aventure, sur le bonheur que je suis en train de vivre. Je suis sur une machine que j’apprends à
découvrir. C’est comme si j’avais une moto GP et que je l'avais mise en mode mobylette. C’est
compliqué d’être bien à sa place. J’ai eu du mal suite à l’émotion du départ, suite à la fatigue.
J’ai mis les choses au point avec moi-même hier, je me parlais dans le cockpit. Au moment où
j’ai fait ça, j’ai commencé à observer mon bateau, la mer. J’ai choqué les écoutes. Et le bateau
s’est libéré et a accéléré. Pour la première fois, j’ai dormi. Je commence à prendre du plaisir à
manger. Au début, c’était un geste automatique. C’était juste une espèce de boule au niveau
de l’estomac. »
Conrad Colman, Foresight Natural Energy
« C’est incroyable, tout à l’heure, même si je n’ai pas de foils, le bateau volait dans tous les
sens. Actuellement, je suis sous spi, et ce, depuis que je me suis échappé de Madère hier soir.
Les conditions sont belles. J’étais bien content de quitter l’archipel, car les conditions locales
n’étaient pas favorables. Je suis très content de ma position dans la flotte. Je suis entouré de
bateaux beaucoup plus neufs que le mien. C’est mieux que ce que j’attendais. Maintenant ça
va être difficile, car c’est une ligne droite à pleine vitesse vers le Cap-Vert. J'ai une trajectoire
Ouest pour éviter le dévent des Canaries et aller le plus à l’ouest possible pour le Pot au Noir.
Même si il est à plus de 1000 milles. C’est quelque chose qui se prépare en amont. Mieux je
serai placé et mieux ça sera. »
Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland) IRL
« Nous faisons du tourisme du côté des Canaries et des côtes africaines. J’ai une résidence
secondaire sur Lanzarote et je voulais voir ce qui s’y passe (rires). J’ai eu une nuit assez dure.
Le J3 s’est déroulé tout seul et cela m’a pris du temps. Ensuite j’ai cassé un ris. L’autre incident
du jour est arrivé quand j’étais sur le pont à me démener avec la voile. J’avais mis de l’eau à
chauffer et je l’ai laissé trop longtemps. Je me suis retrouvé avec un petit incendie à bord, mais
ce n’était pas trop sérieux. »




Une nouvelle carto pour suivre la course sur tous les supports
Afin de répondre à la demande de certains internautes qui rencontraient des difficultés d’accès
à la cartographie du Vendée Globe, une nouvelle version est disponible depuis hier avec une
carte simplifiée et compatible avec tous les navigateurs.
Vous pouvez désormais choisir votre option préférée pour accéder à la cartographie 2D ou 3D
de la course.
Pour les smartphones et les tablettes IOS ou Android, il est conseillé de télécharger
l'application officielle du Vendée Globe sur les stores. Les applications ont été mises à jour et
offrent une belle interactivité sur la cartographie, avec un accès rapide au module immersif
360°.
Des améliorations seront apportées sur les différents supports tout au long de la course pour
un plus grand confort de consultation.



 
CLASSEMENT DE 15H00
[size=14]....................................................................................
[/size]
 
1 - BANQUE POPULAIRE (ARMEL LE CLEAC'H)
Distance de l'arrivée : 22839nm
2 - PRB (VINCENT RIOU)
Distance du premier : 7,53nm
3 - HUGO BOSS (ALEX THOMSON)
Distance du premier : 47,14nm

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 12 Nov 2016, 10:34

Actualité
La fusée Thomson
samedi 12 novembre 2016, 06h00
459 milles en 24 heures ! Le Britannique est sans conteste le plus rapide dans ces alizés de Nord-Est qui se sont étoffés depuis que les leaders ont débordé largement les Canaries. A ce rythme, Alex Thomson sera au coude à coude avec Armel Le Cléac’h, toujours en tête, avant même d’atteindre le Pot-au-Noir, la zone de calmes équatoriaux au Sud de l’archipel du Cap-Vert…



Même s’il y a encore de l’instabilité dans l’air entre les Canaries et le Cap-Vert en raison d’une perturbation orageuse dans l’Ouest de l’Afrique, il y a surtout une bonne brise de Nord-Est de plus de vingt nœuds et une bonne houle associée, toutes conditions favorables aux monocoques IMOCA qui glissent à vive allure vers l’équateur. Et les solitaires s’en donnent à cœur joie avec des moyennes parfois supérieures à 22 nœuds sous gennaker et un ris (ou plus) dans la grand-voile… Ainsi Alex Thomson (Hugo Boss) a-t-il grappillé une quinzaine de milles en 24h sur le duo de tête, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) annonçant 444 milles au compteur et Vincent Riou (PRB) 432 milles…
Plus de 1 500 milles d’écart !
En conséquence, la flotte s’étire désormais comme une chenille processionnaire sur plus de 1 500 milles, puisque Didac Costa (One Planet-One Ocean) reparti jeudi des Sables d’Olonne, sera encore en approche du cap Finisterre quand le Léonard devrait déborder l’archipel du Cap-Vert en milieu de journée ! Les « sept mercenaires » du groupe de tête sont toujours groupés en moins de 60 milles mais il y a aussi un écart latéral de plus de 60 milles entre Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) le plus à l’Ouest et Alex Thomson le plus à l’Est. Ce décalage est important pour la fin de journée quand les leaders vont arriver à la hauteur de l’archipel du Cap-Vert : il ne faudra pas être à moins de cent milles des îles volcaniques qui perturbent très sensiblement la force et la direction des alizés…
Des alizés qui sont bien installés puisque le Pot-au-Noir, zone de calmes équatoriaux, ne semble pas très actif et peu développé. Thomas Coville, parti aussi dimanche pour le record autour du monde en solitaire mais en multicoque, l’a d’ailleurs passé très rapidement vendredi soir et franchissait l’équateur avant même le lever du soleil ce samedi ! Une bonne indication pour ses poursuivants qui devraient ralentir dimanche soir en approche de cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT). Ainsi à l’exception de l’Espagnol, toute la flotte navigue désormais dans les alizés soutenus et l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) parti le long des côtes marocaines jeudi, semble revenir se caler sur la route principale, au large de Madère, des Canaries et du Cap-Vert. En six jours à 13h02 ce samedi, les premiers auront parcouru 2 000 milles et devraient atteindre l’équateur en moins de neuf jours ! Il y a du record dans l’air…
DBo. / M&M

