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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 22 Nov 2016, 19:11

Bonsoir
bon bah comme vous tous je viens d'apprendre l'abandon de Vincent Riou je rentre du Lycée
je vous joint le reste de l'actu
@+ Baboune


Actualité
Les leaders ont déjà parcouru un quart du Vendée Globe !
mardi 22 novembre 2016, 16h30
Depuis l'abandon de Vincent Riou, les « sept mercenaires » ne sont donc plus que six. Alex Thomson, Sébastien Josse et Armel Le Cléac’h continuent à filer en avant d’un front qui a « croqué » leurs trois premiers poursuivants. Yann Eliès, lui, a réussi à se glisser dans son fameux « trou de souris », cette veine de vent qui lui permet de progresser vers Bonne-Espérance. Derrière, on prend son mal en patience face à un anticyclone qui barre la route. L’effet tampon joue à plein et on constate un resserrement en milieu de flotte. De Fabrice Amedeo (12e) à Nandor Fa (18e), sept concurrents se tiennent en moins de 80 miles. Et ceux de derrière recollent…

© Gitana SA
Ce Vendée Globe est décidément très rapide, du moins pour la tête de course qui a déjà parcouru un quart du tour du monde, et ce après seulement 16 jours de course. Le gros du peloton a fait 16% du parcours et le dernier concurrent (Didac Costa) 11 %...
Depuis le départ des Sables d’Olonne, le leader Alex Thomson (Hugo Boss) affiche une vitesse de 15,6 nœuds sur l’orthodromie (route directe). S’il maintenait ce rythme, le parcours du Vendée Globe pourrait être bouclé en… 64 jours ! Voilà qui paraît bien improbable car les conditions ne seront pas idéales sur toute la durée du tour du monde. A titre de comparaison, il y a quatre ans, François Gabart avait bouclé le Vendée Globe en 78 jours, à la vitesse moyenne de 13 nœuds sur la route théorique.
Une chose paraît cependant acquise : le temps de référence à Bonne Espérance va être explosé. D’après les derniers routages, les leaders devraient franchir le premiers des trois grands caps vendredi matin, après environ 19 jours de course, soit quatre de moins que la performance record réalisée par Armel Le Cléac’h lors de la dernière édition du Vendée Globe (en 22 jours 23 heures et 46 minutes).
Le trio de tête toujours « à front »
Alex Thomson, Sébastien Josse (Edmond de Rothshild) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) continuent à filer bon train en avant du front dépressionnaire qui les propulse depuis plusieurs jours.
Dans la journée, Jérémie Beyou (Maître CoQ), Paul Meilhat (SMA) et Morgan Lagravière (Safran) se sont fait rattraper par ce front. Ils ont donc un peu moins de vent et ralentissent. Au pointage de 18h ce mardi, Maître CoQ et SMA naviguaient à moins de 10 nœuds, Safran à 13 nœuds et le trio de tête à 20 nœuds et plus. On l’a compris, plus on est en avant de la flotte, plus ça va vite ! L’avance des trois meneurs pourrait donc s’accentuer dans les heures qui viennent, provisoirement du moins, car Thomson, Josse et Le Cléac’h ne sont pas à l’abri du ralentissement qui sera sans nul doute apprécié tant la navigation est tonique actuellement…
Trou de souris et tentacule anticyclonique
Le bon coup stratégique est à mettre à l’actif de Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir). En bon Figariste, il a réussi à se placer là où il fallait et a réussi à garder un couloir de vent étroit qui lui permet d’aligner des vitesses très honorables comparées à celles de ses poursuivants... Yann Eliès : « Je ne vais pas crier victoire mais je crois que j’ai réussi à me glisser dans ce trou de souris que j’évoquais il y a quelques jours. Cela me rappelle le Trophée Jules Verne 2005 avec Orange 2 : nous avions déjà réussi à couper l’anticyclone de Sainte-Hélène grâce à une petite bande de vent ! »
La situation est beaucoup plus compliquée pour le peloton encalminé dans une zone de hautes pressions qui freine considérablement les concurrents. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) n’en revient pas : « L’anticyclone de Sainte Hélène est vraiment terrible, j’en ai fait l’expérience cette nuit en naviguant à 2 nœuds ! Ce sont les pires moyennes que j’ai réalisées en IMOCA. Je n’avais pas besoin de ça pour me rappeler que mes petits camarades sont à plus de 1000 milles devant maintenant… »
Pour Jean-Pierre et le gros de la flotte, la patience reste de rigueur avant de toucher du vent en accrochant un nouveau train de dépressions.
Derrière Jean Le Cam (Finistère Mer Vent, 8e), Jean-Pierre Dick (9e), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine, 10e) et Kito de Pavant (Bastide Otio, 11e), on observe une compression de la flotte. L’effet tampon joue à plein. Sept concurrents, du 12e au 18e, se tiennent désormais en moins de 80 milles. On trouve dans ce groupe compact Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Louis Burton (Bureau Vallée), Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt), Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Nandor Fa (Spirit of Hungary).

Et ceux de derrière reviennent fort : toujours au coude-à-coude, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) se rapprochent de ce groupe, tout comme l’Américain Rich Wilson (Great American IV). « D’ici 24h, on va vivre un nouveau départ avec une dizaine de concurrents », annonce Stéphane Le Diraison.
Olivier Bourbon / M&M


Le Vendée Globe et l’Espace
Des icebergs menaçants détectés depuis l’espace
mardi 22 novembre 2016, 11h23
CLS met au service du Vendée Globe son expertise en traitement de données satellitaires en imagerie radar  et données altimétriques (mesure de la hauteur de mer) et modélisation de courants océaniques pour détecter la présence et prévoir la dérive des icebergs tout autour de l'Antarctique


Icebergs droit devant, Samedi 29 décembre 2012, 17h10, sixième édition du Vendée Globe : « Armel le Cléac’h et François Gabart (vainqueur du Vendée Globe 2012-2013) ont passé la dernière porte de sécurité glace, la porte Est Pacifique. Devant leurs étraves, le tapis rouge est déroulé pour doubler d’ici trois jours le cap Horn. Mais au bout du tapis, il y a une sacrée marche à franchir. Ou plutôt un slalom spécial à faire froid dans le dos, au milieu d’une quinzaine d’icebergs, détectés par CLS et qui dérivent dans le sud-est du cap Horn. »
Le satellite est l’unique moyen de surveiller les zones vastes et dangereuses autour de l’océan Austral. De plus les satellites radar permettent d’observer à travers les nuages et même la nuit.
Pour la detection des icebergs, les ingénieurs de CLS utilisent d’abord des satellites altimétriques comme ceux développés par l'agence spatiale française CNES, SARAL, JASON-3 puis les images radar du satellite RADARSAT-2 de l’Agence spatiale Canadienne et SENTINEL-1 de l’Agence Spatiale Européenne.

en savoir plus sur le site course.cls.fr

Analyse météo
Que se passe-t-il quand le front passe sur les concurrents ?
mardi 22 novembre 2016, 18h00
Alors que les quatre premiers concurrents naviguent toujours en avant du front dans des conditions optimales, les bateaux qui se situent au large du Brésil sont ralentis par un anticyclone.


© Great Circle

© Great CircleAlors que les quatre premiers concurrents poursuivent leur route à 20 nœuds de moyenne bien en avant du front, Maître CoQ et SMA ont dû empanner après son passage et Safran n’est probablement pas très loin de devoir suivre la même route. 
Que se passe-t-il au passage de ce front (limite Ouest de la zone de vent fort en rouge) qui suit le groupe de tête depuis plusieurs jours ?
En avant du front froid, le vent souffle de Nord, ce qui permet aux concurrents de naviguer bâbord amures à des vitesses très élevées et de surcroit sur la route directe. Ce sont des conditions musclées, mais idéales. Lorsque le front les rattrape, il y a des grains avec beaucoup de pluie et des rafales. Une fois le front passé, le vent mollit et tourne à l’Ouest. Les bateaux se retrouvent donc au vent arrière dans un vent plus faible. Ils ne peuvent plus faire la route directe. Les écarts se creusent alors rapidement avec le groupe de tête qui navigue toujours à 20 noeuds sur la route du
© Great Circlecap de Bonne-Espérance.
Les skippers qui naviguent au large du Brésil sont encore moins bien lotis. Là où les premiers naviguaient il y a trois jours à 19-20 nœuds dans un vent d’Est soutenu, le deuxième groupe doit maintenant traverser une large zone anticyclonique avec des vents variables faibles (en bleu sur la carte). 
La situation météo a toujours favorisé les premiers depuis le départ, mais la roue pourrait tourner si le vent finit par mollir sur la tête de la course.  Le deuxième groupe pourrait revenir avec la prochaine dépression. 
Christian Dumard & Bernard Sacré / Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 23 Nov 2016, 08:30

Bonjour
le communique de presse matinal
@+Baboune


Communiqué de presse
Mercredi 23 Novembre 2016

Double fracture

Avec le glissement de la dépression vers le Sud-Est, le groupe de tête a lui aussi été scindé en deux : ceux qui sont passés derrière le front peinent dans un flux d’Ouest faible à modéré quand les trois premiers bénéficient encore de 20-25 nœuds de Nord. Mais en arrivant vers le cap de Bonne-Espérance, la situation va changer avec un ralentissement par devant et un retour des poursuivants… Les fractures vont être réduites.




Avec le front froid qui se délite tout en rattrapant les leaders, la tête de course a elle-aussi subi une fracture puisque, après l’abandon mardi de Vincent Riou (PRB), ils ne sont plus que trois à bénéficier d’un flux de Nord de plus de vingt nœuds quand leurs poursuivants directs peinent désormais derrière la masse nuageuse. Ainsi Alex Thomson (Hugo Boss) est-il toujours en position favorable sous le vent avec cent milles d’écart latéral sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et 120 milles sur Sébastien Josse (Edmond de Rothschild). Ce dernier a perdu une soixantaine de milles cette nuit suite à un choc qui a relevé son safran tribord : le skipper a passé presque quatre heures à résoudre un problème de « hook » (système pour bloquer le safran en position basse). Et le décalage longitudinal devrait encore distendre les écarts avec le trio suivant puisque ce mercredi matin, le leader alignait 500 milles /24h quand Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) n’en cumulaient que la moitié !

Ralentissement général

Mais d’ici la fin de cette dix-septième journée de course, le rythme va sensiblement se calmer aussi par devant. Une pause bien venue pour les leaders, mais aussi pour leurs poursuivants qui vont enfin voir les écarts se stabiliser, voire se réduire. Car pour les trois « décrochés du front », le vent d’Ouest d’une dizaine de nœuds a imposé des empannages qui ont coûté presque 400 milles à Jérémie Beyou en trois jours… A contrario, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) est encore dans la queue du front, mais nettement plus décalé en latitude : en suivant une route 450 milles plus Nord que le leader, il arrive à se maintenir dans une bande de vent de Nord-Ouest d’une quinzaine de nœuds, mais il lui faudra, un moment ou l’autre piquer vers le Sud pour éviter la bulle anticyclonique qui est installée sous l’Afrique du Sud.

À plus de 1 600 milles du leader, le groupe des trois est enfin sorti de la cellule sans vent qui bloquait le passage vers les Quarantièmes : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) peuvent désormais glisser vers le Sud-Est afin d’attraper une nouvelle dépression qui va au minimum, les propulser jusqu’au cap de Bonne-Espérance : ils devraient ainsi combler une partie de leur retard. Ce qui n’est pas le cas pour Kito de Pavant (Bastide Otio) toujours collé double face au large du cap Frio… Et pour le gros du peloton, dorénavant emmené par Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), la situation se décante lentement avec le retour d’un alizé encore peu construit : ils devront attendre le passage d’une troisième dépression jeudi soir pour que l’Atlantique Sud s’organise un peu mieux…


EXTRAITS DES VACATIONS
.....................................................................................

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) :
« On est encore dans le front avec un vent de Nord-Nord Ouest qui s’est un peu calmé en force, mais on déboule encore à 20-22 nœuds de moyenne… Le front a l’air de diminuer en vitesse et en intensité et j’en profite pour garder ce flux. La mer s’est aussi arrangée et ça tape moins dans les vagues, mais je ne peux pas te dire comment est le ciel parce que je me suis un peu réfugié à l’intérieur et là, j’étais en train de dormir. Il commence à faire nettement plus froid mais c’est plus facile pour se reposer : on commence aussi à s’habituer à ces vitesses ! Dès ce mercredi soir, le vent va commencer à mollir et ensuite pendant deux-trois jours, le flux semble assez mal organisé : normalement nos poursuivants vont nous rattraper un peu. Car le passage est étroit entre la bande de vent et la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) : nous allons longer le mur de glaces.
Je pense à Vincent Riou : j’ai appris son abandon tout à l’heure et je suis triste pour lui. C’était un grand favori, un beau concurrent qui avait réussi à tenir notre rythme sans foils. Il était toujours au contact et ça ne doit pas être facile pour lui en ce moment… J’ai une pensée pour lui. Pour l’instant, je n’ai rien touché et je touche du bois !
L’écart s’est creusé avec nos trois poursuivants parce qu’ils sont passés derrière le front, mais nous ferons les comptes plus tard car quand nous allons ralentir, ils vont retrouver la vitesse en premier avec l’arrivée d’une nouvelle perturbation. Tant qu’il n’y a pas 500 milles d’écart, ils restent dans le match car ils sont toujours dans le même système météo. C’était déjà le cas il y a quatre ans avec François Gabart et le groupe suivant sous l’Australie : on avait fait le break avec Jean-Pierre (Dick). Là, on rentre dans les Quarantièmes ce soir et on devrait être au cap de Bonne-Espérance après demain (vendredi) : à moyen terme, le vent va revenir par l’arrière… »

Kito de Pavant (Bastide Otio) :
« Tu ne me réveilles pas ! Je n’arrive pas à dormir parce que depuis hier soir, j’ai dû faire trois milles et je ne sais pas comment je vais faire pour me sortir de cette nasse… C’est une espèce de bulle qui ne veut pas me décrocher : les prévisions météo me prédisaient un passage relativement facile, mais ce n’est pas le cas et je suis collé depuis 24h. J’ai trois nœuds de vent… J’espère qu’on va vite oublier cet épisode et normalement, ça va glisser vers Bonne-Espérance bientôt. Mais il faut que je me sorte de là : j’ai eu Cali (Arnaud Boissières) au téléphone et il était dans la même situation, mais avec ses poursuivants qui revenaient sur lui !
J’ai fait atelier couture depuis les Canaries : j’ai réparé le gennaker que j’avais explosé sur un départ au lof. Comme c’est une voile importante pour la suite du parcours, je suis content et il est en place. Mais j’ai un peu cramé d’énergie et du matériel de voilure… Moi physiquement ça va, même si j’ai eu pas mal de boutons après le Pot au Noir mais je me suis soigné et le bateau comme moi, on est à 100% ! Il ne reste plus qu’à attendre le vent… »

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 23 Nov 2016, 14:28

Re
l'actualité de la mi journée et l'analyse météo
@+ Baboune

Actualité
Problème de safran pour Josse
mercredi 23 novembre 2016, 07h27
Le skipper de Edmond de Rothschild a concédé la place de dauphin ce mercredi matin à Armel Le Cléac’h, suite à un choc avec un OFNI vers 22h00 mardi. Sébastien Josse a dû intervenir pendant près de quatre heures en avant lente pour bloquer la pelle en raison d’un souci de « hook ».



Les skippers du Vendée Globe savent que sur un tour du monde, les chances de passer au travers des OFNI (objets flottants non identifiés) sont infimes mais la plupart du temps, ces chocs avec des débris, des poissons, rarement des cétacés, ne portent pas à conséquence. Certes les vitesses atteintes par les monocoques IMOCA ces dernières années rendent les contacts plus violents et après Alex Thomson (Hugo Boss) qui a perdu une partie de son foil tribord, puis Vincent Riou (PRB) contraint à l’abandon suite au décalage de la rotation de sa quille, c’est Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) qui a perdu beaucoup de temps et d’énergie la nuit dernière.
Retour dans le match
À moins de cent milles du leader, le skipper de Gitana 16 maintenait la forte cadence de ces derniers jours en contrôlant Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) décalé vingt milles sous son vent. Mais vers 22h, un choc sur le safran tribord relevait celui-ci dans un vent de Nord-Ouest 25-30 nœuds sur une mer devenue plus organisée. Sébastien Josse a pu contrôler le bateau mais n’arrivait pas à remettre la pelle en place, le système de relevage de l’appendice ayant été faussé. En contact avec son équipe technique à terre, le Niçois a pu intervenir et reprendre la course après quatre heures d’intervention difficile. Le bilan est tout de même lourd puisque le bateau aux cinq flèches a désormais plus de 65 milles de débours sur le dauphin. La bonne nouvelle est que le marin a pu retrouver les vitesses des deux premiers (plus de 21 nœuds) mais il est dorénavant beaucoup plus proche du front froid qui rattrape les leaders…
DBo. / M&M

Actualité
Triumvirat
mercredi 23 novembre 2016, 10h00
Le Gallois mène toujours la cohorte et devrait approcher de l’entrée de l’océan Indien dès vendredi matin, soit après moins de dix-neuf jours de course ! Une incroyable trajectoire dans l’Atlantique, mais ce dernier est en plein renouvellement : les bulles anticycloniques naissent, se développent, éclatent du Brésil à l’Afrique du Sud et les 26 solitaires encore en course jouent au yoyo côté vitesse au gré des manipulations météorologiques…


