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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 21 Jan 2017, 21:26

Bonsoir
l'actu continue
@mitié Laurent


Actualité
Romain Attanasio au cap Horn
samedi 21 janvier 2017, 07h00
Le skipper de Famille Mary-Étamine du Lys a débordé le cap Horn, troisième repère mythique d’un tour du monde, vendredi à 21h43 (heure française) après 75 jours 8 heures 41 minutes de course. Il ne reste plus dans le Pacifique que le Hollandais Pieter Heerema et le Français Sébastien Destremau.



C’est finalement dans des conditions très maniables que Romain Attanasio a pu passer le cap Horn la nuit dernière, mais le skipper n’a pas vraiment pu profiter de ce passage en Atlantique car si la brise soufflait puissamment côté Pacifique le long de la cordillère des Andes, le vent était plutôt faible entre la pointe extrême de l’Amérique du Sud et l’île des États. D’ailleurs, son prédécesseur Didac Costa (One Planet-One Ocean) qui était passé sept heures plus tôt n’avançait pas très rapidement et les deux solitaires n’étaient plus ce samedi matin qu’à une trentaine de milles l’un de l’autre.
Un Atlantique très pacifique
Le « club des quatre » continue sa remontée un peu laborieuse vers le cap Frio : Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) ne progressaient pas à plus de huit nœuds ce matin alors que Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great America IV) atteignaient tout juste dix nœuds dans un flux contraire de Nord-Nord Est. Et il en était un peu de même pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui n’étaient plus respectivement qu’à 430 et 240 milles du cap Frio : ils semblaient être sortis de la zone orageuse mais les vents d’Est-Nord Est qu’ils touchaient étaient particulièrement poussifs. Leur remontée vers l’équateur s’annonce très lente.
Ce qui est aussi le cas pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui atteint la latitude de Salvador de Bahia avec à peine douze nœuds d’alizé d’Est ! Et il lui reste encore mille milles pour franchir l’équateur… D’ailleurs Louis Burton qui le précède n’arrive pas à se sortir de la nasse du Pot au Noir : cela fait déjà trois jours que Bureau Vallée est ballotté par des vents totalement erratiques au point qu’il a à peine parcouru soixante milles ces dernières 24 heures… La situation est complétement différente à l’approche des Açores où le triumvirat a accroché une dépression : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a été le premier à en bénéficier grâce à son recalage hier vers l’Ouest, recalage que Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) n’ont effectué que cette nuit. Enfin, Jérémie Beyou (Maître CoQ) s’approche de l’entrée du golfe de Gascogne, mais la brise est aux abonnés absents : les 380 milles qu’ils lui restent à parcourir pour s’adjuger la troisième marche du podium vont être plus que laborieux, pénibles. Surtout avec les problèmes de girouette et de pilote que connaît le Breton ! Son arrivée n’est toujours pas prévue avant lundi midi…

Analyse météo
Petit temps pour la fin de parcours de Jérémie Beyou
samedi 21 janvier 2017, 12h42
Le skipper de Maître CoQ doit se battre avec des vents faibles et variables avant de retrouver un petit flux de Nord-Est de long des côtes.


© Great Circle
© Great CircleLa fin du parcours est calme pour Jérémie Beyou (première image). Le skipper de Maître CoQ traverse actuellement une zone de transition avec des vents très faibles. Il a du vent de Sud sur son arrière et du vent d’Est devant lui. Entre les deux, il n'y a que quelques nœuds d'un vent assez variable en direction. Son objectif est maintenant de rejoindre au plus vite la zone de vent le long de la Bretagne pour faire route vers les Sables d’Olonne dans un flux de Nord-Est qui sera glacial, comme pour les deux premiers concurrents.
Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam ont retrouvé du vent de Sud et devraient le garder jusqu’à l’approche des Sables d’Olonne. Louis Burton peine à sortir du pot au noir. Le reste de la flotte navigue aujourd’hui dans de bonnes conditions. Il n’y a aucun coup de vent fort annoncé pour le week-end.
CD et BS / Great Circle.
© Great Circle© Great Circle

Arnaud Boissières et Sébastien Destremau en forme!
samedi 21 janvier 2017, 11h32
Joints à la vacation ce matin, Arnaud Boissières le skipper de la Mie Câline retrouve un peu de vent et Sébastien Destremau sur TechnoFirst-FaceOcean prépare un barbecue à distance.



Arnaud Boissières ( La Mie Caline)
"Heureusement, je ne me suis pas arrêté trop longtemps cette nuit dans cette zone sans vent, je viens de repartir depuis une heure,  j’ai retrouvé un peu de vent. Avec Fabrice Amedeo, on se fait un match entre nous et on ne s’occupe pas du classement car onze ou douzième cela n’a pas d’importance. On se motive en essayant de se rapprocher de ceux qui sont devant nous, Conrad Colman et Eric Bellion, c’est plus intéressant. Je suis admiratif de ce qu’Éric a fait, j’étais assez proche de lui dans le Pacifique et à un moment, il s’est révélé parce qu’il a pris confiance dans son bateau et il s’est mis à attaquer. Tout comme Louis Burton qui a fait un super Sud, et aussi Nandor Fa car je ne m’attendais pas à ce qu’il marche aussi bien, il fait une course admirable.
La température est devenue plus agréable,  on a enlevé les couches de polaires et on peut laisser l’intérieur du bateau s’aérer. Le bateau va bien, je n’ai pas de souci, je suis prudent dans les manœuvres. A partir de lundi je vais ouvrir mon dernier sac de nourriture, j’ai encore plein de chose à manger, moi le lyophilisé ça ne me dérange pas.  Sinon hier, on m’a envoyé une photo de l’arrivée d’Alex Thomson dans le chenal, à l’endroit où il y ma photo sur les maisons de la Chaume en arrière-plan, cela m’a fait rire. Allez, je vais me faire un café, manger des céréales avant de border la grand-voile et bouger deux voiles à l’intérieur vers l’arrière du bateau."
Sébastien Destremau (TechnoFirst- FaceOcean)
"Là j’ai 25/30 nœuds, parfois jusqu’à 40 nœuds et je fais du près c’est moins agréable que ces derniers jours, ça tape et il y a beaucoup de mer, j’ai très peu de manœuvres à faire, je navigue sur un seul bord. Cela doit s’améliorer rapidement, on pourra remettre les gennakers bientôt. Je suis à 200 milles du point Nemo,  j’ai mis une petite laine depuis hier soir. Aujourd’hui il y a plusieurs bonnes nouvelles,  on est passé ce matin au-dessous des 9000 milles avant l’arrivée aux Sables,  ensuite j’ai rattrapé 120 milles sur Pieter Heerema sur les dernières 24 h. Et enfin à Toulon il y a une petite fête avec tous nos partenaires de FaceOcéan, un barbecue avec beaucoup de monde, nous allons faire une vidéo et cela me fait plaisir de partager mon Vendée Globe avec eux.
Je suis extrement vigilant avec la nourriture, je fais attention à bien respecter le programme prévu , c’est très important pour aller le plus loin possible dans cette course. J’ai des plats lyophilisés d’excellente qualité, j’ai de la nourriture jusqu’au 4 mars et je compte arriver le 28 février. Mais si besoin, c’est plus facile de se rationner dans l’Atlantique quand il fait beau, que dans le froid du sud !"

Des nouvelles de Pieter
samedi 21 janvier 2017, 13h11
Alors que les deux premiers se reposent après une arrivée sublime, félicités par des dizaines de milliers de supporters, les deux derniers peinent encore dans un Pacifique plutôt tranquille mais frigorifique…



Pieter Heerema (No Way Back) : « On avance de nouveau depuis quelques heures, mais jusqu’à là, c’était très, très lent. J’ai été englué dans une zone de calmes derrière la dépression et elle était plus grande que prévue. C’est incroyable, car les prévisions changent après quelques heures. Il y a quelques jours la Direction de Course m’a averti de vents de 45 à 65 nœuds devant moi. J’ai donc ralenti, et maintenant c’est le contraire. Si je ne suis pas assez rapide, je vais être rattrapé par des vents forts. Des dépressions se développent rapidement de tous côtés. Le passage par le détroit de Drake est très compliqué. Je devrais doubler le cap Horn vers le 25 janvier. Le tour va prendre au moins 100 jours. Il reste du chemin. Du froid, de la chaleur et puis l’Atlantique Nord. Pour être franc, j’en ai marre. J’en ai assez ! J’ai assez de nourriture pour 130 jours. Ce n’est pas là le problème. C’est plus dans ma tête. Encore un mois en mer me semble être comme une grande montagne à vaincre. Il me manque un peu de motivation… »
 
Côté estimation des arrivées des prochains solitaires aux Sables d’Olonne, la Direction de Course annonce Jérémie Beyou (Maître CoQ) pour le lundi 23 janvier entre midi et 18h00. Puis après une pause de deux jours, les trois skippers groupés devraient offrir un final haletant car Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) devrait en finir le mercredi 25 janvier entre 10h et 16h, alors que Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) sont estimés entre midi et 18h00 !

Guerre des nerfs
samedi 21 janvier 2017, 16h24
Qu’elle est longue cette remontée de l’Atlantique ! Qu’il se fait désirer ce Horn pour Pieter Heerema et Sébastien Destremau ! Les 16 marins encore en course poursuivent leur chemin vers Les Sables d’Olonne avec une patience infinie à l’heure où Armel Le Cléac’h et Alex Thomson dorment dans des lits douillets, savourent de bons petits plats et se délectent de douches chaudes…



Jérémie Beyou entame une bataille contre l’absence de vent. Son ETA (Estimated Time Arrival) sur la ligne d’arrivée ne cesse de reculer : de dimanche soir, les routages donnent maintenant lundi soir… tard. Il faut dire que le skipper de Maître CoQ navigue en ce moment dans un golfe de Gascogne mollasson, capricieux qui le fait se traîner à 4 nœuds. Diantre ! Jérémie vit une fin de course éprouvante à devoir régler, barrer, manœuvrer pour tenter de grappiller des milles malgré tout.
Des agrafes au menton et deux lascars aux trousses pour Jean-Pierre Dick
« En manœuvrant hier, j’ai trébuché. Je me suis ouvert le menton sur la filière. Ce n’est pas grave mais il a quand même fallu que je pose des agrafes pour refermer la blessure. Du coup, j’ai trois agrafes dont une dans la joue. Et oui, même en bon véto, ce n’est pas évident de viser avec l’agrafeuse quand le bateau bouge ! » indiquait ce midi le skipper de StMichel-Virbac. Son foiler orange et bleu a pris son envol en milieu de journée grâce à l’arrivée d’une dépression qui le propulse à vivre allure (plus de 20 nœuds) vers le but ultime. Jipé fut le premier à accélérer, mais Yann Eliès et Jean Le Cam vont rapidement prendre le train et la folle course de vitesse va pouvoir commencer… jusqu’à la ligne d’arrivée. Les trois skippers sont attendus mercredi 25 janvier aux Sables d’Olonne. Dans quel ordre ? Mystère et boule de gomme
Burton sort du Pot de colle, Boissières en pleine forme, Destremau rêve de Horn
Chacun sa route, chacun ses préoccupations, chacun ses objectifs. Englué depuis trois jours dans un Pot au Noir très collant, le skipper de Bureau Vallée a enfin touché les prémices des alizés de l’hémisphère nord en ce début d’après-midi et recommence à glisser à la vitesse de 10 nœuds. Nandor Fa (Spirit of Hungary), quant à lui, semblait très heureux et en pleine forme lors de la vacation anglaise ce midi, avec des conditions de navigation agréables au niveau de la corne du Brésil. Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) souffrent au près dans le classique système météo orageux au large du Cabo Frio. Il va leur falloir tirer des bords pendant trois jours avant d’atteindre les vents d’Est… Patience ! Du coup Cali (Arnaud Boissières) se fixe un nouvel objectif en concertation avec son camarade de jeu Fabrice Amedeo : réduire l’écart avec Conrad et Eric.
Nouveau cap Hornier, Romain Attanasio pas loin de Didac Costa (moins de 30 milles), a toujours le sourire malgré le peu de vent qui l’accompagne vers le détroit de Le Maire. Il a assisté à l’amerrissage bruyant d’un albatros, mieux qu’un film comique à la TV !
Enfin, Pieter Heerema et Sébastien Destremau rongent leur frein et trouvent le temps bien long dans le Pacifique Sud. Le Horn, ce sera dans trois jours pour Pieter, et dans une semaine pour Sébastien !
OM / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 21 Jan 2017, 23:11

Bonsoir,
J'en reviens aussi de cette aventure virtuel commencé le 8 Novembre 2016, ou je fini 1035 éme AO. J'ai dépassé Alex Thomson avant le Cap Horn et Armel LE CLÉAC’H au Pot au Noir à la remonté de l’Atlantique. Je met mon parcours  
 






En 2018 la Barcelone World Race je serais sur le départ en virtuel si départ en virtuel il y a geek
@micalement Snake
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 22 Jan 2017, 13:36

Bonjour
l'actu devrait être un peu plus calme
@+Baboune



Photo finish
dimanche 22 janvier 2017, 07h00
Si la troisième place de ce huitième Vende Globe semble définitivement acquise à Jérémie Beyou, les places suivantes sont extrêmement disputées entre Jean-Pierre Dick, Yann Éliès et Jean Le Cam… Et dans le Pacifique, Sébastien Destremau n’est plus qu’à 1 800 milles du cap Horn.