Actualité
L’autoroute du Sud
samedi 12 novembre 2016, 10h00
Ça fume du côté du Cap-Vert ! Toujours emmené par Armel Le Cléac’h, le groupe de tête caracole à plus de vingt nœuds vers un Pot-au-Noir peu actif et peu étendu. Les sept leaders savent que plus cet obstacle est passé rapidement, plus la suite dans les alizés de l’hémisphère Sud permettra de recharger les batteries qui se sont déjà bien usées depuis le départ des Sables d’Olonne…



Comme pour tous les week-ends prolongés, il y a du trafic sur les grands axes ! En Atlantique Nord, c’est la voie Espagne-Brésil qui est encombrée : après les embouteillages à Madère jeudi soir, la route s’est dégagée en ce samedi entre Cap-Vert et Canaries, mais il faut s’attendre à un sérieux ralentissement dimanche soir quand les leaders vont buter sur le péage du Pot-au-Noir… Comme toujours, il va y avoir compression de véhicules le temps de donner son ticket d’entrée vers l’hémisphère Sud.
Des creux et des bosses
Les creux, ce sont les écarts qui ne font que croître entre les trois grands groupes qui forment désormais la flotte : les « sept mercenaires » s’activent toujours à plus de vingt nœuds de moyenne, le « club des cinq » tente de suivre le rythme à plus de 150 milles mais avec presque deux nœuds de moins au compteur quand le peloton s’étale dorénavant sur plus de 200 milles entre Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Alan Roura (La Fabrique). Et même le solitaire très seul revient sur l’autoroute : l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) a quitté la nationale canarienne pour prendre la bretelle vers la quatre voies Madère-Cap Vert ! Et dans ce chapelet qui s’égraine sur plus de 750 milles (sauf Didac Costa qui n’est encore qu’au cap Finisterre), tout le monde n’est pas à la même enseigne…
Car peu de monde imaginait un tel scénario : certains ont pris de sacrées bosses, soit parce qu’ils se sont fourvoyés dans des options hasardeuses, soit parce que le tempo imposé les a psychologiquement perturbé, soit parce qu’entre les quelques confrontations d’avant match et la réalité du terrain, les potentiels des monocoques IMOCA ne sont franchement pas encore gravés dans le marbre. A l’exemple du voilier que mène diablement vite Alex Thomson (Hugo Boss) : mille par mille, le Britannique qui s’était raté après le cap Finisterre en partant vers les côtes portugaises, revient comme une balle sur les deux leaders en suivant le même cap avec les mêmes conditions de mer et de vent. Le « foiler » anthracite n’a pas tout à fait les mêmes appendices (plus porteurs), ni la même carène (plus étroite), ni le même poids (moins large et étrave tronquée), trois paramètres qui semblent bien démontrer que cette version 3 des architectes VPLP-Verdier est la plus aboutie…
Attention aux îles !
Mais dans ce pack compact en tête de gondole, gare au Cap-Vert ! À force de privilégier le meilleur angle d’attaque pour glisser au plus vite (à 140° du vent réel), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) tout comme Alex Thomson, Morgan Lagravière (Safran) et Paul Meilhat (SMA) pourraient bien se brûler les ailes en rasant de trop près l’île de Santo Antão : le relief volcanique du Topo da Coroa culmine à 1 979 mètres) et les cartes météo fournies par Great Circle montrent bien que l’effet perturbateur (dévent) sur le vent s’étend sur plus d’une centaine de milles… Le décalage latéral vers l’Ouest de Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) apparaît comme très intéressant quand l’archipel sera déjà par le travers de la route en milieu d’après-midi.
La façon dont les leaders vont négocier cet obstacle va très probablement influer sur les trajectoires des poursuivants qui pour l’instant, prennent le même sillon que le premier. Certes le « club des cinq » n’a pas tout à fait les mêmes conditions avec un alizé légèrement moins soutenu et ils ont perdu quasiment 50 milles en 24 heures… La bonne nouvelle, c’est que la zone orageuse africaine est déjà dans leur tableau arrière, et elle touchait ce matin le groupe suivant : le peloton subissait avant le lever du jour des grains violents à plus de trente nœuds comme l’indiquait à la vacation de 4h30, Louis Burton (Bureau Vallée). Il faut désormais se projeter à 36 heures quand les premiers aborderont l’équateur, que le groupe suivant aura débordé le Cap-Vert et que le peloton sera en approche de l’archipel…
Dominic Bourgeois

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 12 Nov 2016, 13:10

Bravo et merci BABOUNE pour ce travail de recherche et cette présentation individuelle des différents concurrents engagés.
Je ne manquerai pas de m'y référer en écoutant les performances de chacun, durant ces 80 jours prochains
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 13 Nov 2016, 11:14

Bonjour désolé hier samedi je n'ai pu vous tenir au courant
Tanguy de lamotte à une casse sur ca tête de mat,alex Thomson a prit la tête de la course
@mitié Laurent
PS comme je ne suis pas chez moi donc pas sur mon ordi je posterai le classement complet promit le dimanche demain lundi


Communiqué de presse
Dimanche 13 Novembre

Au tour du Pot

Le passage des îles du Cap-Vert a redistribué les cartes en tête de la flotte et Alex Thomson a confirmé son ascendant en prenant le commandement après avoir traversé l’archipel dans la nuit. Désormais la problématique est de trouver le bon point d’impact pour entrer dans le Pot-au-Noir. Et si le Japonais Kojiro Shiraishi et Jean-Pierre Dick ont été légèrement ralentis par leurs avaries, pour Tanguy de Lamotte l’heure est au bilan et à la résolution de son problème de tête de mât cassé : il fait route à petite allure vers Mindelo




