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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 02 Déc 2016, 07:54

Bonjour
la matinale de ce 2 décembre
@mitié Laurent




Actualité
Le grand toboggan
vendredi 02 décembre 2016, 06h00

Le peloton est toujours sous l’influence d’une grosse dépression qui le pousse rapidement vers le cap de Bonne-Espérance tandis que les leaders rasent la ZEA en remontant vers l’Australie : ce week-end, le gros de la troupe va passer dans l’Indien quand les deux premiers aborderont le cap Leeuwin…
Journal du voyage aux isles Kerguelen en 1819-1820

Journal du voyage aux isles Kerguelen...



Kito de Pavant est le dixième solitaire à avoir franchi la longitude du cap de Bonne-Espérance vers 22h00 jeudi, après 25 jours 9 heures 8 minutes de mer, soit avec 7j 10h 10’ de retard sur le premier. Le skipper de Bastide Otio marque bien la divergence entre le groupe de tête, 2 800 milles devant son étrave, et le peloton 700 milles derrière lui : non seulement un océan les sépare, mais surtout deux systèmes météo ! En effet, Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) bénéficent d’un flux modéré de Sud-Ouest tandis que le pack emmené par Louis Burton (Bureau Vallée) déboule dans un régime de Nord-Ouest puissant. Et si dans le groupe de tête Sébastien Josse, Jérémie Beyou et Paul Meilhat sont les plus rapides avec plus de 430 milles au compteur en 24h, c’est le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui s’avère le plus véloce au sein du peloton avec 408 milles en une journée.

Dépression tropicale

À 700 milles de l’océan Indien, six solitaires sont regroupés avec moins de 120 milles d’écart longitudinal et seulement 30 milles de décalage latéral : une bonne façon de se comparer et de mettre du charbon en avant d’un front froid qui doit malheureusement, les manger un par un ce vendredi matin. Déjà Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) est passé derrière le front en milieu de nuit et n’a plus qu’une vingtaine de nœuds de secteur Ouest. A suivre, Nandor Fa, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Arnaud Boissières (La Mie Câline) vont se retrouver dans la même situation, tout comme avec quelques heures de décalage, Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh), Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Louis Burton. Mais ce groupe n’aura pas long à attendre puisqu’une nouvelle perturbation arrive dès la nuit prochaine…

Pour la troïka, la glissade le long du « mur des glaces » se poursuit : Jean-Pierre Dick a ainsi pu exploiter la puissance de ses foils et StMichel-Virbac va pouvoir creuser l’écart sur Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) ces prochaines heures sur le dos d’une petite dépression. La situation à venir n’est en revanche pas très réjouissante pour le tandem 1 000 milles devant et c’est probablement ce qui explique son cap vers l’Est : Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) sont en effet sur la trajectoire d’une dépression tropicale venue de Madagascar. Il leur faut absolument passer devant le centre demain après-midi au risque de subir des vents contraires violents…

Et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) est bien mal positionné pour ce système extrêmement rapide et brutal : il faut qu’il plonge vers les Kerguelen pour que cette dépression passe devant son étrave et qu’il accroche sa bordure occidentale samedi soir… Finalement, ce sont encore les deux leaders qui bénéficient des meilleures conditions à venir : ils sont en arrière d’une perturbation avec de la brise de Sud-Ouest modérée qui va les emmener jusqu’en Australie. Est-ce que ce long bord tribord amures, c’est-à-dire sur le bon côté du foil de Hugo Boss va permettre au Gallois d’augmenter son avance sur Armel Le Cléac’h ?

DBo. / M& M


Un petit supplément




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 02 Déc 2016, 21:43

Bonsoir
un peu de tout sur la journée
papa vous postera tout à l'heure des photos de la marine nationale
@+ Baboune


Actualité
A pas de Sioux dans l'Indien
vendredi 02 décembre 2016, 16h53
Le calumet de la paix entre le grand Sud et les 25 Imoca en course n'est pas prêt d'être fumé ! Dans les têtes des marins, le stress monte : les dépressions attendues dans les mers australes risquent de malmener les hommes et les bateaux. Tous vont donc probablement naviguer en bons marins, et mettre de côté la compétition durant quelques heures. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) a même prévu de ralentir pour ne pas se faire piéger dans la tempête. Pendant ce temps-là, le duel entre Alex Thomson (Hugo Boss), en tête de 18 milles, et Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) se poursuit le long de la Zone d'Exclusion Antarctique à coups d'empannages… La météo continue de leur sourire .

© Vincent Curutchet / DPPI
« Cette dépression va peut-être s'accoupler avec une autre plus vieille, venant du Sud, pour se transformer en tempête avec des creux de 6 à 8 mètres. Je ne peux pas me permettre d'aller là-dedans. Après avoir retourné le scénario dans tous les sens, je crois que le mieux c'est de ralentir. » explique Yann Eliès. Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, compétiteur dans l'âme, va donc ranger dans la poche de son ciré son envie de batailler. Il faut dire que ce qui se trame dans l'Océan Indien ferait pâlir un cowboy buriné : une dépression se forme dans les eaux chaudes au sud-est de Madagascar et se déplace rapidement vers les eaux froides du grand Sud. Un gigantesque œil générant des vents violents et une mer énorme vise clairement les Kerguelen. Dans 24 heures, si Yann continue sur sa lancée, il pourrait s'y trouver au beau milieu. 400 milles devant son étrave, Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître Coq) étudient ce même phénomène météo, mais devraient se trouver en avant, dans des conditions musclées (40 nœuds) mais plus maniables.
« C'est quand même une bonne chose qu'on passe devant la grosse dépression. Ça va nous permettre de ne pas se faire rattraper par les gars de derrière. Mais il faut cravacher pour rester bien devant les conditions difficiles. » soulignait Paul à la vacation du matin, qui a doublé Jérémie au classement de 15h ce vendredi.

Coup de chaud dans le sud

Ca se passe souvent comme ça en course au large : les riches deviennent plus riches. Comprenez qu'il vaut mieux être devant qu'en queue de peloton. C'est exactement ce qui se passe pour Alex Thomson et Armel Le Cléac'h qui naviguent dans des vents de sud-ouest pour 18 nœuds. Dans 48h, le duo infernal devrait doubler (déjà !) la longitude du cap Leeuwin au sud-est de l'Australie… avec un océan d'avance sur le peloton qui enfin passera Bonne Espérance.

Dans 24 heures, deux dépressions consécutives chatouilleront les concurrents entre les Kerguelen et la pointe sud-africaine. De Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), 7e, à Pieter Heerema (No Way Back) 23e, les conditions vont sérieusement se muscler. Ce soir, Alan Roura (La Fabrique) et Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland) naviguent dans un puissant flux de Nord-Est. Ils vivent leurs premières heures dans un grand Sud rugueux : « Ça va être la baston cette nuit. Au moins, je ne verrai pas la hauteur des vagues ! » confiait Alan ce matin à la vacation. La mer va fumer, à la place du calumet…

Thomson 18 milles devant Le Cléac’h, 8 milles entre SMA et Maître CoQ, une flotte étirée sur… 5 000 milles !
vendredi 02 décembre 2016, 18h21
Les leaders du 8e Vendée Globe enchaînent les empannages jusqu’à plus soif le long de la barrière des glaces. S’ils n’ont parcouru que 330 milles en 24h à des vitesses moyennes de 13,9 nœuds pour Alex Thomson et 13,4 nœuds pour Armel Le Cléac’h, c’est bien une des rares journées où les compteurs de leurs foilers ne se sont pas affolés. Imaginez que le skipper d’Hugo Boss a déjà parcouru réellement depuis le départ des Sables d’Olonne 10 700 milles à la vitesse moyenne de 17,3 nœuds !


Derrière, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) continue de réduire la distance avec les premiers : il a rattrapé 140 milles en 24 heures, et demeure le deuxième plus rapide de la flotte derrière StMichel-Virbac.
Le match continue entre Paul Meilhat (SMA) et Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui terminent une journée de dur labeur au près. Dans ces conditions, Paul sur son bateau à dérives fait parler la poudre : il devance Jérém’ de 8 milles.
Jean-Pierre Dick, plus rapide que son ombre, fait glisser son foiler à des vitesses qui le mettent de bonne humeur : 22,5 nœuds de moyenne en 4h, il distance maintenant ses camarades de jeu Le Cam et Ruyant de 239 milles ! Thomas sur Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine a ralenti suite à son problème de lattes cassées sur la grand-voile : il avait 23 milles d’écart avec Jean hier, il en a 100 ce soir…
Enfin dans le peloton, Louis Burton file sans regarder dans son rétroviseur à plus de 100 milles du Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yuko). La bagarre fait rage entre Kojiro et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), avec 6 milles d’écart. Enfin, Arnaud Boissières (La Mie Câline) ne fait que revenir dans ces conditions musclées de l’Atlantique Sud. Il grignote l’air de rien 20 milles par jour, et se trouve ce soir en 14e position à 20 milles du Néo-Zélandais.
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) galèrent dans une dorsale et affichant des vitesses déprimantes : 5,4 nœuds en 24 h pour Sébastien et 7,2 nœuds pour Didac !
 
OM / M&M

StMichel-Virbac est entré dans la zone interdite des glaces
vendredi 02 décembre 2016, 20h02
StMichel-Virbac a navigué dans la zone interdite des glaces (ZEA*) depuis 17h20 (heure française). Il a parcouru 44 milles dans cette zone interdite. Après consultation du comité de course, la direction de course a prévenu Jean-Pierre Dick à 18h20. La zone dans laquelle est entrée Jean-Pierre a été remontée par un avenant envoyé à tous les skippers.



Au regard du règlement de course, le skipper de StMichel-Virbac a deux solutions : revenir au point d’entrée dans la zone interdite pour réparer sa faute ou revenir au nord de la limite des glaces. Dans ce cas, la situation sera instruite par le jury.
 A 19h15, Jean-Pierre a fait le choix de faire demi-tour afin de réparer sa faute. Il devrait atteindre le point d’entrée de la zone interdite dans 4 ou 5 heures (44 30 S / 46 33 E). Il reprendra alors sa route.
 *La ZEA (zone d’exclusion antarctique) fait laisser l’île de Gough (Atlantique par 40°S et 10°W) à tribord puis s’incurve vers le Sud des Kerguelen jusqu’aux alentours du 50°S. Ensuite, il nous faut respecter les points AMSA (Australian Maritime Safety Authority) qui sont définis avec les services de sécurité en mer australiens pour ne pas être à plus de 1 500 milles d’un point d’intervention des secours. Et le « mur des glaces » descend alors vers le cap Horn jusqu’au 60°S environ. Mais ce n’est pas un trait continu : il y a un point tous les 5° de longitude, plus au moins Nord selon les données que nous avons sur les glaces dérivantes. Pendant la course, cette zone a été modifiée à quatre reprises par la direction de course en fonction de la dérive des glaces.​

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 02 Déc 2016, 22:17

Bonsoir
alors le dernier communiqué de presse enfin les derniers
@mitié Laurent


Vendredi 2 décembre 2016


IMPORTANT : ERRATUM ALERTE TV – VENDEE GLOBE

Pour l'utilisation des images tournées au large des Kerguelen - libres de droit news uniquement - et mises à dispo sur le serveur TV – Vendée Globe :

MENTION OBLIGATOIRE : « Images Marine Nationale / TF1 / Nefertiti Prod. »
© Saem Vendée / Nefertiti Prod

Merci.


RAPPEL :
Sebastien Josse - Edmond de Rothschild a été survolé très tôt ce matin, au large des Kerguelen, par un hélicoptère de la Marine Nationale de la Frégate Nivôse dont la mission est d'assurer la souveraineté de l'état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises). Ces images ont été réalisées grâce à une étroite collaboration entre la Direction de Course, la production audiovisuelle du Vendée Globe, la Marine Nationale et TF1.

CONTENU :
- Bout à bout images du passage de Edmond de Rothschild au large des Iles Kerguelen + interview audio de Sébastien Josse (VHF)
Horaire de mise à disposition des images : 20H35 (heure française)

- Images tournées par Sébastien Josse au passage de l'hélicoptère de la frégate le NIVÔSE à proximité de Edmond de Rothschild
Images disponibles dès maintenant.



la vidéo de la marine national suivi de 3 photos d'Edmond de Rothschild










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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 03 Déc 2016, 20:36

Bonsoir je vous mets les 2 communiqués de presse recu aujourd'hui + un peu d'actu et l'analyse météo
@mitié Laurent


Communiqué de presse
Samedi 3 décembre 2016
Au cœur de la nuit
Alors que Jean-Pierre Dick est revenu sur sa position après avoir franchi le
« mur des glaces » et que Yann Éliès ralentit pour laisser passer une
dépression tropicale, la flotte du Vendée Globe compose avec une
succession de perturbations de l’Argentine à l’Australie.



Jean-Pierre Dick aura perdu quasiment huit heures après le franchissement de la
ZEA (Zone d’Exclusion Antarctique) définie par la Direction de Course pour éviter
aux solitaires d’approcher les glaces dérivantes, nombreuses sous le 45°S. En fait il
semble que le skipper de StMichel-Virbac n’a pas intégré dans ses logiciels de
navigation le fait que les points définissant ce « mur des glaces » avaient été
remontés vers le Nord il y a plusieurs jours en raison de l’accumulation d’icebergs
avant les Kerguelen.
Le solitaire a ainsi franchi la frontière interdite vers 16h20 vendredi et a commencé
son demi-tour deux heures plus tard. Heureusement, le vent de secteur Nord lui a
permis de revenir sur ses pas relativement rapidement puisque le monocoque
pouvait reprendre sa route vers l’Est dès minuit. Le bilan est tout de même
conséquent puisque ce sont près de huit heures qui ont été perdues et ses deux
poursuivants en ont profité puisque Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le
projet Imagine) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) ne sont plus respectivement
qu’à 200 et 100 milles de son tableau arrière…
Laisser-passer
Et 300 milles devant cette troïka, Yann Éliès se voit contraint de ralentir et de
changer de cap pour laisser passer une dépression tropicale violente et rapide
venue de Madagascar : la trajectoire de ce système météo l’a fait glisser entre le
tandem Meilhat-Beyou qui a pu échapper au choc en restant sur le 40°S, à 500
milles au Nord des Kerguelen, et le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir qui a tout
de même perdu plus d’une centaine de milles dans cet évitement météorologique.
Pour autant, le solitaire va devoir encore patienter au moins jusqu’au milieu de la
journée pour passer au-dessus du centre dépressionnaire avec tout de même plus
de 40 nœuds établis de secteur Sud-Ouest…
Pour le duo de tête, il a fallu enchaîner neuf empannages cette nuit le long du « mur
des glaces » avant de retrouver un flux stabilisé de secteur Nord-Ouest modéré :
Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) devraient
accélérer dans la journée avec l’arrivée d’une ondulation isobarique qui va les
propulser vers le cap Leeuwin qu’ils devraient déborder en fin de week-end. Et à


l’opposé du classement, encore dans les mers subtropicales de l’Atlantique, Didac
Costa (One Planet-One Ocean) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean)
bataillent encore dans un anticyclone collant tandis que le peloton se débat dans un
front avec plus de 35 nœuds d’Ouest… La variation climatique est devenue
considérable entre le duo de tête et le tandem de queue !



ILS ONT DIT
.....................................................................................

Éric Bellion (Commeunseulhomme) :
« Le jour commence à poindre : il y a de plus en plus de vent ! Il y a trente nœuds
établis de secteur Ouest. Je suis en forme mais ça reste encore une découverte
puisque c’est la première fois que j’ai autant de brise avec ce bateau… Je reste
prudent tout en faisant avancer au mieux le bateau : j’apprends sur le tas. Il y a du
vent mais il n’y a pas trop de mer : j’attends le passage du front d’ici quelques
heures. On est vraiment dans le Sud : j’ai vu mon premier albatros hier et une
baleine est venue souffler à seulement dix mètres du bateau. On a changé de
monde… D’ici la fin du week-end, je vais rentrer dans l’océan Indien : j’ai déjà
passé le cap de Bonne-Espérance en équipage, mais en solo, ce n’est pas pareil.
C’est une aventure par jour ! Il faut bricoler en permanence : hier, j’ai resserré un
vérin de pilote, avant c’était une panne générale électrique, remettre en état des
taquets… On trouve les ressources pour avancer. Là, ça envoie pas mal : je suis à
vingt nœuds de moyenne ! Je suis en train de trouver l’harmonie nécessaire à ces
mers du Sud. »
Message de Kito de Pavant (Bastide Otio) :
« Oh, j'ai bien dormi cette nuit... Il faut dire que les conditions sont douces, peut
être même les plus douces que j'ai rencontrées depuis le départ. Hier soir, la lune a
fait une courte mais remarquée apparition aux cotés de Mercure, Vénus et Mars et
des quelques millions d'étoiles du ciel austral. Le vent mollit régulièrement depuis
24h : 25 nœuds, 20, 15, 10 seulement au moment où j'écris ces quelques lignes
mais la courbe devrait s'inverser (celle-là , on en est certain !!!!) et à l'instar de
Galabru dans les Ch'tis, "ça peut monter à + 30, + 35, + 40, c'est le Suuud!!!"
Les oiseaux du large sont toujours là. Les albatros viennent de plus en plus près de
Bastide Otio, sauf quand je veux les photographier ou les filmer. Là,
systématiquement, ils s'éloignent et ça m'agace. J'ai un programme chargé
aujourd'hui : météo / stratégie (je ne vous cache pas car vous le voyez sur la carto,
que j'ai mis du nord dans ma route... contrairement à d'autres qui ont mis un peu
trop de sud!!!), fabriquer de l'eau, visio avec la tour Eiffel, vacation avec le Salon
Nautic et la Région Occitanie qui présente leur programme nautique 2017 avec de
belles surprises à la clef… Ah oui, j'oubliais. J'ai aussi tempête ce soir et ce pendant
trois jours au moins... Vent de Nord Ouest forcissant 35 nœuds, passage de front la
nuit prochaine 45 nœuds, puis vent d'Ouest-Sud Ouest 35 nœuds moyens jusqu'aux
îles Kerguelen : le bateau et le bonhomme sont prêts ! »

10 000 kms séparent les premiers des derniers...
 