© Quéguiner Leucémie Espoir
À seulement 240 milles de l’arrivée, Jérémie Beyou a suffisamment de marge sur ses poursuivants pour ne plus être inquiété, mais le solitaire ne voit pas la ligne d’arrivée se rapprocher à grand pas ! Depuis 24 heures, il bataille dans une zone de vents très mous qui s’étend à tout le golfe de Gascogne et c’est plutôt à six nœuds qu’il progresse vers Les Sables d’Olonne ! Le skipper de Maître CoQ devrait toutefois en finir lundi après-midi.
Régate au contact
C’est la première fois sur un tour du monde en solitaire sans escale que trois concurrents sont aussi proches les uns des autres à moins de 1 200 milles et quatre jours de l’arrivée ! Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) ont traversé l’archipel des Açores cette nuit passant entre Graciosa et Florès, poussés par une vigoureuse dépression qui leur apporte un flux de Sud de 25 à 35 nœuds.
« La pression monte un peu. Je suis un peu plus en mode « Figaro ». J’essaie de faire avancer le bateau un peu plus vite parce qu’il y a aussi la pression du résultat. J’aimerais bien faire cinquième minimum. En ce sens, j’essaie d’avoir un œil encore un peu plus précis sur la météo et de bien me concentrer sur mes choix de voiles. Je tente de trouver le bon tempo car je sais que je ne peux pas non plus faire quatre jours à fond. Je pense même que ce serait une erreur car à ce stade de la course, il faut assurer l’essentiel : arriver. » indiquait Yann Éliès à son équipe à terre. Les trois solitaires sont attendus dans un mouchoir de poche mercredi à partir de 10h00.
Autour de Saint-Hélène
Du côté de l’archipel du Cap-Vert, Louis Burton est enfin sorti du Pot au Noir après trois jours de galère et de progression en dents de scie. Le skipper de Bureau Vallée peut désormais aligner deux chiffres au compteur dans un alizé de Nord-Est d’une quinzaine de nœuds. Son suivant, Nándor Fa (Spirit of Hungary) est quant à lui dans des alizés de Sud-Est tout aussi modérés en face de Salvador de Bahia. Le Hongrois n’est plus qu’à 700 milles de l’équateur. Une ligne de mire que Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) suivi à 150 milles par le néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy), vise dorénavant directement : les deux marins sont en effet sortis de la zone magmatique qui sévissait au large du cap Frio et peuvent faire cap sur la ligne de changement d’hémisphère dans un flux encore léger d’Est.
Au large de l’Uruguay, le « club des quatre » bénéficie d’un régime de Nord-Ouest puissant qui les a fait accélérer la nuit dernière, cap au Nord-Est vers l’anticyclone de Sainte-Hélène qu’il va leur falloir traverser en cette fin de week-end : les vitesses vont sérieusement chuter, d’abord pour Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) les plus en pointe, puis pour le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Américain Rich Wilson (Great America IV). Quant à Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), ils naviguent dans un régime de Nord-Ouest modéré entre l’île des États et les Falkland, optant pour le détroit de Lemaire après leur passage du cap Horn, puis pour une route à l’Ouest des Malouines. Côté Pacifique, Pieter Heerema (No Way Back) n’est plus qu’à 650 milles du détroit de Drake et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) à moins de 1 800 milles…
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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 22 Jan 2017, 22:09

Bonsoir
@mitié Laurent


Analyse météo
Pétole pour Maître CoQ et belles conditions pour le reste de la flotte
dimanche 22 janvier 2017, 12h50
Les conditions sont éprouvantes pour Jérémie Beyou qui doit traverser une zone de vent très faible avant de trouver le vent d'Est.

© Great Circle
© Great CircleJérémie Beyou est dans une zone de transition avec des vents quasiment nuls. Il essaye de gagner l’Est pour toucher le vent de terre qui l’amènera jusqu’aux Sables d’Olonne. Dans tous les cas, le vent devrait rentrer doucement à partir de 20h00 sur sa zone.
Derrière, Jean Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam naviguent toujours en avant du front qui devrait les conduire jusqu’en Bretagne. Louis Burton et Nandor Fa naviguent dans l’alizé. Plus au Sud, les conditions sont toujours correctes pour l’ensemble de la flotte et devraient encore le rester demain.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle© Great Circle

Actualité
Petites histoires de mer… et de paires
dimanche 22 janvier 2017, 17h06
16 bateaux encore en course, du milieu du Pacifique Sud à l’approche de la pointe de Bretagne, et toujours des « potins » de marins à raconter, des histoires de navigation et de vie à bord. Conrad Colman rêve de pizzas, Yann Eliès se satisfait d’avoir repris des milles à Jean Le Cam, lequel se sent tout petit face aux cargos qui croisent son chemin dans le Nord des Açores. Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières se lancent le défi de rattraper les deux bonshommes de devant, Bellion et Colman… Et pendant que Cali déguste du foie gras, Jérémie Beyou mange son pain noir dans une zone de calmes qui le scotchent à moins d’un nœud de vitesse. Le Vendée Globe regorgent d’histoires d’hommes et de régate !



Beyou dans la nasse !
C’est à en devenir fou. Le skipper de Maître Coq, à 225 milles de la ligne d’arrivée, est arrêté. Et cela dure depuis plus de 24h. Compétiteur dans l’âme, Jérémie doit se sentir totalement impuissant car il est emprisonné dans cette nasse qui ne laisse entrevoir aucune porte de sortie. Il lui faut attendre que le vent de Sud daigne pointer le bout de son nez. Attendre… Great Circle, le partenaire météo du Vendée Globe, et le logiciel de routage Adrena sont dans l’impossibilité de donner une ETA (Estimated Time Arrival) précise tant que Maître Coq n’a pas touché le souffle d’air attendu. Disons à partir de 18h demain, lundi 23 janvier…
Jean-Pierre Dick caracole devant Yann Eliès et Jean Le Cam
Ils sont en mode Solitaire du Figaro. Comprenez que les trois skippers qui se tiennent en moins de 40 milles dorment peu, passent beaucoup de temps aux réglages, surveillent l’AIS, bref donnent tout ce qu’ils ont dans les tripes sur cette dernière ligne droite, sur ces trois ultimes jours de mer. « Je suis à bloc pour ces 3 derniers jours. Cette nuit, je me réveillais toutes les 20 minutes pour vérifier le réglage des voiles. Je dois m’appliquer car je me bats contre les meilleurs Figaristes du circuit ! Ils excellent dans la régate au contact ! » confiait cet après-midi le skipper de StMichel-Virbac à son équipe à terre. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) a augmenté son écart avec Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : 12 milles les séparent. Jean avance 3 nœuds moins vite que ses camarades qui déboulent à 16-17 nœuds sous son vent car mieux positionnés en avant de la dépression. « Tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, tout est possible. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont deux à avoir franchi la ligne, on se doute que Jérémie va faire troisième, s’il sort les rames et les palmes pour rallier la ligne d’arrivée. Le plus probable, c’est que ce soit Jean-Pierre, moi et Jean dans cet ordre là ! Il reste encore 1200 milles, donc on va s’accrocher et on verra bien. » expliquait Yann à la vacation de 10h ce matin. Les trois mousquetaires sont attendus mercredi 25 janvier entre 13h et 20h avec moins de 4 h d’écart !
Complot au large de Buenos-Aires…
Ca discute pas mal en tête du groupe des « quatre ». Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières se lancent dans une course de Kenyan. « Il y en a toujours un devant qui emmène l’autre dans sa roue. Quand on s’échange des messages sur la configuration des voiles à bord, on se dit la vérité, pas d’intox. Si je suis un peu moins rapide et que je vois qu’Arnaud va plus vite, je lui envoie un petit mail pour savoir comment c’est de son côté, il va me dire « Je suis sous J1 » et donc j’envoie mon J1 et ça me permet d’accélérer ! » expliquait Fabrice au Vendée Live ce midi. Leur source de motivation n’est donc pas leur duel (ils ne sont séparés que de 23 milles) mais bel et bien de rejoindre le plus rapidement possible celui qui les a lâché dans le Pacifique Sud : Eric Bellion !
Duel d’anciens Imoca60 dans l’Ouest des Falkland
Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) est en chasse. Sur son bateau de 1998, l’ex Whirlpool de Catherine Chabaud, le natif des Hautes Alpes, régatier dans l’âme, s’accroche sur cette remontée de l’Atlantique pour recoller au Catalan, Didac Costa. Didac est cet après-midi à près de 100 milles de l’étrave de Romain, il connaît par cœur son bateau lancé en 2000, l’ancien d’Ellen Mac Arthur qui était monté sur le podium du Vendée Globe 2001…  La régate bat son plein sur ce 8e Vendée Globe, que ce soit en foiler où sur les plus anciennes générations d’Imoca60.
Olivia Maincent / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 10:00

Bonjour
théoriquement Jérémie Beyou devrait monter sur la 3ème marche du podium
@mitié Laurent



Actualité
Jérémie Beyou ce soir sur la ligne
lundi 23 janvier 2017, 07h21
Il n’a plus que 145 milles à couvrir pour prendre la troisième place du Vendée Globe. En proie à la pétole, Jérémie Beyou devrait boucler le tour du monde aujourd’hui, lundi 23 janvier « entre 18h et minuit ». On ne sait pas encore si le skipper de Maître CoQ remontera le chenal cette nuit ou demain.


