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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 22 Fév 2017, 21:41

Bonsoir
bientôt la quatorzième arrivée
@mitié Laurent


Actualité
Vamos Didac!
mercredi 22 février 2017, 17h04

Didac Costa est attendu demain matin aux Sables d’Olonne. Il devrait franchir la ligne d’arrivée entre 8h et 9h, avant de remonter le chenal à 11h45. Il ne reste donc plus que cinq marins en mer et d’ici la fin de semaine ils pourraient n’être plus que deux car Romain Attanasio devrait arriver vendredi à la mi-journée, si sa réparation de bôme tient le coup, et Conrad Colman pourrait en finir avec son tour du monde durant le week-end. 



Comme Rich Wilson, Didac Costa devrait terminer son Vendée Globe en 107 jours puisqu’il est attendu sur la ligne d’arrivée jeudi matin entre 8h et 9h. Le skipper de One Planet One Ocean devrait ensuite patienter jusqu’à 11h45 pour emprunter le chenal en raison des horaires de marée. 




Une arrivée en fanfare
L’arrivée de Didac s’annonce particulièrement festive grâce aux pompiers sablais qui réservent quelques surprises à leur collègue catalan. Rappelons que suite aux déboires rencontrés en début de Vendée Globe, le 6 novembre dernier, Didac, sapeur-pompier dans la vie civile, était victime d’une voie d’eau à peine une heure après le départ. Il avait alors bénéficié de l’aide de ses homologues Sablais pour réparer son moteur et avait repris la course quatre jours plus tard. 
Les pompiers des Sables d’Olonne ont donc prévu de réserver un accueil très spécial à l’Espagnol avec quatre bateaux en mer dont certains équipés de système de sonorisation, des camions lance à eau dans le chenal et une arrivée au ponton au rythme des tam-tam. 
En plus de sa famille et de son équipe, quelques « bomberos » (pompiers) barcelonais ont fait le déplacement, tout comme certains membres de la Barcelona World Race. Côté skippers, Rich Wilson et Jean le Cam seront présents, alors qu’Alan Roura et Louis Burton adressent leurs félicitations à Didac mais ne pourront pas se rendre à Port Olona comme ils l’auraient souhaité. 

Quatre marins dans la course
Pour les quatre concurrents encore en course, l’heure n’est pas à la détente mais bien à la concentration. Tous doivent faire face aux derniers défis de l’épreuve. Le Vendée Globe avait rappelé que rien n’était joué lorsque Conrad Colman avait perdu son mât et qu’Eric Bellion avait cassé son rail de grand-voile aux abords du Golfe de Gascogne. Cette fois, c’est Romain Attanasio qui a (encore) fait les frais de la dure loi du Vendée Globe puisque sa bôme est tombée sur le pont de Famille Mary - Etamine du Lys. Romain a réussi à réparer son vit-de-mulet (pièce qui fixe l’extrémité de la bôme au mât), puis il a bouché les trous sur son pont avec du scotch... Cet énième bricolage devrait tenir le coup jusqu’au bout. Au classement de 15h00, 527 milles séparaient Romain Attanasio des Sables d’Olonne. Le compagnon de Sam Davies progresse actuellement au portant et devrait arriver vendredi en milieu de journée. 

Conrad Colman n’est plus qu’à 242 milles du but, mais « crazy-kiwi » n’est attendu à la bouée Nouch que ce week-end en raison de la faible vitesse que lui permet d’atteindre son gréement de fortune. S’il était pointé à moins de 3 nœuds à 15h, il devrait toucher du vent d’Ouest dans la soirée et se relancer un peu. Le néo-zélandais rencontre également des difficultés au niveau de ses provisions. Conrad devra peut-être utiliser ses rations de survie. Il sait qu’il a encore des ressources à disposition à bord de Foresight Natural Energy.

1000 milles derrière, Pieter Heerema va devoir faire attention puisqu’il rencontrera une forte dépression venant du Nord demain matin, avec 35 nœuds de vent et une mer forte. Le skipper de No Way Back pourrait garder une route plus Sud afin de rester en bordure de ce système. 

Enfin, en queue de flotte, Sébastien Destremau navigue toujours dans les alizés et bénéficie d’un vent de Nord-Ouest de 15-20 nœuds. Dans les jours à venir il devra définir sa route par rapport aux dépressions arrivant du Nord.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 23 Fév 2017, 10:29

Bonjour
aprés sa 14ème place et en attendant la remontée du chenal pour Didac il reste ce matin 4 marins en lice dans ce VG
@mitié Laurent


Actualité
Didac Costa achève le Vendée Globe à la 14ème place
jeudi 23 février 2017, 08h54
Le marin espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, jeudi 23 février 2017 à 8 heures 52 minutes 45 secondes  (heure française). A 36 ans, il boucle son premier tour du monde en  solitaire, il aura mis 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Sur un Imoca d’ancienne génération, le Catalan a parcouru  27 964 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 10.70 nœuds.


© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe
 
Sapeur- pompier de métier, le Barcelonais a fait ses débuts de coureur au large dans la Mini transat 2011. Il a déjà bouclé un tour du monde en Imoca 60, c’était en double à l’occasion de la Barcelona World Race 2014-2015. Son bateau One Planet One Ocean,  âgé de dix-sept ans, est l’ancien Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a terminé deuxième du Vendée Globe 2000-2001, puis remporté la Route du Rhum en 2002. Par ailleurs, Didac Costa est le quatrième concurrent espagnol dans l’histoire de l’Everest des mers, après Jose de Ugarte (6e en 1993), Unai Basurko (abd en 2008) et Javier Sanso (abd en 2013). Retour sur son aventure.


Victime d’une avarie de ballasts, une heure après le départ du dimanche 6 novembre, Didac Costa rentre à Port Olona afin de constater les dégâts occasionnés par une inondation sur les systèmes électriques du bateau. A l’aide de sa petite équipe et de la communauté des pompiers Sablais, le marin catalan répare son IMOCA One Planet One Ocean et repasse la ligne,  quatre jours après le reste de la flotte.  L’Espagnol commence donc son tour du monde, en 29e position, avec  770 milles de retard sur Sébastien Destremau (technoFirst- faceOcean), le concurrent qui ferme la marche.
Didac Costa rattrape la flotte
A l’approche du premier des trois caps le 8 décembre, Didac Costa qui navigue presque deux fois plus vite que Sébastien Destremau, le double et délaisse donc son statut de lanterne rouge. A Bonne Espérance, l’Ibère passe ensuite devant Romain Attanasio (Famille Mary- Etamine du Lys), lequel s’arrête plusieurs heures afin de réparer ses safrans.  Le pompier espagnol n’hésite pas à mettre du charbon dans la chaudière, rattrapant ainsi le néerlandais Pieter Heerema  et son foiler de dernière génération No Way Back, qui navigue de façon conservatrice dans le nord de l’océan Indien. Noël approche, One Planet-One Ocean longe la barrière des glaces et lorsque que Didac franchit le Cap Leuwin, il figure en seizième position du classement de ce 8ème Vendée Globe. Tandis que les terriens s’activent autour des festivités de fin d’année, Rich Wilson (Great American IV) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) entrent dans l’océan Pacifique, plus de 1000 milles devant Didac qui est maintenant très proche de l’irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland). Pour mémoire, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) navigue quant à lui, à la bagatelle de 7 580 milles devant  l’étrave du skipper espagnol !
Dans les mers du sud, le skipper de Barcelone reste vigilant au matériel, le bateau n’est pas dans un état optimal et de nombreux ennuis techniques surgissent, sur les pilotes entre autres. Bien sûr, l’objectif est tout d’abord de ramener ce vénérable navire jusqu’aux Sables-d’Olonne : « Le moindre problème peut se transformer en gros souci dans cette zone, ma dernière semaine a été un peu difficile avec le passage d’une grosse dépression et des rafales à plus de 40 nœuds, de face! » écrit Didac Costa peu avant d’entamer l’océan Pacifique début janvier. Sa position dans la flotte ne changera guère jusqu’à l’arrivée ; en effet il navigue à quelques jours de mer en arrière du quarté formé par Alan Roura, Rich Wilson, Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo, mais seulement quelques dizaines de milles devant Romain Attanasio qui, en bon figariste,  a raccroché le train dans son sillage.


© Dominique Wavre / Mirabaud

Voile déchirée à l’équateur
Après 75 jours de course, le 20 janvier One Planet-One Ocean  franchit le cap Horn, suivi de très près par  Famille Mary–Etamine du Lys. Les deux skippers qui remontent l’Atlantique finissent par se rapprocher à vue et en profitent pour discuter à la VHF : «Nous nous sommes donnés des nouvelles de nos bateaux ! » raconte Romain à la vacation par téléphone. Le passage du Pot au noir et ses grains violents occasionnent plusieurs déchirures dans la grand- voile du marin espagnol. Les longues sessions de bricolage reprennent, il faut tantôt grimper dans la mâture, tantôt affaler puis hisser de nouveau pour réparer les trous tant bien que mal, bref faire des efforts surhumains pendant des heures, de jour comme de nuit, pour maintenir le bonhomme, l’embarcation et toute la toile en capacité de boucler le tour.
Un accueil bien mérité
« Je me suis harnaché pour monter jusqu'à la déchirure et coller le dernier patch en faisant de la haute voltige avec la voile gonflée. J'ai les jambes bien endolories après cent jours sans à peine bouger… Je n'ai pas encore perdu toutes mes forces, mais je sens bien la différence avec mon état physique d'il y a quelques semaines. Il est vraiment temps de rentrer aux Sables …» relate Didac à la Direction de course . Au départ, le marin avait annoncé avoir chargé son bateau pour 105 jours d’avitaillement, mais son équipe avoue avoir heureusement caché un peu de poids supplémentaire, à consommer au cas où… Dans les derniers milles, le skipper doit encore contourner une zone de hautes pressions, avant d’atteindre la fameuse bouée Nouch sud, la marque qui signifie l’aboutissement du tour du monde et la délivrance finale. Gageons que l’accueil préparé au marin espagnol par tous ses confrères, sapeurs-pompiers aux Sables-d’Olonne,  lui réserve une remontée dans le chenal aussi spectaculaire que sonore !
Jenny Launay / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 23 Fév 2017, 21:05

Bonsoir
retour sur l'arrivée de Didac Costa
@mitié Laurent


Actualité
La fiesta pour Didac Costa !
jeudi 23 février 2017, 17h06
Les Sablais font toujours les choses en grand pour accueillir les héros du Vendée Globe, et quand les pompiers s’y mettent la fête est encore plus belle. Les confrères de Didac Costa ont mis le feu dans le chenal pour saluer la performance du skipper espagnol qui s’est emparé ce matin, à 8h52, de la 14e place du Vendée Globe. Reparti quatre jours après le reste de la flotte à cause d’une avarie de ballast, Didac a finalement bouclé son périple en 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Il ne reste plus que quatre marins en lice dans ce huitième Vendée Globe et le prochain attendu aux Sables est Romain Attanasio, demain après-midi (entre midi et 14h). Puis, demain soir ou samedi matin, Conrad Colman réussira une prouesse : boucler le Vendée Globe sous gréement de fortune. La situation météo n’est pas simple pour Pieter Heerema dont l’ETA reste imprécise. Quant à Sébastien Destremau, son arrivée n’est pas prévue avant le 10 mars…





« Je ne savais pas à quoi m’attendre pour mon retour en Vendée. Mais en tout cas, je ne pensais pas voir autant de monde dans le chenal. J’ai été impressionné par le nombre mais aussi par la ferveur des spectateurs. C’est incroyable, je suis vraiment très heureux. C’est difficile d’expliquer cette sensation. Je rentre aux Sables d'Olonne après 108 jours en mer… Quand je suis reparti il y avait 28 bateaux devant moi. Ce n’était pas la situation que j’espérais et j’étais loin de m’imaginer que je finirais 14e. » C’est ce jeudi à 8h52 que Didac Costa (One Planet One Ocean) a coupé la ligne d’arrivée de son premier Vendée Globe. Son temps de course: 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Rappelons que l’Espagnol était reparti des Sables d’Olonne quatre jours après le reste de la flotte suite à une avarie de ballast qui avait entraîné une inondation dans son bateau. Cela avait endommagé les systèmes électriques du bord. Et ce une heure à peine après le départ du Vendée Globe. Le coup avait été extrêmement dur pour Didac, sapeur-pompier dans la vie civile, qui avait alors bénéficié de l’aide de ses confrères des Sables d’Olonne pour réparer son moteur. Aujourd’hui, les pompiers ont réservé un accueil très spécial au skipper espagnol avec des bateaux équipés de systèmes de sonorisation, des camions lance à eau et une arrivée au ponton au rythme des percussions…
Pour son premier Vendée Globe, Didac Costa naviguait sur un IMOCA mythique de l’épreuve : l’ancien Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a décroché la 2e place de l’édition 2000-2001. Didac avait déjà terminé un tour du monde sur ce même bateau, mais en double (la Barcelona World Race avec Alex Geilabert, en 2014-2015). Le Vendée Globe était sa première grande course en solitaire en IMOCA. Costa est devenu le deuxième Espagnol à venir à bout du tour du monde en solitaire et sans escale, après José de Ugarte (6e en 1992-1993) et il pourrait bien revenir encore plus fort : « J’aimerais beaucoup être ici dans quatre ans mais c’est tellement difficile de monter un projet que je ne peux pas encore dire si cela sera possible. Ce projet qui a duré deux ans touche à sa fin. Si je reviens ce sera avec un projet compétitif et donc un bateau plus performant… »

Attanasio, Colman, Heerema, Destremau : quatre marins encore en course



Après cette nouvelle arrivée, la troisième de la semaine après celles d’Alan Roura et de Rich Wilson, il ne reste plus que quatre marins en lice dans le Vendée Globe. Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) devrait être le prochain à embouquer le chenal des Sables. Il est attendu sur la ligne d’arrivée demain entre midi et 14h. Le chenal sera accessible de 12h15 à 18h15 et le beau temps devrait être de la partie. On peut donc s’attendre à vivre un très beau moment. « Je vais passer ma dernière nuit sur le pont à faire marcher le bateau, à éviter les cargos et les pêcheurs », raconte Romain. Sauf coup de théâtre, Romain va dépasser Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et s’emparer de la 15e place. On connaît le premier menu de terrien commandé par Romain : un steak à point, une bière classique fraîche et de l’eau…


© Conrad Colman (DR)

Conrad Colman progresse vers le but à près de 7 nœuds avec son gréement de fortune et dans des conditions favorables avec un bon vent de Nord-Ouest (18-20 nœuds) qui va mollir à partir de demain midi. Au pointage de 15h, le skipper néo-zélandais n’était plus qu’à 163 milles des Sables. Conrad Colman : « Tout va bien maintenant. J’ai le sentiment que je suis sur le point de terminer. Le vent vient d’un angle parfait et souffle à environ 15 nœuds. Je me dirige directement vers les Sables d’Olonne. Je pense arriver dans la nuit de vendredi à samedi. Le compte à rebours a commencé. »


© Pieter Heerema/ Vendée Globe

Pieter Heerema (No Way Back) navigue 130 milles dans le Nord des Açores. La situation météo dans le golfe de Gascogne la semaine prochaine est très mauvaise. Deux dépressions vont balayer la zone et la fenêtre est étroite pour Pieter qui d’ici demain soir va devoir prendre une décision importante : poursuivre sa route et tenter de se faufiler dans un trou de souris, ou s’arrêter volontairement pour laisser passer ces systèmes. Le dilemme n’est pas simple pour le Hollandais qui a fait une course pleine de prudence mais qui a d’un autre côté très envie d’arriver… Pieter Heerema : « A deux ou trois jours de l’arrivée, l’idée qu’il va falloir passer trois ou quatre journées supplémentaires en mer est difficile à supporter. Les gens vont peut-être dire que j’ai déjà passé 110 jours en mer et que trois de plus ne changent pas grand-chose. Mais pour moi, cela compte. Je n’ai pas du tout envie de faire le dos rond. » En fonction de son choix, Pieter arrivera soit le lundi 27 février dans la journée, soit le 3 ou 4 mars.
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) navigue toujours dans des alizés de Nord-Est d’environ 10 nœuds. L’angle est un peu serré pour le moment mais le vent devrait adonner. La situation va rester similaire au moins jusqu’au milieu de la semaine prochaine. Sébastien a donc de belles journées devant lui. Son arrivée en Vendée est prévue à partir du 10 mars…
Olivier Bourbon / M&M


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 24 Fév 2017, 10:15

bonjour
il va y avoir de l'ambiance aux sables ce jour
@mitié Laurent


Actualité
Romain Attanasio et Conrad Colman aujourd’hui aux Sables d’Olonne !
vendredi 24 février 2017, 07h30
Ce vendredi s’annonce grandiose aux Sables d’Olonne avec pas une mais bien deux arrivées prévues dans la journée : Romain Attanasio à partir de 10h et Conrad Colman dès 15h !