­ Plus de 5 000 milles d'écart (10 000 km) entre Armel Le Cléac'h et Didac Costa
­ Combat rapproché à 20 nœuds de vitesse en tête de flotte. Attention, nuit agitée !
­ Premier cap de Bonne Espérance pour Louis Burton
­ Le Cap Leeuwin lundi matin pour les leaders
­ Retrouvez en fin de communiqué la liste des skippers appelés en vacation demain


 
 
La flotte du 8e Vendée Globe s’étale ce soir sur plus de 10 000 km. Un quart du globe
sépare  les  deux  derniers  (Didac  Costa  et  Sébastien  Destremau)  des  deux  premiers
(Armel Le Cléac’h et Alex Thomson) qui filent en moyenne trois fois plus vite. Déjà 28
jours de course depuis le départ des Sables d’Olonne le 6 novembre ! De l’Atlantique
Sud aux confins de l’océan Indien, les marins sont passés en mode guerriers. En tête, ça
file  désormais  à  plus  de  20  nœuds,  et  pour  la  majorité  des  marins,  les  polaires  trois­
couches,  les  bottes  et  les  cirés  sont  de  rigueur  pour  affronter  le  train  puissant  de
dépressions des mers australes.
 
 
 
 
Il fait moins de 10° dans la coque carbone, la température de la mer ne dépasse pas 4°, les
paquets de mer cognent contre la coque en carbone qui émet des craquements, les safrans
sifflent, ça bouge, ça tape, et pourtant… Bonnet vissé sur la tête, combinaison étanche, Armel
Le  Cléac’h  répond  en  direct  à  la  visio  du  jour  :  «  Ca  va  vite,  entre  20  et  25  nœuds,  nous
sommes en avant d’un front, on est en avance sur les chronos, mais on surveille la météo pour
les  prochains  jours,  car  on  risque  d’avoir  encore  plus  de  vent.  »  racontait  Armel.  Le  Breton


parvient ce soir à contenir le Britannique aux choix de route et de voiles souvent plus extrêmes.
9  milles  les  séparent,  une  goutte  d’eau  sur  cette  planète  bleue.  Lundi  matin,  tous  deux
devraient doubler le cap Leeuwin au sud­est de l’Australie. Ca va vite, très vite…
 
Attention, action !
 
Pour  Yann  Eliès  (Queguiner­Leucémie  Espoir)  les  choses  se  corsent  à  l’approche  de  cette
méchante dépression qui le hante depuis trois jours. « Je suis le dindon de la farce, j’espère
que  ça  va  bien  se  passer,  je  vais  faire  le  dos  rond  avant  de  reprendre  le  chemin  de  la
compétition. » Le Briochin a du ralentir depuis ce matin (7 nœuds de moyenne depuis 24h)
pour ne pas se faire coincer dans la tempête générant des vents de 50 nœuds et des creux de
8 mètres. La nuit va être difficile. Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA), en avant
de cette dépression, ne doivent pas non plus rigoler. Demain matin, ils vont se faire secouer
comme des pruniers… Kito de Pavant (Bastide Otio), sait aussi qu’il va se faire cueillir dans les
prochaines heures par un front puissant. « Je me suis changé, je sais que pendant trois ou
quatre jours je n’aurai pas l’occasion. J’ai remis des fringues neuves, le bateau est prêt. Tout
est matossé, le vent va rentrer progressivement, la nuit va être agitée, et demain matin il y aura
le passage du front. Ca va être rock n’roll. » expliquait le Méditerranéen au Vendée Live ce
midi.
 
Le Vendée Globe des bizuths
 
Louis Burton (Bureau Vallée), qui ne cesse de creuser l’écart avec le peloton (200 milles) est
en passe de doubler pour la première fois de sa carrière de marin, le cap de Bonne Espérance
!  Un  moment  qui  tarde  également  à  un  des  bizuths  du  Vendée  Globe,  Romain  Attanasio
(Famille Mary­Etamine du Lys) : « Ca dépote, il y a 35 nœuds de vent, on est au portant, la mer
est formée, il commence à faire froid et j’ai vu mes premiers albatros. Ca y est, on est dans les
mers du Sud, c’est velu comme on dit ! Vivement qu’on passe le cap de Bonne Espérance. »
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), Fabrice Amedeo (Newrest­Matmut) racontent également
leurs toutes premières impressions dans le grand Sud et leurs premières catastrophes évitées
dans ce vent puissant auquel ils doivent s’adapter. « Il y a 35 nœuds, il m’est arrivé pas mal de
choses au petit matin, j’étais sous deux ris et trinquette, le vent est monté à 40 nœuds, j’ai fait
un surf à 32 nœuds… J’ai plié un outrigger, quand c’est monté j’ai voulu affaler la trinquette, par
miracle j’ai réussi à l’affaler… et à sauver la voile. C’est un peu chaud. » confiait Fabrice.
 
Péripéties,  acrobaties,  grand  écart,  vitesses  affolantes,  solitude,  frustration…  les  mots  du
quotidien ne manquent pas sur cette immense boucle à parcourir en solitaire dans les endroits
les plus reculés de la planète.
 
 
CLASSEMENT DE 15H00
....................................................................................
 

 


 
EXTRAITS DES VACATIONS DU JOUR 
....................................................................................
 
Yann Eliès, Queguiner­Leucémie Espoir
« Pour l’instant, je suis encore sur la retenue, j’essaie de ne pas avancer trop vite, la mer est
cabossée. D’ici 4 à 5 heures, ça va rentrer pour 40 nœuds d’un coup. Je m’attends à une nuit
compliquée,  je  vais  éviter  le  gros  des  conditions  de  mer  et  de  vent.  C’est  dur  d’accepter  le
retour des copains de derrière, et de voir les deux de devant partir.  Je suis le dindon de la
farce, J’espère que ça va bien se passer, je vais faire le dos rond avant de reprendre le chemin
de la compétition. »
 
Fabrice Amédéo, Newrest­Matmut
« Il  y  a  35  nœuds,  il  m’est  arrivé  pas  mal  de  choses  au  petit matin,  j’étais  sous  deux  ris  et
trinquette, le vent est monté à 40 nœuds, j’ai fait un surf à 32 nœuds… J’ai plié un outrigger,
quand c’est monté j’ai voulu affaler la trinquette, par miracle j’ai réussi à l’affaler… et à sauver
la voile. C’est un peu chaud. Derrière le front, il fait beau mais il y a de la mer, croisée, ça sent
l’océan Indien, ce sont des murs d’eau… »
 
Armel Le Cléac’h, Banque Populaire VIII
« Je suis en tête ce matin parce que c’est l’anniversaire de mon fils aujourd’hui, j’ai voulu lui
offrir un beau cadeau d’anniversaire, il a 6 ans aujourd’hui Edgar ! Je lui avais promis que je
serai en tête pour son anniversaire, donc il a fallu cravacher un peu pour revenir. »
 
Sébastien Destremau, TechnoFirst­faceOcean
« Il n’y a pas de temps limite pour finir le Vendée Globe, donc je passerai le temps qu’il faudra
pour tenter de réparer mon démarreur de moteur, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de solutions. Ce
qu’il faut, c’est aller au bout des choses, et on va aller au bout de ce qu’on peut faire. Mais on
ne peut pas envisager de faire le Vendée Globe sans énergie. »
 
Kito de Pavant, Bastide Otio
« On sait que ça va se gâter. Il n’y a pas de mer, du soleil, il fait un temps incroyable, on se
croirait en Méditerranée avec du mistral ! Je marche entre 15 et 18 nœuds. J’ai fait une toilette
ce matin, je me suis changé, je sais que pendant trois ou quatre jours je n’aurai pas l’occasion.
J’ai  remis  des  fringues  neuves,  le  bateau  est  prêt.  Tout  est  matossé,  le  vent  va  rentrer
progressivement, la nuit va être agitée, et demain matin il y aura le passage du front. Ca va
être rock n’roll pendant trois quatre jours. »
 
Romain Attanasio, Famille Mary­Etamine du Lys
« Ca dépote, il y a 35 nœuds de vent, on est au portant, la mer est formée, il commence à faire
froid et j’ai vu mes premiers albatros. Ca y est, on est dans les mers du Sud, c’est velu comme
on dit ! Après le peu de vent dans l’atlantique sud, on a attrapé depuis le train des dépressions,
c’est  la  deuxième,  le  front  m’est  passé  dessus  ce  matin.  Vivement  qu’on  passe  le  cap  de
Bonne Espérance. J’essaye de m’accrocher au peloton, mais mon bateau est le plus vieux de
la flotte, il a 18 ans. Mon objectif est de finir, je ne veux pas faire n’importe quoi.»


Actualité
Armel Le Cléac’h aux commandes !
samedi 03 décembre 2016, 09h43


Le chassé-croisé continue entre les deux hommes de tête du 8e Vendée Globe. Plus rapide depuis le classement de 5h ce matin, avec 18 nœuds de vitesse moyenne contre 16 pour Alex, Armel Le Cléac’h affiche une trajectoire plus tendue et a effectué un empannage de moins. Résultat : Banque Populaire VIII devient donc une nouvelle fois l’homme de tête. A noter que c’est le 5e changement de leader depuis le 26 novembre entre les deux skippers.


© Yvan Zedda / BPCE
2,5 milles séparent Banque Populaire VIII d’Hugo Boss au classement de 9h. Aujourd’hui, le vent devrait forcir progressivement. Les deux Imoca vont naviguer devant un front avec un flux de Nord-Ouest plus soutenu (25-30 nœuds). Qui dit Nord-ouest dit bâbord amures… Donc moins favorable pour le skipper Britannique privé de foil tribord. Plus que jamais, un duel à  à surveiller de très près jusqu'au cap Leeuwin que les skippers devraient doubler demain soir.

Analyse météo
Bien négocier la dépression de l'Océan Indien
samedi 03 décembre 2016, 12h00
SMA, Maître Coq et Queguiner Leucémie Espoir doivent négocier samedi une grosse dépression qui traverse l'aocéan indien en diagonale et vient couper leur route.


© Great Circle

© Great CircleLes conditions météo imposent parfois aux concurrents de lever le pied. C’est le cas ce samedi 3 décembre dans l’Océan Indien pour trois des concurrents, Paul Meilhat, Jérémie Beyou et Yann Elies qui doivent composer avec une dépression très creuse qui coupe leur route. La dépression marquée par un « L » sur les deux cartes arrive du Sud de Madagascar et se dirige à plus de 30 nœuds vers le Sud-Est des Iles Kerguelen.
Les deux premiers ont opté pour une option Nord qui leur a permis de croiser la route de la dépression et de se positionner dans son Est. La dépression va donc passer derrière eux. L’image satellite montre une très grosse activité avec probablement beaucoup de pluie à l’emplacement de Maître Coq et SMA.
Yann Elies n’avait pas le temps de passer devant la dépression. Pour ne pas risquer de se faire prendre dans son centre, il a décidé de lever le pied. Il était pointé ce matin

© Great Circle
à 7 nœuds. Il laisse ainsi passer la dépression devant lui. Il pourra accélérer dans l’après-midi alors que la dépression poursuivra sa route vers le Sud-Est. Il la contournera ainsi par le Nord dans un vent moins fort (35/40 noeuds tout de même, soit 70-75km/h), mais néanmoins instable avec probablement de nombreux grains, de la pluie et des rafales.
Durant ce temps, Banque Populaire et Hugo Boss poursuive leur route en avant d’un petit front qui devrait leur permettre de franchir le Cap Leeuwin dans un temps record. Dans l’Océan Atlantique, une nouvelle dépression va balayer dans la journée une partie de la flotte.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 03 Déc 2016, 21:31

papylolo a écrit:
En fait il semble  que  le  skipper  de  StMichel-Virbac  n’a  pas  intégré  dans  ses  logiciels  de navigation  le  fait  que  les  points  définissant  ce  «  mur  des  glaces  »  avaient  été remontés vers le Nord il y a plusieurs jours en raison de l’accumulation d’icebergs avant les Kerguelen.
C'est malin ! En voilà un qui ne fait pas ses mises à jour... L'aura pas, son B2i, celui-là (private joke pour Baboune)

_Bruno

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C'est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases.
Espérons que le fond de la mer est étanche.
Une journée au cours de laquelle on n'a pas ri est une journée perdue.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 03 Déc 2016, 23:24

Bonsoir
salut bgire tu as raison pas de B2i pour Jean-Pierre
aller la der de l'actu avarie sur maitre coq
et Armel toujours en tête au classement de 22h avec 33.67 nm d'avance sur Hugo Boss
@+ Baboune


Actualité
Avarie de grand-voile à bord de Maitre CoQ
samedi 03 décembre 2016, 22h56
A 20h heure française ce samedi 3 décembre 2016, Jérémie Beyou, skipper du 60 pieds IMOCA Maître CoQ 5ème du Vendée Globe, contactait son équipe à terre pour l’informer d’une avarie à bord du bateau.



Suite à un problème technique survenu dans 30 nœuds de vent, la grand-voile de Maître CoQ s’est affalée. Celle-ci est actuellement sécurisée sur la bôme. Jérémie navigue sous J3. Le skipper de Maître CoQ est en sécurité. Il change de cap pour sortir de la dépression et évaluer la situation.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 04 Déc 2016, 10:10

Bonjour
avaries en tout genres dont le 1er démâtage de cette édition pour le skipper japonnais et son Spirit of Yukoh
@+ Baboune

Actualité
Spirit of Yukoh a démâté
dimanche 04 décembre 2016, 06h04
Kojiro Shiraishi a indiqué à 3h30 ce dimanche qu’il avait cassé son mât au dessus du capelage du foc de brise. Le Japonais n’est pas en danger et intervient pour installer un gréement de fortune. Kojiro va bien, il reste en contact avec son équipe à terre pour évaluer les dégâts, et la possibilité de poursuivre la course. Il se dirige en toute sécurité vers Cape Town.

© Kojiro Shiraishi/ Vendée Globe
Kojiro Shiraishi avait indiqué en fin de journée que le vent était encore monté d’un cran (35-40 nœuds) et qu’il était passé sous J-3 (foc de brise) et trois ris dans la grand-voile. C’est donc au milieu de la nuit que l’espar s’est brisé, au-dessus du deuxième étage de barres de flèche. Le solitaire va bien : il reste en contact avec son équipe à terre pour évaluer les dégâts et la possibilité de poursuivre la course à bord de Spirit of Yukoh.
Le vent puissant qui règne sur quasiment l’ensemble des mers du Sud a provoqué plusieurs avaries : Jérémie Beyou (Maître CoQ) a dû affaler sa grand-voile dans la nuit suite à un problème de chariot de têtière de grand-voile : il fait route vers le Nord-Est, direction l’île d’Amsterdam au milieu de l’océan Indien, pour intervenir sur une mer moins agitée. Arnaud Boissières (La Mie Câline) a aussi connu le même souci pendant la nuit, à 350 milles dans le Sud-Ouest de l’Afrique du Sud alors que le vent reste maniable (25-30 nœuds) mais que la mer s’est profondément creusée. Enfin à Cape Town, Vincent Riou (PRB) est reparti samedi en milieu de matinée d’Afrique du Sud avec une partie de son équipe technique en direction de la Bretagne.

Arnaud Boissières (La Mie Câline) : « Je m’apprête à bricoler : dans la nuit, mon chariot de têtière de grand-voile s’est désolidarisé du mât. J’attends que le vent mais surtout la mer se calme pour intervenir. Le jour se lève ici et il faut que je descende la voile entièrement afin de changer le chariot… La brise est très irrégulière depuis hier soir quand le front est passé : il n’y a pas tant de vent que ça (25 nœuds), mais la mer est vraiment très mauvaise. Il faut que je trouve le moment aujourd’hui : je vais déjà ralentir… J’ai une pièce de rechange (un chariot à billes tout neuf) mais j’espère que cette avarie n’a pas endommagée le rail de grand-voile. En fait, j’ai enchaîné trois empannages hier et le dernier a été un peu plus violent, mais je n’ai pas entendu de bruit : c’est en regardant la grand-voile sous deux ris et foc de brise devant, que je me suis aperçu qu’il y avait un problème. J’ai été surpris par la mer qui était très formée et chaotique. »

ITV par DBo. / M&M

Actualité
Avaries en série
dimanche 04 décembre 2016, 08h02
La journée de samedi a été rude : alors que Jérémie Beyou et Arnaud Boissières connaissent des problèmes avec leur chariot de grand-voile et que le mât de Kojiro Shiraishi s’est rompu ce dimanche matin, Nandor Fa a rencontré quelques soucis électriques à bord de Spirit of Hungary et au même moment, Conrad Colman a vécu un problème similaire…


Conrad Colman (Foresight Natural Energy) : « Un court circuit a endommagé le régulateur du système de chargement et le câblage. Le système électronique est tombé en panne et le pilote a décroché. J’ai perdu contrôle du bateau, car je n’étais pas à la barre. Le temps de sortir et le bateau était couché avec le gennaker à l’eau. Il m’a fallu longtemps pour reprendre contrôle de la situation... »

© Gilles Martin-RagetNandor Fa (Spirit of Hungary) : « C’était une nuit mouvementée vendredi. Mon pilote a décroché pour la deuxième fois et le bateau est parti au lof avec la grand-voile et le gennaker à poste. J’ai arrêté le bateau pour réparer le pilote. Le câblage était rouillé et il était impossible de le débrancher. Du coup, j’étais obligé de le couper. J’ai nettoyé les câbles et tout allait bien jusqu’à ce matin (samedi). Je venais de sortir lorsque le vent s’est renforcé. Une vague énorme et une forte rafale sont arrivées au même moment. J’ai entendu un bruit sec énorme et j’ai vu que le gennaker s’était déchiré. Je n’avais pas d’autre choix que de le couper pour le libérer. Je l’ai perdu et une des drisses est également partie avec… »
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 04 Déc 2016, 11:23

Hello
pas de bol le flash info vient de tomber
et je vous ajoutes une page d'actu
@+ Baboune




Dimanche 4 décembre 2016
FLASH INFO :
Kojiro Shiraishi sur Spirit of yukoh
abandonne le Vendée Globe
À  03h40  (heure  française)  ce  dimanche  4  décembre,  Kojiro  Shiraishi,  skipper  du
bateau Spirit of Yukoh, contactait son équipe à terre pour l’informer d'une avarie
survenue  sur  le  mât  de  son  monocoque  Spirit  of  Yukoh.  Alors  que  le  bateau
naviguait  dans  un  vent  d'environ  20  noeuds,  Kojiro,  à  l’intérieur  du  bateau,  a
entendu le mât se casser. Il était 03h30 (heure française).
Kojiro est depuis monté dans le mât pour pouvoir extraire la partie cassée et la
désolidariser du gréement. L'opération a été réussie avec succès.
Kojiro et son équipe à terre ont constaté qu’il était impossible de réparer le mât et
annoncé officiellement à la direction de course, ce dimanche matin à 08h30 UTC,
qu’il abandonnait la course.
Les mots de Kojiro : "À 03h30 UTC, j’ai entendu le bruit de mon mât cassé. Je suis
vite allé voir dehors pour m’apercevoir que le mât s'était cassé au niveau de la
deuxième barre de flèche. J’ai pu monter dans le mât pour désolidariser la partie
cassée du gréement. Je ne suis pas blessé, je n’ai pas besoin d’assistance, et je fais
route  vers  Cape  Town.  Je  tiens  à  m’excuser  auprès  de  toutes  les  personnes  qui
m’ont  suivi  et  encouragé  jusque-là  et  merci  à  tous  mes  sponsors  de  m’avoir
accompagné dans cette belle aventure".
Tous les sponsors du projet sont soulagés que Kojiro n’a pas été blessé
durant cette avarie. Il souhaite que Kojiro rentre en sécurité à Cape Town
et restent à ses côtés pour de prochaines aventures.







