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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 03 Fév 2017, 22:10

Bonsoir
l'actu de ce vendredi
@mitié Laurent


Actualité
Patience et prudence
vendredi 03 février 2017, 16h25
Sur les onze marins encore en course, six naviguent désormais la tête à l’endroit dans l’hémisphère nord et cinq sont encore dans l’Atlantique Sud. Alan Roura (La Fabrique), qui a doublé l’équateur à 13h25 ce jour, sera aussi gâté que l’ont été Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut). Le Pot au Noir lui ouvre grand la porte vers les alizés. Mais prudence ! Ces vents de Nord-Est sont musclés, la mer est formée et avec un angle proche du vent, la navigation n’aura rien d’une partie de plaisir. Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) le racontait hier en vacation : « J’ai eu un peu peur pour le bateau, il partait dans tous les sens. C’était assez horrible en terme de confort à bord ». Derrière, on ronge son frein et on reste prudent. Objectif : rentrer à bon port !


Nandor Fa attendu mardi 7 février entre 12h et 22h
Le skipper hongrois est en train de manger son pain noir dans l’Ouest des Açores. Une série de dépressions en provenance des Etats-Unis et du Canada traverse l’Atlantique Nord. C’est donc un gros coup de pied au derrière que se prend le navigateur de 63 ans. En bon marin, extrêmement expérimenté, Nandor saura gérer les tempêtes successives mais il devra rester sur le qui-vive. Une fin de course éprouvante en perspective. 1 500 derniers milles sous haute tension pour le 8e solitaire attendu aux Sables d’Olonne mardi prochain, le 7 février. Derrière lui, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) réduit son écart avec Eric Bellion qui ralentit dans une zone de transition météo. Le « crazy Kiwi » est le plus rapide de la flotte avec 360 milles avalés ces dernières 24h à la vitesse moyenne de 15 nœuds.
Alan Roura la tête à l’endroit
« C'est encore une nouvelle étape que de passer l’équateur, de retourner dans le Nord après autant de temps passé dans le Sud ! C'est vraiment le dernier point de passage de ce tour du monde avant de rentrer à la maison. » écrivait ce matin le skipper suisse à son équipe à terre. Oui, la route retour prend tout son sens une fois cette ligne imaginaire dépassée, ce O° de latitude que les skippers du Vendée Globe doublent pour la deuxième fois, cap vers le Nord cette fois. Comme pour Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo, le Pot au Noir ne sera pas bien méchant et surtout peu étendu. De quoi filer vers le but, mais probablement par l’ouest des Acores pour éviter l’anticyclone… Rich Wilson a perdu du terrain sur le p’tit Suisse : l’Américain est ce soir à plus 500 milles de La Fabrique.
Duel au soleil
Le Catalan Didac Costa (One Planet One Ocean) et le Français Romain Attanasio, au large de Salvador de Bahia, continuent de jouer des coudes. Séparés de 14 milles, les deux marins se contrôlent et ont tendance à vouloir tirer sur leurs bateaux. C’est plus fort qu’eux ! Mais, comme le disait Romain ce midi à la vacation, ne pas faire de bêtise et placer le curseur au bon endroit pour ne pas fatiguer la machine : « Hier je me suis laissé embarquer en voyant que Didac allait plus vite que moi, alors ça m’a énervé et j’ai renvoyé un ris, le bateau était sur la tranche. C’était un peu idiot, la régate ce n’est pas maintenant. » 600 milles derrière, le Hollandais Pieter Heerema (No Way Back) rencontre une zone orageuse où les vents sont faibles et erratiques. Encore 36h dans ce marasme, et ce sera l’alizé de l’hémisphère sud ! Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est passé sous la barre des 6000 milles de l’arrivée. Le Méditerranéen risque bientôt de ralentir dans une transition entre le vent de sud et le vent de nord-ouest. La route est encore bien longue…
Olivia Maincent / M&M


Analyse météo
L'anticyclone des Açores
vendredi 03 février 2017, 18h11
L'anticyclone des Açores a repris sa place habituelle. Chaque concurrent doit le contourner par l'Ouest.

© Great Circle
© Great CircleL’anticyclone des Açores (marque par un H sur la carte) a repris sa place au niveau des Açores ou légèrement dans son Sud-Ouest. Le vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre autour de cette grande zone de calmes. Les dépressions hivernales circulent plus au Nord. Le jeu pour chaque concurrent consiste donc maintenant à le contourner au plus court par l’Ouest puis à naviguer au portant sur sa partie Nord, idéalement dans la zone avec des vents compris entre 20 et 30 nœuds. Reste ensuite à trouver le bon moment pour remonter jusqu’à la latitude des Sables d’Olonne sans être confronté à une grosse dépression comme c’est le cas ce week-end sur la côte Atlantique.
Après Louis Burton, c’est Nandor Fa qui vient de passer au Nord de l’anticyclone. Les deux prochains seront Eric Bellion et Conrad Colman pour qui les schémas météo semblent identiques.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 04 Fév 2017, 19:17

Bonsoir
l'actu de ce samedi
@mitié Laurent


Actualité
Des Açores à l’Uruguay
samedi 04 février 2017, 07h46
Les 11 marins encore en course, de Nandor Fa, 8e, à Sébastien Destremau, 18e, poursuivent leur chemin entre une grosse dépression dans l’Atlantique Nord, des Alizés de Nord-Est soutenus et une remontée de l’Amérique du Sud complexe. Aux Sables d’Olonne, la tempête fait rage ce matin (le village a fermé ses portes hier à midi), mais le vent devrait perdre de la puissance en milieu de journée… Le prochain concurrent du 8e Vendée Globe, Nandor Fa, est attendu dans la nuit de mardi à mercredi prochain.


© Jean-Marie Liot / C1SH
A 5800 milles du but, Sébastien Destremau doit faire face à des conditions très changeantes. Il navigue dans ce fameux « front froid permanent » que tous ses prédécesseurs ont traversé, et doit surveiller l’anticyclone de Sainte-Hélène. Une zone où le vent se montre instable nécessitant au bonhomme de surveiller le ciel et de changer ses voiles régulièrement… La remontée de l’Atlantique se montre diablement complexe jusqu’aux alizés de l’hémisphère sud ! Pieter Heerema est enfin sorti de l’anticyclone de Sainte-Hélène et peut enfin mettre cap au Nord vers l’équateur.
Le souffle des Alizés
Romain Attanasio, Didac Costa et Rich Wilson naviguent tous les trois dans les alizés de l’hémisphère sud. Des alizés peu toniques (15 nœuds) mais leur permettant d’engranger des milles. L’Américain sera le prochain à doubler l’équateur, probablement demain dans la journée. Alan Roura a bien avancé hier et ne semble pas avoir été bloqué par le Pot au Noir (9 nœuds de vitesse) et il va bientôt toucher les alizés de nord-est toniques ! Ce sont les conditions que rencontrent Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo : 20-25 nœuds de vent pendant encore 48h. Il va falloir prendre garde au matériel.
Eric Bellion prévu le 11 février sur la ligne d’arrivée
Le skipper de CommeUnSeulHomme contourne toujours l’anticyclone des Açores et va retrouver du vent : 15 nœuds de sud-ouest ce soir. Eric est attendu samedi prochain aux Sables d’Olonne. Dernière semaine de mer pour ce bizuth du Vendée Globe ! Conrad Colman, 10e, a bien souffert dans les alizés musclés. Son manque de voiles d’avant va le pénaliser dans les heures à venir car le vent va commencer à mollir. Enfin, Nandor Fa navigue dans 30-35 nœuds de vent et ce jusqu’à lundi soir. Il a perdu du temps dans une zone de transition entre l’anticyclone et la dépression dans son nord, son arrivée est donc prévue dans la nuit du 7 au 8 février.
OM / M&M

Réparation importante pour Rich Wilson !
samedi 04 février 2017, 08h50
Rich Wilson, le doyen du Vendée Globe 2016 (66 ans), actuellement en 14e position, a profité d’un peu de fraîcheur hier pour faire une inspection de son monocoque, Great American IV. En effet, l’Américain n’apprécie pas les grosses chaleurs de la journée, mais comprend bien l’importance de réaliser ce genre de contrôle.



Sur la liste fournie par son boat captain, on retrouve toutes les attaches des étais, les bouts, les éléments du gréement etc. Rich Wilson : « Il fallait regarder les chariots de latte en utilisant mes jumelles pour ceux d’en haut pour contrôler bien que cela reste bien attaché à la grand’voile. Et voilà, sur la latte au niveau du deuxième ris à environ 6m dans l’air, je voyais bien que cela commençait à se dévisser. Si cela sortait complètement, la voile se détacherait du mât et il serait extrêmement difficile de la remettre en place. C’est ce qui m’est arrivé avant de doubler le cap Finisterre. Il m’a fallu 3 à 4 heures pour la remettre en place et pour pouvoir repartir.
C’est un bon exemple  de l’importance d’une première alerte quand quelque chose ne va pas. Il y a 15 jours, j’entendais un grincement et un bruit sec près du chariot au niveau du deuxième ris. Je croyais que c’était la partie en acier qui frottait. J’aurais dû savoir que le bruit n’était pas anodin et que cela commençait déjà à se dévisser de la latte.
Il fallait décider s’il je devais affaler la grand’voile et la revisser où s’il vaudrait mieux attendre ce matin ou même un moment où on était sous deux ris (dans les alizés dans quelques jours par exemple). C’est à ce moment là que la brise s’est renforcée et il fallait arriser. Du coup j’ai pu effectuer la réparation. Cela fait du bien de régler ce qui aurait pu devenir un gros problème. Maintenant je vais surveiller cela de près jusqu’à l’arrivée… »


Analyse météo
Conditions musclées en Atlantique Nord
samedi 04 février 2017, 15h24
Les conditions de vent sont musclées pour les six bateaux qui naviguent dans l'Atlantique Nord.


© Great Circle
© Great CircleLes conditions sont toujours musclées pour Nandor Fa qui a laissé passer le plus gros de la dépression devant lui. Il navigue actuellement dans 35 nœuds de vent d'Ouest et une mer d'environ 6 mètres.
A partir de lundi, Eric Bellion devra également gérer le train de dépressions qui circule en Atlantique Nord. 
Conrad Colman, Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo et Alan Roura naviguent dans un alizé musclé de Nord-Est entre 70 et 90° du vent. La mer est formée. C'est une allure difficile tant pour le bateau que pour les skippers avec les vagues qui viennent taper contre la coque. 
Les conditions de vent sont plus clémentes pour les cinq concurrents qui sont encore dans l'hémisphère Sud.
CD et BS / Great Circle


Actualité
Grosse fatigue
samedi 04 février 2017, 16h39
90 jours de navigation H24… et une fin de course éreintante pour les 11 marins encore en mer sur ce 8e Vendée Globe. Les bateaux ont souffert et les skippers stressent chaque jour un peu plus d’une éventuelle casse. Nandor Fa a vécu l’enfer la nuit dernière : des vents de plus de 50 nœuds, une mer forte et la trouille au ventre que le gréement lâche. Le Hollandais Pieter Heerema, à 4 500 milles des Sables d’Olonne, rencontre des problèmes de lattes de grand-voile, tout comme l’Américain Rich Wilson au large de Recife. Vous l’aurez compris, tout peut encore arriver sur cette fin de parcours du tour du monde en solitaire et l’angoisse est omniprésente malgré le bonheur d’être en mer…



Contrôle obligatoire
Tout va bien à bord de Spirit of Hungary, mais le navigateur de 63 ans a prié pour que son bateau passe sans encombre la grosse dépression ces dernières 48h… Des rafales à plus de 50 nœuds après 23 270 milles parcourus, ça vous donne des sueurs froides ! Le bonhomme et son Imoca60 ont tenu le choc et Nandor a contrôlé son accastillage avec minutie. Une chose est sûre, il veut en finir et n’attendra pas le jour pour doubler la ligne d’arrivée s’il y parvient dans la nuit de mardi à mercredi. Nandor améliorera de toutes façons de près d’un mois son temps de parcours réalisé en 1992 à la cinquième place derrière Alain Gautier, Jean Luc Van Den Heede, Philippe Poupon et Yves Parlier, bouclant en 128 j et 16h son tour de la planète contre 93 jours cette année !
Coup de mou sur la flotte
« Cette fin de course sera plus dure je pense que tout ce qu'on a vécu depuis le départ, en ajoutant la fatigue il faut vraiment faire attention. Le but maintenant est de finir et si je maintiens cette 13ème place, je pense que je peux entrer dans le chenal des Sables la tête haute. » écrivait Alan Roura ce matin, qui devrait rapidement sortir du Pot au Noir. Trois mois de mer, trois mois sur le qui-vive, trois mois à vivre comme un « clochard »… La passion de la mer et de la course au large n’empêche pas la dureté de l’épreuve. Petit moral également pour Fabrice Amedeo dans les alizés de l’hémisphère Nord qui se fait secouer comme un prunier sous un ciel gris. Le skipper de Newrest-Matmut voit aussi que les conditions météo ne vont pas l’aider à rejoindre Les Sables d’Olonne rapidement : « Je cherche à contourner l’anticyclone des Açores qui va être très Ouest. On va être obligé de faire un énorme détour pour rallier la France. Je pensais arriver le 15 ou le 16 février, et le scénario pour l’instant nous fait contourner un anticyclone qui est de plus en plus gros, et donc de plus en plus long à contourner. »
Les hauts et les bas sont légion pour les marins du Vendée Globe. Louis Burton l’a dit lors de sa conférence de presse à Port Olona : « J’ai fait l’erreur de penser à l’arrivée dès mon passage de l’équateur. Ca m’a mis un gros coup au moral de savoir que j’allais mettre plus de temps que prévu. » Ne pas trop penser à l’arrivée et avancer chaque jour un peu plus, tel est le quotidien des marins…
Message d’Alan Roura, La Fabrique
« La nuit ne fut pas des plus agréables, loin de là : de veille, assis dans la descente du cockpit, frontale sur la tête à attendre les grains, la molle et le vent qui tourne… Je n'ai pas eu 10 minutes tranquilles. La bonne nouvelle, c'est que même si nous n’allons pas très vite, on voit au loin le panneau « Sortie du Pot au Noir », qui n'est plus très loin quand le bateau avance. Mais quand les voiles claquent et que le bateau fait des 360°, le temps est long. Je pensais avoir plus de chance que certains à cet endroit, mais en fait non.
 
Olivia Maincent / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 05 Fév 2017, 21:17

Bonsoir
l'actu et l'analyse météo
@mitié Laurent


Actualité
Prochaines ETA (Estimated Time of Arrivals) aux Sables d'Olonne
dimanche 05 février 2017, 10h05
Voici les possibles dates d’arrivées des prochains concurrents du 8e Vendée Globe. A prendre avec des pincettes bien sûr, sachant que chaque jour la Direction de Course affine les données en fonction de l'évolution de la météo et des vitesses probables des Imoca60 en course…



Nandor Fa (Spirit of Hungary) : dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 février (ouverture du chenal de 23h à 5h)
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) : samedi 11 février
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) : lundi 13 février
Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) : entre le jeudi 16 février et le samedi 18 février
Alan Roura (La Fabrique) : entre le dimanche 19 et le lundi 20 février…

Actualité
Mur de bosses dans l'Atlantique Nord
dimanche 05 février 2017, 17h44
A quatre pattes dans leur niche de carbone, cramponnés comme dans un manège de fête foraine, incapables de se faire à manger ni de fermer l'œil sous ces coups de boutoir engendrés par une mer affreuse, Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo et Alan Roura naviguent dans des conditions de mer et de vent « casse-bateaux ». L'Atlantique Nord n'est décidément pas coopératif depuis que les 7 premiers concurrents du 8e Vendée Globe ont posé pied à terre. Nandor Fa, en avant d'une dépression, devrait rencontrer demain des rafales à 50 nœuds à l'entrée du golfe de Gascogne avant de franchir la ligne d'arrivée dans la nuit de mardi à mercredi. Quelle fin de course éprouvante !



Comme des animaux dans leur terrier…
« Je suis admiratif de mon bateau qui tient le choc, mais je stresse quand même car je sens qu’il fatigue » racontait Arnaud Boissières (La Mie Câline) à la vacation de midi, par vent de travers sur une mer forte, arrosé d’embruns et de poissons volants. Les conditions dans les Alizés de l’hémisphère Nord sont dures. « Probablement les plus dures de ce tour du monde » ajoutait Alan Roura (La Fabrique) joint également ce midi. Si pour le benjamin de la course le tour de manège devrait encore durer 4 jours, pour Cali et Fabrice séparés de moins de 40 milles, le calme devrait s’annoncer dès demain car l’anticyclone des Açores n’est plus très loin… Oui mais ! La suite promet d’être bien longue : tour par l’ouest obligatoire avant de mettre le cap vers Les Sables d’Olonne… entre 16 et le 18 février.
Encore 60 heures de mer pour Nandor Fa, Eric Bellion attendu le samedi 11 février, Conrad Colman le lundi 13
« Je peux voir beaucoup de signes de fatigue du bateau, en particulier les voiles et des petits points de rupture. Il est temps d'arriver, temps de finir. Le mât semble bon, mais je croise les doigts. Toutes les drisses et écoutes sont fatiguées, comme moi. » confiait le skipper hongrois à la vacation devant une foule d’amis déjà présents aux Sables d’Olonne pour l’accueillir. Nandor entame sa dernière ligne droite à la manière d’un équilibriste.
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), 9e, et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), 10e, dans le nord de l’anticyclone, savent bien que les conditions météo à venir vont être « rock’n roll ». Conrad racontait ce midi : « Mon itinéraire vers l'arrivée aux Sables d'Olonne présente deux options : soit, je prends un  coup sur la tête vraiment dur, soit je prends un coup sur la tête vraiment, vraiment dur. Je peux aller au près avec 40 nœuds ou au portant avec 50 ! Ce n'est pas un choix facile. Quoi que je fasse, ce sera difficile et inconfortable. »
Rich Wilson, une nouvelle de coupe de cheveux et la tête à l’endroit !
Le skipper de Great American IV vient tout juste de franchir l’équateur et a offert ses cheveux à Neptune ! Disons plutôt, que c’est pour mieux supporter les 30° à l’ombre… Pour lui aussi, le Pot au Noir sera peu actif et devrait le laisser rentrer rapidement dans les alizés. Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) naviguent toujours collés-serrés (20 milles d’écart) dans les alizés de l’hémisphère sud pour 15 nœuds. Pieter Heerema (No Way Back), à 600 milles derrière le duel, commence à accélérer dans les mêmes alizés, tandis que Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) peine dans l’anticyclone de Sainte-Hélène à 4 700 milles du but.
Olivia Maincent / M&M

Analyse météo
Un océan Atlantique venté
dimanche 05 février 2017, 18h03
Les conditions de vent sont toujours musclées dans l'Atlantique Nord...