Dans ce grand brassage atlantique qui a provoqué moult craquellements le long de cette chenille processionnaire en route vers le cap de Bonne-Espérance, les bouleversements hiérarchiques sont légion ! Sur le front africain, la phalange leader a explosé lorsque le flux de secteur Nord-Nord Ouest 25-30 nœuds a rattrapé l’arrière-garde qui s’est vue dispersée par un maigre zéphyr brésilien, imposant plusieurs manœuvres en particulier pour Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA) : ils ont enchaîné les empannages pour tenter de sortir du marais qui les sépare d’un deuxième front. Malheureusement, cette nouvelle perturbation argentine est partie pour glisser sous le 50°S et il leur faudra attendre une troisième dépression venue d’Amérique du Sud pour repartir vraiment à l’assaut du cap de Bonne-Espérance vendredi…
Un rempart de glaces
Et maintenant que la longitude du cap des Aiguilles, véritable entrée dans l’océan Indien, n’est plus qu’à 500 milles de l’étrave d’Alex Thomson (Hugo Boss), force est de constater que le phalanstère n’est plus qu’une succession de bâtiments qui s’égrainent entre l’équateur (Didac Costa : One Planet-One Ocean devrait passer dans l’hémisphère Sud la nuit prochaine) et les Quarantièmes, mais ces derniers ne vont plus rugir longtemps… Brise un jour, pétole à venir ! Et cette fois, ce sont les premiers qui vont franchement ralentir : le front qui les a propulsé à vitesse grand « V » depuis trois jours, est en cours de délitement et va laisser place dès jeudi soir à un faible flux d’Ouest, toujours avec un peu plus de pression sur le 42°S.
Or c’est justement vers quoi se dirige le Britannique quand Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) sont cent milles plus au Nord avec un vent qui les oblige à piquer plein Est… Le décalage latéral devrait donc augmenter au bénéfice du premier qui pourra longer de près le « mur des glaces » autour du 42°30S : plus de vent et meilleur cap vont donc engendrer un nouveau débours entre le « proconsul gallois » et ses frères d’armes « francs ».
Et la troïka suivante risque fort de sillonner le terrain à la recherche d’une tranchée ventée qui pourrait finalement profiter le plus à Jérémie Beyou, décidé à piquer plein Sud vers un deuxième front éphémère… Le « centurion » solitaire Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) va quant à lui pouvoir continuer sa route dans ce premier front en cours de dégénérescence, mais sa vitesse devrait progressivement chuter au fur et à mesure que ces masses nuageuses vont se dissoudre dans l’anticyclone de Sainte-Hélène… Revenir sur l’aile gauche de ses anciens collègues de La Solitaire du Figaro est envisageable, mais de là à les déborder, il y a un fossé, une douve remplie de vents erratiques et d’empannages obligatoires !
Patience et longueur de temps…
À plus de 1 600 milles en arrière, un autre trio sent déjà les effluves d’une brise d’Ouest sur le dos d’une perturbation brésilienne : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) sont enfin passés de l’autre côté d’une cellule anticyclonique, elle aussi en cours d’évaporation. Mais soyons clair : la nuit prochaine va être très délicate pour rester dans une mince bande d’air tournant au Nord-Ouest entre hautes pressions, front et dépression.
La situation de Kito de Pavant est encore plus acrobatique : le skipper de Bastide Otio était scotché depuis quasiment deux jours dans une bulle sans vent et maintenant, il lui faut absolument sortir de cette zone tropicale pour descendre jusqu’au 25°S avant la nuit prochaine afin d’accrocher la troisième dépression qui déboule de Buenos-Aires !
… Font plus que force ni que rage
D’ailleurs le peloton est aussi dans la panade : ils sont neuf solitaires dans un rayon d’un peu plus de cent milles avec Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) en tête de gondole et l’Américain Rich Wilson (Great America IV) qui ferme la marche de la cohorte un peu plus au Nord. Leur situation n’est pas des plus simples car s’ils touchent parfois des bouffées d’alizés asthmatiques de secteur Nord-Est, ils ne font que longer une dorsale qui devrait mettre près d’une journée à se résorber ! Et à suivre, ce ne sont que des vents très modérés qui longent l’anticyclone de Sainte-Hélène : la dépression argentine a une trajectoire à venir malheureusement bien plus au Sud…
N’est-ce pas la raison du cap de Pieter Heerema (No Way Back) qui ne concède qu’une centaine de milles à Arnaud Boissières (La Mie Câline) ? Le Hollandais suit les traces de Kito de Pavant en plongeant encore plein Sud : il espère arriver à temps au large du cap Frio pour monter en croupe de la dépression argentine prévue pour jeudi soir… Enfin après avoir chargé le logiciel qui lui faisait défaut pour communiquer, le Suisse Alan Roura (La Fabrique) a pu reprendre le fil de la course en se dégageant des côtes brésiliennes. Il a désormais l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) dans son rétroviseur.
Quant à Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), les alizés d’Est de l’anticyclone de Sainte-Hélène le propulsent gentiment vers le Sud, mais le skipper ne doit pas traîner en route car l’Atlantique Sud est en plein chambardement. La dépression argentine qui va effleurer ce week-end l’Afrique du Sud redistribue les cartes de pression au large du Brésil : une nouvelle bulle est agrippée à l’arrière de la perturbation. Et il n’y a pas d’atouts à mettre sur la table : il faudra contourner les hautes pressions par l’Ouest et Didac Costa devra probablement en faire de même…
Dominic Bourgeois

Analyse météo
A chacun son front
mercredi 23 novembre 2016, 12h56
Alors que les bateaux arrivent les uns après les autres dans les systèmes dépressionnaires de l'Atlantique Sud, le deuxième groupe navigue toujours dans une zone de vents faibles.



En fonction de leur timing d’arrivée dans les systèmes dépressionnaires de l’Atlantique Sud, les concurrents accrochent un système différent. Les quatre leaders avancent toujours avec le front de la dépression qui les suit depuis plusieurs jours. Les trois suivants ont perdu lundi ce premier système et vont maintenant naviguer en avant de la deuxième dépression. Le groupe composé de Jean Le Cam, Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant devrait voir ce front passer dans leur Sud dans la journée. Ils l’auront manqué de peu. Ils navigueront probablement à partir de demain en avant du 3ème front qui arrive par l'ouest.
Une fois dans un système météo, l’objectif est de réussir à naviguer le plus longtemps possible en avant du front dans de bonnes conditions. Dès qu’il passe, il faut penser à se repositionner pour le prochain, ce que font Maître CoQ et SMA.
Le deuxième groupe de concurrents se bat toujours dans les calmes de l’anticyclone (zone bleue). Le vent devrait rentrer à partir de jeudi par l’Ouest en premier. En fin de semaine, tous les concurrents navigueront dans les systèmes dépressionnaires de l’hémisphère Sud. 
CD et BS / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 23 Nov 2016, 20:58

BOnsoir
la derniére actualité pour moi aujourd'hui après au lit je traine un rhume carabiner pas de bol
@+ Baboune


Actualité
Le Souffle du Sud
mercredi 23 novembre 2016, 17h49
La flotte du huitième Vendée Globe est si étalée que les concurrents font face à des problématiques différentes, voire contraires, dans l’Atlantique Sud. Ainsi, quand les leaders espèrent enfin pouvoir souffler dans des conditions moins sollicitantes, les poursuivants n’ont qu’une hâte : retrouver du vent soutenu et renouer avec les vitesses à deux chiffres. Toujours poursuivi par Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse, Alex Thomson pourrait franchir le cap de Bonne Espérance dès demain soir. Derrière, chacun va chercher à se positionner le plus vite possible dans un système dépressionnaire. Pour la dizaine de marins du peloton compact, de Fabrice Amedeo (12e) à Rich Wilson (21e), le retour progressif du vent va donner le signal d’un nouveau départ.


Après l’abandon de Vincent Riou (PRB) sur avarie de quille, le groupe des leaders est composé de six bateaux. Et c’est toujours le fougueux Alex Thomson (Hugo Boss) qui mène les débats à vive allure (près de 20 nœuds au pointage de 15h). Sur une trajectoire très Sud, le Britannique flirte avec la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) dans laquelle les coureurs n’ont pas le droit de pénétrer. Une centaine de milles plus au Nord que le leader, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a pris le dessus sur Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), pénalisé par le choc avec un OFNI qui a nécessité 4 heures de réparation la nuit dernière. A noter qu'Alex Thomson et Armel Le Cléac'h sont pour le moment les deux seuls à naviguer dans les mythiques Quarantièmes Rugissants.

© Jean-Marie Liot / DPPI / SafranLes écarts se creusent dans le groupe de tête. Premier bizuth, solidement installé à la 4e place au général, Morgan Lagravière (Safran) accuse tout de même près de 400 milles de retard sur Thomson. Paul Meilhat (SMA, 5e) et Jérémie Beyou (Maître CoQ, 6e) pointent respectivement à plus de 600 et 700 milles de l’éclaireur britannique. Dépassés par le front qui a propulsé les premiers, Meilhat et Beyou cherchent désormais à se repositionner pour le prochain système dépressionnaire qui les mènera à Bonne Espérance.
 
Varier les plaisirs
Les écarts vont probablement diminuer car les premiers vont buter dans une zone de vent faible. Ils ne se plaindront pas de varier les plaisirs car depuis le départ des Sables d'Olonne, le 6 novembre, les hommes de tête tiennent un rythme effréné (17,3 nœuds de moyenne sur l’eau pour Alex Thomson !). Il faut imaginer la haute vitesse permanente sur ces bolides en carbone au confort, disons, limité. Le bateau gîte, tape, des tonnes d’eau s’abattent sur le pont et dans le cockpit. Le vacarme est assourdissant, les appendices sifflent. Dans ces conditions, chaque geste devient périlleux, les repas sont sommaires et les marins n’accèdent au sommeil que par épuisement…
Le moment de répit qui s’annonce permettra aux leaders de souffler, d’effectuer si besoin les petites réparations nécessaires, mais aussi de procéder à un « check » du bateau avant d’entrer dans les mers du Sud, où les conditions seront à nouveau très exigeantes pour l’homme et le matériel.
Pour les poursuivants, enfin des vitesses à deux chiffres !
Derrière Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui a pu garder de la pression dans un couloir de vent, les dernières journées ont été compliquées pour les autres concurrents qui sont restés scotchés de longues heures, voire des journées entières. Pris dans les griffes de l’anticyclone, ils ont dû s’armer de patience et laisser de côté la frustration de s’être fait claquer la porte au nez, là où les leaders filaient à plus de 20 nœuds il y a quelques jours.
Mais ça y est, tout le monde commence à accélérer. Le bruit de la vitesse se fait à nouveau entendre. Le groupe des trois, composé de Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), naviguera probablement à partir de demain en avant d’un front qui arrive par l'Ouest.
Nouveau départ pour le peloton, Didac Costa seul dans l’hémisphère Nord
La compression de la flotte a été particulièrement favorable à deux concurrents, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Eric Bellion (CommeUnSeulHomme). Le premier emmène désormais ce peloton : il pointe ainsi en 12e position, soit cinq places de mieux qu’il y a deux jours ! Quant à Eric Bellion, il a gagné quatre places ces dernières 24 heures. Il est ce soir 18e. Deux marins « amateurs » dans le Top 20 du Vendée Globe après 17 jours de course : la performance mérite d’être saluée.
De Fabrice Amedeo à Rich Wilson (Great American IV), dix concurrents se tiennent ce soir en 120 milles. Les cartes ont été redistribuées et côté météo, la situation semble vouloir se décanter. Si ce groupe se bat encore dans les calmes de l’anticyclone, le vent devrait (enfin) rentrer par l’Ouest à partir de demain.
Notons qu’après le passage de l’équateur de Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), seul l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) n’a pas franchi cette marque symbolique. Mais ce n’est qu’une question d’heures avant qu’il ne rejoigne ses 25 camarades dans l’hémisphère Sud. En fin de semaine, tous les concurrents navigueront dans les systèmes dépressionnaires de l’hémisphère Sud.
Soucis de communication pour Jérémie Beyou
Jérémie Beyou rencontre actuellement des problèmes avec ses deux antennes Fleet, qui sont tombées en panne simultanément. Concrètement, ce problème de transmission empêche le skipper de Maître CoQ de recevoir ou d'envoyer des fichiers, et donc de charger ses fichiers météo. En attendant, il utilise son Iridium. Mais cette solution est bien moins efficace car la connexion est très aléatoire et le téléchargement de fichiers lourds impossible. « C’est compliqué dans ces conditions d’avoir une vraie stratégie », commente Jérémie Beyou.

Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 24 Nov 2016, 08:23

Bonjour à toutes & tous
le communiqué de presse matinal
@+Baboune







Communiqué de presse Jeudi 24 Novembre. 2016

Un coup d’aiguille


Toujours en tête, Alex Thomson devrait franchir la longitude du cap des
Aiguilles ce jeudi vers 20h (heure française), soit après moins de 18 jours
et demi de course ! Un temps canon qui permettra au Britannique
d’entrer dans l’océan Indien avec toujours cent milles d’avance sur son
dauphin Armel Le Cléac’h. Et derrière la meute des poursuivants s’étale
sur plus de 3 500 milles, avec un peloton encore bloqué dans une bulle
sans vent…



À ce rythme, Alex Thomson (Hugo Boss) aura tenu une moyenne de 15,9 nœuds
depuis le départ des Sables d’Olonne et son passage dans l’Indien correspondra
approximativement au temps établi par le catamaran Orange II en 2002 avec treize
hommes à bord ! C’est dire si non seulement les monocoques IMOCA d’aujourd’hui
sont extrêmement rapides mais aussi que les conditions météorologiques ont été
particulièrement favorables pour les leaders.
Coup de chaud à Frio
Mais ce qui marque surtout à l’orée du passage du premier des trois caps de ce tour
du monde, ce sont les incroyables écarts entre le leader et le reste de la flotte :
coincé dans une bulle à 700 milles au large du cap Frio (Brésil), le peloton voit les «
retardataires » s’intégrer au groupe puisque le Hollandais Pieter Heerema (No Way
Back), le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen
Voyager-Team Ireland) sont désormais à portée de lance-pierres et suffisamment
décalés dans l’Ouest pour espérer toucher le nouveau vent de secteur Nord-Est en
premier ! Un coup d’aiguille dans le derrière de cette cohorte et qui annonce une
belle bagarre dès ce jeudi après-midi quand la bulle va imploser sur place.
Car ces treize solitaires devront encore patienter quelques heures avant que les
dures chaleurs tropicales ne fassent place à un léger souffle permettant de se sortir
de cette nasse : l’aiguillon de la compétition ne doit pas cacher que dans ce mano a
mano, c’est Éole qui va faire le tri. En tous cas, ce nouveau départ à 2 500 milles du
cap des Aiguilles préjuge d’une âpre bataille pour prendre l’ascendant sur Kito de
Pavant (Bastide Otio) qui est désormais quasiment à la même distance que Louis
Burton (Bureau Vallée), mais 500 milles plus dans le Sud-Ouest. Le Méditerranéen
peut enfin glisser en étant le premier à accrocher la nouvelle dépression qui sort
d’Argentine et qui doit pousser toute cette flotte jusqu’au cap des Aiguilles.
Croisement au milieu de l’Atlantique
Entre ce cap mythique et le cap Frio, un trio s’offre aussi une belle empoignade :
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) ont même
croisé leur route dans la nuit quand Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le
projet Imagine) leur met la pression à une centaine de milles. Les trois skippers en
ont encore pour une petite semaine avant d’entrer dans l’océan Indien, mais ils
devraient connaître dès la nuit prochaine une sacrée accélération avec l’arrivée de
la perturbation argentine.
Ce n’est pas le cas pour les leaders qui ont vu cette nuit, le tempo nettement
ralentir : le front froid qui les avait propulsé à grande vitesse dans les Quarantièmes
n’est plus et c’est en bordure Sud de l’anticyclone de Sainte-Hélène qu’ils naviguent
désormais dans une quinzaine de nœuds de secteur Ouest-Nord Ouest. Alex
Thomson n’est ainsi plus qu’à seize nœuds de moyenne, mais c’est aussi le cas
pour tout le groupe de tête jusqu’à Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui n’a
pas tout à fait perdu le contact.
Certes le Gallois va exploser le temps de référence établi en 2012 par Armel Le
Cléac’h (22j 23h 46’, avec environ 4h d’avance sur Jean-Pierre Dick et François
Gabart) avec un delta sur son dauphin d’environ sept heures, de plus d’une journée
sur le troisième Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et de trois jours sur
Jérémie Beyou (Maître CoQ) ! Et même si le week-end s’annonce plutôt paisible aux
abords du « mur de glaces » par 42°S, la remise en cause de la suprématie du
Britannique n’est pas encore à l’ordre du jour : un sacré coup d’aiguille pour
l’armada française…
CLASSEMENT DE 5H00




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 24 Nov 2016, 16:24

Bonjour
avarie pour Safran et le point météo
je refile au lycée
@+Baboune


Actualité
Avarie technique à bord de Safran
jeudi 24 novembre 2016, 15h26
A 12h10, heure française, Morgan Lagravière, skipper de Safran, contactait son équipe à terre pour l’informer d’une avarie de gouvernail .

Alors qu’il naviguait à une vitesse de 18-19 nœuds, le monocoque Safran s’est couché, Morgan a tout de suite constaté que le safran tribord était relevé et qu’une partie du gouvernail était cassée, probablement du à un choc avec un OFNI (objet flottant non identifié).
Morgan va bien, il reste en contact avec son équipe pour évaluer la possibilité de réparer et de poursuivre la course.
De plus amples informations vous seront communiquées dans les heures à venir.
Position à 15h (TU+1), le 24 novembre 2016
- Safran 4e à 236,20 milles du leader Hugo Boss
- Vitesse 21 nœuds, vent moyen de nord 30 à 35 nœuds.
- Position : 34°05,49° S – 12° 42,15 W à 1500 milles dans l’ouest du cap de Bonne Espérance.


Analyse météo
Des conditions toujours favorables pour les bateaux de tête
jeudi 24 novembre 2016, 12h35
Alors que les premiers concurrents naviguent encore à des vitesses élevées pour quelques heures, les bateaux suivants devraient bénéficier d'une dépression qui va leur permettre d'accélérer. 


© Great Circle

© Great CircleLes premiers concurrents naviguent toujours à des vitesses élevées à l’approche du cap de Bonne-Espérance sur ce qui reste du front qu’ils précèdent depuis six jours et qui leur aura permis de battre tous les records sur l’Atlantique Sud. On voit encore le front matérialisé par une petite bosse juste derrière eux, comme une vague qui les « pousse » dans la bonne direction. 
Le seul problème est que même si le surf a été long sur cette vague, elle perd de l’énergie et se déplace maintenant plus vite que les bateaux. Le vent va donc basculer à l’Ouest puis au Sud-Ouest. Ils vont empanner à tour de rôle à l’arrière de cette ondulation. Hugo Boss devrait être le dernier à changer de route. 
Les concurrents qui suivent pourront alors profiter de la dépression L4 qui arrive par
© Great Circlel’Ouest avec du vent et qui va leur permettre d’accélérer en direction de l’océan Indien. Pour le deuxième groupe, l’enjeu est donc maintenant de bien accrocher cette dépression L4 pour aller le plus loin possible et se mettre à l’abri de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui va se développer par l'Ouest à partir du 26 novembre pour à nouveau barrer l'Atlantique les 27 et 28.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 24 Nov 2016, 18:47

Bonsoir
je poste sous et pour Baboune ce dernier flash info
@mitié Laurent




Jeudi 24 novembre 2016

FLASH INFO
Avarie sur Safran, Morgan Lagravière contraint à l’abandon.


Suite à l’avarie de gouvernail survenue en fin de matinée, le skipper de Safran Morgan Lagravière, confirme son abandon sur le Vendée Globe, en accord avec son équipe et son partenaire.

Joint par son équipe cet après-midi, Morgan expliquait : « J’ai eu une nuit très agitée avec des soucis de pilote automatique. J’avais entre 20-25 nœuds de vent et le bateau était incontrôlable. Je suis parti à l’abattée 4 à 5 fois. Alors que je faisais une sieste à la mi-journée, j’ai senti le bateau partir au tas. En sortant, j’ai constaté que le safran sous le vent était sorti de son socle et qu’il en manquait les 2/3. Je pense que c’est dû à un choc avec un OFNI*.
Malheureusement, je n’ai pas de quoi réparer une telle avarie, c’est donc la fin pour moi.
Je veux cependant garder en tête les points positifs de cette aventure : 18 jours de course extraordinaires à bord d’un bateau très performant, avec lequel je suis toujours resté dans le coup. Ce parcours en solitaire a également été l’occasion d’apprendre un peu plus sur moi et sur ce qui est important dans la vie. Je veux remercier toute mon équipe technique ainsi que tous les fans qui m’ont soutenu. »

Morgan navigue actuellement en direction de Cape Town (Afrique du Sud), qu’il devrait atteindre d’ici trois jours.