C’est pour quand la ligne d’arrivée et la remontée du chenal de Jérémie Beyou ? Les réponses à la grande question du week-end n’ont guère évolué ce matin. Disons que Maître CoQ pourrait franchir la ligne d’arrivée entre 18h et minuit… et que sa décision n’est pas encore prise concernant la remontée du chenal des Sables d’Olonne. Celle-ci est possible soit en plein milieu de nuit prochaine (23h/5h), soit demain matin mardi à partir de 11h, à la lumière du jour. Restez connectés !
La seule chose certaine est que Jérémie a encore galéré cette nuit à tirer des bords dans tous les sens pour chercher un souffle d’air. Le pointage de 5h est très éloquent à ce sujet : sur les 24 dernières heures, Maître CoQ n’a couvert que 96 milles, un chiffre famélique engendré par les très longues heures à l’arrêt hier dimanche. Ce matin, un souffle venu de l’Est lui permet de progresser à 8 nœuds. Il lui resterait entre 12 et 18 heures de mer avant d’atteindre les Sables d’Olonne - soit entre 18h ce soir et minuit sur la ligne d'arrivée - mais il faudra actualiser dans la journée. Notamment parce qu’il y a une chance de recevoir un petit renforcement de Nord-Est au sud de Belle-Ile. Pour le moment, Jérémie est 40 milles dans le Sud-Ouest de l’archipel des Glénan, son terrain d’entraînement.
Jean-Pierre Dick à 23 noeuds !
Heureusement pour lui, Jérémie Beyou a largement assez d’avance (plus de 630 milles) pour ne plus être inquiété et se saisir ce soir ou cette nuit de cette troisième place du Vendée Globe, formidable récompense de son combat. Au passage, il sera aussi le quatrième marin à passer sous la barre des 80 jours, après donc Armel Le Cléac’h, Alex Thomson et François Gabart en 2012. Heureusement pour lui donc car ça bombarde du 4e au 6e. Dans du vent de Sud-Ouest de 20 à 25 nœuds, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) marche à près de 23 nœuds de moyenne ! Il a couvert 446 milles ces dernières 24 heures. Ses deux compères Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), sont un peu moins rapides et un peu plus Sud. Clairement, Jean-Pierre a pris du terrain sur Yann qui en a pris sur Jean. Tous trois sont attendus après-demain mercredi dans la journée, à quelques heures d’intervalle. Ce sera probablement juste pour être eux-aussi sous les 80 jours puisque cette barre symbolique tombera à 13h02 mercredi, mais il y a encore une petite chance. Surtout, le combat entre les trois s’annonce toujours magistral d’ici là, même si Jean-Pierre a pris une option et que Yann semble un petit peu mieux placé que Jean pour conquérir la 5e place.
Louis Burton le 1er février ?
Environ 600 milles dans l’Ouest du Cap Vert, Louis Burton, lui, poursuit son bonhomme de chemin qui devrait l’emmener sans problème (sauf casse, évidemment) vers la 7e place, puisque Bureau Vallée possède plus d’un millier de milles d’avance sur le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary). Il reste environ 8 jours de mer à couvrir pour Louis Burton qui devrait être aux Sables d’Olonne le 31 janvier ou le 1er février. Nandor Fa, 8e, est lui à 470 milles de l’équateur et devrait faire son retour dans l’hémisphère Sud demain soir. Il devrait ensuite bénéficier d’un Pot au Noir relativement peu actif. Près des côtes brésiliennes, moins de 200 milles au large de Rio, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) peine un peu à progresser vers le Nord, mais conserve près de 200 milles d'avance sur le Néozélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy), dixième. Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo, 600 milles derrière eux et plus à l’Est, ont-ils une chance de gagner leur pari de revenir sur ces deux-là ? Rien n’est impossible (au passage La Mie Câline a repris cette nuit la 11e place à Newrest-Matmut), mais pour le groupe des quatre qu’ils composent avec le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l'Américain Rich Wilson (Great American IV), il faudra encore s’extirper des griffes de l’anticyclone de Ste-Hélène. Les alizés bien stables sont encore un millier de milles plus au Nord qu’eux. Dans le Nord des Malouines, Didac Costa (One Planet One Ocean) a gagné un peu de terrain sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui a eu droit à une première partie de nuit très peu ventée et donc de faibles vitesse. Didac a 130 milles d’avance sur Romain. Enfin, le Hollandais Pieter Heerema (No Way Back) n’est plus qu’à 440 milles du cap Horn et Sébastien Destremau (TechnoFirst-FaceOcean) ferme toujours la marche en 18e position, à 1500 milles du cap dur. Si vous n’avez pas encore vu la vidéo hilarante où Sébastien montre le message « Armel, ne m’attends pas pour dîner », elle est toujours en ligne.
Bruno Ménard / Mer et Media

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 19:07

Bonsoir l'analyse météo du jour et on attend Maitre Coq
@+Babounet

Analyse météo
Des choix compliqués sur la fin de parcours pour le trio Dick, Eliès, Le Cam
lundi 23 janvier 2017, 10h49
Si Jérémie Beyou a retrouvé un vent de Nord-Est qu'il devrait garder jusqu'à l'arivée, les choix à venir ne sont pas simples pour Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam.


© Great Circle
© Great CircleJérémie Beyou a retrouvé un vent d’Est-Nord-Est qui devrait l’accompagner jusqu’à la ligne d’arrivée dans la soirée.
Derrière, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam avancent toujours vite en avant de la dépression qui les accompagne depuis plus de deux jours. Le vent devrait mollir en arrivant dans le golfe de Gascogne. Il devrait également tourner à l’Est ou au Sud-Est avec la dorsale anticyclonique qui nous amène un temps sec et froid sur la France depuis plusieurs jours. La fin de course sera donc compliquée. Certains routages font tirer des bords dans la baie de Quiberon. D’autres suivent une route plus directe. Chacun doit commencer à se positionner en fonction des bascules de vent attendues sur la fin de la course. Est-ce que le décalage Nord de StMichel-Virbac sera payant ou est-ce l’option Sud de Finistère Mer Vent qui sera la bonne ? Il est encore trop tôt pour le dire.
© Great CircleDerrière, les conditions vont devenir plus difficiles à partir du milieu de semaine pour Sébastien Destremau avec une dépression qui devrait couper sa route en approche du cap Horn.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle


Actualité
Jérémie Beyou en passe de conquérir le podium !
lundi 23 janvier 2017, 16h12
Jérémie Beyou est attendu sur la ligne d’arrivée du Vendée Globe ce lundi soir entre 20h et 21h aux Sables d’Olonne, et il fera son entrée dans le chenal à 22h45. Il décrochera ainsi la 3e place derrière Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, après 78 jours de mer. Jolie performance pour le skipper de Maître CoQ qui n’a pas vécu une course facile mais s’est remarquablement bien accroché. Derrière, trois skippers bataillent comme des chiffonniers pour accrocher la 4e place. « Chaque mètre gagné aura son importance à l’arrivée », souligne Jean-Pierre Dick qui dispose pour le moment d’un léger avantage sur Yann Eliès et Jean Le Cam. Ces trois-là sont attendus aux Sables dans la journée de mercredi, probablement avec des écarts très faibles, quelques heures à peine…



Une soirée inoubliable pour Jérémie Beyou
Son troisième Vendée Globe sera le bon ! Après deux abandons en 2008 et en 2012, Jérémie Beyou (Maître CoQ) est en passe de vivre un très grand moment. Il est attendu sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à partir de 20h. Il fera son entrée dans le fameux chenal, à 22h45. Le public est chaleureusement convié à l’accueillir comme il se doit. Son arrivée au ponton de Port Olona est prévue à 23h20. La soirée sera conclue par l'interview de Jérémie qui viendra saluer le public sur le grand podium du village du Vendée Globe.
Après une nuit difficile dans la pétole, où il a été complètement arrêté, Jérémie a enfin touché un flux d’Est ce matin. « Cette fin de course dans la pétole a été bien pénible, je me suis demandé comment j’allais en sortir », confiait ce midi Jérémie Beyou dans le Vendée Live. « Hier il n’y avait pas de vent du tout. Dans ces cas-là, on se fait des films dans sa tête. Même avec 1000 milles d’avance sur ses poursuivants, on se dit qu’on va perdre sa place. J’étais vraiment content de retoucher du vent ce matin. Je sens que l’arrivée approche et l’euphorie commence à me gagner ! » En plus de décrocher une place sur le podium, Beyou deviendra le quatrième marin à passer sous la barre mythique des 80 jours dans le Vendée Globe, après François Gabart, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson.
Dick, Eliès, Le Cam : la guerre des trois aura bien lieu !
Derrière, la lutte pour la 4e place fait rage entre Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Ils sont bien poussés par une dépression et ce match se fait à haute vitesse et le plus rapide ces dernières 24 heures a été Jean-Pierre (463 milles parcourus) qui profite de son décalage au Nord et de l’effet foils. Le vent devrait mollir en arrivant dans le Golfe de Gascogne. Jean-Pierre, Yann et Jean se positionnent en fonction des bascules de vent qu’ils anticipent pour la fin de course. Le décalage au Nord de Dick sera-t-il bénéfique ? A moins que l’option Sud de Le Cam ne soit la plus appropriée ? Eliès est lui sur une route médiane… Faites vos jeux ! D’après les dernières estimations, ces trois marins devraient arriver aux Sables d’Olonne dans la journée de mercredi, avec quelques heures d’écart. L’issue se jouera à peu de chose et il n’y a pas le droit à l’erreur. Jean-Pierre Dick : « Je dois continuer dans ma dynamique positive pour mettre le maximum de distance à Yann et Jean car le vent sera mou à l’approche des côtes bretonnes. Le scénario est incertain, à moi de l’écrire ! Chaque mètre gagné aura son importance à l’arrivée. »
Louis Burton (Bureau Vallée) file lui aussi à bonne allure, dans les alizés d’Est, à la latitude du Cap-Vert. Il a bouclé 90% de son Vendée Globe et il lui reste 2500 milles à parcourir. C’est à la fois court à l’échelle d’un tour du monde mais suffisamment long pour que survienne des rebondissements, même si Louis est solidement accroché à sa 7e place, avec un millier de milles d’avance sur le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui sera le prochain à franchir l’équateur et à basculer dans l’hémisphère Nord, probablement demain soir.
« La nostalgie des dépressions du Sud »
La remontée vers le Nord n’est pas facile pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui peinent dans des vents instables au large du Brésil. « La nuit dernière a été terrible avec un vent passant de 0 à 24 nœuds », raconte Bellion. « Le bateau s’est couché une première fois alors que j’étais en train d’écrire à la table à cartes, et ça n’a pas arrêté de la nuit. J’ai un peu la nostalgie des dépressions du Sud, au moins on savait à quoi s’attendre ! »
Les conditions ne sont pas simples non plus pour le groupe des quatre qui doit négocier des bulles sans vent. Au pointage de 15h, Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) étaient respectivement « flashés » à 2,4 et 1,8 nœuds… Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) sont en embuscade. Pour ces quatre marins, le grand enjeu à terme est de négocier au mieux l’anticyclone de Sainte-Hélène pour aller chercher les alizés et des conditions stables qui seront bien appréciées.
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) naviguent dans le Nord des Malouines. Leur longue remontée de l’Atlantique se poursuit, il leur reste plus de 6 000 milles à parcourir pour se départager.
Deux concurrents naviguent encore dans le Pacifique
Pieter Heerema (No Way Back) devrait franchir demain après-midi le cap Horn. Le skipper néerlandais quittera les mers du Sud avec soulagement et dans des conditions maniables. L’approche du Horn sera sportive pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean). Les conditions devraient forcir en milieu de semaine et il quittera les mers du Sud dans le week-end. Début février, tous les concurrents du huitième Vendée Globe seront donc soit arrivés, soit dans l’Atlantique…
Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 21:25

Ils me vendent tellement de rêve avec leur voilier ceux là <3
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 21:46

Bonsoir
et de 3
@mitié Laurent



Actualité
Jérémie Beyou décroche le podium du Vendée Globe !
lundi 23 janvier 2017, 20h40
Jérémie Beyou a coupé la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce lundi 23 janvier 2017 à 19 heures 40 minutes et 40 secondes, soit quatre jours 3h après le vainqueur Armel Le Cléac’h. Le navigateur de 40 ans achève non sans douleur son troisième Vendée Globe, en 78 jours 06h et 38mn, après deux tentatives en 2008 et 2012. Aux avant-postes depuis le départ du 6 novembre, Jérémie Beyou qui n’a pas été épargné par les soucis techniques a fait preuve d’une belle résistance pour se maintenir en embuscade derrière le duo de leaders. Grâce à son Maître CoQ de 2010 audacieusement doté de foils, le marin finistérien a largement atteint son objectif en montant sur la troisième marche du podium!