© Great Circle
© Great CircleUne dépression très violente se creuse actuellement dans le Nord de l'Atlantique. Nandor Fa devrait réussir à rester en avant du front jusqu'à ce que le vent mollisse alors qu'Eric Bellion va couper le front de cette dernière dans sa partie Sud. A partir de lundi Conrad Colman devra également gérer le train de dépressions de l'Atlantique Nord.
Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo et Alan Roura naviguent dans un alizé puissant qui n'est pas de tout repos pour les skippers. 
Seuls les cinq skippers qui sont encore dans l'Atlantique Sud bénéficient de bonne conditions. A partir de lundi, Sébastien Destremeau devrait commencer à contourner l'anticyclone de Sainte-Hélène avant de trouver les alizés en fin de semaine.
CD et BS / Great Circle.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 06 Fév 2017, 14:00

Bonjour
une page d'actu avec le classement
@mitié Laurent


Actualité
Trois mois de mer, Nandor Fa attendu demain soir ou mercredi matin
lundi 06 février 2017, 07h37
Trois mois jour pour jour après le départ du Vendée Globe, onze marins sont encore en mer. Rich Wilson a passé l’équateur. Eric Bellion a des soucis d’énergie. Le Hongrois Nando Fa, lui, est attendu aux Sables d’Olonne soit dans la nuit de mardi à mercredi, soit mercredi matin. Il doit affronter une dernière tempête avant de pouvoir retrouver ses proches.



Tiens, tiens, nous sommes le 6 février… c’est à dire trois mois jour pour jour après le départ de ce huitième Vendée Globe. Dix-huit jours après l’arrivée du vainqueur Armel Le Cléac’h, il reste onze marins en course dans l’Atlantique, échelonnés entre la latitude du Venezuela et celle de l’Espagne. Rich Wilson (Great American IV) a franchi l’équateur hier soir à 19h16, en quatorzième position. Il n’y a donc plus que quatre bateaux dans l’hémisphère Sud et demain il n’y aura plus que les deux derniers dans ce cas : Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean,18e) et Pieter Heerema (No Way Back, 17e). En effet, Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e), n’ont plus que 200 milles à couvrir avant de franchir la ligne de démarcation des deux hémisphères et voir s’afficher une latitude Nord sur leurs écrans.
Au terme du 92e jour de mer, on note que les huit jours à venir devraient voir l’arrivée aux Sables d’Olonne de trois skippers : Nandor Fa, Eric Bellion et Conrad Colman. Une arrivée qui va se mériter, avec ces trains de dépressions qui secouent l’Europe. Le premier concerné est évidemment le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary, 8e) : 350 milles au grand large du cap Finisterre, Nandor n’a plus que 700 milles à couvrir avant de rallier les Sables d’Olonne, mais il doit faire le dos rond dans une ultime tempête avant la délivrance, prévue pour lui sous 48 heures. Nandor évolue actuellement dans des vents de Sud-Ouest de 40 nœuds moyens, c’est à dire avec des rafales à 50 nœuds et une mer démontée. « Nandor gère avec prudence » estime le directeur de course Jacques Caraës, « son arrivée sera sportive car il y aura de la mer jusqu’au bout, y compris dans le chenal ». Après une bascule du vent au Nord-Ouest demain après-midi, Nandor devrait faire son entrée dans le port dans la nuit de mardi à mercredi - "ou plus probablement mercredi matin", comme indique un message de sa femme que nous venons de recevoir, en bouclant ces lignes. Nandor Fa va prendre une très belle 8e place. Venez nombreux l’accueillir... à terre!
Problème d’énergie pour Eric Bellion
Cet honneur, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 9e) devrait y accéder dans la journée de samedi prochain, 11 février. Eric devra économiser son énergie d’ici là, car son moteur ne démarre plus et seuls ses hydrogénérateurs fonctionnent. © Alan Roura - La Fabrique / Vendée GlobeIl doit donc passer le plus de temps possible à la barre et réduire ses communications avec la terre pour économiser au maximum la précieuse énergie électrique. Environ 48 heures de mer derrière lui, 700 milles dans le Sud-Ouest des Açores, le Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) devrait arriver aux Sables d’Olonne dans une grosse semaine, le lundi 13 février et boucler ainsi le Top Ten de ce Vendée Globe.
Le « grand tour de la paroisse » - c’est à dire celui de l’anticyclone des Açores – concerne encore tous les bateaux à partir d’Arnaud Boissières (La Mie Câline, 11e) qui évolue dans du vent de Nord-Est d’une vingtaine de nœuds et ne fait pas mystère de son envie d’arriver, avec l’humour qui le caractérise : « nourriture : OK, motivation : OK ! ». Idem pour Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e) qui s’est bien rapproché de lui, par 20 degrés Nord au beau milieu de l’Atlantique, alors que le Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e) est encore à 2800 milles de l’arrivée. D’Arnaud Boissières à Romain Attanasio, ils sont six à être attendus aux Sables d’Olonne entre le 16 et le 23 février. C’est plus difficile à estimer forcément pour Pieter Heerema et Sébastien Destremau, qui n’en sont encore qu’à la remontée du gigantesque Brésil. Mais disons que le Néerlandais devrait en finir entre la fin de ce mois de février et début mars, alors que le Français est plutôt attendu vers le 8 mars. Dans un mois, donc.
Bruno Ménard / M&M



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 06 Fév 2017, 20:09

Bonsoir Laurent,

Merci pour ces informations fraiches du jour !

Mon seul problème est que je n'arrive pas à voir ce qui est écrit sur le tableau récapitulatif qui est tout flou !

Pense-tu pouvoir faire quelque chose ?

Merci.

Bonne soirée.

_________________
Amitiés. sunny

Bertrand.


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La vraie richesse des Glénans, ce sont les femmes et les hommes qui les animent (Devise du Centre Nautique des Glénans).

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 07 Fév 2017, 18:40

Bonsoir
Bertrand je te mets le lien direct pour les classements

http://www.vendeeglobe.org/fr/historique-des-classements

@mitié Laurent


Actualité
Patience et longueur de temps…
mardi 07 février 2017, 16h25
Le Hongrois Nandor Fa s’apprête à passer sa dernière nuit en mer avant la délivrance. C’est en effet demain dans la matinée qu’il devrait franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne où il s’emparera d’une très belle 8e place pour sa troisième participation au Vendée Globe. L’arrivée va se mériter pour Eric Bellion et Conrad Colman qui vont vivre une fin de course animée et sont respectivement attendus aux Sables samedi et lundi. Le retour à terre est dans toutes les têtes, ou du moins dans celles des neuf concurrents naviguant dans l’hémisphère Nord. Pour Pieter Heerema et Sébastien Destremau, la fin du tour du monde est une perspective plus lointaine…



On pourrait croire qu’après trois mois en mer, les onze skippers encore en course dans le 8ème Vendée Globe ne sont plus à quelques jours près… Et pourtant, quand ils commencent à penser à l’arrivée, aux retrouvailles avec les proches, aux petits plaisirs simples de la vie à terre, l’impatience grandit et le temps semble s’écouler plus lentement. Tous le disent : les derniers jours ne sont pas les plus faciles, loin de là. A cela s’ajoute le fait de savoir certains camarades déjà arrivés à terre… « J'avoue que je suis un peu en stress permanent, maintenant qu’il ne reste plus beaucoup de jours en mer et que je n'ai vraiment, vraiment pas envie de casser. Il faut finir maintenant. Le temps est long aussi, car je tourne un peu en rond », confie ainsi Alan Roura (La Fabrique). Même état d’esprit pour Romain Attanasio : « Je ne pense qu’à une chose : arriver aux Sables d’Olonne. Le bateau est fatigué, moi aussi. On compte les jours. Ça paraît interminable ! »
Nandor Fa attendu demain matin aux Sables d’Olonne
Cela fait maintenant plus de 93 jours que les marins encore en course bataillent seuls dans un milieu hostile et un espace pour le moins restreint. De quoi se décourager… Mais ce n’est pas le genre des hommes engagés dans ce défi autour du monde. Tous sont des battants, à l’image de Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui est tout proche du grand bonheur : terminer le Vendée Globe à la 8e place. Un dernier écueil se dresse sur sa route : la traversée du golfe de Gascogne dans un vent maniable mais néanmoins soutenu. Nandor est attendu sur la ligne d’arrivée demain dans la matinée, après un peu moins de 94 jours de mer. Une superbe performance pour ce Hongrois de 63 ans qui était devenu, en 1993, le premier étranger à terminer un Vendée Globe, en 128 jours. Vingt-quatre ans plus tard, il va boucler son deuxième tour du monde en solo en trois tentatives (abandon en 1996-1997).
Derniers jours musclés pour Eric Bellion et Conrad Colman
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) est plus que jamais en passe de devenir le premier bizuth à terminer ce Vendée Globe 2016-2017. Mais que ces derniers jours sont compliqués ! Rappelons qu’Eric ne peut plus démarrer son moteur et doit donc uniquement compter sur ses hydrogénérateurs pour produire l’indispensable énergie du bord. Il doit donc se restreindre, notamment au niveau des communications, et ce n’est sûrement pas un hasard s’il n’a pas pu être joint en vacation ces deux derniers jours… Pour ne rien simplifier, les conditions s’annoncent musclées sur la fin de parcours. Eric et son premier poursuivant Conrad Colman (Foresight Natural Energy) vont en effet être propulsés dans le golfe de Gascogne par une belle dépression. Relégué à 300 milles, Colman aura sans doute du mal à revenir sur Bellion. Quoi qu’il en soit, le skipper néo-zélandais pourra être fier en décrochant une place dans le Top 10 pour sa première participation qui aura été pour le moins animée et riche en rebondissements.
© Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée GlobeA la latitude des Canaries, Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) doivent négocier une zone de vent faible avant de prendre le train de dépressions qui les accompagnera jusqu'à l'arrivée. L’écart entre eux n’est que d’une cinquantaine de milles, alors qu’il leur reste environ 2000 milles à parcourir pour rallier les Sables d’Olonne où ils sont attendus dans une dizaine de jours, entre le 17 et le 19 février. Plus de 500 milles derrière, Alan Roura continue de filer bon train dans les alizés. Le benjamin suisse a encore deux semaines à patienter avant de toucher terre. Il maintient une avance confortable sur le doyen américain Rich Wilson (Great American IV) qui distance ses deux poursuivants, englués dans le Pot au noir.
Didac Costa/Romain Attanasio : le duel le plus incertain de cette fin de Vendée Globe !
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) ont franchi l’équateur ce matin avec seulement une heure d’écart, et ce après plus de 93 jours de mer… Mais leur joie de retrouver l’hémisphère Nord a été de courte durée car ils sont désormais englués dans le Pot au noir. « Je galère, il y a zéro nœuds de vent, je suis à la barre, totalement arrêté », nous racontait ce midi Romain. « Il y a pas mal de mer donc ça bouge dans tous les sens. Ce n’est que mon troisième passage du Pot au noir mais il est à chaque fois différent. Depuis hier c’est vraiment tout gris, bouché de partout. Ce n’est pas très engageant et j’espère qu’il va se passer quelque chose car sinon ça va être difficile de sortir de là… Didac (Costa) est juste devant moi, nous naviguons à vue. »
Il ne reste donc plus que deux concurrents dans l’hémisphère Sud. Pieter Heerema (No Way Back) poursuit sa remontée plein nord au large du Brésil, dans un alizé bien stable. Il devrait franchir l’équateur d’ici trois jours. Quant à Sébastien Destremau, il a subi un problème de grand-voile : le chariot s’est désolidarisé de la latte au niveau du troisième ris. Le skipper de TechnoFirst-faceOcean a donc dû affaler sa GV sur le pont et bricoler durant plusieurs heures dans 30 nœuds de vent et sur une mer formée. Mais tout est rentré dans l’ordre pour Sébastien qui poursuit son chemin, à plus de 5000 milles de l’arrivée. Tout vient à point à qui sait attendre…
Olivier Bourbon / M&M

Actualité
Conrad : j'ai hâte d'aller chez un bon kiné...
mardi 07 février 2017, 18h15
Les milles défilent pour Conrad Colman qui a passé la latitude de Madère et se trouve à quelques 1600 milles de l’arrivée, à hauteur de Gibraltar. Conrad est donc officiellement de retour en Europe. Depuis son Natural Foresight Energy, il envoie quelques news du bord où la fatique du bateau rime avec celle du skipper...
 

Conrad Colman : «  Je suis loin de me la couler douce en regardant le compteur défiler : je vérifie chaque recoin du bateau avant le dernier coup de vent qui ne va pas tarder. J'ai réparé les bouts qui s'abimaient pour éviter les mauvaises surprises quand je devrai diminuer la voilure. Il y a quelques jours j'ai été © Conrad Colman (DR)surpris par un bruit inhabituel à bord et j'ai vite remarqué que le cockpit se remplissait d'huile alors que la quille était revenue au centre du bateau. L'un des tuyaux du système hydraulique s'était arraché subissant les assaults des nombreux chocs dans les vagues sur les derniers ... 23 000 milles ! Heureusement, j'en avais un de secours et j'ai tout remis en place rapidement et réussi à récupérer l'huile mais ça illustre bien le fait que le matériel commence à fatiguer. 
Le marin aussi est fatigué. Je passe du temps à me masser alors que les muscles de mes épaules et de mon cou sont assez douloureux et que je vais bien avoir besoin d'eux pour être rapide sur les winchs dans les prochains jours. La course au large n'est pas douce avec le corps, on dort peu, on mange de la nourriture de camping et nos efforts sont rythmés par la météo et non par des horaires réguliers. Des fois je rigole un peu en lisant les descriptions sur les produits que j'ai à bord car je me demande si je suis "avant l'effort", "après l'effort" ou "pendant". C'est toujours un peu un mélange et c'est rare d'avoir le temps de s'échauffer ou de se détendre. Le résultat c'est que les muscles souffrent beaucoup et j'ai hâte de pouvoir aller chez un bon kiné en rentrant! 
Les prévisions météo changent encore beaucoup et c'est difficile de savoir vraiment ce qui va m'arriver ces prochains jours, mais la tendance est plutôt à une baisse de l'intensité de la dépression à venir (un peu moins de 50 noeuds) donc je croise les doigts pour la suite! ".

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 08 Fév 2017, 20:45

Bonsoir
le 8ème est arrivé
@mitié Laurent


Actualité
Nandor Fa (Spirit of Hungary) 8ème du Vendée Globe
mercredi 08 février 2017, 11h55
Le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) a franchi la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne le 8 février à 11 heures 54 minutes 09 secondes  (heure française). II s’empare d’une très belle 8e place pour sa troisième participation au Vendée Globe. Son temps de course est de  93 jours 22h 52mn 09s. Il a parcouru 27 850 milles à 12,35 noeuds de moyenne.


 
© Nandor FASuperbe performance pour ce Hongrois de 63 ans qui était en 1993, le premier étranger à terminer un Vendée Globe, en 128 jours. Vingt-quatre ans plus tard, il boucle  à nouveau le tour du monde en solo.  Aux Sables-d’Olonne, il retrouve sa femme Irène et ses deux filles, Lilli et Anna, ses plus fervents soutiens. Nandor Fa, qui a débuté sa carrière sur les lacs en Hongrie, avait fait un premier tour du monde en 1985-1987 à bord d’un bateau de croisière de 31 pieds. Alors qu’au large du cap Horn, il écoutait les conversations des solitaires du BOC Challenge 1986-1987, il prenait la décision de devenir lui-même coureur au large, en solitaire et à bord d‘un bateau qu’il a  conçu et construit lui-même.
Le 6 novembre, c’est une fois de plus avec un bateau construit de ses mains en 2013, dans un chantier en Hongrie, que Nandor Fa s’alignait au départ du huitième Vendée Globe. Cependant, c’est un peu frustré au large du cap Finisterre  que le skipper de Spirit of Hungary se maintient en 21ème position. Pendant sa première semaine de mer il rencontre des soucis avec son système informatique et fait face à des problèmes d’énergie. Heureusement son passage à l’est de Madère lui  permet de remonter à la 18e place et en profitant des alizés, il poursuit sa progression jusqu’au seizième rang au large des Canaries.
La bataille de l'Indien
Nandor Fa livre une belle bataille dans l’océan Indien avec Stéphane Le Diraison, alors qu’au 26ème jour de course son gennaker est déchiré, cette voile d’avant va lui manquer pour rattraper le skipper de Compagnie du Lit. Sous l’Australie, perdant son compagnon de route quand le bateau de Stéphane Le Diraison démâte, le navigateur Hongrois se retrouve isolé. En effet, Louis Burton (Bureau Vallée) est positionné  600 milles devant son étrave, tandis que Conrad Colman (Foresight- Natural Energy) se tient 650 milles dans son sillage. Suite aux abandons de Stéphane Le Diraison, de Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) et de Paul Meilhat (SMA), Spirit of Hungary continue sa course en huitième position, une place qu’il occupera du 25 décembre jusqu’au finish des Sables-d’Olonne.
Malgré une collision avec un OFNI, ayant endommagé son voile de quille, un empannage involontaire occasionnant la perte d’une autre voile, un moteur grillé et enfin les dommages irréversibles de son antenne GPS, le navigateur poursuit sa belle course derrière Louis Burton. Le 9 janvier 2017, Nandor Fa double le cap Horn pour la cinquième fois et subit une grosse tempête dans l’Atlantique sud, quelques jours après le passage du mythique rocher. Il essuie des violentes rafales de vent, supérieures à 60nds. Un dernier écueil se dresse sur sa route dans la traversée du golfe de Gascogne, dans une mer formée avec des vagues de 4 à 6 mètres, dans un vent maniable mais néanmoins soutenu.
Nandor Fa, qui avait annoncé avant le départ que ce huitième Vendée Globe mettrait un point final à sa carrière de coureur au large, peut prendre sa retraite en homme heureux, à près de 64 ans.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 08 Fév 2017, 22:37

Bonsoir,

Beau courage pour cet homme de 63 ans avec de petits moyens.

Félicitations.

Bonne nuit.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 09 Fév 2017, 21:55

Bonsoir
il y en a encore dans la course lol!
@mitié Laurent



Analyse météo
Tempête au large de l'Espagne pour Eric Bellion et Conrad Colman
jeudi 09 février 2017, 12h30
Eric Bellion et Conrad Colman font face à une tempête avec des vents pouvant atteindre plus de 65 nœuds en rafale vendredi.