Philippe Petitcolin, Directeur Général de Safran, fait part de son soutien au jeune skipper :  « C’est une déception immense pour Morgan, l’équipe du Safran Sailing Team, ainsi que pour l’ensemble des collaborateurs de Safran qui ont suivi et accompagné avec passion le bateau dans cette aventure. Depuis le départ des Sables d’Olonne, le duo Morgan - Safran s’est montré totalement à la hauteur du défi, se maintenant en permanence dans le groupe de tête. Morgan a fait preuve d’un bel esprit de compétition et de combativité, à la hauteur des valeurs de Safran. Je m’associe à tous les collaborateurs du Groupe pour le soutenir dans ce moment difficile. »


* objet flottant non identifié

Source : SAFRAN
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 24 Nov 2016, 18:53

Je suis dégouté de la tournure de cette course .Sur les 6 leaders qui se tiraient une bourre incroyable 2 abandonnent , Thompson et Josse ont endommagé leur bateau et tous pour les mêmes raisons : les OFNI

Pierre

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 24 Nov 2016, 22:22

Salut Pierre
oui c'est une véritable hécatombe et c'est bien dommage comme quoi les mers et océans c'est pas de tout repos
aller un nouveau temps de référence sur cette course
@mitié Laurent




Actualité
La fusée Hugo Boss pulvérise le chrono à Bonne Espérance
jeudi 24 novembre 2016, 16h44

Alex Thomson (Hugo Boss) a franchi la longitude du Cap de Bonne Espérance ce jeudi 24 novembre à 12h00. Il pulvérise ainsi le temps de référence d'Armel Le Cléac'h (2012), de plus de 5 jours ! Il aura mis 17 jours 22 h et 58 mn contre 22 jours 23 heures et 46 mn pour Armel.


© Cleo Barnham / Hugo Boss

Malgré la perte de son foil tribord, le skipper d'Hugo Boss n'a pas vraiment ralenti, puisqu'il puvérise de plus de 5 jours (5 jours, 1 heures et 44 minutes) le temps de référence détenu depuis 2012 par Armel Le Cléac'h. Ce dernier avait franchi le cap de Bonne Espérance, le 3 décembre 2012, en 22 jours, 23 heures et 46 minutes.


Actualité
Thomson au cap de Bonne Espérance, des hauts et des bas à l'arrière de la flotte
jeudi 24 novembre 2016, 18h38

Alex Thomson a doublé la longitude du cap de Bonne Espérance à 12h00 ce jour et poursuit sa chevauchée dans l’océan Indien avec des vents qui devraient faiblir progressivement... Derrière, certains rongent leur frein dans une météo compliquée, d'autres réparent les bricoles du bord pour être prêts à attaquer les mers australes.
La fusée Hugo Boss pulvérise le chrono à Bonne Espérance



« Il faut continuer et perdre le moins possible » expliquait Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) au Vendée Live ce midi. Pour la tête de flotte, la régate bat son plein au moment de rentrer dans l'océan Indien et d'attaquer la longue navigation dans les mers australes. Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) semble, ce soir, réduire un peu l'écart (90 milles) avec l'indétrônable leader de la flotte (en tête depuis bientôt 12 jours !). Sébastien Josse, lui, a empanné ce midi pour mettre du sud dans sa route et rejoindre les Kerguelen avec ses camarades de jeu.
Encore un nouveau temps de référence !
Alex Thomson vient de faire baisser la barre de la descente de l'Atlantique à 17 jours 22 h et 58 mn soit plus de 5 jours de moins que le temps établi par Armel Le Cléac'h en 2012 (22 jours 23 heures et 46 mn). Mais les moyennes devraient commencer à sensiblement baisser dans une zone de transition météorologique qui permettra peut-être aux marins de tête de prendre un peu de repos… Depuis 18 jours, ils sont sur le pont !

La longue route avec des hauts et des bas…
« Je ne peux pas être en mode course, ce n'est pas le Vendée Globe que j'attendais et que j'imaginais faire. Je subis plus que je n'anticipe… Je vais continuer à avancer tant bien que mal malgré les soucis techniques mais c'est dur. » confiait cet après-midi à la vacation Jérémie Beyou (Maître CoQ) handicapé par ces deux fleets (moyen de communication par satellite) totalement hors-service. Le skipper ne peut plus recevoir de fichiers météo et doit faire sa route à l'ancienne, au baromètre et au flair. Plus loin derrière, à 2000 milles de Maître CoQ, le groupe des 14 Imoca, non loin de la latitude de Rio de Janeiro, a souffert toute la nuit dernière et commence à trouver l'Atlantique Sud bien longuet : « Si j'ai décidé de faire le Vendée Globe c'était aussi pour revenir dans ce vent austral qui m'attend et dont j'ai hâte ! J'ai déjà connu ces mers il y a quelques années. Il y aura de la glisse, c'est un toboggan génial, mais il faut bien se préparer. » Bien se préparer à l'océan Indien puis au Pacifique Sud, tel est l'objectif pour tous les marins du Vendée Globe. Les contrôles du bateau, les réparations des voiles, les menues bricoles : voilà, à côté de la régate, le programme des prochains jours en mer… avant de rentrer dans le dur.

OM / M&M

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“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.”De André Malraux
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 25 Nov 2016, 07:27

[color=#ff0000]Bonjour le commuuniqué de presse matinal bonne journée
@+Baboune/color]


Communiqué de presse
Vendredi 25 novembre 2016


Trois par trois


Avec les abandons de Vincent Riou et de Morgan Lagravière au sein du groupe de tête, la flotte s’étale désormais en trois trios, un solitaire, un gros peloton de dix, un autre trio et deux retardataires. Les 25 concurrents en course se dispersent en effet de l’Afrique du Sud au Brésil avec des conditions météorologiques très différentes : avantage ce vendredi pour la troïka centrale, Jean Le Cam, Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant filant grand train sur le dos d’une dépression.



Ainsi donc débute depuis jeudi après-midi une nouvelle séquence sur le Vendée Globe : l’Atlantique a laissé place à l’océan Indien avec un premier triumvirat groupé puisque derrière Alex Thomson (Hugo Boss) qui n’a mis que 17j 22h 58’ pour rallier le cap de Bonne-Espérance au départ des Sables d’Olonne, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) le suit avec un delta de 4h32’ et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) avec 13h 44’ d’écart. Et derrière encore, un autre trio s’est regroupé dans les Quarantièmes Rugissants et il devrait quitter l’Atlantique Sud dès ce week-end : Paul Meilhat (SMA), Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Yann Éliès sont aussi au contact même si le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir concède encore 300 milles sur les deux impétrants.

Du match à tous les étages

Et si en tête de course, le triumvirat va devoir composer avec un vent d’Ouest faible à modéré tout en alignant encore ce vendredi, plus de 400 milles au compteur journalier, le trio des chasseurs se prépare à un début de week-end animé sur le pont avec une zone de vents mous avant le passage de la corne africaine. Car la dépression argentine ne les concernera qu’à partir de samedi midi avec alors un bon flux de Nord-Ouest 25 nœuds minimum, et ce pour plusieurs jours. Déjà la troïka suivante glisse à près de vingt nœuds de moyenne sur le dos de cette perturbation dont la trajectoire est parfaite pour les jours à venir puisqu’elle va aussi intéresser les leaders avant les Kerguelen. Le deuxième train vers l’Indien est en route et il faut s’attendre à ce que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) rattrapent une partie de leur retard sur les leaders, mais surtout sur les chasseurs.

Derrière, Kito de Pavant (Bastide Otio) est emporté par la même perturbation mais il est déjà en arrière du front ce qui lui est moins favorable avec des vents d’Ouest d’une vingtaine de nœuds. A contrario, le peloton qui n’est qu’à 300 milles au Nord de ce système météo, va avoir bien du mal à s’extraire du tropique du Capricorne : s’il y a bien un filet d’air ce vendredi matin au large du cap Frio, il ne devrait pas durer bien longtemps puisqu’une nouvelle bulle anticyclonique devrait bloquer la route vers les Quarantièmes dès ce week-end. Il faudra alors au pack mené par Louis Burton (Bureau Vallée), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) et le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) prendre son mal en patience dans l’attente d’une nouvelle dépression argentine. Un week-end qui s’annonce animé sur le plan d’eau !

Passage à la longitude du cap de Bonne-Espérance
1-Alex Thomson : 17j 22h 58’
2-Armel le Cléac’h : 18j 03h 30’ à 04h 32’ du leader
3-Sébastien Josse : 18j 12h 42’ à 13h 44’ du leader


EXTRAITS DES VACATIONS
.....................................................................................


Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) :
« Une superbe nuit ! On est toujours un joli groupe ensemble et comme je suis un compétiteur dans l’âme, c’est plutôt motivant d’avoir des copains au contact. En plus, je suis revenu sur Louis (Burton) et au moment où je parle, je vois le Japonais sur mon AIS. C’est très sympa et c’est ce que j’étais aussi venu chercher sur le Vendée Globe : cela pousse à bien naviguer avec le bateau. On voit tout de suite si on n’a pas la bonne toile ou la bonne vitesse. C’est super positif et j’espère qu’on va continuer à naviguer comme cela, par petits groupes. En ce moment, nous sommes dans une zone avec un peu de vent : elle devrait durer 24h et il faut bien en profiter. Car ensuite, il y aura un anticyclone à traverser : nous ne sommes pas assez rapides pour passer devant ! Il faudra donc recouper une zone de hautes pressions donc galère dans des vents faibles… Et on va même faire du près dans 24-48h : ça va être encore tordu. Un beau match en perspective car vis à vis du groupe de tête, notre sort est scellé et même avec le trio devant qui est déjà dans la dépression et qui va encore et encore, creuser l’écart.
En fait parmi les bateaux de devant, il n’y a que Eliès, Le Cam, Ruyant et de Pavant qui ont un bateau de la même génération que les nôtres. Sauf qu’ils ont pu optimiser au maximum leur monture alors que dans notre groupe, on est assez homogène… Ici au milieu de l’Atlantique, il y a encore des poissons volants mais à part les bateaux de la course que je vois à l’AIS, il y a des cargos qui apparaissent parfois à l’horizon. Je dois passer le tropique du Capricorne dans la journée et je sens déjà que la température est en train gentiment de descendre : on change de masses d’air. J’ai hâte d’arriver dans les mers du Sud. Et puis le cap de Bonne-Espérance, c’est un symbole fort qui va matérialiser réellement l’entrée dans l’océan Indien. On va rentrer dans un autre système, avec d’autres voiles et une autre ambiance. En tous cas, tout se passe bien et je n’ai plus trop de bricoles à faire : en fait, le début de course a permis de constater ce qui ne fonctionnait pas et maintenant, la caisse à outils est rangée et je dors bien, je mange bien, je m’entretiens bien… »


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 25 Nov 2016, 18:03

Bonsoir
alors j'ai oublié de vous dire pour le conseil de classe hier ma Moyenne 13.9 pour le 1er trimestre
pour le code de cette après midi résultat dans la soirée ou demain matin
aller je vous poste le dernier point d’actualité la vacations des skipper et l'analyse météo de la fin de matinée
@+ Baboune


Actualité
Encore 17 000 milles de régate planétaire !
vendredi 25 novembre 2016, 17h22
Il en reste du chemin à parcourir alors que le trio Thomson/Le Cléac’h/Josse mène la danse, et que le catalan Didac Costa ferme la marche du 8e Vendée Globe à 3 700 milles ! Et il reste encore des places à prendre… ou à perdre. L’entame dans les mers du Sud promet du suspense pour les leaders qui devraient bientôt rentrer dans une zone de vents faibles et perturbés. Tandis que l’Atlantique Sud n’en finit par pour les 15 derniers qui régatent à couteaux tirés dans une météo ronchon et capricieuse. Vous l’aurez compris, en ce 20e jour de course, le suspense reste entier, c’est à la fois stressant et motivant pour les 26 marins en course.  

Vivement le Grand Sud !
Ils sont quinze à ronger leur frein. Quinze marins à subir les caprices du vent et à se dire que l’écart avec la tête de flotte devient complètement fou ! « Je n’ai jamais vu ça sur mes précédents Vendée Globe, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. C’était dur il y a deux jours, ça va mieux aujourd’hui, mais nous ne sommes pas encore dans le Grand Sud, on va même avoir du près ! J’ai vraiment hâte de doubler Bonne Espérance… » confiait Arnaud Boissières (La Mie Câline) cet après-midi à la vacation. N’empêche, la régate est belle. Louis Burton (Bureau Vallée), 11e à 2 600 milles d’Alex Thomson,  mène la troupe avec une trajectoire tendue, et visiblement se préparait tout à l’heure à changer de bord donc à charger le matériel de l’autre côté : « Rappelez-moi, car je suis en pleine manœuvre ! » nous indiquait-il tout à l’heure. Une régate planétaire grandiose se joue en ce moment et un certain Conrad Colman n’en revient pas d’être si bien placé. « Je suis super heureux, je joue avec des bateaux beaucoup plus récents que le mien (qui date de 2005), je me bats avec Nando Fa (Spirit of Hungary) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut). Si on m’avait dit ça avant de partir, je ne l’aurais pas cru… » avouait-il tout sourire ce matin par téléphone satellite. Les coups stratégiques vont fuser maintenant dans ce groupe qui ne cache pas son envie de rejoindre le cap de Bonne Espérance le plus rapidement possible.
Quatre oiseaux blessés bientôt à bon port
L’Initiatives-Cœur de Tanguy de Lamotte est attendu dans le chenal des Sables d’Olonne ce lundi après-midi après 13 jours de mer difficiles depuis son escale au cap Vert. Un retour forcé pour cause de grosse avarie de tête de mât qui aura cependant permis de sauver 30 enfants !  Bertrand de Broc, lui, a quitté l’archipel de Fernando de Noronha hier soir, jeudi. Le skipper aidé de Marc Guillemot, son chef de projet, a doublé l’Equateur, cap sur la Bretagne, sans passer par La Martinique, escale qu’il avait envisagé au moment de son abandon, le 19 novembre. Enfin, Vincent Riou (PRB) et Morgan Lagravière (Safran) font route vers le port de Cape Town en Afrique du Sud, distant de 400 milles pour le premier, et de 200 milles pour second.
 
OM / M&M

Vacations : l'entrée dans le grand Sud
vendredi 25 novembre 2016, 11h54
Le groupe de tête est déjà entré dans l'Océan Indien et leurs poursuivants commencent à y penser. 
Après des vérifications de sécurité, MACSF est reparti en mer, direction la France. Conrad Colman a procédé à quelques ajustements sur sa tête de mât.
Jean-Pierre Dick est à l'attaque à l'approche du cap de Bonne Espérance. Il compte bien revenir sur ses concurrents de devant. Yann Eiès et Romain Attanasio étaient en forme dans le Vendée Live. Arnaud Boissières tente de remonter après ses déboires de vent. 


Marc Guillemot, chef de projet MACSF

© Thierry Martinez / Sea and Co"On n’est plus très loin de l’équateur, on a décidé de ne pas faire d’escale. On va faire route directement sur la Bretagne ou la Vendée, on ne s’arrête pas en Martinique. Ça a bien bossé, on va pouvoir continuer je pense. On est partis hier soir du mouillage, vers 17/18h. L’objectif c’est de revenir en Vendée ou en Bretagne. On gagne du temps et de l’argent. Ça sera plus simple pour tout le monde. On avait dit qu’on déciderait une fois qu’on serait partis, voir si les bruits. Les dégâts ne sont pas dramatiques visuellement, on a enlevé ce qui pouvait vibrer sous la coque, on espère que c’était ça. Ce n’était pas facile de plonger là. Pour le moment ça ne fait pas de bruit. Bertrand va bien."
Conrad Coleman, Foresight Natural Energy

"Tout va très bien ce matin. Actuellement les conditions sont sympathiques. J’ai 17 nœuds de vent, je suis en train de glisser sous grand-spi, j’ai la grand-voile aussi. Il y a de la bagarre autour de moi et en connaissant les bonhommes, je suis bien content d’être ici puisque j’ai le bateau qui est le plus vieux. Je suis dans ce groupe grâce à ma motivation et je vais tout faire pour y rester. Ce week-end ça risque d’être compliqué. On n’aura pas les mêmes conditions que les leaders dans l’Atlantique. On n’a pas la même trace. On a lutté pour chaque centimètre. On a bataillé avec les rafales, les nuages et les molles. C’est plus dur d’avancer dans la molle que dans la tempête car il faut changer toute la configuration et les réglages. Ce sont des milles qui sont durs mais je suis toujours très content d’être ici. Dans quelques jours on va tirer des bords, pour l’instant c’est du travers, au moins jusqu’à dimanche. Il y aura du près lundi, mardi. Ce n’est pas quelque chose que j’attends avec impatience. On a des bateaux qui sont fait pour avancer avec le vent de derrière et non pas avec le vent dans le nez. Je suis monté deux fois au mât pour changer le point d’accroche en tête de mât. Il est super important car ce dris sert à hisser quatre voiles. J’ai tout fait pour sécuriser. J’ai des bleus sur les bras et les jambes. Mais sinon je suis content des conditions sur le bateau et je suis prêt pour la suite."
Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac

"Tout va bien. Une nuit assez chargée avec des vents qui montent qui changent de direction. C’était assez fatiguant. Ce matin ça a diminué mais ça va remonter rapidement. Beaucoup d’action mais peu de soleil. Le ciel est vraiment voire noir dans certains grains. J’ai inspecté mon bateau autant que faire se peut. Tout me semble en place, malheureusement on ne peut pas tout déceler. Ça va être un des intérêts d’aujourd’hui de faire ça. Le problème c’est que le vent évolue. On devrait empanner quelques centaine de milles avant Bonne Espérance. Après on va partir dans le grand Sud avec du vent de Sud-Ouest. Je suis dans l’optique de ne pas lâcher sur la vitesse et de rester en course. Il y a eu des abandons, dont on ne peut jamais se réjouir mais qui améliorent le classement. Je veux recoller. On ne peut pas dire que je suis complétement pépère. J’essaye d’attaquer."
Yann Eliès, Quéguiner-Leucémie Espoir

« Je crois que la réaction de Morgan (Lagravière) est légitime. Le rythme effréné auquel les 7 premiers ont descendu l’Atlantique Sud ne leur a laissé aucun répit. Je pense que si il avait pu profiter des deux/trois jours qui arrivent, avec des conditions plus cools, il aurait pu recharger les batteries et vu les choses différemment. Là, un rythme effréné pendant 17 jours, une casse et un abandon, c’est normal qu’il ait le moral dans les chaussettes. Ce que je trouve bien c’est que Morgan est quelqu’un d’entier. Il dit ce qu’il pense. Ce n’est pas la première fois qu’il dit que c’est dur de naviguer sur ces bateaux-là. Il l’avait dit en figaro aussi. Ça ne l’empêche pas de revenir et de briller par son talent. Je trouve ça bien que les gens soient capables de dire ce qu’ils ont sur le cœur. Morgan a prouvé qu’il pouvait le gagner celui-là, il reviendra dans quatre ans. C’est sûr. D’un point de vue cartésien, quand on regarde les chiffres, je suis à plus de 1000 milles des premiers. L’aspect comptable des choses n’est pas très bon. Après les premiers abandons, je suis sixième. Je reviens un peu. J’aimerais rejoindre mes petits copains et jouer une place dans les cinq premiers. J’ai fait une croix sur les premières places. Les foilers sont capables d’accélérations fulgurantes que je ne peux pas tenir. Je vais mener ma barque tranquillement jusqu’à l’arrivée. Sans trop martyriser ma machine. Le chemin est encore. On sait que sur une Vendée Glove il faut aller vite, mais il faut finir. Je crois que tout le monde a eu un peu de conditions tranquilles cette semaine. On fait le tour du bateau. Moi j’ai changé en amure hier pendant 12 heures. C’était l’occasion. J’ai resserré deux trois vis. J’ai regardé le gréement. On va rentrer dans un tunnel et de longues semaines cloitrés à l’intérieur puisqu’il va faire froid et humide. J’ai sorti les voiles de brise : le petit gennaker, la trinquette de brise. J’ai reculé les poids de tout ce qui était à bord. J’ai laissé à disposition les boites à outils pour être prêt à bricoler en urgence. J’ai sorti les sacs avec les bonnets, les polaires, les gants. Je vais sortir au fur et à mesure le matériel pour le grand Sud. Je sais en mon fort intérieur que le Vendée Globe peut accoucher de tout Je me souviens du VG 2008 où Armel termine second alors qu’un mois avant l’arrivée il était cinquième. Je sais que tout est faisable. Je suis plus concentré sur ma façon de mener le bateau. Je vais essayer de ne pas agresser le bateau. Peut-être que la suite arrivera au bout. Je n’ai pas encore d’albatros. J’ai des espèces d’oiseaux noirs qui ressemblent à des petterrelles. Il faut que je sorte mon bouquin avec tous les oiseaux qu’on peut rencontrer dans l’Atlantique, le Pacifique et l’Indien. J’attends mes premiers albatros. J’enverrai des photos."