Après les arrivées d’Alan Roura (lundi), de Rich Wilson (mardi) et de Didac Costa (hier), le chenal des Sables d’Olonne va encore vibrer aujourd'hui. Respectivement 15e et 16e au classement, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) devraient en effet boucler leur premier tour du monde en solitaire ce vendredi. Un grand moment qu’ils partageront avec un public attendu très nombreux. Le chenal est accessible de 12h15 à 18h45.
Romain Attanasio file pleine balle vers la ligne d’arrivée. A 7h30, il n’était plus qu’à 36 milles de la ligne et progressait à près de 14 nœuds. Il est attendu aux Sables d’Olonne entre 10h et 11h. Romain fera probablement son entrée dans le chenal à 12h15. Conrad Colman bénéficie lui aussi de belles conditions avec un vent de Nord/Nord-Ouest d’une quinzaine de nœuds, lui permettant de naviguer travers au vent, bâbord amures. Avec son gréement de fortune, le Néo-Zélandais affiche une vitesse de 7 à 8 nœuds. Malgré son démâtage survenu à 700 milles de l’arrivée, Conrad est en passe de réussir son pari… A 7h30, il ne lui restait plus que 45 milles à parcourir. On l’attend à partir de 15h sur la ligne, avec une entrée dans le chenal dans la foulée.
Après les arrivées de Romain et Conrad, il ne restera plus que deux concurrents en mer, sur les 29 qui s’étaient élancés des Sables d’Olonne il y a 110 jours. Dans le Nord des Açores, Pieter Heerema (No Way Back) fait route plein Est, probablement pour laisser passer la première des deux grosses dépressions qui vont balayer le golfe de Gascogne dans les jours à venir. Quant à Sébastien Destremau, à la latitude du Cap-Vert, il navigue dans des alizés d’Est/Nord-Est et cela va durer au moins tout le week-end. 

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 24 Fév 2017, 17:31

Bonjour
la quinzième et la seizième place
il reste 2 skippers pointés à 9h Pieter Heerema sur No Way Back à 1027.5nm
et Sébatein Destremeau sur Tecnofirst-Faceocéan à 2546.9nm
@mitié Laurent


Actualité
Romain Attanasio 15ème du Vendée Globe
vendredi 24 février 2017, 11h10
Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, ce vendredi 24 février 2017 à 11 heures et 06 minutes (heure française). Romain Attanasio s’adjuge ainsi la quinzième place du tour du monde en solitaire, qu’il a effectué en 109 jours 22 heures et 04 minutes, à la moyenne de 10,83 nœuds pour un parcours de 28 569 milles.


© Paul Bessereau/M&M


A 39 ans, Romain qui n’avait jamais navigué dans le grand sud, ni  passé plus de trois semaines d’affilée en mer, est le cinquième bizuth à boucler cette édition de la course. Pensionnaire du Pôle Course au large de Port La Forêt,  ce pilier de la série Figaro qui affiche une dizaine de Solitaire au compteur, faisait ses débuts en Imoca lors de la Transat Jacques Vabre 2015 (9ème). Romain Attanasio vient de terminer ce Vendée Globe 2016-2017  avec l’ancien Initiatives Cœur de Tanguy de Lamotte, un bateau légendaire de 1998 qui a déjà pris le départ de cinq tours du monde -trois Vendée Globe et deux Around Alone- !



Un arrêt de deux jours en Afrique du Sud
Le public retiendra la rencontre de Famille Mary-Etamine du Lys avec un objet non identifié, le 5 décembre au sud de Bonne Esperance. Le marin annonce à la Direction de course que les deux safrans de son bateau étant endommagés, il décide de remonter vers Cape Town pour entamer une réparation. Le skipper met plus d’une journée pour rejoindre la baie de Simontown, où il prend un mouillage afin d’entamer un véritable travail de forçat. Romain installe son unique safran de secours à babord et répare l’autre qui est en piteux état. « Mon deuxième safran était très délaminé,  maintenant je vais reprendre ma course avec un safran et demi… » Explique-t-il au cours d’une vidéo qui montre l’étendue des dégâts, ainsi que le déroulé de la remise en état.  
Malgré la frustration de ne pouvoir livrer une véritable compétition avec ses adversaires, Romain profite de cette expérience incroyable qu’est le Vendée Globe et, face aux difficultés il reconnait le mérite de sa compagne Samantha Davies, 4ème du Vendée Globe 2008-2009, sur Roxy : « Je découvre la valeur de sa performance et j’admire encore plus ce qu’elle a accompli ». Le petit groupe formé d’Alan Roura (la Fabrique), Enda O’Coineen (Killculen Voyager-Team Ireland) et Rich Wilson (Great American IV) s’est échappé dans les mers du sud, et c’est avec l’espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean), revenu dans l’arrière garde de la flotte –on rappelle qu’il était parti quatre jours après les autres, suite à son avarie du 6 novembre- que Romain poursuit sa route. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys subit la maxime rendue célèbre par Michel Desjoyeaux « Le Vendée Globe, c’est un emm… par jour », son bateau qui n’a pas loin de vingt ans et tant de milles au compteur, accumule les soucis techniques : « Je savais le Vendée difficile mais pas à ce point ! » raconte Romain lors d’une vacation. Il se fait pourtant une énorme frayeur le 18 janvier, lorsqu’il chute violemment dans le bateau, alors qu’il était grimpé dans sa bôme « Je suis tombé à plat dos et je me suis évanoui, j’ai imaginé le pire en pensant aux accidents qu’avaient eu Yann Eliès (en 2008 ndr) et Paul Meilhat (en 2015 ndr)….heureusement tout va bien, je ne suis pas blessé ».



Duel jusqu’au bout avec Didac Costa
Romain Attanasio franchit le cap Horn le 20 janvier, après 75 jours de course, il navigue toujours en duel avec le Catalan Didac Costa 100 milles devant lui. Les concurrents se retrouvent même au contact à plusieurs reprises lors de la remontée de l’Atlantique. Ils passent l’équateur le 7 février et une nouvelle avarie importante surgit sur Famille Mary-Etamine du Lys, une rencontre (encore) avec un OFNI occasionne la casse d’une dérive « Il y a une petite fuite dans le puits de dérive, mais qui ne m'empêche pas de continuer, ça va être juste embêtant pour faire du près. Il faut faire avec, c'est la vie. Je n'ai vraiment pas de chance car c'est la troisième fois que je tape quelque chose, c'est dingue ! Je croise les doigts pour que ça n'arrive plus, et je vais bien finir par arriver aux Sables». En effet, malgré la casse de son vit de mulet (pièce qui fixe l’extrémité de la bôme au mât), qui survient à la veille de son arrivée et, après avoir doublé un Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sous gréement de fortune à quelques heures de la ligne seulement, c’est chose faite, Romain est rentré aux Sables d'Olonne ce vendredi 24 février, en 109 jours et une poignée d’heures !



Le “crazy kiwi" Conrad Colman, 16ème du Vendée Globe!
vendredi 24 février 2017, 15h00
Le Néo-Zélandais Conrad Colman a rajouté une nouvelle page à la légende de l'Everest des mers, lorsqu’il a franchi la ligne d’arrivée de cette huitième édition sous gréement de fortune, le 24 février 2017, à 15 heures 00 minutes et 41 secondes (heure française) . Conrad Colman (Foresight-Natural Energy) prend la seizième place du Vendée Globe, qu'il a parcouru en 110 jours 1 heure 58 minutes et 41 secondes, à la vitesse moyenne de 10,57  noeuds pour 27 929 milles. 

 
 
© Conrad Colman (DR)



Conrad Colman, gréeur et voilier professionnel, a pu fabriquer un des gréements de fortune les plus impressionnants de l’histoire de la course à partir de sa bôme cassée, son tourmentin et une partie de sa grand-voile. Seulement Philippe Poupon et Yves Parlier ont déjà franchi la ligne d’arrivée du tour du monde en solitaire sous gréement de fortune en restant en course (d’autres comme Stéphane Le Diraison et Loïck Peyron ont également installé des gréements de fortune pour ramener leurs bateaux). Il a ainsi réussi à atteindre son objectif de devenir le premier skipper à boucler un Vendée Globe sans utiliser d'énergie fossile. A la place il a utilisé un moteur électrique innovant, des panneaux solaires et un hydro-générateur en stockant l’énergie dans des batteries. Avant son départ des Sables d’Olonne, Conrad Colman déclarait : “L’objectif est de satisfaire à ma façon de penser. En Nouvelle-Zélande, j’étais bien conscient du trou dans la couche d’ozone. Je suis devenu végétarien, non pas parce que j’aimais les petits agneaux, mais que j’étais préoccupé par l’impact de cette production et cette consommation.”
Tout au long de cette course, Conrad a démontré son talent et sa capacité à surmonter les problèmes techniques. Il a  trouvé une façon innovante de réparer son vérin de quille après des dégâts qui risquaient de mettre fin à sa course. Un incendie a endommagé le système électrique à bord de Foresight Natural Energy, mettant son pilote automatique hors service. Un jour, il a  dû faire l’ascension du gréement à trois reprises pour réparer ses voiles. Et cela malgré le souvenir de son père qui est mort lors d’une chute de son mât. Au milieu de l’océan Pacifique, près du Point Némo, Conrad  s’est trouvé au centre d’une des plus grosses tempêtes de l’épreuve. Son étai s’étant détaché lorsque l’axe de la fixation s’est cassé, son IMOCA a été couché pendant quelques heures dans une mer forte avec des rafales de 40-45noeuds. Il lui a fallu quatre journées de travail pour remettre le bateau en état, ce qui a permis à son ancien co-skipper du tour du monde en double, Nandor Fa de prendre la poudre d’escampette devant lui. 

 

Dématâge avant l'arrivée
Conrad devient également le premier skipper néo-zélandais à boucler le Vendée Globe. Cet exploit marque la réalisation d’un rêve, qui a commencé il y a plus de dix ans, lorsqu’il a déménagé des Etats-Unis vers la France après une carrière professionnelle et des études outre-Atlantique, le pays d’origine de son père regretté. Colman a travaillé dans le secteur nautique pour développer ses compétences. Avant le départ il expliquait comment il a tout hypothéqué pour participer à cette épreuve. Il a trouvé un IMOCA 60, un plan du sud-africain Angelo Lavranos, utilisé à l’époque pour des sorties à la journée en Bretagne. Il a dû travailler dur pour optimiser ce monocoque et dix jours avant le départ du 6 novembre, Conrad n’avait le financement que pour une participation minimaliste. Mais il restait déterminé et, grâce au soutien de dernière minute de la société londonienne Foresight Group, le skipper néo-zélandais a pu effectuer quelques optimisations supplémentaires.


Après son démâtage du 10 février dernier, lorsqu’il était en dixième place à 250 milles à l’ouest de Lisbonne, Conrad Colman a construit et  mis en place un gréement de fortune, qui lui a permis de boucler les 740 milles restants jusqu’à l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Ce démâtage s'est produit au moment où il traversait une dernière tempête avant la ligne d’arrivée, qu’il prévoyait de franchir en dixième position quelques jours plus tard. Sa course a donc basculé à ce moment et depuis, ses réserves de nourriture se vident, le contraignant à manger les rations d’urgence du radeau de survie, en effet, il a deux jours il avouait par radio n'avoir à bord que deux petits gateaux secs !
Andi Robertson / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 26 Fév 2017, 21:18

Bonsoir
j'ai pas posté hier normal pas chez moi
les news de ce dimanche
@mitié Laurent


Actualité
Prochaine arrivée prévue jeudi prochain avec le Néerlandais Pieter Heerema !
dimanche 26 février 2017, 07h52
Pieter Heerema est à moins de 800 milles de l’arrivée mais son retour aux Sables d’Olonne n’est pas prévu avant jeudi prochain : le Néerlandais ralentit volontairement pour laisser passer une violente dépression qui se déplace dans son Nord. Toujours à plus de 2000 milles de la fin de son périple, Sébastien Destremau poursuit sa route dans les alizés et se prépare à négocier l’anticyclone des Açores et ses zones de calme… Sébastien est attendu aux Sables à partir du 9 mars.



Pieter Heerema ronge son frein
Pieter Heerema (No Way Back) navigue ce dimanche dans 10 à 15 nœuds d’Ouest. Le Néerlandais ralentit volontairement la machine (il a parcouru 117 milles en 24 heures). Si Pieter navigue sur le frein, c’est parce qu’il n’a aucun intérêt à monter trop tôt vers le Nord car il se retrouverait dans le plus gros d’une dépression générant des vents de 35 à 40 nœuds et des vagues de 8 à 10 mètres. A partir de mardi soir, les conditions se calmeront dans le Golfe de Gascogne et on peut supposer qu’il se remettra en route à ce moment-là. Il restera probablement à Heerema un peu moins de 500 milles à couvrir. D’après les dernières observations, son arrivée aux Sables d’Olonne est prévue jeudi prochain.
Sébastien Destremau attendu aux Sables à partir du 9 mars
Les journées se suivent et se ressemblent pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui navigue dans les alizés de Nord-Est d’une vingtaine de nœuds. Et cela devrait durer jusqu’à la latitude des Canaries, demain après-midi. Sébastien aura alors une vaste zone de haute pression à gérer, avec des bulles sans vent. L’anticyclone des Açores est en effet positionné assez Sud et Destremau va bien devoir négocier son contournement pour accrocher au plus vite le train des dépressions et rentrer à la maison…
Huit bateaux amarrés au ponton du Vendée Globe !
Le ponton des Sables d’Olonne est bien rempli actuellement puisque huit bateaux qui ont terminé cette huitième édition du Vendée Globe y sont encore amarrés : Spirit of Hungary (Nandor Fa, 8e), La Mie Câline (Arnaud Boissières, 10e), Newrest-Matmut (Fabrice Amedeo, 11e), La Fabrique (Alan Roura, 12e), Great American IV (Rich Wilson, 13e), One Planet One Ocean (Didac Costa, 14e), Famille Mary-Etamine du Lys (Romain Attanasio, 15e) et Foresight Natural Energy (Conrad Colman, 16e). Le bateau d’Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) est reparti hier vers son port d’attache de Port-la-Forêt.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 27 Fév 2017, 22:27

Bonsoir
l'actu de ce lundi à un peu plus de 113 jours de course
@mitié Laurent


Actualité
Pourquoi Pieter Heerema doit encore patienter
lundi 27 février 2017, 16h24
Il est à moins de 600 milles des Sables d’Olonne, mais ne devrait pourtant pas arriver avant jeudi, pour prendre la 17e place de ce 8e Vendée Globe. Le Hollandais Pieter Heerema est en effet obligé de ralentir – et même de quasiment s’arrêter - pour laisser passer devant lui la tempête qui lève une mer grosse dans le golfe de Gascogne.


© Pieter Heerema/ Vendée Globe
Après les ténors au mois de janvier et les aventuriers en février, il faudra attendre les premiers jours du mois de mars pour voir arriver les deux derniers concurrents de ce huitième Vendée Globe, à savoir le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back, 17e) et Sébastien Destremau. Celui-ci, à bord de son TechnoFirst-faceOcean, est appelé à prendre la 18e et dernière place d’ici un peu plus d’une semaine, aux environs du 9 mars.