© Great Circle
© Great CircleLa fin de parcours n'est pas simple pour Eric Bellion et Conrad Colman. La dépression qui est actuellement au Nord-Ouest du Cap Finisterre se déplace vers le Sud en se creusant. Eric Bellion avait ce matin 40 nœuds de vent avec des rafales à près de 60 noeuds dans les grains. S'il fait une route directe, le vent pourrait dépasser 55 nœuds avec des rafales à 70 nœuds dans la journée de vendredi.
Afin d'éviter cette zone très dangereuse, le skipper de "CommeUnSeulHomme" a décidé de suivre une route plus Sud afin de contourner la zone de vents très forts. Il pourra ensuite remonter le long des côtes portugaises et espagnoles dans un vent de © Great CircleSud-Est qui tournera progressivement à l'Est.
La situation n'est guère plus confortable pour Conrad Colman. La dépression se déplacera vers le Sud-Ouest à partir de vendredi. Le skipper néo-zélandais devra donc également faire un crochet par le Sud pour éviter les vents les plus forts. 
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle
 
 

Actualité
A bout de souffle
jeudi 09 février 2017, 15h34
Eric Bellion fait face à des conditions dantesques à environ trois jours de son arrivée aux Sables d’Olonne. Il est à nouveau contraint d’incurver sa route pour éviter le plus gros d’une violente dépression. Le Néo-Zélandais Conrad Colman n’est pas épargné non plus par cette tempête. Derrière Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo qui ont encore une semaine à patienter avant de toucher terre, Alan Roura avoue une importante baisse de moral. « Je n'en peux plus de cette torture qu’est la remontée depuis le Horn », écrit-il. Mais le Suisse s’accroche avec courage. Didac Costa, Romain Attanasio, Rich Wilson, Pieter Heerema et Sébastien Destremau trouvent eux aussi le temps long. Il faut dire qu’ils sont partis des Sables d’Olonne depuis plus de 95 jours… La force physique s’amenuise et c’est au mental qu’il faut terminer cette course.



La journée d’Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a été délicate. Ce matin, il naviguait avec trois ris dans la grand-voile et affrontait des vents très forts sur une mer formée. « J’ai déjà eu un grain à plus de 70 nœuds ce matin. C’est dur mais tout va bien à bord », a-t-il écrit à la Direction de Course cet après-midi. S’il avait fait route directe, Eric aurait pu rencontrer des conditions encore plus hostiles dans la journée de vendredi. En bon marin, il a choisi d’éviter cette zone très dangereuse en optant pour une route plus au Sud. La navigation reste néanmoins très animée et on surveille avec attention la progression de Bellion qui est attendu aux Sables d’Olonne à partir de dimanche après-midi. Mais il faudra peut-être patienter jusqu’à lundi pour le voir couper la ligne…
La situation n’est pas simple non plus pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy). Naviguant plus en arrière du front, il est toutefois moins sollicité par les vents forts et il n’a pas besoin d’incurver sa route, ou dans une moindre mesure. Il perdra probablement moins de temps qu’Eric et un rapprochement entre les deux concurrents est possible dans les heures à venir. L’écart s’est déjà réduit, passant de 314 milles hier à 15h, à 256 milles aujourd’hui à la même heure.
Baisse de moral pour Alan Roura, Rich Wilson dans le dur
Bloqués par le fameux anticyclone des Açores, Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) n’ont d’autre choix que d’obliquer vers l’Est pour le contourner. Ils seront donc obligés de longer le Portugal pour remonter vers les Sables. Arnaud Boissières : « J’espère que le vent nous permettra de passer dans l’Ouest de Madère pour éviter les dévents. La fin s’annonce un peu molle. On devrait être au cap Finisterre lundi, mais l’arrivée se fera dans le petit temps au près, donc méfiance. » Arnaud et Fabrice pourraient en finir d’ici une semaine.
Derrière, Alan Roura (La Fabrique) a, sur le papier, une trajectoire plus classique et favorable puisqu’il réalise le traditionnel « tour de la paroisse », à savoir le contournement de l’anticyclone des Açores par l’Ouest. Mais entre les fichiers et la réalité, il y a parfois un monde. « Ma route Nord est un échec total, je vais droit sur une zone sans vent et au près. Encore du près… », déplore le skipper suisse. « Je ne sais pas ce qu'il se passe, comment d'un jour à l'autre on passe de 25 nœuds de vent portant à ça ?!? Il va falloir m'expliquer. Mon moral va avec la météo. Pour la semaine à venir, ce n'est pas une météo mais une catastrophe qui s'annonce devant. Je suis au bout de ma vie, à ne pas savoir quoi faire, où aller. La situation est critique à bord. Le bateau va bien mais moi, n'en parlons pas. Je n'en peux plus de cette torture qu’est la remontée depuis le Horn. Je dois me reprendre en main et passer au dessus de tout ça, mais si proche du but, plus dure est la baffe de ne vraiment plus savoir où aller et quand arriver ! »
Le doyen américain Rich Wilson (Great American IV) a meilleur moral mais il avoue que les conditions le font souffrir physiquement : « Cela tape vraiment et le bateau gémit et fait des bruits d’enfer. Se déplacer à bord est franchement dangereux. Je dors sur le dos car si je m’allonge sur le côté, je risque de rouler vers l’avant ou l’arrière lorsque le bateau se lève sur les vagues. Je porte donc un casque. Je prends les jours les uns après les autres, on arrivera quand on arrivera… »
Environ 200 milles dans le tableau arrière de Rich Wilson, Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) ne se quittent plus. Leur duel dure depuis… le Sud de l’Australie ! Ce match fait penser à celui qui a opposé Yann Eliès à Jean Le Cam, avec pour enjeu la 5e place. Au pointage de 15h, l’Espagnol Didac Costa conservait un léger avantage de 27 milles.
Pieter Heerema (No Way Back) approche du Pot au noir et de l’équateur. « Le Pot au noir a l’air affreux sur les fichiers, c’est pourquoi j’ai décidé de partir vers l’Est. La situation météo pour la fin de course n’est pas claire, les modèles ne s’accordent pas depuis quelques jours. Mais sauf incident majeur, Sébastien Destremau ne va pas me rattraper. »
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui est à la latitude de Sao Paulo, et à plus de 1600 milles de l’équateur va être fortement ralenti jusqu’à samedi soir. Il devrait alors toucher des alizés. Il va en tout cas se sentir bien seul dans l’hémisphère Sud…

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 10 Fév 2017, 21:32

Bonsoir
il va y avoir de l'animation sur le chenal la semaine prochaine lol!
@mitié Laurent




Actualité
Ne pas crier victoire…
vendredi 10 février 2017, 07h48
Dans le Vendée Globe, tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, rien n’est jamais acquis. Romain Attanasio est bien placé pour le savoir, lui qui a cassé net une dérive après un choc avec un OFNI. Mais sa course continue et le duel avec Didac Costa n’est pas joué. Eric Bellion et Conrad Colman étaient respectivement à 700 et 900 milles des Sables d’Olonne au pointage de 5h ce matin. C’est très peu à l’échelle d’un Vendée Globe mais quand les conditions météo sont difficiles, cela paraît beaucoup. Les quelques jours qui leur reste en mer vont leur sembler une éternité…

Les dix concurrents encore en course dans le huitième Vendée Globe vont entamer leur 97e jour de mer ce vendredi. Désormais à moins de 700 milles des Sables d’Olonne, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) poursuit sa route vers l’Est dans des conditions toujours exigeantes en raison de ce très puissant flux de Nord-Ouest qui lui complique la vie depuis quelques jours. Mais le vent devrait adonner et mollir dans la journée et Eric va bientôt pouvoir faire cap au Nord-Est et remonter le long du Portugal.
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a adopté la même stratégie qu’Eric en partant dans l’Est de manière à esquiver le plus gros de la dépression. Le skipper néo-zélandais s’attend à une journée animée et il pourrait faire face aux conditions les plus fortes dans la soirée. A suivre… Conrad a en tout cas resserré l’écart avec Eric : 187 milles ce matin à 5h (contre 217 milles hier soir à 22h).
Rich Wilson encaisse sans broncher
Cap à l’Est également pour Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), à la latitude de Madère (pour Arnaud) et des Canaries (pour Fabrice). Comme l’espérait Arnaud, les routages les font passer à l’Ouest de Madère, ce qui va leur permettre d’éviter les dévents des îles.
Alan Roura (La Fabrique) poursuit son option de contournement des Açores par l’Ouest. Au menu aujourd’hui pour le Suisse : des vents assez faibles et a priori portants qui se renforceront demain. Plus de 300 milles derrière Alan, Rich Wilson (Great American IV), de 43 ans son aîné, évolue dans des alizés de 20-25 nœuds. L’angle est serré, la mer courte, mais le doyen américain encaisse sans broncher.
L’aventure continue pour Romain Attanasio
Mêmes conditions pour Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Romain qui a cassé hier sa dérive bâbord après avoir heurté un OFNI. Etant donné qu’il navigue tribord amures, il ne peut pas s’appuyer sur cet appendice mais cela ne se ressent pas trop en termes de cap et de vitesse pour le moment. Romain sera plus handicapé au près. Mais le principal est préservé : l’aventure continue. Romain attendra des conditions plus calmes pour colmater la légère voie d'eau consécutive au choc survenu hier.
Pieter Heerema (No Way Back) va faire son entrée dans le Pot au noir. La zone de convergence intertropicale ne semble pas très large et Pieter pourrait la passer sans encombre. Mais attention car par définition, tout évolue très vite dans cette zone. Le Néerlandais est ce matin à 130 milles de l’équateur. La situation est compliquée pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui est scotché dans une dorsale. Il navigue au près serré dans des vents faibles. Il aura de longues heures à patienter avant d’espérer récupérer un vent d’Est plus favorable.

OB / M&M
Analyse météo
Tempête pour Conrad Colman et Eric Bellion
vendredi 10 février 2017, 13h16
Conrad Colman et Eric Bellion naviguent dans des vents supérieurs à 40 nœuds alors que les 8 autres skippers négocient des situations complexes.


© Great Circle
© Great CircleLa dépression qui arrive au large du Cap Finisterre et qui poursuit sa trajectoire inhabituelle vers le Sud s'est creusée un peu plus que prévu. Eric Bellion et Conrad Colman naviguent dans des vents supérieurs à 40 nœuds et une mer de 6 à 8 mètres. Les conditions devraient s'améliorer rapidement pour le premier. Le skipper néo-zélandais doit quant à lui maintenir une vitesse élevée pour passer devant la zone de vents très forts (50 à 55 nœuds) avec des vagues de 9 à 10 mètres. Les conditions devraient être plus confortables dans la soirée, lorsqu'il se rapprochera des côtes portugaises.
La situation est assez complexe pour les 6 autres skippers qui naviguent en Atlantique Nord. Ils passent du temps sur l'analyse des modèles météo pour essayer de déterminer quelle sera la route la plus rapide jusqu'à la ligne d'arrivée. Le Pot au Noir ne va pas faire de cadeau à Pieter Heerema. Il s'est élargi depuis hier. Pour Sébastien Destremau, l'alizé est tout proche. Encore 24 heures au près et les conditions © Great Circledevraient s'améliorer.
CD et BS / Great Circle
En complément


Actualité
Cinq concurrents attendus la semaine prochaine aux Sables d’Olonne !
vendredi 10 février 2017, 15h56
La semaine prochaine s’annonce animée et joyeuse aux Sables d’Olonne : si tout se passe bien, pas moins de cinq concurrents sont attendus, soit la moitié de la flotte encore en course ! Le premier à remonter le chenal devrait être Eric Bellion, lundi, suivi par Conrad Colman. Puis ce sera au tour d’Arnaud Boissières, de Fabrice Amedeo et d’Alan Roura. Pour Rich Wilson, Didac Costa, Romain Attanasio, Pieter Heerema et Sébastien Destremau il faudra encore patienter. Surtout pour ce dernier marin dont l’arrivée est prévue aux alentours du 10 mars…


Les ETA (Estimated Times of Arrival) sont toujours à prendre avec des pincettes, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les performances de plusieurs voiliers sont dégradées par ces longs mois en mer, notamment car certains marins ont perdu de précieuses voiles ou d’autres éléments importants (comme Romain Attanasio qui a cassé une dérive hier). Les hommes sont eux aussi fatigués et ne poussent pas les machines à 100 % du potentiel. Enfin, la météo n’est pas une science exacte, ce qui complexifie encore davantage les estimations d’arrivées aux Sables d’Olonne. Mais les routages effectués par la Direction de Course ce jour donnent une idée des prochaines arrivées.
Eric Bellion : « 45 nœuds de vent, c’est le bonheur ! »
On sait désormais à coup sûr qu’Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) ne pourra malheureusement pas arriver ce week-end. Joint ce midi en vacation, Eric disait prévoir une arrivée lundi après-midi. Il sera probablement le premier bizuth à terminer ce Vendée Globe. La dépression qui arrive au large du cap Finisterre lui a fait perdre beaucoup de temps puisqu’il a dû faire route vers l’Est, voire le Sud-Est, pour éviter les conditions les plus hostiles. Mais sa navigation a toutefois été très intense : « J’ai eu jusqu’à 73 nœuds de vent ! Le bateau fait son job. Lorsque j’ai eu des grains à 70 nœuds il s'est couché une bonne dizaine de fois. Je me suis fait des petites frayeurs, notamment deux départs à l’abattée, dont un qui a emporté une des bastaques. C’est encore tonique actuellement, j’ai 40-45 nœuds de vent. Mais ça paraît facile après 73 nœuds, c’est le bonheur ! Ça pousse dans la bonne direction car je suis passé du bon côté de la dépression. Je commence à voir le bout du tunnel et la suite, ça va être du près, donc des virements de bord...»
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) fait également face à du très gros temps. « Le skipper néo-zélandais doit maintenir une vitesse élevée pour passer devant la zone de vents très forts (50 à 55 nœuds) avec des vagues de 9 à 10 mètres. Les conditions devraient être plus confortables dans la soirée, lorsqu'il se rapprochera des côtes portugaises », explique Great Circle, le partenaire météo du huitième Vendée Globe. Joint ce matin, Conrad se disait d’attaque pour affronter le gros temps : « Malgré le fait que je vais subir la plus méchante dépression, tout va bien. Ca va être très inconfortable. Le bateau est aussi prêt que possible. »
Bientôt le retour à terre : « De l’excitation et de l’appréhension »
Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) poursuivent le contournement de l’anticyclone des Açores par l’Est. Arnaud a commencé à pointer son étrave vers les Sables d’Olonne et Fabrice ne devrait pas tarder à lui emboîter le pas. Dans une semaine, les deux hommes devraient avoir touché terre. Fabrice Amedeo : « On sent le retour assez proche à l’échelle de ce qu’on a fait. Il y a de l’excitation et de l’appréhension. Arnaud bénéficie d’un meilleur angle et va continuer à accroître son avance d’ici à l’arrivée. Je crois qu’il faut se rendre à l’évidence, je n’arriverai pas à revenir sur lui, notre belle bataille est définitivement terminée. Mais honnêtement, cette 12e place me convient parfaitement et je suis très heureux de cette rencontre. »
Alan Roura (La Fabrique), qui avoue avoir le moral un jour sur deux, passe une belle journée. « Aujourd’hui j’ai du soleil et des conditions sympas, ça glisse. Je suis à une grosse semaine de l’arrivée », nous disait-il ce midi. « J’ai des hauts et des bas comme tout le monde sauf que certains ne le montrent pas. Moi je trouve ça intéressant de voir ce qu'il se passe réellement dans la tête d’un marin. »
Didac Costa : « Pour la première fois, mes routages arrivent jusqu'aux Sables ! »
Les trois skippers suivants évoluent toujours dans un alizé soutenu de Nord-Est (20 à 25 nœuds). Rich Wilson (Great American IV) garde 200 milles d’avance sur Didac Costa (One Planet One Ocean) qui explique la stratégie pour la fin de parcours : « Dans deux jours je vais devoir traverser une zone de hautes pressions avec du vent faible puis je déciderai de quel côté laisser l'archipel des Açores. Pour la première fois, mes routages arrivent jusqu'aux Sables, signe que nous ne sommes plus si loin ! » Suite à la casse de sa dérive bâbord, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) perd logiquement un peu de terrain sur l’Espagnol mais rien de rédhibitoire car l’écart n’était que de 40 milles au classement de 15h.
Pieter Heerema (No Way Back) a d’abord cru à un Pot au noir clément mais il apparaît que la zone de convergence intertropicale s’est élargie et ne va pas lui faire de cadeaux. Le Néerlandais était à moins de 70 milles de l’équateur à 15h. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) bataille dans des vents faibles au large du Brésil. Mais l’alizé n’est plus bien loin et Sébastien devrait pouvoir allonger la foulée dès demain.

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 11 Fév 2017, 18:28

Bonsoir
en direct des sables et oui j'y suis encore pour le WE (on fête les 4 ans du petit fils :ccc: )
bon beaucoup de casse depuis mon point d'hier une dérive contre un OFNI , un démâtage et un problème sur une grand voile je vous laisse décpouvrir
@mitié Laurent


Analyse météo
CONDITIONS TOUJOURS DIFFICILES EN ATLANTIQUE NORD
SAMEDI 11 FÉVRIER 2017, 16H00
Les conditions sont toujours difficiles pour les concurrents qui naviguent en Atlantique Nord.