Actualité
De fil en Aiguilles
dimanche 04 décembre 2016, 10h00
Alors que plusieurs solitaires ont connu un début de week-end particulièrement difficile et parfois avec des avaries importantes comme le bris du mât du Japonais qui a annoncé officiellement son abandon, le duo de tête continue sa cavalcade impressionnante vers le cap Leeuwin et le peloton se prépare à passer la longitude du cap de Bonne-Espérance, dans le sillage de Louis Burton



Le skipper de Bureau Vallée est donc le onzième solitaire à avoir franchi la longitude du cap de Bonne-Espérance (18° 29,85’ Est) samedi à 18h08 (heure française), soit après 27 jours 5 heures 6 minutes de mer : il concède ainsi 9 jours et 6 heures au premier concurrent à être passé, le Britannique Alex Thomson ! Il y a donc bien deux matchs dans la course puisque Louis Burton ouvre la voie du peloton qui était resté englué plusieurs journées dans les métastases de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Mais depuis trois jours, ces solitaires ont rejoint les Quarantièmes et subissent les assauts d’une succession de dépressions ! Les petits problèmes techniques commencent à prendre des proportions plus importantes et plusieurs avaries handicapent certains.
Mât brisé pour le Japonais

© Kojiro Shiraishi/ Vendée GlobeLa mauvaise nouvelle de ce dimanche matin concerne la rupture du mât de Kojiro Shiraishi vers 3h30 alors que le vent soufflait fortement certes, mais c’est surtout l’état de la mer qui semblait être le plus délicat à négocier. Il faut souligner que le peloton approche à grande vitesse de l’Afrique du Sud et donc du courant chaud des Aiguilles qui vient du Mozambique et longe les côtes jusqu’à l’Atlantique. La confrontation de ce courant océanique et de la houle générée par les vents d’Ouest des Quarantièmes, lève une mer extrêmement dure, hachée, abrupte, chaotique… Le Japonais a eu beaucoup de mal à remonter les morceaux du gréement de Spirit of Yukoh avant de pouvoir faire route vers Cape Town : il a officiellement annoncé son abandon…
À l’exception de Louis Burton qui surfe encore en arrière du front avec 25 nœuds d’Ouest, le « pack » est encore emmêlé dans une zone de transition avant l’arrivée d’une nouvelle perturbation qui ne va les concerner que dans deux jours. Une pause après ce bon coup de vent qui a provoqué pas mal de dégâts, puisque Arnaud Boissières (La Mie Câline) indiquait ce dimanche matin qu’il avait cassé le chariot de tête de grand-voile et qu’il devait attendre le jour et une mer moins forte pour intervenir. De même, Nandor Fa (Spirit of Hungary) est parti au lof suite à une panne de pilote et le Hongrois a vu son gennaker se déchirer : il a dû le couper pour le libérer… Enfin Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a connu le même problème électrique qui a engendré la même situation : son gennaker est tombé à l’eau et le néo-Zélandais a perdu pas mal de temps avant de reprendre le contrôle de son monocoque...
Grosse cartouche aux Kerguelen
Pour le duo de tête, la poussée d’un nouveau front peu actif est une bonne opportunité pour allonger la foulée vers la longitude du cap Leeuwin, qu’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) devrait franchir lundi matin. Avec une marge d’avance qui devient conséquente sur le Gallois puisque Alex Thomson (Hugo Boss) lui rendait cinquante milles ce dimanche matin ! Un déficit surprenant puisque les deux solitaires sont dans un même flux de Sud-Ouest 20-25 nœuds ! Soit sur le bord où le Britannique peut sortir son foil bâbord indemne…
600 milles derrière, Sébastien Josse va devoir subir les violents assauts de la dépression tropicale que le tandem Beyou-Meilhat et Éliès ont dû éviter : les vents de Nord-Ouest vont atteindre plus de 40 nœuds avec une bascule rapide à l’Ouest alliée à de brutales rafales ! Le skipper de Edmond de Rothschild n’a pas opté pour une route vers le Nord-Est comme ses poursuivants et n’a dorénavant plus d’autre choix que de subir pendant plus de 24h ce phénomène météo extrêmement agressif. Surtout que le « mur des glaces » bloque l’échappatoire vers le Sud-Est où traînent de nombreux icebergs…
Un fil d’Ariane vers l’Australie

© Vincent Curutchet / DPPI / Maitre CoQPour Jérémie Beyou (Maître CoQ), la journée de samedi a été très rude puisque non seulement son chariot de têtière de grand-voile est abîmé, mais en sus le skipper a vu sa grand-voile se déchirer sur la chute : dans l’immédiat, le solitaire fait route vers le Nord-Est pour retrouver une mer moins agitée et faire un bilan technique plus circonstancié. Paul Meilhat (SMA) en a profité pour prendre la poudre d’escampette avec ce régime musclé de Nord-Ouest, flux qui va progressivement s’apaiser en s’orientant à l’Ouest. Quant à Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), il sort du plus gros du coup de vent tropical et devrait au fil des heures, retrouver une mer moins désorganisée et une brise plus maniable.
Enfin, le trio suivant glisse désormais le long du « mur des glaces » en direction des Kerguelen, distant de 450 milles : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a retrouvé le fil de la course après son épisode « retour sur le point d’impact », mais il n’a plus que 200 milles de marge sur Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et 350 milles sur Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine). Les deux marins n’ont déjà plus les mêmes conditions puisqu’ils sont maintenant poussés par une autre dépression avec le bon flux de Nord-Ouest qui a dépassé cette nuit, Kito de Pavant (Bastide Otio).
Ainsi pendant que le reste du peloton bien secoué samedi, va pouvoir glisser sous une cellule anticyclonique vers le cap des Aiguilles, porte d’entrée de l’océan Indien, les deux leaders présentent leur étrave aux abords de l’Australie. Le fil d’Ariane est déroulé, mais les conditions météorologiques à venir ces trois prochains jours laissent entendre que les trajectoires seront bien différentes, voire divergentes entre ce groupe de tête et ce pack compact !
Passages à la longitude du cap de Bonne Espérance
1-Alex Thomson : 17j 22h 58’
2-Armel Le Cléac’h : 18j 03h 30’ à 4h 32’ du premier
3-Sébastien Josse : 18j 12h 42’ à 13h 44’
4-Paul Meilhat : 20j 11h 54’ à 2j 12h56’
5-Jérémie Beyou : 20j 12h 41’ à 2j 13h 43’
6-Yann Éliès : 21j 03h 18’ à 3j 04h 20’
7-Jean Pierre Dick : 22j 21h 13’ à 4j 22h 15’
8-Thomas Ruyant : 23j 06h 25’ à 5j 07h 27’
9-Jean Le Cam : 23j 10h 21’ à 5j 11h 23’
10-Kito de Pavant : 25j 09h 08’ à 7j 10h 10’
11-Louis Burton : 27j 05h 06’ à 9j 06h 08’
 
Dominic Bourgeois
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 04 Déc 2016, 18:26

Bonsoir
l'analyse météo
et l'actu du jour
@+ Baboune




Analyse météo
Alternance des fronts et des dorsales : un schéma classique des mers du Sud
dimanche 04 décembre 2016, 16h22
Les 24 concurrents naviguent maintenant dans les systèmes météo des mers du Sud. Explications sur l'alternance des fronts et des dorsales. 


© Great Circle


© Great CircleL’image de l’ensemble de la flotte samedi matin est caractéristique des mers du Sud. Les dépressions (L) se succèdent avec leur front froid. Elles sont suivies d'une dorsale qui prolonge un anticyclone (H). C'est le schéma classique des mers du Sud. les dépressions circulent plus rapidement que les bateaux (entre 50 et 70 km/h de moyenne). Elles se déplacent toujours dans le même sens que les concurrents, soit d'Ouest en Est.
La première constatation est que plus les bateaux vont vite, plus ils restent longtemps dans un système météo. A l'inverse, plus ils sont lents, plus les systèmes vont s'enchainer rapidement. Ils devront alors manoeuvrer plus souvent pour s'adapter aux changements. La vitesse permet également de mieux se positionner par rapport à chaque système météo. 


© Great CircleConcrètement, pour les bateaux en avant du front froid, le vent souffle du Nord ou du Nord-Ouest. Ils navigeunt bâbord amures. Le vent relativement régulier avec une houle organisée. C'est le cas d'Edmond de Rothschild aujourd'hui. Il est possible de suivre une route directe en avant du front tout en maintenant une vitesse élevée. C'est là que les skippers peuvent creuser l'écart sur les poursuivants et rattraper ceux de devant.
Le front froid finit par rattraper les bateaux. Le vent se renforce à son passage avec des grains, de la pluie et des rafales. Il bascule à l'Ouest ou au Sud-Ouest après le passage du front. C'est toujours un moment délicat avec des manoeuvres à effectuer dans des conditions ventées.
En arrière du front, le vent reste fort quelques heures. Queguiner Leucémie Espoir navigue dans ce flux d'Ouest en tribord amures en attendant le passage de la dorsale qui n'est autre que le prolongement de l'anticyclone. Le vent mollit dans la dorsale. Il est plein Ouest. il faut donc tirer des bords au vent arrière. Les concurrents de derrière en profitent généralement pour refaire leur retard. St-Michel Virbac, Finistère Mer Vent et le Souffle du Nord naviguent déjà en avant du front suivant dans un flux de Nord-Ouest, à pleine vitesse. Le schéma va se répêter ainsi jusqu'au Cap Horn ou jusqu'à ce qu'une dépression ne vienne croisier la route de la flotte en descendant de Madagascar ou d'Australie, comme cétait le cas hier.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

Actualité
Actualité
Vacations et messages : Depuis les quarantièmes rugissants
dimanche 04 décembre 2016, 16h30
Toute la flotte rencontre des vents musclés fatiguants les hommes et les bateaux. Alex Thomson, Nandor Fa, Jean Le Cam, Eric Bellion, Louis Burton, Shota Kenda pour Kojiro Shiraishi, Enda O'Coineen, Didac Costa et Paul Meilhat nous ont racontés leurs conditions de mer et de vent, leurs bobos, leurs impressions... A lire sans modération !



Enda O’Coineen, Kilcullen Voyager – Team Ireland
« Je suis particulièrement triste d’apprendre l’abandon de Kojiro. Ca me touche d’un point de vu personnel. Nous avons été présentés dans un pub irlandais à Tokyo il y a huit ans and sommes devenus amis. Il a apporté son épée de Samouraï et moi ma flute irlandaise. Nous sommes restés en contact et notre amitié s’est développée pendant la période en amont du Vendée Globe. L’équipe japonaise a un lien spécial avec l’Irlande car elle était magnifiquement gérée par Tony O'Connor à Dublin . La femme de Tony est japonaise et c’est grâce aux compétences de Tony que le projet a vu le jour et que l’équipe s’est qualifée. C’était déjà un succès pour Kojiro de s’aligner au départ de cette épreuve en tant qu’équipe fondée à l’extérieur de la France et de l’Europe. Cette extraordinaire épreuve met en avant tous les aspects de la nature humaine et on ne sait jamais ce qui va s’y passer, car les skippers vivent une aventure extrême et comme Sir Winston Churchill a dit "Si n’allez pas jusqu’au bout, vous ne méritez pas une place ici." Au moins la bonne nouvelle pour Kojiro est que c’est l’été au Cap et il y a de bons golfs sur place, car c’est un passionné de golf.”
 


Didac Costa, One Planet One Ocean
« Mon dimanche a débuté avec une peur bleue. Le vent est revenu tôt ce matin et je progressais bien à une dizaine de nœuds. J’étais à la table à cartes quand j’ai entendu un gros bruit. Je suis allé dehors et j’ai vu ce qui ressemblait à une structure en plastique dans le sillage du bateau. Des bouts sont restés coincés autour du safran et de l’hydro générateur. J’ai vérifié la quille et il n’y a pas de dégâts, la coque ne semble pas avoir été touchée non plus. Ces derniers jours ont été terrifiants avec un vent fort. J’ai failli être arrêté par la forte houle de sud-ouest, ce qui veut dire qu’il y a une forte de tempête dans le sud. »


Paul Meilhat, SMA
« Ca vient de se calmer il y a quelques heures, le vent a tourné à l’ouest, il va y avoir plus de mer encore je pense. A l’anémomètre, il y a encore 35 nœuds. Ces dernières 24h, c’était un peu la guerre à bord, c’était impossible de se déplacer, car le bateau fait des mouvements brutaux, mais il reste très stable. On a bien bagarré avec Jérémie pour rester devant la dépression. Une fois qu’elle nous a rattrapé, la difficulté c’est de trouver la bonne voilure et surtout de la mettre au bon moment, car on ne va pas sur le pont quand le bateau part à 25-30 nœuds dans les surfs. Il faut vraiment anticiper. J’avais deux ris dans la GV et le J2 au début, et je suis passé J3 pendant 24h. C’était bien d’avoir Jérémie à côté de moi, c’était stimulant, là, je n’ai plus repère è ! Je vais essayer de me bagarrer pour rester dans les bons systèmes météo et garder le même rythme. »


Eric Bellion, CommeUnSeulHomme
« J’ai recollé un taquet arraché pendant la première dépression, mais rien à signaler, tout va bien. Ca va mieux qu’il y a quelques jours, j’étais fatigué, et je pense que j’avais de l’appréhension, donc j’ai eu un coup de mou. Depuis que je suis dans les quarantièmes rugissants, je savoure le plaisir d’être là. Je vais essayer de faire mon mieux, tous les jours, c’est un tatouage en plus, une nouvelle aventure. Hier, c’était la première fois que j’avais autant  de vent en Imoca. Je vais aller voir l’Indien, avec prudence. Je ressens beaucoup plus d’harmonie avec le bateau. »


Louis Burton, Bureau Vallée
« Ces dernières heures, ça a été l’enfer car j’ai des problèmes de pilotes. J’ai fait trois vracs. Je suis bien claqué, je ne suis passé pas très loin de la correctionnelle. Je ne sais pas si c’est un problème de compas ou un problème d’aérien. Le pilote a tiré la barre plusieurs fois dans la nuit. Je n’ai donc pas envoyé de grosse voile devant parce que ce n’est pas stable. Le bateau a empanné avec tout le matériel au vent, les ballasts au vent, tout se retrouve sous le vent, t’es vautré à 90° dans l’eau. C’est assez miraculeux, je n’ai rien cassé. J’ai une petite déchirure sur le J3 et le J2 c’est tout. J’ai un peu de gasoil qui s’est renversé dans le bateau aussi. J’ai les mains bien déglinguées, un genou et un coude qui ont pris des chocs, j’ai perdu ma télécommande de pilote… quelques petits dommages collatéraux mais rien de fondamental pour l’instant. Toute la nuit, on a eu entre 40 et 52 nœuds et puis une mer d’Ouest-Sud-Ouest. Il y a encore 30-35 nœuds, il fait beau, la mer s’est un petit peu rangée. Je crois qu’on va voir du mieux. Un peu de répit. Je suis désolé pour Kojiro, on a le même bateau, le même mât. Son bateau est plus léger que le mien, c’était sympa de se tirer la bourre avec lui. C’est vraiment dommage qu’il ne soit plus là. »


Shota Kenda, responsable communication Spirit of Yukoh
« Kojiro était très choqué au moment du démâtage, il ne comprenait pas pourquoi ça lui arrivait alors qu’il n’avait que 20 nœuds de vent. Il fait maintenant route vers Cape Town. C’est vrai que quand il m’a appelé hier soir il avait 40 nouds de vent, il avait son J3 et la grand-voile à un ris. Ce matin, ça avait bien molli. Kojiro est super déçu, il est vraiment désolé pour tout même si ce n’est pas de sa faute. Nous avons discuté de la suite, ce qu’on va faire avec le bateau, il est beaucoup plus serein mais il reste déçu quand même. Dans 3 jours il sera peut-être de à Cape Town, il compte retourner en haut du mât pour faire le ménage des barres de flèches qui trainent, il veut monter pour pas que ces barres de flèches tombent sur le pont. Il va essayer de mettre en place un gréement de fortune. »