L’archipel du Cap-Vert a quelque peu bouleversé la donne en tête de course : en coupant le fromage entre les îles de Santo Antão et Santo Vicente (où se trouve le port de Mindelo), Alex Thomson (Hugo Boss) réalise un superbe coup tactique car il n’a pas été vraiment ralenti par les reliefs volcaniques. Alors que Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), Morgan Lagravière (Safran) et Paul Meilhat (SMA) ont dû effectuer un double empannage pour passer dans l’Ouest des îles. Quant à Vincent Riou (PRB), il avait bien anticipé sa trajectoire pour déborder l’obstacle à une quarantaine de milles à l’Ouest, suivi comme son ombre par Jérémie Beyou (Maître CoQ) et accompagné encore plus au large par Sébastien Josse (Edmond de Rothschild). Les sept leaders sont encore très proches les uns des autres avec plus de cent milles de marge sur leur poursuivants direct, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui a aussi dû effectuer un petit recadrage à l’Ouest.

Autour du Pot

Désormais, l’objectif est d’aller vite dans des alizés qui commencent à faiblir progressivement puisque le dévent des îles n’est plus un problème. Le Britannique arrive à bien glisser pour réduire son écart latéral d’une trentaine de milles sur Vincent Riou et Armel Le Cléac’h qui naviguent à vue. Et en ce petit matin, le Gallois est toujours parmi les plus rapides tout en se replaçant devant ses concurrents : il navigue plus bas (cap 208°) quand ses poursuivants semblent obliger de lofer plus (cap 178°) ce qui est de bon augure pour la suite… Car il faut maintenant gagner dans l’Ouest pour rester dans la bonne veine de vent : dès le 10°N, les alizés vont décroître à une douzaine de nœuds en prenant heureusement une composante plus Est, mais à l’heure actuelle, il faudrait plutôt passer du côté du 29°W pour ne pas être trop ralenti dans le Pot-au-Noir.

Or ces deux degrés de longitude à grappiller au fil de la descente vers le Sud, ne sont pas aisés à prendre : il y a de la manœuvre dans l’air ! Et c’est probablement la phase la plus importante qui se joue entre ces leaders : le véritable Pot-au-Noir, cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) où les calmes alternent avec les grains, semble s’étendre entre le 5°N et le 2°N, soit sur environ 150 milles où la brise ne dépassera que rarement les 5 nœuds… Il y a donc approximativement 500 milles à parcourir dans un vent mollissant avant d’entrer dans le vif du sujet ! Les prémices du Pot sont donc attendus demain lundi en début d’après-midi pour les premiers. Or une entrée de jour est toujours un peu plus facile à négocier et quelques heures de décalage peuvent rapidement se transformer en plusieurs dizaines de milles de retard en plus.

Enfin au cœur du peloton, le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) a signalé la fin de l’une de ses voiles d’avant totalement explosée lors d’un départ au tas tandis que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a connu une avarie d’enrouleur : ils ne semblent pas trop handicapé pour l’instant avec des alizés encore soutenus entre Madère et le Cap-Vert.

Ils ont dit

Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur) :
« J’étais en navigation « normale » depuis 24 heures sous Code 0 et grand-voile haute : tout à coup, la tête de mât a lâché. Je ne trouve pas d’explications mécaniques depuis que j’ai récupéré la pièce pour tenter de comprendre. J’ai dû affaler la grand-voile complétement et la voile d’avant est passée à l’eau et a chaluté. Comme elle tirait fort sur le mât, j’ai dû la libérer mais elle s’est prise dans le voile de quille. Je la traîne et donc j’avance lentement : j’ai déroulé une autre voile d’avant au capelage et je suis allé récupérer la tête de mât qui était dans les airs, suspendu par la drisse. J’ai donc le petit tronçon cassé dans les mains avec les aériens électroniques, l’antenne VHF… Tous les éléments sont là : c’est la partie carbone du tube qui a explosé.
Je me dirige vers Saint-Vincent sous J-2. Je n’ai pas pu plonger pour libérer la quille parce qu’il y a trop de mer : il faut donc que je rallie un mouillage. Je suis à 150 milles du Cap-Vert et il y a une baie à Mindelo où je peux m’arrêter : je pourrais extraire la voile de la quille et grimper dans le mât pour effectuer des réparations. Je pourrais alors hisser de nouveau la grand-voile, même si je devrais prendre un ris en permanence et que je ne pourrais pas utiliser les voiles d’avant en tête (Code 0, grand spi, grand gennaker). Je pourrais naviguer, mais avec moins de toile.
Je ne prendrais pas de risques et il me faut d’abord expertiser tout ça avant de repartir. Je ne connais pas Mindelo mais j’ai une personne de mon équipe qui s’est déjà arrêté là-bas lors d’une course : il m’a indiqué qu’il y avait une baie bien protégée avec des mouillages et même des bouées. J’avance à sept nœuds environ et j’essaye d’arriver avant la nuit prochaine : je ne prendrais pas de risques car je dois arriver de jour pour faire la manœuvre. »

Stéphane Le Diraison (La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) :
« La nuit est belle, il y a une jolie lune avec quelques nuages et on a encore de bons alizés à 23 nœuds : ça permet d’avancer vite dans une mer un peu agitée sous gennaker de capelage depuis Madère et grand-voile haute ou avec un ou deux ris selon le vent. Je suis content de mon bateau mais je manque encore de confrontation avec les autres monocoques IMOCA parce que c’est ma première course face à mes concurrents. J’essaye de combler mon déficit de vitesse du début de course en tentant de nouveaux réglages avec ou sans ballasts… Je commence à être rapide et en ce moment, je suis à 18 nœuds. Je fais partie d’un groupe qui a à peu près le même potentiel et l’idée est de ne pas me faire décrocher de Louis (Burton) et Bertrand (de Broc) pour continuer à jouer avec eux. J’ai vu les trajectoires des leaders qui vont extrêmement vite : ils sont sur une autre planète ! Il va falloir que je gère le passage de l’archipel du Cap-Vert que je dois atteindre dans 24 heures environ : j’ai vu que Alex (Thomson) est passé à l’intérieur et ça à l’air pas mal. J’ai vu aussi que le vent mollit un peu en atterrissant et si je peux prendre de l’Ouest ces prochaines heures, c’est mieux. Si je peux passer comme Vincent (Riou) à une trentaine de milles dans l’Ouest, ce sera bien… Mais on aura moins de vent que les premiers. »