Sébastien Destremau vient de franchir la barre des moins de 2000 milles à parcourir d’ici l’arrivée aux Sables d’Olonne (1973 milles au pointage de 15h) et file pour le moment à 10 nœuds de moyenne, dans le Sud des Açores. Il bénéficie encore cet après-midi de conditions favorables, avec un bon alizé de Nord-Est qui lui a permis d’avaler 200 milles ces dernières 24 heures. Mais son avenir à moyen terme s’annonce plus complexe, avec notamment des dorsales anticycloniques - donc des zones de vent faibles – à traverser avant de pouvoir rêver dans un premier temps au large du Portugal, puis de l’Espagne et enfin du golfe de Gascogne, ce dernier obstacle qui le conduira à mettre un point final à ce huitième Vendée Globe, la semaine prochaine.
No Way Back à la cape depuis ce midi
Pour Pieter Heerema en revanche, c’est l’inverse : c’est trop de vent et de mer que le Néerlandais, lui, aurait du affronter s’il n’avait pas choisi de ralentir… puis de carrément s’arrêter dès 12h ce lundi, en se mettant à la cape face au vent. L’explication est facile à déduire par tous ceux qui habitent le littoral Atlantique en France et voient leurs parapluies se retourner : sérieux coup de vent en cours ! Ce front qui est en train de passer génère des vents moyens à 40 nœuds – ce qui veut dire 50 et plus dans les rafales – et surtout une mer très grosse : 7 à 9 mètres de creux. « Pieter était trop en avance sur le timing pour le passage du cap Finisterre» explique Antoine Mermod, le team manager de No Way Back. « Il est impatient comme un premier communiant d’arriver aux Sables, mais là il n’y avait guère d’autre choix possible que patienter en attendant une mer plus praticable. L’idée est de passer le cap Finisterre probablement demain matin, a priori entre 11h et 16h. Il devrait passer assez au large, d’ailleurs.»
D’ici là donc, Pieter Heerema prend son mal en patience à un peu moins de 200 milles de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne. Il pourrait remettre en route en fin de nuit prochaine. Son final sera de toutes façons musclé, sachant qu’après une accalmie demain mardi, un nouveau front passera mercredi après-midi sur le golfe de Gascogne et que la mer ne s’aplatira pas en un clin d’oeil. La journée de jeudi en revanche devrait enfin être un peu plus carrossable (« c’est le seul jour de la semaine qui sera agréable ! ») et permettre au skipper Néerlandais de boucler son premier tour du monde en peu ou prou 116 jours.
Pour l’anecdote, ce n’est pas la première fois qu’un marin est bloqué de la sorte sur ce Vendée Globe, contraint de freiner considérablement, à la limite de l’arrêt complet, pour laisser passer une tempête. C’est arrivé notamment à Yann Eliès, dans les mers du Grand Sud et le skipper de Quéguiner Leucémie Espoir y avait laissé tout espoir de pouvoir revenir sur la tête de course. Pieter Heerema devrait donc passer encore trois nuits en mer avant de pouvoir emprunter le chenal des Sables d’Olonne, probablement jeudi en milieu de journée. « Pieter a le moral, il sait bien que c’était la seule solution raisonnable », assure Antoine Mermod.
BM / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 28 Fév 2017, 13:14

Bonjour
un petit point à la mi journée
@mitié Laurent


Actualité
114 jours de mer…
mardi 28 février 2017, 07h25
Ce midi, cela fera quarante jours qu’Armel Le Cléac’h a remporté ce huitième Vendée Globe. Pieter Heerema et Sébastien Destremau, eux, sont encore en mer, en passe de gagner un pari très différent : boucler le tour du monde. Le Hollandais devrait remettre en route ce matin, après une vingtaine d’heures de surplace pour laisser passer devant lui le coup de vent qui balaie le golfe de Gascogne.



Pieter Heerema est toujours à la latitude de Vigo, un peu plus de 200 milles au grand large de l’Espagne et 180 milles dans le Sud-Ouest du DST (*) du cap Finisterre. Comme hier midi, il émarge à 573 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. A bord de son No Way Back, Pieter a dessiné un « Z » avec sa trajectoire. Histoire de ne pas rester sur place et se faire balloter par les vagues, mais sans pour autant gagner en latitude vers le Nord où sévit un des coups de tabac les plus violents de ce début d’année 2017 et une mer dangereuse : sept à neuf mètres de creux. Ce matin, l’étrave de No Way Back pointe de nouveau vers le Nord : Pieter va-t-il poursuivre dans cette direction pour tenter le passage du cap Finisterre puis le run final dans le golfe de Gascogne… ou bien renvoyer dans l’autre sens une dernière fois pour attendre une mer un peu moins méchante ? C’est la question de la matinée, puisqu’on sait que le skipper Hollandais avait prévu d’enclencher de nouveau la marche avant entre 10h et 16h aujourd’hui.



Son objectif est limpide : il s’agit de se glisser dans un intervalle entre deux dépressions pour viser une arrivée aux Sables d’Olonne après-demain jeudi. Pieter sait que les journées d’aujourd’hui et demain seront de toutes façons engagées, avec au mieux une mer résiduelle encore formée. Il sait aussi que l’accalmie de jeudi apparait comme étant le meilleur moment pour boucler son premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Tenir. Il faut tenir une cinquantaine d’heures pour cela et ne pas faire de bêtises dans ce golfe de Gascogne, si peu accueillant en ce moment.
Préoccupation inverse pour Sébastien Destremau
Les conditions de navigation sont heureusement beaucoup plus sympathiques pour Sébastien Destremau. Trop confortables, même. Environ 1300 milles dans le Sud-Ouest de Pieter Heerema, TechnoFirst-faceOcean est toujours dans un alizé modéré de Nord-Est qui devrait se maintenir encore quelques heures avant de faiblir, la faute à une énième dorsale anticyclonique. Mais pour le moment Sébastien parvient encore à progresser à 8 noeuds de moyenne et chaque mille gagné vers le Nord est bon à prendre. Il est déjà quasiment à la latitude de l’archipel des Canaries, qui sont 830 milles dans son tribord. Sébastien conserve une chance de ne pas être trop ralenti s’il résiste à la tentation de mettre trop vite le cap au Nord-Est, sachant que le vent est totalement inexistant 300 milles à l’aplomb des Açores et très faible entre les Açores et Madère. Son arrivée est toujours prévue une semaine après Pieter Heerema, autrement dit vers le jeudi 9 mars.
Un marin qui doit gérer les tempêtes et un autre qui doit composer avec le trop petit temps… Ainsi vont les vies – très différentes aujourd’hui - des deux derniers concurrents de ce huitième Vendée Globe.
Bruno Ménard / M&M
(*) DST : dispositif de séparation du trafic. Le « rail » qui gère la route des cargos à la pointe Nord-Ouest de l’Espagne.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 01 Mar 2017, 18:28

Bonjour
une arrivée prévue demain soir
@mitié Laurent




Actualité
Veille d’arrivée pour Pieter Heerema !
mercredi 01 mars 2017, 08h14
Il ne reste qu’un écueil au Néerlandais Pieter Heerema : la traversée du golfe de Gascogne. Il navigue toujours dans des conditions soutenues et on l’attend aux Sables d’Olonne demain jeudi entre 18h et 22h. Près de 1500 milles derrière, Sébastien Destremau devra de son côté patienter une dizaine de jours avant de couper la ligne et de devenir le 18e et dernier concurrent à terminer le huitième Vendée Globe…



Pieter Heerema entre excitation et concentration
Ce matin au large des côtes espagnoles, Pieter Heerema (No Way Back) entrevoit le bout du tunnel. Sa course a parfois était ardue à bord de son IMOCA de dernière génération équipé de foils. Mais le marin de 65 ans est en passe de réussir son défi très personnel en bouclant le Vendée Globe. Il devrait en finir demain, entre 18h et 22h. Il s’emparera alors de la 17e place avec un temps de parcours de 116 jours. Premier Néerlandais de l’histoire du Vendée Globe, Pieter pourra profiter à son tour du formidable accueil du public des Sables d’Olonne. A noter que le chenal est accessible de 16h à 22h30.
Mais pour le moment Heerema doit rester concentré sur une navigation qui se révèle encore tonique. Hier soir, il a décidé d’empanner et de faire cap à l’Est pour éviter les vents supérieurs à 30 nœuds. Dans les heures à venir, il va naviguer dans un vent de Sud-Ouest d’environ 25 nœuds et son une mer qui reste formée avec une houle de 4 à 5 mètres. Ce soir Pieter devrait empanner pour faire route au Nord-Est. La nuit prochaine, le vent va mollir et basculer au Nord-Ouest en faiblissant (environ 10 nœuds). D’ici 24 heures (jeudi vers 9h), on attend une nouvelle bascule vers l’Est/Sud-Est. Ce flux poussera Pieter et son No Way Back jusqu’aux Sables…
Sébastien Destremau en restriction alimentaire à dix jours de l’arrivée
Après sa longue cavalcade dans les alizés de Nord-Est, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est scotché dans les petits airs. Il n’a parcouru que 147 milles ces dernières 24 heures (vitesse moyenne : 6,1 nœuds). A la latitude des Canaries, Sébastien est englué dans un anticyclone des Açores qui est situé très sud. Il navigue ce matin dans un vent de Nord-Est de 5 nœuds. Les routages proposent des options variées mais la plupart le font partir à l’Est sous les Açores. Pas certain que Destremau s’engage dans une telle option… A suivre !
Dans une vidéo envoyée hier, Sébastien ne cache pas qu’il est en restriction alimentaire et qu’il puise dans ses réserves de nourriture pour pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée, prévue autour du 10 mars. Il s’essaye à la pêche pour tenter d’améliorer l’ordinaire. Demain soir, après l’arrivée de Pieter Heerema, il sera le dernier concurrent encore en mer dans ce huitième Vendée Globe.



Actualité
Pieter Heerema demain entre 20h et 22h aux Sables
mercredi 01 mars 2017, 17h01
Au pointage de 15h00 ce mercredi après-midi, il ne restait plus que 280 milles à parcourir pour le skipper néerlandais Pieter Heerema (No Way Back), avant d’atteindre la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Une traversée du golfe de Gascogne pour conclure son tour du monde qu’il devrait boucler demain jeudi entre 20h et 22h. Le skipper est en effet ralenti par une zone de transition qu’il doit encore traverser en fin de nuit ou demain au petit matin.



Au large des côtes espagnoles, Pieter Heerema entrevoit donc enfin le bout du tunnel. Le marin néerlandais est effectivement en passe de réussir son défi personnel de boucler le tour du monde en solitaire et de s’emparer au passage de la 17e place du 8ème Vendée Globe. Après 116 jours de course, le premier Néerlandais de l’histoire du Vendée Globe pourra profiter à son tour du formidable accueil réservé par le public des Sables d’Olonne. A noter que le chenal sera accessible pour lui de 16h à 22h30 demain jeudi.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 02 Mar 2017, 22:53

Bonsoir
et la 17ème place pour Pieter Heerema
@mitié Laurent


ctualité
Le Néerlandais Pieter Heerema, 17ème du Vendée Globe
jeudi 02 mars 2017, 22h09
Le néerlandais Pieter Heerema (No Way Back) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, jeudi 2 mars 2017 à 22 heures 26 minutes 12 secondes (heure française). Il se classe ainsi en 17ème position et boucle son tour du monde en 116 jours 09 heures 24 minutes et 12 secondes. Pieter a parcouru 29 747 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 10,60 nœuds.



Le premier néerlandais de l’histoire de la course peut se féliciter d’avoir réalisé le rêve de sa vie, puisqu’il en termine aujourd’hui avec un challenge personnel. Soixante-cinquième skipper à boucler un Vendée Globe, à 65 ans Pieter Heerema est à la fois un homme d’affaires dans les plateformes pétrolières et un marin averti, familier de la navigation en équipage. L’Imoca à foils No Way Back figure parmi les plus récents bateaux de la flotte, il s’agit de l’ex-Vento di Sardegna, construit à l’origine pour l’Italien Andrea Mura, un plan VPLP-Verdier mis à l’eau au printemps 2015.
Lors d’un entretien avant le départ, Pieter avouait s’être attelé à un immense défi «Je n’ai pas d’expérience, je suis parmi les plus âgés, les risques de subir une casse sont d’autant plus importants. J’ai dépensé beaucoup de temps et d’énergie sur ce projet car je veux boucler le tour du monde. C’est un peu fou de débuter sur un navire surpuissant, le plus moderne, le plus physique, mais c’est un défi technologique car ces bateaux sont fabuleux». Fort d’un programme de six semaines d’entraînement aux Canaries, suivi de deux courses transatlantiques en solitaire - la Calero Solo Transat (entre Lanzarote et Newport) et la New York-Vendée - le skipper Hollandais s’est élancé des Sables-d’Olonne le 6 novembre avec 28 autres concurrents.
« Hâte de découvrir le potentiel du bateau »



Le bateau jaune et noir a connu les premiers soucis techniques, safran et fixation de grand-voile et electronique, durant la descente du golfe de Gascogne. Le skipper a quant à lui fait part de douleurs au dos, durant plusieurs jours. Naviguant au sein du peloton arrière de la flotte qui s’est étirée au large du Portugal, No Way Back franchit l’équateur le 19 novembre en 25ème position, derrière Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et devant Alan Roura (La Fabrique). « Quand tout fonctionne bien, le navire est rapide et c’est vraiment intéressant, j’ai hâte de découvrir son plein potentiel. J’ai rencontré des vents forts en Atlantique, mais je ne contrôlais pas tout à fait. Dans le sud avec le vent et les grosses vagues, j’espère en tirer la quintessence » confie Pieter lors d'une vacation, avant d’aborder l’océan Indien. A partir du cap de Bonne Esperance, No Way Back fait une trajectoire en zig-zag très au nord et son skipper se bat avec des pilotes récalcitrants, il se fait doubler par Didac Costa (One Planet-One Ocean) et par Romain Attanasio (Famille Mary - Etamine du Lys). Alors que 2016 s’achève, le néerlandais ralentit son bateau pour laisser passer une très grosse dépression et c’est désormais en duel avec Sébastien Destremau (technoFirst-faceOcean), qu’il continue sa course autour du monde.
Au cap Horn le 24 janvier après 79 jours de mer, alors que les trois premiers bateaux du Vendée Globe –Banque Populaire VIII, Hugo Boss et Maître CoQ- sont amarrés au ponton de Port-Olona, le skipper du voilier jaune et noir s’apprête à affronter une remontée de l’Atlantique peu confortable. Passée l’émotion liée au troisième et dernier cap de l’épreuve, la fatigue se fait ressentir «au niveau de la compétition, j’ai rarement été en contact avec mes adversaires. Mes soucis techniques m’ont contraint à ralentir ou à faire des détours importants. Je n’exploite que 60% du potentiel de No Way Back… Cela tape énormément et les chocs m’inquiètent» reconnait-il. Englué dans le Pot-au-noir, Pieter Heerema est de retour en Atlantique nord le 10 février et il doit toujours se bagarrer avec son système électronique de navigation.
Une arrivée contrariée par la tempête
Alors que son arrivée est prévue fin février aux Sables-d’Olonne, une dernière dépression contrarie le navigateur. Celui-ci doit en effet patienter à la latitude de La Corogne, afin de laisser passer la tempête qui frappe les côtes atlantiques : « Je fais des cercles sur l’eau et il faut que je reste patient. L’état de la mer est incroyable, c’est comme les mers du sud avec des énormes creux… J’ai mis en place une antenne AIS de secours, car l’antenne principale est tombée du mât. A deux ou trois jours de l’arrivée, l’idée qu’il va falloir passer quatre journées supplémentaires en mer est difficile à supporter…Les gens vont peut-être dire que j’ai déjà passé 110 jours en mer et que quelques jours de plus ne changent pas grand-chose, mais pour moi cela compte !» Sur la ligne d’arrivée, le seul marin hollandais du Vendée Globe à ce jour, termine la course en avant-dernière position. Sébastien Destremau, le dix-huitième et dernier concurrent de cette édition 2016-2017, est attendu dans une semaine pour l’ultime remontée du mythique chenal…
JL /M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 03 Mar 2017, 21:14

Bonsoir l'actu du jour
retour sur l'arrivée du 17ème et encore un marin en piste
@mitié Laurent


Actualité
Encore en course,… Sebastien Destremau à la latitude du Maroc
vendredi 03 mars 2017, 13h31
La course continue pour Sébastien qui se trouvait ce matin à la latitude du Maroc, au nord du centre de l'anticyclone et dans un vent d'Ouest à Nord-Ouest assez faible, ce qui expliquait sa faible vitesse (1,2 noeuds) ce matin. A 1660 milles de l'arrivée, le skipper de TechnoFirst-faceOcean a retrouvé un peu d'air et marchait ce midi à 8 noeuds.