Jean Le Cam, Finistère Mer Vent
« Quand ça va vite, ça fait du bruit ! Là, ça monte doucement, j’ai 28 nœuds de vent, ça va monter encore un peu. Je me prépare à changer de voilure, j’ai pris un ris, je vais peut être en prendre un deuxième plus tard. Il n’y pas de grosse mer pour le moment, car on est en avant de la dépression, c’est là qu’il faut essayer d’aller vite parce qu’après c’est la mer qui bloque. C’est le moment de faire de l’Est rapide. Côté avarie, je touche du bois, heureusement que j’ai fait mettre un peu de bois sur cette table à cartes, ça me sert à ça ! (rires). Pour le moment ça va pas, je n’ai pas de souci particulier. J’ai appris que Jérémie (Beyou) avait des problèmes de chariot de grand-voile, c’est ça ? Derrière ils sont dans la dépression, donc ça doit être difficile. Devant il y a, toujours les deux qui allument, même avec Alex qui n’a qu’un foil !  Le Samouraï des mers nous abandonne, il nous quitte, c’est pour mieux revenir j’espère. Un peu dommage que le Japon s’en aille de la course.
Le Chevalier Noir, c’est le Chevalier Noir ! Il veut s’attaquer à tout ce qui est devant, ce qu’il y a derrière il s’en fout (rires) donc je le laisse faire. L’objectif, c’est de passer la dépression en bonne et du forme, on ne va pas chatouiller Grand Mère dans les orties ! C’est pas le moment, on est plutôt à regarder comment on va faire au mieux pour gérer et passer au mieux la dépression. Cette nuit on va prendre, après on empanne et puis après ca mollit. La mer n’est pas un champ de vagues, a priori on est devant la grosse mer. On arrive à s’échapper par devant donc c’est plutôt une bonne nouvelle. Y’a de la mer quand même, mais ça va. J’suis parfait, j’suis nickel ! Je suis content de ma position, je suis 8e c’est à peu près ce que j’avais prévu ! On va être content avec ce qu’on a hein ! Quand t’es pas content avec ce que t’as t’es jamais content du tout, donc à un moment, vaut mieux être content de quelque chose que de rien du tout ! Donc moi je suis très content de ma place !
Je n’ai jamais vu ca à ce point là, c’est colossal, c’est monstrueux ces écarts ! On le savait dès le départ avant de commencer, mais à ce point là quand même ! Dès le premier jour c’est parti par devant, nous on était dans la pétole à 2 nœuds, et les autres devant étaient à 20 nœuds tout l’temps tout l’temps tout l’temps, ça fait des écarts direct ! Les plus riches sont plus riches et Tati est à Terre. T’imagines ! J’suis 8e j’suis à, c’est amusant, enfin j’sais pas si c’est amusant, je suis à plus de 2150 milles du 1er. Je suis 8ème du Vendée Globe, et je suis à plus de 2000 milles du 1er, c’est quand même balèze. Après le 3e il est à 700 milles du 2e, après c’est du même accalmie. Là-haut notre ami Jérémie, je ne sais pas comment il va s’en sortir, après il y a un peu de pétole quand même. Il va falloir qu’il descende de son arbre à un moment. On verra bien ce qu’il se passera.
 Ça redescend à 25 nœuds, y’a eu un passage à 28. Comme je suis plutôt toilé pour 25-26, je m’attends à réduire mais je ne veux pas réduire avant l’heure non plus. Je fais une pointe à 24 nœuds. On va prendre un 2e ris. J’attends tranquillement que le vent monte je réfléchis à comment prendre les choses, je recharge les batteries, j’ai rempli mon thermos d’eau chaude, les petits détails qui font que quand tu as froid la nuit, que t’appuies sur le thermos et qu’il y a l’eau chaude…  et ben tu kiffes ! C’est bête mais tu kiffes. Je préfère faire ça pour pouvoir passer une bonne nuit, ça te donne le moral, alors que si tu bouffes que du lyophilisé et que t’as pas d’eau chaude, ça c’est pas pour moi !  
Faut être le plus prêt possible mais faut pas non plus être trop dedans ! Dans le front chaud il te rattrape et là t’as de la mer plate, mais plus tu vas vite avec, c’est plus plus ! Plus tu gardes la mer plate, plus tu vas vite, plus tu fais une tête rapide. Faut pas réduire avant l’heure non plus, il faut être dans le bon timing en clair, comme d’hab, pas trop, pas plus, pas moins, comme partout !"
 

Alex Thomson (GBR) Hugo Boss
“C’était une nuit très difficile avec beaucoup de vent et ce n’était pas bon pour la vitesse à cause de l’état de la mer. J’ai dû lever le pied et rester très concentré afin de ne pas subir la casse. Je suis assez fatigué avec ces fortes rafales. Il fait humide à l’intérieur du bateau et les conditions ne sont pas très confortables. J’ai hâte de pouvoir profiter du nouveau front qui arrive avec un vent de nord, car cela apportera de l’air plus chaud et un vent plus stable, ce qui me permettra de me reposer. Il est difficile de maintenir un bon rythme avec Armel, car je suis significativement plus lent que lui. Je navigue de ma manière et ne porte pas trop d’attention à Armel. Si j’essayais de garder son rythme, je crois que je pousserais trop le bateau. Ce rythme ne me surprend pas. Lors ed mon premier Vendée Globe je doublais le sud du continent africain après 30 jours. Cette fois-ci après 30 jours, je pourrais être au sud de la Nouvelle-Zélande.”
 

© Guillaume Daumail / M&M
Nandor Fa, Spirit of Hungary
“Votre esprit et l’esprit de Yukoh resteront avec moi. Je garderai cet esprit pour toi. Mes pensées sont avec vous et votre esprit m’accompagne. Yukoh est avec moi et je pense beaucoup à toi. Garde la flamme!”
 

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Les malheureux de la Désolation
dimanche 04 décembre 2016, 17h21
Après une entrée en matière progressive, l'océan Atlantique a montré une autre face de son caractère : une mauvaise dépression combinée à un courant contraire ont mis « à terre » nombre de solitaires et même fait tomber le couperet sur Kojiro Shiraishi qui a vu son mât se rompre en son milieu : le Japonais a dû jeter l'éponge. C'est le cinquième abandon du Vendée Globe…



Il y a des zones sur la planète mer qu'il vaut mieux aborder avec précaution : la pointe du Cotentin ou les Bouches de Bonifacio en France, mais aussi le détroit de Torrès ou celui de Bass (Australie), le cap Horn (Amérique du Sud), le détroit de Cook (Nouvelle-Zélande), les bancs de Terre-Neuve ou le détroit de Luçon (Chine). Mais dans les mers du Sud, certains abords sont aussi particulièrement délicats à négocier, surtout lorsqu'une brise soutenue vient s'opposer à un courant océanique puissant ou à des reliefs sous-marins abrupts. C'est le cas autour de l'archipel des Kerguelen, mais aussi près de ces îles australes désolées et désolantes (Tristan da Cunha, Gough, Marion, Amsterdam, Saint-Paul…), peuplées seulement de milliers de mammifères marins et de millions d'oiseaux. Tout comme au large de l'Afrique du Sud lorsque le courant chaud en surface, venant de Madagascar vient se confronter aux vents d'Ouest de l'Atlantique…
 
Une série de vracs
C'est ainsi que les dix solitaires du peloton se sont faits blackbouler ce week-end sous la poussée d'une dépression argentine, compressée par un anticyclone de Sainte-Hélène coincé dans le Sud-Ouest de Cape Town : au passage d'un front froid actif et agressif, le vent est monté à plus de 45 nœuds sur une mer déjà formée et devenue hachée et déferlante par le courant contraire. Ainsi, ce n'est pas tant la force du vent que l'état de l'océan qui a boxé ce groupe en approche du cap de Bonne-Espérance : la moindre petite avarie, le moindre écart de route pouvait se transformer en énorme vrac avec des conséquences matérielles redoutables.
 
Conrad Colman fut le premier à en subir les mauvaises humeurs : une brève panne de pilote et Foresight Natural Energy se retrouvait au tapis, entraînant le gennaker à l'eau et plusieurs heures de combat pour le skipper avant de remettre tout en ordre pour reprendre le cap à l'Est… Quasiment la même histoire pour le Hongrois Nandor Fa qui a vu Spirit of Hungary se coucher dans un départ au lof sous la combinaison d'une brutale rafale et d'une vague scélérate : la voile d'avant s'est déchirée sous l'impact et le solitaire a dû s'en débarrasser au couteau ! Puis Arnaud Boissières (La Mie Câline) a constaté après un empannage sauvage que son chariot de têtière de grand-voile était touché, une avarie similaire à celle qui avait quelques heures auparavant touché Jérémie Beyou (Maître CoQ) au milieu de l'océan Indien…
 
Un cinquième abandon
Mais c'est Kojiro Shiraishi qui a subi les plus graves dommages : malgré une voilure bien réduite (trois ris dans la grand-voile et foc de brise), Spirit of Yukoh a brisé son mât juste au-dessus du capelage de trinquette ! Une avarie surprenante puisque c'est la partie haute de l'espar qui s'est rompue… Le Japonais a mis du temps à faire le ménage dans ce capharnaüm de gréement emberlificoté avant de décider de faire route sur Cape Town et d'annoncer son abandon, le cinquième de ce Vendée Globe après Tanguy de Lamotte, Bertrand de Broc, Vincent Riou et Morgan Lagravière… Heureusement, la brise s'est calmée au large de Cape Town et le peloton va pouvoir souffler un peu et panser ses plaies.
 
Dbo / M&M
 
Pour le reste de la flotte, le duo de tête continue son mano a mano entre le Breton Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et le Gallois Alex Thomson (Hugo Boss) qui vont franchir la longitude du cap Leeuwin (Sud-Ouest de l'Australie) cette nuit. Mais c'est Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) qui va vivre aussi une très mauvaise nuit avec l'arrivée de la dépression tropicale dans son tableau arrière. Paul Meilhat (SMA) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) sont sortis sans dégâts de ce phénomène météo alors que Jérémie Beyou doit résoudre ses problèmes de grand-voile…
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 04 Déc 2016, 21:45

Bonsoir
des nouvelles de Maitre Coq
@mitié Laurent




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Grand-voile à poste : Jérémie Beyou de nouveau en course
dimanche 04 décembre 2016, 19h35

A 20h (heure française) hier soir, Jérémie Beyou signalait une avarie à bord de Maître CoQ. Alors qu’il naviguait dans 30 nœuds de vent, la grand-voile du bateau s’est affalée subitement. Jérémie prenait alors la décision de mettre le cap plus au nord pour sortir de la dépression et analyser la situation.
Les malheureux de la Désolation



Depuis, le skipper de Maître CoQ a remplacé son hook de grand-voile endommagé, par une pièce de spare (pièce de rechange). Il a de nouveau hissé sa grand-voile partiellement déchirée, il poursuivra la réparation dès qu’il aura récupéré quelques forces.

Toujours 5ème de la course au classement de 18h, désormais à un peu plus de 250 milles de Paul Meilhat (4ème sur SMA), Jérémie Beyou, qui fait face depuis le départ du Vendée Globe à de nombreux soucis techniques, met de nouveau le cap au sud à la vitesse moyenne de 13 nœuds. Tenace le Finistérien !

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 04 Déc 2016, 22:11

Aller le classement dominical de 22h avec un peu plus de 28 jours et 9 heures de course
@mitié Laurent



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 07:35

Bonjour
l'actualité matinale de cette nouvelle semaine de course
@+ Baboune






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D'un cap à l'autre, le vif du sujet
lundi 05 décembre 2016, 06h05
Armel Le Cléach' a réussi à prendre 100 milles d'avance sur Alex Thomson et il va franchir ce matin la longitude du cap Leeuwin, en Australie… pendant que le peloton est à Bonne-Espérance, en Afrique du Sud. Sébastien Josse, lui, est philosophe : le gros temps dans le Vendée Globe, c'est juste le vif du sujet !

© V. Curutchet / DPPI / SMA
"On commence à entrer dans le vif du sujet avec les dépressions qu'on n'avait pas vu jusqu'à maintenant… mais voilà, c'est le tour du monde, c'est le Vendée Globe !" C'est un Sébastien Josse philosophe qui parle à la vacation de la nuit. Toujours troisième, le skipper de Edmond de Rothschild est le plus proche de la plus grosse dépression du moment. Mais son expérience lui permet d'être serein et de présenter comme une simple péripétie des conditions - 40 noeuds, 4 m de houle - qui seraient effrayantes pour la plupart des marins du dimanche. Il est dans le mauvais temps mais c'est le jeu et il gère, bateau à 100%.
A l'exception des deux derniers, la quasi totalité de la flotte est désormais dans le rythme des mers australes qui a fait la légende du Vendée Globe, cette alternance de dépressions et de dorsales entraînant vents forts et calmes... avant l'arrivée d'un nouveau front. Un peu plus de 600 milles devant Sébastien Josse par exemple, les deux leaders sont désormais dans une zone de transition qui les freine momentanément. Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) a empanné une heure plus tôt qu'Alex Thomson (Hugo Boss), en milieu de nuit. Le Finistérien va franchir dans les heures qui viennent la longitude du cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l'Australie. Il a réussi à se forger une centaine de milles d'avance sur le Gallois.
De l'Afrique à l'Australie...
Côté symboles, on est gâtés d'ailleurs : depuis hier midi, cinq nouveau skippers ont fait leur entrée dans l'Indien en doublant le cap de Bonne-Espérance : Nandor Fa (Spirit of Hungary), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt), Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy). En d'autres termes, le peloton est au Sud du continent africain quand les meneurs, eux, entament le Sud du continent australien ! Un océan d'écart et des skippers qui, selon leurs conditions du moment, peuvent aller très vite - comme Jean-Pierre Dick et Jean Le Cam, au-delà des 20 noeuds de vitesse en ce moment - ou doivent réduire la toile pour négocier le gros temps.
L'examen des cartes ce matin montre ainsi que les skippers du Vendée Globe savent agir en bons marins, c'est à dire alterner entre le mode performance et le mode sauvegarde du matériel. Jérémie Beyou (avec une grand voile de nouveau opérationnelle sur Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA) sont bien montés au Nord pour laisser dans leur Sud le plus gros du mauvais temps. Yann Eliès (Quéguiner Leucémie Espoir), de son côté, a réussi l'opération qui consistait à ralentir pour laisser passer la grosse tempête. Bien joué. En entamant déjà la cinquième semaine de course, chacun joue avec les humeurs des Quarantièmes qui rugissent, puis se calment légèrement, puis rugissent de nouveau. Ils sont dans ce rythme infernal qui a bâti le mythe du Vendée Globe, et ce sera le cas jusqu'au lointain cap Horn. François Gabart, le tenant du titre, expliquait que c'était ainsi, le Grand Sud : "dans la dépression, tu es à l'intérieur du bateau et tu notes ce qui commence à lâcher. Dans la zone de transition, quand ça se calme légèrement, tu répares les bricoles et tu te prépares à gérer le nouveau coup de tabac qui arrive". Bon courage à tous.
Bruno Ménard / M&M



"C'est ça le Vendée Globe ! "
lundi 05 décembre 2016, 06h32
Sébastien Josse est le seul a avoir répondu à la vacation de 4h30. Le gros temps? Pour lui c'est précisément le sujet du Vendée Globe en général et des mers du Sud en particulier.



Sébastien Josse, Edmond de Rothschild (3e à 612 milles du leader)
"J'ai 25 à 30 noeuds de vent avec 4 mètres de houle. Le programme de la journée c'est de gérer la dépression au mieux, de faire attention à la zone des glaces aussi qu'il faut bien négocier, il n'y a pas beaucoup d'échappatoire, on essaie de passer entre les deux. Aujourd'hui je m'attends à… faire du bateau (rire) ! Le vent va monter, je vais réduire la toile et certainement empanner. Je suis déjà dans la dépression : la nuit dernière j'ai déjà eu 40 noeuds, j'ai déjà navigué sous 3 ris (dans la grand voile) et J3 (la plus petite des voiles d'avant). Là je suis encore dans 30 noeuds de vent moyen, je suis déjà dans le mauvais temps. La différence c'est que la nuit dernière j'étais au reaching et que là il y aura 40 noeuds mais au portant. Je suis déjà dans l'état d'esprit d'un mec qui est dans du vent fort, le plus gros est à venir mais dans une orientation différente : la nuit dernière j'étais à 80 degrés du vent avec 35 noeuds et la nuit prochaine je serai à 140 degrés du vent avec 40 noeuds, et peut-être plus même dans la dépression. En ce moment je suis sous trinquette de portant et deux ris, on réduira ça plus tard..  Je prends les jours comme ils arrivent, je ne fais pas de plans sur la comète. On voit que ça écrème sur l'océan Indien, avec des avaries qui commencent à survenir. On commence à entrer dans le vif du sujet avec les dépressions qu'on n'avait pas vu jusqu'à maintenant… mais voilà, c'est le tour du monde, c'est le Vendée Globe ! A part mon problème de safran à Bonne Espérance, je n'ai pas eu de gros bobos ; des écoutes qui s'abiment à droite ou à gauche, mais rien de très important."
ITV par Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 12:28

Bonjour
l'actu de la mi journée
avec des avaries un nouveau record établi
@+ Baboune





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Départ de feu pour Conrad Colman !
lundi 05 décembre 2016, 08h23
On en sait plus sur l'avarie subie hier par Conrad Colman, et elle était tout sauf anodine. Conrad a du gérer le cauchemar du marin : un départ de feu dans le bateau !  Il faut lire le récit du jeune skipper pour se rendre compte des dimensions que peuvent prendre une telle avarie, de surcroit en solitaire et dans les contrées maritimes les plus hostiles au monde...