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 13 Nov 2016, 15:16

Re Bonjour un point à la mi journée
@mitié Laurent

Actualité Objectif Cap-Vert

Objectif Cap-Vert
dimanche 13 novembre 2016, 07h00
Suite à la rupture de sa tête de mât, Tanguy de Lamotte fait route à petite vitesse vers le port de Mindelo (île Sao Vicente) qu’il espère atteindre avant la nuit prochaine : le solitaire veut mouiller dans une baie pour effectuer ses réparations. Et en milieu de peloton, Stéphane Le Diraison commence à trouver les manettes de réglages de son plan Finot-Conq…





Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur) : « J’étais en navigation « normale » depuis 24 heures sous Code 0 et grand-voile haute : tout à coup, la tête de mât a lâché. Je ne trouve pas d’explications mécaniques depuis que j’ai récupéré la pièce pour tenter de comprendre. J’ai dû affaler la grand-voile complétement et la voile d’avant est passée à l’eau et a chaluté. Comme elle tirait fort sur le mât, j’ai dû la libérer mais elle s’est prise dans le voile de quille. Je la traîne et donc j’avance lentement : j’ai déroulé une autre voile d’avant au capelage et je suis allé récupérer la tête de mât qui était dans les airs, suspendu par la drisse. J’ai donc le petit tronçon cassé dans les mains avec les aériens électroniques, l’antenne VHF… Tous les éléments sont là : c’est la partie carbone du tube qui a explosé.
Je me dirige vers Saint-Vincent sous J-2. Je n’ai pas pu plonger pour libérer la quille parce qu’il y a trop de mer : il faut donc que je rallie un mouillage. Je suis à 150 milles du Cap-Vert et il y a une baie à Mindelo où je peux m’arrêter : je pourrais extraire la voile de la quille et grimper dans le mât pour effectuer des réparations. Je pourrais alors hisser de nouveau la grand-voile, même si je devrais prendre un ris en permanence et que je ne pourrais pas utiliser les voiles d’avant en tête (Code 0, grand spi, grand gennaker). Je pourrais naviguer, mais avec moins de toile.
Je ne prendrais pas de risques et il me faut d’abord expertiser tout ça avant de repartir. Je ne connais pas Mindelo mais j’ai une personne de mon équipe qui s’est déjà arrêté là-bas lors d’une course : il m’a indiqué qu’il y avait une baie bien protégée avec des mouillages et même des bouées. J’avance à sept nœuds environ et j’essaye d’arriver avant la nuit prochaine : je ne prendrais pas de risques car je dois arriver de jour pour faire la manœuvre. »

Stéphane Le Diraison (La Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) : « La nuit est belle, il y a une jolie lune avec quelques nuages et on a encore de bons alizés à 23 nœuds : ça permet d’avancer vite dans une mer un peu agitée sous gennaker de capelage depuis Madère et grand-voile haute ou avec un ou deux ris selon le vent. Je suis content de mon bateau mais je manque encore de confrontation avec les autres monocoques IMOCA parce que c’est ma première course face à mes concurrents. J’essaye de combler mon déficit de vitesse du début de course en tentant de nouveaux réglages avec ou sans ballasts… Je commence à être rapide et en ce moment, je suis à 18 nœuds. Je fais partie d’un groupe qui a à peu près le même potentiel et l’idée est de ne pas me faire décrocher de Louis (Burton) et Bertrand (de Broc) pour continuer à jouer avec eux. J’ai vu les trajectoires des leaders qui vont extrêmement vite : ils sont sur une autre planète ! Il va falloir que je gère le passage de l’archipel du Cap-Vert que je dois atteindre dans 24 heures environ : j’ai vu que Alex (Thomson) est passé à l’intérieur et ça à l’air pas mal. J’ai vu aussi que le vent mollit un peu en atterrissant et si je peux prendre de l’Ouest ces prochaines heures, c’est mieux. Si je peux passer comme Vincent (Riou) à une trentaine de milles dans l’Ouest, ce sera bien… Mais on aura moins de vent que les premiers. »

ITV par DBo. / M&M

Actualité
Vacations : Avant de tomber dans le pot...
dimanche 13 novembre 2016, 13h39
Des petits bobos sur les bonshommes, des plus gros sur les bateaux... les marins joints en vacations ont expliqué à la fois leur stratégie de course et leur vie en mer qui n'est pas de tout repos. Voici les mots et les maux de Morgan Lagravière (Safran), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur).