Franchissant en vainqueur la ligne d’arrivée de la Transat New York-Vendée en juin dernier, Jérémie endossait un statut de sérieux prétendant au podium du Vendée Globe 2016-2017. C’est donc fort d’une confiance supplémentaire que le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2005, 2011 et 2014) partait à l’assaut de son troisième tour du monde en solo. Une dose de confiance bien utile, car en effet la boucle du skipper de Maître CoQ fut émaillée de pépins techniques. Lâché peu après le départ par deux de ses pilotes automatiques, puis subissant une panne d’antennes Fleet qui le prive de ses moyens de communication et donc d’informations météo, Jérémie Beyou pioche rapidement dans ses ressources pour s’accrocher au groupe de tête. Les ennuis ne s’arrêtent pas là : « Quand mon hook de grand-voile a cassé, j’ai failli baisser les bras. Il faisait nuit noire je me disais que je n’arriverais pas à réparer. Après, je ne sais pas où je suis allé chercher ça, mais j’ai réussi à le faire. Chaque manœuvre propre est une belle victoire, il faut se satisfaire de ça. » Dans le groupe de tête, les abandons successifs de Vincent Riou (PRB), Morgan Lagravière (Safran) au passage du premier cap, puis de Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Paul Meilhat (SMA) après l’Océan Indien, laissent Maître CoQ un peu seul, dans son combat avec lui-même et en plus proche chasseur de Banque Populaire VIII et Hugo Boss dans le Pacifique, puis dans la remontée de l’Atlantique.

Cap-Hornier, enfin !
Malgré l’adversité et les tracas techniques, Jérémie maintient sa troisième position jusqu’au bout, jamais réellement menacé par son trio de poursuivants Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean le Cam qui naviguent collés-serrés quelques centaines de milles dans son sillage. Le skipper de Maître CoQ ne boude pas son plaisir alors qu’il franchit son premier cap Horn, le 27 décembre après 51 jours de course : « J’ai pris beaucoup de départs de tours du monde, entre le Vendée Globe, le Trophée Jules-Verne et la Barcelona World Race, à chaque fois, je n’ai pas réussi à passer le cap Horn, donc il est temps ! » Le marin de la baie de Morlaix aura ensuite assuré sa remontée de l’Atlantique dans la plus grande vigilance, entre vents erratiques et horripilantes zones de calmes. «J’y vais pas à pas, jour après jour, chaque journée passée est une journée gagnée, j’essaie d’avancer comme ça, sans me projeter plus loin » se désole le skipper qui reste scotché plusieurs heures par les caprices d’Eole avant d’achever laborieusement sa boucle jusqu’à la bouée Nouch Sud qui marque la ligne d’arrivée.
Quelques chiffres à retenir :
Jérémie Beyou, troisième solitaire arrivé aux Sables d’Olonne a parcouru 27 101 milles nautiques à la vitesse moyenne de 14.43 noeuds . Sa meilleure moyenne est de 21 noeuds avec une distance de 504 milles couverts en 24h (le 21 novembre).



Jenny Launay / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 23:03


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 23 Jan 2017, 23:18

Bonsoir Laurent et Guillaume,

Merci pour ces articles qui m'ont permis et me permettent de suivre cette course régulièrement, avec détails et photos à l'appui.

A très bientôt pour la suite.

Bonne nuit.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 24 Jan 2017, 09:36

Bonjour
merci Bertrand pour ton suivi et c'est pas fini!!!
3 skippers attendus demain aux sables
@mitié Laurent


Actualité
Le trio infernal attendu demain mercredi
mardi 24 janvier 2017, 07h13
Après sa magnifique troisième place conquise hier soir, Jérémie Beyou sera en conférence de presse ce matin. En mer, le trio infernal Dick-Eliès-Le Cam est lui attendu demain mercredi, avec un temps de course de plus ou moins 80 jours.



Jérémie Beyou est donc devenu hier soir le quatrième marin de l’histoire nautique à boucler le Vendée Globe en moins de 80 jours, rejoignant dans ce club très fermé Armel Le Cléac’h, Alex Thomson et François Gabart. Le skipper de Maître CoQ sera ce matin en conférence de presse, prévue à 10h sur le village, où il reviendra forcément sur l’émotion du chenal, les retrouvailles avec le public, l’hommage d’Armel et Alex et les péripéties de son tour du monde.
Il reste donc quinze marins en mer ce matin, dont trois vont tout donner pour se disputer la 4e place : il s’agit bien sûr du trio infernal composé de Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam. Tous trois vont arriver demain entre 12h et 18h en plus ou moins 80 jours, puisque cette barre symbolique tombera à 13h02 ce mercredi. Dans du vent de Sud d’une vingtaine de nœuds, tous les trois sont de loin les plus rapides de la flotte avec un bilan de milles couvert encore impressionnant sur 24 heures : 466 milles pour St Michel-Virbac, 438 milles pour Quéguiner-Leucémie Espoir et 428 milles pour Finistère Mer Vent. Jean-Pierre Dick, plus au Nord et avec ses foils, a pris l’ascendant pour le moment : à 316 milles de l’arrivée au pointage de 5h ce mardi, il compte 73 milles d’avance sur Yann Eliès et 118 milles sur Jean Le Cam. Ils devront faire un virement en approche des côtes avant de redescendre vers les Sables, avec un dernier écueil : le vent devrait tourner Sud-Est puis Est et faiblir à l’approche des côtes pour eux. Pourquoi pas encore un peu de suspense?
Le tour de l’anticyclone pour Burton
Environ 2 000 milles dans leur Sud, Louis Burton (Bureau Vallée) doit faire le grand tour de l’anticyclone des Açores et ne pas traîner car une petite dépression est en train de se former côté américain et devrait arriver sur nos côtes d’ici une semaine (50 nœuds…). Louis devrait se maintenir devant ce phénomène, mais il ne doit pas ralentir s’il veut une arrivée relativement confortable aux Sables d’Olonne, vers le 31 janvier ou 1er février. Le Hongrois Nándor Fa, (Spirit of Hungary) 8e à 160 milles de l’équateur ce matin, devra également surveiller l’évolution de cette dépression, même si lui devrait être en arrière du vent le plus fort. Pas d’inquiétude donc, juste de la vigilance. Près des côtes brésiliennes, le vent est enfin revenu pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et, dans une moindre mesure, pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy). Ils semblent tirés d’affaire dans un alizé encore faiblard mais qui permet de bien progresser vers le Nord tout de même.
Dans le groupe des quatre – au beau milieu de l’Atlantique Sud à plus de 5 200 milles de l’arrivée – il y a du nouveau : une scission. Rich Wilson (Great American IV) a en effet décidé de tenter sa chance plus près du continent américain et est désormais décalé 350 milles dans l’Ouest de ses trois ex-camarades : Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Alan Roura (La Fabrique). Pour eux, il y a de grosses zones anticycloniques à traverser et la perspective d’être soit au près, soit dans la pétole pendant de longues heures. Gagner dans le Nord s’annonce un peu laborieux pour ces bateaux classés de la 11e à la 14e place.
Heerema au Horn ce soir
Tout va bien en revanche pour Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Didac Costa (One Planet One Ocean). Un peu plus de 300 milles dans le Nord des Malouines, ils sont propulsés par du vent de Nord-Ouest qui leur permet de progresser en ce moment à vitesse relativement soutenue. Romain a même repris une petite cinquantaine de milles à Didac, qui n’est plus que 100 milles devant lui.
Pieter Heerema, 17e, navigue à 180 milles du cap Horn qu’il devrait pouvoir doubler dès ce soir. No Way Back bénéficiera pour cela d’un flux de Ouest-Nord Ouest soutenu mais maniable : 25 à 30 nœuds. Ce soir donc, il n’y aura plus qu’un seul bateau encore dans le Pacifique : le TechnoFirst-FaceOcean de Sébastien Destremau, encore à 1 300 milles du Horn. Et lui aura un dernier obstacle conséquent à franchir avant de faire son retour dans l’Atlantique : un coup de vent à 45 nœuds sur sa zone est prévu pour jeudi. Sébastien en a vu d’autres, mais il devra être vigilant tout de même.
Bruno Ménard / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 24 Jan 2017, 20:56

Bonsoir
l'actu et l'analyse météo
@mitié Laurent


Analyse météo
Les points clef pour Jean Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam
mardi 24 janvier 2017, 15h33
Les deux élément clef à prendre en compte seront le vent qui mollit par l'avant et la bascule du vent à l'Est en fin de parcours.


© Great Circle
© Great CircleLa fin du Vendée Globe s’annonce au moins aussi disputée qu’une fin d’étape de la Solitaire du Figaro. Les deux éléments clef à prendre en compte sont le vent qui mollit par l’avant et la bascule du vent à l’Est.
Le fait que le vent est plus fort dans l’Ouest avantage Jean Le Cam et Yann Eliès qui vont revenir sur Jean Pierre Dick dans la soirée et la nuit prochaine. Ce scénario est anticipé depuis plusieurs jours par les skippers.
Le vent qui bascule du Sud à l’Est est un sacré casse-tête. Les 3 bateaux vont se retrouver progressivement au près dans la nuit. Ils devront ensuite virer de bord pour faire route vers Les Sables d’Olonne.
Dans la théorie, il faudrait aller raser la côte vendéenne. Plus les bateaux seront dans l’Est, meilleur sera l’angle du vent. Le problème est que près de la côte, le vent peut être plus faible et beaucoup plus instable. Il faut donc choisir le bon compromis entre la force du vent et le meilleur angle. Les règles à appliquer dans ces situations sont bien © Great Circleconnues en période estivale. Les skippers ont moins l’habitude de naviguer au contact en hiver par -5° le long des côtes bretonnes et vendéennes. Le comportement du vent à proximité des côtes peut être différent entre l'été et l'hiver. Ils vont donc devoir étudier de près les modèles à maille très fine et faire confiance à leur expérience.
A noter que pour Jean Le Cam, la bascule se fera un peu plus près de la côte. Il pourra donc viser un point plus proche des Sables d’Olonne alors que Jean Pierre Dick et Yann Eliès ne devraient pas passer loin de Noirmoutier.
La fin de course s’annonce très intéressante pour le public et probablement très stressante pour les 3 skippers qui se connaissent très bien et qui n’avaient certainement pas imaginé terminer ainsi le Vendée Globe.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle

Actualité
Final au contact pour Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam !
mardi 24 janvier 2017, 16h50
La bagarre pour la 4e place fait rage entre Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam. Tous les trois sont attendus aux Sables d’Olonne dans la journée de demain, à quelques heures d’intervalle. Dick tient la corde mais il reste sous la menace des deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, des experts de la régate au contact qui ne lâchent pas le moindre mille. Plus de 2000 milles derrière, Louis Burton pense lui aussi à son arrivée qui devrait avoir lieu d’ici une semaine, tandis que son premier poursuivant, le Hongrois Nandor Fa, est en passe de franchir l’équateur. Il reste deux concurrents dans le Pacifique mais Pieter Heerema va bientôt naviguer à nouveau en Atlantique : il approche du cap Horn qu’il devrait passer dans la soirée.


© Quéguiner Leucémie Espoir
Quinze concurrents sont encore en mer ce soir et ils ne seront bientôt plus que douze. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) sont en effet attendus demain aux Sables d’Olonne. D’après les derniers routages de la Direction de course, Jean-Pierre est attendu sur la ligne à la mi-journée, Yann en milieu d'après-midi et Jean en début de soirée. Mais ce ne sont que des estimations, à prendre avec des pincettes… Si Dick semble en bonne posture pour décrocher la 4e place, la météo s’annonce complexe à l’approche de l’arrivée, avec un vent qui mollit par l’avant. « Même si j’ai de l’avance, je vais être le premier à toucher du vent moins fort donc ça va revenir par derrière », confirme Jean-Pierre. « Il va falloir être hyper vigilant jusqu’au bout, surtout que j’ai deux amis derrière qui sont des afficionados de la Solitaire du Figaro, ils sont vraiment dans leur élément là. A eux deux, ils ont gagné six fois la Solitaire ! Yann et Jean sont par ailleurs plus rapides que moi au près et dans la pétole. Leurs bateaux à dérives droites sont plus légers. Cela va jouer serré. » La fin de course s’annonce aussi passionnante pour le public que stressante pour les marins !
L’équateur pour Nandor Fa, le Horn pour Pieter Heerema
Louis Burton (7e sur Bureau Vallée) peut lui aussi penser à son arrivée qui est prévue dans une semaine. Pour le moment, il s’attelle à contourner par l’Ouest une zone anticyclonique, avant de se poster dans un front qui le propulsera à bonne allure vers le but. Si son premier Vendée Globe, il y a quatre ans, avait tourné court, cette deuxième tentative est une belle réussite pour Louis qui, rappelons-le, reviendra en 2020 à bord du bateau avec lequel Armel Le Cléac’h vient de remporter cette huitième édition.