© Conrad Colman (DR)
L'incident est derrière lui et le skipper de Foresight Natural Energy a heureusement repris sa route, mais ce qu'il a subi hier fait froid dans le dos. Car c'est bien un début d’incendie que Conrad a dû gérer dans l'urgence ! Dans un message cette nuit, il est revenu avec plus de précisions sur cet incident qui aurait pu s’avérer dramatique. Conrad Colman n'a donc pas « seulement » subi une sortie de route consécutive à un court-circuit ayant entraîné le décrochage de son pilote, hier dimanche. L'avarie était d'abord un départ d'incendie comme le montre la photo qu'il nous a fait parvenir (ci-dessus). Voici ce que raconte Conrad : "C'est dingue comme les choses peuvent très rapidement devenir hors de contrôle. Je voyais Arnaud (Boissières) sur l'horizon et j'étais heureux d'empanner loin de lui dans 30 noeuds de vent. Je suis rentré dans le bateau et là, à l’intérieur j’ai senti comme une odeur de plastique. Je pensais à un problème avec les batteries. J’ai donc regardé tout le système électrique et j’ai réalisé des tests sur mon ordi, mais rien à signaler. Peut-être que mon imagination me jouait un tour ?"
Une fumée noire et des flammes !
Conrad n'a pas rêvé. Il poursuit son récit :  : "Je suis sorti prendre un ris, mais en entrant de nouveau à l’intérieur du bateau j’ai vu une épaisse fumée noire et des flammes qui sortaient de derrière la table à cartes !" Un vrai cauchemar du marin et un gros coup de stress, 500 milles dans le Sud-Ouest du cap de Bonne Espérance… où on ne fait pas le 18. Il y a bien un pompier de métier dans la flotte du Vendée Globe, le Catalan Didac Costa, mais il est loin et n'aurait de toutes façons rien pu faire pour aider. Conrad a réussi à maîtriser seul ce début d'incendie, au prix de quelques brûlures et d’une belle présence d'esprit. Le skipper Néo-Zélandais raconte comment il a réagi : "J’ai pris la couverture anti-feu pour étouffer les flammes en ne prêtant pas attention aux chocs électriques et aux brûlures que je subissais, car je tenais désespérément à sauver mon bateau. Les flammes éteintes, j’ai entendu un bip du pilote automatique. Et là, mon monde s’est retourné..."
"Le bateau voulait chavirer"
« Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille » disait un ancien Chef de l’Etat Français. Les gens de mer connaissent parfaitement ce principe du petit pépin qui ne demande qu’à se transformer en désastre si on ne le jugule pas rapidement. Conrad confirme : "Les câbles brûlés à côté du régulateur avaient court-circuité le pilote automatique et le bateau est parti à l’abattée pendant que moi, à l’intérieur, j'avais les mains pleines de plastique fondu. Les ballasts et la quille basculante font que ces bateaux sont instables quand les choses se passent mal, car tout le poids se trouve du même côté et après cet empannage brutal, le bateau voulait chavirer ! En sortant, j’ai vu que le bateau gitait à 80 degrés, la tête du mât était à seulement deux mètres de l’eau. Je me suis mis sur le côté du cockpit pour enrouler le gennaker et essayer de m’occuper de la GV et des étais".
"J'avais peur de démâter"
Conrad parvient à rétablir l'assiette du bateau, mais il n'est pas encore au bout de ses peines : "Le bateau à l’endroit, j’avais encore des soucis à me faire. © Stéphanie Gaspari - Groupe BelLe vent forcissait. Le gennaker était mal enroulé et risquait de se déchirer. Je n’avais pas d’instrument ni de pilote automatique. J’ai dû affaler le gennaker afin de sécuriser le bateau, avant même de penser à réparer le système électronique. Malheureusement, parce que la voile était mal enroulée et que le vent se renforçait, elle commençait a s’agiter dans tous les sens au point que j’avais peur que cela provoque un démâtage. J’ai passé du temps à l’enrouler de nouveau pendant que je progressais au portant, la barre entre mes genoux afin d’essayer de contrôler les winches. J’ai finalement réussi à rouler la voile et donc à l’empêcher de passer à l’eau. Avec la voile affalée, il m'a fallu deux heures de travail dans des rafales de 40 noeuds de vent pour arranger tout ça."
De l'eau partout à l'intérieur
En mer, les dégâts collatéraux d'une telle avarie ne sont jamais neutres. Conrad a déjà conscience d’être passé tout près de la catastrophe et de l'abandon, mais il n'en a pas encore fini. "Une fois le bateau sécurisé, je suis descendu à l’intérieur et j’ai découvert qu'il y avait de l’eau partout. Le bateau avait passé tellement de temps couché sur la mer que des centaines de litres d’eau sont entrées par le puits de dérive. Mes sacs de nourriture et de vêtements étaient au mieux très humides et au pire en train de flotter." Pour finir heureusement, après de longues heures de bataille Conrad a obtenu la récompense de tous ces efforts qu’il faut imaginer, seul dans la tempête : "j'ai enlevé les cendres provoquées par le départ d’incendie (la photo qu’il a envoyée montre cette zone une fois nettoyée), j’ai pu rebrancher mes câbles et remettre le pilote automatique en marche. Les petites diodes clignotaient de nouveau, ce qui m’a rendu très heureux, car sinon j’aurais été obligé de rester à la barre pour rallier Le Cap et abandonner la course." On préfère largement la version Happy End.
Bruno Ménard / M&M
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Armel Le Cleac'h affole les compteurs au Cap Leeuwin !
lundi 05 décembre 2016, 10h04
Armel Le Cléac'h a doublé la longitude du Cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l'Australie à 9h14 heure française, ce lundi 5 décembre 2016. Après 28 jours, 20 heures et 12 minutes de mer, il pulvérise de plus de 5 jours et 14 heures le temps de référence établi par François Gabart en 2012 ! Incroyable.

© Y.Zedda
Le leader du Vendée Globe, Armel Le Cléac'h, est déjà au Sud de l'Australie ! Banque Populaire VIII a franchi la longitude du Cap Leeuwin à 9h14 ce matin après 28 jours, 20 heures et 12 minutes de course qui témoignent de l'incroyable tempo entretenu depuis le départ des Sables d'Olonne, le 6 novembre dernier. Un exploit insensé, quand on se souvient que le temps de référence était jusqu'ici détenu par François Gabart en... 34 jours 10 heures et 28 minutes. Armel pulvérise donc de cinq jours, 14 heures et 16 minutes le temps de référence détenu par François Gabart. Chapeau l'artiste !
BM / M&M


Source de la Photo prise sur le compte Twitter


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Vacations : entre deux caps
lundi 05 décembre 2016, 10h52
Si Armel le Cléac'h cravache en tête au niveau du cap Leeuwin, Jean-Pierre Dick ne s'avoue pas vaincu. Septième, il fonce avec son foiler et compte bien remonter sur ses concurrents après son intrusion dans la zone des glaces. Conrad Colman a joué au pompier à bord de son bateau à cause d'un feu électrique. Crazy Kiwi se veut rassurant sur la suite de son aventure. 


Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac
"En ce moment j’ai 35 nœuds établis, ça permet d’aller assez vite. Il y a des jolies vagues. Je vais passer dans le Nord des Kerguelen cette après-midi. J’ai une pensée pour tous les français de là-bas. Je suis surpris de la taille de l’île. Elle fait quasiment 90 milles de long. Ça fait du bien de retrouver un peu de terre. Il faut cependant faire attention aux épines. La réalité c’est qu’on est seuls sur notre bateau. C’est sympa de voir ça. En ce moment c’est dur. Dès qu’on part faire une manœuvre on est trempés jusqu’aux os. Je n’arrive pas à être sur le pont avec des gants donc les mains ont vite froid. Ce matin, pour un ris, je suis resté une heure et demie à deux heures sur le pont. A la fin j’étais rincé. Je n’avais qu’une envie c’était de me reposer. Là c’est le moment où il faut revenir. Dans le rythme c’est : une manœuvre, dormir un peu, une manœuvre, regarder la navigation. C’est très basique. Après le retard cumulé au départ, l’objectif reste le même : terminer sur le podium. L’idée c’est de remonter au maximum. Yann est en ligne de mire. Jérémie et Paul sont un peu loin. Les premiers semblent intouchables."
 
Conrad Colman, Foresight Natural Energy
"Actuellement, tout va bien à bord. C’était un peu sportif dernièrement. J’ai bien récupéré physiquement et émotionnellement. Mon problème, ce n’était pas juste un vrac. J’avais un feu électrique. Il y avait des flammes et pas mal de fumée noir. Ça a créé un court-circuit du pilote automatique. C’était compliqué car le vent était en train de monter, le bateau était sur le côté. Je l’ai redressé. Les conditions empiraient. Ça a pris plusieurs heures pour rouler les voiles proprement. Le grand gennaker est une voile super importante pour les prochains mois. J’ai essayé de le sauver. Je ne pas le mettre dans l’eau car ça c’est le pire. J’ai affalé les voiles pendant que  je pilotais le bateau avec mes genoux. J’ai sécurisé le bateau et j’ai remis le pilote en route après avoir réparé la partie cramée. J’ai remplacé par mal de bouts de câbles cramés. Le plus important c’était le court -circuit dans le pilote automatique. Je ne me suis pas blessé, j’ai juste quelques bleus et des courbatures. Je suis bien requinqué depuis. Je suis content d’avoir passé Bonne Espérance. J’ai 20 nœuds et je suis en train de profiter au max. La mer est bien formée donc je suis souvent en surf. Le bateau accélère à 25 nœuds. C’est un peu un chariot de montagne russe dans les mers du Sud."
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 16:25

Bonjour
un flash info encore un pépin sur le VG
@mitié Laurent




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FLASH INFO : Avarie à bord d’Edmond de Rothschild, Sébastien Josse met provisoirement la course entre parenthèses
lundi 05 décembre 2016, 15h21

À 10h30 ce lundi matin, tandis qu’il pointait à quelques 600 milles dans l’ouest de la longitude du cap Leeuwin, Sébastien Josse contactait son équipe à terre pour prévenir d’une avarie majeure sur le foil bâbord du Mono60 Edmond de Rothschild. Compte tenu des mauvaises conditions météorologiques que rencontre le skipper du Gitana Team depuis 24h et de la dégradation annoncée dans les prochaines heures sur la zone, le solitaire en accord avec ses armateurs, met provisoirement la course entre parenthèses et établit actuellement avec son équipe les meilleures options pour laisser passer le gros de la tempête en sécurité.
La flotte virtuelle dans les dépressions du grand sud



Depuis hier, Sébastien Josse doit faire face à des conditions très musclées en avant d’une dépression tropicale venue de Madagascar. Ce matin, tandis qu’il naviguait tribord amures dans un flux d’Ouest compris entre 30 et 35 nœuds et sur mer formée avec des creux de plus 4 mètres, le Mono60 Edmond de Rothschild est parti en survitesse dans un surf et a dû encaisser un gros « planté » en bas de la vague. L’arrêt a été brutal et, dans le choc, le foil bâbord est violemment descendu. Il est alors venu percuter de plein fouet sa cale haute, ce qui a endommagé le haut de l’appendice et son système de réglage. Sébastien Josse était à l’intérieur lors de l’incident et n’a pas été blessé.

Afin de sécuriser le foil, qui menaçait alors de sortir de sa cale ce qui aurait pu entraîner des conséquences sur le puits de l’appendice et l’intégrité structurelle de cette partie du bateau, Sébastien Josse a empanné pour changer d’amures et naviguer sur son foil tribord le temps d’une réparation provisoire. Gitana 16 faisait alors cap au Nord - Nord-Est en direction de l’Australie mais, pour des raisons de sécurité, il ne pouvait pas conserver ce cap trop longtemps. En effet, il s’agit précisément de la trajectoire du cœur de la dépression que le marin tente d’éviter depuis 24 h en gagnant au plus vite dans l’Est le long de la ZEA (Zone d’Exclusion Antarctique). Selon les dernières prévisions, le marin aurait dû faire face à des vents de 50 nœuds et une mer très forte avec des creux de 10 mètres. Depuis 14h, le Mono60 Edmond de Rothschild a ainsi remis le cap au Sud-Est.

Cyril Dardashti, directeur du Gitana Team, et toute son équipe sont en contact permanent avec Sébastien Josse pour trouver au plus vite les meilleures solutions à mettre en place.

Plus d’informations à venir dans les prochaines heures.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 16:51

re Ou là là
ca se suit les incidents
@mitié Laurent





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Romain Attanasio a heurté un OFNI, il se déroute vers Le Cap
lundi 05 décembre 2016, 16h16

Romain Attanasio, skipper du bateau Famille Mary - Etamine du Lys a heurté un OFNI (objet flottant non identifié) aujourd’hui lundi 5 décembre aux alentours de 12h30 (heure française). Romain se trouvait à environ 470 milles nautiques au sud du Cap (Afrique du Sud) lorsque son bateau Famille Mary - Etamine du Lys est entré en collision avec un OFNI qui a endommagé ses deux safrans.



Romain est en bonne santé et n’est pas en danger. Il a pris la décision de se dérouter vers Le Cap pour tenter une réparation sans assistance. Plus que jamais, Romain est soutenu par ses partenaires Famille Mary, Etamine du Lys et tous membres du Club Sixième océan. Sa compagne Samantha Davies, team manager du bateau a réagi : « J’ai senti Romain touché au début, mais il ne baisse pas les bras et il a déjà retrouvé le moral. Il va tout essayer pour réparer son bateau et poursuivre l’aventure. J’espère qu’il aura un maximum d’encouragements. » Romain Attanasio devrait mettre deux à trois jours pour rallier Le Cap.



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 22:31

Bonsoir
la dernière de la journée
@+ et bonne soirée Baboune


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Les leaders au Sud de l’Australie !
lundi 05 décembre 2016, 18h07
Vingt-neuf jours après le départ des Sables d’Olonne, les leaders du Vendée Globe ont déjà passé le deuxième grand cap du tour du monde en solo. En franchissant la latitude du cap Leeuwin à 9h14 ce lundi, Armel Le Cléac’h a amélioré de plus de cinq jours et demi le précédent temps de référence détenu par François Gabart ! Le Cléac'h a été suivi cinq heures et 16 minutes plus tard par Alex Thomson.



Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) creuse l’écart sur le pourtant très accrocheur Alex Thomson (Hugo Boss), relégué à plus de 100 milles dans son tableau arrière (plus exactement à 103,8 milles au pointage de 18h). La grosse info de la journée, c’est qu’Armel a doublé la longitude du Cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l'Australie à 9h14 (heure française) en un temps canon : 28 jours, 20 heures et 12 minutes. Le précédent temps de référence, établi il y a quatre ans par François Gabart, est pulvérisé de plus de 5 jours et 14 heures ! Un peu plus de cinq heures plus tard, à 14h30, Alex Thomson a à son tour franchi le deuxième grand cap emblématique du Vendée Globe.
Les chiffres donnent le tournis : depuis le départ des Sables d’Olonne il y a 29 jours, les deux leaders alignent une vitesse moyenne de plus de 17 nœuds sur l’eau et le ryhtme va continuer à être élevé. Armel Le Cléac’h : « Nous sommes dans une phase de transition entre deux dépressions, la prochaine qui arrive promet d’être musclée, le vent commence à rentrer et va arriver par derrière, ça va donc faire l’élastique au niveau du classement. La semaine va être assez agitée, on va aller de dépression en dépression. Le Sud de l’Australie est un passage compliqué avec du vent soutenu, de la mer forte, ça ne va pas être drôle... »
Preuve que la flotte est particulièrement étalée, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a lui franchi le cap de Bonne Espérance à 17h32. Les marins qui naviguent dans l'océan Indien touchent tous du vent fort et évoluent dans des conditions classiques des mers du Sud, où les dépressions se succèdent et se déplacent d'Ouest en Est, dans le même sens que les bateaux qui filent donc à bonne allure dans des vents portants. Et qui dit vitesse dit navigation exigeante. Marins et machines n’ont pas fini d’être sollicité, loin de là…

Les passages au cap Leeuwin :
1) Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) à 9h14 après 28 jours, 20 heures et 12 minutes
2) Alex Thomson (Hugo Boss) à 13h30 après 29 jours, 01 heure et 21 minutes
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 05 Déc 2016, 23:36

C'est curieux : je pensais que la limite entre Océan Indien et Pacifique était au niveau de la Tasmanie. Si j'en crois ma géographie, les deux sprinters sont toujours dans l'Océan Indien.
Bon, d'accord, Indien vaut mieux que deux Tu L'auras (désolé)
_Bruno

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C'est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases.
Espérons que le fond de la mer est étanche.
Une journée au cours de laquelle on n'a pas ri est une journée perdue.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 06 Déc 2016, 07:33

Bonjour
la matinale ensuite je file au Lycée
@+Baboune


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Un mois de mer, 45% du parcours !
mardi 06 décembre 2016, 06h18
Nous sommes le 6 décembre et la flotte du Vendée Globe en termine avec le 30e jour de course. En exactement un mois de mer, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ont déjà avalé plus de 45% du parcours ! Sébastien Josse, lui, livre une bagarre terrible dans 8 mètres de creux et 40 nœuds de vent.


© Y.Zedda
Au Sud de l’Australie, la bagarre fait toujours rage entre le leader Armel Le Cléac’h et un Alex Thomson qui ne lâche rien. Le Gallois a même repris une cinquantaine de milles au Français ces dernières 24 heures, réduisant son écart à 83 milles. Les vitesses des duettistes sont de nouveau très impressionnantes ce matin, comprises entre 20 et 23 nœuds. Quel match ! Voilà exactement un mois qu’ils ont quitté les Sables d’Olonne et Banque Populaire VIII a déjà avalé 46% du parcours total du Vendée Globe, contre 45% pour Hugo Boss. On vous laisse faire la règle de trois et vous souvenir que jusqu’ici on avait coutume de résumer « un Vendée Globe, c’est grosso modo trois mois de mer ». Il va falloir revoir nos standards. Pour eux, l’océan Pacifique, qui commence au Sud de la Tasmanie, n’est déjà plus distant que d’un millier de milles ! À comparer avec la distance couverte ces dernières vingt-quatre heures : 412 milles pour Armel Le Cléac’h, 467 pour Alex Thomson. À mettre en perspective aussi avec leurs cinq jours d’avance sur l’ancien temps de référence au cap Leeuwin et les cinq petites heures qui les séparaient au passage de cette longitude australienne…

40 nœuds, 8 mètres de creux…

Un peu plus de 750 milles derrière eux, Sébastien Josse, troisième, livre un combat extraordinaire depuis l’avarie sur son foil bâbord hier, incident majeur qui l’a contraint à « mettre sa course entre parenthèses ». Les données de ce combat sont relativement simples à comprendre : pour éviter le plus fort de la grosse dépression qui le malmène, le skipper d’Edmond de Rothschild doit être le plus Sud possible, mais si possible sans pénétrer dans la Zone d’Exclusion Antarctique, ce qui serait synonyme de pénalité. C’est chaud. Jacques Caraës, le Directeur de course, explique : "il a huit mètres de creux, ça déferle, et des vents de 40 nœuds, probablement plus dans les rafales. C’est forcément compliqué, mais Seb a très bien joué le coup en parvenant pour le moment à ne pas entrer dans le mur des glaces". L’autre bateau à subir les plus grosses conditions en ce moment dans l’Indien n’est autre que SMA. Plus au Nord, Paul Meilhat gère remarquablement bien aussi et il est


revenu à moins de 450 milles du tableau arrière de Edmond de Rothschild.
Impossible de détailler ici les conditions météo groupe par groupe alors que la flotte est étalée sur plus de 10 000 kilomètres et que les derniers sont encore en Atlantique alors que les leaders envisagent déjà le Pacifique ! Cependant, à l’exception de Didac Costa et Sébastien Destremau qui ferment la marche (One Planet-One Ocean se rapproche d’ailleurs de TechnoFirst-faceOcean), tous naviguent dans des Quarantièmes Rugissants qui… rugissent. Tous ont donc affaire avec le schéma classique du train des basses pressions défilant d’Ouest en Est sur les latitudes australes : dépression/transition/dépression, etc. Le but du jeu est toujours de rester le plus possible en avant des fronts froids, puis de gérer au mieux pour prendre le suivant une fois qu’on a été croqué par le premier. Simple en théorie, beaucoup plus compliqué à concrétiser quand on affronte des rafales de plus de 40 nœuds et une mer au mieux mal rangée, au pire énorme..
Dick très rapide
Parmi les autres faits saillants ce matin, Jean-Pierre Dick se refait progressivement une santé. Il est très rapide : StMichel-Virbac a avalé 488 milles ces dernières vingt-quatre heures, c'est de loin le meilleur score de toute la flotte. Il a repris près de 50 milles à Yann Eliès, Quéguiner-Leucémie Espoir n’étant plus que 190 milles devant lui. Côté continent africain, 17 bateaux sur les 24 encore en course (au passage, c’est un des ratios d’abandons les plus faibles de l’histoire de la course après un mois de mer) ont doublé le cap de Bonne-Espérance. Le prochain sera le doyen de l’épreuve, l’Américain Rich Wilson. Le skipper de Great American IV fera à son tour son entrée dans l’océan Indien dans quelques heures, en 18e position. Romain Attanasio, lui, a encore 340 milles à couvrir pour gagner la zone de Cape Town et y tenter une réparation de ses safrans. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys est déterminé à tout faire pour pouvoir poursuivre la course. Le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh), qui a abandonné sur démâtage, n’a plus que 160 milles à couvrir pour arriver en Afrique du Sud. Hier il a ému tout le monde dans une vidéo de grande classe où il s’excusait presque de son manque de chance et remerciait chacun de ses soutiens : « J’irai vous voir tous un par un à mon retour ». Le samouraï des mers, comme l’appelle Jean Le Cam, reviendra sur le Vendée Globe, c’est une certitude.

Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 06 Déc 2016, 13:40

Bonjour à toutes & tous
malheureusement ça sent pas bon pour Kito
@mitié Laurent


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Vive inquiétude pour le skipper Kito de Pavant
mardi 06 décembre 2016, 12h02
A 9h00 (heure française) ce mardi matin, la Direction de Course du Vendée Globe a été alertée par l’équipe technique du navigateur Kito de Pavant qu’une avarie grave était intervenue à bord de son bateau Bastide Otio. Kito de Pavant qui naviguait à 16 noeuds sous grand-voile et deux ris dans une mer très formée, a informé son équipe à terre que le bateau avait subi un violent choc au niveau de la quille, suite à la rencontre avec un OFNI, provoquant une voie d’eau importante à bord du bateau.


© Kito de Pavant/ Vendée Globe
Joint par téléphone, Kito de Pavant déclarait : « J'ai tapé quelque chose de dur avec la quille. Le choc a été brutal et le bateau s'est arrêté net. Le palier arrière de la quille a été arraché. La quille pend sous le bateau simplement tenue par le vérin de quille qui est en train de cisailler la coque... Le puits de quille est arraché, il y a une grosse voie d'eau à ce niveau mais contenue pour le moment au compartiment moteur. Actuellement il y a 40 nœuds de vent et 5 à 6 mètres de creux sur zone. Le bateau est arrêté. J’ai affalé la grand-voile pour que ça gîte moins. La situation est stabilisée pour le moment. Le matériel de survie est à côté de moi. Il va falloir venir me chercher. Je suis en train de contacter le Marion Dufresne pour qu’il vienne sur zone ».
La Direction de Course du Vendée Globe a immédiatement alerté les MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) Gris Nez afin de les informer de l’avarie et d’organiser les secours. 
Le Cross a prévenu le Marion Dufresne qui est actuellement positionné à 110 milles nautiques dans le nord de l’endroit où se trouve Kito de Pavant, lui-même localisé dans le Nord des îles Crozet. Le Marion Dufresne devrait être sur zone dans une dizaine d’heures.
Plus d’information dans la journée.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 06 Déc 2016, 17:49

Bonsoir
Kito attend les secours et l'analyse météo
@mitié Laurent




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Vive inquiétude pour le skipper Kito de Pavant
mardi 06 décembre 2016, 12h02
A 9h00 (heure française) ce mardi matin, la Direction de Course du Vendée Globe a été alertée par l’équipe technique du navigateur Kito de Pavant qu’une avarie grave était intervenue à bord de son bateau Bastide Otio. Kito de Pavant qui naviguait à 16 noeuds sous grand-voile et deux ris dans une mer très formée, a informé son équipe à terre que le bateau avait subi un violent choc au niveau de la quille, suite à la rencontre avec un OFNI, provoquant une voie d’eau importante à bord du bateau.


© Kito de Pavant/ Vendée Globe
Joint par téléphone, Kito de Pavant déclarait : « J'ai tapé quelque chose de dur avec la quille. Le choc a été brutal et le bateau s'est arrêté net. Le palier arrière de la quille a été arraché. La quille pend sous le bateau simplement tenue par le vérin de quille qui est en train de cisailler la coque... Le puits de quille est arraché, il y a une grosse voie d'eau à ce niveau mais contenue pour le moment au compartiment moteur. Actuellement il y a 40 nœuds de vent et 5 à 6 mètres de creux sur zone. Le bateau est arrêté. J’ai affalé la grand-voile pour que ça gîte moins. La situation est stabilisée pour le moment. Le matériel de survie est à côté de moi. Il va falloir venir me chercher. Je suis en train de contacter le Marion Dufresne pour qu’il vienne sur zone ».
La Direction de Course du Vendée Globe a immédiatement alerté les MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) Gris Nez afin de les informer de l’avarie et d’organiser les secours. 
Le Cross a prévenu le Marion Dufresne qui est actuellement positionné à 110 milles nautiques dans le nord de l’endroit où se trouve Kito de Pavant, lui-même localisé dans le Nord des îles Crozet. Le Marion Dufresne devrait être sur zone dans une dizaine d’heures.


Analyse météo
Un océan Indien fidèle à sa réputation
mardi 06 décembre 2016, 12h51
Alors que les premiers concurrents commencent déjà à regarder les conditions  dans le Pacifique pour les jours prochains, les derniers vont entrer dans l'océan Indien qui est fidèle à sa réputation.


© Great Circle


© Great CircleBanque Populaire et Hugo Boss continuent à naviguer rapidement en avant de la dépression qui concernait Edmond de Rothschild hier. Le vent devrait adonner pour eux dans la journée. Peut-être en profiteront-ils pour se recaler au Sud.
Pour Edmond de Rothschild, les conditions s'améliorent. La zone de vent la plus forte et surtout de mer très formée s'éloigne vers le Nord-Est. Sébastien Josse devrait retrouver des conditions plus clémentes dès demain.
Le répit sera de courte durée pour SMA et Maître CoQ avec l'arrivée d'une nouvelle dépression dès demain matin alors que Yann Eliès, Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Thomas Ruyant naviguent dans le même système.
Derrière, Kito de Pavant était probablement avec Gitana et SMA l'un des concurrents

© Great Circlequi naviguait dans les conditions les plus musclées lorsqu'il a eu son avarie de quille.
Pour Louis Burton et le groupe des cinq bateaux qui suivent, la journée de mardi est plutôt calme en attendant l'arrivée d'un nouveau front dès mercredi. C'est précisément ce front qui a touché Pieter Heerema, Enda O'Coineen et Alan Roura mardi avec des rafales à 40 noeuds sous les grains. Pour ces trois skippers, l'arrivée dans l'océan Indien devrait être calme mercredi.
Sébastien Destremau et Didac Costa subiront dès mercredi des conditions musclées avec une dépression qui circule dans leur Sud. 
Christian Dumard / Bernard Sacré - Great Circle

 
© Great Circle


©Great Circle



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 06 Déc 2016, 18:25

Re
la dernière actu avec théoriquement l'arrivée des secours pour Kito
je vous met en fin d'article une photo et un lien pour le Marion-DuquesneII
@+ Laurent



Actualité
Cruel océan Indien
mardi 06 décembre 2016, 17h54
Plutôt préservée jusqu’à présent, la flotte du Vendée Globe souffre dans des conditions typiques du redoutable océan Indien. Certains marins en ont fait les frais. Dans la matinée, Kito de Pavant a subi une avarie majeure au niveau de la quille de son bateau. La situation semble sous contrôle et Kito attend d’être secouru par le navire Marion-Dufresne qui devrait arriver sur zone à partir de 18h (heure française). Après son avarie de foil survenue hier, Sébastien Josse fait le dos rond dans la dépression tandis que Romain Attanasio poursuit sa route vers Cape Town où il tentera de réparer ses safrans endommagés. Tout va bien en revanche pour Armel Le Cléac’h, toujours leader au Sud de l’Australie, devant un Alex Thomson qui ne lâche évidemment pas le morceau...


© Yann Riou / GITANA SA
« L’Indien prélève sa quote-part à la flotte. C’est un océan difficile et méchant qui se montre à la hauteur de sa réputation. Les endroits où nous sommes craignent un peu. Les situations peuvent vite devenir dramatiques. » C’est à l’occasion d’une visio-conférence dans le Vendée Live que Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) a appris ce midi la mésaventure subie par Kito de Pavant (Bastide Otio).   
Voie d’eau importante pour Kito de Pavant qui attend d’être secouru
Bref rappel des faits : il était 9h (heure française) ce mardi matin quand le bateau de Kito a violemment heurté un OFNI. Il naviguait alors à 16 nœuds. Le choc a lourdement endommagé la quille de Bastide Otio et engendré une importante voie d’eau, heureusement contenue au compartiment moteur. Face à

© Kito de Pavant/ Vendée Globe
l’urgence de la situation, Kito de Pavant n’a d’autre choix que d’être secouru. Le marin est actuellement dans le Nord des îles Crozet, dans des conditions difficiles de vent et de mer. « Kito a empanné pour que son vérin de quille détériore moins la coque et que la voie d’eau soit moins importante », précise Alain Gautier, consultant sécurité du Vendée Globe qui supervise l’opération de sauvetage en collaboration avec la Direction de Course.  
Le navire Marion Dufresne s’est dérouté pour porter assistance à Kito de Pavant. Il est attendu sur zone dans la soirée (18h heure française) et devrait donc arriver de nuit. Il faudra attendre le lever du soleil avant d’envisager une intervention qui pourrait survenir vers 2h30. Ces informations sont bien entendu soumises aux aléas climatiques dans cette région hostile…
Sébastien Josse fait le dos rond, Romain Attanasio en route vers Cape Town
A cause de l’avarie majeure sur le foil bâbord de son bateau après un enfournement violent hier matin, Sébastien Josse doit provisoirement mettre la course de côté. Les dernières 24 heures ont été dantesques pour le skipper de l’IMOCA60 Edmond de Rothschild qui a affronté des vents de 40 nœuds et des vagues de plus de 7 mètres ! Mais Cyril Dardashti, directeur du Gitana Team, se montre rassurant : « Sébastien va bien malgré les conditions extrêmes qu'il connaît depuis hier après-midi. Cette nuit, il est parvenu à enchaîner deux empannages très délicats compte tenu de la force du vent et de l'état de la mer. Ces manœuvres étaient nécessaires pour ne pas entrer dans la ZEA (Zone Exclusion Antarctique, ndlr) et éviter ainsi toute pénalité. »


Sébastien est parvenu à sécurisé le foil endommagé grâce à une réparation temporaire qui consistait à bloquer l'appendice en position haute. L’idée étant d’éviter que le foil ne sorte de son logement et n'entraîne des dégâts structurels. Les conditions ne permettent pas encore à Sébastien d’effectuer une analyse plus précise de l’avarie, et encore moins d’envisager une réparation. Il va encore devoir patienter avant que la dépression ne s’évacue et que la situation se calme quelque peu… On en saura alors davantage.
Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) gère lui aussi la crise avec détermination. Ses deux safrans endommagés suite à un choc avec un OFNI l’ont contraint de faire route vers Cape Town. Au pointage de 15h, il était à 200 milles dans le Sud de cette ville à proximité de laquelle il tentera de trouver une baie abritée pour réparer.
Dans le rythme des mers du Sud
Les autres concurrents poursuivent leur cavalcade, tous alignent des vitesses à deux chiffres. Dans l’océan Indien, la vigilance est de mise, comme l’explique Arnaud Boissières (La Mie Câline) : « Ici, on ne navigue pas de la même manière que sur l’Atlantique. On fait plus attention, on essaye par exemple de bien décomposer la chronologie des manœuvres avant de les effectuer. »
Trois skippers ont franchi aujourd’hui le cap de Bonne Espérance : Rich Wilson (Great American IV, à 5h20), Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland, à 10h56) et Alan Roura (La Fabrique, à 11h43). En comptant Kito de Pavant, 20 marins naviguent désormais dans l’océan Indien, dont neuf bizuths du Vendée Globe. Parmi eux, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) : « Les mers du Sud sont conformes à mes attentes. Il n’y a pas beaucoup de pauses ou alors elles sont courtes. Normalement, on navigue avec une telle intensité durant quelques jours, on serre les fesses et ça passe. Mais là ça va durer ! Il y a un temps d’adaptation mais on finit par s’habituer à ces conditions. »


Malgré une indispensable prudence, la compétition est bien présente à tous les étages. En tête, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) restent solides leaders, bien calés en avant d’un front qui les propulse vers l’océan Pacifique. Derrière, le bizuth Paul Meilhat (SMA) réalise une formidable course, tout comme Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui s’accroche avec courage malgré ses soucis techniques.
Plus en arrière, on note ce match intéressant entre cinq bateaux, de Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt, 12e) à Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 16e), qui se tiennent en moins de 100 milles. Stéphane Le Diraison a même fait parvenir une vidéo dans laquelle il navigue à vue avec Nandor Fa, et ce après 30 jours de course et plus de 8000 milles parcourus ! Autre lutte en queue de flotte avec Didac Costa (One Planet One Ocean) qui est en train de « manger » Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean). A 18h, le skipper Espagnol n’avait plus que 3 milles de retard…

Bertrand de Broc attendu demain midi à Lorient
Bertrand de Broc (MACSF) arrivera demain à partir de 12h à Lorient, son port d’attache. Suite à un choc subi au large du Portugal, Bertrand avait dû s’arrêter sur l’île de Fernando de Noronha. Après deux plongées d’inspection sous la coque, il avait été contraint à l’abandon le 19 novembre. N’hésitez pas à vous rendre sur le ponton lorientais pour accueillir cette figure de la course au large qui participait à son quatrième Vendée Globe.
Olivier Bourbon / M&M


Le Marion-DufresneII



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 06 Déc 2016, 21:31

Bonsoir
retour sur l'avarie de Kito avec sa vidéo désolé on entend mal et nouvel avarie sur la course
@+ Baboune




Actualité
Avarie de safran à bord de COMMEUNSEULHOMME
mardi 06 décembre 2016, 20h46
Éric Bellion a informé son équipe à terre, aujourd’hui à 18h20, d’une avarie survenue sur son safran tribord. Alors qu’il naviguait dans une mer formée et un vent moyen d’une trentaine de nœuds, le bateau s’est couché dans une rafale à plus de 50 nœuds. Sous la violence du choc, la mèche de safran – pièce en carbone qui relie l’appendice au bateau – s’est vrillée. La pelle de safran est donc toujours reliée au bateau mais est rendue inutilisable.


© Jean-Marie Liot / C1SH
Un safran de rechange a été embarqué avant le départ et Éric va devoir effectuer le remplacement pour poursuivre la course. Il fait route au 47° (Nord Est) sous voile réduite vers une zone de calme

qu’il atteindra demain en fin de matinée. C'est à ce moment-là qu'il pourra effectuer cette réparation qui requiert des conditions aussi clémentes que possible.
Le skipper va bien et n’a pas repéré d’autres avaries. Il navigue actuellement en 17ème position et n’a pas demandé d’assistance.
(Source : CommeUnSeulHomme)
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 07 Déc 2016, 08:29

Bonjour
l'actu de la matinée , Kito de Pavant sain et sauf
avec en supplément la une de Ouest France sur son sauvetage
@+ Baboune


OUEST FRANCE


Actualité
Kito de Pavant à bord du Marion Dufresne
mercredi 07 décembre 2016, 05h45
Vers 2h00 (heure française), Kito de Pavant a été récupéré par un semi-rigide envoyé par le navire Marion Dufresne II : le skipper de Bastide-Otio a été immédiatement pris en main par le médecin du bord. Le solitaire va bien même s’il est extrêmement déçu et fatigué.

Le navire de ravitaillement des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) était en mission au départ de La Réunion pour faire le tour des îles australes : le commandant Dudouit a été prévenu par la Direction de Course du Vendée Globe en relation avec les services de sécurité en mer (MRCC et CROSS Gris-Nez). À environ 110 milles dans le Nord de la position de Kito de Pavant, le Marion Dufresne II a alors accéléré pour rallier au plus vite le monocoque dont la quille risquait à tout moment de se désolidariser totalement, mettant en danger la vie du skipper. Alors que la nuit tombait sur zone, le navire a rejoint Bastide-Otio vers 17h30 (heure française) et est entré en contact radio avec Kito de Pavant qui a pu décrire la situation alors que le vent soufflait encore à une trentaine de nœuds sur une mer très agitée.
 