© Olivier Blanchet / DPPIMorgan Lagravière (Safran)
« J’ai eu une petite mésaventure dans la nuit. J’étais en train de me reposer à l’intérieur quand le bateau s’est mis à gîter fortement. Je me suis levé rapidement pour choquer la voile d’avant. En voulant retourner à l’intérieur, la porte m’a claqué sur le visage et je me suis ouvert le crâne. J’ai pissé le sang pendant un bon moment mais finalement la plaie s’est colmaté. Plus de peur que de mal ! Mais cette blessure prouve qu’avec la fatigue, associée aux mouvements saccadés du bateau, peut nous faire faire des bêtises.
Côté sportif, je m’éclate ! Je n’ai pas l’impression d’être sur un rythme de Vendée Globe mais plutôt sur une solitaire du Figaro ou une transat. C’est sympa car je peux me comparer avec les autres bateaux qui sont autour. J’ai croisé Paul (Meilhat) deux fois hier, dont une fois où il est passé à 100 mètres de mon tableau arrière. C’est incroyable, je ne m’attendais pas à régater autant au contact. Avec l’approche du Pot-au-Noir, j’espère recoller avec les leaders. Mon positionnement un peu en retrait est intéressant. Je vais pouvoir analyser le positionnement des copains devant. En fonction de ce que je vois et du timing dans lequel je serai, je déterminerai le point d’entrée le plus approprié.
Au niveau du sommeil, ça va beaucoup mieux. Au début je n’arrivais pas à dormir, je devenais fou. Maintenant j’arrive à m’accorder de bonnes siestes. Nous ne sommes pas infaillibles, il faut parfois accepter de décrocher et de faire confiance en son bateau.
Les performances d’Alex Thomson ? Elles sont bluffantes à certaines allures, mais beaucoup moins à d’autres. J’ai un peu de mal à cerner le personnage. Il n’y a pas de compromis chez lui : c’est « on » ou « off » ! Plus globalement, on constate que les allures actuelles ne sont pas forcément favorables à nos foilers. L’angle est un peu trop ouvert pour s’appuyer sur le foil. Pour le moment, c’est la polyvalence qui paye, les bonnes performances de Vincent Riou le prouvent… »
© Stéphanie Gaspari - Groupe BelConrad Colman (Foresight Natural Energy)
« Dans la nuit de vendredi à samedi, le vent s’est levé tellement fort qu’il est devenu dangereux de continuer sous grand spi. Je l’ai donc affalé. Ensuite, j’ai hissé mon spi de gros temps sur l’enrouleur. Mais avant d’y arriver, la voile a commencé à se dérouler. Pour éviter de casser la drisse, j’ai dû continuer à hisser la voile rapidement. C’était un moment sous haute tension, à tous les niveaux.
Il m’a fallu 4 longues heures de travail non-stop pour réussir à tout démêler et remettre un peu d’ordre dans le noir, et sous l’eau la moitié du temps. C’était à la fois physique et dangereux et je suis content d’avoir pu débloquer cette situation. Le Vendée Globe est un marathon avec des obstacles comme celui-ci sur la route. Mais on n’en apprécie que plus les beaux moments.
En ce moment les conditions sont très sympathiques. Je navigue au portant dans moins de 20 nœuds sur une mer plutôt calme. Je suis entouré par des bateaux rapides et j’espère pouvoir conserver ce positionnement. Alex Thomson est passé comme une fleur entre les îles du Cap Vert mais de mon côté j’ai choisi de passer par l’Ouest. Le Pot-au-Noir s’annonce actif mais pour le moment, je n’ai pas encore étudié le sujet dans les détails. »
Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) :
« Je naviguais sous grand-voile haute et Code 0 quand la partie haute du mât s’est brusquement cassée. La voile d’avant est partie dans l’eau et la GV est descendue. C’est le tube en carbone qui s’est cassé. Toutes les autres pièces mécaniques autour son intactes. Il me reste une centaine de milles pour rallier le Cap Vert où j’arriverai demain. Je vais bricoler une drisse pour pouvoir renvoyer la GV et être plus manoeuvrant. Puis je vais me mettre au mouillage et tenter de régler les problèmes un par un et voir comment je peux repartir. Je commencerai par dégager la voile qui est toujours bloquée sous la quille. Je ne pourrai pas renvoyer la GV tout en haut du mât, mais avec un ris ce sera jouable. Il me reste deux drisses qui permettent d’utiliser trois voiles. Je devrai aussi bricoler des aériens de secours à l’arrière du bateau, qui me permettront d’avoir à nouveau des informations sur la force et la direction du vent.
Mon objectif est clair : rester en course. Je donnerai le maximum pour terminer ce Vendée Globe, je mettrai toutes mes forces dans la bataille pour ne jamais le regrette J’ai de quoi faire les réparations et mon envie est énorme. J’ai choisi de me mettre dans une situation difficile en faisant le Vendée Globe, je ne vais pas abandonner comme ça. »
© Pierre BOURAS - Le Souffle du NordThomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) :
« Je suis satisfait de mon début de course. Je me sens serein sur mon bateau et tant mieux car je vais passer un peu de temps à bord ! Je suis à la lutte avec Yann Eliès et surtout Jean Le Cam. C’est bon signe d’être au contact avec de tels marins. Cette confrontation me tire vers le haut, cela permet de se comparer. A chaque classement je les regarde et j’essaye de ne rien lâcher. Pour le moment on a assez peu de contacts par téléphone ou VHF entre nous, on va apprendre à se connaître (rires) ! »

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 15 Nov 2016, 07:54

j'ai oublié hier au soir de validé ce message
Bonsoir je viens de rentrer de mon WE et pas eu encore le temps de tout caler
@mitié Laurent



Alex Thomson souverain au royaume de l’incertitude
lundi 14 novembre 2016, 17h44

Avec le Pot au Noir, la prudence est toujours de mise. Mais ce lundi soir, Alex Thomson semble être le grand gagnant dans la traversée de la fameuse zone de convergence intertropicale. Le Britannique est parvenu à faire route tout droit vers le sud, à se faufiler dans un trou de souris, quand ses premiers poursuivants ont incurvé leur route vers l’Ouest. Thomson s’est extirpé de la zone active des grains et touchera bientôt les alizés de Sud-Est tant attendus. Tanguy de Lamotte, lui, est arrivé cet après-midi sur l’île de Mindelo, au Cap-Vert, où il va tout mettre en œuvre pour repartir en course, malgré la rupture de sa tête de mât.


L’option est tient encore mais jusqu’à quand ?


Dans le Pot au Noir, la seule règle est qu’il n’y pas de règle. Ce lundi, les skippers de tête ont négocié cette zone située au Nord de l’équateur, réputée et redoutée des coureurs en raison de la forte instabilité climatique qui prédomine. Les grains subits et violents alternent avec les zones sans vent qui peuvent engluer les bateaux durant de longues heures. Tout l’enjeu est de trouver le bon point d’entrée mais aussi de sortie pour attraper au plus tôt les alizés de Sud-Est de l’hémisphère Sud. A ce petit jeu, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) s’en est pour le moment parfaitement sorti.