© GREAT CIRCLE
© Great CircleEric Bellion est sorti des griffes de la dépression très virulente au large du Portugal. Avec plus de 35 noeuds au près, il ne navigue pas pour autant dans des conditions clémentes. Comme il le disait dans une interview, 40 noeuds semble peu après avoir essuyé plus de 70 noeuds de vent.
Conrad Colman est maintenant dans le Nord de la dépression qui a eu raison de son mât. Il a dématé en sortant du centre de la dépression, lorsque le vent d'Est a forcit brutalement. Les conditions vont s'améliorer progressivement. Il pourra alors mettre en place un gréement de fortune et exploiter les vents de Sud ou Sud-Ouest le long du Portugal et de l'Espagne pour remonter vers le cap Finisterre.
Derrière, Fabrice Amadéo et Arnaud Boissières devraient se glisser dans le Sud de cette dépression et remonter le long du Portugal au portant. Allan Roura doit faire le grand tour et traverser une petite dorsale qui prolonge l'anticyclone dans sa partie Nord. Rich Wilson, Didac Costa et Romain Attanasio naviguent au reaching dans un alizé toujours musclé alors que Pieter Hereema est englué dans le pot au noir.
Sébastien Destremau navigue enfin dans un alizé encore assez faible au large du Brésil.
CD et BS / Great Circle


Actualité
FIN DE COURSE AU COURAGE POUR CONRAD COLMAN ET ERIC BELLION !
SAMEDI 11 FÉVRIER 2017, 16H07
Les derniers milles qui mènent aux Sables d’Olonne sont riches en rebondissements pour Conrad Colman et Eric Bellion, respectivement à 700 et 400 milles de l’arrivée. Après son démâtage survenu hier soir, Conrad souhaite construire un gréement de fortune avec sa bôme, mais pour le moment la mer est trop forte pour travailler sur le pont. Eric a de son côté subi une avarie de rail de grand-voile et va être obligé de boucler le parcours sous voilure réduite (trois ris dans la grand-voile). Les huit autres marins encore en course redoublent de vigilance, notamment Romain Attanasio qui depuis le départ a heurté à trois reprises des OFNI et doit composer sans sa dérive bâbord…




Ils sont respectivement 9e et 10e du Vendée Globe, ils ont bouclé 98% et 97% du parcours du Vendée Globe, et pourtant rien n’est encore acquis. Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) jouent de malchance sur cette fin de parcours, eux qui réalisent de très belles performances et sont pour le moment les deux premiers bizuths de cette huitième édition.
Patience et bricolage pour Conrad Colman
Malgré son démâtage survenu hier soir, Conrad Colman est parvenu à sauver sa bôme et ses voiles d’avant. Avant d’imaginer un gréement de fortune en lieu et place du mât, Conrad va devoir réparer la bôme endommagée. Le vent ne sera pas favorable pour progresser au portant ces deux prochains jours donc le skipper néo-zélandais pourra en profiter pour mettre en place un système qui lui permettra de rallier le Portugal, voire les Sables d’Olonne si les conditions le permettent. Forcément très déçu, Conrad reprend quelques forces : « Merci à tous pour les messages de soutien qui arrivent de partout. J'espère être à la hauteur et arriver à reprendre la route par mes propres moyens. Je ferai tout mon possible. » Conrad est un guerrier, un courageux et un très bon bricoleur. S’il passe la ligne d’arrivée sous gréement de fortune, l’histoire sera très belle… Rappelons au passage que Colman porte un projet « zéro émission » qui promeut les nouvelles technologies « vertes ». Son bateau a ainsi navigué en totale autonomie énergétique depuis le départ des Sables d’Olonne le 6 novembre dernier.
Eric Bellion sous voilure réduite jusqu’à l’arrivée
© Jean-Marie Liot / C1SHCe matin, Eric Bellion était en train de prendre un ris quand il lui est arrivé une mésaventure : « J’avais un bruit bizarre là haut dans la grand-voile. Le vent montait donc j’ai décidé de prendre un troisième ris, car il y avait des rafales à 40 nœuds. La têtière a pas mal battu pendant l’affalage et j’ai vu qu’elle n’était plus retenue au mât. J’ai tout affalé et j’ai constaté les dégâts. » L’incident est survenu au large de l’Espagne, à moins de 500 milles de l’arrivée. La têtière étant sortie du rail de mât, Eric doit l’affaler complètement pour la réengager. Une fois l’opération réalisée, il sera contraint de traverser le golfe de Gascogne avec trois ris dans la grand-voile. Rien de rédhibitoire mais cela va forcément le retarder et, même s’il espère toujours arriver lundi après-midi, on peut envisager qu’il ne rallie les Sables d’Olonne que mardi. « Je ne vais pas me laisser abattre ! », promet en tout cas Eric.
Romain Attanasio : « C’est frustrant de voir Didac s’échapper… »
Dans l’Ouest de Madère, le duel entre Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) semble joué, de l’aveu même de Fabrice, joint en vacation ce midi : « Il n’y a aucune raison pour que je revienne sur lui, à part s’il rencontre un souci technique et je ne lui souhaite vraiment pas. Nous avons fait une belle bagarre, il va finir devant moi et il le mérite. C’est son troisième Vendée Globe, moi mon premier. Nous avions les mêmes bateaux et je suis déjà très heureux d’être si proche de lui. »
Alan Roura (La Fabrique), en bordure Nord de l’anticyclone des Açores, se creuse les méninges face à une météo qui ne lui fait pas de cadeaux : « Après la triste nouvelle de Conrad, j'avoue être perturbé sur cette fin de course : le gros temps, la météo instable, les mecs derrière qui vont revenir sur moi… J’ai connu des meilleurs moments ! Je ne suis pas serein, loin de là. Toutes les routes mènent aux Sables, oui, mais laquelle choisir ? »
A 2200 milles de l’arrivée, Rich Wilson (Great American IV) fait lui aussi face à des dilemmes car ses routages sont contradictoires. Malgré la fatigue accumulée tout au long de ces 97 jours de mer, il va devoir rester lucide pour faire les bons choix stratégiques.
C’était à prévoir : à la latitude du Cap-Vert, Didac Costa (One Planet One Ocean) creuse l’écart sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui est handicapé par la casse de sa dérive bâbord survenue il y a deux jours. « C’est vraiment terrible de voir le bateau abimé comme ça », confie Romain. « Au près sans dérive, je vais forcément être embêté et moins performant. Le bateau dérape beaucoup. La solution c’est de moins basculer la quille au vent. Il y a moins de puissance dans le bateau alors il faut moins toiler, et on va donc moins vite. Je n’arrête pas de me dire que le principal est d’arriver aux Sables d’Olonne, mais je ne peux pas m'empêcher de batailler avec lui et de comparer nos routes, c’est frustrant de le voir s’échapper. »
Pieter Heerema (No Way Back) est quant à lui englué dans le Pot au noir. « Je suis heureux d’avoir franchi l’équateur hier soir, c’est une nouvelle étape importante », dit-il. « Mais je suis complètement arrêté dans le Pot au noir. Il n’y a pas un souffle et il pleut énormément, c’est très humide. Un bateau à voile est vraiment le pire endroit où être dans ces conditions ! » Quant à Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), le fait d’être à 4500 milles de l’arrivée n’entame pas son enthousiasme même s’il confie commencer à trouver le temps long…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 12 Fév 2017, 21:41

Bonsoir de retour en gironde
l'actu et la météo de la journée
@mitié Laurent


Analyse météo
Amélioration des conditions sur la flotte
dimanche 12 février 2017, 12h39
Les conditions s'améliorent pour l'ensemble de la flotte sauf pour Eric Bellion qui navigue au près dans des vents forts. 


© Great Circle
© Great CircleEric Bellion navigue encore au près pour quelques heures dans des vents supérieurs à 30 noeuds. Le vent devrait tourner au Sud-Est fort (30-35 noeuds en fin de journée), ce qui lui permettra d'accélérer. 
Les conditions s’améliorent pour Conrad Colman avec le vent qui bascule au Nord-Ouest puis au Sud-Ouest à partir de demain. Les conditions devraient rester favorables plusieurs jours pour le skipper néo-zélandais.
Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières naviguent dans un vent de Nord-Ouest qui devrait basculer au Sud-Ouest au large du Portugal.
Les enchainements météo sont toujours complexes pour Alan Roura.
Rich Wilson va traverser l'anticyclone des Açores alors que Didac Costa et Romain Attanasio naviguent toujours au reaching dans l'alizé. 
Pieter Heerema devrait sortir lundi du pot au noir alors que Sébastien Destremau navigue toujours dans l'alizé.
CD et BS / Great Circle


Actualité
Par amour du Vendée Globe
dimanche 12 février 2017, 15h50
Ils ont tant rêvé de ce tour du monde qu’ils déploient une énergie folle pour le boucler. A bout de force, éreinté mais motivé, Eric Bellion fait preuve d’une ténacité remarquable dont il devrait être récompensé. Au pointage de 18h, il n’était plus qu’à 273 milles des Sables d’Olonne où il est attendu dans la nuit de lundi à mardi, ou mardi matin. Au large des côtes portugaises, Conrad Colman est toujours en situation d’attente, deux jours après son démâtage. Demain, quand le jour se lèvera, il pourra commencer à mettre en place son gréement de fortune. Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo pourraient en finir jeudi ou vendredi, tandis qu’Alan Roura peut rêver d’une remontée du chenal le week-end prochain. Belle semaine en perspective aux Sables d’Olonne !


© David Pellet / COMMEUNSEULHOMME
Eric Bellion navigue sans grand-voile
© David Pellet / COMMEUNSEULHOMMELe grand bonheur est tout proche mais Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) doit garder son sang froid. Il a bouclé 99% du Vendée Globe, le rêve d’une vie, son cadeau pour ses 40 ans. Au classement de 15h, Eric n’avait plus que 273 milles à parcourir, et il progressait à 5,1 nœuds. N’ayant pour le moment pas réussi à renvoyer sa grand-voile, il navigue seulement sous J3, une voile d’avant d’une surface de 45m2, ce qui n’est pas énorme pour un bateau de 18,28 mètres et 8,5 tonnes… Eric navigue au près et tire des bords non loin de la côte Nord de l’Espagne. Le vent devrait tourner au Sud-Est (30-35 nœuds en fin de journée), et donc adonner, ce qui lui permettra d'accélérer. Rappelons qu’Eric ne peut plus démarrer son moteur et qu’il doit compter sur ses hydrogénérateurs pour recharger ses batteries. Or ces hélices immergées dans l’eau ne s’actionnent que si le bateau avance à une certaine vitesse. Eric doit donc cravacher malgré sa voilure réduite. Il pourrait franchir la ligne d’arrivée dans la nuit de lundi à mardi, ou alors mardi matin, en décrochant une jolie 9e place et le statut de premier bizuth. On parle d’une entrée dans le chenal mardi vers 9h… A suivre !
Conrad Colman vers des jours meilleurs
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) est toujours en situation de stand-by à 250 milles au large des côtes portugaises. Les conditions s’améliorent pour le Néo-Zélandais : le vent bascule au Nord-Ouest puis au Sud-Ouest à partir de demain. Conrad va probablement tenter de mettre en place son gréement de fortune au lever du jour demain matin. Les conditions devraient rester favorables plusieurs jours pour Conrad qui, s’il parvient à mettre en place un système satisfaisant, pourra progresser au portant. On espère qu’il pourra faire route demain à la mi-journée.
Arnaud Boissières : « Ce sont les milles de tous les dangers »
Il reste 900 milles à parcourir pour Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui pourrait arriver aux Sables jeudi ou vendredi. « Cette échéance me semble à la fois proche et lointaine », nous confiait-il ce midi en vacation. « Ce sont les milles de tous les dangers, tout peut se produire à n’importe quel moment. Je suis marqué par ce qui est arrivé à Conrad (Colman), ça me fait peur. Je suis content de boucler la boucle mais j’essaye de ne pas trop y penser. » 200 milles derrière, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) est dans le même état d’esprit. Lui aussi va bientôt passer sous la barre des 1000 milles à couvrir. Ce n’est plus grand chose, sachant qu’il en a déjà parcouru plus de 26 000 depuis le départ il y a 98 jours. Mais prudence… Arnaud et Fabrice naviguent dans un vent de Nord-Ouest qui devrait basculer au Sud-Ouest au large du Portugal.
Pour Alan Roura (La Fabrique), les enchainements météo sont toujours complexes. Mais le Suisse devrait bientôt profiter de conditions lui permettant de progresser au vent de travers dans la bonne direction. Il passera demain à proximité des Açores. « Les routages me font arriver dimanche 19, tôt le matin, avec deux jours sans vent à l'approche de la France », écrit Alan dans un message du bord. « Donc si ça change, je pense qu’arriver le samedi reste possible ! Derrière, s’ils prennent la même route que moi, je ne suis plus en danger, je pourrais garder mes distances tout en naviguant à mon rythme. »
Alan a toujours une avance confortable sur Rich Wilson (Great American IV) qui fait face à une météo plutôt calme : « Une zone sans vent devrait arriver, je vais la contourner par le Sud pour continuer à avancer. C’est dur d’avoir de telles conditions, mais cela me permet de faire un check du bateau et de vérifier que tout va bien à bord. Physiquement je me sens beaucoup mieux qu’en 2008, et je sens que le bateau va mieux aussi. » Rich prévoit une arrivée dans 10 à 12 jours.
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) sont toujours au reaching (vent de travers) dans un alizé plutôt faible. Une bulle sans vent se présente devant leurs étraves et ils pourraient être ralentis dans les prochaines heures.
Week-end mouvementé pour Sébastien Destremau
Englué dans le Pot au noir, Pieter Heerema (No Way Back) n’affole pas les compteurs : 82 milles ces dernières 24 heures, à la vitesse moyenne de 3,4 nœuds ! Mais il devrait sortir demain de cette zone instable.
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) n’a pas passé un week-end de tout repos. Hier soir, il a mis trois heures à démarrer son moteur. Une fois démarré, la courroie d'alternateur a cassé au bout de 20 minutes… Puis un tuyau de ballast a cédé et l’eau a inondé son bateau. Après 2h30 de pompage pour vider tout cela, Sébastien s’est accordé quelques heures de sommeil. Il raconte la suite : « Ce dimanche matin, j'ai passé  une bonne heure les mains dans le moteur pour changer cette courroie d'alternateur. Puis je me suis accordé une pause de 30 minutes pour un café-croissant.
J’ai mis 1h30 pour démarrer le moteur (avec la grand voile c'est très compliqué). A 9h ce matin, le moteur tournait et les batteries chargeaient, enfin ! Il ne va pas falloir que ce soit comme ça tous les jours, sinon je vais en faire du petit bois de ce bateau. » Sébastien navigue ce soir dans un alizé d’Est qui ne devrait pas le quitter jusqu’au Pot au noir.   

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 13 Fév 2017, 21:14


Analyse météo
A chacun sa dépression
lundi 13 février 2017, 14h00
Les concurrents qui naviguent en Atlantique Nord jouent avec les différentes dépressions qui circulent actuellement pour arriver au plus vite aux Sables d'Olonne.



© Great Circle
© Great CircleLe vent devrait mollir dans la journée pour Eric Bellion à l'approche de la ligne d'arrivée. Il en va de même pour Conrad Colman. La mer reste assez désordonnée, ce qui ne va pas faciliter son travail sur le pont, mais le vent sera plus maniable que les jours précédents.
Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières profitent du vent de Sud le long du Portugal et de l'Espagne pour se rapprocher rapidement de la ligne d'arrivée.
Alan Roura a bien négocié une petite dépression avec laquelle il peut se déplacer vers l'Est. Rich Wilson devrait bénéficier de la suivante qui va amener un flux de Sud-Ouest soutenu. Didac Costa et Romain Attanasio devraient prendre la troisième dépression.
Pieter Heerema est quasiment sorti du Pot au Noir alors que Sébastien Destremau navigue toujours dans l'alizé de l'hémispère Sud.
CD et BS / Great Circle

Actualité
Eric Bellion 9ème aux Sables, 9 marins encore en mer !
lundi 13 février 2017, 16h31
Eric Bellion touche au but après une dernière semaine de course plus que musclée. A 16h00, le skipper était annoncé à 24 milles des Sables d’Olonne, où il est sur le point de conquérir ce soir une 9e place amplement méritée. Le skipper de CommeUnSeulHomme est attendu entre 18h00 et 19h00 sur la ligne d’arrivée. Il remontera le chenal dans la foulée.


C’est un formidable voyage initiatique qui va s’achever ce soir pour Eric Bellion avec à la clé, la place très convoitée de 1er bizuth du classement de ce huitième Vendée Globe.Le skipper de CommeUnSeulHomme a eu de très grosses conditions à affronter cette dernière semaine, jusqu’à la nuit dernière où il a du composer avec une météo  encore musclée : 35 nœuds de vent sur les fichiers météo, cela peut faire beaucoup plus dans les rafales. Et c’était au près, l’allure la plus sollicitante pour le marin et le matériel. Mais Eric tient bon : il la veut cette magnifique 9e place et il va l’avoir. La délivrance va intervenir en début de soirée puisqu’à 16h00 il lui restait environ 24 milles à couvrir pour venir franchir la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne. Grosso modo deux heures de mer…
Dans le chenal dès ce soir
Eric Bellion remontera donc très probablement le chenal dans la foulée, dès ce lundi soir. La seule chose qui pourrait l’en empêcher est que le vent s’écroule dans la dernière poignée de milles, mais c’est peu probable, la pétole étant prévue plus tard dans la nuit. Pour l’heure, cet après-midi Eric navigue à 10 nœuds de moyenne. Rappelons qu’il avait réussi hier soir à renvoyer sa grand-voile au troisième ris. Les dernières estimations le voient entre 18h30 et 19h30 sur la ligne et il faut aller l’accueillir comme il le mérite, lui qui a vécu d’innombrables aventures pendant les un peu plus de 99 jours que va durer son Vendée Globe. Il a pris confiance au fur et à mesure de la course et va être récompensé : premier bizuth, dans le Top Ten et en moins de 100 jours. Sacré bilan !
A propos de Top Ten, il y a eu un changement notable au classement ces dernières heures, hélas engendré par le démâtage de Conrad Colman. Arnaud Boissières (La Mie Câline) a désormais toutes les cartes en main pour prendre la 10e place de ce Vendée Globe, rang qu’il occupe depuis le classement de 9h ce matin. Un peu plus de 120 milles au large du Portugal, la voie semble dégagée pour lui : dans 630 milles, il sera de retour à la maison, chez lui aux Sables d’Olonne, probablement jeudi. Il deviendrait ainsi le deuxième marin à terminer trois Vendée Globe d’affilée, le premier a avoir réussi cet exploit étant un certain Armel Le Cléac’h…
Boissières jeudi, Amedeo vendredi
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) devrait suivre Arnaud vingt-quatre heures plus tard - vendredi, donc- et passer également devant Conrad Colman au classement. Un Néo-Zélandais courageux et inventif, qui veut absolument trouver le moyen de boucler son très beau tour du monde. Après avoir bricolé la bôme de Foresight Natural Energy avec les moyens du bord pour avoir une chance d’établir un gréement de fortune, le Kiwi respecte les temps de séchage des matériaux avant d’essayer de remonter vers le Nord. Ce n’est pas encore le cas, mais ce serait une juste récompense après 48 heures à la dérive où il a reculé de 40 milles nautiques. Inutile de parler pour le moment de se risquer à estimer une date d’arrivée pour lui. Elle est évidemment impossible à imaginer tant qu’on ne sait pas si son gréement lui permettra de rentrer à bon port et si oui à quelle vitesse.
En revanche, on peut imaginer Alan Roura sur la ligne d’arrivée dans une semaine exactement, le lundi 20 février. Le jeune Suisse aura alors mis dans son sillage la situation météo bien complexe qui se dresse devant La Fabrique : une dorsale de vents faibles qui barre la route au Nord des Açores. En tous cas, il ne devrait pas voir revenir sur lui le doyen Rich Wilson (Great American IV, 14e) qui lui rend tout de même un écart de 500 milles semblant largement suffisant d’ici l’arrivée. D’autant que Rich aura lui aussi une dorsale à négocier et qu’il a prévenu depuis longtemps que le classement lui importait assez peu désormais, qu’il voulait avant tout finir.
Enfin, les quatre bateaux qui ferment la marche ont encore beaucoup de chemin à couvrir pour rentrer : 2200 milles par exemple pour le duo composé de Didac Costa et de Romain Attanasio. One Planet One Ocean (15e) a environ 70 milles d’avance sur Famille Mary-Etamine du Lys (16e ) et tous deux semblent redécoller à des vitesses honorables cet après-midi, après avoir passé de longues heures encalminés dans une bulle sans vent. Didac est reparti à 10 nœuds et Romain ne devrait pas tarder à faire de même.
Beaucoup plus loin, à 3000 milles de l’arrivée, Pieter Heerema (NoWay Back, 17e ) est encore en proie aux affres du Pot au noir. Il poursuit à vitesse réduite sa remontée de l’Atlantique au beau milieu de… rien, puisque le bateau du Hollandais évolue globalement à la même distance du continent africain que du continent sud-américain. Sébastien Destremau (TechnoFirst-FaceOcean, 18e) ferme la marche à 4150 milles des Sables d’Olonne. Il a eu un week-end noir avec un souci d’énergie, la perte de son J2 et une voie d’eau qui l’oblige à écoper son compartiment moteur trois fois par jour. Sébastien devrait s’arrêter une nouvelle fois pour plonger sous son bateau et voir si une intervention est envisageable. Il le fera probablement jeudi, quand il arrivera aux abords de l’archipel brésilien Fernando de Noronha. Sa date d’arrivée est estimée « autour du 10 mars » par la direction de course du Vendée Globe.
BM/M&M