Commandant Duduit (Marion Dufresne II) : « Nous avons récupéré Kito de Pavant avec notre semi-rigide ce matin malgré une météo qui était encore assez agitée avec force 6-7 et de gros creux. Nous avons pu mettre notre pneumatique à l’eau et nous l’avons récupéré sur son bateau. Nous étions en mission de ravitaillement des îles australes, une mission habituelle au mois de décembre : nous sommes partis de La Réunion le 2 décembre. Le MRCC a essayé de me contacter mais cela n’a pas fonctionné et c’est donc par l’intermédiaire du service de sécurité à Marseille que nous avons été mis en contact vers 10h00 TU mardi. Nous étions alors à environ 110 milles de la position du bateau, dans son Nord. Nous avons pu accélérer à la vitesse maximum malgré les conditions météo et nous avons mis moins de temps que prévu pour entrer en contact avec le skipper. Nous sommes arrivés sur zone vers 16h30 TU et la nuit tombait.
Nous étions en contact visuel et par radio VHF avec Kito de Pavant mais avec la nuit tombante et du gros temps, il était impossible d’intervenir tout de suite sachant que le skipper maîtrisait encore la situation à bord de son bateau. D’un commun accord, nous avons décidé d’attendre le lever du jour pour mettre notre semi-rigide à l’eau et venir le chercher. Il nous a décrit sa situation : il avait une voie d’eau maitrisée et nous étions d’accord que si son bateau chavirait suite à la perte de sa quille, nous allions le chercher dans son radeau de survie. Nous avions des contacts réguliers avec lui, ce qui lui a permis de dormir un peu. Ce matin, la situation a commencé à s’aggraver car le niveau de l’eau est monté. Kito de Pavant a donc été récupéré directement par notre semi-rigide et embarqué à bord du Marion Dufresne II : il est fatigué et surtout très déçu d’avoir dû quitter la course et son navire… Un médecin l’a pris en charge. »
 

Kito de Pavant (Bastide-Otio) : « J’ai eu de la chance dans mon malheur ! Le Marion Dufresne était sur zone et il n’y est que quatre fois par an… Les conditions étaient mauvaises et en fin de nuit, je n’arrivais plus à étaler la voie d’eau. Les planchers flottaient : ça a été dur de quitter mon bateau et de l’abandonner au milieu de nulle part, ça me fait mal au cœur de perdre le bateau. Mais c’était la seule solution parce que je n’avais quasiment plus d’énergie pour les pompes et je ne pouvais pas recharger les batteries puisque le moteur était sous l’eau… Une bonne partie de la coque est très endommagée puisque le fond de coque est parti avec le palier arrière de la quille. Et le vérin de quille a déchiré la coque sur plus d’un mètre : c’était sinistre de voir le bateau dans cet état-là. Ça devenait trop dangereux pour moi…
Je suis donc sur le Marion Dufresne II qui est en route vers les îles Crozet, puis les Kerguelen, Amsterdam : je suis pour trois semaines sur le navire de ravitaillement des TAAF. Ce sont des régions que je ne connais pas et je vais donc faire le tour de ces îles désolées.
Le choc a été très net, très fort : je marchais entre 15 et 20 nœuds avec 25-30 nœuds et une mer formée. J’étais prudent, pas trop rapide, très abattu pour

© Kito de Pavant/ Vendée Globe
être en phase avec le vent. J’ai tapé quelque chose, je ne sais pas quoi, mais j’ai entendu un gros bruit sec et j’ai tout de suite pensé à quelque chose de dur. Mais en regardant à l’arrière du bateau, je n’ai rien vu ressortir. Peut-être que ce que j’ai entendu était le crash sur le bateau… Le choc a cassé la partie arrière de la quille et de la coque à ce niveau-là et le palier arrière est parti. Quand je suis allé voir, la quille était encore accrochée, mais après avoir enroulé la trinquette (J-3) pour ralentir le bateau, la quille est descendue d’une dizaine de centimètres. Cela n’a fait que s’aggraver : je ne pouvais pas intervenir. J’ai viré de bord pour changer de cap afin de remonter vers le Nord, mais rapidement, j’ai compris que le bateau ne pouvait plus avancer. J’ai affalé la grand-voile et j’ai appelé la Direction de Course…
Le Marion Dufresne était heureusement à 110 milles dans mon Nord car l’autre alternative, c’était Louis Burton qui était à deux jours de ma position ! Il serait arrivé demain matin… C’est terrible de laisser le bateau sur place parce que je perds beaucoup et les conséquences seront lourdes : c’est la première fois que je perds un bateau… Moralement, je suis assez marqué, physiquement, je n’ai rien. »
 
Jacques Caraës (Directeur de Course du Vendée Globe) : « Kito, je comprends ton amertume. Nous étions vraiment très soulagés de constater ta maîtrise de la situation quand nous t’avons eu au téléphone. Cela a été un moment important de savoir que tu n’étais pas dans le stress avec une avarie aussi lourde dans cette zone désolée. Nous avons été beaucoup plus sereins grâce à toi. Merci ! On pense très fort à toi. »
 
ITV par DBo. / M&M


Actualité
Le sauvetage de Kito, vu de terre
mercredi 07 décembre 2016, 07h00
Directeur de Course du Vendée Globe, Jacques Caraës explique la procédure de sécurité mise en place pour sauver Kito de Pavant, en grande difficulté à 150 milles dans le Nord-Est de l’archipel Crozet alors que les conditions météorologiques étaient encore très dégradées dans l’océan Indien.


© Kito de Pavant/ Vendée Globe
Jacques Caraës (Directeur de Course du Vendée Globe) : « Kito de Pavant a embarqué à bord du Marion Dufresne II à 1h00 TU (2h00 heure française) : le transfert s’est fait par un semi-rigide mis à l’eau par le navire ravitailleur des TAAF. Le jour venait de se lever sur zone. Le Marion Dufresne II venait de La Réunion en direction de Crozet : c’était une chance qu’il soit si près de Bastide Otio, à environ cent milles dans le Nord de sa position.
Kito de Pavant a contacté par l’intermédiaire de son équipe technique, la Direction de Course mardi à 8h00 TU (9h00 heure française) : il avait une avarie majeure avec une voie d’eau et sa quille se baladait sous la coque, retenue uniquement par le vérin hydraulique.
Nous avons contacté le CROSS Gris-Nez en charge de la sécurité en mer au-delà des frontières strictes de l’Hexagone : il s’est mis en relation avec le MRCC (sécurité maritime internationale). Nous avons aussi été en relation avec le Nivôse, le bateau de la Marine Nationale française qui était du côté des Kerguelen : cela nous a permis d’avoir une relation directe avec le Marion Dufresne II par son intermédiaire.
Le Marion Dufresne II était déjà en navigation vers l’archipel de Crozet au départ de La Réunion, et Kito de Pavant était sur sa route : il a simplement accéléré pour arriver en moins de dix heures sur Bastide Otio. Cela nous a rassuré parce que la quille menaçait de se désolidariser. Il est arrivé vers 22h30 locales (17h30 heure française), soit en pleine nuit australe. Le commandant a préféré, en accord avec Kito de Pavant avec qui il était en relation par radio VHF, attendre le lever du jour pour faire le transfert. La mer était encore formée (4-5 mètres) mais le vent commençait alors à décroître.
Kito de Pavant a tout de suite était pris en charge par les médecins du bord : le commandant Duduit m’a indiqué que le solitaire était en forme, mais très fatigué. Le bateau, vu que la quille avait délaminé la partie arrière du puits et était sortie de son axe, tenue seulement par le vérin sur la tête de quille et qui déchirait la coque, n’était plus opérationnel. Avant de quitter Bastide Otio, Kito de Pavant m’a indiqué par mail que la voie d’eau commençait à devenir importante et qu’il était temps de venir le chercher ! »
 
ITV par DBo. / M&M


Actualité
Vacation : Paul Meilhat après la tempête
mercredi 07 décembre 2016, 08h00
Le skipper de SMA a connu des conditions météorologiques très dures avec le passage d’une dépression tropicale violente et rapide venue de Madagascar. Paul Meilhat revient sur cette journée dominicale mouvementée…


© Olivier Blanchet / DPPI / SMA

© B.Carlin / SMA
Paul Meilhat (SMA) : « J’ai reçu un message de Jacques Caraës pour m’indiquer que Kito (de Pavant) était bien à bord du Marion Dufresne, en sécurité. C’est rassurant. Cela doit être terrible d’abandonner son bateau là-bas ! Et je sais de quoi je parle… Même si c’était la seule solution possible, c’est très dur pour lui. Pour ma part, ça va beaucoup mieux depuis hier après-midi : je me suis fait rattrapé par une petite dorsale avant l’arrivée d’une nouvelle dépression. Le vent est rentré et je commence à accélérer. La mer est aussi plus calme parce que hier matin, j’avais encore six à huit mètres de creux… J’ai fait un gros vrac dans la nuit de dimanche à lundi avec pas mal d’eau qui est entrée dans le bateau : cela m’a pris du temps pour ranger tout et sécher. Une poulie de grand-voile s’est cassée et j’ai passé pas mal de temps à la remplacer ainsi que le cordage hier dans le petit temps. Tout est en ordre maintenant et je suis content de retrouver des conditions de vie plus agréables.
En avant de la dépression tropicale, j’ai eu beaucoup de vent au-delà de quarante nœuds assez stables et avec une mer au début organisée. Mais si je remontais vers le Nord, je risquais de me faire piéger dans une zone de calmes : j’ai coupé la poire en deux en allant jouer dans une mer assez chaotique. Je suis content d’en être bien sorti et la météo s’annonce bien meilleure pour les jours à venir.
Les dépressions qui arrivent par derrière sont plus faciles à gérer parce qu’on les voit venir plusieurs jours avant : ce qui est compliqué, ce sont les interactions avec ce qui se passe en Australie ou à Madagascar. Mais pour les trois prochains jours, c’est vraiment bien. Je suis content d’arriver sous l’Australie : c’est une étape importante pour le moral. C’est bientôt la mi-parcours après la Tasmanie. Jérémie (Beyou) devrait revenir un peu sur moi ces prochaines heures puisqu’il touche la nouvelle dépression avant et Yann (Éliès) n’est pas très loin non plus : cela m’oblige à bien naviguer. Surtout que Jean-Pierre (Dick) revient comme un fou avec ses foils !
Le Sud, il y a des jours où c’est vraiment dur ! Je suis content de retrouver aujourd’hui des conditions où j’arrive à peu près à me déplacer dans le bateau, à me faire à manger… J’ai vu le soleil hier parce que j’étais dans de hautes pressions, mais aujourd’hui, c’est gris et cela va durer pas mal de temps : je vais rester dans ce front au moins deux jours. J’en ai profité pour bricoler hier malgré la houle qui était encore énorme. Et je suis toujours poursuivi par une horde d’oiseaux, mais je constate qu’il y en a moins ce jour, particulièrement les petits, les pétrels et les damiers du Cap, parce que les albatros sont encore là ! »
 
ITV par DBo. / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 07 Déc 2016, 13:26

Re  Bonjour
l’actualité de la mi journée
pas top avarie pour un abandon pour d'autre
@+ Baboune



Actualité
Abandon de Sébastien Josse et du Mono60 Edmond de Rothschild
mercredi 07 décembre 2016, 10h46
Depuis 48 heures, Sébastien Josse, actuel troisième du Vendée Globe, a dû faire passer la course au second plan pour se concentrer exclusivement sur sa sécurité et celle du Mono60 Edmond de Rothschild. Une avarie majeure de son foil bâbord, survenue lundi matin à 10h30, l’a en effet placé dans une situation délicate et contraint à affronter des conditions météorologiques extrêmes – 40 nœuds de vent et 8 mètres de creux – au Sud de l’Australie, le long de la Zone Exclusion Antarctique. Ce mercredi, la nette amélioration de la situation a permis au skipper du Gitana Team de réaliser enfin un véritable état des lieux des dommages subis par Gitana 16. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes et les solutions envisageables pour réparer ne sont pas suffisamment pérennes sur plus de la moitié d’un tour du monde, soit près de 15 000 milles nautiques. Le moment est difficile et la déception immense : Sébastien Josse et le Gitana Team annoncent leur retrait du Vendée Globe 2016-2017.



Rappel des faits et hypothèses de réparations
Lundi matin à 10h30, Sébastien Josse avertit son équipe d’une avarie majeure sur le foil bâbord d’Edmond de Rothschild suite à un enfournement : « Je n’étais pas spécialement plus à l’attaque au moment de l’incident, mais les conditions étaient musclées à l’avant de la dépression. Il y avait 35 nœuds et la mer commençait à bien se former autour des 4 mètres. Dans un surf, le bateau est parti à 30 nœuds et s’est arrêté brutalement à 10 nœuds dans l’enfournement. Cela n’a duré que quelques secondes. J’étais sous la casquette entre les deux portes de descente. Quand le bateau s’est relancé j’ai senti que quelque chose n’allait pas et j’ai vite vu qu’il y avait un problème avec le foil bâbord, il était dans l’eau alors que je naviguais foils relevés. J’ai été ouvrir la trappe du puits de foil à l’intérieur et j’ai pu constater qu’il y avait de la casse. Le point d’attache du bout situé sur la tête de foil, qui est pourtant une pièce en carbone imaginée et dimensionnée pour résister à de fortes contraintes, a cédé. Il fallait faire vite car le foil ne tenait plus que grâce à deux vis et si il sortait de sa cale cela pouvait avoir des conséquences beaucoup plus graves. Il pouvait endommager le puits en se mettant en travers, ce qui pouvait amener à une voie d’eau… J’ai empanné très vite pour sécuriser le foil et éviter cette situation mais malheureusement le timing météo était mauvais. Pour préserver le matériel endommagé il aurait fallu que je continue tribord amures en direction du Nord-Est mais la dégradation annoncée réclamait que je replonge au Sud-Est, appuyé sur le foil blessé dans des mauvaises conditions. Sur ce bateau, j’ai déjà connu des pires conditions, notamment sur la Transat St Barth – Port-la-Forêt où nous avons eu jusqu’à 50 nœuds, mais ici, dans les mers du Sud tout prend une autre dimension du fait de ton isolement. La situation était compliquée dans la nuit de lundi à mardi… »

Tandis que Sébastien fait le dos rond dans la tempête et subit les conditions sous trois ris seul, plusieurs solutions de réparation sont imaginées et proposées par son équipe à terre afin qu’il puisse choisir celle qui lui paraît la plus réalisable. « Quand tu fais le Vendée Globe, tu sais que quotidiennement tu auras des interventions à faire sur le bateau. Mais il faut que cela s’arrête aux pansements… je suis infirmier pas chirurgien » détaille le solitaire.

Ainsi, après de nombreux échanges et quelques tentatives, ces options sont, d’une part, trop difficiles à mettre en œuvre en pleine mer par un homme seul et, d’autre part, s’apparentent plus à des réparations provisoires qu’à des solutions pérennes permettant de parcourir, en toute sécurité, les 15 000 milles restants pour terminer la course. Avec notamment la traversée de l’océan Pacifique, entre 40 et 50 degrés sud, ce qui représente l’une des zones les plus isolées de la planète. L’objectif partagé par le Gitana Team et Sébastien Josse n’est pas de boucler un tour du monde coûte que coûte, et prendre des risques supplémentaires dans une situation déjà dangereuse, mais bien de faire de la compétition. Et celle-ci est aujourd’hui compromise. Ni le marin, ni l’équipe ne veulent s’exposer une nouvelle fois au risque que le foil sorte de ses cales, ce qui pourrait entraîner une voie d’eau et une situation d’urgence à bord d’Edmond de Rothschild selon sa position géographique.

Naviguant par 41° Sud et 107° Est, le Mono60 Edmond de Rothschild fait actuellement route vers l’Australie. Les membres du Gitana Team travaillent à la meilleure option et détermineront dans la journée la destination de Sébastien Josse qui pourrait être Perth, au Sud-Ouest, ou Adelaïde, sur la côte Sud, selon les solutions de rapatriement dont disposent les deux ports australiens. Après trente-un jours de mer et une course toujours aux avant-postes, Sébastien Josse se retire donc de la compétition et nous livre un tout premier bilan : « C’était dur il ne faut pas se le cacher car les bateaux sont très exigeants et inconfortables. Pour aller vite, il faut ‘foiler’ et pour ‘foiler’ il faut être dessus en permanence !  Mais j’étais content d’être là. Je me suis donné du mal et je n’ai pas de regrets sur cette course dans ma manière de la mener, de naviguer » concluait le skipper d’Edmond de Rothschild.

« En quelques secondes, tout s’écroule »
Pour sa troisième participation à cette mythique épreuve qu’est le Vendée Globe, Sébastien Josse était l’un des grands favoris de la huitième édition. Après tout le travail accompli et l’énergie consacrée au projet du Mono60 Edmond de Rothschild depuis plus de trois ans, cet abandon représente une immense déception pour le marin, ses armateurs et toute son équipe: « Mon univers depuis un mois est de douter en permanence pour être performant ! Alors forcément la décision d’abandonner a été très difficile à prendre mais elle est mûrement réfléchie et assumée par tous. Gérer la déception, cela va durer des semaines, des mois… car ce n’est pas uniquement le fait d’arrêter la course, c’est tout ce qu’il y a derrière : la passion, l’énergie et l’engagement que nous mettons tous dans de tels projets. Sur le Vendée Globe, nous faisons du bateau en solitaire mais plus que jamais ce sont des projets collectifs. J’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur une très belle équipe, solide et dédiée que je ne pourrais jamais assez remercier et d’avoir la confiance d’Ariane et Benjamin de Rothschild, ainsi que du Groupe Edmond de Rothschild, qui nous soutiennent et sont toujours à nos côtés dans les bons comme dans les moins bons moments comme aujourd’hui » confiait Sébastien Josse.

« Si la compétition est l’essence même des courses au large et le moteur pour la majorité des marins et leurs équipes, la priorité absolue demeure la sécurité des hommes et de leurs bateaux. Il existe forcément des risques à s’élancer sur un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance mais ils sont acceptés dans une certaine maîtrise. C’est un coup très dur pour notre équipe, nous sommes tous très déçus mais nous irons rapidement de l’avant et le projet qui nous attend – celui du maxi-multicoque – est en cela une chance » déclarait Cyril Dardashti, le directeur du Gitana Team.


Actualité
Avarie pour Thomas Ruyant
mercredi 07 décembre 2016, 09h32
Peu avant 8 heures ce mercredi matin, Thomas Ruyant - Le Souffle du Nord pour le projet Imagine - a informé Laurent Bourguès, son boat captain, d’une avarie ayant généré une voie d’eau.