L’échappée d’Alex Thomson
Au moment d’aborder le Pot au Noir, le dilemme pour les skippers lundi matin était de choisir entre une route plein Sud, plus courte mais plus risquée sur le papier, ou alors d’effectuer un décalage dans l’Ouest pour chercher des vents théoriquement mieux établis. Fidèle à sa réputation, Thomson n’a pas hésité à prendre des risques en choisissant la première option. Ses poursuivants sont partis vers l’Ouest, davantage par contrainte que par choix. A 5h ce matin, Alex Thomson avait 32 milles d’avance sur son premier poursuivant, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild). Dix heures plus tard, l’écart au deuxième s’élevait à 87 milles. Un beau pactole qui pourrait bien s’accroître dans les heures à venir.

© Great Circle
Une image satellite fournie cet après-midi par Great Circle, le partenaire météo du Vendée Globe, indiquait en effet que le skipper d’Hugo Boss était sorti de la zone active des grains, quand ses poursuivants étaient encore en plein dedans…
Les premiers chasseurs du leader britannique comptaient sur le piège météo que constitue le Pot au Noir pour reprendre du terrain. Force est de constater que le scénario ne leur est pas favorable. Joint ce midi en vacation, Sébastien Josse se montrait philosophe. « Le vent a fait un tour à 360 degrés et là il y a 2 nœuds de vent. Je suis collé à la piste. Le ciel est sans couleur. Je n’arrive pas à distinguer d’où va venir le vent, s’il y a un grain ou pas. C’est la magie du Pot au Noir… On choisit une porte d’entrée et après il y a une forme de réussite. »
Sébastien Josse bataille avec Vincent Riou (PRB), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), Paul Meilhat (SMA), Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Morgan Lagravière (Safran). Entre ces marins, les classements sont à prendre avec des pincettes, les écarts se creusent ou se resserrent en fonction des grains et des calmes… Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), lui, profite de l’effet tampon et se rapproche des sept premiers.
On le voit, l’incertitude demeure mais une chose semble acquise : le temps de référence à l’équateur va tomber. Détenu depuis 2004 par Jean Le Cam (en 10 jours et 11 heures et 28 minutes), il pourrait être amélioré d’une bonne journée.

Tanguy de Lamotte à Mindelo, tous les autres concurrents en course
Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur) est arrivé cet après-midi à Mindelo, sur l'île de São Vicente (Cap-Vert), où il va tenter de trouver une solution pour réparer sa tête de mât cassée. A l’arrêt, Tanguy va pouvoir entreprendre les réparations qui lui permettront de reprendre sa course. Il ne manquera de nous donner de plus amples informations dans les prochaines heures. Les autres concurrents poursuivent leur parcours et sont passés ou s’apprêtent à passer à l’Ouest du Cap-Vert, à l’exception de Nandor Fa qui, comme Alex Thomson, tente le passage entre les îles.

C’était à prévoir : des matchs dans le match ne manquent pas de se mettre en place. Chacun peut se jauger, rares sont ceux qui naviguent sans une cible en ligne de mire. On peut ainsi se délecter de la lutte entre un vieux briscard du Vendée Globe, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), et un bizuth incisif, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine). Un peu plus en arrière, Arnaud Boissières (La Mie Câline), lui, part en chasse de Bertrand de Broc (MACSF) et Louis Burton (Bureau Vallée). Quant à Rich Wilson (Great American IV), Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), ils se tiennent en moins de 20 milles au large du Cap-Vert. Pot au Noir ou pas, on aurait tort de se focaliser uniquement sur le groupe de tête…

Olivier Bourbon / M&M




Orages et espoirs
lundi 14 novembre 2016, 19h05

Dans le Pot au Noir, incertitude météorologique oblige, il y a toujours des gagnants et des perdants. Dans la première catégorie, on trouve Alex Thomson, solide leader du huitième Vendée Globe. Paul Meilhat fait également une bonne opération. Il est ce soir dans le Top 5. Parmi les sept concurrents de tête, Paul est le seul à ne pas avoir concédé de terrain sur Thomson ces dernières 24 heures. Yann Eliès, lui aussi, semble bien s’en sortir dans la zone de convergence intertropicale. Plus au Nord, Tanguy de Lamotte est désormais au mouillage à Mindelo (Cap-Vert). Il nous a donné quelques nouvelles avant d’entreprendre des réparations suite à la rupture de la tête de mât de son bateau samedi dernier…






© B.Carlin / SMA
Avec 321,7 milles parcourus en 24 heures, Paul Meilhat est le concurrent du Top 7 qui s’en est le mieux sorti. A titre de comparaison, Alex Thomson a parcouru 299 milles, Jérémie Beyou 277 milles et Armel Le Cléac’h 267 milles… Résultat pour Paul, deux places de gagnées. Au pointage de 18h ce lundi, le skipper de SMA est 5e et premier bizuth. D’autres marins ont subi un peu plus durement les affres du Pot au Noir. Hier soir, Morgan Lagravière était devant Paul Meilhat. Morgan accuse désormais un retard de 25 milles…
Juste derrière, Yann Eliès (8e à 18h) s’en sort bien et recolle sur le paquet de tête. Thomas Ruyant et Jean Le Cam, respectivement 9e et 10e, rentrent dans le Pot au Noir et Jean-Pierre Dick (11e) n’est pas bien loin non plus. Pour les autres, le Pot au Noir n’est pas encore d’actualité mais nul doute qu’ils commencent à y penser…

Des nouvelles de Tanguy de Lamotte, au mouillage à Mindelo
Dans une vidéo envoyée en fin d’après-midi, Tanguy de Lamotte nous a donné des nouvelles fraîches : « Je suis arrivé à Mindelo, entouré de bateaux aux mouillages. J’avais un petit comité d’accueil avec pas mal de plaisanciers. Ils ont bien tous eu l’information qu’il ne fallait pas m’aider. Ils m’ont regardé faire mon mouillage en solitaire. Je suis mouillé sur une bouée par l’arrière pour essayer de rester stable. Il y a encore pas mal de houle. Pour le moment je ne peux pas faire d’intervention dans le mât. Je vais voir si ça se calme dans la soirée. Je vais préparer ce qu’il faut pour gérer la réparation là-haut, sortir le matériel et vous tenir au courant ! »