Plus de 800 milles plus au Sud, Nandor Fa (Spirit of Hungary) est tout proche de l’équateur qu’il devrait franchir en début de soirée. « C’est super d’arriver à l’équateur. Traverser le Pot au noir est toujours difficile mais apparemment je vais avoir de la chance cette fois-ci… Il fait 32 degrés dans la cabine et dehors. Je supporte mal cette chaleur », racontait le Hongrois aujourd’hui dans la version anglaise du Vendée Live. Il est attendu aux Sables entre le 6 et le 8 février.
La remontée de l’Atlantique est décidément laborieuse pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), au large des côtes brésiliennes. « Je suis encore loin du pot au noir mais j'ai droit à un bel échauffement en ce moment », expliquait Conrad dans un message envoyé ce jour. « D'abord j'ai eu le calme et maintenant j'ai les grains ! Depuis le coucher du soleil hier je continue à avancer au près sous un déluge constant de gros nuages noirs isolés avec les pluies torrentielles qui les accompagnent et les changements de direction du vent. » Bellion et Colman sont actuellement au près dans un début d’alizé poussif. Ils toucheront bientôt un alizé plus établi, ce qui constituera un soulagement après des journées compliquées et frustrantes. Ils devraient arriver aux Sables d’Olonne entre le 11 et le 15 février.  

Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) doivent encore négocier des bulles anticycloniques. Ils devront encore patienter avant de naviguer dans les alizés… Quant à Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), il met tout en œuvre pour essayer de revenir sur Didac Costa (One Planet One Ocean). « Je fais attention au bateau, je ne force pas sur la mécanique pour ne rien casser, mais oui j’essaye de rattraper Didac depuis 15 jours », dit Romain. « Chaque fois j’ai l’impression que j’arrive à revenir sur lui mais je manque de chevaux dans le petit temps et il reprend de l’avance. Il traverse beaucoup plus rapidement les molles que moi. »

Pieter Heerema (No Way Back) est en passe de quitter les mers du Sud puisqu’il devrait franchir dans la soirée, et pour la première fois de sa vie, le mythique cap Horn. Et ce dans des conditions maniables. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) se prépare lui à des conditions musclées pour l’approche du dernier grand cap du Vendée Globe. Sortir des mers du Sud se mérite…

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 26 Jan 2017, 11:13

Bonjour
l'actu d'hier et celle du jour
@mitié Laurent



Actualité
80 jours et 3 skippers en 3 heures !
mercredi 25 janvier 2017, 18h26
Ce mercredi 25 janvier 2017 restera dans les annales... A trois heures d’intervalle, trois figures emblématiques du Vendée Globe ont franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne : Jean-Pierre Dick (4ème) à 14h47, Yann Eliès (5ème) à 16h13 et Jean Le Cam (6ème) à 17h43 C’est la première fois dans l’histoire du Vendée Globe que trois concurrents bouclent le parcours le même jour. Yann Eliès a même franchi la ligne d’arrivée, seulement 1h et 26 minutes après Jean-Pierre Dick... Pour ne rien gâcher à la fête, les conditions météo étaient très bonnes et le public nombreux dans le chenal menant à Port-Olona. Derrière, la course continue et 12 marins sont encore en lice dans ce huitième Vendée Globe...



Les plus faibles écarts de l’histoire du Vendée Globe
A eux trois ils cumulent 10 participations au Vendée Globe. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) nous ont offert un incroyable final au contact, après 80 jours en mer et plus de 27 000 milles parcourus ! Ils ont achevé leur tour du monde en mode régate côtière, en passant entre le continent et l’île d’Yeu, puis en franchissant la ligne d’arrivée à quelques heures d’intervalle.
C’est Jean-Pierre Dick qui a ouvert le bal, sous le soleil et dans un flux modéré permettant à son StMichel-Virbac de progresser à une dizaine de nœuds. Il s’est emparé de la 4e place, en coupant la ligne à 14h47 (heure française). Son temps de course : 80 jours 01 heure 45 minutes et 45 secondes. Jean-Pierre est arrivé 5 jours et 22 heures après le vainqueur Armel Le Cléac’h, et 1 jour et 19 heures après
Jérémie Beyou, 3e. Pour son quatrième Vendée Globe, Jean-Pierre termine à la même place qu’il y a quatre ans, mais en six jours de moins. Rappelons qu’il avait alors réalisé la prouesse de boucler les 2500 derniers milles sans quille. Pour cette huitième édition, c’est Jean-Pierre qui a parcouru la plus grande distance (27 857 milles à la vitesse moyenne de 14,50 nœuds). Son détour par le détroit de Bass (entre la Tasmanie et l’Australie) n’est pas étranger à cette statistique.
Yann Eliès dans le Top 5
A 16h13, c’est Yann Eliès qui a franchi la ligne d’arrivée, seulement 1h et 26 minutes après Jean-Pierre Dick : c’est le plus faible écart entre deux concurrents dans l’histoire du Vendée Globe. Yann termine 5e et premier des bateaux à dérives droites. Les quatre concurrents qui le précèdent (Armel Le Cléac’h, Alex Thomson, Jérémie Beyou et Jean-Pierre Dick) naviguaient en effet tous à bord de foilers. La deuxième tentative de Yann a été la bonne, après sa première participation en 2008 qui s’était soldée par un abandon et un sauvetage dans les mers du Sud. Yann est finalement sorti vainqueur de son épique passe d’armes avec Jean Le Cam, qui avait débuté... au large de la Tasmanie ! Jean-Pierre et Yann ont remonté le chenal ensemble, pour un beau moment de partage et de communion avec un public venu en nombre.
Troisième larron de cette journée mémorable, Jean Le Cam a de son côté coupé la ligne à 17h43. Il a ainsi terminé le Vendée Globe pour la troisième fois en quatre participations. Après une 2e place en 2004-2005, un abandon en 2008-2009 et une 5e place en 2012-2013, il boucle cette fois la boucle en 6e position. Il améliore au passage son meilleur temps (87 jours 17 heures en 2004-2005) de plus d’une semaine.
La course continue...
Pour Louis Burton, l’accélération est imminente : le skipper de Bureau Vallée qui progresse encore avec un alizé plutôt modéré (8-10 nœuds d’Est) va enfin accrocher une dépression atlantique alors qu’il a franchi le tropique du Cancer ce mercredi après-midi. Dès la fin de la nuit prochaine, le Malouin va bénéficier d’un flux de secteur Sud à Sud-Ouest 25 à 30 nœuds, un régime perturbé qui devrait le pousser au minimum jusqu’à l’archipel des Açores distant de 1 000 milles, voir même jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne, pour une arrivée programmée à ce jour pour lundi soir.
Désormais dans l’Atlantique Nord depuis ce matin, Nándor Fa (Spirit of Hungary) s’est glissé au travers d’un Pot au Noir quasiment inexistant ! En passant sur le 31°30 Ouest, le Hongrois n’a presque pas ralenti et touche déjà les prémices des alizés de l’hémisphère Nord : son monocoque qu’il a dessiné et construit dans son pays, est plutôt à l’aise à ces allures de travers dans la brise et le solitaire devrait lui aussi faire le tour de l’anticyclone des Açores, dans le sillage de son prédécesseur à qui il rend un millier de milles.
Un nouveau venu
Du côté de Salvador de Bahia, Éric Bellion réalise une belle cuillère : à moins de 200 milles des côtes brésiliennes, le solitaire suit une trajectoire parabolique en suivant la rotation des alizés du secteur Est au Sud-Est, des alizés d’une dizaine de nœuds qui ne lui permettent pas d’allonger la foulée... Et derrière CommeUnSeulHomme à 200 milles, le néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) est à peu près dans la même situation mais avec l’avantage d’un décalage Est de 75 milles : le néo-Zélandais devrait ainsi pouvoir conserver un angle plus favorable lorsqu’il sera à la latitude de Salvador de Bahia...
Or le bon angle, il n’est pas facile à avoir 600 milles plus au Sud ! Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) ont engagé une bataille de virements de bord dans un flux de Nord, afin de grimper jusqu’au cap Frio. Une situation inconfortable et laborieuse pour grappiller les milles vers le but, hélas ce régime risque fort de durer encore deux jours. Enfin une demie journée de plus pour le Suisse Alan Roura (La Fabrique) qui est lui aussi en bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène, et 24 heures en sus pour l’Américain Rich Wilson (Great American IV) qui a choisi une voie plus occidentale.
Enfin, entre ce « club des quatre » et les Falkland, le duo Didac Costa (One Planet- One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) navigue dans les reliquats d’une dépression orageuse qui leur apporte une brise de Sud-Est qui va les accompagner au moins 36 heures. En revanche, une fois à la latitude du Rio de la Plata, c’est dans un marasme météorologique que les deux compères vont devoir s’extraire et cette configuration risque de perdurer tout le week-end ! Pour Pieter Heerema (No Way Back), le challenge de boucler le tour du monde semble désormais bien engagé : le Hollandais a débordé le cap Horn la nuit dernière et glisse dans un vent portant modéré au large de l’île des États.
Quant à Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), le dernier solitaire encore dans le Pacifique a laissé passer une grosse dépression pour déborder le cap Horn ce week-end...

OB et DB / M&M

Actualité
Retour sur les conférences de presse de Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam
mercredi 25 janvier 2017, 21h43
Après le formidable spectacle qu’ils nous ont offert aujourd’hui, arrivant tous les trois dans un intervalle de moins de trois heures, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam se sont livrés au traditionnel exercice de la conférence de presse. Morceaux choisis.


Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) : « Cette course développe une force mentale incroyable »
« J’aurais préféré une arrivée sans pression mais ça restera un bon souvenir pour nous ! J’étais poursuivi par Yann (Eliès) et Jean (Le Cam), deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Et devant moi il y avait Jérémie (Beyou), qui lui aussi a gagné trois fois cette épreuve.
J’ai eu des pépins techniques qui m’ont fait déraper un peu, j’aurais aimé être dans la bataille avec Armel (Le Cléac’h) et Alex (Thomson). Mais j’ai quand même été en compétition pendant toute la course.
Le Vendée Globe développe une force mentale incroyable. C’est un truc de dingue de se retrouver face à soi-même si longtemps. Cette aventure m’enrichit à chaque fois et me donne plus de force. Mais il faut une forme physique incroyable pour participer au Vendée Globe et je ne sais pas si j’en ferai un autre. Maintenant, j’ai envie de choses simples, comme bien manger et dormir.
Parmi les moments marquants de ce Vendée Globe, je retiens mon passage dans le détroit de Bass (entre l’Australie et la Tasmanie, NDR) pour gérer une grosse dépression. Cette décision, proposée par un routage, n’était pas facile à prendre mais finalement elle s’est avérée payante car j’ai pu distancer Yann et Jean. Mais c’était un peu chaud car il n’y avait que 20 mètres de fond par endroits ! »

Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) : « Je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »
« C'était un vrai bonheur de se battre contre deux grands marins comme Jean-Pierre (Dick) et Jean (Le Cam). Je me suis vraiment immergé en mode Figaro ces derniers jours, et surtout ces dernières heures. C’est parfait pour ma préparation pour la prochaine Solitaire ! Jean-Pierre est un vrai Figariste maintenant, il a été intronisé (rires).
J'ai la tête qui tourne ! J'ai l'impression d'arriver d'une autre planète... J’ai du mal à passer du mode ermite au mode terrien. Donc je ne suis pas encore prêt à faire de bilan. Mes objectifs sont atteints car je voulais terminer dans le Top 5, et premier bateau à dérives droites.
Je n'ai pas trop réfléchi à mon accident d'il y a huit ans. Mais à un moment donné, j'ai dû aller en tête de mât et j'ai refusé. C'est là que j'ai compris que j'avais encore quelques séquelles… Mais voilà, terminer ce Vendée Globe panse les plaies !
J'ai envie de deux choses : retrouver mes enfants et ma femme ce week-end au coin du feu, chercher mon pain et mon journal, tranquille. Et j'ai aussi envie de retourner sur mon Figaro, le couteau entre les dents pour remporter une quatrième victoire dans la Solitaire cet été. Et à plus long terme, je veux revenir sur le Vendée Globe avec un foiler, et gagner ! »
Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : « Mon plus beau Vendée Globe ! »
« Ce Vendée Globe a été mon plus beau, sans hésitation ! J’ai pris du plaisir et j’ai énormément appris. Et je pense avoir donné du plaisir aux gens. D’ailleurs c’est grâce à eux que je suis ici.
Depuis trois jours j’ai fait une croix sur mes chances de rattraper Yann (Eliès). Je pensais qu’il arriverait 5 ou 6 heures avant. En fait, il y a seulement 1h30 d’écart, on ne va pas se plaindre ! Et je suis heureux d’avoir terminé mon tour du monde en 80 jours, comme dans l’histoire de Jules Verne.
Etre au départ constituait déjà un soulagement, passer le cap Horn en était un autre. Et terminer c’est le bonheur. Je suis content, tout simplement.
Je n’ai jamais manqué de bonne nourriture pendant la course. Je l’ai déjà dit : le lyophilisé, c’est pour les feignants. Moi je mangeais bien, mais je devais matosser !
Je ne sais pas si j’irai accueillir Bernard (Stamm) et IDEC Sport à Brest demain pour le record du Trophée Jules Verne. Dans l’état où je suis, il me faudrait peut être une ambulance pour faire la route (rires). Je vais lui faire un « clac clac clac », ça sera plus facile. »


Actualité
Douze en mer
jeudi 26 janvier 2017, 07h00
Après les incroyables arrivées de trois solitaires en trois heures, Les Sables d’Olonne se tournent vers le prochain concurrent attendu en début de semaine puisque Louis Burton est encore à 2 200 milles de l’arrivée, quand Sébastien Destremau ferme la marche à 8 000 milles de la Vendée…



Pas de tempête en vue : le Vendée Globe est plutôt paisible ce jeudi matin après l’exceptionnelle arrivée de trois bateaux en trois heures ! Une première sur un tour du monde en solitaire sans escale et une ambiance incroyable sur les pontons lorsque le public est venu en masse accueillir Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent)… Si les pavillons ont tremblé, ce n’était pas à cause d’une brise fort légère au large du phare de Barges, mais bien parce que le skippers et tous leurs accompagnateurs ont fait vibrer la ville jusqu’à pas d’heure !
Le Pacifique en mode actif
À 12 000 km de là, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) n’avait pas cette problématique : il a dû ralentir pour laisser passer une violente dépression qui déboule sur le détroit de Drake ces prochains jours. En arrière du centre, le solitaire va toucher un flux de Sud glacial mais efficace pour progresser vers le cap Horn distant de 970 milles. Et de l’autre côté de ce célèbre promontoire, Pieter Heerema (No Way Back) file sereinement vers les Falkland dans un flux de Nord-Ouest modéré qui va tourner à l’Ouest, lui permettant de remonter vers le cap Frio assez rapidement ces prochains jours.
Au large du Rio de la Plata, Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) devient de plus en plus pressant sur Didac Costa (One Planet-One Ocean) : les deux marins naviguent dans un flux de Sud-Est d’une vingtaine de nœuds mais ils auront dès demain soir une zone de transition compliquée à négocier puisqu’ils rentreront alors dans le régime que subissent leurs quatre prédécesseurs.
En effet, c’est une brise de Nord avec laquelle doivent composer Rich Wilson (Great America IV) légèrement en retrait, mais aussi Alan Roura (La Fabrique), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline). Tous les quatre sont au près, parfois au louvoyage avec une régate au contact étonnante à moins de 5 000 milles de l’arrivée entre deux solitaires à l’image de ce qu’ont connu Yann Éliès et Jean Le Cam ! Il y a nettement moins de pression pour Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui contrôle le néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui lui rend 250 milles plus au Sud. Les deux skippers sont encore dans les alizés de l’anticyclone de Sainte-Hélène, alizés très modérés d’Est qui devraient tourner au Sud-Est à l’approche de Recife.
La porte des dépressions
Nándor Fa (Spirit of Hungary) a traversé le Pot au Noir comme une lettre à la poste ! Le Hongrois est désormais dans les alizés de l’hémisphère Nord d’une petite quinzaine de nœuds en suivant la trace de Louis Burton. À 2 200 milles de l’arrivée, le skipper de Bureau Vallée a commencé à obliquer vers la Vendée après sa longue ligne droite vers Terre-Neuve. Le solitaire a en effet accroché la queue d’une dépression atlantique avec un vent de Sud qui va progressivement se renforcer en atteignant plus de trente nœuds en traversant les Açores. La porte des dépressions est dorénavant ouverte et le train des perturbations canadiennes va apporter plus de douceur dès le week-end prochain, mais aussi plus d’humidité…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 27 Jan 2017, 09:12

Bonjour
bonne lecture
@mitié Laurent


Actualité
Dernière ligne droite
vendredi 27 janvier 2017, 07h00
Louis Burton a entamé son dernier grand sprint vers Les Sables d’Olonne en accrochant une belle dépression atlantique dans le Sud-Ouest des Açores. Quant à Sébastien Destremau, il n’est plus qu’à 650 milles du cap Horn qu’il devrait franchir en fin de week-end…


Après deux empannages à suivre cette nuit, Louis Burton peut désormais envisager son arrivée en Vendée en milieu de semaine prochaine car cette dépression qu’il a attrapée après une remontée laborieuse depuis l’équateur, va le propulser jusqu’à l’arrivée avec entre 20 et 30 nœuds de vent de secteur Sud-Ouest. Le skipper de Bureau Vallée va ainsi pouvoir tirer tout droit vers Les Sables d’Olonne en passant probablement entre l’île de Faïal et Florès avant d’incurver très légèrement sa route pour éviter de raser le cap Finisterre, toujours très animé par ce secteur de vent.
Le dernier Pacifique
Moins de 6 000 milles plus au Sud, Sébastien Destremau va devoir se méfier d’une perturbation australe qui le rattrape et va le concerner ce week-end alors qu’il approche du détroit de Drake : des vents de plus de quarante nœuds de Nord-Ouest sont attendus le long de la cordillère des Andes et le skipper de TechnoFirst-faceOcean devra être très prudent ce vendredi car la mer va se former. Mais normalement, ce passage violent ne devrait pas durer plus de 24 heures et dimanche, le cap Horn ne sera balayé que par une brise d’une vingtaine de nœuds.
Dans l’Est des Falkland, Pieter Heerema (No Way Back) profite d’un flux de Nord-Ouest musclé pour longer la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) afin de remonter vers le cap Frio dans le sillage de Didac Costa (One Planet-One Ocean) et de Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) qui n’est plus qu’à trente milles du tableau arrière de l’Espagnol ! Un retour au contact qui n’est pas sans rappeler le combat acharné que se livrent Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) en bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Mais attention au retour du Suisse Alan Roura (La Fabrique) et de l’Américain Rich Wilson (Great America IV) qui est bien positionné dans ce long louvoyage vers le cap Frio.
Quant à Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui maintient son avance sur Conrad Colman (Foresight Natural Energy), il est ce jour à la latitude de Recife où les alizés sont encore poussifs de secteur Est. À 500 milles de l’équateur, le solitaire n’a semble-t-il pas trop intérêt à gagner dans l’Est car le Pot au Noir est relativement développé ces jours prochains alors que plus au Nord, les alizés sont bien au rendez-vous pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui allonge la foulée et entame sa grande « volta » : le contournement de l’anticyclone des Açores avant de piquer sur la Vendée, comme son prédécesseur Louis Burton…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 27 Jan 2017, 12:01

Le bonjour vous va,
quel travail ou plutôt quel méticulosité pour nous retracer un sport qui vous tient tant à cœur !

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 28 Jan 2017, 21:16

Bonsoir
merci Michel Wink
l'actu du jour et l'analyse météo
bonne lecture
@mitié Laurent


Actualité
Gare à l’usure !
samedi 28 janvier 2017, 07h00
Alors qu’il reste plusieurs milliers de milles à parcourir pour la plupart des douze solitaires encore en mer, leur attention se porte non seulement sur Les Sables d’Olonne mais aussi sur leur bateau pour préserver un matériel déjà très sollicité par plus de quatre-vingt-deux jours de course…



A l’exception des deux prochains concurrents qui s’apprêtent dans quelques jours à franchir la ligne d’arrivée en Vendée, la plupart des solitaires ont connu des problèmes techniques plus ou moins graves qui ont mis à mal l’intégrité de leur monocoque : Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) et ses safrans, Alan Roura (La Fabrique) avec une voie d’eau, Conrad Colman (Foresigh Natural Energy) et son grand génois, Arnaud Boissières (La Mie Câline) et ses chariots de grand-voile, Didac Costa (One Planet-One Ocean) avec ses voiles fatiguées, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) et son mât renforcé en Tasmanie… Or même les premiers arrivés ont pu constater que le matériel avait été fort sollicité sur ce tour du monde à l’image de Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui indiquait aux Sables d’Olonne que son système hydraulique de quille était hors service depuis l’île d’Yeu !
24 500 milles au programme !
Car c’est bien toute la difficulté du Vendée Globe : il faut parcourir 24 500 milles en autonomie totale pendant quatre-vingt jours et plus, avec des conditions météorologiques très variées, du calme plat à la tempête ! Quasiment deux mois et demi après le coup de canon libérateur, seuls deux solitaires sont encore dans les mers du Sud : Sébastien Destremau qui a encore une bonne journée de mer avant d’embouquer le détroit de Drake, et Pieter Heerema (No Way Back) qui, dans l’Atlantique Sud, navigue sur le 46°S en bordure de la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Le premier se fait secouer par une dépression australe avec plus de 40 nœuds de Nord-Ouest mais d’ici 24 heures, les conditions météorologiques seront nettement plus maniables. Le second profite encore d’un front pour piquer vers l’anticyclone de Sainte-Hélène, mais la fin de journée s’annonce beaucoup plus délicate à négocier avec une bulle anticyclonique à contourner.
Au large de l’Uruguay, Romain Attanasio est toujours quelques milles devant Didac Costa et eux aussi vont devoir zigzaguer entre les cellules sans vent qui parsèment le parcours jusqu’au cap Frio. Une pointe que leurs quatre prédécesseurs ont bien du mal à parer dans ces vents erratiques qui marquent cette bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Toujours au près, Rich Wilson (Great America IV) et Alan Roura alternent les accélérations et les coups de frein quand Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) touchent enfin ces alizés d’Est tant attendus mais fort poussifs…
À 200 milles de l’équateur, Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) a choisi de s’engager dans le Pot au Noir sur le 32° Ouest où il semble le moins actif et Conrad Colman suit sa trace 250 milles plus au Sud. Quant à Nándor Fa (Spirit of Hungary) à la latitude de l’archipel du Cap-Vert, des alizés modérés d’Est lui permettent d’incurver progressivement sa trajectoire vers le Nord, mais il a encore un millier de milles à parcourir pour espérer accrocher une dépression atlantique. Or à 300 milles dans le Sud-Ouest des Açores, Louis Burton (Bureau Vallée) n’a pu suivre la perturbation qui lui a permis d’allonger la foulée hier : dans une zone de transition ce samedi, le Malouin devrait repartir très rapidement dès dimanche avec une autre dépression et plus de 25 nœuds de Sud-Ouest. Le septième solitaire est attendu aux Sables d’Olonne mercredi. Car pour tous ces skippers, l’objectif premier est d’arriver avec un bateau en état après déjà 83 jours de course !