Le vent devrait encore se renforcer dès ce soir autour de 20-25 noeuds et permettre à Sébastien Destremau d’accélérer. Demain, samedi, dans la soirée, TechnoFirst-faceOcean devrait retrouver des vents forts de 35 à 40 noeuds de Sud-Ouest, alors qu’il sera au large des Açores. Enfin, après une petite zone de transition que Sébastien devra franchir dimanche, le vent rentrera au Sud-Ouest lundi et devrait permettre d’accompagner Sébastien jusqu'aux Sables où ce dernier est attendu le 10 mars prochain.

Actualité
Retour sur la conférence de presse de Pieter Heerema
vendredi 03 mars 2017, 13h24
Arrivé hier soir à 22h26 en 17ème position du huitième Vendée Globe, Pieter Heerema (No Way Back) est entré ce matin à 9 heures dans le chenal des Sables d'Olonne. Retour sur la conférence de presse du 17ème skipper du Vendée Globe.



116 jours, c'est long !
"116 jours, 4 mois. Cela fait très long quand on est seul. Mais ce n’est pas le pire. Chaque jour il y a un souci à résoudre. Il y a de bons moments, mais beaucoup de moments difficiles.
J’avais l’intention d’arriver ici lundi dernier, mais il y avait un gros système météo et il était trop dangereux d’entrer dans le golfe de Gascogne. Il fallait patienter au large du Portugal. Je n’avais plus d’objectif. Etre seul n’était pas un problème. Mais ce serait mieux de choisir quand on est seul. 120 jours, cela fait beaucoup. »

Soucis de pilote
"J’avais un souci  de pilotes récurrent depuis le début du Vendée Globe. Les experts ont regardé cela, mais n’arrivaient pas à résoudre le problème. Le bateau a été couché trois fois pendant la nuit. Je suis sorti le matin et j'ai été surpris de voir que le gréement était encore en place. Ce problème a duré jusqu’à l’Australie. Ensuite j’ai dit tant pis, je ferai sans ce système. Du coup j’étais plus lent."

Le premier Néerlandais
"Ce n’est pas vraiment important d’être le premier Néerlandais à faire le Vendée Globe. L’important est que moi, je l’ai fait. Au sujet de l'histoire maritime de la Hollande, on la retrouve tout au long du Vendée Globe : on a passé le cap de Bonne Esperance qui a été découvert par des Hollandais, Leuuwin est une lionne en hollandais et Horn est aussi le nom d'une ville maritime aux Pays-Bas."

Le Vendée Globe à 65 ans
"L’âge est un avantage et un handicap. Il y a quelques années, je naviguais au large de l’Alaska avec ma fille et nous sommes allés voir les ours. Nous avons vu un jeune qui courait dans tous les sens. Puis un vieux est sorti. Il ne faisait rien, pendant que le jeune entrait et sortait de l’eau tout le temps afin d’essayer d’attraper des poissons. Il n’a pas réussi. Mais le vieux a réussi à prendre un poisson chaque fois qu’il allait à l’eau. C’est cela l’expérience."
 
Très soutenu sur facebook 
"Le soutien de Facebook était incroyable. De l’Australie, du Canada… Je ne connaissais pas Facebook, j’ai mis plusieurs jours pour comprendre comment ça fonctionnait et je suis très touché de voir qu’il y a autant de soutien, cela aide beaucoup. C’est grâce à tous ces soutiens que je continuais ma course. Je voudrais les remercier. Sincèrement."
 
Pas question de jeter l'éponge
" "No Way Back" : j’ai utilisé ce nom sur plusieurs de mes projets, c’est une philosophie de vie. Une fois que le projet lancé, je ne pouvais pas revenir en arrière. Pendant le tour du monde, il y a eu des moments difficiles, j’ai failli abandonner au sud de l’Australie, mais j’ai eu tellement de messages de soutien que je me suis dit qu’il fallait continuer, et appliquer cette philosophie, il n’y a pas de retour en arrière possible !

Mon bateau,… à vendre !
C’est un très bon bateau, mais peut-être pas adapté pour moi au départ. Il n’y avait pas d’autre IMOCA à vendre, j’ai vu ce bateau en provenance d’Italie, je l’ai acheté mais j’ignorais à quoi m’attendre. Je n’avais pas d’expérience en IMOCA, ni en solo, c’est très physique, j’ai navigué en permanence avec des genouillères. Je vais recommencer à naviguer en Dragon, dans un mois, c’est ma grande passion; il y a plein d’autres possibilités et beaucoup d’aventures possibles, mais je vais prendre mon temps pour réfléchir à l’avenir. Mon intention aujourd'hui est de vendre le bateau aussi vite que possible."

Regard sur les autres
On a vu deux leaders qui avaient des conditions météos plus favorables, avec du vent de travers, tandis que nous à l'arrière on avait du vent de face. J'admire beaucoup des skippers comme Conrad Colman, Alan Roura et Didac Costa qui ont réussi des choses incroyables dans des conditions très difficiles."
"Aujourd’hui, je ne ferai pas un autre Vendée Globe, mais la notoriété de la course s’est développée aux Pays-Bas et j’aimerais bien voir un autre projet hollandais dans le prochain Vendée Globe.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 04 Mar 2017, 22:01

Bonsoir
l'actu de ce samedi
@mitié Laurent



Actualité
Seul au monde !
samedi 04 mars 2017, 09h30
Depuis l’arrivée de Pieter Heerema en 17ème position, le Français Sébastien Destremau (TechnoFirt-faceOcean) est donc le seul et dernier skipper du Vendée Globe encore en mer. Comme prévu, sa vitesse est meilleure ce matin. A 9h00 il naviguait à la latitude de Lisbonne et commençait à contourner par l'ouest l’archipel des Açores.



Le Vendée Globe est décidément une course en solitaire pour le skipper de TechnoFirt-faceOcean qui, seul à bord, est désormais seul en mer dans ce 8ème Vendée Globe. Une grosse semaine de course encore, même si le classement ne changera désormais plus pour celui qui va devoir patienter jusqu’à la fin de la semaine prochaine avant de connaitre à son tour la ferveur qui l’attend pour son entrée dans le chenal des Sables.
Aujourd’hui, samedi 4 mars, les conditions de vent et de mer seront un peu plus musclées pour Sébastien qui devrait toucher des vents de l’ordre de 25-30 noeuds de Sud-Ouest et plus dans les rafales, le tout dans une mer formée par une houle de 4 à 6 mètres.
A partir de dimanche soir ou lundi matin, le skipper de TechnoFirt-faceOcean devra franchir une zone de transition avec une bascule du vent au Sud-Est qui passera ensuite au Sud-Ouest. Il sera donc un peu ralenti à nouveau, mais son ETA (Estimation de son heure d'arrivée) est toujours prévue le 10 mars prochain, à moins que le skipper ne ralentisse un peu son allure pour arriver le week-end prochain...

La dernière vidéo reçue de Sébastien Destremau, alors qu'il rencontrait des conditions musclées, au près...



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 04 Mar 2017, 22:35

Bonsoir Laurent,

Merci pour le suivi de ces informations.

Bonne nuit.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 05 Mar 2017, 22:24

Bonsoir
118 ème jour de course
@+Laurent


Actualité
UN DIMANCHE AU LARGE DU PORTUGAL
DIMANCHE 05 MARS 2017, 10H19
Sébastien Destremau se trouve ce matin à la latitude de Vigo (Portugal) dans un bon flux de Sud-Ouest de 35 noeuds et une houle de 5 à 7 mètres. Une bonne journée au programme pour le skipper de TechnoFirst-faceOcean qui pourrait établir son meilleur score sur 24 heure. Après la transition qu’il doit traverser entre ce soir et demain, il devrait bénéficier de bonnes conditions météo jusqu'au 9 mars, lorsqu'il sera en approche des côtes françaises. Son arrivée est toujours prévue le 10 mars aux Sables d'Olonne





Sébastien Destremau navigue en effet à plus de 13 noeuds ce matin, et près de 14 noeuds de moyenne lors des 4 dernières heures. Des conditions excellentes qui permettent au skipper de TechnoFirst-faceOcean de progresser dans la bonne direction et à bonne allure, malgré une grosse houle de près de 7 mètres. Ce dernier en finit aujourd'hui avec le contournement de l'archipel des Açores qu'il est en train de laisser dans son Sud. Ce soir le vent devrait basculer au Nord-Ouest avant de s’orienter plus à l’ouest demain matin puis au Sud-Ouest demain après-midi. Une progression à suivre avec attention, car Sébastien pourrait établir aujourd'hui sa meilleure moyenne sur 24 heures.

La vidéo de sa chanson officielle
Les derniers jours en mer sont aussi l’occasion pour Sébastien de mettre une dernière main aux textes de sa chanson officielle dont il livrait hier une des premières versions. Bienvenu au bureau Sébastien !



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 06 Mar 2017, 19:51

Bonsoir Laurent,

Merci, toujours pour ces informations.

Allez, il va y arriver notre dernier "skipper" et c'est tout à son honneur de ne pas avoir craqué en cours de route malgré tous ses soucis.

A très bientôt.

Bonne soirée.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 06 Mar 2017, 21:14

Bonsoir
aller encore quelques jours de course
@mitié Laurent


Actualité
Sébastien Destremau à moins de 1000 milles d’une arrivée prévue vendredi !
lundi 06 mars 2017, 08h17
Tout va bien pour le skipper de TechnoFirst-faceOcean qui profite d’une météo favorable pour avaler les milles à bonne allure. Il est passé sous la barre des 1000 milles restant à parcourir. Son arrivée aux Sables d’Olonne est prévue vendredi prochain, à un horaire qui reste à définir.


Le dernier concurrent encore en course dans le huitième Vendée Globe entame sa dernière semaine de travail dans son « bureau » flottant de 18,28 mètres de long. A la latitude du cap Finisterre, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est désormais à moins de 1000 milles des Sables d’Olonne (954 milles au pointage de 9h ce lundi). Il profite d’une météo favorable avec un flux de Sud-Ouest modéré à fort aux alentours de 25 nœuds (35 nœuds dans les rafales). Ces belles conditions lui permettent de progresser vers le but à une quinzaine de nœuds.
50 jours après Armel…
L’anticyclone qui se situe devant son étrave ne devrait pas le gêner puisque cette zone de haute pression se déplace vers l’Est et se comblera vers le cap Finisterre. Les différents modèles météo donnent tous un flux constant de Sud-Ouest modéré jusqu’à la veille de l’arrivée. Le 9 mars le vent devrait faiblir (moins de 10 nœuds) et tourner au Sud/Sud-Est. Mais cela ne devrait pas empêcher Sébastien d’arriver le vendredi 10 mars, après plus ou moins 124 jours de mer, soit 50 de plus que le vainqueur Armel Le Cléac’h. Mais le temps de course importe peu à Destremau qui est en passe de réussir son pari de boucler le tour du monde en solitaire et sans escale à bord de sa monture âgée de près de 20 ans.
OB / M&M
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Le journal de bord de Sébastien Destremau (semaine 17)
Ça commence doucement à sentir l'écurie...
Mais, tu vois, encore hier soir (samedi soir, NDR), je n’en menais pas large quand il a fallu empanner par 35 nœuds sous grand- voile à deux ris (au lieu de trois) et J3.
J'me disais... T'es en train de faire une vraie connerie mon Loulou !
Et comme j'avais le moteur en route pour charger les batteries, j'ai pu envoyer les barres avec les ballasts à bloc d'un côté, et le bateau qui conservait une vitesse correcte. Une fois la GV passée et le bateau couché sur l'eau, ben y avait plus qu'à vider les ballasts sous le vent et remplir au vent avant de remettre en route... Du coup, ça s'est bien passé mais ce n’était pas évident sur le moment.
Il a fallu empanner à nouveau à quatre heures du matin mais cette fois le moteur était off et le vent soufflait toujours à 35 nœuds...
Après hésitation, j'ai été obligé d'annuler la manœuvre à cause de cette histoire de manipulation de ballasts qui ne me disait rien qui vaille ... Transférer la flotte avant d'empanner, et balancer les barres avec le bateau a moitie arrêté .... Heuuuuuuu !!! Non non merci, c'est un très bon moyen de casser des lattes de grand-voile, ou pire, de retrouver le mât sur le pont !
Ensuite, je suis retourné à la bannette en attendant le jour et que le vent baisse un peu... C'était chose faite à 10 heures ce matin (dimanche matin, NDR) quand le vent est passé à 25 nœuds... Là, on a pu empanner en ayant déroulé le gennak au préalable... C'est carrément plus facile pour le passage de la GV car tu mets le gennak en ciseaux et le bateau ne ralentit pas trop ...
Sébastien

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 07 Mar 2017, 20:56

Bonsoir
121ème jour de course
@mitié Laurent


Actualité
Sébastien Destremau à trois jours de la libération
mardi 07 mars 2017, 08h37
Désormais à 650 milles de l’arrivée (pointage de 9h ce mardi), Sébastien Destremau continue à faire route directe vers les Sables d’Olonne dans un bon flux de Sud-Ouest. Son ETA (Estimated Time of Arrival) : vendredi après-midi. Mais son heure d’arrivée dépendra de la force du vent dans les dernières 24-36 heures. D’ici-là, il devra composer avec des problèmes d’énergie mais aussi avec la faim…



Ce matin, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) se trouve au Nord-Ouest du centre d’un anticyclone. Il profite d’un flux de Sud-Ouest de 20 à 25 nœuds qui lui permet de progresser avec une bonne vitesse vers les Sables d’Olonne. Ces dernières 24 heures, il a parcouru près de 300 milles (vitesse moyenne : 12 nœuds). Sébastien doit prendre garde à une mer formée avec 3 à 4 mètres de houle aujourd’hui. Il va profiter de ce flux de Sud-Ouest fort à modéré pendant encore 40 heures, jusqu’à mercredi soir.
A partir de jeudi matin, le vent va faiblir à 10 nœuds et basculer au Sud-Est. Il restera donc bien orienté pour faire route vers la Vendée. Pour le moment, Sébastien est annoncé aux Sables vendredi après-midi. Mais en fonction des fichiers, le vent est plus ou moins fort sur la fin de parcours. L’ETA de Sébastien Destremau va donc s’affiner.