Didac Costa poursuit sa chevauchée
Reparti des Sables d’Olonne quatre jours après le reste de la flotte, Didac Costa continue sa descente dans un flux modéré Nord-Ouest, 1800 milles derrière le leader Alex Thomson. Le skipper espagnol a dépassé la latitude du détroit de Gibraltar et devra prochainement négocier le passage de Madère et son dévent. Malgré son retard, Didac se dit très heureux d’être de retour dans la course « Je dois prendre le rythme et prendre confiance dans le bateau. C'est étrange de naviguer sans adversaire autour de moi mais ça n'altère en rien ma motivation. »

OB / M&M


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 15 Nov 2016, 12:28



Actualité
Vacations : le Pot-au-Noir étire la flotte
mardi 15 novembre 2016, 11h02

Alors que les leaders devraient être au niveau de l'équateur dans la soirée, Romain Attanasio passe actuellement le Cap-Vert. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys est bien rentré dans sa course, malgré l'oubli de quelques objets à terre. Même si le britannique Alex Thomson s'affaire à mener la flotte, il prend tout de même le temps de suivre l'actualité.


Romain Attanasio, Famille Mary-Etamine du Lys.
"Je ne vois pas le Cap-Vert, je n’ai pas vu les îles. Mais hier soir on avait la lune de ouf. On voyait comme en plein jour. J’ai fait toute la nuit sans sortir une lampe frontale. La lune était énorme et le ciel dégagé. Le temps était calme, j’étais sous spi. C’était vraiment des conditions de rêve. On est sous spi depuis le début. On glisse. J’essaye de rejoindre le pot au noir. Je préférerais que ça aille plus vite. Ce matin j’ai 13-14 nœuds de vent. Le pot au noir c’est un moment compliqué mais j’ai hâte d’y être. J’ai tronçonné cette course parce qu’elle est tellement vertigineuse que si t’essayes de l’imaginer en entier c’est impossible. Je la prends donc par tronçons. Le premier c’est le pot au noir. J’aimerais bien le passer et terminer cette première partie de course. L’émotion du départ était forte, mais moins que ce que je pensais. Je pensais que ça serait plus bouleversant. J’ai eu un p’tit moment de blouse dimanche. Je n’étais pas bien. Je n’avais pas très bien dormi. J’étais un peu seul, il faisait gris, j’étais barbouillé. Après je me suis dit « attends, c’est que le début, je fais quand même le Vendée Globe, on y retourne ». Tout va bien. C’est Catherine Chabaud qui m’a donné le bon conseil de faire par tronçon. Après c’est l’équateur, le cap de Bonne Espérance, l’Indien et puis par océan. C’est super, c’est la course. Il fait chaud, on est sales, on mange lyophilisé. Chaque jour je me dis que c’est incroyable. Je fais le Vendée Globe. Ce n’est pas rien. Le bateau va bien. J’ai une petite chose à régler de temps en temps. Comme on dit, le Vendée Globe, c’est une emmerde par jour. On n’a pas encore attaqué le dur donc il ne faut pas s’enflammer. J’essaye de rester dans ce paquet-là. J’étais content d’être avec eux. Ils ont des bateaux plus rapides que le mien. J’ai fait une erreur de Madère, je suis tombé dans des dévents. Au lieu d’aller chercher une aile de mouette à l’Ouest de Madère, j’ai jibé. Depuis je re-grapille. J’ai mon japonais juste devant donc ça me fait des lièvres."
La famille
"J’ai appelé à la maison dimanche. Ça m’a fait plaisir. On parle par mail tous les jours et on téléphone le dimanche. C’est sympa. On fonctionne comme ça. J’ai parlé à Sam et Ruben. Quand tu raccroches ça fait un peu vide. Ça va vite mais ça fait du bien. Ce sont des moments sympas."
Le couteau/fourchette/rasoir
"Il y a tellement de choses à faire, à préparer aux Sables… J’ai pêché par rigueur. J’ai commencé trop en avance. J’avais commencé à empaqueter et je m’étais dit qu’il fallait que je commence à mettre les petites choses, comme le manche de rasoir. Et voilà… C’est le truc qu’on oublie au dernier moment. Il s’est passé un ptit temps mort mers la fin. Ce ne sont que des détails. Les choses essentielles sont là."





Alex Thomson, Hugo Boss
"On devrait bientôt toucher un vent plus soutenu nous permettant d’accélérer. Le routage vers le cap de Bonne Espérance prévoit un temps assez rapide. On devrait y être dans dix jours. Je pense que quand on est au reaching, nos foils marchent très bien. C’est pour cela que nous avons trouvé le rythme dans la descente de l’Atlantique. Le foil marche en mode VMG avec très peu de gite, 5° et une pression de dix tonnes sur le foil. Cela nous aide dans une large gamme de conditions. Le foil lui-même a une surface qui est le double de la version Dali. Cette surface offre aussi ses avantages plus tôt. Notre faiblesse par rapport aux bateaux traditionnels est quand nous sommes au près, que ce soit dans un vent fort, modéré ou faible. Les fichiers GRIB indiquent qu’en ce moment ils ont un meilleur angle. Mais d’ici l’équateur, le vent devrait se renforcer pour moi. Je me sens confiant quand le bateau va vite. On a déjà eu un aperçu de cela dans la New York-Vendee et nous avons fait beaucoup de progrès depuis. Même si le bateau n’est pas aussi optimisé que d’autres. Quand j’ai le temps, ce qui n’arrive pas si souvent, je regarde ce qui se passe dans l’actualité. Je suis au courant de ce qui se passe aux Etats-Unis avec l’élection. J’ai vu que Lewis Hamilton a gagné au Brésil et qu’Andy Murray a remporté son premier match hier…”