En manipulant son dispositif de ballast bâbord, le chapeau du schnorchel (tube permettant le remplissage du ballast) entrainé par la vitesse du bateau, s’est arraché, sans entraîner de déchirure sur la coque. Thomas Ruyant a immédiatement constaté une entrée d’eau importante dans son espace de vie. Il a sommairement colmaté cette brèche avec des sacs et ce qu’il avait sous la main. Le solitaire a immédiatement empanné, afin de naviguer bâbord amure et de maintenir ce trou hors de l’eau. Thomas Ruyant a d’ores et déjà réussi à sécher une partie du bateau et gère la situation. Il cherche à présent, avec le soutien de Laurent Bourguès, le meilleur moyen d’aveugler cette voie d’eau. Il dispose pour cela du matériel nécessaire à bord. Actuellement Le Souffle du Nord pour le projet Imagine rencontre 30-40 nœuds de vent et une mer formée (3-4 mètres de creux). 


Actualité
Dans la froidure du Grand Sud
mercredi 07 décembre 2016, 10h00
Alors que Kito de Pavant a embarqué à bord du Marion Dufresne II et que Romain Attanasio, Éric Bellion et Sébastien Josse font route vers le Nord pour réparer, le duo de tête continue de creuser l’écart en route vers la Tasmanie, porte d’entrée du Pacifique

D’ici jeudi soir, il y aura non seulement près de 6 000 milles de débours entre le duo de tête et le tandem de queue, mais carrément un océan entier d’écart ! Alors que la mi-parcours est à moins d’une journée et demie du leader, c’est la première fois depuis la première édition du Vendée Globe que le delta entre le premier et le dernier atteint un océan à ce stade de la course… En fait, Alex Thomson (Hugo Boss) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) vont avoir mis deux fois moins de temps pour atteindre le cap de Bonne-Espérance au départ des Sables d’Olonne ! Dix-huit jours pour les premiers, trente-quatre jours pour les derniers…
Ça roule devant !
Bien sûr, le duo de tête bénéficie de conditions météorologiques presque idéales (si l’idéal existe dans l’océan Indien) puisqu’ils sont ce jour à l’arrière d’une dépression modérément active qui glisse sous le « mur des glaces ». C’est la raison pour laquelle les deux leaders le longent sur le 48°30S dans un vent très froid de Sud-Ouest d’une bonne vingtaine de nœuds. Or s’ils vont perdre le fil de cette perturbation dès la nuit prochaine, ils vont se retrouver sur la face occidentale d’une autre dépression en cours de creusement au Sud de la Tasmanie ! Un enchaînement incroyable car ils pourront alors rester dans ce régime de secteur Sud qui va prendre de la puissance, et ce jusqu’à la Nouvelle-Zélande…
Et même s’ils ne pourront pas le suivre dans les Cinquantièmes Hurlants après les dernières îles du Pacifique avant le cap Horn, le duo devrait accrocher l’anticyclone qui remplace cette perturbation et se faire de nouveau pousser par une dépression qui va naître dès samedi soir au large de Christchurch ! Il n’y a pas de meilleur enchaînement possible… Car dans leur tableau arrière, leurs poursuivants risquent fort de buter sur des cellules anticycloniques qui se créent sous le continent australien et sous la Nouvelle-Zélande.
Ça rame derrière…
On voit mal comment les chasseurs pourraient refaire ne serait-ce qu’une partie de leur retard ces prochains jours ! Surtout que Sébastien Josse ne semble toujours pas avoir résolu ses problèmes structurels : Edmond de Rothschild est remonté vers le Nord depuis qu’il a enfourné et abîmé son foil, et le skipper se retrouve donc en bordure d’un anticyclone qui se développe sous l’Australie. Certes l’état de la mer va sensiblement se lisser et cela sera peut-être suffisant pour permettre au solitaire de réparer et de reprendre le fil du match, mais avec un écart conséquent et surtout la pression de deux redoutables chasseurs : Paul Meilhat (SMA) est totalement opérationnel après avoir réparé quelques problèmes techniques liés à la mauvaise dépression tropicale qui a mis provisoirement sur le carreau Sébastien Josse, et Jérémie Beyou (Maître CoQ) a aussi retrouvé tout son potentiel comme le démontre sa moyenne de plus de vingt nœuds, propulsé par un fort régime de Nord-Ouest en avant d’un front.
Et si cela s’enchaîne encore bien pour Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), pour Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui a mis le turbo depuis son « écart » au large de Crozet et pour Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), c’est beaucoup moins véloce pour le peloton qui s’est bien étalé depuis le passage du cap de Bonne-Espérance. Certes Louis Burton (Bureau Vallée) fait encore cavalier seul en avant d’un front froid, mais derrière, le « club des cinq » navigue dans une zone de transition qui n’annonce que de la molle… Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt), Nándor Fa (Spirit of Hungary), Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) sont toujours très groupés dans un flux modéré d’Ouest.
Opération réparation
Et dans le pack suivant, Éric Bellion (Commeunseulhomme) a dû décrocher suite à son avarie de safran : il fait route au Nord pour se placer dans une bulle anticyclonique qui reste accrocher à l’Afrique du Sud afin d’installer son safran de secours. Quant à Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), il s’est calé à une trentaine de milles au Sud du cap de Bonne-Espérance, au cœur de hautes pressions, dans des calmes et sur une mer probablement suffisamment maniable pour permettre d’intervenir aussi sur ses safrans. Enfin, le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) n’est plus qu’à quelques milles du port de Cape Town…
Toute la flotte est ainsi située entre 35°S et le 49°S et même si l’été austral pointe son nez d’ici deux semaines, il fait un froid de canard pour la plupart des 23 solitaires encore en course. Dès que le vent souffle du secteur Sud-Ouest, c’est une vague glacée qui balaye l’océan Indien. Et le « mur des glaces » trouve toute sa justification puisque le navire de la Marine Nationale Nivôse venu aux Kerguelen pour accompagner les concurrents au large de l’archipel, a repéré (et pris en photo) des icebergs aux abords des îles australes !


Passage à la longitude du cap de Bonne-Espérance

1-Alex Thomson : 17j 22h 58’
2-Armel Le Cléac’h : 18j 03h 30’ à 4h 32’ du premier
3-Sébastien Josse : 18j 12h 42’ à 13h 44’
4-Paul Meilhat : 20j 11h 54’ à 2j 12h56’
5-Jérémie Beyou : 20j 12h 41’ à 2j 13h 43’
6-Yann Éliès : 21j 03h 18’ à 3j 04h 20’
7-Jean Pierre Dick : 22j 21h 13’ à 4j 22h 15’
8-Thomas Ruyant : 23j 06h 25’ à 5j 07h 27’
9-Jean Le Cam : 23j 10h 21’ à 5j 11h 23’
10-Kito de Pavant : 25j 09h 08’ à 7j 10h 10’
11-Louis Burton : 27j 05h 06’ à 9j 06h 08’
12-Nandor Fa : 28j 00h 17’ à 10j 01h 19’
13-Stéphane Le Diraison : 28j 01h 48’ à 10j 02h 50’
14-Arnaud Boissières : 28j 04h 19’ à 10j 05h 21’
15-Fabrice Amedeo : 28j 07h 59’ à 10j 09h 01’
16-Conrad Colman : 28j 08h 54’ à 10j 09h 56’
17-Éric Bellion : 29j 04h 30’ à 11j 05h 32’
18-Rich Wilson : 29j 16h 18’ à 11j 17h 20’
19-Enda O’Coineen : 29j 21h 54’ à 11j 22h 56’
20-Alan Roura : 29j 22h 41’ à 11j 23h 43’

Passage à la longitude du cap Leeuwin
1-Armel Le Cléac’h : 28j 20h 12’
2-Alex Thomson : 29j 01h 28’ à 0j 05h 16’
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 07 Déc 2016, 21:28

Bonsoir
alors l'analyse météo
il reste 22marins en lice une vidéo de la marine national et une sur le sauvetage de Kito
bonne soirée
@+ Baboune



Analyse météo
Tempête a l'entrée du Pacifique pour les leaders
mercredi 07 décembre 2016, 14h32
Les deux premiers concurrents devraient faire face à une tempête qui se creuse sur la Tasmanie à partir de jeudi.


© Great Circle

© Great CircleLa dépression très creuse qui circulait au Sud de la ZEA et qui a touché Edmond de Rothschild s'évacue maintenant vers l'Est. Elle fait des petits. Une nouvelle dépression se développe dans son prolongement sur le Sud de la Tasmanie à partir de jeudi et va venir bousculer la tête de la flotte. Le vent qui souffle déjà à 25 - 30 noeuds de Sud-Ouest pour les leaders devrait continuer à forcir demain et dans les jours qui suivent. Cette dépression va se déplacer vers le Sud de la Nouvelle-Zélande, qu'elle devrait atteindre d'ici 3 jours. Des vents de 35 à 45 noeuds souffleront dans sa partie Ouest, obligeant probablement les bateaux de tête à lever un peu le pied pour composer avec une mer très formée, des vents soutenus et probablement de nombreux grains. Les 72 prochaines heures devraient donc être éprouvantes pour le duo de tête. Les conditions devraient ensuite s'améliorer pour eux samedi 10 décembre en arrivant sur le Sud de la Nouvelle-Zélande avant la dernière ligne droite vers le Cap Horn.

Great CirclePour le reste de la flotte qui s'étale sur plus de 9000 kilomètres, les conditions ne sont pas de tout repos. Les dépressions se succèdent avec toujours le même scénario: vent de Nord-Ouest qui permet de faire route directe à une bonne vitesse durant 1, 2 ou 3 jours, passage du front froid avec les grains, la pluie et les rafales de vent, rotation du vent au Sud Ouest, une petite période d'accalmie et retour du vent au Nord-Ouest en avant de la dépression suivante.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

Incroyable ! La Marine Nationale nous a envoyé de superbes images de Thomas Ruyant / Vendée Globe



Actualité
22 marins encore en course !
mercredi 07 décembre 2016, 17h59
Après les retraits de Kito de Pavant et Sébastien Josse, il reste 22 concurrents en course sur les 29 qui ont pris le départ des Sables d’Olonne il y a 31 jours. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Sébastien Josse est le septième et dernier skipper à avoir signifié son abandon. La course continue pour les autres marins et c’est toujours le duo Armel Le Cléac’h/Alex Thomson qui mène les débats, à l’avantage du skipper français qui creuse un écart qui se porte à 130 milles. Derrière, un jeune bizuth s’empare de la 3e place provisoire, un certain Paul Meilhat…



Suite aux abandons de Kito de Pavant (Bastide Otio) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), le Vendée Globe a perdu deux grandes figures emblématiques, deux marins qui participaient pour la troisième fois à l’épreuve. Parmi les sept skippers qui ont abandonné cette huitième édition, seulement deux étaient des bizuths : Morgan Lagravière (Safran) et le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh). Les sept abandons sont liés à des problèmes de quille (Bertrand de Broc, Vincent Riou, Kito de Pavant), de mât (Tanguy de Lamotte, Kojiro Shiraishi), de safran (Morgan Lagravière) et de foil (Sébastien Josse).
A titre de comparaison, il y a quatre ans, sept skippers avaient aussi abandonné au bout d’un mois de course. Mais ils n’étaient que 20 au départ, contre 29 cette année…
Rappel des abandons survenus dans le huitième Vendée Globe
- 19 novembre : en escale à Fernando de Noronha où il s’est dérouté après un probable choc avec un OFNI qui a endommagé sa quille au large du Portugal, Bertrand de Broc (MACSF) prend la douloureuse décision d’abandonner. Bertrand est arrivé aujourd’hui à Lorient, son port d’attache.
- 22 novembre : coup de tonnerre quand Vincent Riou (PRB), le seul ancien vainqueur, annonce son abandon suite à une avarie de quille consécutive à un choc avec un OFNI. Il se déroute vers Cape Town d’où il est reparti le samedi 3 décembre.
- 24 novembre : Morgan Lagravière (Safran) heurte un OFNI qui endommage sérieusement l’un de ses safrans. Il abandonne et se déroute lui aussi vers Cape Town.

28 novembre : Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) officialise son abandon. Deux semaines plus tôt, le 13 novembre, Tanguy avait annoncé faire escale au Cap-Vert pour tenter de trouver une solution à sa tête de mât cassée. Son escale à Mindelo ne lui a pas permis d’effectuer une réparation satisfaisante. Il est reparti en mer le 16 novembre, cap sur les Sables d’Olonne. Ce n’est donc qu’une fois son bateau amarré au ponton du Vendée Globe que Tanguy a officialisé son abandon.
- 4 décembre : le mât du Spirit of Yukoh de Kojiro Shiraishi se brise juste au-dessus du capelage de trinquette. Le skipper japonais jette l’éponge et fait route vers Cape Town. C’est le cinquième abandon de ce Vendée Globe. Kojiro est arrivé ce jour dans la ville sud-africaine.
- 5 décembre : Sébastien Josse déplore une avarie de foil consécutive à un gros planté après un départ en survitesse. Josse met provisoirement la course de côté et tente des réparations qui ne se révèlent pas satisfaisantes. Il a annoncé son abandon ce mercredi 7 décembre.
- 6 décembre : Kito de Pavant heurte violemment un OFNI. Le choc endommage lourdement la quille de Bastide Otio et engendre une importante voie d’eau. L’abandon est inéluctable, Kito a été secouru par le Marion Dufresne la nuit dernière à 2h (heure française).

Impossible de lister ici toutes les avaries subies par les 22 marins toujours en course. Mais rappelons que le dimanche 6 novembre, quelques heures après le départ, Didac Costa (One Planet One Ocean) a constaté des problèmes électriques consécutifs à l’arrachage d’un ballast. Il est retourné aux Sables d’Olonne d’où il est reparti quatre jours plus tard. Le 19 novembre, Alex Thomson a quant à lui signalé une avarie sur le foil tribord d’Hugo Boss suite à un choc avec un OFNI. Malgré la casse de son appendice, Alex poursuit la course. Il est actuellement 2e derrière Armel Le Cléac’h.

Sébastien Josse abandonne et met le cap sur l’Australie
C’était la mauvaise nouvelle de la journée : ce mercredi matin, Sébastien Josse a pris la sage mais difficile décision d’abandonner le Vendée Globe. En bon marin, Sébastien n’envisage pas de poursuivre sa chevauchée dans les hostiles et isolées mers du Sud avec un bateau qui ne lui donne pas tous les gages de sécurité. Joint ce midi dans le Vendée Live, Sébastien a donné son état d’esprit : « Ce n’est pas évident de s’arrêter car on consacre beaucoup d’énergie et d’investissement sur cette course. J’ai essayé de trouver des solutions, mais aucune n’est viable pour le reste du parcours. Si j’avais pu sécuriser le foil, j’aurais continué car il peut encore se passer plein de choses dans le Vendée Globe. Si cet incident était survenu dans la remontée de l’Atlantique, j’aurais pu envisager de finir la course. Mais là il reste l’océan Pacifique et il n’est pas possible de continuer avec une telle avarie. Le sens marin doit prendre le dessus. » Sébastien fait route vers l’Australie, il ralliera très probablement Perth ou Adelaïde. « Ramener le bateau n’est pas le plus compliqué. Le plus dur sera d’être à terre et de voir les autres continuer à faire la régate. L’après-course va être difficile à gérer. »

Kito de Pavant en sécurité à bord du Marion Dufresne : « J’ai de la chance dans mon malheur »

Suite à son sauvetage par l’équipage du Marion Dufresne, Kito de Pavant a fait part de son émotion après avoir dû laisser à la dérive en plein océan Indien le bateau sur lequel il a investi tant de temps et d’énergie pour préparer son troisième Vendée Globe : « C’est la première fois que j’abandonne un bateau, c’est un vrai cauchemar. Mais je ne pouvais rien faire d’autre car la situation devenait très périlleuse, je ne parvenais plus à limiter la montée des eaux à l'intérieur du bateau... »
Kito de Pavant est sain et sauf, entre de bonnes mains à bord du Marion Dufresne à bord sur lequel il va passer plusieurs semaines avant de toucher terre. « On va apprendre à se connaître avec l’équipage et je vais profiter d’endroits que je vais découvrir. J’ai quelque part eu de la chance dans mon malheur d’avoir eu ce bateau sur zone. »
Romain Attanasio, Thomas Ruyant et Eric Bellion en mode MacGyver

Trois skippers ont mis provisoirement leur course entre parenthèses ces dernières heures pour effectuer des réparations. Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) arrive dans une baie située à proximité du cap de Bonne Espérance où il va tenter de réparer ses safrans endommagés.
Au Nord-Est des Kerguelen, dans 30 à 40 nœuds de vent et une mer formée, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) s'est engagé dans une réparation de l’extrême, suite à une avarie ayant généré une voie d’eau. Le chapeau du schnorchel (tube permettant le remplissage du ballast) s’est arraché. Thomas a immédiatement empanné pour naviguer bâbord amure et maintenir le trou hors de l’eau. Il a travaillé d'arrache-pied pour colmater la brèche, et il y est parvenu ! En fin d'après-midi, Thomas a pu empanner et faire cap au Sud-Est, tribord amure, appuyé sur la partie « blessée » de son bateau. Le skipper nordiste va surveiller attentivement la qualité et la solidité de sa réparation.
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) vient de reprendre sa course. Il a en effet réussi à remplacer son safran endommagé, après une longue et difficile réparation. Eric a mis 8 heures à retirer la pièce abîmée. Il est ensuite parvenu à mettre en place la nouvelle pelle.
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson font le break

Après l’abandon de Sébastien Josse, qui évoluait en 3e position, les deux leaders disposent de près de 1300 milles d’avance sur leur premier poursuivant. Flashé à près de 22 nœuds, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) fait un solide leader, reléguant Alex Thomson à plus de 140 milles. Les deux éclaireurs ne sont pas prêts de souffler puisqu’ils devraient faire face à une tempête qui se creuse sur la Tasmanie à partir de jeudi. L’entrée dans le Pacifique va être tonique ! Derrière, c’est Paul Meilhat (SMA) qui occupe désormais le 3e place, sous la pression d’un Jérémie Beyou (Maître CoQ) très incisif. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac, 6e) profite lui aussi de l’effet foil avec Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) en ligne de mire… Plus en arrière, Louis Burton (Bureau Vallée) maintient son avance de plus de 300 milles sur le groupe compact de cinq coureurs lancé à ses trousses. Signalons enfin que deux marins naviguent encore dans l’Atlantique Sud : Didac Costa et Sébastien Destremau.

Olivier Bourbon / M&M

J32 : Kito de Pavant recueilli à bord du Marion Dufresne / Vendée Globe

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