Quand l’énergie et la faim vous jouent des tours…
Dans un message posté hier soir sur la page Facebook de FaceOcean, Sébastien raconte une nouvelle mésaventure avec son moteur : « Problème d'énergie sur TFFO. Dernière courroie d'alternateur cassée. Glouuups !!! Si pas de solution d'ici là, il n'y aura plus de courant dans le bateau d'ici 12h/18h. Essai de fabrication de courroie à bord... » Nous n’avons pas plus de nouvelles pour le moment.
Autre difficulté pour le dernier concurrent encore en course dans le huitième Vendée Globe : après plus de 120 jours de mer, les réserves de nourriture s’amenuisent et Sébastien doit se restreindre de manière drastique. Dans une vidéo envoyée du bord (voir ci-dessous), fatigué mais toujours aussi enthousiaste, il raconte que la faim lui joue quelques tours…





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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 08 Mar 2017, 12:26

Bonjour à toutes & tous
bientôt la fin pour Sébastien
@+Baboune


Actualité
Dans 2 jours, la clôture du 8ème Vendée Globe !
mercredi 08 mars 2017, 08h01
Le sprint final est lancé pour le dernier concurrent encore en course dans le Vendée Globe 2016-2017. Sébastien Destremau navigue dans des conditions idéales pour faire route vers les Sables d’Olonne. Mais jeudi soir, il devra négocier une toute dernière transition météo qui va déterminer son heure d’arrivée. Si cette transition de vent est rapide, il pourrait arriver aux Sables dès vendredi en début d’après-midi…



L’arrivée de Sébastien Destremau est très attendue car elle marquera l’épilogue d’un 8ème Vendée Globe qui aura tenu toutes ses promesses. Le skipper de TechnoFirst-faceOcean s’emparera de la 18e place de l’épreuve, une cinquantaine de jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h. A noter que jamais autant de concurrents n’avaient franchi la ligne d'arrivée du Vendée Globe lors d’une même édition.
Une transition météo décisive
Au Nord du centre de l’anticyclone, Sébastien profite toujours d’un vent de Sud-Ouest de 25 à 30 nœuds qui lui permet d’allonger la foulée. Il va naviguer aujourd’hui dans une houle de 3 à 4 mètres. Le vent devrait rester assez fort jusqu’à la fin d’après-midi. La journée de jeudi sera plus lente avec un flux de Sud-Ouest entre 15 et 20 nœuds. Jeudi en fin de journée le vent va tomber en dessous de 5 nœuds, avant de basculer au Sud-Est. C’est à ce moment-là que va se jouer l’heure d’arrivée aux Sables d’Olonne. Si la transition est rapide, Sébastien Destremau sera là en début d'après-midi vendredi. Si cette transition est plus lente, son arrivée sera plus tardive… A noter que le chenal sera accessible pour lui de midi à 19h.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 09 Mar 2017, 19:42

Bonsoir
bientôt la fin d'une belle et grande aventure
@mitié Laurent


Actualité
Sébastien Destremau attendu sur la ligne ce vendredi entre 15h et 18h !
jeudi 09 mars 2017, 08h25
Demain vendredi, Sébastien Destremau sera accueilli en héros. Mais un ultime écueil se dresse sur la route qui mène aux Sables d’Olonne car la nuit prochaine, il va devoir négocier une bulle sans vent. Son ETA (Estimated Time of Arrival) : entre 15h et 18h. Sébastien va devoir cravacher pour pouvoir emprunter le mythique chenal, accessible pour lui jusqu’à 18h15 demain. La fête s’annonce magnifique, à la hauteur de l’exploit de Sébastien mais aussi de ce 8ème Vendée Globe qui touchera à sa fin après l’arrivée de ce dernier concurrent…



Dans toutes les éditions du Vendée Globe, le dernier marin à franchir la ligne d’arrivée puis à remonter le fameux chenal reçoit un accueil triomphal. Cette 8ème édition ne va pas déroger à la règle. C’est après un peu plus de 124 jours de mer que Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) profitera de ce moment d’exception, avec la satisfaction d’avoir bouclé son premier tour du monde en solitaire et sans escale, ce qui était sa priorité absolue. Il s’emparera au passage de la 18e place.
Une dernière nuit dans la pétole…
Sébastien avait très peu d’expérience de la navigation en solitaire avant cette participation au Vendée Globe. Et il doit se sentir encore plus seul depuis jeudi dernier, et l’arrivée de l’avant-dernier concurrent, le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back). Rappelons que Destremau avait embarqué 110 jours de nourriture et il se rationne donc depuis une quinzaine de jours. Pour toutes ces raisons, l’impatience de toucher terre grandit !
Ce jeudi matin, Sébastien Destremau navigue dans un vent de Sud-Ouest mollissant (environ 10 nœuds). Il fait route vers le Sud-Est en prévision d’une bascule de vent, qui va passer Sud puis Sud-Est. Au pointage de 9h ce matin, il n'était plus qu'à 180 milles de l'arrivée et il progressait à 7 noeuds. Ce soir, aux alentours de 20h, le Toulonnais devra composer avec un flux très faible. Le début de nuit va être difficile car une bulle sans vent barre sa route vers les Sables d’Olonne. La transition s’annonce délicate mais il devrait toucher à nouveau un léger flux de Sud-Est demain matin. Son arrivée est estimée entre 15h et 18h vendredi. Sébastien fait son maximum pour pouvoir entrer à temps dans le chenal qui mène à Port Olona. S’il ne s’y engage pas avant 18h15, il ne pourra pas passer et devra patienter jusqu’au lendemain pour communier avec des spectateurs attendus très nombreux.
OB / M&M

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Interview de Sébastien Destremau à quelques heures de son arrivée...
jeudi 09 mars 2017, 16h21
Ce jeudi soir, Sébastien Destremau est à moins de 150 milles des Sables d'Olonne et s’apprête donc à passer sa dernière nuit en mer. A la veille de son arrivée, le skipper de TechnoFirst-faceOcean a bien voulu répondre à quelques questions. Le dernier marin de ce 8ème Vendée Globe encore en mer envisage son arrivée sous le signe des retrouvailles et de la fête, demain vendredi dans l'après-midi. En raison de la marée, il devra faire son entrée dans le chenal des Sables avant 18h15.



- Sébastien, quand vois-tu ton arrivée sur la ligne demain vendredi ? 
«  J'aimerais arriver en début ou en milieu d’après-midi, pour pouvoir embouquer le chenal juste avant que ce ne soit plus possible (18h15 ndlr). Histoire de laisser le temps aux Sablais de nous rejoindre pour fêter ensemble la clôture de ce formidable Vendée Globe.. Ça m'ennuirait beaucoup de rater le chenal demain soir, mais l'horaire est très très serré ... On verra bien ! » 

- Dans quel état de forme ou de fatigue es-tu ?
«  Je suis en pleine forme physique. J'ai perdu énormément de masse musculaire dans les jambes, c'est incroyable. Le manque de nourriture affaibli un peu l'ensemble de la bête, mais en un ou deux bon repas ça reviendra vite... Donc ça va très bien, mais on sera content d'en terminer et de manger de bons repas où on croque et où on mâche plutot que ces plats où il suffit d’avaler ».

- Comment vas-tu passer ta dernière nuit en mer ?
«  Comme la précédente, sur le qui vive, à surveiller les bateaux de pêche. Je suis passé au milieu d'un troupeau la nuit dernière. Très impressionnant de débouler à 15-17 noeuds au milieu d'une armée de pêcheurs. La nuit prochaine sera différente avec un véritable calme blanc qui m'attend juste avant d'arriver ... Un peu frustrant quand même, mais on fera avec. » 

- Comment vois-tu ton entrée dans le chenal des Sables ?
«  Je ne me rends pas compte du tout. J'ai adoré lire l'histoire des tulipes pour l'arrivée de Pieter ... Maintenant peut-être qu'il y aura un peu de monde pour fêter la fin de ce Vendée Globe et qui sait .. Ils chanteront peut-être notre chanson, ou agiteront des trousseaux de clés comme celles que je vais remettre au directeur de course. Va savoir, je ne sais pas du tout comment ça va se passer. On verra bien. La seule chose qui m’importe à présent et depuis quatre mois, c'est d'entendre la direction de course dire à la VHF : "Pour l'arrivée de TechnoFirst-faceOcean .... Attention ...... TOP ». Le reste se mettra en place après ce TOP, on pourra respirer et se laisser porter ». 

- Quel message pour le public qui t’attend à Port Olona ?
«  Venez nombreux pour prolonger encore un peu ce Vendée Globe qui nous a porté et fait vibrer tout l'hiver.. Offrez moi l'opportunité de vous remercier un par un, en personne, pour votre incroyable soutien à cet évènement incontournable. Sans vous, le Vendée Globe n'existe pas .. Alors merci et à demain pour vous le dire de vive voix. Derrière moi il n'y a plus personne. Je ferme les portes du Vendée Globe jusque dans 4 ans.. Alors ne ratez pas cette dernière occasion ». 


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 10 Mar 2017, 11:15


Bonjour
l'arrivée de sébastien prévue ce soir et remonter du chenal demain
@mitié Laurent


Actualité
Sébastien Destremau sur la ligne entre 19h et 23h et dans le chenal demain à partir de 13h
vendredi 10 mars 2017, 10h17
Sébastien Destremau est ce matin à moins de 50 milles de la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Mais son arrivée n’est pas prévue avant 19h ce soir car le vent va sérieusement mollir dans la journée, obligeant le skipper de TechnoFirst-faceOcean à tirer des bords dans les petits airs. Il ne pourra donc pas entrer dans le chenal aujourd’hui (en raison de la marée) mais ce n’est que partie remise. Il s’y engagera demain samedi à partir de 13h. Le dernier concurrent encore en lice dans le 8ème Vendée Globe va recevoir un accueil triomphal…



Sébastien Destremau est entré ce matin dans la zone des 60 milles. Sa progression peut donc être suivie désormais toutes les 6 minutes sur la cartographie officielle du Vendée Globe. Sébastien touche ce matin un vent de Sud-Est d’une dizaine de nœuds. Mais ce flux va progressivement mollir dans la journée jusqu’à devenir quasi inexistant en approche des Sables d’Olonne. C’est donc entre 19h et 23h qu’est attendu le dernier concurrent du 8ème Vendée Globe. En raison de la marée, il ne pourra pas emprunter le mythique chenal après 18h15 aujourd’hui. Après son passage de ligne, Sébastien passera donc la nuit à bord, en mer, et fera son entrée à partir de 13h demain samedi.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 10 Mar 2017, 22:08

Bonsoir
décidement c'est un peu plus long que prévue lol!
@mitié Laurent


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Panne de vent pour Sébastien Destremau
vendredi 10 mars 2017, 17h55
Le dernier concurrent encore en course dans le 8e Vendée Globe n’est plus qu’à quelques heures de la fin de son périple autour du monde de plus de 124 jours. Mais pour ses derniers instants en mer, Sébastien Destremau doit composer avec un vent faible et contraire qui ralentit sa progression, voire le stoppe par moment. Dans ces conditions, son ETA (Estimated Time of Arrival) est très difficile à déterminer. Mais une chose est certaine : en raison de la marée, il devra en tout cas patienter jusqu’à demain 13h pour s’engager dans le chenal, sous le soleil et devant un public probablement très nombreux.



A 18h, Sébastien Destremau n’était plus qu’à 23 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne mais il progressait à très faible allure et devait tirer des bords dans un vent qui devenait quasi inexistant. Il devient très difficile d'estimer son heure d'arrivée mais il est possible qu'il termine son premier Vendée Globe dans la nuit si le vent continue à lui jouer des tours. Rappelons que sa progression peut être suivie toutes les 6 minutes sur la cartographie officielle du Vendée Globe. C’est en tout cas à 13h demain qu’il s’engagera dans le chenal qui mène à Port-Olona.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 11 Mar 2017, 19:31

Bonsoir
voilà après l'arrivée du 18éme concurrent,l'édition du Vendée Globle 2016/2017 vient de ce terminer aujourd'hui samedi 11 mars  2017 après avoir débuter le dimanche 6 novembre 2016 et un peu pus de 124 jours de courses
place aux articles
@+baboune




samedi 11 mars 2017, 09h06
Sébastien Destremau s’est emparé à 1h40 (heure française) de la 18e et dernière place du Vendée Globe 2016-2017, après 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes de course. Le skipper de TechnoFirst-faceOcean mérite bien un accueil à la hauteur de l’exploit qu’il a réalisé en bouclant son premier tour du monde. C’est à 13h qu’il s’engagera dans le mythique chenal des Sables d’Olonne.



Le soleil est déjà au rendez-vous ce matin aux Sables d’Olonne pour saluer cette journée exceptionnelle qui va marquer la fin du 8ème Vendée Globe. Après avoir franchi la ligne d’arrivée en début de nuit, à 1h40, Sébastien Destremau s’est accordé quelques heures de sommeil dans son bateau. Il en a aussi profité pour manger des pizzas particulièrement appréciées après des semaines de rationnement alimentaire ! En raison de la marée, ce n’est qu’à 13h que le skipper de TechnoFirst-faceOcean pourra s’engager dans le chenal. La fête n’en sera que plus belle. Compte tenu de l’enthousiasme médiatique et populaire généré par cette ultime arrivée, on peut penser que le public sera très nombreux pour accueillir Sébastien. Si vous n’avez pas la possibilité de venir aux Sables d’Olonne, vous ne manquerez rien de cette journée. Pas moins de quatre Live sont prévus sur la page Facebook du Vendée Globe : la remontée du chenal commentée, les premiers mots sur le ponton, le podium et l’immanquable conférence de presse.




Clap de fin : Sébastien Destremau, 18ème du Vendée Globe
samedi 11 mars 2017, 10h30
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) s'est octroyé la 18ème et dernière place du Vendée Globe, ce samedi 11 mars 2017, à 1heure, 40 minutes et 18 secondes, après 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes de course, à la vitesse moyenne de 9,47 nœuds. Le skipper toulonnais achève ainsi le huitième Vendée Globe, 50 jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) arrivé le 19 janvier dernier. Avec vingt-neuf concurrents au départ et dix-huit à l’arrivée, un score qui n’avait encore jamais été atteint, la huitième édition du Vendée Globe inscrit un record supplémentaire dans l’histoire de la course !





Né en Bretagne il y a 52 ans, c’est néanmoins dans le sud de la France, à Toulon que le marin a ses attaches. Après une préparation olympique en Flying Dutchman, le coureur au large a inscrit à son palmarès plusieurs courses en équipages telles que Volvo Ocean Race et Sydney–Hobart. Devenu consultant, Sébastien est également créateur d’un magazine vidéo couvrant l’actualité de la voile. C’est en aventurier qu’il a choisi de s’inscrire au Vendée Globe, un challenge personnel finalement accompli dans cette boucle de quatre mois, seul autour de la planète.
Son bateau TechnoFirst-faceOcean
Acquis en 2015 dans un port d’Afrique du Sud, l’Imoca60 TechnoFirst-faceOcean construit en 1998 a déjà deux Vendée Globe au compteur, avec Josh Hall (9ème en 2000-2001), puis Steve White (8ème en 2008-2009). Après un convoyage de Cape Town jusqu’à sa base de Toulon, Sébastien Destremau s’est qualifié pour le tour du monde lors de la Calero Solo Transat en avril 2016, entre Lanzarote et Newport. Avec le plus ancien bateau de la flotte, sans quille pendulaire ni dérive, un budget plus que serré, un mât brisé et remplacé quelques semaines avant le grand jour, le Varois ne se décourage pour autant pas de se présenter au pied de l’Everest des mers : « C’est un concentré de simplicité, une bicyclette sans dérailleur ! » prévient le marin avant le départ du 6 novembre. Retour sur sa course.
Le démarreur récalcitrant
Alors qu’il navigue sans autre pression que celle d’arriver au bout de l’aventure, en arrière de toute la flotte malgré une tentative de raccourci le long des côtes africaines, le démarreur le lâche dès la troisième semaine de course. Grâce au système D, Sébastien arrive à réparer et peut enfin utiliser son moteur indispensable pour remplir les ballasts du bateau. Un dispositif, façon tondeuse à gazon, qui prend près d’une heure à chaque mise en route du moteur, mais dont le skipper-aventurier devra se contenter jusqu’à la fin de son périple. Alors qu’il est en course depuis un mois et en approche du Cap de Bonne Espérance, le marin Toulonnais est rejoint par  Didac Costa (OnePlanet- OneOcean), parti quatre jours en retard des Sables-d’Olonne, suite à des problèmes d’électronique. « C’est réconfortant d’attaquer cette première zone du Grand Sud avec Didac juste à côté …. On peut veiller l’un sur l’autre et intervenir au besoin car on aura 35 nœuds  jusqu’à la fin de la semaine ». Cependant,  l’Espagnol, s’échappe à son tour devant l’étrave de TechnoFirst-faceOcean. Au moment d’entrer dans l’océan Indien, c’est Romain Attanasio (Famille Mary – Etamine du Lys) qui, après un stop de deux jours pour réparer ses safrans, rejoint Sébastien pour une navigation en duo jusqu’à Leuwin, le deuxième cap du Vendée Globe. Fin décembre, Pieter Heerema (No Way Back) qui s’est ralenti en faisant route au nord pour éviter une tempête, retrouve le tandem qui ferme la marche au large des côtes australiennes. Depuis le départ, Sébastien envoie chaque jour une vidéo et témoigne alors de son étonnement sur la dureté de l’épreuve : « Force est de constater qu’on est encore et toujours debout….J’ai du mal à le croire mais c’est la vérité. On est des mecs normaux qui font des choses inhumaines… »


Seul pour la deuxième partie de la course



Avant d’entamer la traversée du Pacifique, Sébastien décide de s’arrêter au mouillage en Tasmanie le 3 janvier, afin de vérifier l’état de son bateau.  Lorsqu’il reprend sa course trois jours plus tard, il accuse un débours de 1000 milles derrière Pieter Heerema et son No Way Back. A dater de ce moment, TechnoFirst-faceOcean naviguera isolé du reste de la flotte, en 18ème et dernière position.