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 15 Nov 2016, 12:45

Bonjour alors comme promis mais avec un peu de retard
j'ai retrouvé mon convertisseur pour transformer des fichiers excelle en PNG
alors du coup je vous met les classements du dimanche 13 novembre à 22h et celui d'aujourd'hui à 12 h pour comparatif
@mitié Lolo






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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 15 Nov 2016, 18:26

Bonsoir
on est à un peu plus 9 jours de course et bientôt l'hémisphère sud pour certains
@mitié Laurent




Actualité
Déjà l’hémisphère Sud...
mardi 15 novembre 2016, 18h06

Contraint de se dérouter vers Mindelo (Cap­Vert) suite à une avarie en tête de mât, Tanguy de Lamotte a fait un point sur sa situation cet après­midi. Vu l'étendue des dégâts, le skipper d'Initiatives Coeur semblait très sceptique sur sa capacité à poursuivre la course. Les 28 autres marins du Vendée Globe sont bien en mer. Le Pot­ au ­Noir étire la flotte et si les premiers touchent un alizé plus soutenu leur permettant d’accélérer, les poursuivants sentent le ralentissement... Toujours leader, Alex Thomson (Hugo Boss) devrait couper l’équateur vers 21h ce mardi.





Tanguy de Lamotte sceptique quant à ses chances de repartir...
Joint cet après­midi depuis le PC Course parisien du Vendée Globe, Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) a fait le point sur sa situation, quatre jours après son avarie de tête de mât. Voilà ce qu’il nous confiait après être monté en haut de son mât : « Je ne suis pas complétement novice en matière de composite et de ce que j’ai pu voir, ce n’est pas rassurant. Réparer cela en mer est impossible. Il faut vraiment ne pas prendre de risque pour partir dans les mers du Sud. Je n’ai fait que 2000 milles et il en reste 20 000... Ce n’est pas la même situation qu’Yves Parlier qui avait réparé son mât en Nouvelle­Zélande (lors du Vendée Globe 2000­2001, ndr). Pour lui, il était aussi long d’aller dans un sens que dans l’autre. Je suis assez partagé sur l’envie de rester en course et l’envie de ne pas prendre de risques. Et c’est probablement l’envie de ne pas prendre de risques qui va l’emporter... J’aimerais bien dire que je vais continuer mais il faut rester sage et prendre la bonne décision. » Affaire à suivre, donc...

Les leaders s’échappent, l’hémisphère Sud en ligne de mire
La course continue pour les 28 autres concurrents du huitième Vendée Globe. Alex Thomson capitalise sur l’avance acquise dans le Pot au Noir, qu’il a traversé comme une fleur... Le skipper britannique pourrait franchir l’équateur et ainsi basculer dans l’hémisphère sud dans la soirée, aux alentours de 21h (heure française). Alex devrait au passage améliorer de plus d’une journée le temps de référence à l’équateur détenu depuis 2004 par Jean Le Cam (en 10 jours et 11 heures et 28 minutes). De quoi réjouir le skipper d’Hugo Boss : « Je pense que cette traversée du Pot au Noir a été la plus facile de ma carrière. Normalement, les riches s'enrichissent à ce stade. Comme je suis plus au Sud que les autres, je vais toucher le vent fort avant mes poursuivants. D’après les routages, je devrais m’approcher du cap de Bonne Espérance dans une dizaine de jours. »
Derrière, Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) naviguent à vue, comme en attestent les vidéos du bord envoyées ce jour. Le tout après plus de neuf jours de course et près de 3000 milles parcourus... Ils sont attendus à l’équateur entre 1 et 2 heures du matin.
L’écart est également infime entre Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Paul Meilhat (SMA), respectivement 4e et 5e. Le Vendée Globe prend plus que jamais des allures de régate planétaire. « Ce début de course ressemble à du Figaro », commente Yann Eliès, toujours calé à la 8e place. « Mais pas un vrai Figaro car d’habitude je suis devant ! Ça sera du Figaro quand je serai devant mon pote Beyou. Mais il n’est pas loin, je le vois. On est tous assez proches les uns des autres. Cela participe à l’excitation de ces premiers jours. Mais on commence à voir que les écarts se distendent. »
Les huit premiers vont pouvoir profiter de conditions plus stables et naviguer plusieurs jours de suite vers le sud avec un vent soutenu en bâbord amures. Dormir, ranger le bateau, prendre une douche... Ces moments seront sans nul doute appréciés. Se posera ensuite la question de l’endroit où il faudra mettre le clignotant à gauche pour faire route vers le Sud du Cap de Bonne Espérance. Tout dépendra de la position de l’anticyclone de Sainte Hélène.

La flotte s’étire...
Le groupe des poursuivants se démène encore dans les grains et les calmes du Pot au Noir. La queue de flotte ne sera pas épargnée comme l’explique Great Circle, le partenaire météo du huitième Vendée Globe : « Pour les derniers, une zone orageuse avec peu de vent se développe mercredi 16 entre le Cap­Vert et les Canaries. C’est ce que l’on appelle une « onde d’est ». Cette onde se déplacera ensuite vers l’Ouest à partir de jeudi. »
Au pointage de 15h ce mardi, Arnaud Boissières, 15e et donc calé en milieu de tableau, accusait un retard de 536 milles. C’est grosso modo l’équivalent d’une journée et demi de mer. Les écarts devraient donc encore se distendre entre les premiers qui vont cavaler dans les alizés et les derniers qui vont subir des zones de calme.
Tous les concurrents ont désormais dépassé la latitude du Cap­Vert, à l’exception de l’Irlandais Enda O’Coineen, qui passe entre les îles, de Sébastien Destremau (qui devrait faire de même) et de Didac Costa qui lui fait route vers les Canaries...

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 15 Nov 2016, 18:39

Merci, Papylolo...avec Baboune vous êtes de vrais passionnés et votre partage régulier est bien sympathique. J'espère que vous arrivez à vous reposer plus que les concurrents qui ne dorment que par de très courts sommeils au grès des différentes alarmes.
Bravo et encore merci
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