Romain Attanasio, Famille Mary – Etamine du Lys

"Ça se passe bien. Les conditions sont bonnes depuis quelques jours. Je fais le Vendée Globe donc je suis content. Le bateau va bien. Je n’ai rien cassé. Moi ça va aussi. Il fait juste très chaud. J’ai commencé à matosser pour l’empannage de tout à l’heure, j’ai pris une suée en une demi-heure. Mais sinon les conditions sont super. Les nuits sont agréables, très claires, c’est incroyable. On voit très bien les étoiles. On a aussi eu la lune incroyable la semaine dernière. C’est le feu d’artifice tous les soirs. Les mers du Sud c’est le gros morceau. C’est long à venir parce qu’il y a toute la traversée de l’Atlantique Sud. Il y a peu de vent. J’essaye de naviguer calmement, de préserver la bateau. Des fois je me dis même « romain c’est quand même une course, active toi ». Je ne veux pas prendre de risque. Pour l’instant ça s’est bien enchainé. J’ai doublé Eric (Bellion) il y a deux jours. Il n’a pas eu de bol, il est tombé dans une zone sans vent. Les mers du Sud ça sera dans huit jours. Mais j’ai hâte d’y être. Ça sera le premier gros tronçon de fait. On arrivera enfin dans les grandes mers du Sud, que je ne connais pas. Pour ce week-end, les fichiers sont d’accord. On a un empannage aujourd’hui. Après, le vent va tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pendant les trois prochains jours."


Message du bord : Kito de Pavant, Bastide Otio
"Allo la terre....  Ça se rafraichit par ici (30° Sud).
J'ai ressorti un assortiment de polaires de différentes épaisseurs, merci Marinepool, propres et sèches parce que emballées sous vide. Et mis dans un sac les tenues d'été qui commençaient à être franchement "rougnées"... Je ne suis quasiment pas sorti dehors cette nuit. Pourtant, il fait beau avec un ciel bien étoilé mais ce sont des tonnes d'eau salée qui déferlent sur le pont. Le bateau est bien équilibré au reaching et ça va vite, pas assez à mon gout, car je pensais qu'il y aurait plus de vent et du coup, je suis un peu sous toilé, enfin, ça dépend des moments... et surtout je ne voudrais surtout pas que la dépression argentine ne passe sous mon nez sans me prendre dans ses bagages...
C'est assez incroyable la perf que viennent de réaliser les leaders de ce VG, 17 jours à Bonne-Espérance!!! Il m'en faudra au moins 7 de plus...
(Alex Thomson a passé le cap de Bonne-Espérance hier après-midi après 17j 22h 58min de course. Il établit un nouveau record sur la distance Les Sables - Cap de Bonne-Espérance avec 5 jours de moins qu'Armel Le Cléac'h en 2012 - ndlr). Bien désolé aussi pour Morgan et l'équipe Safran qui, décidément, manque de réussite sur cette course... J'ai eu également des nouvelles d'Alan, le p'tit Suisse, qui m'a envoyé un mail. C'est cool de sa part et je suis content que tout se passe bien pour lui, en tout cas, c'est comme ça que je l'ai ressenti..."
Arnaud Boissières, La Mie Câline

"Ça va mieux aujourd’hui. Les conditions sont assez changeantes. J’ai des ptits grains avec de la pluie. Le vent varie entre 10 et 23 nœuds. C’est un peu perturbant. Je suis sous spi. Je fais mon p’tit bonhomme de chemin en descendant en escalier vers le cap de Bonne Espérance, qui se fait désirer. Hier matin j’étais sous gennaker cette nuit je sous passé sous spi. J’essaye d’empanner à la faveur des nuages. C’est un peu frustrant parce que j’étais devant ce paquet, maintenant ils sont devant moi. J’ai un peu du mal à recoller mais on a encore deux mois. Cette descente de l’Atlantique, c’est la première fois que je vois ça. Les deux dernières fois ça allait plutôt vite. Là c’est un peu périlleux pour tout notre groupe, on n’atteint pas des grosses vitesses. On se soumet à Eole. On va faire du près, sans aller trop vite. Ça va de nouveau mollir. C’est stratégique du coup. Je suis un peu décalé. C’est plus une transat qu’un Vendée Globe. J’ai fait un mauvais pot au noir donc il y a deux jours ça m’énervait un peu. Maintenant ça va bien, j’ai mis la musique, je me suis fait à manger : des spaghettis bolognaise. Mon plat préféré. J’ai eu un petit problème de gennaker qui s’était roulé à l’envers mais à part ça tout va bien sur le bateau. Maintenant, c’est à moi d’appuyer sur le bon accélérateur et d’aller où il faut. J’avais bien les boules pour Vincent. Je lui ai fait un mail. Le pauvre, le même jour qu’il y a quatre ans… J’ai vu pour Safran hier. Ça fait un peu peur. Les boules pour eux… Tout peut arriver en mer. C’est la faute à pas de chance. C’est le pire qui puisse arriver puisque ça t’y peux rien. C’est trop injuste."


Analyse météo
Journée tactique pour les deux leaders
vendredi 25 novembre 2016, 11h35
Les prochaines 24 heures ne sont pas simples pour les deux leaders alors que les poursuivants s'organisent pour profiter de la prochaine dépression.


© Great Circle

© Great CircleLa journée va être compliquée pour Hugo Boss et Banque Populaire VIII. Une petite dépression barre leur route. Elle se déplace moins vite que les bateaux. Leur objectif va donc être de trouver le couloir de vent qui pourrait leur permettre de la contourner par le Nord. Facile à dire, mais pas facile à faire. Quand ils vont avancer, le vent sera instable avec des petits grains et des molles au moment de passer le front, dessiné en bleu,dans le Nord de la dépression. Tous les ingrédients seront donc là pour les ralentir. Le risque est donc important de buter dans ce front sans jamais réussir à passer de l'autre côté. Passera ou ne passera pas ? Réponse probablement demain dans la journée.
Les quatre bateaux suivants se positionnent au mieux dans un flux de vent de Nord-Nord Ouest en avant de la prochaine dépression L4. Ils pourront alors naviguer plusieurs jours dans de bonnes conditions. 

© Great CircleJean-Pierre Dick, Jean le Cam et Thomas Ruyant sont pour l’instant positionnés en avant de la dépression L4. Ils sont très proches du front. La question du jour est de savoir combien de temps ils tiendront et si la direction du vent leur permettra de gagner un peu dans le Sud. 
Enfin, tout le groupe des poursuivants essaye de passer devant l’anticyclone qui se développe par l’Ouest à partir du 26 Novembre. Attention à ne pas se faire piéger au centre !
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 25 Nov 2016, 21:57

Bonsoir la der de la soirée
@+ Baboune


Actualité
Duel dans l’Indien
vendredi 25 novembre 2016, 20h17

Ils se cherchent et vont finir par se trouver ! A coups d’empannages et de recalages, Armel Le Cléac’h parvient petit à petit à revenir sur son rival Britannique. Le skipper de Banque Populaire VIII n’est plus qu’à 26 milles du tableau arrière du bateau noir Hugo Boss. Toujours plus rapide depuis 24 heures, Armel avale avec gourmandise la distance dans un vent de sud-ouest pour 16-18 nœuds. Attention, coup de frein à venir et donc beaucoup de stratégie à mettre en place pour continuer à glisser jusqu’aux Kerguelen !

© Yvan Zedda / BPCE

C’est le scenario rêvé pour les terriens : assister à un match de ténors au pays de l’ombre et des albatros, rythmé par des dépressions et des zones de vent mou. On pensait qu’ils prendraient un peu de répit après cette incroyable descente de l’Atlantique. Que nenni ! Alex Thomson et Armel Le Cléac’h vivent des heures qui pourraient bien compter double tant ils doivent se surveiller et par la même naviguer à 100% de leur potentiel…

Yann Eliès revient !

Une chose est sûre : malgré tout ses problèmes de communication et donc de réception de fichiers météo, Jérémie Beyou (Maître CoQ) sait naviguer au flair. Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, handicapé, démontre une aptitude incroyable à tenir tête à Paul Meilhat (SMA) qui pointe à seulement 40 milles devant son étrave. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) diablement confiant et mâture sur le fait que la route est encore longue, revient à 250 milles : il a donc réduit l’écart de 70 milles ces dernières 24 heures ! Chapeau l’artiste…

Thomas Ruyant, le plus rapide des chasseurs

Un souffle et ça repart. Le skipper du Souffle du Nord pour le projet Imagine se sent pousser des ailes dans ce front générant un vent de 25 à 30 nœuds : sa moyenne est de près de 19 nœuds sur les dernières 24 heures. Avec Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), Thomas profite d’une accélération qui devrait durer au moins deux jours… De quoi recoller aux 5 bateaux de tête même si près de 1800 milles sont encore à grignoter !

Olivia Maincent / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 26 Nov 2016, 15:43

Bonjour
bah on ai pas en avance sur notre point VG
gros bug de papa il est malade et sa tour plantée par un virus et le PC portable pas mieux du coup nettoyage complet et depuis peu on arrive à surfer
par l’anecdote au classement ce matin à 5h Alex Thomson était en tête au classement de 9h Armel Le Cleach lui ravissait la place et depuis le pointage de12h Alex à repris les commandes de la course il est incroyable le Gallois
@+ Baboune




Actualité
Des paires en mer
samedi 26 novembre 2016, 06h00
Après quasiment vingt jours de mer, la flotte du Vendée Globe s’étale sur près de 3 800 milles et seulement quatre solitaires ont dû jeter l’éponge. Mais surtout de petits groupes se sont formés, souvent en trio mais avec un tandem en contact rapproché… A l’image d’Alex Thomson et Armel Le Cléac’h à seulement vingt milles l’un de l’autre tout comme Paul Meilhat et Jérémie Beyou. Et si ça déboule toujours au portant dans le Grand Sud, le peloton peine contre des vents de Sud !

Rien à voir : les conditions météorologiques des premiers et des derniers sont radicalement différentes. Il faut dire que l’écart correspond quasiment à une transat nord, entre l’Angleterre et New York ! À l’arrière Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) sont encore dans les alizés d’Est au large de Recife et de Salvador de Bahia : ils devraient continuer à piquer plein Sud pour anticiper l’arrivée d’un gros anticyclone sur la route car celui-ci s’installe au large du cap Frio. Les deux solitaires suivent ainsi la voie ouverte par le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) qui ont finalement décidé de rompre avec le peloton.
Vent debout, brise portante
Car le groupe de dix (que suit le Hollandais Pieter Heerema) n’est pas à la fête : après les calmes d’une dorsale, c’est l’anticyclone de Sainte-Hélène qui leur barre la route vers les Quarantièmes. Et comme celui-ci vient de la baie de Rio de Janeiro pour se recaler vers l’Est afin de remplacer la cellule habituelle en cours d’évaporation, le peloton ne pourra pas l’éviter ! Et déjà depuis vendredi soir, c’est du vent de secteur Sud qui souffle au niveau du tropique du Capricorne et il faut faire du près pour continuer à descendre… Et cela ne devrait pas s’arranger ce week-end puisque la brise va basculer progressivement au Sud-Est, puis à l’Est avant de nouveaux calmes au centre des hautes pressions. Peut-être que quelques uns arriveront à traverser cette bulle avant le début de la semaine, mais il faudra quasiment atteindre la latitude 33°S pour retrouver un flux portant ! Dur, dur.
Et c’est une toute autre ambiance dans les Trentièmes et Quarantièmes : Kito de Pavant (Bastide Otio) file bon train en arrière d’une dépression argentine et le trio à 600 milles devant son étrave est encore plus rapide. Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) réalise d’ailleurs la meilleure journée de la flotte avec 447 milles au compteur ! Il a ainsi recollé au duo Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui sont juste en avant d’un front froid qui déboule à la même vitesse qu’eux vers le cap de Bonne-Espérance. Un cap qui n’est plus qu’à une journée de mer pour le tandem Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) et à 24h de plus pour Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui a lui-aussi rattrapé une partie de son retard. Il devrait d’ailleurs accélérer en premier ces prochaines heures avec l’arrivée de cette perturbation sud-américaine.
Enfin de l’autre côté, dans l’océan Indien, la situation est très différente entre Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) qui doit enchaîner les empannages dans un régime modéré d’Ouest quand Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) ont la chance de profiter d’un petit minimum barométrique pour repiquer vers le « mur des glaces » avec une brise d’une quinzaine de nœuds de Sud-Ouest. La configuration n’est toutefois qu’éphémère puisque cette mini-dépression va s’étioler dans l’après-midi. Le week-end s’annonce mou au large de l’île du Prince Edouard…
DBo. / M&M


L’envers du décor
samedi 26 novembre 2016, 10h00
Depuis que l’Espagnol Didac Costa est passé dans l’hémisphère Sud, celui-ci semble en plein chambardement : à moins d’un mois de l’été austral (21 décembre), l’Atlantique Sud et l’Indien n’ont pas encore trouvé leur équilibre et il faudra attendre le milieu de la semaine prochaine pour que les grands systèmes météo se mettent en place… D’ici là, les vingt-cinq solitaires encore en course composent des harmonies différentes, conséquence de tempos chaotiques.

© Kojiro Shiraishi/ Vendée Globe
Ah, les Quarantièmes ! Ces houles immenses, ces déferlantes, ces ciels plombés, ces aurores australes sublimes, ces îles désolées, ces albatros au vol impérial et ces damiers du cap aux battements d’aile nerveux, ces souffles polaires et ces embruns glacés… Et bien cette image d’Épinal est quelque peu écornée depuis une semaine. Quant aux jolis alizés avec leur ciel moutonné de légers grains, ces chaleurs étouffantes et son taux d’humidité saturé, ils ont aussi pris la poudre d’escampette ! Rien ne va plus dans le monde à l’envers. Mais les jeux sont loin d’être faits : l’anticyclone de Sainte-Hélène revient de ses vacances au Brésil et le « casse quarante » refait surface dès le milieu de la semaine. Il y a du mouvement dans l’air et le « seum » va faire place aux surfs.
Le monde selon « Garzh »
Mais qu’en est-il donc dans ce monde des « down under », ces drôles de gens qui vivent la tête à l’envers, qui baignent dans la chaleur printanière quand les Nordistes plongent bientôt  dans les frimas hivernaux, de ces Sudistes qui ont même mis leur Pôle en haut des cartes pour démontrer que la Terre n’est pas ce que l’on croit : il y a vraiment plein d’eau dans cet hémisphère et l’Antarctique est un sacré grand continent… Or dans cet affrontement entre Neptune et Éole, la Pax Romana semble poindre le bout de sa brise : compressée par une première dépression brésilienne, la cellule anticyclonique ne résiste pas à un deuxième coup de butoir de la part d’une perturbation argentine. Tel un suppositoire, il s’enfuit vers l’Indien pour se reconstituer dans le Sud de Madagascar, peut-être pour rejoindre le Sommet de la Francophonie ?
Ainsi dès la fin du week-end, la configuration météorologique habituelle va se résumer à un bel anticyclone de Sainte-Hélène calé sur le 30°S et le 15°W tel un gros haricot surmontant un potage de dépressions qui courent le long des Cinquantièmes Hurlants. Quant à l’Indien, il retrouve son souffle printanier avec une succession de perturbations assez actives en repoussant l’anticyclone des Mascareignes qui prend ses quartiers sur les Trentièmes. Le programme du Vendée Globe sera donc respecté dès la semaine prochaine : fini les à-coups météorologiques, terminé les grands écarts sur la piste de danse atlantique, achevée l’éternel questionnement droite-gauche ! Bientôt, ce sera tout droit vers le cap Horn pour tout le monde… Gast, elle est garv cette garzh ! (que l’on pourrait traduire du breton « Punaise, elle est rêche cette haie… »)
De Martin Vaz à Prince Édouard
Ainsi alors que les deux derniers sont déjà dans des alizés d’Est d’une quinzaine de nœuds, le peloton est quasiment au louvoyage en attendant un nouvel arrêt buffet lorsque la cellule anticyclonique sortant du cap Frio va s’installer sur le 30°S, pile sur la route vers le cap de Bonne-Espérance. L’espoir de franchir cette haie est bien faible pour ces onze solitaires qui devraient passer un très mauvais week-end et même un début de semaine fort laborieux tant qu’ils n’atteindront pas le 35°S ! Kito de Pavant a bien fait de faire le tour de la chapelle, même si Sainte-Hélène ne lui a pas été favorable pendant deux jours au large du cap Frio. Désormais le Méditerranéen est sur des rails et ne va pas franchement avoir de pause, au moins jusqu’à l’Afrique du Sud : une dépression suit l’autre et il n’y aura pas d’arrêt en gare de Gough…
Coup de frein pour Jean Le Cam : le Breton est passé derrière le front et n’a plus qu’un zéphyr modéré quand Thomas Ruyant et Jean-Pierre Dick filent encore bon train en avant de cette dépression argentine. Il lui faut replonger vers le Sud-Est pour retrouver un flux plus consistant à une centaine de milles : le solitaire pourra ainsi remettre le pied au plancher, mais il va y laisser des plumes, plusieurs dizaines de milles face au duo central. Yann Éliès est a contrario en bien meilleure posture : il voit débouler cette perturbation argentine avec le sourire puisqu’elle lui permet de glisser à plus de seize nœuds et de revenir sur le tandem Meilhat-Beyou qui a aussi retrouvé de la pression, mais qui va devoir raser le « mur des glaces » pendant un bon bout de temps. Un blocage qui devrait leur mettre un zeste de stress en sus !
Le temps des cerises
Quant au podium, il est déjà bien espacé puisque Sébastien Josse est encore englué à plus de 300 milles des leaders, dans des brises très modérées, instables et plutôt de secteur Ouest : obligation d’enchaîner les empannages jusqu’à ce que la pression apportée par la dépression argentine vienne prendre le relais… D’ici la fin de la nuit prochaine ! Quant aux deux premiers, ça tourne au duel : Armel Le Cléac’h a profité d’un minimum barométrique pour rompre le contact cette nuit. Alex Thomson a en effet choisi de se recaler vers le Nord-Est quand le Léonard poursuit sa route vers le Sud-Est.
Cette séparation risque de n’être que passagère car le pacte de ces « pacsés indiens » est bien de progresser dans un régime de transition très gluant et persistant : le marais barométrique va rester boueux tout le week-end et si la lutte au corps à corps s’annonce intense, elle est aussi l’occasion pour leurs poursuivants de se refaire la cerise ! Quand le duo peine à aligner deux chiffres au compteur, les chasseurs filent à plus de seize nœuds vers l’Indien. Les huit skippers suivants la paire de tête, devraient grignoter plusieurs centaines de milles ces deux prochains jours. Stress devant, bonheur au milieu, angoisse derrière : le moral des troupes doit être aussi contrasté que les océans.
Dominic Bourgeois


Vacations : la flotte sur 3800 milles, les leaders au coude à coude
samedi 26 novembre 2016, 10h43
Armel le Cléac'h et Alex Thomson sont désormais dans un mouchoir de poche à l'avant de la flotte. Derrière, certains retrouvent un peu de vent, comme Kito de Pavant. 