Actualité
Bellion 9ème du Globe et 1er bizuth...
lundi 13 février 2017, 17h59
Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, lundi 13 février 2017 à 17heures 58 minutes 20  secondes (heure française). Neuvième au général mais premier bizuth de cette édition, le marin de 40 ans boucle son tour du monde en 99 jours 4 heures 56 minutes et 20   secondes, sur un Imoca de la génération 2008 – l’ex DCNS-. Éric termine ainsi une giration de 28 048 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,78 nœuds.



Marin amateur et formateur en management, Éric Bellion participait à son premier Vendée Globe afin de porter un message sur la richesse de la différence. Avant le départ, le 6 novembre, le bizuth quadragénaire décrivait sa vision  de la navigation en solitaire, en forme de voyage initiatique « Je vais aller voir si je suis capable de le faire, j’aurai une réponse en essayant. Le plus difficile est de développer la confiance en soi, mais c’est la clé… Cette aventure est la fusion entre les expérimentations pour connaitre mes limites et ma participation à la société telle que je l’entends. » Du bord, Éric a envoyé de nombreuses vidéos qui témoignent de ce cheminement personnel de trois mois.
Les premiers doutes
C’est donc en plein questionnement sur ses capacités et celles de son bateau, qu’Éric Bellion entame la descente de l’Atlantique, bien calé dans le groupe qui ferme la marche. CommeUnSeulHomme  prend les boulevards extérieurs dans une trajectoire très ouest pour rejoindre le Pot au noir, où il retrouve Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), qui devient son compagnon de route. Ensemble, ils font cap au sud, échangent à la VHF et se surveillent avec attention. Éric veut rester au contact des autres marins, tant qu’il n’a pas pris confiance. Le skipper découvre que son bateau peut faire mieux que sa 22ème position, mais il doute quant à ses propres moyens : « Je n’ai pas encore les automatismes des solitaires…J’essaie de freiner un peu le bateau mais il n’a qu’une envie, c’est d’y aller ! »
Les révélations du Sud
Puis, à l’entame de l’océan Indien, Éric teste des réglages et prend sa monture en mains. Il progresse dans le sillage d’Arnaud Boissières lorsque, dans une grosse rafale, le  bateau se couche brutalement provoquant une rupture de mèche de safran. Le skipper effectue une pénible session de bricolage durant douze heures, qui lui permet de reprendre sa course, doté à la fois d’un nouveau safran et d’une meilleure confiance en lui. A Noël, afin d’éviter une grosse tempête, Éric Bellion navigue au ralenti et retrouve le Suisse Alan Roura et l’Irlandais Enda O’Coineen, dans un trio qui marque alors la vidéosphère . Puis le skipper de CommeUnSeulHomme accélère la cadence dans le Pacifique, double le petit groupe formé par Fabrice Amédéo, Arnaud Boissières, Rich Wilson, avant de dépasser également le Néo-Zélandais Conrad Colman.  En neuvième position au cap Horn le 11 janvier – soit deux jours derrière Nandor Fa et dix-neuf jours après Armel le Cléac’h-  Éric savoure son aventure « Je ne suis plus le même homme. Il y a eu un changement radical. Les dépressions me faisaient peur mais aujourd’hui, j’adore me bagarrer avec elles ! »
Remontée éprouvante dans l’Atlantique
L’après Horn et la remontée le long du Brésil sont au prix d’épuisantes manœuvres. Éric doit se débarrasser patiemment des algues prises dans la quille, s’extraire d’infernales zones de calmes entrecoupées d’imprévisibles autant que violentes rafales. Puis il lui faut, comme les copains, affronter le train des dépressions de l’Atlantique Nord « Je vis un enfer, cette dernière partie du Vendée Globe est la plus dure, je ne m’étais pas préparé à ça ». L’ultime semaine de mer éprouve jusqu’au bout les forces du skipper, son moteur refuse de démarrer et il doit économiser l’énergie du bord, ensuite il lui faut réparer le dessalinisateur à l’approche du Cap Finisterre!  A 48h de l’arrivée, rencontrant des conditions dantesques et des vents de 70 nœuds, Éric apprend le démâtage de son poursuivant Conrad Colman. C’est à ce moment que le rail de grand-voile lâche sur CommeUnSeulHomme, obligeant le marin à terminer sa course sous voilure réduite.  En entrant dans le chenal des Sables-d’Olonne, Éric Bellion peut savourer l’accomplissement de ce tour du monde et une délivrance amplement méritée !
Jenny Launay / M&M




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 14 Fév 2017, 21:37

Bonsoir
aujourd'hui on est à 100 jours de course
@mitié Laurent


100 jours de mer...
mardi 14 février 2017, 08h07
Cent jours de mer, c’est ce qu’affichera ce mardi midi à 13h02 le compteur du Vendée Globe. Après la belle arrivée d’Eric Bellion hier soir, c’est Arnaud Boissières qui sera le prochain à en finir, jeudi. Et on croise les doigts pour que Conrad Colman parvienne à établir son gréement de fortune.
 

© Conrad Colman (DR)
Qu’avez vous fait depuis cent jours et cent nuits ? Les neuf marins encore en course, eux, ont navigué. Seuls. A 13h02 ce mardi midi, cette barre symbolique va donc tomber. Conrad Colman sera-t-il reparti sous gréement de fortune ? C’est une des questions d’actualité. Et vous savez quoi ? On vous parie non seulement qu’il va réussir, mais aussi que son gréement de fortune vaudra le coup d’œil et de jolies photos. Car le Kiwi est du genre perfectionniste et voilà trois jours et quatre nuits maintenant qu’il laisse dériver son Foresight Natural Energy démâté au grand large de Lisbonne pour travailler sur l’affaire, reconstituer sa bôme (voir photo ci-dessus), créer un nouveau gréement, respecter les temps de séchage. Réfléchit. Travaille. Avec la détermination de celui qui veut boucler à tout prix son tour du monde. « Cette nuit, Conrad a découpé sa grand voile » témoigne Jacques Caraës, le directeur de course, « il n’est pas encore reparti, mais je le sens bien pour aujourd’hui… et le vent de Sud est favorable ». Croisons les doigts pour Conrad ! Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e) devrait le frôler et le dépasser aujourd’hui… peut-être pour un message d’encouragement au passage ? Nous verrons bien. "Conrad a le moral", assure sa femme Clara qui assure sa communication.
Arnaud Boissières attendu jeudi aux Sables
Pendant ce temps, à la latitude de Porto, c’est Arnaud Boissières qui mène la flotte des neuf bateaux encore en mer. Tous les voyants sont au vert pour le skipper de La Mie Câline : le vent de Sud devrait tenir une soixantaine d’heures et lui permettre de boucler le Top Ten en prenant la dixième place aux Sables d’Olonne. Ce sera probablement pour après-demain jeudi, puisque "Cali" (c'est le surnom de ce marin adopté par toute la ville des Sables d'Olonne) n’a plus que 500 milles à couvrir. Pour ces trois bateaux qui naviguent au plus près des côtes portugaises, la situation météo est assez claire : du vent portant, de secteur Sud.
On ne peut pas en dire autant pour ceux qui ont opté pour le grand tour par l’Ouest. Rich Wilson (Great American IV, 14e) le disait dans un message cette nuit : « Après avoir eu du vent incroyablement instable et pas du tout prévu, j’ai de nouveau du bon vent d’Ouest et je vais mettre deux jours à aller aux Açores. Mais la situation météo ensuite est très complexe… » Les Açores, Alan Roura (La Fabrique, 13e) y est déjà. Il est quasiment à la même latitude que Conrad Colman et Fabrice Amedeo… mais 800 milles plus au large. Et ça change tout car la route retour vers Les Sables est en effet très compliquée, avec des petites dorsales anticycloniques à négocier et donc la promesse de vents erratiques pour progresser tant bien que mal vers l’Est.
Plus au Sud, 900 milles plus « bas » que les Açores, la situation s’est considérablement améliorée en revanche pour l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) qui a retrouvé un bon vent de Sud-Ouest. Au point qu’il a même pris un ris dans sa grand voile… et distancé un peu Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e), lequel a désormais une centaine de milles d’avance sur lui (pour mémoire, le bateau de Romain n’a plus qu’une seule dérive). Didac qui se dit aussi « impatient de recevoir de bonnes nouvelles de Conrad ».
Il y a du mieux aussi pour Pieter Heerema (No Way Back, 17e), qui semble se sortir enfin des tentacules du Pot au Noir avec des vitesses de l’ordre de 10 nœuds ces toutes dernières heures. Pieter est passé sous la barre des 3000 milles restant à parcourir d’ici l’arrivée. C’est celle des 4000 que franchira aujourd’hui Sébastien Destremau (TechnoFirst-FaceOcean, 18e). Sébastien marche à 10 nœuds dans le Sud-Est de Recife et il est à environ 570 milles de l’archipel Fernando de Noronha où il veut faire un arrêt technique, probablement jeudi, pour tenter de résoudre son problème de voie d’eau. Quand Arnaud Boissières arrivera aux Sables d’Olonne, lui sera donc encore de l’autre côté de l’Atlantique, au Brésil.
BM/M&M


Analyse météo
Belles conditions pour Boissières, Amedeo et Colman
mardi 14 février 2017, 11h07
L'ensemble de la flotte navigue dans de bonnes conditions. Les trois prochains concurrents devraient terminer leur Vendée Globe dans des conditions beaucoup plus clémentes qu'Eric Bellion.


© Great Circle
© Great CircleLes 3 prochains concurrents attendus sur la ligne d'arrivée sont actuellement au large de l'Espagne et du Portugal dans un flux de Sud qui a tendance à mollir. Les conditions sont parfaites pour Conrad Colman qui devrait commencer à faire route au vent arrière dès que son gréement de fortune sera opérationnel.
Pour Alan Roura, le vent a bien molli dans le Sud d'une petite dépression peu active. Rich Wilson, Didac Costa et Romain Attanasio vont aller se caler entre la grosse dépression qui arrive de Terre Neuve et l'anticylone (H). Ils peuvent ainsi mettre le curseur où ils le souhaitent en termes de force de vent.
Pieter Heerema et Sébastien Destremau naviguent encore au chaud, dans les alizés.
CD et BS / Great Circle

Actualité
Un golfe clair pour Boissières
mardi 14 février 2017, 16h47
Arnaud Boissières négocie par l’Ouest le rail du cap Finisterre. Le dispositif de séparation du trafic espagnol est aussi la porte d’entrée d’un golfe de Gascogne dont les conditions s’annoncent particulièrement favorables pour lui. Son arrivée est prévue jeudi.



Arnaud Boissières n’a plus « que » le golfe de Gascogne à traverser pour retrouver sa bonne ville des Sables d’Olonne et prendre une dixième place méritée, jeudi. Au pointage de 15h, le skipper de La Mie Câline n’a plus que 445 milles à couvrir. Arnaud a désormais tous les atouts en mains pour signer un sacré exploit : terminer trois Vendée Globe d’affilée, performance que seul Armel Le Cléac’h a réussi jusqu'à présent ! Il faut tenir encore aujourd’hui et demain, mais tout semble clair devant pour lui : le vent de Sud, donc portant, est bien établi et devrait tenir quarante-huit heures. C’est à dire jusqu’à son arrivée dans le chenal des Sables, qu’on espère au moins aussi belle et émouvante que celle vécue hier soir par Eric Bellion et sa bande, lesquels ont dignement fêté l’arrivée, fort tard dans la nuit. Arnaud va ainsi terminer son tour du monde en plus ou moins 102 jours. Il devrait être suivi, vingt-quatre à quarante-huit heures plus tard par Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), qui vient de passer une douzaine de milles au Nord de la position de Conrad Colman au grand large de Lisbonne, récupèrant ainsi la 11e place.
Conrad Colman peaufine son gréement de fortune
Le skipper Néo-Zélandais, qui a démâté dans la nuit de vendredi à samedi, est toujours en train de fabriquer le gréement le plus sûr possible. Sa femme Clara l’a eu brièvement au téléphone et Conrad lui a expliqué qu’il avait découpé la grand voile de Foresight Natural Energy et l’avait installée sur sa bôme, mais qu’il voulait terminer le mieux possible son système de gréement avant de hisser son espar et de tenter de faire route au vent arrière, dans des conditions favorables : « mer belle, beau temps, soleil, vent léger et portant ». On s’attend à le voir repartir d’un instant à l’autre, espérons aujourd’hui pour profiter de ce vent de Sud qui doit s’essouffler sous trois jours.
Une centaine de milles dans le Nord-Ouest des Açores, la situation météo est plus complexe pour le jeune suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e). Certes il a retouché un peu de vent et progresse maintenant à environ 10 nœuds après avoir été copieusement ralenti dans le Sud d’une petite dépression. Mais il a encore devant son étrave au moins une zone de transition avec des vents faibles, laquelle pourrait barrer sa progression vers le golfe de Gascogne.
Rich Wilson (Great American IV, 14e), Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e), bien plus au Sud, n’ont pas encore ce genre de soucis. Ils ont même une belle opportunité de se caler entre l’Ouest de l’anticyclone et le Sud de la grosse dépression qui arrive de Terre Neuve. En faisant cela, ils pourront affiner leur itinéraire et décider à l’avance quelle force de vent ils sont prêts à accepter : un peu moins de vent sur le droite, un peu plus fort sur leur gauche. Ils ne devraient en tous cas pas subir de violente tempête, celle-ci se décalant dans leur Nord. De ce point de vue, la situation est plutôt favorable pour ces trois bateaux, mais aucun ne songe évidemment à pouvoir reprendre Alan Roura, qui a certes une trajectoire complexe à gérer mais dispose tout de même de 455 milles d’avance sur Rich Wilson, presque 700 sur Didac Costa et plus de 800 sur Romain Attanasio, qui a concédé un peu de terrain à son confrère espagnol : 120 milles d’écart.
Alizés pour les deux derniers
Quand aux deux skippers qui ferment la marche, tous deux naviguent au chaud dans les alizés… mais pas les mêmes, puisqu’ils sont chacun d’un côté et de l’autre du Pot au noir. Pieter Heerema (No Way Back, 17e) est dans les alizés de l’hémisphère Nord, qui soufflent du Nord-Est. Sébastien Destremau (TechnoFirst-FaceOcean, 18e) évolue, lui, dans les alizés de l’hémisphère Sud, lesquels soufflent en provenance du Sud-Est. Des conditions plutôt agréables pour ces deux marins qui ont attaqué eux aussi ce midi leur 101e jour de course… et qui en ont encore quelques poignées à vivre en mer avant de refermer la porte de ce huitième Vendée Globe. Pieter Heerema évolue au milieu de l’Atlantique, à un peu plus de 2800 milles des Sables d’Olonne (soit près de 5200 kilomètres terriens). Sébastien Destremau, lui, est en train d’en terminer avec la remontée du vaste Brésil. Il a réussi à démarrer son moteur ce midi et donc va pouvoir recharger les batteries du bord. Mais il a toujours sa voie d’eau dans le compartiment moteur, ce qui va l’obliger à faire une halte dans l’archipel de Fernando de Noronha, jeudi ou vendredi.
BM/ M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 15 Fév 2017, 21:52

Bonsoir
l'actu de ce mercredi
@mitié Laurent


Actualité
Gréement de fortune en place pour Conrad Colman !
mercredi 15 février 2017, 08h00
Excellente nouvelle pour Conrad Colman qui est parvenu à installer un gréement de fortune à l’aide de sa bôme et d’un morceau de grand-voile récupéré suite à son démâtage survenu vendredi dernier. Arnaud Boissières est de son côté tout proche d’un immense exploit : terminer le Vendée Globe trois fois de suite. Au pointage de 5h, il n’était plus qu’à 285 milles des Sables d’Olonne. Mais le final s’annonce complexe, au près dans les petits airs. Arnaud est attendu sur la ligne entre jeudi soir et vendredi matin, à la 10e place. Quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, il recevra un accueil triomphal.