A chacun ses objectifs !
samedi 28 janvier 2017, 10h05
Chacun des douze concurrents encore en mer se fixe des objectifs en adéquation avec le potentiel et l’état de son bateau, avec sa forme physique et mentale mais aussi en fonction de son positionnement et de son classement. Si pour tous l’ambition principale est bien d’arriver aux Sables d’Olonne, cette perspective devient particulièrement concrète pour Louis Burton et Nandor Fa. Le premier est attendu aux Sables d’Olonne dans cinq jours, le second dans une grosse semaine. Conrad Colman et Eric Bellion se rapprochent de l’équateur, quand Sébastien Destremau se prépare à franchir le cap Horn.


© Conrad Colman (DR)
Louis Burton (Bureau Vallée) passe son dernier week-end en mer dans ce huitième Vendée Globe. D’ici cinq jours, le mercredi 1er février, il devrait s’emparer de la 7e place et monter sur le podium des bateaux à dérives droites, derrière Yann Eliès et Jean Le Cam, excusez du peu. Propulsé par des systèmes dépressionnaires qui se déplacent d’Ouest en Est, Louis devrait bénéficier de conditions lui permettant de faire route directe vers les Sables d’Olonne. Il est ce soir à moins de 1500 milles du but et a couvert 95% du parcours. Autant dire qu’il entame la toute fin de son tour du monde. Mais il maintient bien sûr un niveau de vigilance très élevé. Louis emmagasine par ailleurs une expérience précieuse pour le Vendée Globe 2020-2021. Qu’il disputera avec un IMOCA à foils et pas n’importe lequel : le Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h, vainqueur de cette huitième édition la semaine dernière.
Vingt ans après sa dernière participation, Nandor Fa (Spirit of Hungary) est en train de réussir un très joli coup à bord d’un IMOCA qu’il a conçu et construit de ses propres mains. Le Hongrois navigue actuellement en 8e position à la latitude de l’archipel du Cap-Vert. Il sera probablement le deuxième étranger à couper la ligne de ce Vendée Globe 2016-2017, derrière l’inévitable Alex Thomson (Hugo Boss). Nandor est attendu aux Sables le dimanche 5 ou le lundi 6 février.
Eric Bellion et Conrad Colman de retour demain dans l’hémisphère Nord
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) devrait franchir l’équateur et faire son retour dans l’hémisphère Nord la nuit prochaine. S’il a toujours rappelé que le classement n’est pas une prioritée et va lui aussi franchir l’équateur, demain soir. Conrad Colman : « Comme tout ceux qui ont la chance de prendre part au Vendée Globe, c’est une grande satisfaction d’être ici. On n’y arrive pas par hasard, il faut beaucoup d’efforts, de sueur et d’investissement. Mon parcours était mouvementé, mais je suis satisfait de ce que j’ai accompli jusqu’ici. Je suis encore plus motivé pour revenir dans quatre ans et préparer les choses correctement, pour être un concurrent et non plus un bricoleur. »
« On se rapproche un peu plus de la maison… »
Au large des côtes brésiliennes, Arnaud Boissières (La Mie Câline) prend ses distances avec Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut). Arnaud a touché des alizés établis plus tôt que Fabrice, d’où cet écart qui s’est creusé : 110 milles au pointage de 15h. Pour Boissières, l’objectif est de sortir vainqueur de ce duel mais aussi de terminer pour la troisième fois de suite le Vendée Globe, une performance seulement réalisée par Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) à ce jour. « On se rapproche un peu plus de la maison et ça fait du bien au moral », dit Arnaud qui se réjouit de son match avec Fabrice. « Je trouve ça intéressant car on ne fait pas le Vendée Globe qu’avec des voileux. Fabrice est journaliste à la base, et c’est intéressant d’échanger avec ce mec qui est assez cultivé et qui vient d’un milieu différent de celui de Port-La-Forêt ! »
Alan Roura (La Fabrique) s’accroche remarquablement aux deux concurrents qui le précèdent. Il avait dit à plusieurs reprises que son objectif était de passer sous la barre des 100 jours autour du monde. « Tout est réalisable mais je pense que je ferai plus de 100 jours », confie Alan. « Les conditions sont un peu molles depuis un certain temps, nous n’avons pas eu beaucoup de chance avec la météo. Si j’arrive à passer sous les 100 jours, tant mieux. Mais ça ne changera pas ma vie. »
Rich Wilson (Great American IV) a un double objectif, à commencer par améliorer son temps de 2008-2009 : 121 jours. Si tout se passe bien, il y parviendra largement. A 66 ans, finir le Vendée Globe sera déjà une performance incroyable. Le second grand objectif de Rich est de porter une vaste programme pédagogique auprès des jeunes du monde entier. « Pendant l’essentiel de ma carrière, j’ai davantage travaillé dans l’enseignement que dans la voile. Je sais qu’il faut savoir intéresser les étudiants pour qu’ils apprennent. Je ne serais pas en mer s’il n’y avait pas ce programme. Nous sommes suivis dans 66 pays et cela me rend très heureux », souligne Rich qui poursuit sa navigation pleine de prudence et d’expérience.
Moins de 5 milles d’écart entre Romain Attanasio et Didac Costa !
Au large de l’Uruguay, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Didac Costa (One Planet One Ocean) sont toujours au contact après avoir navigué à vue hier. Pour le moment avantage Romain mais avec seulement 4 milles d’avance au pointage de 15h ! Les deux hommes peuvent se motiver mutuellement et ils ne sont plus qu’à 300 milles de Rich Wilson…
800 milles derrière Romain et Didac, Pieter Heerema (No Way Back) poursuit sa route le long de la Zone d’Exclusion Antarctique. Il a amélioré ce matin son record de distance parcourue en 24 heures depuis le départ : 384 milles. Pour le skipper néerlandais, l’objectif est on ne peut plus clair : terminer, coûte que coûte ! Même ambition pour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui devrait franchir le cap Horn demain matin. Belle satisfaction pour Sébastien sachant qu’il n’avait pas de mât à quelques semaines du départ… Une très bonne nouvelle pour finir : il n’y pas eu d’abandon depuis celui d’Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), le 1er janvier, suite à un démâtage.
Olivier Bourbon / M&M

Analyse météo
Savoir attendre les bonnes conditions pour contourner le Cap Horn
samedi 28 janvier 2017, 15h09
Sébastien Destremau est confronté à une série de dépressions avec des vents forts depuis plusieurs jours à l'approche du Cap Horn qu'il devrait franchir cette nuit.


© Great Circle
© Great CircleSébastien Destremau devrait passer le Cap Horn dimanche matin. Il y a pour l'instant plus de 40 noeuds de vent de Nord-Ouest avec des rafales à près de 60 noeuds (zone rouge foncé). Le skipper de Technofirst-faceOcean qui n'a pas été épargné par les mauvaises conditions depuis 4 jours a parfaitement géré cette situation. On voit bien sur l'image qu'il est en bordure de la zone de vent très fort qui devrait mollir dans la soirée. La voie sera alors libre pour passer le cap mythique.
Les vents de Nord-Ouest sont toujours traitres dans cette région. La hauteur des massifs montagneux sur la pointe Sud du Chili canalise et renforce le vent. L'approche du Cap Horn peut donc être compliquée et très ventée. A l'époque de la marine à voile, les bateaux en provenance de l'Europe et à destination du Pacifique se faisaient cueillir juste après le passage du Cap Horn par ces vents forts et contraires. Ils étaient souvent obligés de rebrousser chemin en attendant des conditions plus favorable.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 29 Jan 2017, 21:39

Bonsoir
la page météo et l'actu du jour
@mitié Laurent


Analyse météo
Ne pas se déconcentrer et ne pas prendre de risques
dimanche 29 janvier 2017, 15h14
Selon la position de chacun dans la flotte, la stratégie varie. La priorité est de préserver le bateau pour certains ou de gagner une place pour d'autres.


© Great Circle
© Great CircleSi Louis Burton devrait rester en avant de la dépression qui va l'accompagner jusqu'au Golfe de Gascogne, les conditions pourraient être un peu plus compliquées pour Nandor Fa qui va être confronté à une grosse dépression en fin de semaine prochaine. Pour ces deux skippers, l'objectif est de ne pas prendre de risques. Ils naviguent seuls avec une avance importante sur leur poursuivant direct. S'ils ne cassent pas, ils ne seront plus rattrapés.
La course est plus disputée entre Fabrice Amadéo et Arnaud Boissières qui naviguent au contact depuis plusieurs semaines. Il en va de même entre Didac Costa et Romain Attanasio qui naviguent à vue après plus de 80 jours de course. Pour ces quatre skippers, chaque virement compte. Ils doivent rester concentrés et bien gérer toutes les transitions météo.
A l'arrière du peloton, Pieter Heerema négocie bien le contournement d'une cellule © Great Circleanticyclonique prévu en début de semaine alors que Sébstien Destremau a su patienter pour passer le Cap Horn dans des conditions correctes.
CD et BS / Great Circle
 


Actualité
La porte des mers du Sud se referme…
dimanche 29 janvier 2017, 16h00
Ca y est, tous les concurrents encore en lice dans le Vendée Globe ont passé le cap Horn. C’est un grand jour pour Sébastien Destremau qui a franchi le mythique cap aujourd’hui à 14h36 (heure française), après 84 jours et 01 heure de mer. 5700 milles devant lui, Louis Burton est à trois jours de la délivrance et d’une arrivée aux Sables d’Olonne à une brillante 7e place. Le Hongrois Nandor Fa, toujours très en forme, est attendu en Vendée vers le 8 février. Eric Bellion a de son côté franchi l’équateur la nuit dernière et Conrad Colman devrait en faire de même prochainement. Quant à Romain Attanasio et Didac Costa, ils naviguent toujours collés serrés : 0,1 mille d’écart après plus de 21 000 parcourus depuis le départ le 6 novembre dernier.