© Kito de Pavant/ Vendée Globe
Kito de Pavant, Bastide Otio

"On a une période un peu rock n’roll. Il y a du vent de Sud-Ouest, entre 20 et 30 nœuds et 5 ou 6 mètres de creux. C’est un peu rodéo dans le bateau. Ce n’est pas très confortable. Ce sont les vicissitudes de l’Atlantique Sud. Ce sont des navigations qu’on attendait dans le Grand Sud. Les dépressions vont défiler les unes après les autres, jusqu’à loin, j’espère. Ça ne se passe pas trop mal. J’aimerais bien recoller avec les copains de devant. Je pense qu’il va falloir être patient. Il ne va pas se passer grand-chose dans les semaines qui viennent. Il faudra peut-être attendre une occasion vers l’Australie. Avant, je ne vois pas ce qui pourrait se passer… Derrière, je pense qu’ils sont un peu dans la mouise. Je pense notamment à Cali qui a pris du retard, qui faisait une belle course. Il doit être dans tous ses états le pauvre. Le bateau est à 100% de ses capacités. Tout le matos a été mis sur l’arrière. Je n’ai pas de souci particulier sur le bateau. On sait qu’on va avoir des conditions difficiles sur la semaine prochaine. Je me suis préparé à un mois difficile. Moi je suis content parce que tout marche comme je l’entends. On verra comment ça se passe. J’ai bien dormi. Depuis deux jours les conditions sont plus stables. C’est étonnant parce que c’est moins confortable, mais on dort plus. On essaye d’être plus à la bannette. J’avais besoin de récupérer après la période de pétole. Etonnamment, c’est ce qui fatigue le plus, avec tous les changements de voile et les réglages. Une fois qu’on a du vent, qu’on a une voilure qui est la bonne, il n’y plus grand-chose à faire. On a bien travaillé sur le sommeil avec Bastide Médical. Je suis en forme. J’ai le J1 et la trinquette devant et deux ris dans la grand-voile. Ce n’est pas forcément nécessaire car il y a 25 nœuds, mais le bateau souffre donc je préférais être prudent. Je suis entre 120 et 130° degrés du vent. Quelques fois ça va vite, on fait des pointes à 28 nœuds. Ce n’est pas très régulier comme vitesse puisque la mer ne permet pas d’être rapide tout le temps. Mais globalement, on a une bonne moyenne, à peu près 17 nœuds. J’ai vu très peu de mammifères. Pas depuis le cap Finisterre. Pas de dauphin, pas de baleine, mais ça je m‘en passe. Dès qu’il y a du vent, il y a toujours des oiseaux qui viennent planer dans le sillage du bateau. On se demande où ils vont. Il y en a toujours deux ou trois. Ça les intéresse ce qui se passe devant eux. Ça leur fait une distraction. Il faudrait que j’apprenne à reconnaitre les oiseaux. Je connais juste les albatros parce qu’ils sont plus gros que les autres. Je suis nul dans ce domaine-là. Il faut que j’achète «les oiseaux pour les nuls»."


Morgan Lagravière est arrivé à Cape Town
samedi 26 novembre 2016, 11h35
Safran est amarré à Cape Town depuis ce matin. Il a été accueilli par la team PRB. L'équipe de Morgan Lagravière est en route.



Morgan Lagravière a mis pied à terre ce matin à 9h30. Le skipper de Safran a été accueilli par l'équipe de Vincent Riou. Le bizuth attend désormais son équipe pour réparer les dégats subits en mer avant de repartir pour la France dans quelques jours. Les photos envoyées permettent de bien apercevoir le safran étêté aux deux tiers.









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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 26 Nov 2016, 18:23

Bonsoir le fais suivre le dernier communiqué de presse recu par le paternel
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Communiqué de presse du jour
Samedi 26 novembre 2016

Au pays des Albatros

- Les « oiseaux » compagnons des solitaires
- Thomson a repris les commandes de la course ce midi
- Un indien tranquille ce week-end avant l’arrivée d’une dépression lundi
- Tous les marins se préparent au Grand Sud
- A noter : Tanguy de Lamotte devrait arriver aux Sables d'Olonne lundi 28 novembre et entrer dans le chenal vers 12h30
- Retrouvez en fin de communiqué la liste des skippers appelés en vacation demain

« C’est une alternance de gris clairs et sombres. Il n’y a pas beaucoup de luminosité. Les nuits sont assez courtes depuis quelques jours. Beaucoup d’oiseaux suivent Banque Populaire VIII. C’est l’ambiance des quarantièmes. » racontait Armel Le Cléac’h ce midi au Vendée Live. Les albatros, les pétrels et autres damiers accompagnent désormais la tête de flotte qui navigue au-delà du 42° sud. Alex Thomson a repris les commandes de la course depuis le classement de 12h, mais seulement 12 milles le séparent d’Armel. Les deux skippers se bagarrent dans des vents erratiques en attendant une dépression lundi qui devrait les emmener rapidement aux Kerguelen.



Drôle d’Indien ! Si les Albatros n’étaient pas venus dire bonjour aux Imoca, les skippers se seraient cru dans un Atlantique… nuageux. Car pour Hugo Boss, Banque Populaire VIII et Edmond de Rothschild, les conditions météo sont plutôt mollassonnes ce samedi. Les deux leaders doivent composer avec des nuages et des zones de molle pendant encore 24 heures avant d’accrocher du vent. Ca se passe souvent comme ça dans le Grand Sud : le train des dépressions est rythmé par des bulles sans vent… Sébastien Josse, lui, est, contraint d’attendre le front qui emmène ses camarades Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA), lesquels devraient doubler la longitude du cap de Bonne Espérance cette nuit. Patience et longueur de temps… pour le 3e au classement du Vendée Globe !

Se préparer au Grand Sud
Tous les marins, y compris ceux qui galèrent encore dans l’anticyclone de Sainte-Hélène se préparent psychologiquement à l’arrivée dans le Grand Sud. Même Sébastien Destremau, 24e, actuellement à la latitude de Salvador de Bahia : « Je sais exactement comment je vais organiser mon bateau, les voiles, mes affaires, même si j’ai encore du temps, j’y pense forcément… ». Et d’avouer qu’il s’était rasé la tête au passage de l’équateur pour Neptune mais aussi pour parer les mers du Sud : « Pas de cheveux, pas d’humidité donc plus chaud ! ». Kito de Pavant (Bastide Otio), 10e, a déjà passé le pas. Le Méditerranéen avoue être fin prêt à vivre un mois dans le froid et l’humidité : « Tout le matos a été mis sur l’arrière. Je n’ai pas de souci particulier sur le bateau. On sait qu’on va avoir des conditions musclées sur la semaine prochaine. Je me suis préparé à un mois difficile. » Paul Meilhat, 4e, bizuth des mers australes, va bientôt rentrer dans le vif du sujet et trouve le temps, malgré la régate dont il joue le jeu à merveille, de bricoler et soigner son Imoca : « Pendant les deux jours précédents, j’ai passé pas mal de temps à bricoler sur le bateau. Il y a des choses à réparer, à vérifier. D’ici quatre/cinq jours on risque de rencontrer des conditions plus typiques de l’océan Indien. » confiait Paul cet après-midi à la vacation.
Si un océan, c’est-à-dire l’équivalent d’une transatlantique, sépare Alex Thomson de Didac Costa, toutes les têtes et les mains des marins fonctionnent au même régime : réglages, manœuvres, analyse météo, réparations diverses sur les bateaux. Objectif : traverser les mers du sud sans encombre… avant de mettre le clignotant à gauche au cap Horn !

2 heures de pénalité pour Jérémie Beyou (Maître CoQ)
Le 22 novembre dernier, le skipper de Maître CoQ chutait sur son bloc moteur entraînant la rupture du plomb de l’arbre d’hélice (bloqué pour ne pas être utilisé). Le jury du Vendée Globe inflige donc 2 heures de pénalité (comme indiqué dans les Instructions de Course). Jérémie devra repasser un point GPS indiqué par la Direction de Course après avoir navigué 2 heures aux alentours.




EXTRAITS DES VACATIONS DU JOUR
....................................................................................

Kito de Pavant, Bastide Otio :
« On a une période un peu rock n’roll. Il y a du vent de Sud-Ouest, entre 20 et 30 nœuds et 5 ou 6 mètres de creux. C’est un peu le rodéo dans le bateau. Ce n’est pas très confortable. Ce sont les vicissitudes de l’Atlantique Sud. Ce sont des navigations qu’on attendait plutôt dans le Grand Sud. Les dépressions vont défiler les unes après les autres, jusqu’à loin, j’espère. Ça ne se passe pas trop mal pour moi. J’aimerais bien recoller avec les copains de devant. Je pense qu’il va falloir être patient. Il ne va pas se passer grand-chose dans les semaines qui viennent. Il faudra peut-être attendre une occasion vers l’Australie. Tout le matos a été mis sur l’arrière. Je n’ai pas de souci particulier sur le bateau. On sait qu’on va avoir des conditions difficiles sur la semaine prochaine. Je me suis préparé à un mois difficile. Je suis en forme. J’ai le J1 et la trinquette devant et deux ris dans la grand-voile. Ce n’est pas forcément nécessaire car il y a 25 nœuds, mais le bateau souffre donc je préférais être prudent. »

Armel Le Cléac’h, Banque Populaire VIII :
"On essaye de continuer à faire marcher le bateau et de trouver la meilleure route. En ce moment ce n’est pas très simple, il va falloir trouver le meilleur chemin pour traverser la dépression mais je suis content d’être revenu au contact d’Alex (Thomson). Ce sont les premières heures où je peux aller dehors pour bricoler et faire un check. Depuis ce matin, je n’ai pas arrêté. J’ai un peu les mains sales. La dépression est devant nous, il faut la contourner par le nord. C’est ce qu’on essaye de faire en ce moment. Il y a quelques empannages dans la journée. On profite de ces moments d’accalmie pour faire le tour du bateau et ranger. Ça faisait un peu de bien ce matin de passer de 20 nœuds à 12 nœuds. C’est bizarre pour nous qui aimons la vitesse mais ça fait du bien de souffler un peu.
Beaucoup d’oiseaux suivent Banque Populaire VIII. J’ai les premiers albatros qui sont avec moi. C’est l’ambiance des quarantièmes. Une dépression va arriver lundi pour nous emmener aux Kerguelen. »

Jean Le Cam, Finistère Mer Vent :
« Cette nuit, j’ai fait l’inavouable. Je vais vous faire un scénario, je suis sous gennaker, à un ris. J’ai des claques à 30 nœuds, 32 nœuds, le bateau plante, en plus tu fais pas la route, il y en a marre. Tu prends un deuxième ris, tac tac. Ça part comme une fusée encore. T’en as marre, tu roules le gennaker. Je vais lofer de 15, ça va être nickel. Je vais pouvoir me reposer un peu. Je fais toute la manœuvre. Et tout à coup, pétole. Et 10 minutes après, paf, 35 nœuds. Super, je vais pouvoir me coucher. Une demie heure se passe, et d’un coup, crac, le vent retombe. Qu’à cela ne tienne, ça l’a déjà fait tout à l’heure, ça va mollir et ça va repartir. Je vais aller me coucher. Je n’entends pas mon réveil, je me réveille 5h plus tard, avec 15 nœuds de vent, sous ORC deux ris. Alors là, branle-bas de combat ! Je remets la grand-voile, j’affale le petit gennaker, j’en mets un plus grand. J’ai transpiré comme mille ce matin. C’est l’inavouable quoi... C’est quoi l’intérêt du solitaire ? Personne ne voit les conneries que tu fais ! Si je fais le Vendée Globe, c’est pour arrêter de tourner en rond. »

Paul Meilhat, SMA :
« J’ai entre 20 et 22 nœuds vent. Ça fait du bien après les quelques jours de pétole. C’est sympa d’avoir quelqu’un à côté. J’arrive à le tenir en vitesse donc je suis content. Mais les conditions vont être propices pour les foils. J’essaye d’amener le bateau à la bonne vitesse. J’ai pris un ris ce matin. Depuis deux heures je suis passé sous petit gennaker pour essayer d’accélérer un peu. Pendant les deux jours précédents, j’ai passé pas mal de temps à bricoler sur le bateau. Il y a des choses à réparer, à vérifier. Avec les allures qu’on a en ce moment, on peut se reposer, même si ça bouge beaucoup. Ici, les nuits sont plus courtes, on est en été austral. Ça dure 8 heures maximum. J’ai les premiers albatros. Quand il n’y avait pas de vent je pouvais les voir planer. D’ici quatre/cinq jours on risque de rencontrer des conditions plus typiques de l’océan Indien. Je n’ai pas forcément d’appréhension. Cette nuit je vais passer le cap de Bonne Espérance. C’est une entrée symbolique. »

Jordi Griso, team manager, One Planet One Ocean (Didac Costa) :
"Didac se porte très bien, mais il y a un gros problème à bord. Il avait une voile qui a explosé il y a deux jours. C'était le J1. C'était une vieille voile qui a été utilisée pour la Barcelona World Race en 2010, donc ça date un peu. Nous savions que cela pouvait arriver, mais c'est arrivé trop tôt pour nous. Nous ne pouvons rien faire à ce sujet, il est impossible de réparer. Didac doit continuer sans cette voile. Maintenant, les conditions ne sont pas très faciles parce qu'il est au près avec des vagues. Il s'attend à ce que le vent diminue un peu pour pouvoir naviguer plus débridé au cours des deux prochains jours, ce qui sera mieux. Il s'attend à négocier la haute pression pour pouvoir enfin atteindre les conditions du sud dans une semaine peut-être. Il est heureux d'être sur le bateau en course après toutes les choses qui se sont passées aux Sables après le départ. Il essaye maintenant de préparer le bateau pour le sud, en faisant quelques réparations au générateur et à l'électronique. C'est l'objectif principal pendant des cinq prochains jours. "

Sébastien Destremau, TechnoFirst-faceOcean :
"Devant moi, j’ai un océan à perte de vue, et un peu de nuages. Je viens de rentrer dans une zone de moins de vent. On était bien et ça vient de se calmer. J’espère que ça ne va pas durer longtemps. C’est bien de revenir sur le wagon de devant. Ça serait bien s’ils pouvaient m’attendre encore un peu pour qu’on puisse jouer ensemble plus tard. Je m’applique à bien faire naviguer mon bateau. J’essaye de ne jamais arrêter le bateau quitte à ne pas aller dans la direction que je souhaiterais. Je surveille plutôt mes voiles que mon ordinateur. On a hâte de finir l’Atlantique mais la suite fait peur aussi. Quand t’y es jamais allé… Ou en équipage, tout seul ça fait peur. On verra à quelle sauce on va être mangés. J’ai une idée précise de ce que je vais faire pour le Sud. Je vais mettre le bateau en configuration « gros temps ». Tout fermer, tout avoir à portée de main, tout attacher. Il y a des voiles qu’on ne verra pas avant le Horn donc on peut les ranger. On va faire attention que le bateau soit bien fermé. Et bien sec. Ce sont des détails mais c’est important aussi. »
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 27 Nov 2016, 17:17

Bonjour
après bricolage mécanique me voilà dispo, pas grand chose de nouveau un pint actu et l'analyse météo
Sinon on a Armel en tête depuis le pointage de 15 heures avec 3.0 nm de distance avec Alex donc pas grand chose
@+ Baboune






Actualité
Ballottage !
dimanche 27 novembre 2016, 09h02
L’issue est incertaine : alors que le premier tiers du parcours pointe le bout de son étrave pour les deux leaders, le peloton est enferré dans les miasmes d’un anticyclone très collant. Tandis que les chasseurs reviennent sur le groupe de tête, poussés par une belle dépression, les deux premiers sont en attente du nouveau vent qui devrait les propulser dès lundi midi très rapidement vers les Kerguelen. Les matchs dans le match sont encore plus marqués qu’imaginés au départ des Sables d’Olonne…