© Conrad Colman (DR)
© Conrad Colman (DR)Hier soir, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a contacté la Direction de Course du Vendée Globe pour annoncer une très bonne nouvelle : le gréement de fortune qu’il a fabriqué à l’aide de sa bôme est désormais en place. A partir de 23h mardi soir, le Néo-Zélandais a ainsi commencé à reprendre un peu de vitesse (3,5 nœuds) mais en faisant cap à l’Ouest. On peut supposer qu’il s’écarte des côtes portugaises pour toucher des vents plus favorables au moment d’empanner et de faire route au Nord-Est, vers les Sables d’Olonne. Nous aurons des informations plus précises dans la journée. A 5h, Conrad était en tout cas à 716 milles de l’arrivée.
Final dans les petits airs pour Arnaud Boissières
Pour Arnaud Boissières (La Mie Câline), la fin de course est un peu plus compliquée que prévu. Arnaud navigue actuellement dans un vent de Sud d’environ 10 nœuds qui va mollir et basculer à l’Est. Il va devoir naviguer au près et tirer des bords dans des conditions légères… Son arrivée aux Sables est estimée entre jeudi soir et vendredi matin.
Le scénario s’annonce similaire pour Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), du moins dans les grandes lignes. Pour le moment, Fabrice touche un bon vent de Sud/Sud-Est de 15 à 20 nœuds. Il va profiter de ces belles conditions jusqu’au cap Finisterre. Puis le vent va tomber et le finish se fera dans des conditions assez « light », au près, mais Fabrice n’aura a priori pas besoin de tirer de bords. Son arrivée en Vendée est prévue samedi après-midi.
Alan Roura aux Sables dimanche ou lundi
Alan Roura (La Fabrique) cravache pour s’offrir une belle arrivée durant le week-end. 200 milles dans le Nord des Açores, il navigue dans un bon flux de Sud-Ouest. Le Suisse va bientôt empanner et toucher une petite dépression qui lui permettra de faire de l’Est dans des conditions soutenues jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne.
Rich Wilson (Great American IV) a empanné ce matin, cap sur les Açores. Dans 48 heures, le doyen américain devrait passer entre les îles dans des conditions plutôt légères. Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) se situent au Nord d’une zone anticyclonique. Didac touche un peu plus de vent que Romain et l’écart continue de se creuser : 90 milles au pointage de 5h. Les deux hommes devraient opter pour une route assez Nord, avant d’empanner d’ici 48 heures. Didac et Romain sont attendus en Vendée respectivement jeudi 23 et vendredi 24 février.
700 milles derrière Romain, Pieter Heerema (No Way Back) touche de bons alizés de Nord-Est. Dans un message envoyé à la Direction de Course, il explique que la navigation n’est pas de tout repos avec une mer formée et un bateau qui tape beaucoup. Mais le skipper néerlandais progresse bien vers le Nord et il devrait être à la latitude du Cap-Vert demain après-midi.
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) touche lui aussi des alizés, mais de Sud-Est. Il navigue proche des côtes, à la latitude de Recife et n’est plus qu’à 300 milles de Fernando do Noronha où il va s’arrêter pour tenter de colmater une voie d’eau par ses propres moyens.
Olivier Bourbon / M&M

Analyse météo
Quelle route choisir sous gréement de fortune ?
mercredi 15 février 2017, 13h11
Naviguer sous gréement de fortune impose beaucoup de contraintes pour ne pas se mettre en danger et continuer à avancer. La route la plus courte n'est pas toujours la plus rapide.


© Great Circle
© Great CircleLes contraintes pour Conrad Colman qui navigue maintenant sous gréement de fortune sont multiples. Il doit éviter les zones de vents faibles où il serait incapable d'avancer avec sa surface de voilure réduite. Naviguer à moins de 90° du vent est peu recommandé. Le plan de voilure n'est pas très adapté et cela pourrait mettre des contraintes dans le gréement qui l'endomageraient quand le vent forcit. Dans le petit temps, les angles de remontée au près seraient catastrophiques. Si on résume le cahier des charges, l'idéal, sous gréement de fortune, est de naviguer dans des vents médium au portant (plus de 90° du vent). 
Pour Conrad Colman, nous ne savons pas encore à quelle vitesse il progressera une fois le vent établi. On peut cependant penser qu'il tentera de contourner les zones de vents faibles et contraires dans la partie Sud du Golfe de Gascogne à partir du week end prochain. Sa stratégie peut alors être de remonter vers le Nord pour se positionner au Nord de l'anticyclone des Açores et de la dorsale (zone bleue) qui se © Great Circlemet en place à partir de lundi prochain. Il pourra alors naviguer dans un flux de vent d'Ouest qui se renforcera au fil des jours et le poussera vers la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne en fin de semaine prochaine
CD et BS / Great Circle

Actualité
Les derniers milles sont les plus difficiles…
mercredi 15 février 2017, 15h39
Les neuf skippers ayant déjà bouclé le huitième Vendée Globe l'affirment tous : les ultimes jours sont les plus fastidieux. Arnaud Boissières ne dira pas le contraire, lui qui se prépare à un final complexe dans les petits airs. Il est toujours attendu sur la ligne d’arrivée entre demain soir et vendredi matin. Fabrice Amedeo se prépare de son côté à une belle arrivée de week-end (probablement samedi), tandis qu’Alan Roura va bientôt passer sous la barre des 1000 milles restant à parcourir…



Arnaud Boissières (La Mie Câline) sera, sauf problème de dernière minute, le prochain concurrent à remonter le chenal des Sables d’Olonne. Le « local de l’étape » s’emparera de la 10e place après 102 jours de mer et réalisera l'exploit de boucler trois fois d’affilée le Vendée Globe. Pour mémoire, Boissières avait terminé 8e en 2008-2009 (après 105 jours de mer) et en 2012-2013 (en 91 jours).
Pas question de se relâcher pour Arnaud. Fort de son expérience autour du monde, il sait que rien n’est joué avant le franchissement de la ligne. Les mésaventures vécues en toute fin de parcours par Conrad Colman et Eric Bellion l’invitent encore davantage à la prudence. Boissières ne va pas subir de coup de vent d’ici à son arrivée, toujours estimée entre jeudi soir et vendredi matin. Il va au contraire faire face à des petits airs, et à la prudence devra s’ajouter la patience…   
Fabrice Amedeo : « Ça va être un truc de malade ! »
Désormais à moins de 500 milles de l’arrivée, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) est à trois jours du grand bonheur. Il devrait s’emparer de la 11e place et sera le deuxième bizuth derrière Eric Bellion. Une superbe performance pour ce skipper-journaliste qui, il y a moins de deux ans, prenait encore le métro tous les jours pour se rendre à la rédaction du Figaro… Dans une vidéo du bord, Fabrice se dit fatigué et concentré, mais très heureux. Et il annonce la couleur : « Je vous donne rendez-vous aux Sables en fin de semaine, ça va être un truc de malade ! »
Conrad Colman à la recherche de la meilleure route sous gréement de fortune
© Conrad Colman (DR)Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a réussi à mettre en place un gréement de fortune avec sa bôme et un bout de grand-voile. Mais cela ne signifie bien sûr pas la fin du combat qu’il devra livrer jusqu’à l’arrivée. Naviguer sous gréement de fortune impose en effet de nombreuses contraintes pour ne pas se mettre en danger mais aussi pour garder un minimum de vitesse. « Si on résume le cahier des charges, l'idéal, sous gréement de fortune, est de naviguer dans des vents médium au portant (plus de 90° du vent) », explique Great Circle, le partenaire météo du Vendée Globe. C’est sans doute pour chercher ce type de conditions que le skipper néo-zélandais fait pour le moment cap à l’Ouest. Conrad est actuellement piégé dans une grande bulle sans vent et sa vitesse est très faible (moins de 2 nœuds au pointage de 18h). Il en a profité  pour fiabiliser son système de gréement. « Conrad a eu des petits soucis à la base de sa bôme avec une pièce qui s'écrasait donc il vient de finir la réparation.Il est en train de s'attaquer au tourmentin, ça va le faire », indiquait sa femme Clara dans un message envoyé ce soir à la Direction de Course.
On ne peut pas encore estimer sa date d’arrivée aux Sables d’Olonne car on ne sait pas à quelle vitesse il pourra avancer sur la route directe une fois le vent établi.
Didac Costa prend l’ascendant sur Romain Attanasio.
Alan Roura (La Fabrique) passera cette nuit sous la barre des 1000 milles restant à parcourir. Il rêve d’une arrivée en week-end, pour une fête encore plus belle. Mais qu’il arrive dimanche ou lundi, le benjamin de la course (23 ans) recevra un accueil digne de son incroyable performance à bord de l’un des plus vieux bateaux de la flotte. Si tout se passe bien, avec son Superbigou lancé en 2000 il terminera 12e, derrière deux bateaux mis à l’eau en 2007 (La Mie Câline et Newrest-Matmut) et devant un IMOCA de 2006 (le Great American IV de Rich Wilson).
Rich Wilson réfléchit à la meilleure route pour aborder l’archipel des Açores, il devrait passer par le Nord des îles. Il évolue actuellement dans un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds. L’Américain de 66 ans poursuit sa navigation pleine de prudence et d’expérience, tout en continuant à éduquer les jeunes via son vaste programme pédagogique.
Didac Costa (One Planet One Ocean) semble avoir pris un avantage quasiment décisif sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Les deux hommes naviguent bâbord amures et Romain peut donc s’appuyer sur sa dérive encore en place. Rappelons qu’il a cassé sa dérive bâbord la semaine dernière, suite à un choc avec un OFNI. Mais il concède tout de même des milles à Didac car l’Espagnol touche plus de vent. Et cela devrait durer… A 18h ce mercredi, Didac avait plus de 200 milles d'avance sur Romain.
En approche de la latitude du Cap-Vert, Pieter Heerema (No Way Back) rencontre des classiques dans cette zone avec des alizés de Nord-Est de 15 à 20 nœuds. Ces dernières 24 heures, il a été le plus rapide des neuf concurrents encore en course (avec 259 milles parcourus).
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) n’est qu’à quelques dizaines de milles des côtes brésiliennes. Toujours à 3700 milles des Sables, l’arrivée est encore une perspective lointaine d’autant qu’il a prévu un arrêt technique à Fernando do Noronha, où il pourrait arriver demain après-midi…
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 16 Fév 2017, 13:38

bonjour
un petit point sur les futures ETA
@mitié Laurent


Actualité
Point sur les prochaines arrivées aux Sables d’Olonne
jeudi 16 février 2017, 11h06
Sept des neuf concurrents encore en mer dans le Vendée Globe sont attendus aux Sables d’Olonne d’ici à la fin de la semaine prochaine. Le premier à remonter le chenal sera Arnaud Boissières, ce soir ou demain matin…



ETA (Estimated Times of Arrival) au 16 février 2017 :
Arnaud Boissières (La Mie Câline) : Entre jeudi 19h et vendredi 09h
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) : Samedi 18 février entre 12h et 22h
Alan Roura (La Fabrique) : Dimanche 19 février

Rich Wilson (Great American IV) : Mercredi 22 ou jeudi 23 février

Didac Costa (One Planet One Ocean) : ​Jeudi 23 février

Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) : Vendredi 24 février

Conrad Colman (Foresight Natural Energy) : ​Samedi 25 février - dimanche 26

Pieter Heerema (No Way Back) : ​Lundi 27 février

Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) : ​9 au 11 mars

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 17 Fév 2017, 08:10

Sniff!!!
je ne peux être de la fête
@mitié Laurent


Actualité
Arnaud Boissières donne rendez-vous à 9h !
vendredi 17 février 2017, 07h29
Après avoir ralenti volontairement dans la nuit, Arnaud Boissières se rapproche de la ligne d’arrivée qu’il devrait franchir aux alentours de 9h, à la 10e place. Il entrera ensuite dans le chenal pour une remontée vers Port Olona qui s’annonce festive. Après son arrivée, il ne restera plus que huit concurrents encore en course.



Arnaud Boissières (La Mie Câline) est tout proche de la délivrance. Cette nuit, il a patienté au large des Sables d’Olonne pour ne pas couper la ligne d’arrivée de son troisième Vendée Globe en pleine nuit. Il a repris sa route à faible allure et en terminera vers 9h et pourra ainsi communier pleinement avec le public.
Un public qui viendra en nombre dans le mythique chenal où il sera à nouveau convié demain pour saluer l’arrivée de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) qui est ce matin à un plus de 150 milles de l’arrivée. Il a tenu une moyenne de entre 8 et 10 nœuds dans la nuit. Les conditions vont rester similaires aujourd’hui avec un vent d’Est de 8 à 10 nœuds. Il est attendu aux Sables demain matin. Le chenal sera accessible pour lui et son bateau de 6h à 13h et de 18h à minuit.
Alan Roura (La Fabrique) navigue en avant d’un front, dans 20-25 nœuds de vent de Sud. Il progresse à bonne allure vers l’Est, en route directe vers les Sables. Ce soir le vent va tomber à environ 10 nœuds. Alan aura alors une douzaine d’heures compliquées : le vent va passer du Sud au Nord. Le timing de cette bascule va jouer sur sa date d’arrivée, toujours estimée à dimanche soir. Mais si la transition prend plus de temps que prévu, il faudra patienter jusqu’à lundi.
Rich Wilson (Great American IV) a bien passé les Açores. Au Nord de l’anticyclone, il profite d’un vent d’Ouest qui lui permet de faire route. Mais une dorsale va se mettre en place entre Brest et les Açores, qui va lui bloquer la route et l’obliger à faire le grand tour par le Nord comme l’avaient fait Armel Le Cléac’h et Alex Thomson. Didac Costa (One Planet One Ocean) va se retrouver face à la même problématique. Rich et Didac sont respectivement attendus mercredi et jeudi en Vendée.
Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) est de son côté au Sud du centre de l’anticyclone des Açores, dans un vent de Sud-Est. Il a ce matin plus de 400 milles de retard sur Didac Costa. Mais il n’aura a priori pas besoin de faire un aussi grand tour par le Nord.
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) fait cap au Nord-Est sous gréement de fortune. Il a parcouru un peu moins de 100 milles en 24 heures, à une vitesse moyenne de 3,5 nœuds. Il aura 24 heures de vent de Sud (10-15 nœuds) avant une bascule au Nord-Est qui va compliquer la donne.
Pieter Heerema (No Way Back) navigue toujours dans les alizés de Nord-Est assez stables qui vont un peu mollir. Il faudra ensuite négocier le fameux anticyclone des Açores.
Pas de chance pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui avait décidé de ne pas s’arrêter à Fernando do Noronha hier car il tenait une bonne moyenne. Mais au moment de passer Fernando, il a buté dans un Pot au noir qui est très Sud. Il va subir un vent de Nord erratique pendant 36 heures. Sébastien est ce matin à 130 milles de l’équateur.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 17 Fév 2017, 11:02

Hello!!!
et de DIX (ok cali c'est mon chouchou
@+Laurent



Actualité
Arnaud Boissières 10ème du Vendée Globe
vendredi 17 février 2017, 09h28
Le skipper de La Mie Câline a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, ce vendredi 17 février 2017 à 9 heures 26 minutes et 09 secondes. Arnaud Boissières prend ainsi la dixième place du tour du monde en solitaire, qu’il a effectué en 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes à la vitesse moyenne de 11,4 nœuds pour un parcours de 28 155 milles.





Mascotte des habitants des Sables-d’Olonne, ville où il a posé ses sacs il y a dix ans, Cali - pour «  Caliméro », le surnom d’Arnaud depuis qu’il est adolescent - vient de boucler son troisième Vendée Globe d’affilée. Septième en 2008-2009, puis huitième en 2012-2013, il était cette fois aux commandes de l’ex Paprec-Virbac de Jean-Pierre Dick, un Imoca construit en 2007.  « Un bon Vendée Globe est d’abord un Vendée Globe terminé… Mon objectif est d’être dans les dix premiers » annonçait-il avant le départ.
Rencontrant des ennuis techniques dès les premières heures de course, la trappe de ballast rompue ayant provoqué une inondation et des dégâts électroniques, Arnaud Boissières ne ferme plus guère la caisse à outils du bord pendant trois mois. La Mie Câline navigue dans le milieu du peloton jusqu’à l’équateur et intègre un petit groupe de dix concurrents, emmené par Louis Burton (Bureau Vallée) dans l’Atlantique sud. En vingtième position au bout d’un mois de course, fidèle à son désir de terminer avant tout, Cali fait le choix d’une course en retenue afin de ménager sa monture « Parfois, j’ai envie de me faire prendre par l’émulation, mais je me contiens» écrit-il.
Arnaud conservateur dans le grand Sud
Conforme à sa renommée, l’océan Indien martyrise la flotte éparpillée et incite Arnaud à la prudence, plus qu’à l’attaque. En effet, le groupe de dix devient un club des cinq, que Cali partage avec Fabrice Amedeo, Conrad Colman, Nandor Fa et Stéphane Le Diraison, Louis Burton ayant, pour sa part, appuyé sur le champignon et faussé compagnie aux copains. C’est alors que la Mie Câline subit une avarie de chariot de grand-voile, qui handicape le marin jusqu’à la fin de sa course. Une rencontre avec une baleine provoque également des dégâts mineurs, Arnaud bricole beaucoup pour maintenir son bateau en bon état de marche « A certains moments, j’ai l’impression de naviguer à 60% du potentiel du bateau et ça m’énerve ». Puis dans le Pacifique, alors que le skipper de la Mie Câline suit une trajectoire au nord dans un bord conservateur, Conrad Colman et Nandor Fa prennent la poudre d’escampette,  tandis que Stéphane Le Diraison abandonne « Désormais, je fais la course avec moi-même… Je me mets moins la pression et je me dis qu’il y a plus malheureux que moi ». En 11ème position à l’abord du troisième cap, son rapprochement avec Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) réconforte Arnaud et apporte une note de piment à sa navigation en solitaire.


© Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée Globe

Emulation amicale avec Fabrice Amedeo
La Mie Câline franchit le cap Horn le 18 janvier, au soixante-dixième jour de course. Newrest-Matmut n’est qu’à quelques longueurs devant lui « C’est une confrontation amicale plutôt agréable, avec Fabrice on s’écrit pas mal…Je n’avais jamais échangé autant sur un Vendée Globe ! » Très proches, ils remontent l’Atlantique et le long de l’Argentine, le skipper de La Mie Câline  reprend la onzième place à son compagnon de route. Si le Pot au Noir  se montre relativement clément, les conditions dans l’Atlantique nord sont très pénibles. « Je crois qu’on va battre des records de lenteur, on fait le tour de la paroisse en contournant l’archipel des Açores, il y a 3-4 mètres de vagues par le travers et 32-33 nœuds. Je suis comme un animal dans son terrier, le scénario est à suspens jusqu’à la fin » raconte Arnaud à la Direction de course. En ce qui concerne l’alimentation, il est temps d’arriver pour le Sablais d’adoption même si, contrairement à Fabrice Amedeo  obligé de se rationner, Arnaud reste serein,  « J’ai de quoi tenir jusqu’au 17 février » apprend-on à la vacation. Le marin est marqué par le démâtage de Conrad Colman, « ça me fait peur » avoue-t-il. C’est au ralenti dans des vents évanescents qu’Arnaud achève son périple de 102 jours en solitaire. Le petit bonhomme qui vient de boucler son troisième Vendée Globe retrouve avec bonheur Léo, son nouveau-né de quatre mois qui a beaucoup changé, mais on sait qu’il pense déjà à un quatrième tour du monde…
Jenny Launay /M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 18 Fév 2017, 11:30

Bonjour
et de onze, il en reste 7 en course
prochaine arrivée prévue lundi
@mitié Laurent


Actualité
Onzième, Fabrice Amedeo, boucle son Vendée Globe !
samedi 18 février 2017, 10h02
Fabrice Amedeo sur Newrest-Matmut  a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, en onzième position, samedi 18 février 2017 à 10 heures et 03 minutes  (heure française). Le navigateur  solitaire a bouclé son premier tour du monde en 103 jours 21 heures et 01 minute. Il a parcouru 27 700 milles à la vitesse  moyenne de 11,10 nœuds.


© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBE



Deuxième bizuth de ce huitième Vendée Globe après Éric Bellion, Fabrice Amedeo était –comme douze autres concurrents- aux commandes d’un bateau conçu en 2008. Le marin, qui alimente les colonnes du Figaro lorsqu’il est à terre, aura 39 ans vendredi prochain. Il faisait le pari d’utiliser ses talents de reporter, afin de faire découvrir au grand public la magie de la course au large, ce qui est parfaitement réussi. En effet, le marin-journaliste a nourri quotidiennement son blog (http://www.reportersdularge.com ) de récits et de belles images,  durant les trois mois de cette aventure autour du monde.
Un début course qui se déroule dans de bonnes conditions constitue une mise en jambes idéale, pour le navigateur qui fait ses premiers bords en Imoca. En 18ème position d’une flotte qui glisse sur l’Atlantique, le skipper de Newrest-Matmut se fait plaisir « Je suis très content, je pense que j’ai bien fait d’assumer mes convictions quant au choix de route, je vais bientôt négocier le Pot au Noir» écrit-il. Fabrice Amedeo, qui aime apporter un soin particulier aux trajectoires, file vers Bonne Espérance et se maintient au cœur du peloton. Une inspiration lors de ce match dans le match, lui  permet même d’occuper le leadership de son petit groupe, mais il se fait dépasser par un Louis Burton (Bureau Vallée) qui a enclenché la surmultipliée.
Tantôt sportif, tantôt poète
Fabrice Amedeo, qui découvre le grand Sud, progresse dans l’océan Indien et tente de gagner des milles sur Arnaud Boissières (La Mie Câline), son plus proche concurrent. « J’échange deux à trois mails par jour avec Arnaud, je suis en train de me faire un copain, c’est vraiment sympa. » Malgré la compétition, le skipper de Newrest-Matmut privilégie la philosophie de préservation du matériel, il profite également des moments calmes pour se laisser aller à une certaine poésie. Le reporter du large raconte tantôt ses doutes, tantôt ses réussites sur le plan sportif, parfois il partage simplement les paysages magiques qu’il découvre et livre quelques réflexions sur la lune, ou encore les albatros. Cependant les nombreuses dépressions australes, assorties de vents qui atteignent  fréquemment les 50 nœuds, secouent sérieusement le marin et sa monture. Dans la bagarre, la grand-voile de Newrest-Matmut subit une déchirure sur trois mètres, obligeant le skipper à faire route à vitesse réduite. Il perd du terrain et se fait doubler par Alan Roura (la Fabrique) et Enda O’Coineen (Team Ireland). Le reporter se transforme en bricoleur et en alpiniste entre deux dépressions, afin de réparer la grand-voile, puis il grimpe dans le mât à plusieurs reprises. Début janvier, ce sont les problèmes d’antenne fleet  qui handicapent le marin, mais il recolle tout de même le peloton au large de la Nouvelle-Zélande.
Un cerf-volant dans le Pacifique
Le 7 janvier, Fabrice Amedeo fait sensation, envoyant du bord des images inédites filmées dans le Pacifique. En effet, c’est grâce au cerf-volant qu’il avait embarqué, que le marin a pris de la hauteur en profitant de conditions idéales : « Ca filait tout droit au reaching, c’était parfait pour faire ces images ! » Le 16 janvier, les rafales à plus de 50 nœuds accompagnent le skipper qui navigue en onzième position et franchit le cap Horn, il partage ses émotions avec ses lecteurs : « J’ai vécu un grand moment de ma vie. Il y avait cette lumière violette sur les montagnes de Patagonie, le soleil qui se couchait. J’étais environ à 20 milles du rocher et quand j’ai vu ces montagnes, j’ai pris une claque ! Je n’ai jamais été aussi ému de voir la terre… J’ai éprouvé une véritable sensation de plénitude et ce sentiment d’être en symbiose avec mon bateau, avec ce que je vivais, l’impression d’être à ma place. »



La torture de la remontée de l’Atlantique
L’anticyclone de Sainte-Hélène met brutalement Fabrice au supplice de l’encalminage et de la lenteur, le pire cauchemar des marins  "C’est sans conteste le plus gros arrêt buffet que j’ai connu depuis le départ de ce Vendée Globe. J’ai eu zéro nœud de vent pendant des heures, moralement ça devenait la torture." Au large de la Mauritanie, les conditions toujours aussi chahutées dans une mer formée et le marin avoue être "en mode sanglier ». Fabrice Amedeo n'ayant pas embarqué suffisamment de nourriture, il commence à se rationner et ne peut plus manger trois repas quotidiens.  Une fois l’équateur franchi après 88 jours de course, c’est un scénario anticyclonique qui se présente au skipper pour les derniers milles à parcourir  dans le Golfe de Gascogne. Une collision évitée de peu avec un cargo au nord du Cap Finisterre lui cause une ultime frayeur et les vents erratiques éprouvent la patience du marin jusqu’à la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne. En touchant terre après son exploit, Fabrice Amedeo a prouvé que la course au large est à la fois un sport de haut niveau et une aventure qui fait rêver le public.
Jenny Launay / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 18 Fév 2017, 21:52

Bonsoir
l'actu de la soirée
@+Laurent


Actualité
Fabrice Amedeo peut rêver encore plus haut !
samedi 18 février 2017, 15h50
C’est à une très belle la 11e place, et 2e bizuth, que Fabrice Amedeo a remonté ce matin le chenal des Sables d’Olonne, après 103 jours 21 heures et 01 minute de mer. Très en forme malgré sa restriction alimentaire des derniers jours, Fabrice tire un bilan extrêmement positif de sa première participation au Vendée Globe. Et il annonce d’ores-et-déjà sa volonté de revenir en 2020, encore plus fort… Ce soir, il ne reste plus que sept concurrents en mer. Alan Roura va devoir s’armer de patience car il va passer au moins 24 heures dans une zone sans vent. Son ETA : lundi, entre midi et 20h. Les arrivées vont s’enchaîner la semaine prochaine avec Rich Wilson, Didac Costa, Romain Attanasio et peut-être Conrad Colman. Ce dernier pourra recevoir le prix de la combativité s’il parvient à couper la ligne sous gréement de fortune…


© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBE

24 heures après Arnaud Boissières (La Mie Câline) c’est Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), son compagnon de route, qui a remonté le chenal ce samedi dans des conditions idylliques et devant un public acquis à sa cause. Son temps de course : 103 jours 21 heures et 01 minute. Il s’est ainsi emparé de la 11e place et il est le 2e bizuth de ce Vendée Globe derrière Eric Bellion (CommeUnSeulHomme). Rappelons qu’ils étaient 14 à découvrir le Vendée Globe pour cette huitième édition.


© JEAN-MARIE LIOT / DPPI / VENDEE GLOBE

En conférence de presse, Fabrice est revenu sur son aventure avec des mots forts : « Sur ce Vendée Globe, j’avais l’impression de vivre une vie dans une journée. Cette épreuve est d’une puissance phénoménale, on s’expose à ce que la nature a de plus sauvage. Le défi a été à la hauteur de ce que j’imaginais. Mon objectif premier était personnel, je voulais me confronter aux grands marins que j’admire depuis toujours. Après, je suis journaliste et j’ai à cœur de partager ce que je fais. Il m’est arrivé de pleurer et après de crier de joie une fois que j’avais surmonté les épreuves. Je suis allé chercher des choses dont je ne soupçonnais pas l’existence en moi. Je vais garder au fond de la rétine toutes ces images, le Horn, les albatros, le gris de la mer, dans ma vie de tous les jours. » Emballé par son expérience, le skipper-journaliste ne cache pas son ambition de participer une deuxième fois au Vendée Globe en 2020 : « J’étais en apprentissage et maintenant je veux revenir en compétition ! »
Alan Roura doit s’armer de patience



Le fougueux Alan Roura (La Fabrique) doit prendre son mal en patience. Bien qu’à seulement 228 milles de l’arrivée (au pointage de 15h), il ne peut pas entrevoir une arrivée avant lundi. En cause, une bulle anticyclonique qui lui barre complètement la route. Le Suisse va passer au moins 24 heures à vitesse très réduite avant de retoucher du vent dans la nuit de dimanche à lundi. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c’est vraiment atroce », confie Alan. « Je suis incapable de dire quand je sortirai de là et quand j’arriverai aux Sables… C’est le jeu de la voile. Il n’y a pas 12 000 stratégies, il faut faire marcher le bateau du mieux possible, bien matosser, mettre le plus de toile possible. Mais les spis ne tiennent pas dans cette petite houle. Je suis sous grand gennaker, j’avance du mieux que je peux. Mais les voiles claquent encore, c’est dur pour les nerfs. » L’estimation précise de son heure d’arrivée est difficile à déterminer, mais la Direction de Course parle d’un franchissement de la ligne lundi entre midi et 20h.
Trois ou quatre arrivées la semaine prochaine



Après Alan Roura, trois ou quatre marins pourraient également en finir la semaine prochaine. L’incertitude demeure pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui progresse encore à bonne allure (6 nœuds) vers le cap Finisterre. Mais la suite des événements s’annonce plus complexe car le vent bascule au Nord, ce qui va l’obliger à progresser au près, ce qui n’est pas idéal sous gréement de fortune. Au pointage de 15h, le Néo-Zélandais n’était plus qu’à 450 milles du but.
Pour les trois autres concurrents en approche des Sables d’Olonne, la situation est plus claire. Rich Wilson (Great American IV) et Didac Costa (One Planet One Ocean) naviguent dans le Nord de l’anticyclone des Açores, dans des conditions propices à la vitesse. 200 milles dans l’Ouest de cet archipel, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) profite d’un bon vent de Sud pour gagner dans le Nord-Est. Tout va bien pour Romain qui devrait avoir de bonnes conditions jusqu’à l’arrivée. Seul bémol : il va terminer sa course tribord amures, et sera donc handicapé par sa dérive cassée suite à un choc avec un OFNI. Rich, Didac et Romain sont attendus aux Sables d’Olonne entre mercredi et vendredi.
Sébastien Destremau : « Je vais finir par me mettre en retard ! »
Pieter Heerema (No Way Back) poursuit sa remontée plein Nord dans les alizés. Le Néerlandais est contraint de naviguer avec trois ris dans la grand-voile. Pour le moment le vent est bien établi et Pieter n’est pas trop handicapé. Mais les choses se compliqueront quand le vent faiblira. Il va donc attendre que les conditions se calment pour tenter de résoudre le problème et pouvoir renvoyer toute la toile. Heerema devrait emprunter une route similaire à celles de ses prédécesseurs, par l’Ouest des Açores.
Quant à Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), il peine toujours dans un Pot au noir très collant. Il nous a envoyé un message aujourd’hui : « 77 milles parcourus au cours des dernières 24 heures, dont seulement 47 milles de gain vers l'objectif. Cela fait 2 nœuds de moyenne ! C'est peu, c'est très peu... Le pot au noir me colle aux fesses. Je vais finir par me mettre en retard ! »

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 19 Fév 2017, 21:28

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l'actu de ce dimanche
@mitié Laurent


Magazine
Ultimes instants en solitaire pour Alan Roura
dimanche 19 février 2017, 19h22
Alan Roura n'a plus que quelques instants à savourer, plus que quelques heures à braver la mer, avant d'en terminer avec son tour du monde. La météo lui aura joué des tours jusqu'au bout mais le skipper de 23 ans va pouvoir pleinement savourer son retour à terre demain matin. Le Suisse se confie une toute dernière fois en tant que marin encore en course.



Message de bord d'Alan Roura, La Fabrique



Une arrivée « lacustre » !  Le vent n'est décidément pas avec moi depuis le départ de ce tour du monde, une bataille, jour et nuit, depuis plus de 100 jours maintenant. Ce Golfe de Gascogne en mode grand calme est la fin la pus dure que l'on aurait pu imaginer, mais c'est sûrement qu'elle était prévue comme ça pour moi et mon petit bateau. Une part de bonne étoile pour cette dernière ligne droite de 130 milles, qui me fera arriver de bon matin pour le café !
Cette mer lisse, ce ciel bleu, les seules vagues sont celles du bateau qui glisse sur la surface de la flotte. Un grand moment, même si il est dur pour les nerfs. J'attends de voir se dessiner à l'horizon cette terre tant attendue, mais qui signifie aussi la fin de ce merveilleux tour du monde et de ce Vendée Globe 2016/17.
Une 12ème place ? Qui aurait pu imaginer ça ? Je revois ce départ, la sortie du chenal habillé en Corto Maltese, pour, quelques minutes plus tard, me retrouver sur la ligne de la plus incroyable des aventures qu'un homme peut vivre dans sa vie. Aucune idée de ce qui m'attendait réellement, une idée oui, mais tant qu'on ne l’a pas vécu on ne peut pas savoir…
Les premiers jours n'ont pas été simples, tu as l'image de tes proches qui s'éloigne à l'horizon et l'incertitude de savoir si tu les retrouveras un jour. Même si cette peur est bien là, je crois que ma plus grande peur a été de ne pas réussir à finir cette course. Décevoir mes proches, ceux qui ont cru en moi, en mon projet, même s’il était des plus osés. Monter ça en moins d'un an, avec une « épave », une bande de potes payés au plat de pâtes le soir et un toit pour dormir. Mais la confiance était la clef de ce projet. Un budget pas bouclé une semaine avant le départ ? Partir avec des soucis non résolus ? Pas grave. Je crois que d'avoir réussi à être là où nous étions, au port des Sables, après une telle bataille, rien ne pouvait me (et nous) arrêter !
S'aligner à la plus dure des courses au monde, avec les plus grands marins solitaires était déjà un honneur. Mais prendre le départ c'est une chose, finir en est une autre. Alors le couteau entre les dents, moi et mon compagnon, on ne partait pas pour finir derniers. Mais quand tu pars avec une Renault 4L faire le Paris-Dakar, il ne faut pas t'attendre à jouer avec les plus grands. Mais ma 4L à moi, elle en a déjà vu des océans, et c'est avec la confiance que j'ai retrouvé en moi et celle que je n'ai jamais perdu en mon bateau, que je suis aujourd’hui l'homme le plus heureux du monde.
12ème ? C’est drôle, car au fond j'ai vraiment trouvé un coureur en moi. Je suis plus que fier de cette place et je pense qu'avec un bateau de 17 ans, on ne pourra pas faire beaucoup mieux. Premier des anciennes générations, ça semble bête mais pour moi c'est une grande victoire. Naviguer avec Éric, Cali, Fabrice et Rich, a aussi été un grand honneur. Je pense que notre groupe a bien fait vivre ce Vendée Globe, à ne jamais vraiment savoir ce qu'il allait se passer ! Je n'ai absolument aucun regret sur ma course, j'ai couru comme j'ai toujours navigué, sans vouloir changer ma manière de faire, car ce n'était ni le moment ni la course pour tenter d'être un autre marin.
Passer la ligne, ou du moins en être aussi proche, je crois que je ne réalise pas encore ce qu'il se passe… Que demain je serai à terre, à regarder La Fabrique dans le port à me dire : « On l'a fait mon pote ! On l’a fait !!!! » 
J'ai rêvé toute ma vie de ce moment-là, de faire péter les fumigènes à l'étrave dans le chenal, après avoir bouclé ce tour. J'en ai bavé c'est sûr, autant moralement que physiquement, mais à côté du bonheur que cette course m'a donné, ce n'est rien. Le Vendée Globe, l'Everest des mers, ça reste du vent (quand il y en a) et de l'eau. Alors je vais essayer de revenir pour 2020, jouer avec un bateau plus puissant cette fois !
Ce message sera le dernier venant du bord… J’avoue ne pas trouver les mots aujourd'hui, je suis très loin perché dans les nuages, à essayer de comprendre ce qu'il m'arrive. Mais comme dans les rêves, on n’a pas envie de se réveiller, alors je vais attendre la ligne demain matin pour réaliser que ce rêve était bien réel.
Annonce : Jeune Suisse recherche bateau de génération 2007/2008 ou plus récent et budget, pour revenir botter les fesses de Cali et Fabrice !
À demain…
Alan

Actualité
Alan Roura attendu sur la ligne demain matin !
dimanche 19 février 2017, 15h33
Alan Roura, le benjamin du Vendée Globe, devrait arriver aux Sables d’Olonne demain lundi entre 9h et 14h. Le Suisse s’emparera ainsi d’une très belle 12e place à bord de La Fabrique, un bateau d’ancienne génération lancé en 2000. Son temps de course sera de plus ou moins 106 jours. Eux aussi attendus dans les jours qui viennent : Rich Wilson, Didac Costa et Romain Attanasio naviguent sous l’influence de l’anticyclone des Açores. Difficile d’estimer la date d’arrivée de Conrad Colman qui fait de son mieux pour progresser sous gréement de fortune. Pieter Heerema se prépare à vivre sa dernière semaine en mer tandis que Sébastien Destremau a franchi l’équateur ce matin, 43 jours après Armel Le Cléac’h…



Sur les vingt-neuf marins qui s’étaient élancés des Sables d’Olonne le 6 novembre dernier, il y a 105 jours, il n’en reste plus que sept encore en course. Onze concurrents ont rallié la ligne d’arrivée et onze autres ont malheureusement été contraints à l’abandon. Ils ne seront bientôt plus que six en mer car Alan Roura (La Fabrique) est attendu demain matin sur la ligne d’arrivée. D’ici-là, il va devoir batailler dans des vents faibles jusqu'aux Sables d'Olonne où il est attendu entre 9h et 14h. A noter que le chenal est accessible jusqu’à 15h15.
Alan Roura, 12e : « Je suis plus que fier de cette place »


© Alan Roura - La Fabrique / Vendée Globe

Le benjamin suisse (23 ans) s’emparera de la 12e place et montera sur le podium des bizuths, ceux qui participent pour la première fois au Vendée Globe à l’occasion de cette huitième édition. Une performance remarquable pour Alan qui navigue sur l’un des plus anciens bateaux de la flotte. Il confie sa joie dans un tout dernier message du bord : « 12e ? C'est drôle car au fond j'ai vraiment trouvé un coureur en moi, je suis plus que fier de cette place, et je pense qu'avec un bateau de 17 ans on ne pourra pas faire beaucoup mieux. 1er des anciennes générations, ça semble bête mais pour moi c'est une grande victoire. Naviguer avec Eric (Bellion), Cali (Arnaud Boissières), Fabrice (Amedeo) et Rich (Wilson) a été un grand honneur. Je n'ai absolument aucun regret, j'ai couru comme j'ai toujours navigué, sans vouloir changer ma manière de faire, car ce n'était ni le moment ni la course pour tenter d'être un autre marin. Je crois que je ne réalise pas encore ce qu'il se passe, que demain je serai à terre, à regarder Superbigou dans le port et dire : On l'a fait mon pote ! On l'a fait !! »
Les arrivées vont s’enchaîner : Rich Wilson mercredi, Didac Costa jeudi, Romain Attanasio vendredi…
Après le benjamin, ce sera au tour du doyen d’en finir : l’Américain Rich Wilson (Great American IV), 66 ans, devrait boucler son deuxième Vendée Globe mercredi entre 9h et 16h. Il aura passé environ 110 jours en mer et il
améliorera ainsi son temps de 2008-2009 (121 jours). Il deviendra au passage le skipper le plus âgé à avoir terminé un Vendée Globe. Une récompense méritée pour ce grand Monsieur.