Le skipper est néanmoins rassuré sur l’état de son navire qu’il mène prudemment sous J3 avec 2 ris dans la grand-voile.  «Je n’ai jamais regretté de réduire la toile, jamais …Bien sûr on va un peu moins vite, mais on ira sans doute beaucoup plus loin » affirme-t-il à la vacation. Le 29 janvier lorsque Destremau franchit le Horn, troisième et dernier cap, les six premiers concurrents de cette édition 2016-2017 du Vendée Globe sont déjà au ponton de Port Olona et le septième Louis Burton (Bureau Vallée) est aux Açores. Pieter Heerema (No Way Back) est au large de l’Argentine 1200 milles devant et Sébastien avoue un mélange de sentiments, en passant le gros caillou qui annonce la remontée de l’Atlantique et le dernier quart de l’aventure «J’ai aimé les mers du sud, je les quitte avec regret car j’y étais bien avec les albatros pour seule compagnie. Je pense à Moitessier et je le comprends, je ressens ce questionnement sur la tentation de rester en mer ».
« Bienvenue au bureau … A demain 20h ! »
Mais Sébastien ne compte visiblement pas parcourir indéfiniment les océans, puisqu’il fabrique une clé – à l’aide d’un cintre - pour en fermer symboliquement la porte derrière lui ! En fait, c’est l’opportunité d’écrire un mini scénario pour ce champion de la vidéo qui aime se filmer quotidiennement, partageant tantôt des commentaires, parfois des tutos bricolage, souvent des coups de cœur mais aussi des coups de gueule. Les scénettes lancées par un « Bienvenue au bureau ! » devenu viral, se terminent souvent par un « A demain 20 heures ».




La remontée de l’Atlantique est loin d’être une partie de plaisir. C’est en revanche la faim qui va beaucoup pertuber le skipper de TechnoFirst-faceOcean durant les deux dernières semaines de son périple. En effet, à court de nourriture il se rationne avec un repas par jour et ce ne sont pas ses infructueuses tentatives de pêche à la traîne, alors qu’il navigue dans l’anticyclone des Açores, qui lui permettent de se remplir l’estomac ! Sébastien profite de son temps libre pour fignoler les paroles d’une chanson dédiée à son Vendée Globe, écrite par quelques potes et accompagnée d’un clip vidéo. Extraits : « Tous les vainqueurs sont ceux qui ont pu terminer…» ou encore : « Il faut un grain pour être marin… » . Le Top 50 n'est pas assuré pour l'oeuvre musicale, mais la remontée du mythique chenal promet d’être épique ce samedi matin, au moins autant que le marin atypique, qui ne manquera sans doute pas de d'imaginer un nouveau tour de clé symbolique dans son sillage, comme pour mieux ouvrir une nouvelle page dans sa vie d'aventurier !
Jenny Launay / M&M

Retour sur la conférence de presse de Sébastien Destremau
samedi 11 mars 2017, 17h04
Après s’être emparé de la 18e place du Vendée Globe la nuit dernière, Sébastien Destremau a reçu ce samedi un accueil triomphal dans le chenal des Sables d’Olonne. Après 124 jours 12 heures 38 minutes et 18 secondes de mer, le dernier concurrent à boucler ce 8ème Vendée Globe a savouré avec joie et émotion cette communion avec le public. Il s’est ensuite exprimé en conférence de presse. Morceaux choisis des mots de Destremau…



L’émotion de l’arrivée



« En approche de la ligne, j’étais en pleurs mais ça ne se voyait pas car il faisait nuit (rires). Le départ, on le partage avec 28 autres marins. Mais pour l’arrivée, les gens viennent juste pour t’accueillir, c’est une émotion incroyable. Mais je ne me leurre pas, ils viennent aussi pour clôturer le Vendée Globe. Je suis content d’avoir eu un break entre le passage de la ligne d’arrivée et l’entrée dans le chenal. Cela permet de mieux gérer l’émotion des retrouvailles. L’arrivée va beaucoup trop vite. Tu passes la ligne tout seul et quelques secondes plus tard il y a déjà plein de monde à bord ! »
L’aventure avant tout
« Le Vendée Globe est une très belle course pour les vainqueurs. La bataille entre Armel (Le Cléac’h) et Alex (Thomson) a été fabuleuse. Mais le Vendée Globe ce n’est pas que ça, loin de là. L’accueil du public l’a prouvé aujourd’hui. Les gens n’attendent pas seulement de la compétition, ils veulent avant tout qu’on leur raconte des histoires. De mon côté, j’ai adoré la course de Conrad Colman et ce final sous gréement de fortune. »
50 jours d’écart avec Armel Le Cléac’h
« 50 jours entre Armel Le Cléac’h et moi : c’est un gouffre… Quand Armel est arrivé aux Sables d’Olonne, il me restait 9000 milles à parcourir. Je me suis dit : « c’est dément ! » Il m’a mis 9000 milles dans la vue, l’équivalent de trois transatlantiques. Sur le moment ça m’a fait mal. Ceci dit, la différence entre mon bateau et le sien est colossale. Avec mon IMOCA, je n’ai jamais tenu plus de 15 nœuds de moyenne sur 24 heures. Un foiler peut tenir 25 nœuds. Mais la performance d’Armel n’en reste pas moins monstrueuse ! »

Des moments de solitude…
« L’Indien est l’océan qui me faisait le plus peur. Cela s’est confirmé dans ce Vendée Globe. C’est là-bas que je me suis cassé les côtes, que j’ai eu des soucis techniques, que j’ai rencontré les pires difficultés. Il y a des vagues de tous les côtés, c’est l’enfer. C’est un océan vraiment difficile. »
Un Vendée Globe déconnecté
« Je suis parti sans livres, sans musique, sans films, sans photos… Je ne voulais pas que mon Vendée Globe soit pollué par des nouvelles venues de la terre. Je suis très content de l’avoir fait comme ça. Quand tu n’as rien, tu es comme un enfant. Et comme un enfant, quand tu t’ennuies, tu deviens créatif. Tu chantes, tu écris, tu fais des vidéos, tu t’amuses, tu pleures… Je ne suivais pas non plus l’actualité. C’était un bonheur permanent de se déconnecter. J’ai appris quelques nouvelles un peu par hasard, en contactant les proches. »

Un homme changé
« J’ai réalisé dans ce Vendée Globe que nous avons des ressources insoupçonnées. Je ne suis pas navigateur solitaire, je ne suis pas mécano, je n’ai jamais pris un cours de météo. Je connaissais mes compétences et mes limites. Et pourtant j’ai terminé le Vendée Globe. Durant cette course, j’avais le sentiment très fort que ce n’était pas moi à bord. J’avais l’impression de regarder quelqu’un d’autre naviguer… »

L’avenir de Sébastien et de TechnoFirst-faceOcean
« Mon projet continue avec mes partenaires. Nous avons établi une feuille de route avec pour objectif d’être en mesure de gagner le Vendée Globe en 2024. Ce sera un projet solide avec un skipper solide. Il y aura des échéances intermédiaires. A court terme, le bateau participera à la prochaine Transat Jacques Vabre sous le nom TechnoFirst-faceOcean, mais pas sûr que je sois à bord. Personnellement, je suis bien tenté par le tour du monde en Ultimes qui va se courir en 2019… »
Un livre à paraître : « Dernier de Vendée »
« Durant ce Vendée Globe, j’ai co-écrit un livre avec Patrice B-Rittener. Il est écrit à 98 %, il reste à finir le dernier chapitre. Il sera imprimé fin avril-début mai. J’adore le titre : il y avait « Premier de Cordée » et maintenant il y a « Dernier de Vendée » ! »

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 11 Mar 2017, 22:51

Bonsoir
une vidéo sur l'arrivée de Sébastien
@mitié Laurent



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 28 Mar 2017, 17:42

Bonjour
un gros merci à vous tous pour votre suivi je vous poste la rétrospective et le bilan de ce 8ème Vendée Globe
@+Baboune


Actualité
Rétrospective : revivez les temps forts du 8ème Vendée Globe !
lundi 20 mars 2017, 08h00
Du départ, le 6 novembre dernier, à l’arrivée du dernier concurrent la semaine dernière, la 8ème édition du Vendée Globe a été riche en rebondissements et en émotions. 29 skippers au départ, 18 sur la ligne d'arrivée et 11 malheureux privés d'une entrée si attendue dans le chenal des Sables. Retour sur les moments marquants de cette épreuve unique au monde…




Semaine 1 (du 6 au 13 novembre) : début de course endiablé ! 
- 6 novembre : à 13h02, les 29 marins (20 Français, 9 étrangers) engagés dans le 8ème Vendée Globe s’élancent dans des conditions météo exceptionnelles. Après la grande émotion de la remontée du chenal, ils reprennent leurs esprits et rentrent dans la course.
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Hélas, moins d’une heure après le départ, l’Espagnol Didac Costa (One Planer One Ocean) constate des problèmes électriques consécutifs à l’arrachage d’un ballast. Didac fait demi-tour vers les Sables d’Olonne, d’où il ne repartira que quatre jours plus tard…
- 11 novembre : la descente de l’Atlantique se fait à des vitesses affolantes et les foilers s’en donnent à cœur joie. Mais Vincent Riou résiste parfaitement avec son PRB à dérives droites et reste dans le match

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13 novembre : Tanguy de Lamotte annonce avoir cassé la tête de mât de son Initiatives Coeur et va devoir faire escale au Cap-Vert pour trouver une solution. Son objectif est clair : continuer la course !

Semaine 2 (du 14 au 20 novembre) : Alex Thomson prend le pouvoir, Tanguy de Lamotte rebrousse chemin
- 15 novembre : Alex Thomson (Hugo Boss) réalise une excellente option en coupant entre les îles du Cap-Vert, puis en négociant parfaitement le redoutable Pot au noir. Alex franchit l’équateur le premier, en un temps record : 9 jours et 07 heures. Il capitalise sur cette bonne option dans les alizés de l’Atlantique Sud et creuse l’écart sur la meute lancée à ses trousses, emmenée par Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Vincent Riou et Morgan Lagravière (Safran).
- 15 novembre : en escale à Mindelo, Tanguy de Lamotte a fait tout son possible pour repartir en course. Malheureusement, il constate qu’il n’est pas possible d’affronter les mers du Sud sans tête de mât. Il fait demi-tour vers les Sables d’Olonne, mais n’abandonne pas…
- 19 novembre : Alex Thomson imprime un train d’enfer mais subit un coup du sort lorsque son foil tribord est arraché suite à une violente collision avec un OFNI. Malgré l'avarie, il maintient toujours un bon rythme, en tête de course. 


- 19 novembre : premier abandon du Vendée Globe : suite au choc qu’avait subi son bateau en début de course, au large du Portugal, Bertrand de Broc (MACSF) rejoint l’île de Fernando de Noronha. Il plonge sous la coque et constate qu’une très large partie du carénage est endommagée, rendant impossible une navigation en situation de course. Bertrand est le premier à jetter l’éponge.

Semaine 3 (du 21 au 27 novembre) : Thomson pulvérise le temps de référence au cap de Bonne-Espérance, coups durs pour Vincent Riou et Morgan Lagravière


©Team PRB

- 22 novembre : suite à un choc avec un OFNI, Vincent Riou constate que l’axe de quille de son PRB a été abîmé dans le choc. Cette pièce en titane est un élément essentiel et Vincent ne peut pas continuer dans ces conditions. La mort dans l'âme, il annonce son abandon et s'arrête en Afrique du Sud. La déception est immense pour le vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 qui résistait formidablement bien face aux foilers.
- 24 novembre : Alex Thomson poursuit sa course en tête et pulvérise de plus de cinq jours le temps de référence au passage du cap de Bonne Espérance (17 jours et 22 heures). Armel Le Cléac’h passera en deuxième position, 4h plus tard.



- 24 novembre : Alors qu’il fait une sieste, Morgan Lagravière sent son bateau partir au tas. En sortant, il constate que le safran sous le vent est sorti de son socle et qu'il en manque les 2/3. « Je pense que c'est dû à un choc avec un OFNI », explique Morgan qui déclarera rapidement son abandon.

Semaine 4 (du 28 novembre au 4 décembre) : Duel épique entre Armel et Alex !


- 30 novembre : le match entre Armel Le Cléac’h et Alex Thomson est d’une intensité folle. Les deux hommes s’échangent la première place au gré des pointages. Au niveau des Kerguelen, ils ne sont distants que d’une quinzaine de milles quand un hélicoptère de la Marine Nationale tourne des images impressionnantes qui feront le tour du monde et resteront dans l’histoire du Vendée Globe. 


- 3 décembre : Armel reprend les commandes. On ne le sait pas encore, mais il y restera pendant 47 jours consécutifs, jusqu’à l’arrivée… La flotte du Vendée Globe s’étale alors sur plus de 10 000 km, Didac Costa et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ferment la marche. 



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© Kojiro Shiraishi/ Vendée Globe

4 décembre : à 3h40, Kojiro Shiraishi subit un démâtage. Sain et sauf, le skipper Japonais se déroute vers Cape Town. C’est le cinquième abandon du Vendée Globe.

Semaine 5 (du 5 au 11 décembre) : Kito de Pavant et Sébastien Josse abandonnent, réparations de l’extrême pour Attanasio, Bellion et Ruyant !
- 5 décembre : Armel Le Cléac’h a une centaine de milles d’avance au passage du cap Leeuwin où il établit un nouveau temps de référence : 28 jours et 20 heures (soit 5 jours et 14 heures de mieux que Gabart en 2012). Le rythme est toujours aussi élevé et Armel franchit la mi-parcours en 32 jours ! Il est suivi d’Alex Thomson et d’un jeune bizuth qui fait une course remarquable sur son SMA : Paul Meilhat.



- 5 décembre : Sébastien Josse déplore une avarie majeure sur le foil bâbord de son monocoque. Après avoir fait le dos rond dans une violente dépression, il déclarera son abandon le 7 décembre.
- 5 décembre : Romain Attanasio heurte un OFNI, à 470 milles au Sud de Cape Town. Ses deux safrans sont très endommagés. Romain s’abritera dans une baie proche de Bonne-Espérance pour effectuer les réparations. Il parviendra à reprendre sa route le 10 décembre…
- 6 décembre : l’océan Indien est très cruel pour Kito de Pavant, victime d’une violente collision avec un OFNI.



On a appris depuis, vidéo à l’appui, qu’il s’agissait d’un cachalot. Le choc endommage lourdement la quille et engendre une voie d’eau irréparable. Kito est heureusement secouru par un navire naviguant sur zone, le Marion Dufresne, le 7 décembre. Le skipper est sain et sauf, mais son bateau est perdu…
- 6 décembre : Eric Bellion subit une avarie sur son safran tribord : alors qu’il naviguait dans une mer formée et un vent moyen d’une trentaine de nœuds, le bateau s’est couché dans une rafale à plus de 50 nœuds. Sous la violence du choc, la mèche de safran – pièce en carbone qui relie l’appendice au bateau – s’est vrillée. Ce n’est qu’au prix d’une réparation épique en pleine mer qu’Eric reprendra la course.


- 7 décembre : alors qu’il manipule son dispositif de ballast bâbord, Thomas Ruyant constate que le chapeau du schnorchel (tube permettant le remplissage du ballast) entrainé par la vitesse du bateau, s’est arraché, sans entraîner de déchirure sur la coque. Thomas constate toutefois une entrée d’eau importante dans son espace de vie. En véritable MacGyver des mers, il parviendra à colmater la brèche. 
- 11 décembre : cette cinquième semaine est la plus éprouvante pour les marins engagés dans le 8ème Vendée Globe. Il reste 22 concurrents en course quand Sébastien Destremau devient le dernier concurrent à doubler le cap de Bonne-Espérance.