© Quéguiner Leucémie Espoir
La primaire qui se joue au large de l’archipel de Crozet est aussi incertaine que celle de la droite… Et c’est une mauvaise nouvelle pour tous les chasseurs car quand il y a un combat aussi rapproché, il n’y a pas de pause en vue surtout avec un « chacal » qui ne lâche jamais sa proie ! Et on peut faire confiance à un Gallois pour ne pas se laisser embobiner par un Breton. À l’occasion du passage de la longitude du cap de Bonne-Espérance, Alex Thomson (Hugo Boss) possédait cent milles de marge sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), mais le petit temps qui s’est installé à l’entrée de l’océan Indien a permis au Léonard de revenir dans le tableau arrière du Britannique et même de le déborder un court temps.
Depuis, les deux adversaires se battent à coup d’empannages pour tenter de refaire le break mais dans les petites brises qui règnent au large des îles du Prince Édouard et Marion, il n’y a pas d’option majeure à tenter : il leur faut attendre l’arrivée des dépressions venues d’Amérique du Sud, ce qui devrait se décanter dès lundi matin. Quant au foil du leader, en l’absence de photos précisant l’étendue des dégâts, on reste dans l’expectative : soit il est définitivement rompu à ras de la coque (ce qui serait probablement la conséquence d’un rude choc avec un OFNI), soit il est cassé au niveau du « elbow », de la courbe qui fait jonction entre le « tip » (partie oblique sortant du puits) et le « shaft » (partie verticale faisant office de plan antidérive) et cela indiquerait plutôt un excès d’efforts lors de la descente dans les Quarantièmes…
Le tiers prévisionnel
Dès mardi midi, les deux compères vont avoir parcouru le premier tiers du parcours, soit 8 150 milles sur les 24 450 milles retenus au départ des Sables d’Olonne en 22 jours. Or quatre ans plus tôt, Armel Le Cléac’h était positionné 2 000 milles plus à l’Ouest ! Et ils étaient encore cinq solitaires en moins de 130 milles (Le Cléac’h, Gabart, Dick, Stamm, Thomson)… La suite n’avait été qu’une élimination progressive des concurrents pour terminer en duel dès la fin de l’océan Indien qui, à l’époque confinait à la folie. Or cette année, c’est la « foilie » !
Les bateaux des leaders sont capables d’aligner comme des perles des journées à plus de 480 milles (20 nœuds de moyenne) et le fait d’être deux solitaires à portée de lance-pierres est un redoutable aiguillon. Et il faut maintenant s’attendre à un reste de traversée de l’océan Indien particulièrement rapide pour tout le groupe de tête : dès lundi midi, le flux de Nord-Ouest 25-30 nœuds va revenir sur l’avant de la flotte et devrait les porter très rapidement vers les Kerguelen.
Quel sera le choix au niveau de l’archipel puisqu’il y a un étroit couloir d’une trentaine de milles entre le Sud de l’île principale et le « mur des glaces » ? Il est plutôt probable que les deux leaders ne vont pas s’enferrer dans un tel tunnel où la mer est bien souvent très dure et chaotique et assurer un passage au Nord du plateau continental qui s’étend jusqu’à une cinquantaine de milles au large. Surtout qu’une dépression tropicale venue de Madagascar va passer mercredi dans le Nord-Ouest de l’archipel : si les deux leaders arrivent à lui accrocher la queue, ils pourraient pointer leurs étraves au cap Leeuwin dès le week-end prochain…
La nuit des chasseurs
Si la nuit n’a pas été très favorable au troisième, bien seul à 320 milles des premiers et avec 450 milles de marge sur le duo suivant, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) aura certes l’avantage de toucher le nouveau vent portant avant le tandem de tête, mais ses deux chasseurs vont encore lui reprendre du terrain. Eux aussi ont l’énorme avantage psychologique de naviguer de conserve puisque Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou ne sont qu’à une dizaine de milles l’un de l’autre. Certes le skipper de Maître CoQ devra effectuer un jour prochain sa pénalité de deux heures due à la rupture d’un plomb sur son arbre d’hélice, mais il ne fait aucun doute que cette situation rapprochée va booster les chasseurs !
Quant à Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui devrait dépasser le cap de Bonne-Espérance en début d’après-midi ce dimanche, il ne devrait concéder qu’une demie journée à la paire devant. Ce qui n’est pas le cas pour le trio d’après : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) surfent toujours en arrière de la dépression argentine mais celle-ci va plonger trop Sud pour intéresser encore les Quarantièmes sensiblement. Il faudra probablement attendre jusqu’au milieu de la semaine pour qu’une nouvelle perturbation vienne bousculer l’Indien…
Ainsi s’il y a ballottage entre les deux leaders qui vont profiter de leur rapprochement pour mettre encore et encore du charbon pour se départager, le reste du groupe de tête est aussi dispersé que le premier tour des primaires à droite ! Quant au peloton, il voit s’envoler tout ce groupe jusqu’à Kito de Pavant (Bastide Otio), alors qu’il patauge dans l’anticyclone de Sainte-Hélène et ce, pour encore plusieurs jours… Les candidats au Vendée Globe sont à la peine et auront probablement quasiment un océan de retard lors de leur passage sous l’Afrique du Sud !
Passage à la longitude du cap de Bonne-Espérance
1-Alex Thomson : 17j 22h 58’
2-Armel Le Cléac’h : 18j 03h 30’ à 4h 32’ du leader
3-Sébastien Josse : 18j 12h 42’ à 9h 12’ du leader
4-Paul Meilhat : 20j 11h 54’ à 1j 23h 12’ du leader
5-Jérémie Beyou : 20j 12h 41’ à 2j 13h 43’ du leader
 
Dominic Bourgeois



Analyse météo
L’anticyclone de Sainte Hélène fait des siennes
dimanche 27 novembre 2016, 15h30
Alors que les 10 premiers naviguent à des vitesses élevées, les poursuivants se battent avec un anticyclone de Sainte Hélène qui n'en finit plus de grossir.


© Great Circle

© Great CircleAlors que les 10 premiers bateaux naviguent tous à des vitesses élevées dans les quarantièmes avec 18 à 25 nœuds de vent, les choses sont plus compliquées pour les poursuivants qui doivent faire face à anticyclone de Sainte Hélène important. On voit sur la première image que cette zone de hautes pressions gonfle aujorud'hui dans l’Ouest.
La deuxième image montre que cette zone matérialisée en bleu va se déplacer dès lundi au Sud du groupe qui navigue encore dans l’alizé de Sud Est. L'anticyclone de Sainte Hélène, fidèle à sa réputation va ainsi barrer la route vers le grand Sud. 
3 concurrents ont visiblement fait le choix de contourner l’anticyclone par l’Ouest (Roura, 0’Coieneen et Heerema). Ils naviguent aujourd’hui au portant et  ne devraient pas être trop ralentis. Le reste de la flotte  a préféré une route nettement plus courte. Ils naviguent au près dans un vent mollissant avec de la houle d’Ouest. Les conditions

© Great Circlene sont pas faciles et cela ne devrait pas s’améliorer demain avec le vent qui doit encore mollir avec le gonflement de l'anticyclone.
Lequel des deux groupes l’emportera ? les partisans d’une route plus longue avec des vents favorables ou les partisans de la route directe avec des vents plus faibles et contraires ? Réponse dans 48 ou 72 heures, une fois que l’ensemble de la flotte sera dans les quarantièmes.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 27 Nov 2016, 19:31

Bonsoir
aller la derniére actu pour moi papa vous mettra le classement dominicale après22h
là Armel devance Alex avec 8.39 nm
@+ baboune


Actualité
Du TAAF à la Crozet des chemins !
dimanche 27 novembre 2016, 17h38

A 400 milles des îles Crozet (archipel des Terres Australes et Antarctiques Françaises), Armel Le Cléac'h vient de reprendre les commandes de la flotte du 8e Vendée Globe. Banque Populaire VIII surfe bâbord amures à 20 nœuds dans un vent de nord-ouest forcissant, tandis que son rival Hugo Boss, distant de 3 milles, affiche 18 nœuds au compteur. Le long de la zone des glaces interdite à la navigation, les deux leaders se livrent à un duel sans merci. Qui doublera les Kerguelen en premier ? Le suspense reste entier…

© V.Curutchet/BPCE

Et c'est reparti pour un tour de manège ! Après 24 heures de navigation dans des vents erratiques, les deux leaders ont remis du charbon. Au fil des heures, le vent de nord se renforce pour atteindre les 20-25 nœuds, des conditions idéales pour avaler les milles sans trop forcer sur les bolides. Le vent venant de la gauche, les foils tribord devraient être largement sollicités. Alex Thomson sera t'il alors pénalisé suite à la casse de son appendice le 19 novembre ? Ce sera en tout cas à surveiller, car a priori, les conditions seront propices à voler sur l'océan Indien une bonne partie de la semaine…
Enorme scission sur la flotte du Vendée Globe !
Pour les dix premiers, d'Armel Le Cléac'h à Kito de Pavant (Bastide Otio), l'affaire ne se déroule pas trop mal. La preuve : Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) a doublé la longitude du cap de Bonne Espérance vers 16h30, et bat donc lui aussi le record d'Armel établit en 2012, soit 22 jours 23 heures et 46 minutes… Le Vendée Globe express est toujours d'actualité, et même si Kito navigue à 2 400 milles des premiers, il glisse dans un bon flux de sud-ouest qui jamais ne s'arrêtera jusqu'à son entrée dans l'océan Indien.

Les 15 autres concurrents morflent. Au près, dans une mer chaotique, ils enchaînent des virements de bord, se crèvent à la tâche après avoir déjà bien dégusté six jours durant dans les tentacules de l'anticyclone de Sainte-Hélène. « Je suis fatigué. J'ai pas mal puisé dans mes ressources. Sur ces bateaux, on n'a pas le droit de rentrer dans la zone rouge, et j'y suis rentré un peu avec les conditions difficiles qu'on rencontre. Ca tape dans tous les sens, c'est un truc de fou ce métier de marin ! » confiait Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) cet après-midi à la vacation. Comme si cela ne suffisait pas, les marins vont encore en baver. Une zone sans vent se déplace diaboliquement pile-poil en travers de leur chemin. Deux Vendée Globe pour le prix d'un, voilà clairement aujourd'hui l'état de la flotte des 25 bateaux en course !

OM / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 28 Nov 2016, 07:23

Hello
hier au soir j'ai raté mon point dominical du coup je vous mets les deux feuilles de classement hier à22h et ce matin 5h
@mitié Laurent




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 28 Nov 2016, 07:55

Bonjour
nouvelle semaine pour le VG avec un peu plus de 21 jours et 18h de course
l'actu de ce lundi matin
@+ Baboune





Actualité
Avantage Le Cléac'h
lundi 28 novembre 2016, 06h12
Dans l’Indien, c’est reparti à grande vitesse. Armel Le Cléac’h a pris trente milles d’avance sur Alex Thomson, qui semble effectivement handicapé par son foil tribord endommagé. Dans le peloton, ça coince. Tanguy de Lamotte, lui, est arrivé aux Sables d’Olonne et embouquera le chenal ce midi.
 


© Yvan Zedda / BPCE
 
Devant, après l’accalmie du week-end, c’est reparti pour un tour : on dépasse de nouveau les 20 nœuds de moyenne ! Dans 15 à 20 nœuds de vent de secteur Nord-Ouest, le duo de tête fonce bâbord amûres en longeant le mur des glaces, 150 milles dans le Nord-Est de Crozet. Et il y a un grand enseignement : Banque Populaire VIII navigue entre 2 et 3 nœuds plus vite que Hugo Boss depuis hier soir. Ce n’est pas un détail. En effet, à 110 degrés du vent et sur une mer encore maniable, ces deux-là sont dans une allure idéale pour utiliser les foils. Et là oui (n’en déplaise aux adeptes des théories les plus délirantes qui allaient jusqu’à avancer que Thomson avait installé un foil de rechange !), Hugo Boss est clairement moins rapide avec son foil tribord endommagé.
 
Ce matin, Armel Le Cléac’h est bien le nouveau patron du Vendée Globe : alors qu’il accusait 12 milles de retard voilà 24 heures, il affiche désormais 31 milles d’avance sur Alex Thomson. Banque Populaire VIII a parcouru 467 milles ces dernières 24 heures, Hugo Boss « seulement » 423 milles. « Ils devraient passer dans le Nord des Kerguelen dans 48 à 50 heures » prévoit le Directeur de course, Jacques Caraës.
Après un week-end difficile où il a fallu négocier « un mur sans vent obligeant à manœuvrer sans cesse », Sébastien Josse est reparti lui aussi à grande vitesse. Il est désormais à 500 milles des deux meneurs et encore 300 milles devant le duo Jérémie Beyou/Paul Meilhat, le skipper de Maître CoQ signant même la meilleure performance de la journée : 470 milles parcourus. Voilà qui doit aussi redonner le moral : même en naviguant un peu à l’ancienne (difficultés pour recevoir les fichiers météo), Beyou fait parler la poudre et son duel avec Paul Meilhat est en mode haut niveau. Yann Eliès s’en sort relativement bien aussi : 300 milles derrière ce duo, il peut encore espérer avoir l’occasion de revenir chatouiller le Top 5, même s’il est un peu moins rapide ce matin. La troïka composée de Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Thomas Ruyant est tirée d’affaire elle aussi, dans le sens où elle va conserver du vent soutenu pour doubler le cap de Bonne Espérance et faire son entrée dans l’océan Indien. Idem pour Kito de Pavant qui marche à 16 nœuds et peut se féliciter finalement d’avoir choisi le passage par l’Ouest de l’anticyclone.
Le peloton encalminé
Pourquoi ? Parce que derrière, dans le peloton, on a un gros problème : clairement l’anticyclone de Sainte-Hélène a enflé et il a fermé la porte. Les vitesses sont faibles : 5 à 7 nœuds… et 150 à 200 milles parcourus depuis 24 heures, soit deux à trois fois moins qu’en tête ! Dans ce groupe emmené par Louis Burton (11e), la journée risque d’être longue. Et il y a même un risque de voir revenir trois bateaux de l’arrière qui ont choisi beaucoup plus tôt le contournement par l’Ouest de l’anticyclone : ceux d'Alan Roura, Enda O’Coineen et Pieter Heerema. Ces trois-là conservent une toute petite chance de pouvoir laisser la bulle sur leur gauche. En tout état de cause les écarts déjà astronomiques avec l’avant de la course (3000 milles) vont encore enfler, au moins toute la journée.
Aux Sables d’Olonne, Tanguy de Lamotte a officiellement déclaré son abandon en passant la bouée Nouch Sud, à 1h50 cette nuit. Son équipe est montée à bord de Initiatives Coeur à 2h du matin et Tanguy attend la marée de midi pour embouquer le chenal. N’hésitez pas à aller l’accueillir, il le mérite !
 
Bruno Ménard / M&M


Actualité
Ambiances contrastées
lundi 28 novembre 2016, 06h55
Sébastien Josse et Conrad Colman ont répondu à la vacation de 4h30 ce lundi matin. Le moins qu'on puisse dire est que l'ambiance est très différente, selon que l'on navigue à 20 noeuds dans l'Indien ou qu'on soit encalminé dans les griffes de Sainte Hélène...


Sébastien Josse (Edmond de Rothschild, 3e à 502 milles)
« C’est reparti, enfin ! C’était long, la transition n’a pas été facile, j’avais un mur sans vent devant moi ce week-end, il fallait attendre que la pression revienne par derrière. Je marche vite, à 20 nœuds, pendant deux ou trois jours ce sera la moyenne du bateau jusqu’à ce qu’on passe le bout de la zone des glaces et après on pourra peut être choquer un peu d’écoute. Le vent est rentré hier soir et ça fait du bien de retrouver des moyennes un peu élevées parce que pendant 12 heures j’ai un peu mangé mon pain noir. J’étais face à une situation météo qui m’obligeait à manœuvrer sinon tu ne te retrouves pas au bon endroit quand le nouveau flux de vent arrive. Je n’arrivais pas à faire de Sud donc il fallait faire des empannages. C’est sûr qu’hier soir j’étais un peu claqué et je suis content d’être à nouveau en ligne droite à 20 nœuds. Il y a beaucoup d’oiseaux, des pétrels, des sternes, des albatros qui tournicotent autour de moi. Mais il n’y a pas trop de mer l’entrée dans l’Indien est plutôt soft, ça ne va pas durer mais c’est plutôt pas mal. Le bateau va bien, il est nickel, j’en ai profité pour le bichonner. On va avoir une nouvelle transition à l’Ouest d’ici deux ou trois jours au moins, il va y avoir du vent normalement pendant une semaine. Chacun joue sa course avec la situation météorologique qu’il a. Je suis en position d’attente, j’ai raté un créneau avec ma petite avarie, maintenant j’attends que ça tamponne devant ou que ça revienne par derrière… 500 milles ça ne se reprend pas comme ça en appuyant sur le champignon et en prenant des risques démesurés juste pour essayer de revenir au contact, ce n’est pas la philosophie du tour du monde ! Donc déjà, il faut aller jusqu’au cap Horn, rentrer dans un bon rythme et voir s’il y a des ouvertures météo ou pas. C’est que comme ça que ça peut se jouer, pas autrement. »

Conrad Colman (Foresight Natural Energy, 15e à 3087 milles)
« J’ai l’impression d’avoir déjà vu le film : il y a encore un anticyclone qui barre la route… Je n’ai que 6 nœuds de vent actuellement, la journée va être difficile. La porte de sortie est 200 milles plus au sud avant d’être sûr d’en avoir fini. Je crois que ça va prendre une journée et demi à peu près, avant d’être sur la voie express. Ce début de semaine va être compliqué ! J’ai croisé Kojiro (Shiraishi), on a pris des photos l’un de l’autre. J’ai vu aussi plusieurs fois Nandor Fan avec qui j’ai couru la Barcelona World Race voilà deux ans, on discute à chaque fois, on se chambre un peu ! Il y a un bon match dans notre groupe aussi avec Fabrice Amedeo, Louis Burton etc… et heureusement, c’est motivant de se battre entre nous. Il faut rester très exigeants, mais c’est génial d’avoir des bateaux autour, ça donne des repères de vitesse et de stratégie. Parfois je suis gagnant, parfois je suis perdant, mais c’est très motivant. Maintenant, je suis concentré pour aller enfin retrouver les dépressions du Sud, j’en ai marre des anticyclones et du petit temps ! Après notre passage de cet anticyclone, ce sera un peu brutal, mais j’attends ça avec impatience. Moi dans le Vendée Globe ce qui me fait rêver ce sont les mers du Sud, les conditions de vent fort, les houles pour surfer, le gros temps dans lequel je me sens à l’aise…»

ITV par Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 28 Nov 2016, 16:59

rebonjour
l'analyse météo sur l'anticlycone de Ste Hélène et l'arrivée de Tanguy de Lamotte aux sables
@mitié Laurent


Analyse météo
L'anticyclone de Sainte Hélène bloque la deuxième partie de la flotte
lundi 28 novembre 2016, 12h13
Alors que les 3 premiers continuent leur route vers le Sud de l'Australie qu'ils pourraient atteindre d'ici une semaine, la deuxième partie de la flotte essaye de traverser ou contourner l'anticyclone de Sainte Hélène. 


© Great Circle

© Great CircleLa deuxième partie de la flotte est aux prises avec l’anticyclone de Sainte Hélène qui s’étend aujourd’hui en travers de la route des concurrents. Certains ont choisi de couper par le milieu alors que d’autres font le tour par l’Ouest de cette grande zone où les vents sont faibles.  Les vitesses varient, ce qui montre que le vent est instable avec des grandes zones sans vent, mais au bout du compte, chacun arrive tout de même à progresser.
Sur l’avant de la flotte, les 10 premiers concurrents naviguent dans les quarantièmes. Cette zone du globe est connue pour ses vents forts et la grande houle du Sud qui fait le tour de l’Antarctique. Pour ces concurrents, les dépressions se suivent depuis quelques jours avec un scénario qui est toujours le même. Le front en avant de la dépression crée une déformation des isobares, comme une petite vague, qui pousse les bateaux vers l’Est sur une route directe. L’objectif est de rester le plus longtemps possible devant ce front. Edmond de Rothschild est aujourd’hui le mieux placé et le plus rapide à ce jeu-là.
Banque Populaire et Hugo Boss qui sont plus en avant ont des vents moins forts et vont un peu moins vite. Ils devraient accélérer demain, quand le front va se rapprocher d’eux.
SMA, Maître Coq, Queguiner, Saint-Michel-Virbac, Le Souffle du Nord pour le projet Imagine, Finistère Mer Vent et Bastide Otio sont dans des phases de transition en attendant le front en avant de la prochaine dépression qui leur apportera un vent de Nord-Ouest soutenu pour les propulser à grande vitesse vers le Sud de l’Australie.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle


Actualité
Accueil exceptionnel aux Sables pour Tanguy de Lamotte
lundi 28 novembre 2016, 15h29
La foule était au rendez-vous le long du chenal des Sables d'Olonne ce midi, pour accueillir le skipper du voilier Initiatives-cœur, qui a officialisé son abandon dans le Vendée Globe cette nuit. Tanguy de Lamotte, victime d’une avarie de tête de mât le 14 novembre, a mis 13 jours pour ramener son bateau du Cap Vert où il s’était abrité pour constater  son impossibilité à continuer l’aventure autour du monde. Ce retour au port, bien que plus tôt que prévu, a été très chaleureusement salué par le public venu en masse prouver son affection au concurrent malchanceux.  



