surcouf Maître principal


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 | Sujet: La dure vie des marin à bord des vaisseaux de ligne Mar 9 Sep - 14:13 | |
|  Salut à tous, J’ai lu le post de l’ancien, et vu sa coupe du Victory.Ca m’a donné envie de parler de tous ces hommes embrigadés sur les vaisseaux de cette époque. Aussi bien Français qu’Anglais ou Hollandais. On pourrait écrire un ouvrage intitulé:La terrible vie des marins à bord des vaisseaux de ligne.En général, comme le dit si bien l’ancien, ils étaient recrutés dans les ports, parfois à même les tavernes. Souvent à la suite d’une rixe aux cartes ou d’une beuverie, on les enrôlaientde force, sous la menace de la prison. Parfois, ils avaient à peine le temps de faire leur paquetage, car l’approche de l’ennemi se précisait et il fallait embarquer d’urgence.Ces pauvres bougres dont la vie ne tenait qu’a un fil, s’affrontaient souvent à des hommesayant survécus à plusieurs campagnes et qui les rudoyaient.En prime, ils se retrouvaient rapidement sous les ordres d’un officier peu regardant sur leséventuelles faiblesses ou handicap de ses hommes, car mature et armement ne pouvaient attendre. Le médecin du bord ne s’occupait guère de l’équipage, préférant remettresur pied tout ce qui portait un grade, sauf dans les combats où il coupait et sciait allégrementtout membre blessé susceptible de se gangrener.D’ailleurs, on repeignait régulièrement les ponts en rouge, afin d’éviter que le sang ne panique l’équipage. En dehors des rivalités et jalousies, l’ambiance n’était pas à la fête, car leur vie dépendait de la mer, du navire et du vent, et aussi beaucoup de la compétence de l’amiral ou du capitaine.Quelquefois des familles entières voyageaient avec les équipages, souvent chez les officiers,ce qui augmentait surveillance et brimades. Une seule femme à bord, pouvait semer panique,fantasmes et superstition.Souvent, les tempêtes emportaient des hommes sur les ponts et cordages, et un rival pouvait facilement profiter de l’occasion pour vous pousser pardessus bord. Le bruit et la puanteur étaient permanents, entre craquements du navire, bruit de la mer, pompes fonctionnant en permanence et plaintes des blessés , il n’était guère possible de dormir.Si vous ajoutiez le bruit des pas sur le pont, les cris des officiers, et les odeurs de cordite mélangées à celle de la soupe, il fallait une bonne dose d’abstraction pour trouver le repos.Mais cela encore passait.Pendant les affrontements, les boulets déchiraient les coques et la mitraille couchait les hommes par dizaines, si bien qu’il n’était pas rare de voir du sang ruisseler par les dalots.On glissait sur le pont couvert d’entrailles et de toile déchirée, tandis que les charpentierstentaient de colmater les brèches. Le pire était d’être déventé, à ce moment le navire courraitsur son ère, à la proie des canons ennemi et souvent la mature était abattue par le feu adverse.C’était alors le prélude à l’abordage, terrible boucherie où les membres étaient exposés au fer et à la mitraille. Un ennemi à terre n’était pas toujours mort, souvent les hommes feintaient sur le sol laissant passer l’adversaire avant de poignarder dans le dos. C’est pourquoi on lardait les corps au passage, pour plus de certitude.Je le sais, je le sent, je l’ai vécu dans une autre vie.Bon vent à tous,Surcouf [img]  [/img] Le Victory en 1884...A+ |
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Invité Invité

 | Sujet: Re: La dure vie des marin à bord des vaisseaux de ligne Mar 9 Sep - 14:23 | |
| hum tres interressant ce recit, si tu a en a encore, fait partagé, j'ai soif de connaissance |
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