Semaine 6 (du 12 au 18 décembre) :
Démâtage pour Le Diraison, avarie structurelle sérieuse pour Ruyant !



- Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Groupe Queguiner) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) doivent négocier une dépression très violente au Sud de la Tasmanie. Tous trois privilégient leur sécurité et celle de leur bateau mais leurs stratégies pour laisser passer le gros du système divergent. Yann et Jean se ralentissent volontairement, voire se mettent à la cape, tandis que Jean-Pierre tente une option inédite par le détroit de Bass, entre l’Australie et la Tasmanie.
- Toujours solide leader devant Alex Thomson, Armel Le Cléac’h négocie parfaitement le Pacifique, le plus grand océan du monde.



© Paul Meilhat / Vendée Globe / SMA

Le match pour la 3e place est passionnant entre Paul Meilhat et le très combatif Jérémie Beyou qui reprend du terrain malgré des soucis de communication qui le handicapent pour récupérer des données météo. 
 
 
 
-17 décembre : Stéphane Le Diraison, alors en 10e position et à la lutte avec le Hongrois Nandor Fa, contacte la Direction de Course pour l’informer du démâtage à bord de son IMOCA, à 700 milles des côtes australiennes. Stéphane parviendra à rallier Melbourne sous gréement de fortune.  

18 décembre : Thomas Ruyant subit une collision extrêmement violente avec un OFNI. Il en découle une avarie structurelle majeure sur son bateau qui menace de se disloquer. Le nombre des abandons se porte désormais à 9... Mais malgré une situation très tendue, Thomas préservera l’essentiel en ramenant son IMOCA blessé à bon port (dans le port de  Bluff en Nouvelle-Zélande), le 21 décembre, et ce malgré la tempête. Un morceau de bravoure… Thomas réalisait une très belle course au moment de son abandon puisqu’il occupait la 8e place.  

Semaine 7 (du 19 au 25 décembre) : avarie pour Meilhat et improbable rencontre à Noël !



- 20 décembre : Paul Meilhat (alors 3e et 1er bizuth) déplore un problème de vérin de quille (avec une fissure sur 40 cm). Paul parvient à stabiliser la quille
grâce à un système de sécurité. Mais l’avarie est trop importante pour la réparer seul en mer. « Avec une quille comme ça, je ne passais pas le cap Horn », confie le jeune skipper qui fait cap plein Nord. Son périple s’arrêtera en Polynésie. 
- Pendant ce temps, 5 marins se livrent une bataille d’anthologie depuis le passage du cap Leeuwin : Alan Roura, Enda O’Coineen, Fabrice Amedeo, Eric Bellion et Rich Wilson se tiennent dans un mouchoir. 
- 23 décembre : Armel Le Cléac’h double le cap Horn après 47 jours de mer, soit 5 de mieux que le précédent temps de référence établi par Gabart en 2013 ! Alex Thomson franchit le Horn 48 heures plus tard. Mais la bataille pour la gagne est loin d’être terminée…







24 décembre : Incroyable rencontre au Sud de la Tasmanie entre le Suisse Alan Roura et Eric Bellion. Roura à l’étrave de La Fabrique, Bellion à l’arrière de CommeUnSeulHomme, les deux hommes entonnent un « Petit Papa Noël » en duo qui restera dans l’histoire de la course. Plus tard, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois à quelques mètres l’un de l’autre, en compagnie de l’Irlandais Enda O’Coineen. Improbable Vendée Globe !

Semaine 8 (du 26 décembre au 1er janvier) : Le trio de tête en Atlantique, un dernier abandon dans ce Vendée Globe…
- 26 décembre : Au 50e jour de course, les leaders ont bouclé 75 % du parcours du Vendée Globe.

 
- 27 décembre : Jérémie Beyou, 3e, vit une journée très particulière puisqu'il franchit le cap Horn pour la première fois dans sa carrière de marin. Derrière, Yann Eliès et Jean Le Cam se livrent une lutte au contact pour la 5e place et pour être le premier bateau à dérives classiques à l’arrivée...

- 28 décembre : le skipper irlandais Enda O'Coineen se dirige vers l’île Stewart (Nouvelle-Zélande).


Il cherche à effectuer un certain nombre de réparations avant de reprendre la course. C'est sur cette île qu’Yves Parlier avait fait escale pendant dix jours pour mettre en place un gréement de fortune, lors de l’édition 2000-2001.

- 28 décembre : Pieter Heerema (No Way Back) reprend sa course après avoir bataillé plusieurs jours pour résoudre ses problèmes de pilote.




- 30 décembre : toujours dauphin d'Armel Le Cléac'h, Alex Thomson grappille des milles. En à peine six jours, l'écart entre les deux leaders, Armel Le Cléac'h et Alex Thomson, est passé de plus de 800 milles à… moins de 30 milles ! Le Britannique ne lâche pas l'affaire...
- 30 décembre : pas moins de trois skippers franchissent le cap Horn : Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès, respectivement en 4e, 5e et 6e position.
- 1er janvier : le premier jour de l'année 2017 commence par une mauvaise nouvelle : le démâtage d'Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager - Team Ireland), le premier Irlandais de l'histoire à participer au Vendée Globe. Ce sera le dernier abandon de ce 8ème Vendée Globe.



Trois skippers ayant abandonné touchent terre : Paul Meilhat (le 28 décembre à Tahiti), Stéphane Le Diraison (le 30 décembre) et Kito de Pavant (30 décembre).

Semaine 9 (du 2 au 8 janvier) : Cascade d’avaries dans le Pacifique Sud 
Les marins et les bateaux accusent le coup : Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Alan Roura (La Fabrique), Didac Costa et Sébastien Destremau bataillent pour poursuivre leur route vers Les Sables d’Olonne. 
- 2 janvier : Alan Roura contacte son équipe à terre pour lui signaler la casse de son safran tribord, suite à une collision avec un OFNI, causant en même temps une importante voie d’eau à l’arrière du bateau. Le safran est changé, l’inondation maîtrisée et La Fabrique est de nouveau sur sa route. 



2 janvier : Conrad Colman perd l’axe de son étai dans 60 nœuds de vent. Avec force et courage, il parvient à réparer et se remet en mode course.
- 3 janvier : Sébastien Destremau avait prévenu qu’il s’arrêterait avant d’entrer dans le Pacifique. Il prend un corps-mort en Tasmanie, dans la baie d’Hobart, où il effectue une vérification complète de son bateau. Quand il repart, il accuse un retard de 16 000 km sur le leader Armel Le Cléac’h !




4 janvier : Louis Burton (Bureaux Vallée) double le cap Horn pour la première fois dans sa carrière de marin, à la 7e place. 
- 7 janvier : à 1h23, Le Cléac’h franchit l’équateur et fait ainsi son grand retour dans l’hémisphère Nord, mais Alex Thomson profite d’une météo plus favorable et reste menaçant.

Semaine 10 (du 9 au 15 janvier) : Le dénouement est proche…


© Nandor FA

9 janvier : le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) franchit le cap Horn pour la cinquième fois de sa vie. Deux jours plus tard, Eric Bellion devient le premier bizuth de ce Vendée Globe à passer ce cap mythique, suivi peu après de Conrad Colman.
- 12 janvier : en parfaite embuscade, Alex Thomson met la pression sur Armel Le Cléac’h qui ne lâche pas le moindre mille. Joint à la vacation, Armel ne cache pas son agacement et se plaint de la météo qui lui est particulièrement défavorable. Malgré un manque de réussite évident, le natif de la baie de Morlaix s’accroche et maintient une avance d’une centaine de milles. « Jusqu’au bout, il va falloir se battre ! », annonce Armel. 
Jérémie Beyou, 3e, reste à l’affût tandis que les inséparables Yann Eliès et Jean Le Cam (au contact depuis le Sud de la Tasmanie !) tentent de recoller à Jean-Pierre Dick pour une place au pied du podium.


© JEAN MARIE LIOT / DPPI



Semaine 11 (du 16 au 22 janvier) : Le sacre d’Armel
- 16 janvier : Alex Thomson pousse toujours sa machine et bat le record de distance avalée en 24h en solitaire sur monocoque : 536,81 milles (soit 994 km) à la vitesse moyenne ahurissante de 22,4 nœuds. Il améliore donc le record de François Gabart établi en 2012, qui était de 534,48 milles. 78 milles séparent les deux premiers à trois jours du dénouement.
- 16 janvier : Fabrice Amedeo (Newrest Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) doublent le cap Horn avec 4 heures d’écart. Il leur reste la longue remontée de l’Atlantique pour se départager. Alan Roura franchit le Horn le même jour, suivi de Rich Wilson.
- 19 janvier : à 16 heures 37 minutes et 46 secondes (heure française)Armel Le Cléac’h franchit la ligne d’arrivée et remporte le 8e Vendée Globe. Pour sa 3e participation, le skipper de Banque Populaire VIII, signe une performance remarquable et impose un nouveau temps de référence sur ce tour du monde en solitaire en monocoque : 74 jours 03 heures 35 mn 46 s (soit 3 jours 22 heures et 41 minutes de moins que François Gabart en 2013). 



20 janvier : 16 heures après Armel, Alex Thomson décroche la 2e place. Privé de son foil depuis le 19 novembre, Alex a su maintenir jusqu’au bout la pression sur son adversaire Armel Le Cléac’h. Il décroche son deuxième podium en quatre participations. Le Britannique peut être fier de sa course, et il donne déjà rendez-vous : « Je ne peux pas m'arrêter à une 2e place, je ne serai jamais satisfait avec ce résultat... Si j’estime que j’ai une possibilité de gagner, je reviendrai dans quatre ans. » 



Semaine 12 (du 23 au 29 janvier) : Jérémie Beyou complète un podium, et trois arrivées en moins de 3h !
- 23 janvier : après 78 jours 06 heures et 38 minutes de mer, Jérémie Beyou décroche le podium bien qu’il n’ait pas été épargné par les soucis techniques (pilotes automatiques récalcitrants, panne d’antennes Fleet, problèmes de hook de gennaker et de grand-voile…). Sa 3e place est celle de la ténacité et de la rage de vaincre. 
- 24 janvier : La bagarre pour la 4e place fait rage entre Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam. Dick tient la corde mais il reste sous la menace des deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, des experts de la régate au contact qui ne lâchent rien. 




Le mercredi 25 janvier 2017 restera dans les annales... A trois heures d’intervalle, trois figures emblématiques du Vendée Globe franchissent la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne : Jean-Pierre Dick (4ème) à 14h47, Yann Eliès (5ème) à 16h13 et Jean Le Cam (6ème) à 17h43. C’est la première fois dans l’histoire du Vendée Globe que trois concurrents bouclent le parcours le même jour. Yann Eliès a même franchi la ligne d’arrivée, seulement 1h et 26 minutes après Jean-Pierre Dick...
- 26 janvier : ils sont encore douze marins en course : six Français, un Hongrois, un Néo-Zélandais, un Suisse, un Américain, un Espagnol et un Néerlandais. Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo naviguent au contact depuis des semaines et tissent au grand large un beau lien d’amitié. Un autre duel met aux prises Romain Attanasio et Didac Costa. Louis Burton est le prochain concurrent attendu aux Sables d’Olonne.
- 29 janvier : grand jour pour Sébastien Destremau qui franchit le mythique cap à 14h36 (heure française), après 84 jours et 01 heure de mer. Tous les concurrents encore en lice sont donc en Atlantique


© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe

Semaine 13 (du 30 janvier au 5 février) : Louis Burton à bon port, 11 marins encore en course
- 2 février : Louis Burton franchit la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Il s’octroie la 7e place de ce Vendée Globe 2016, tour du monde qu’il boucle pour la première fois, après son abandon dû à une collision avec un chalutier, lors de l’édition 2012-2013. Son temps de course est de 87 jours, 21 heures, 45  minutes et 49 secondes.
- 5 février : « Je n'ai pas encore perdu toutes mes forces mais je sens bien la différence avec mon état physique d'il y a quelques semaines. Il est vraiment temps de rentrer aux Sables ! » L’Espagnol Didac Costa résume bien l’état d’esprit des onze marins encore en mer dans le huitième Vendée Globe. Après trois mois en mer, les corps fatiguent, le matériel également.

Semaine 14 (du 6 au 12 février) : Nandor Fa superbe 8e, Conrad Colman démâte !
- 6 février : Eric Bellion fait face à un problème de moteur qui l’oblige à restreindre sa consommation d’énergie. Il ne peut plus compter que sur ses hydro générateurs pour produire de l’énergie.

 

8 février : le Hongrois Nandor Fa franchit la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne à 11h54. II s’empare d’une très belle 8e place pour sa troisième participation au Vendée Globe. Son temps de course est de  93 jours 22 heures 52 minutes 09 secondes.
- 9 février : Romain Attanasio rapporte à la Direction de Course une avarie sur sa dérive bâbord suite à un choc avec un OFNI. La dérive est inutilisable, Romain a constaté une petite voie d’eau dans le puits, mais la course peut continuer pour le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys.
- 10 février : Eric Bellion affronte des conditions dantesques à quelques jours de son arrivée aux Sables d’Olonne. Il est à nouveau contraint d’incurver sa route pour éviter le plus gros d’une violente dépression. Eric subit des rafales de plus de 70 nœuds ! 


© Conrad Colman (DR)

10 février : le Néo-Zélandais Conrad Colman n’est pas épargné non plus par cette tempête. A 23h, Conrad joint son équipe pour prévenir du démâtage de son IMOCA « Foresight Natural Energy », alors qu’il évoluait dans un vent de nord-est de 30-35 nœuds sous J3 et 3 ris dans la grand-voile. La déception est grande pour Conrad qui a bouclé 97% de son premier Vendée Globe et n’est qu’à 739 milles des Sables d’Olonne. Mais le Néo-Zélandais n’a qu’une idée en tête : rallier les Sables d’Olonne sous gréement de fortune !
- 11 février : Eric Bellion déplore une avarie survenue sur son rail de grand-voile. L’incident est arrivé à moins de 500 milles des Sables-d’Olonne, au large de l’Espagne, dans un vent de 30 à 40 nœuds. Fin de course au courage !




Semaine 15 (du 13 au 19 février) : Bellion 1er bizuth, Boissières et Amedeo 10e et 11e
- 13 février : à bout de force, éreinté mais motivé, Eric Bellion fait preuve d’une ténacité remarquable. Il coupe la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe à 17h58. Neuvième au général mais premier bizuth de cette édition, le marin de 40 ans boucle son tour du monde en 99 jours 04 heures 56 minutes et 20  secondes.
- 15 février : excellente nouvelle pour Conrad Colman qui est parvenu à installer un gréement de fortune à l’aide de sa bôme et d’un morceau de grand-voile récupéré suite à son démâtage.


© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe

17 février : Arnaud Boissières s’empare de la 10e place du Vendée Globe après 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes de mer. Il boucle ainsi son troisième Vendée Globe d’affilée, une performance seulement réalisée par Armel Le Cléac’h avant lui.
- 18 février : c’est à une très belle 11e place et 2e bizuth, que Fabrice Amedeo remonte le chenal des Sables d’Olonne, après 103 jours, 21 heures, et 01 minute de mer. Et il annonce d’ores-et-déjà sa volonté de revenir en 2020, encore plus fort…




Semaine 16 (du 20 au 26 février) : Cinq arrivées en rafale : Roura, Wilson, Costa, Attanasio et Colman !
- 20 février : le skipper suisse Alan Roura coupe la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à 9h12. Il prend la 12e place de ce Vendée Globe (et 3e bizuth), tour du monde qu’il  boucle pour la première fois, à l’aube de son 24ème anniversaire. Son temps de course : 105 jours, 20 heures, 10 minutes, 32 secondes



21 février : après le benjamin, le doyen ! Rich Wilson, 66 ans, en termine après 107 jours de mer. C’est la deuxième fois que l’Américain boucle le Vendée Globe (9e en 2008-2009). La foule présente sur les quais de Port Olona donne un grand coup de chapeau à ce gentleman-skipper.
 