Après l’avarie, le navigateur et son équipe avaient établi que si le bateau n'était plus en mesure d'affronter les mers du Sud, il pouvait  rentrer aux Sables d'Olonne sous voilure réduite. L'objectif de Tanguy était alors de ramener son IMOCA au point de départ, toujours en course, afin de poursuivre l’opération solidaire et la collecte de dons au profit de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Ainsi le skipper a navigué en solitaire et sans assistance jusqu’aux Sables d’Olonne. C’est en arrivant à 1h57 ce matin, à la hauteur de la bouée Nouch Sud, celle qui marque la ligne d’arrivée du Vendée Globe, que Tanguy a officiellement déclaré son abandon à la direction de course du Vendée Globe et laissé son équipe monter à bord.
Un retour difficile
« La tête de mât s’est arrachée, les drisses ont découpé le mât de part et d’autre, le mât peut donc à tout moment s’ouvrir en deux » annonçait Tanguy  parti de la baie de Mindelo au Cap Vert le 16 novembre. Le skipper d’Initiatives-cœur a rencontré les difficiles conditions météo qui font rage à cette période de l'année au large du Cap Finisterre. En effet, le marin a dû contourner par le Nord une dépression frappant le Sud de la France avec des rafales à plus de 50 nœuds ; «Ce retour en solitaire ce n’était pas l’Everest mais c’était un bon 7000m avec un seul piolet ! » expliquait-il en évoquant un chemin inconfortable, long et cabossé.
Un accueil époustouflant
Pour tenter d’apaiser sa déception de n’avoir pu achever la course,  durant ces journées difficiles Tanguy  s’est projeté dans l’avenir « J'ai pensé à des prénoms pour notre prochain enfant (sa femme attend leur deuxième enfant ndlr), j'ai fait des plans de bateaux et de maisons, j'ai planifié des vacances en famille, j'ai réfléchi au prochain défi dans 4 ans… ». L’accueil aux Sables d’Olonne avec des dizaines d’embarcations venues à sa rencontre dans la baie tout d’abord, puis les milliers de personnes qui l’ont acclamé durant la remontée du fameux chenal et enfin ses partenaires et mécènes qui ont annoncé « l’aventure continue on sera là dans quatre ans !» sont autant de signes encourageants qui n’ont pas manqué de réchauffer l’âme du marin déçu.
Un objectif sur deux est atteint
Tanguy qui avait terminé son premier Vendée Globe en 10ème position il y a quatre ans, était l’auteur d’un très beau début de course depuis le départ du 6 novembre dernier et nourrissait légitimement de bons espoirs pour son deuxième Vendée Globe. Mais si les ambitions sportives du team Initiatives-cœur ne peuvent plus être atteintes dans ce tour du monde, le skipper a néanmoins la satisfaction d’avoir rempli un autre objectif, celui de permettre à un maximum d’enfants d’être opérés du cœur « L’objectif solidaire était d’atteindre le cap des 30 enfants sauvés, nous avons dépassé nos espérances avec des dons qui permettront d’opérer 35 enfants. »
JL /M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 28 Nov 2016, 19:48

Bonsoir à toutes & tous
je vous joins le dernier communiqué de presse
@+ Baboune






Communiqué de presse du jour
Lundi 28 novembre 2016
Tricotage le long du mur des glaces
- Empannages le long de la Zone d’Exclusion Antarctique
- Armel Le Cléac’h devance Alex Thomson de 30 milles
- Le bout du tunnel pour les 15 Imoca encore ralentis dans l’anticyclone
- Mercredi 30 novembre : les premiers vont doubler les îles Kerguelen
- Retrouvez en fin de communiqué la liste des skippers appelés en vacation
demain




« Je n'ai guère d'autre choix que de faire de l'Est plein vent-arrière le long de notre
barrière de sécurité » expliquait Kito de Pavant (Bastide Otio) ce matin. La Zone
d’Exclusion Antarctique impose en effet aux marins de surveiller cette ligne mise en
place par la Direction de Course du 8e Vendée Globe sous laquelle ils ne peuvent
descendre pour cause de glaces dérivantes. Alex Thomson (Hugo Boss) n’était ce matin
qu’à un tout petit mille de ce mur imaginaire ! Par le travers de l’archipel de Crozet et ses
4 millions de manchots, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) tient bon la barre et le
vent avec désormais 30 milles d’avance sur son rival Britannique.
On dirait presque le Sud pour les 25 Imoca du tour du monde en solitaire sans escale et
sans assistance… Du 11e, Louis Burton (Bureau Vallée), au 25e, Didac Costa (One Planet
One Ocean), le bout du tunnel n’est plus si loin. Certes, ils sont à près de 4 000 milles des
leaders, mais leur groupe de 15 bateaux s’offre un nouveau départ de régate… sur une
ligne de près de 900 milles de long, d’Alan Roura, le plus à l’Ouest, à Louis Burton, le plus
à l’Est. Dès demain, tous auront touché du vent de nord-ouest et pourront enfin glisser
avec un front tonique vers le cap de Bonne Espérance. « On va pouvoir envoyer les voiles
de portant et partir rapidement vers le cap de Bonne Espérance, qui commence à se faire
désirer. » racontait Louis Burton au Vendée Live. Il leur reste encore 1 500 milles à
parcourir avant de rentrer dans l’océan Indien, de naviguer dans les mers australes… ce
qu’ils sont venus chercher.
Empannages…
Pour leur sécurité, les Imoca doivent donc flirter avec cette ligne démarquée par 72 points
GPS. Déjà Kito de Pavant commence à empanner en prenant une marge de 50 milles, tout
comme Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui entame un joli tricotage poussé par un vent
arrière d’une bonne vingtaine de nœuds. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) entame
sa descente sous le 42e parallèle, exactement comme le font 250 milles plus loin,
Jérémie Beyou (Maître Coq) et Thomas Ruyant (SMA) qui ne se lâchent plus d’une semelle
depuis plus de quatre jours ! En mode Solitaire du Figaro, Jérém’ a envoyé en premier son
empannage, suivi dans la foulée par Paul. Quand deux solitaires naviguent à moins de 2
milles l’un de l’autre, on appelle ça du marquage… à la culotte.
Cap sur le nord des Kerguelen !
Entre la ZEA (Zone d’Exclusion Antarctique) et un axe anticyclonique, Armel Le Cléac’h et
Alex Thomson, toujours bâbord amures, filent à bonne moyenne vers l’archipel des
Kerguelen dominé par le mont Ross, haut de 1850 m. Ils ont donc tout intérêt à déborder
« les îles de la Désolation » par le nord afin de ne pas se faire piéger par le dévent. Tous
deux devraient doubler ces terres mercredi matin. Armel assoit d’heure en heure son
leadership avec 30 milles d’écart, mais côté vitesse, il navigue 1,2 nœud plus vite que
son concurrent, à l’affût d’un moindre faux pas et surtout de la plus petite opportunité
pour revenir…




EXTRAITS DES VACATIONS DU JOUR
....................................................................................

Yann Eliès, Queguiner-Leucémie Espoir
« Ça ressemblait vraiment à l’océan Indien ce matin. Il y avait 30 à 40 nœuds de vent,
pas mal de mer. Il y avait un albatros derrière qui commençait à venir dans mon sillage.
C’est pas mal d’être là, mais je trouve que ce n’est pas assez. Paul et Jérémie vont se ré-
échapper. Ils vont cavaler devant le front par rapport à moi. Globalement je suis mieux là
où je suis qu’avec Jean-Pierre (Dick), Thomas (Ruyant), et Jean (le Cam) comme, il y a 15
jours. J’ai passé Bonne Espérance avec un temps honorable, avec un bateau en bon état.
On va attaquer ce mois de grand Sud avec sérénité et sur la retenue. Dans ma position,
c’est mieux. J’ai fait une inspection du bateau. Ça fait déjà 22 jours de mer. Le réveil est
difficile. On se demande ce qu’on fout là. On rêve même qu’on est dans un lit bien
douillet et qu’on va aller se préparer un café et des croissants. Finalement au réveil, on a
le cul trempé, on est à bord du bateau ! »
Louis Burton, Bureau Vallée
« Atelier bricolage hier, et nuit compliquée en bordure anticyclonique. Donc c’était atelier
réglage de voiles, réglage de ballasts. Donc pas beaucoup de sommeil. Il y a des
variations de direction et de force de vent assez énormes. C’est vraiment un slalom entre
les nuages. C’est un peu la roulette. Pour l’instant ça ne se passe pas trop mal. Il y a entre
4 et 16 nœuds de vent en fonction des grains. On a vraiment un ciel de bordure
anticyclonique. Il y a des gros nuages et un peu plus loin, la porte de sortie. C’est assez
incertain mais les fichiers sont raccords avec la réalité donc j’ai encore un peu de vent
pour avancer. C’est une vraie galère cet Atlantique Sud. On a eu le pire des scénarii. J’en
ai un peu marre. Normalement, je devrais être sorti de la bordure cet après-midi et avoir
du vent d’Ouest/Nord-Ouest. On va pouvoir envoyer les voiles de portant et partir
rapidement vers le cap de Bonne Espérance, qui commence à se faire désirer. »
Fabrice Amedeo, Newrest-Matmut
« Ce n’est pas simple. J’ai 4 nœuds de vent et j’avance à 3 nœuds. C’est un peu
compliqué depuis le lever du soleil. Cette nuit, ça a été correct. Ce qui est pénible, c’est
que depuis quelques jours on sait qu’il y a cet anticyclone, on prépare notre trajectoire
pour le contourner par l’Ouest. On subit vraiment les systèmes météo. On n’arrive pas à

stratégie claire. On s’est fait piéger et on n’avait pas le choix. Il faut faire du
Sud et traverser. Louis est devant donc ça va s’arranger pour lui dans l’après-midi et pour
moi dans la soirée. Demain ça ira mieux. Il n’y a pas beaucoup de réglages puisque dans
3 nœuds de vent, c’est compliqué de régler les voiles. On a une houle d’Ouest qui chahute
le bateau et qui empêche les voiles de se remplir d’air. L’oiseau « chelou » me suit
toujours. Je ne sais pas ce que c’est. Ils sont même trois maintenant. Ils font des vols
planés au ras de l’eau. Ce sont mes p’tits compagnons de voyage. Le moral est bon donc
je n’avais pas forcément besoin de compagnons. Mais ça fait partie des charmes de ce
Vendée Globe. »
Kito de Pavant, Bastide Otio
« Voilà, on attaque les choses sérieuses, si tant est qu'il y ait quelque chose de sérieux
dans cette course folle... Je vais donc franchir ce fameux 40eme parallèle Sud et le longer
pendant un bon moment, car je suis bloqué plus bas, comme les autres, par la zone
interdite pour cause de présence d'icebergs, et donc de growlers… Les jours ont beaucoup
rallongé en une semaine. C'est bientôt l'été par ici. Enfin, c'est ce que prétendent les
pingouins... Car dehors, sur le pont, ce n'est pas probant, il fait 12°, gris et pluvieux, le
vent d'Ouest est soutenu et toujours pas vu de sirènes en bikini. On nous aurait menti ?
La journée d'hier a été un peu mollassonne. Le vent était très instable et plus faible que
prévu, donc la moyenne a chuté mais j'en ai profité pour bricoler 2/3 trucs qui montraient
des signes d'usure prématurée, voire pire. Pour les jours qui viennent, je n'ai guère
d'autre choix que de faire de l'Est plein vent-arrière le long de notre barrière de sécurité
en attendant de meilleures conditions pour aller vite mais ce ne sera pas avant l'océan
Indien... »
Stéphane Le Diraison, La Compagnie du Lit – Boulogne Billancourt
« Ce sont des conditions assez pénibles. Je ne sais pas ce qu’on a fait pour mériter des
conditions pareilles. On est tous nerveusement un peu à bout. Cette nuit, je n’ai pas
dormi. Le vent faisait des variations. C’est un peu long. Le côté positif, c’est qu’on est un
paquet de bateaux à naviguer ensemble. On est bientôt sortis. Je suis content d’avoir
recollé place par place et d’être dans ce groupe avec qui je voulais jouer. Ce n’est pas
évident, mais on n’est pas au bagne ! La tête de course est tellement loin que ça me
donne des hauts le cœur. Je reste concentré sur mon objectif. Enfin on arrive dans ces
mers du Sud, tant fantasmées et rêvées. C’est bientôt le dénouement.
Le vent va continuer à tourner jusqu’à arriver au portant. On pourra sortir des voiles plus
puissantes. Les dépressions s’enchainent. Le jeu ensuite c’est de passer de l’une à l’autre
sans perdre de vitesse. »

Images de l'arrivée de Tanguy de Lamotte - Initiatives Coeur aujourd'hui aux Sables
d'Olonne

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 28 Nov 2016, 22:32

Bonsoir
dernier point d'actualité pour moi ce soir
@+Baboune


Actualité
Seuls
lundi 28 novembre 2016, 20h35
Ce Vendée Globe, ils en ont rêvé. Ils sont venus chercher le graal de la compétition et de l’aventure humaine. Ils savent qu’ils sont chanceux d’être en course alors que leurs « potes » ont abandonné (Bertrand de Broc, Vincent Riou, Morgan Lagravière et Tanguy de Lamotte) et de poursuivre leur but ultime : revenir aux Sables d’Olonne, forts d’un bon résultat, fiers d’être arrivés au bout. Ces marins, nos héros, se lâchent parfois, peu pour certains, beaucoup pour d’autres. Du bout des lèvres, entre vacations et vidéos, voici leurs mots… perso.




Le soleil est couché à l’Est du cap de Bonne Espérance, et finit de poindre dans l’Atlantique sud. Voilà trois semaines que les skippers ont quitté la terre, quitté leurs familles, leurs amis. Les compétiteurs en tête de flotte ont depuis le départ mis leur cerveau sur « on », en mode régate à tout prix. En queue de flotte, notamment pour les bizuths (Romain Attanasio, Eric Bellion, Fabrice Amedeo, Pieter Heerema, Enda O’Coineen…), c’est la découverte chaque jour de rester seul en mer longtemps, avec en point de mire ces mers du Sud, aux lumières magiques racontées par ceux qui y sont passés, mais aussi aux vagues géantes et au ciel plombé. Que leur manque t’il ? Comment vivent-ils dans leur maison de carbone ? Quelques réponses glanées entre hier et aujourd’hui…
Yann Eliès, Queguiner-Leucémie Espoir : « Ça fait déjà 22 jours de mer. Des fois, le réveil est difficile. On se demande ce qu’on fout là. On rêve même qu’on est dans un lit bien douillet et qu’on va aller chercher se préparer un café et des croissants. Finalement au réveil, on a le cul trempé, on est à bord du bateau. On a un peu de déception au réveil et puis les yeux qui collent et le cerveau embrumé. Il y a deux trucs qui me manquent, la douche et les fruits. Je me suis forcé il y a deux jours à prendre une douche à l’eau de mer. Bien que ce soit froid, ça fait quand même du bien. Hier, ma femme m’a envoyé un message en me disant qu’elle s’était levée tôt. Ça me manque aussi le dimanche matin, d'aller chercher le pain et le journal avant de s’installer en famille."
Stéphane Le Diraison : « La seule chose qui me manque, c’est ma famille. C’est un vrai paramètre à gérer. J’aimerais être plus égoïste, mais ma femme et mes filles me manquent. Là tout va bien, j’arrive à bien manger. Pas de frustration ou de manque. Comme on est en dette de sommeil, quand on fait des phases assez courtes on rentre vite dans le sommeil dans lequel on rêve. On rêve de trucs complétement incroyables. Au réveil on est un peu en manque de lucidité. Je m’astreins à ne pas manœuvrer dans les 10 minutes après mon réveil. » 
Eric Bellion, CommeUnSeulHomme : « C’est une aventure à tout niveau que je découvre là. Je ne sais vraiment pas jusqu’où je vais aller. Je vais aller voir le Sud, voir ce que ça donne, voir si je suis capable de le faire. Le plus difficile c’est de développer cette confiance en soi. L’IMOCA et le Vendée Globe c’est une bonne école pour ça. Depuis 3 semaines, je découvre un nouveau truc tous les jours. C’est une aventure sans concession. Ça m’a pris une heure pour virer. C’est une dépense d’énergie colossale. Le fait que le bateau accepte d’aller dans la bonne direction, c’est une putain de victoire. Je lève les bras à chaque fois. Marcus Hutchinson me disait : « Une manœuvre réussie, c’est une catastrophe évitée de justesse. » Il faut imaginer qu’un virement raté, ça fait un vrac : le bateau penché de l’autre côté avec la quille du mauvais côté, tout le matériel du mauvais côté, avec les ballasts du mauvais côté. C’est l’enfer à rattraper. J’ai toujours cette hantise de rater cette manœuvre. Tu ne peux pas avoir peur sinon t’arrêtes. D’où l’intérêt d’être reposé. "
OM / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 29 Nov 2016, 19:21

Bonsoir
nous sommes embêtés depuis ce matin pour poster des photos du coup on vous fait rater une partie deu spectacle Embarassed  Mad  Evil or Very Mad
@+ Baboune


Actualité
De Rio de Janeiro… aux Kerguelen
mardi 29 novembre 2016, 17h47
Les 25 Imoca du 8e Vendée Globe naviguent du 22° sud au 47°sud : la flotte s'étire ce soir sur 4 336 milles, soit 8 000 km ! Tandis que Didac Costa (25e) caracole en short au large du Brésil, Armel Le Cléac'h (1er) a sorti les moufles, le bonnet et les sous-couches au pays des albatros et des manchots. Les marins ne vivent pas dans le même monde. Le groupe de tête continue de glisser, tandis qu'en queue de peloton, derrière la bulle sans vent qu'ils s'apprêtent à quitter, les skippers vont être cueillis par une grosse dépression en provenance de l'Ouest. 35 nœuds fichiers… Comprenez que le vent peut monter au-delà de 45 nœuds. Il va y avoir du sport dès mercredi soir !



Ils vont être cueillis à froid. Le groupe des 15 bateaux, de Didac Costa 25e à Louis Burton 11e, étudie depuis hier soir cet œil rouge aux grosses barbules qui déboule du sud-ouest de l'Atlantique sud. « Une dépression, c'est une dépression. Qu'elle soit du Golfe de Gascogne ou du Sud, ça reste une dépression » confiait le Suisse Alan Roura (La Fabrique) ce matin, visiblement ravi de pouvoir enfin naviguer dans des conditions toniques. Les choses sérieuses vont donc commencer pour ces marins dont les trois-quarts (11 sur 15) sont des bizuths du Vendée Globe. Cette dernière journée dans des vents faibles leur a donc permis de se préparer à rentrer dans le dur : sortir les voiles de petite taille, amener le matériel sur l'arrière du bateau, déballer les sacs de nourriture à haute teneur en calorie pour affronter le vent et la froidure… pendant un mois. Même Arnaud Boissières (17e), qui rentre pour la troisième fois dans les mers du Sud, est paré : « On fait plus attention à tout, vérifier si le matériel est bien accroché. Je me sens prêt. J'ai bien la pêche, c'est cool de voir la fin de l'Atlantique. On va rentrer dans l'Indien dans la semaine. C'est excitant et ça fait un peu peur, mais c'est génial. Sur les deux derniers Vendée Globe j'avais pas mal marché dans les mers du Sud. » Jeudi 1er décembre donc, tous navigueront dans des conditions musclées, à doser le curseur pour ne rien casser.
Naviguer groupé : sécurité et motivation supplémentaire
Les marins sont d'accord pour dire que naviguer groupé, comme le font en ce moment même Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) 12e, Kojiro Shiraishi (Spirit of Yuko) 13e et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) 14e a quelque chose de rassurant. Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine), 8e, avouait cet après-midi que « C'est chouette de naviguer de concert avec d'autres bateaux dans ces coins-là. On est un petit groupe de 3 bateaux dans le même système météo, c'est rassurant. » En tête de course aussi, au beau milieu de l'océan Indien, la solitude est piquante. Même Armel Le Cléac'h s'est livré ce matin sur cet isolement et cet éloignement avec les terriens : « Il y a des moments où tout va bien à bord et d'autres où le moral est un petit peu plus bas, car il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. J'essaie de ne pas trop y penser, de prendre les choses au jour le jour. Il faut prendre son rythme et essayer de tenir mentalement et physiquement avec la fatigue, le froid, le décalage horaire aussi. La route est longue et on n'est pas à l'abri de problèmes. » Oui la route est longue sur un Vendée Globe. Le secret de la réussite passe sans doute par la détermination et l'humilité face aux éléments.
 