L’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) devrait arriver le lendemain, jeudi 23 février. Reparti des Sables d’Olonne quatre jours après tout le reste de la flotte, en raison d’une avarie, Didac a réalisé une très belle course à bord d’un bateau emblématique du Vendée Globe, à bord duquel Ellen MacArthur avait terminé 2e de l’épreuve e, 2000-2001. En plein contournement de l’anticyclone des Açores, Didac file à bonne allure vers le grand bonheur. Pompier à Barcelone dans la vie civile, Costa va recevoir un accueil inoubliable car ses confrères des Sables lui préparent de belles surprises… Une arrivée à ne pas manquer !
Vendredi, un autre bizuth en finira également : Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). C’est à force de courage et de détermination qu’il viendra à bout de son premier tour du monde, lui qui a heurté à trois reprises des OFNI. Romain a en effet dû s’arrêter près du cap de Bonne Espérance pour réparer, en totale autonomie, ses deux safrans endommagés par l’une des collisions. Puis il a perdu il y a dix jours sa dérive bâbord qui va lui faire défaut sur cette fin de course…



Lui aussi a fait preuve d’une combativité exceptionnelle : suite à son démâtage survenu à 700 milles de l’arrivée, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a réussi à mettre en place un gréement de fortune qui lui permet ce soir de n’être plus qu’à 400 milles du but. Ce sera difficile jusqu’au bout. Dans des vents faibles et contraires, Conrad a gagné dans le Nord-Ouest. Cet après-midi, il a viré et fait désormais cap sur les Sables. Demain soir, on en saura sans doute plus sur sa possible date d’arrivée…
Destremau a franchi l’équateur, 43 jours après Le Cléac’h !
Pieter Heerema (No Way Back) pourrait toucher terre le lundi 27 février. Le Néerlandais viendrait ainsi à bout de son défi très personnel : boucler le tour du monde en solitaire et sans escale à bord d’un IMOCA de dernière génération doté de foils. S’il y parvient, cinq foilers sur sept au départ boucleront ce Vendée Globe (seuls Morgan Lagravière et Sébastien Josse ont dû abandonner).



Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) a franchi l’équateur ce matin après 104 jours et 20 heures de course, soit 43 jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h ! Il est toujours empêtré dans le Pot au noir mais ce retour dans l’hémisphère Nord doit lui redonner le moral. Sébastien est parvenu à descendre l’Atlantique, à traverser les hostiles mers du Sud (Indien et Pacifique) et à remonter l’Atlantique Sud. Son dernier défi est de résister à l’Atlantique Nord. Il est encore à plus de 3200 milles des Sables d’Olonne…
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 20 Fév 2017, 13:34

Et de 12
@+Laurent


Actualité
Alan Roura, douzième du Vendée Globe !
lundi 20 février 2017, 09h13
Le skipper suisse Alan Roura a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne  lundi 20 février 2017 à 9heures 12 minutes et 32 secondes (heure française), il prend la douzième place de ce Vendée Globe, tour du monde qu’il  boucle pour la première fois, à l’aube de son 24ème anniversaire. Son temps de course est de 105 jours 20 heures 10 minutes 32 secondes. Le skipper de La Fabrique a parcouru 28 359 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds.


 


Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l’Atlantique et le Pacifique, Alan s’est très tôt lancé le défi d’accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l’histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a  signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales.
Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries.  Cavalant au portant  à une moyenne de 16 nœuds,  il s’offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary - Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents. 
Découverte du grand Sud
Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s’échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie.  Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s’allonge au fil des milles !  Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.



Les dernières épreuves
Le 29 janvier lors d’une manœuvre sur La Fabrique, un winch s’est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l’équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l’hémisphère nord pour un finish dans l’Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l’ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c’est vraiment atroce. Je n’avance pas, j’ai eu jusqu’à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c’est horrible !» se désole Alan, peu avant de terminer la boucle. Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j’aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais. Je peux rentrer la tête haute. »

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 20 Fév 2017, 22:31

Bonsoir
l'actu pour les 6 concurrents restant
@mitié Laurent


Actualité
Quatre marins attendus cette semaine
lundi 20 février 2017, 16h26
Après la belle arrivée du benjamin Alan Roura à la 12e place ce lundi matin, six marins sont encore en mer. Quatre d’entre eux devraient arriver cette semaine aux Sables d’Olonne. A commencer par le doyen américain Rich Wilson, attendu entre demain en fin d'après-midi et mercredi matin.



Quelques jours avant son 24e anniversaire, le Suisse Alan Roura a donc conquis ce matin la douzième place, après 105 jours et 20 heures de course à bord de son vénérable La Fabrique. Radieux, Alan a déjà annoncé qu’il reviendrait se frotter au Vendée Globe en 2020. Comme un symbole du réjouissant grand écart entre générations sur ce huitième Vendée Globe, celui qui va lui succéder dans le chenal des Sables d’Olonnes a l’âge d’être son grand-père.



Voici venir l’Américain Rich Wilson, 66 ans, et son Great American IV. En route directe à la latitude des Sables d’Olonne, Rich n’a plus qu’à composer avec des conditions légères pour combler, on l’espère tranquillement, les quelques poignées de milles qui le séparent encore de l’arrivée : un peu plus de 210 au pointage de 15h. Il pourrait couper la ligne et prendre la treizième place dans l'après-midi de mardi ou au plus tard mercredi matin, avant de profiter lui aussi d’un bain de foule fort mérité.
Régime 100% pâtes pour Romain Attanasio
Trois autres marins attaquent leur dernière semaine de course. L’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) d’abord, qui en termine avec le grand tour de l’anticyclone : très Nord – à hauteur de Ouessant – le pompier catalan est le plus rapide aujourd’hui à environ 14 nœuds de vitesse. Il devrait prendre la 14e place, la 15e étant promise à Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui est attendu « plutôt vendredi ». Joint à la vacation ce midi, Romain a avoué qu’il « comptait les heures » et en avait « un peu marre des pâtes au sel et à l’huile, vu que je n’ai plus que ça à manger », mais se montrait tout de même enjoué et se réjouissait au passage : « tiens, je suis passé en-dessous des 1000 milles restant à faire et je viens juste de m’en rendre compte. C’est bon, ça fait du bien ! »  Romain devrait lui aussi passer devant l’infortuné Conrad Colman qui estimait lui-même ce midi qu’il lui restait « cinq jours de navigation » et que la direction de course voit bien pointer son étrave samedi ou dimanche. Jacques Caraës explique : « ça va dans le bon sens pour Conrad qui est maintenant dégagé de la route des cargos… et ça va aller de mieux en mieux car s’il a encore un peu de près à faire, peut-être une trentaine d’heures, il récupérera ensuite un régime de vents d’Ouest qui le porteront jusqu’à l’arrivée. Dès mercredi, il pourrait faire route directe. »
Le cours de voile de Conrad Colman
A ce sujet, si un jour Conrad Colman veut se reconvertir en moniteur de voile, sa pédagogie est limpide, comme le prouve ce message: « Avancer vent arrière sur un bateau lent n'est pas si compliqué : le vent pousse sur la partie de voile qu'il rencontre et que ce soit une voile, une porte de grange ou les draps de ma grand-mère, ça marche.



Mais pour remonter au vent c'est une autre histoire, car tout dépend du flux d'air sur les deux côtés de la voile. Avec des voiles qui ont une belle forme, le vent accélère plus sur l'extérieur de la voile qu'à l’intérieur et la différence de pression entre les deux fait avancer le bateau. Idéalement le foc "pré-accélère" le vent pour la grand-voile et la somme des deux  permet de mieux avancer. Afin de recréer cela, j'ai installé des boutes dans tous les sens sur le bateau, pour pouvoir régler les voiles au mieux et créer la meilleure forme possible. Je n'avance peut être qu'à 3 ou 4 noeuds mais c'est déjà un tiers de la vitesse que je ferai avec un gréement normal, or j'ai bien moins d'un tiers de la surface de voiles!” Le skipper de Foresight Natural Energy et son magnifique gréement de fortune mériteront un énorme bravo ce week-end.
Patience et longueur de temps
Ce sera plus long évidemment pour les deux concurrents qui ferment la marche. Le 18e et dernier Sébastien Destremau avait d’ailleurs petit moral ce midi à la vacation. Encalminé depuis trois jours au large du Brésil, à plus de 3200 milles de l’arrivée, il trouve le temps long – “c’est un peu dur, là..” - et n’a d’autre solution que se persuader : “le vent va bien finir par revenir”, ce qui est attendu pour lui après-demain mercredi. Le skipper de TechnoFirst-faceOcean va devoir aussi se rationner en vivres, car il a découvert hier avoir « perdu un sac de nourriture entier quand mon bateau s’est inondé, suite à un tuyau débranché. Avant ça, j’avais de quoi tenir juste jusqu’au 4 mars… mais j’arriverai plus tard, peut-être vers le 10.» En outre, Sébastien voit « une grosse dépression en formation sur ma route, un monstre avec des vents à 70 nœuds dedans. La météo a le temps d’évoluer mais au jour d’aujourd’hui elle est sur ma route à moyen terme. » Si cela se confirme, il lui faudra encore adapter sa trajectoire. Sébastien trouve toutefois les ressources pour avoir une pensée pour « Alan Roura, mon copain qui vient d’arriver. Un grand, grand bravo à lui ! »
En revanche, 1400 milles plus au Nord, la réalité du terrain est beaucoup plus favorable pour le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back, 17e) qui vient de réussir à renvoyer sa grand voile haute. Il lui manque seulement une latte, mais sa vitesse est de nouveau satisfaisante : 500 milles dans le Sud-Ouest des Açores, Pieter arrive à tenir une moyenne de 12 noeuds cet après-midi, et le vent de Sud-Est qu’il reçoit devrait se maintenir un bon moment. Il lui reste 1780 milles à faire avant une arrivée estimée pour lui la semaine prochaine, autour du 28 février.
BM / M&M


Analyse météo
Belles conditions pour les 6 derniers concurrents
lundi 20 février 2017, 17h00
Les prochains concurrents attendus aux Sables d'Olonne devraient terminer leur parcours au portant.


© Great Circle

Les 6 derniers concurrents encore en course naviguent dans de belles conditions.



© Great Circle

Conrad Colman a 10 à 15 noeuds de Nord-Est. Le vent devrait adonner dans les jours à venir, ce qui lui permettra de faire route directe vers le Sables d'Olonne.
Rich WIlson, Didac Costa, Romain Attanasio et Pieter Heerema naviguent au portant autour de l'anticyclone des Açores. Ils devraient terminer leur Vendée Globe avec des conditions maniables.
Sébastien Destremau va sortir du pot au noir et naviguer au près dans les alizés de Nord-Est.
CD et BS / Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 20 Fév 2017, 22:35

Bonsoir Laurent,

Merci de nous fournir ces informations régulièrement.

A bientôt.

Bonne nuit.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 21 Fév 2017, 21:22

Bonsoir
le 13ème à l'arrivée
@mitié Laurent


Actualité
Rich Wilson, la classe américaine
mardi 21 février 2017, 16h45
Après le benjamin hier, le doyen aujourd’hui ! Elle était belle cette arrivée de Rich Wilson ce midi aux Sables d’Olonne, quand le skipper de Great American IV a pris la 13e place du Vendée Globe, à 13h50, puis embouqué le fameux chenal. Il ne reste plus que cinq marins en mer ce soir et trois arrivées devraient s’enchaîner entre demain et ce week-end : celles de Didac Costa, Romain Attanasio et Conrad Colman.



Un Suisse hier, un Américain aujourd’hui, un Espagnol demain ou jeudi, un Français vendredi, un Néo-Zélandais ce week-end : la semaine est très internationale aux Sables d’Olonne ! Le public n’a pas manqué l’occasion de venir y saluer ce midi le très classe Rich Wilson, revenu des limbes à bord de son fidèle Great American IV. A 66 ans, Rich Wilson est le marin le plus âgé à avoir bouclé le Vendée Globe. Vous pouvez retrouver toutes ses déclarations dans les différents articles que nous lui consacrons aujourd’hui, à la fin de son tour du monde après 107 jours et 48 minutes de course. Un exploit que le vétéran américain réalise pour la deuxième fois en améliorant son chrono personnel d’exactement quatorze jours : en 2008-2009, il avait bouclé son premier Vendée Globe en 121 jours. Une de ses déclarations au ponton est venue confirmer une évidence, mais cela va toujours mieux en le disant : « chaque marin qui réussit à terminer le Vendée Globe est un vainqueur ». On a aimé aussi le voir surnommer Alan Roura et Eric Belion, venus l’accueillir, « mes frères du Sud », ou encore rappeler l’extrême solitude de ces marins-là : « c’est fou, entre le Brésil à l’aller et le Brésil au retour, je n’ai aperçu qu’un seul cargo. Un seul ! » Chapeau bas, monsieur Wilson.
Cinq skippers encore en mer



Pendant ce temps-là en mer, les conditions sont plutôt bonnes pour quatre des cinq marins qui restent en course ce soir. Même le dernier, Sébastien Destremau, qui peinait à faire repartir son TechnoFirst-faceOcean encalminé au grand large du Brésil, a retrouvé un peu du vent. Enfin, il peut de nouveau progresser vers le but à une vitesse honorable, retrouvée seulement dans la matinée : 9 noeuds efficaces, au bon cap. Cela doit faire beaucoup de bien à son moral, qu’on sentait en berne hier midi. D’ici ce soir, Sébastien sera à moins de 3000 milles des Sables d’Olonne. Et s’il devra à la fois économiser sa nourriture et surveiller une dépression en formation sur sa trajectoire, être de nouveau en route après un arrêt buffet de près de quatre jours est un réel soulagement. Tout va bien aussi pour le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back, 17e) qui s’approche des Açores à 10 nœuds de moyenne et entame le tour de l’anticyclone. Ce même tour que sont en train de terminer Didac Costa et Romain Attanasio, dans de bonnes conditions de vent portant.
Didac Costa attendu demain soir ou jeudi
Didac Costa n’est plus qu’à 318 milles de l’arrivée au pointage de 15h. Au classement, il devrait gagner une place d’ici ce soir en récupérant la 14e place de Conrad Colman. Le skipper de One Planet One Ocean pourrait arriver demain soir ou jeudi matin et il se murmure que ses confrères sapeurs pompiers des Sables d’Olonne (c’est le métier de Didac, à Barcelone) lui réservent un accueil spectaculaire. Pour l’heure, le Catalan poursuit son approche des côtes françaises au vent de travers dans un régime d’Ouest, 180 milles au large de la baie d’Audierne. Il file à plus de 13 nœuds. Romain Attanasio, lui, devra patienter un peu plus avant de goûter à la joie des retrouvailles qui devraient intervenir vendredi matin pour lui.



Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys tente de « couper le fromage » en montant moins au Nord que Didac Costa dans le contournement de la zone de hautes pressions. La route est plus courte, certes, mais si le vent mollit il devra probablement opter lui aussi pour une trajectoire en escalier, à l’image de ce qu’a fait l’Espagnol. Rappelons que Romain n’a plus que des pâtes à manger depuis quelques jours… et qu’il a hâte de boucler son premier Vendée Globe !
Reste le cas, évidemment très particulier, du Néo-Zélandais Conrad Colman à bord de son Foresight Natural Energy. Il navigue sous gréement de fortune, après avoir perdu son mât il y a déjà onze jours, le 10 février. Cet après-midi, Conrad progresse à 4 nœuds dans le golfe de Gascogne, à une vingtaine de milles des côtes espagnoles et 293 milles de l’arrivée. Mais pour l’instant le vent le contraint à tirer des bords forcément peu efficaces avec son bateau handicapé. Mais Conrad veut absolument terminer et se bat pour ça. Il sait qu’il a encore 36 à 40 heures difficiles à négocier avant que le vent ne bascule à l’Ouest et devienne donc enfin favorable. Le Néo-Zélandais espère toujours arriver le week-end prochain aux Sables d’Olonne, ce qui le classerait probablement 16e du Vendée Globe. La 14e place en effet ne peut plus échapper à Didac Costa et la 15e devrait revenir à Romain Attanasio. Peu importe, d’autant que ce qu’aura à raconter le skipper Kiwi vaudra son pesant d’or, après les multiples et incroyables aventures qui ont jalonné son tour du monde.
BM / M&M

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