23 février : reparti des Sables d’Olonne quatre jours après le reste de la flotte (voir semaine 1), Didac Costa réussit son pari en terminant son premier Vendée Globe en 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Et ce à bord d’un IMOCA d’ancienne génération, l’ex Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a terminé 2e en 2000-2001. 
- Le vendredi 24 février restera dans les annales du Vendée Globe avec les arrivées de Romain Attanasio puis de Conrad Colman. C’est à force de courage et de persévérance qu’ils sont parvenus à boucler leur premier Vendée Globe. Romain a subi trois chocs avec des OFNI qui ont lourdement endommagé ses safrans et cassé une dérive. Conrad Colman a démâté à 700 milles de l’arrivée et rallié Port Olona sous gréement de fortune !

Semaine 17 (du 27 février au 5 mars) : Difficile arrivée pour Pieter Heerema, Sébastien Destremau seul au monde…
- 27 février : après les cinq arrivées de la semaine précédente, seuls deux skippers sont encore en mer ce matin : Pieter Heerema et Sébastien Destremau. Le Hollandais est contraint de ralentir (et même de quasiment s’arrêter) pour laisser passer devant lui la tempête qui lève une très grosse mer dans le golfe de Gascogne. Son arrivée est retardée mais Pieter s’arme de patience. 
- 2 mars : à 22h26, Pieter Heerema, 65 ans, coupe enfin la ligne d’arrivée après une bataille qui aura duré 116 jours 09 heures 24 minutes et 12 secondes. Le premier Néerlandais de l’histoire a relevé son défi personnel : boucler le Vendée Globe à bord d’un IMOCA de dernière génération doté de foils.
- 3 mars : Sébastien Destremau est seul au monde. Depuis l’arrivée de Pieter Heerema en 17e position, le Français est en effet le dernier skipper du Vendée Globe encore en mer. 
Semaine 18 (du 6 au 12 mars) : Clap de fin sur le 8ème Vendée Globe



11 mars : Sébastien Destremau s’octroie la 18e place du Vendée Globe, à 1h40 du matin. Il patiente jusqu’à 13h pour faire son entrée dans le chenal où il reçoit un accueil triomphal. Son périple a duré 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes. Le skipper toulonnais achève ainsi le huitième Vendée Globe, 50 jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h arrivé le 19 janvier dernier (voir semaine 11). Avec vingt-neuf concurrents au départ et dix-huit à l’arrivée, un score qui n’avait encore jamais été atteint, la huitième édition du Vendée Globe inscrit un record supplémentaire dans l’histoire de la course !

Olivier Bourbon / M&M



Bilan du Vendée Globe 2016-2017 : un très large succès populaire et médiatique
mardi 21 mars 2017, 16h28
Yves Auvinet, Président du Vendée Globe, a dressé ce mardi le premier bilan de la 8ème édition, à l'Hôtel du Département. Un bilan marqué cette année par une forte augmentation de tous ses indicateurs : fréquentation du public en forte hausse, audience et retombées media sans précédents, internationalisation record, sans parler d'un bilan sportif lui aussi très positif : sur les 29 skippers au départ, 18 ont en effet terminé classés, une première dans l'histoire du Vendée Globe.
 



Avec 29 skippers au départ et 10 nations représentées, ce 8ème Vendée Globe a présenté une belle diversité de projets, démontrant une fois de plus l'intérêt grandissant du grand-public pour une course qui marie la performance sportive, le défi technologique et l'aventure humaine. Cet ADN du Vendée Globe qui depuis près de 30 ans contribue à la légende de l'événement.
Côté fréquentation, le dernier Vendée Globe bat à nouveau tous les records, avec 2 millions  250 000 visiteurs présents (1,5 million au départ et 750 000 lors des arrivées). Une progression de 25% si on compare ce chiffre aux 1 millions 800 000 visiteurs présents en 2012-2013.
Une ferveur populaire qui ne se dément donc pas d'éditions en éditions et qui démontre la forte attente populaire d'une course composée de skippers au plus haut niveau du sport et d'aventuriers, auteurs de tant d'histoires extraordinaires qui font la richesse du Vendée Globe.
Côté média, les chiffres de l'édition 2016-2017 démontrent à quel point la notoriété internationale du Vendée Globe ne cesse de s’accroître, au fur et à mesure des éditions, tout en renforçant l’attractivité de l’épreuve dans son bastion historique, la France. Des bons résultats à mettre au crédit de la stratégie digitale mise en place et de la forte activation des media sociaux.

I – Une première : 18 bateaux à l’arrivée avec de nombreux records battus
Sur l'eau, le 8ème Vendée Globe a aussi été un grand succès : aucun drame ni accident grave, 4 démâtages et la perte d’un seul bateau (celui de Kito de Pavant en plein océan Indien).
Sur le plan technologique, la preuve de leur efficacité a été faite par les nouveaux monocoques à foils. Quatre sur sept sont en effet revenus à bon port et trois d'entre eux ont trusté les trois premières places sur le podium.
Ce résultat met en évidence un meilleur niveau de préparation des IMOCA en amont de la course et une évolution technologique qui va vers plus de fiabilité et de sécurité, malgré des avaries inéluctables dans le domaine de la course océanique.

1)    Le bilan sportif : 29 skippers au départ, 18 à l'arrivée, 11 abandons, le point sur les avaries !
Les onze abandons sont intervenus suite aux avaries suivantes :
-    5 abandons suite à un choc : Bertrand de Broc (MACSF), Vincent Riou (PRB), Morgan Lagravière (Safran), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine), Kito de Pavant (Bastide-Otio).
-    4 abandons suite à un démâtage : Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur), Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit - Boulogne Billancourt) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland).
-    2 abandons suite à des avaries diverses : avarie de foil pour Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et avarie sur le vérin de quille pour Paul Meilhat (SMA).

2)    Tous les records battus
La 8ème édition est à nouveau celle de tous les records, comme le montre les chiffres et données suivantes :
Le plateau le plus international : 10 nationalités représentées au départ (France, Angleterre, USA, Espagne, Hongrie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Suisse, Irlande, Japon)


© DR

Le Vendée Globe le plus rapide de l'histoire : 74 jours, 03 heures, 35 minutes et 46 secondes. Armel Le Cléac'h a fait le tour du monde à 13,8 noeuds de moyenne et mis 4 jours de moins que le temps de référence de l'épreuve, qui était détenu depuis 2013 par Francois Gabart.
Le meilleur sprint : avec une distance record de 536.81 milles parcourus en 24 heures (22,4 nœuds de moyenne), Alex Thomson (Hugo Boss) s'est emparé du Record des 24h en monocoque et en solitaire !
Le record à l'Equateur pour Alex Thomson (Hugo Boss), en 9 jours 7 heures 2 minutes, soit 1 jour et 4 heures d'avance sur le record de Jean Le Cam depuis 2004.
Le record au cap de Bonne Espérance pour Alex Thomson, en 17 jours 22 heures 58 minutes, soit 5 jours d'avance sur le record d'Armel Le Cléac'h en 2012.
Le record au cap Leeuwin pour Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), en 28 jours, 20 heures, 12 minutes, soit  près de 6 jours d'avance sur le temps de référence de François Gabart en 2012.
Le record au cap Horn pour Armel Le Cléac’h, en 47 jours et 32 minutes, soit 5 jours d’avance sur le temps de référence de François Gabart en 2013
Le record à l’Equateur pour Armel Le Cléac’h en 61 jours 12 heures et 21 minutes, soit 4 jours d’avance sur le temps de référence détenu par François Gabart en 2013
Enfin, un nouveau record de la course pour le vainqueur Armel Le Cléac'h, en 74 jours, 03 heures, 35 minutes et 46 secondes, soit 4 jours de moins que François Gabart en 2013.
 

II – Un bilan média exceptionnel
Télévision, presse, internet et media sociaux, les retombées médiatiques du Vendée Globe sont en très nette hausse et l'audience globale dépasse très largement celle de l'édition précédente. Des résultats qui sont le fruit d'une communication très orientée sur l'utilisation de la vidéo, la diffusion d'émissions en LIVE, le déploiement d'outils digitaux et l'activation des réseaux sociaux. Ci-après les principaux chiffres :

1)    Un Vendée Globe qui a engendré des retombées sans précédent
UBM (Bruit médiatique) : + de 20 % par rapport à 2012. L’Unité de Bruit Médiatique s’élève à 7404 UBM, soit une hausse de plus de 20% par rapport à l’édition 2012. Chaque français a donc été atteint 74 fois par le Vendée Globe à travers les différents médias et sur la durée de la course.


© DR

MEDIA : 45 000 sujets, articles et messages liés au Vendée Globe ont été recensés, avec une répartition par média comme suit : TV 36%, presse écrite 22%, Web 19%, médias sociaux 15%, radio 8%.
-    2180 journalistes accrédités sur le serveur média du Vendée Globe
-    1676 journalistes présents aux Sables d'Olonne lors des phases de départ et d'arrivée.

2)    Une explosion des retombées télé 



© DR

TELEVISION : 1 236 heures de diffusion (au lieu de 738 heures en 2012)
Avec plus de 1 200 heures de diffusion TV réparties sur 97 chaines, présentes dans 190 pays et sur les 5 continents, la couverture TV du Vendée Globe 2016-2017 a fait un véritable bond en avant par rapport à l'édition 2012-2013.  Parmi ces principaux chiffres clés, on retiendra une nette progression avec 50% de chaînes TV supplémentaires (65 en 2012) et près de 500 heures additionnelles de couverture TV par rapport à la dernière édition (738 heures en 2012).
631 heures de diffusion à l’international
L’engouement médiatique international du Vendée Globe peut s’expliquer notamment par l’augmentation des nationalités représentées par les skippers (10 pour cette édition).
Cette diffusion se répartit comme suit : 365,5 heures en Europe hors France (contre 147, soit +148%), 83,5 heures en Afrique et Moyen-Orient (contre 47, soit +77%), 11 heures en Amérique du Nord (contre 8, soit + 37%), 23 heures en Amérique du Sud (contre 63, soit -64%), 82,5 heures en Asie (contre 127 soit -35%), 18,5 heures en Océanie (contre 8, soit +131%), 47 heures sur les chaînes Monde (contre 48, soit -2%)
Le Direct Départ a reflété cette dimension internationale du Vendée Globe avec 33 chaînes TV (vs 18 en 2012) qui ont diffusé un volume total de près de 120 heures de couverture (vs 32 heures).
Les chaînes gratuites ont couvert l’évènement dans les JT pour non seulement suivre l’état d’avancement de la course (et plus particulièrement les chaînes des territoires de skippers internationaux), mais aussi récupérer des images spectaculaires comme le passage des 2 leaders aux iles Kerguelen. Parmi les chaînes les plus prestigieuses, on peut citer CCTV (Chine), TV Asahi (Japon), CNN International (USA), BBC News (UK), RTVE (Espagne) ou SRG (Suisse).
En France, c’est 605 heures de télé qui ont été diffusées pour le Vendée Globe.



Le Vendée LIVE
La double couverture nationale sur Infosport+ et BFM Sport a générée à elle seule 84 heures de télévision.
 
 
3)    La diffusion sur les réseaux sociaux a connu une progression très importante

SOCIAL MEDIA : 264 000 fans (+350 %)
La communauté des Fans du Vendée Globe a elle aussi explosée lors de cette édition avec 601 275 mentions liées à l'événement depuis l’ouverture du Village, dont 79 746 mentions pour Armel Le Cléac'h, skipper le plus mentionné. Les autres chiffres-clés : 264 000 fans sur Facebook (+350% depuis 4 ans), près de 54 000 followers sur Twitter (+280%) et plus de 23 800 abonnés sur Instagram (compte créé lors de cette édition). Pour la première fois, le nombre de vidéos vues sur Facebook (41 millions) a largement dépassé le nombre des vidéos vues sur le site internet via les plateformes Dailymotion (24,7 millions) et Youtube (4,6 millions).
LIVE : 13 millions de vues
Les 3 émissions diffusées en LIVE sur le site de la course et sur Dailymotion ont dépassé les 6,5 millions de vues cumulées (en direct et en replay). Chiffre auquel il faut ajouter la diffusion sur Facebook : 6,4 millions de vues. Soit un total de près de 13 millions de vues (hors diffusion TV).
VIDÉO : 71 millions de vidéos
La vidéo est le support de prédilection du Vendée Globe et de ses skippers. Pour preuve, 71 millions de vidéos (+140 % par rapport à 2012) ont été vues durant la course, dont 42 millions sur Facebook, 25 millions sur Dailymotion et près de 5 millions sur Youtube…

4)    Le web a maintenu un haut niveau de fréquentation tout comme le jeu Virtual Regatta

SITE INTERNET et APPLI : 345 millions de pages vues
Les chiffres du site officiel restent marquants avec près de 10 millions de visiteurs uniques, 87 millions de visites et 260 millions de pages vues durant la course. Avec l'application mobile (téléchargée 242 000 fois), le cumul Site internet + Appli mobile (smartphones + tablettes) compte 345 millions de pages vues.
JEU VIRTUEL : 456 712 joueurs
Le Vendée Globe Virtuel a été couru par 456 712 joueurs dont 231 000 ont fini la course. 1600 classes de primaire et collèges ont participé, soit à peu près 40 000 enfants. 96 départements Français ont participé à la course virtuelle. Le plus représenté est le département de Loire Atlantique, suivi par Paris et le Département de Vendée. C’est le club Les Sports Nautiques Sablais qui avec 193 inscrits est le club qui compte le plus grand nombre de joueurs.

 

© DR

III – La fréquentation des Villages en forte hausse
Avec 1,5 million de visiteurs lors des trois semaines précédant le départ, puis 750 000 visiteurs (contre 501 800 en 2013) lors des différentes arrivées, du 13 janvier au 10 mars, la fréquentation du 8ème Vendée Globe bat elle aussi tous les records. Au total, ce sont donc 2 250 000 visiteurs qui sont venus aux Sables d’Olonne à l'occasion du départ et des arrivées du 8ème Vendée Globe (contre 2 000 000 en 2012-2013).

IV – Le succès du Vendée Globe Junior
1)    La mallette pédagogique
Le Vendée Globe Junior a permis de distribuer près de 1 500 mallettes dans les écoles dont près de la moitié en Vendée.
Les études de satisfaction ont montré que plus de 90 % des enseignants ont trouvé la mallette qualitative. Elle a été utilisée largement voire dupliquée dans de nombreuses classes.
2)    Le site internet Vendée Globe Junior
Cette mallette a été complétée par le site Vendée Globe Junior. Le site Vendée Globe Junior a engendré près de 258 900 visiteurs uniques et plus de 2 millions de pages vues.
3)    Près de 13 000 jeunes accueillis sur le village
Les classes ont reçu un accueil personnalisé adapté à leur niveau scolaire pendant 2 heures. Ils ont été accueillis et encadré par des médiateurs de l’Ecole Départemental des Arts et du Patrimoine.
C’est ainsi que 6 570 scolaires ont été accueillis aux Sables d’Olonne soit 148 établissements pour 244 classes.
6 429 scolaires et une dizaine d’associations (une centaine de personnes) ont été accueillis hors de ce dispositif sur le village Départ du Vendée Globe.
 
V – La remise des prix le 13 mai 2017 aux Sables d’Olonne
La remise des prix sera organisée avec une formule nouvelle pour des raisons liées à la sécurité, au confort des spectateurs et au coût de l’opération. Elle se déroulera en 2 temps :
-    une cérémonie de remise des prix sur invitation aux Atlantes à 19h45,
-    un défilé des skippers sur le remblai des Sables d’Olonne avec un feu d’artifice final de 21h30 à 22h45.
Cette cérémonie permettra ainsi de clôturer le Vendée Globe et permettra au public de côtoyer une dernière fois les skippers.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 28 Mar 2017, 19:05

Bonsoir Guillaume et Laurent,

Merci encore, de nous avoir fait profité des informations concernant cette fabuleuse course et surtout de nous avoir proposé ce récapitulatif.

A très bientôt.

Bonne soirée.

_________________
Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   

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