OM / M&M

Analyse météo
Les conditions vont se muscler pour tous les concurrents
mardi 29 novembre 2016, 16h00
Alors que les premiers poursuivent leur route vers les îles Kerguelen, le groupe de l'Atlantique va toucher du vent fort pour son entrée dans les Quarantièmes.

© Great Circle


© Great CircleLes deux premiers concurrents naviguent toujours au contact à l’approche des îles Kerguelen. Ils sont en avant d’un front froid qui se rapproche doucement et leur apporte 25-30 nœuds de Nord-Ouest. Edmond de Rothschild est à la limite du front. Il devrait passer derrière dans la journée et va donc ralentir un peu à l’approche des îles.
Les six bateaux suivants naviguent dans les Quarantièmes dans des conditions habituelles pour ces latitudes avec les perturbations et les fronts associés qui se succèdent, mais sans dépression très creuse jusqu'à présent.
Le reste de la flotte devrait rentrer progressivement dans les Quarantièmes. Les concurrents vont passer en une journée de l’ambiance short et t-shirt à l’ambiance polaire, ciré, vent fort, humidité et visibilité réduite. On voit en effet une dépression approcher lentement par l’Ouest ce matin. Elle va se renforcer dans la nuit du 30

© Great Circle
novembre au 1er décembre, avec le creusement d’une petite dépression secondaire, avant de reprendre sa course vers l’Est. Cette dépression va cueillir en premier le groupe le plus à l’Ouest composé d’Alan Roura, Enda O’Coineen et Peter Heerema. Elle passera ensuite sur le groupe qui sort actuellement de l’anticyclone de Sainte-Hélène. L’accueil dans les Quarantièmes Rugissants promet donc d’être viril.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 30 Nov 2016, 20:59

Bonsoir
je vous mets tout d'abord le dernier communiqué de presse reçu ce soir
et l'actu suivi de l'analyse météo
@+ Baboune



ALERTE TV
IMAGES LIBRES DE DROITS POUR LES TV
ET AGENCES D’IMAGES

Une grande première dans l’Histoire du Vendée Globe, et plus largement dans l’aventure de la course au large ! Des images du Grand Sud, au large des Kerguelen, sont parvenues aujourd’hui grâce à une étroite collaboration entre la Direction de Course, la production audiovisuelle du Vendée Globe, la Marine Nationale et TF1. Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) et Hugo Boss (Alex Thomson) ont été filmés depuis un hélicoptère de la Frégate Nivôse, dont la mission est d’assurer la souveraineté de l’état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises). Du jamais vu : deux Imoca à foils lancés à plus de 20 nœuds en plein océan indien et dans le même temps deux skippers appelés à la VHF ! Un moment exceptionnel à marquer dans les annales de l’Everest des mers, la course en solitaire sans escale et sans assistance…


CONTENU :

- Interview du Commandant Yann BRIAND, Commandant de la Frégate de surveillance le NIVÔSE + plus ambiance à bord de la Frégate le NIVÔZE* > Durée : 3’55’’- VI

- Bout à bout images et sons Ambiances Iles Kerguelen (à terre et aérien)* > Durée : 1’28’’ - VI

- Bout à bout images passage de Banque Populaire VIII, au large des Kerguelen + Interview audio de Armel Le Cleac ‘h (VHF)*

- Images prises par Armel Le Cleac’h au passage de la frégate le NIVÔSE à proximité de Banque Populaire VIII > Durée : 4’

- Bout à bout images passage de Hugo Boss, au large des Kerguelen + Interview audio de Alex Thomson (version anglaise)* > Durée : 6’28’’ - VI

Horaire de mise à disposition des images : 20H35 (heure française)

Serveur vidéo : www.vendeeglobe.tv

Mention Obligatoire sur les 4 bouts à bouts : « Images Marine Nationale / TF1 / Nefertiti Prod. »
© Saem Vendée / Nefertiti Prod. - 30/11/16


Traduction de la liaison VHF avec Alex Thomson :
"Alex Thomson: Hélicoptère français, Ici Hugo Boss, A l’écoute."
"Hélicoptère français, Ici Hugo Boss. Je ne comprends pas tout à fait ce que vous dites, mais je vais sortir dire bonjour.
Je navigue avec deux ris, la trinquette et le reacher entre 20 et 23 nœuds dans une brise de 28 nœuds.
Eh oui, la course avec Armel est fabuleuse. C’est intéressant maintenant que nous n’avons qu’un seul foil. J’éprouve plus de difficultés bâbord amures. Je suis un peu lent, mais tribord amures, je serai à pleine vitesse. Cela me fait plaisir. Cela fait du bien de régater face à Armel. Il établit le rythme et me fait travailler. Et c’est cela qui est intéressant.
Les dégâts sont importants, car il n’y a plus de foil. Le foil est parti. Il y a juste un petit bout de peut-être 300 mm qui sort du flanc du bateau et il est bien cassé et dentelé. C’est un bazar.
Cela ne m’aide pas. Cela me ralentit. Je suis sûr que tu vois cela du côté tribord, il n’y a rien… Du côté bâbord, on voit bien le foil. Terminé !"






Actualité
Le Grand Sud, comme si vous y étiez…
mercredi 30 novembre 2016, 18h03

Des images du Grand Sud, au large des Kerguelen, sont parvenues aujourd'hui grâce à une étroite collaboration entre la Direction de Course et la production audiovisuelle du Vendée Globe, la Marine Nationale et TF1. Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h) et Hugo Boss (Alex Thomson) ont été filmés depuis un hélicoptère de la Frégate Nivôse, dont la mission est d'assurer la souveraineté de l'état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises). Du jamais vu : deux Imoca à foils lancés à plus de 20 nœuds en plein océan Indien et, dans le même temps, deux skippers appelés à la VHF ! Un moment exceptionnel à marquer dans les annales de l'Everest des mers, la course en solitaire sans escale et sans assistance…
Comment prévoir les risques de vents forts avec les modèles d'ensemble?




Deux oiseaux de 18,28 m de long déboulent sur une mer formée. Des bolides lancés à pleine vitesse sous un ciel gris, se cabrant sur les vagues, plongeant dans l'écume. Un bras se lève, un sourire illumine le visage encapuchonné. A 40 milles dans le nord des Kerguelen, l'hélicoptère les a trouvés grâce aux informations précieuses de la Direction de Course. Instant incroyable ! Jamais dans l'Histoire du Vendée Globe, de telles images ont pu être filmées… « Ça faisait du bien d'avoir de la présence humaine au milieu de l'Océan Indien. » confiait Armel au Vendée Live ce midi. Sous grand-voile à un ris et J2 pour Banque Populaire VIII et sous deux ris, petit gennaker et trinquette pour Hugo Boss, voilà à quoi ressemblent deux Imoca dans les mers australes… « Je trouve que c'est sympa qu'Armel reste en contact avec moi. Evidemment si j'avais un foil, ce ne serait pas le cas ! » lançait cet après-midi à la vacation Alex Thomson, visiblement en grande forme, qui, pour le show des images hélico, est monté sur le rouf, malgré l'écume fumante. Au classement de 18h, les deux leaders ne sont séparés que de 12 milles. Dans quelques heures, le vent va mollir. Un répit de courte durée pour les deux marins qui vont devoir jouer de la stratégie jusqu'au cap Leuwin.

Bulletin Météo Spécial envoyé par la DC aux coureurs
Dès ce soir, les 14 skippers de la « queue » de la flotte vont rencontrer des conditions de navigation plutôt viriles. La Direction de Course du Vendée Globe les a prévenus hier. « Au dessus de 35 nœuds, nous envoyons un BMS (Bulletin Météo Spécial) en fonction de la zone de navigation concernée, pour des questions de sécurité. Le peloton va être bien pris par une dépression qui va les catapulter dans le Sud vers le cap de Bonne Espérance. Les fichiers annoncent 35 nœuds, cela veut dire que dans les claques les skippers devront faire face à 40-45 nœuds. C'est au portant, mais il peut y avoir de la mer. Cela pourrait durer au moins 12 heures » explique Jacques Caraës, directeur de course. Alan Roura (La Fabrique), Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager – Team Ireland) et Pieter Heerema (No Way Back) seront les premiers à être touchés. Demain matin, ce sera au tour du peloton. Fabrice Amedeo, joint ce matin en vacation s'y prépare : « Il devrait y avoir 40 nœuds au passage du front. Je vais rester sur une trajectoire un peu plus prudente, quitte à perdre un peu de terrain. C'est la première dépression, c'est ma première fois dans le Sud. On va attaquer le gros morceau du Vendée Globe. Ça va changer ma psychologie, je vais naviguer en bon marin et être plus en mode résistance. » Un nouveau Vendée Globe commence pour tous ces skippers encore dans l'Atlantique Sud…

OM / M&M




Analyse météo
Comment prévoir les risques de vents forts avec les modèles d'ensemble?
mercredi 30 novembre 2016, 16h54

Alors que les conditions vont s'améliorer pour les premiers concurrents, les derniers risquent de rencontrer des vents forts dès demain. Comment peut on prévoir ces risques et avec quel indice de confiance?

Prevision vents supérieurs a 35 noeuds pour le 1er Décembre
© Great Circle

© Great Circle
Les 23 premiers concurrents naviguent maintenant dans le train des dépressions du grand sud. Les deux derniers devraient y être dès demain. Les dépressions vont donc alterner avec des passages plus cléments.

En tête de la flotte, le vent va mollir progressivement après les îles Kerguelen, ce qui laissera un peu de répit après 24 jours de course menés à un rythme très soutenu. L’océan Indien aura été relativement clément jusqu’à présent.

Pour le premier jour de décembre, c’est l’arrière de la flotte qui devrait subir les vents les plus violents. On voit sur la deuxième carte les zones rouges qui matérialisent les endroits où le vent a plus de 95% de chances d’être supérieur à 35 nœuds moyens jeudi 1er décembre. Ces cartes sont réalisées à partir des modèles d’ensemble.

Chaque centre météo ne se contente pas de calculer le modèle qui est mis à la

© Great Circle
disposition des coureurs. La NOAA calcule 20 modèles différents et le centre européen en calcule 50 chaque jour. En analysant l’ensemble de ces modèles, on a une approche statistique qui nous permet de mieux appréhender un phénomène météo. Prenons un exemple. Si 45 des 50 modèles donnent plus de 35 nœuds de vent, on a donc un indice de confiance élevé (90%). Cette approche est particulièrement intéressante sur le long terme. Elle permet de quantifier les risques à moyenne échéance. Les modèles d’ensemble permettent ainsi de monitorer l’ensemble de la flotte. Ce sont chaque jour plus de 2500 routages qui tournent avec les différentes hypothèses afin d’anticiper les risques pour chacun des concurrents et d'y attribuer un indice de confiance.

Chrstian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 01 Déc 2016, 18:12

Bonsoir
un point sur la journée
@mitié Laurent


Jeudi 1er décembre 2016

ALERTE PHOTOS

Retrouvez les photos prises hier au large des Kerguelen de Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) depuis un hélicoptère de la Frégate Nivôse, dont la mission est d'assurer la souveraineté de l'état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises).

Mention obligatoire : © Marine Nationale / Nefertiti / Vendée Globe






Le Vendée Globe et l’Espace
Les icebergs détectés depuis Brest
jeudi 01 décembre 2016, 11h29
La rencontre hors du commun d’Armel Le Cléac’h avec la Marine Nationale et ces images exceptionnelles du Vendée Globe prises en pleine course autour du monde au large des iles Kerguelen est l’occasion également de rappeler que les systèmes radar permettent également de lutter contre la pêche illégalle


CLS a installé aux îles Kerguelen, en 2004, un système radar permettant de lutter contre la pêche illégale. Ce système a été opéré par CLS pour le compte du CROSS Réunion (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) afin d’éradiquer la pêche illégale dans cette région de l’océan indien. Aujourd’hui, les scientifiques et les pêcheurs français, souverains dans ces zones, confirment que le stock se régénère.



, est une station CLS d’acquisition d’images satellites radar, unique en France. Depuis sa création elle a traité près de 100 000 images pour des missions de surveillance environnementale et de sécurité maritime. Basée à Brest, VIGISAT peut s’appuyer sur l’excellence académique et scientifique de Télécom Bretagne, école d’ingénieur de renom dans le domaine des sciences et technologies de l'information et partenaire de longue date de CLS. Chaque année, Telecom Bretagne forme des ingénieurs, expert en imagerie radar et repousse les limites de ces images grâce à l’innovation de ses chercheurs.

Actualité
The Boss is back
jeudi 01 décembre 2016, 17h34
Tribord amures ! Depuis que les leaders ont empanné tôt ce matin dans un vent de sud-ouest beaucoup plus maniable, le foil bâbord d’Hugo Boss permet au Britannique de surfer à bon régime. Au classement de 15h, Alex Thomson a repris les commandes de la course à moins d’1 mille d’Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire VIII. Décidément, la bataille en tête de course se déroule comme un bon film à suspense… dont on ne peut imaginer la fin !



On disait hier que ce serait une journée de répit pour les deux chefs de file du 8e Vendée Globe… C’est bien mal connaître les deux lascars qui prouvent encore une fois que, même sur cette course d’endurance, ils sont au taquet. Le skipper d’Hugo Boss n’a absolument rien lâché pourtant handicapé par son foil tribord : il a rattrapé son retard de 12 milles en 24 h, naviguant toujours plus vite que son camarade de jeu à la moyenne de 14,8 nœuds, contre 14,3 pour Armel. Un pouième de nœud qui a tout son importance dans ce duel qui navigue collé-serré depuis 7 jours, c’est-à-dire depuis que les deux Imoca ont doublé le cap des Aiguilles ! Hier soir, le Britannique pressentait revenir en tête : « Nous allons bientôt être tribord amures. Oui ! Tribord amures. Ca me rend super heureux, espérons que nous aurons assez de vent pour voler. Je croise les doigts ! ». Le long de la Zone d’Exclusion Antarctique, Hugo Boss et Banque Populaire vont aller chercher une petite dépression juste avant la longitude du cap australien… Ce sera ensuite une folle cavalcade pour rejoindre le Pacifique sud. Pour la tête de flotte, la météo est outrageusement idéale sur ce tour du monde !
Ils entendent siffler le vent…
En revanche, pour les 15 autres marins encore dans l’Atlantique Sud, la vie en mer n’a rien d’une sinécure depuis que cette dépression en provenance de l’Amérique du Sud a pointé le bout de ses barbulles. L’ambiance ventée et rugueuse des mers australes se fait sentir. Alan Roura (La Fabrique) et l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Ocean Voyager Team Ireland) sont dans le dur au plus fort de la dépression. « La mer reste encore très forte. Je n'ai pas pris de risque en empannant dans 40 nœuds, je me suis mis à la cape, le temps de faire passer tout ça, voiles, quille, bastaques, matossage… Je n'ai pas honte de le dire, en solo, dans ces conditions là, c'est vraiment chaud ! » racontait ce matin dans un mail le skipper suisse. Mais si Alan se réjouit de naviguer dans du vent fort, d’autres bizuths, comme Peter Heerema (No Way Back) subissent : « 35 nœuds, c’est trop ! » avouait le Hollandais à la vacation de la mi-journée.
Pour le peloton, qui navigue en avant de la dépression, la descente vers Bonne Espérance se fait plutôt sur piste rouge. Le groupe emmené par Louis Burton (Bureau Vallée) glisse sereinement. Mais la nuit prochaine promet d’être ventée pour les bateaux, donc forcément blanche pour les marins.
 
Le chiffre du jour : 2 300 000.
C’est le nombre de personnes atteintes sur Facebook par la vidéo du survol d’hélico de Banque Populaire VIII et Hugo Boss, postée à 21h hier soir, mercredi 30 novembre !
 
OM / M&M



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 01 Déc 2016, 21:39

Bonsoir
à mon tour
@+ Baboune



Jeudi 1er décembre 2016

ALERTE PHOTOS

Retrouvez les photos prises hier au large des Kerguelen de Hugo Boss (Alex Thomson) en course dur le Vendée Globe, depuis un hélicoptère de la Frégate Nivôse, dont la mission est d'assurer la souveraineté de l'état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises).

Images libres de droits pour un usage presse dans le cadre du Vendée Globe 2016 / 2017.
Crédit obligatoire : © Marine Nationale / Nefertiti / Vendée Globe









Analyse météo
A chacun sa stratégie
jeudi 01 décembre 2016, 15h38

La flotte s'étire maintenant sur plus de 8 000 km. Chaque concurrent a donc une stratégie qui lui est propre en fonction des conditions météo attendues sur sa zone.


© Great Circle


© Great Circle
Les leaders naviguent aujourd’hui dans le Sud d’une zone anticyclonique. Ils peuvent s’octroyer quelques heures de repos. On voit sur la prévision pour la journée de vendredi qu’une zone avec un peu de vent va les accompagner. Ils ne devraient donc pas être trop ralentis dans leur progression vers le cap Leeuwin. Sébastien Josse fait une route beaucoup plus haut dans un flux de Nord modéré. Pour SMA et Maître CoQ, le choix de la route se fait principalement par rapport à une dépression que l'on voit naître au Sud de Madagascar. Elle devrait se creuser le 3 décembre et se déplacer rapidement vers les îles Kerguelen. Leur objectif est probablement de se positionner dans l'Est de ce système avant qu'il ne coupe leur route. Yann Elies devra également faire un choix sur la façon de contourner cette dépression. Le groupe de Jean-Pierre Dick, Thomas Ruyant et Jean Le Cam devrait tirer profit d'une petite dépression qui se creuse dans le Sud vendredi et qui leur permettra de faire route vers l'Est dans de

© Great Circle
bonnes conditions.

Dans l'Atlantique Sud, Kito de Pavant navigue dans un flux d'Ouest le long de la zone d'exclusion antarctique alors que le groupe mené par Louis Burton

© Great Circle
bénéficie d'un flux de Nord musclé. Ils ont fait le choix de ne pas descendre trop au Sud pour éviter le plus gros de la dépressiion qui circule dans leur Sud. Une nouvelle dépression va toucher l'arrière de la flotte dès vendredi. Le groupe composé d'Alan Roura, Enda O'Coineen et Peter Heerema pourrait avoir des rafales à plus de 40 noeuds dans la journée de vendredi alors que Sébastien Destremau et Didac Costa doivent négocier une petite zone anticyclonique qui se met en place avant de pouvoir filer tout schuss dans les dépressions du Sud.

Christian Dumard & Bernard Sacré / Great Circle
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L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016
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