Il était 14h36 ce dimanche quand Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) a franchi le cap Horn pour la première fois de sa vie. Il est le 18e et dernier concurrent de ce Vendée Globe à passer le dernier des trois grands caps du Vendée Globe, et ce après 84 jours et 01 heure de course, soit 37 jours après Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) qui avait mis 47 jours à rallier le Horn. A titre de comparaison, il y avait 16 jours d’écart entre le premier (François Gabart) et le dernier (Alessandro di Benedetto) lors de l’édition 2012-2013… Les écarts sont particulièrement importants dans ce huitième Vendée Globe.
« Je vais passer proche du caillou. La vue est dégagée, il y a des nuages mais ce n’est pas bouché. Je vais pouvoir en profiter. Toutes les conditions sont réunies pour un beau passage », disait Sébastien ce matin en vacation. « C’est immense de se dire que je suis venu là seul et en course. Il faut avancer et se sortir de ces mers difficiles et de ces territoires dangereux. On fait un pas de plus vers les Sables d’Olonne. »
Passé au cap Horn il y a 5 jours, Pieter Heerema (No Way Back) poursuit sa remontée de l’Atlantique non loin de la Zone d’Exclusion Antarctique. Il va devoir négocier un anticyclone qui se trouve sur sa route. Ca va être un peu laborieux mais il devrait ensuite remonter au portant pour toucher l’alizé. Pour le moment, Pieter gère bien sa navigation dans l’Atlantique Sud.
Attanasio et Costa toujours collés-serrés
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) auront bien mérité la navigation dans les alizés du Sud-Est. Ils doivent en effet actuellement négocier des zones de calme usantes pour les nerfs et peu propices à la vitesse. En tout cas, la température de l’air et de l’eau a bien grimpé et les embruns ne sont plus glacés par 30° Sud. « Après tout ce que nous avons traversé respectivement lui et moi, nous retrouver si proches au milieu de l'océan et après quasiment trois mois de navigation c'est vraiment impressionnant », s’enthousiasme Didac. « Après plus de 80 jours de course, nous remettons le compteur à zéro de notre régate particulière. Avoir Romain si près va me permettre de savoir rapidement si les options de navigation que je prends sont les bonnes ou non. »
Le groupe des quatre se disloque, « ça sent le paddock » pour Eric Bellion et Conrad Colman
Poursuivons notre remontée de la flotte avec Rich Wilson (Great American IV) qui est sous la menace d’Attanasio et Costa. Rich qui commence à toucher des alizés d’Est encore faiblards. Les alizés sont un peu plus vigoureux pour les trois concurrents qui le précèdent : Alan Roura (La Fabrique), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline). On note que depuis quelques jours les écarts entre ces quatre marins ont tendance à se distendre. Et on sait désormais mieux pourquoi Fabrice Amedeo a été décroché par Arnaud Boissières. « J’ai passé 48 heures avec un filet dans une dérive. Cela me faisait perdre environ 2 nœuds et je m’arrachais les cheveux. J’ai fini par voir le filet et par l’enlever. Me voilà reparti à vive allure ! », raconte Fabrice.
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a passé l’équateur la nuit dernière et il navigue actuellement dans un Pot au noir peu étendu, comme il nous le racontait ce midi dans le dernier Vendée Live : « Je fais de mon mieux, je suis les conseils que l’on m’a donné lors de ma formation météo. Normalement le Pot au noir ne devrait pas être trop méchant à cette période de l’année. » 220 milles dans son tableau arrière, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) était encore à 120 milles de l’équateur au pointage de 15h. Pour lui aussi, le retour dans l’hémisphère est pour bientôt.

Louis Burton attendu aux Sables d’Olonne entre mercredi et jeudi, Nandor Fa solide 8e
(Spirit of Hungary) solide 8e  a une bonne marge d’avance sur Eric Bellion (plus de 600 milles) et sa 8e place ne semble pas menacée si tout se passe bien. Le Hongrois de 63 ans profite de conditions propices à une bonne glisse et cela devrait durer jusqu’à son arrivée, prévue aux alentours du 8 février. Nandor a été le plus rapide ces dernières 24 heures (334 milles).
Et on termine avec Louis Burton (Bureau Vallée) qui sera le prochain concurrent à amarrer son bateau au ponton du Vendée Globe à Port-Olona. Dans le Nord-Ouest des Açores, il a empanné ce matin pour pointer son étrave vers les Sables. Lui aussi file à plus de 17 nœuds actuellement et il n’est plus qu’à 1200 milles du but. « Nandor Fa est loin derrière donc je navigue forcément avec un peu de prudence. Je fais attention mais je continue à faire avancer la machine. Mais j’ai perdu du temps dans le Pot au noir qu’il faut que je rattrape », indique Louis.

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 30 Jan 2017, 16:08

Bonjour
quelques news!!!
@mitié Laurent




Actualité
Louis Burton à 1000 milles du but
lundi 30 janvier 2017, 06h49
Louis Burton attaque son dernier millier de milles avant l’arrivée aux Sables d’Olonne, où il est attendu probablement jeudi matin. Les douze concurrents encore en mer sont tous en Atlantique depuis le passage du cap Horn de Sébastien Destremau, hier.


© Stéphane Maillard
Ce week-end a vu le passage de l’équateur d’Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 9e) et celui du cap Horn par Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean, 18e). Deux autres jalons vont tomber ce lundi : d’une part une unité va disparaître des écrans de Louis Burton, puisque Bureau Vallée aura ce matin moins d’un millier de milles restant à parcourir d’ici l’arrivée aux Sables d’Olonne, où la septième place est promise à Louis pour mercredi ou jeudi, au terme d’un tour du monde parfaitement maîtrisé ; d’autre part le Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy, 10e) va franchir ce matin l’équateur qui n’était plus qu’à une trentaine de milles de son étrave au pointage de 5h ce matin.
Quatre en Atlantique Nord, huit en Atlantique Sud
En terminant le 85e jour de mer, nous aurons donc quatre bateaux dans l’Atlantique Nord et huit dans l’Atlantique Sud. Avec des liens qui se sont distendus depuis quelques jours, le seul duel rapproché persistant étant celui que mènent toujours l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) et le Français Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e). Un duel à petite vitesse – moins de 5 nœuds - ces deux marins étant encalminés dans une zone de molle par 29 degrés Sud.© Nandor FA Ils n’ont parcouru que 140 milles ces dernières 24 heures, alors, par exemple, que les deux bateaux de l’avant (Louis Burton et Nandor Fa à bord de Spirit of Hungary, respectivement 7e et 8e) émargent à 330 milles couverts. A leur propos, contrairement à Louis Burton bien poussé par un puissant flux de Sud-Ouest et qui navigue 700 milles au large du Nord du Portugal, Nandor Fa, 1300 milles derrière Louis, doit faire le grand tour par l’Ouest pour éviter tant que faire se peut les calmes de l’anticyclone des Açores.
A l’opposé de la flotte restant en course, il faudra être patient aussi pour Sébastien Destremau et Pieter Heerema (No Way Back, 17e), qui sont les deux derniers marins encore concernés par le grand Sud : Heerema dans les Quarantièmes Rugissants le long de la zone d’exclusion antarctique, Destremau dans des Cinquantièmes Hurlants qu’il aimerait voir se muscler par l’Ouest, le vent étant visiblement trop faible pour être honnête ce matin à la pointe de l’Amérique du Sud. Sébastien Destremau devrait être exaucé rapidement, avec un renforcement prévu dans quelques heures qui devrait l’autoriser à mieux progresser vers le Nord. En attendant de devoir négocier, plus tard, les zones de hautes pressions à la latitude de l’Uruguay, qui vont également compliquer la route de Pieter Heerema.
Arnaud Boissières mène le peloton
Au large de Rio de Janeiro, l’Américain Rich Wilson (Great American IV, 14e) n’est pas encore tiré d’affaire : son option près des côtes sud-américaines lui a fait perdre du terrain et des grumeaux de l’anticyclone de Sainte-Hélène peuvent encore le freiner. Il ne doit pas trainer en route s’il veut pouvoir accrocher le train des vents de secteur Est qui propulsent déjà ses trois ex-compagnons de cordée du « groupe des quatre », à savoir du Sud au Nord le Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e) et les deux Français Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e) et Arnaud Boissières (La Mie Câline), qui mène la danse dans ce groupe. Arnaud Boissières est toujours 11e et navigue ce matin à la latitude de Salvador de Bahia, soit un peu plus de 800 milles de l’équateur que s’apprête à franchir le concurrent qui le précède, Conrad Colman. Mais un peu de baume au cœur va tomber également ce matin dans le cockpit de la Mie Câline : moins de 4000 milles à parcourir d’ici l’arrivée aux Sables et 120 milles d’avance sur un Fabrice Amedeo qui était parvenu jusqu’ici à faire jeu égal avec lui.
Bruno Ménard / M&M

Actualité
Conrad Colman a passé l'Equateur !
lundi 30 janvier 2017, 10h56
Le skipper Néo-Zélandais, sur Foresight Natural Energy, a franchi l'Equateur ce matin à 9h45, heure française.


© Conrad Colman (DR)Après 84 jours 20h et 43 mn de course, le Kiwi du Vendée Globe, Conrad Colman a franchi l'équateur ce lundi 30 janvier à 9h45. 
Le skipper de Foresight Natural Energy, qui navigue actuellement en dixième position, est entré en Atlantique Nord 23 jours 8h 22mn après le vainqueur du Vendée Globe, Armel le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et 1 jour 9h 02mn derrière Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), le concurrent qui pointe à la neuvième place.

Conrad Colman remonte l’Atlantique Nord
lundi 30 janvier 2017, 12h44
Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a retrouvé l’hémisphère Nord à 9h45 heure française ce matin. Agé de 33 ans, le premier skipper Néo-Zélandais du Vendée Globe, poursuit sa course en dixième position sur son bateau de 2005, tout en se projetant déjà dans la prochaine édition du tour du monde en solitaire. 


© Conrad Colman (DR)
 
Ce midi,  3200 milles (5930 km) séparent encore l’étrave de son monocoque et la ligne d’arrivée des Sables-d’Olonne.  Après avoir parcouru plus des trois quarts du parcours, Conrad avoue mettre « deux pieds sur l’accélérateur pour rentrer à la maison ». En effet, le marin Kiwi a hâte de boucler cette aventure qui est selon lui  le fruit d’un très gros investissement « financier, mais aussi en sueur et  en émotions ».  Même s’il reconnait que les classements sont assez figés, puisqu’il navigue actuellement 220 milles en arrière d’ Eric Bellion (CommeUnSeulHomme)  et que son poursuivant le plus proche, Arnaud Boissières (la Mie Câline) est à 800 milles derrière lui, une autre raison le pousse à avancer le plus vite possible… Conrad qui n’a pris à bord que 100 jours de nourriture, craint d’être un peu juste en ravitaillement.
Motivé pour le prochain!
« Je me sens bien en mer mais ça commence à tirer un peu sur le bonhomme ". Du départ de Conrad Colman aux Sables-d’Olonne, l’histoire du Vendée Globe retiendra que le navigateur a trouvé son sponsor Foresight, seulement deux jours avant le départ du 6 novembre. Appelé au téléphone par l’organisation samedi, il se disait extrêmement motivé pour prendre le départ du prochain Vendée Globe en 2020 et cette fois : « préparer les choses correctement, pour être un bon concurrent et non plus un bricoleur. »

Analyse météo
A chacun son système météo
lundi 30 janvier 2017, 13h09
Chacun des douze skippers encore en course navigue dans des conditions météo différentes.


© Great Circle
© Great CircleChacun des douze skippers encore en course joue avec son système météo. Louis Burton navigue dans un système dépressionnaire qui va l’accompagner jusque dans le golfe de Gascogne. Nandor Fa est dans les alizés de Nord-Est. Il contourne l’anticyclone des Açores par l’Ouest et devrait éviter une grosse dépression dans deux jours.
Eric Bellion est dans l’alizé au près alors que Conrad Colman est toujours dans le Pot au Noir avec des vents assez instables et irréguliers.
Arnaud Boissières, Fabrice Amadéo, Alan Roura et Rich Wilson naviguent dans un alizé de Sud-Est encore faible et instable.
Pieter Heerema contourne une cellule anticyclonique par l’Est. C’est un schéma météo idéal qui permet de minimiser le temps passé au près pour aller chercher les alizés © Great Circled’Est.
Sébastien Destremau navigue dans un flux d’Ouest d’une vingtaine de nœuds, mais assez instable à cause de la proximité des îles proches du cap Horn.
CD et BS / Great Circle



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 31 Jan 2017, 21:20

Bonsoir
l'atcu de ce dernier jour de janvier
@mitié Laurent



Analyse météo
Dernière dépression pour Louis Burton
mardi 31 janvier 2017, 12h37
Louis Burton devrait arriver aux Sables d'Olonne dans moins de 48 heures, dans un vent de Sud, en avant d'une dernière dépression.


© Great Circle
© Great CircleLouis Burton navigue dans une dorsale en avant de la prochaine dépression qui arrive dans son Ouest. Cette dernière devrait lui apporter un vent de Sud/Sud-Ouest qui l'amènera jusqu'à la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne dans 48 heures. 
Nandor Fa devrait naviguer entre l'anticyclone des Açores et les dépressions hivernales qui circulent entre le Canada et l'Irlande dès demain. Il devrait arriver en début de semaine prochaine dans un régime perturbé d'Ouest.
Eric Bellion navigue dans un alizé soutenu alors que Conrad Colman commence seulement à le toucher.
Les 8 concurrents qui sont encore dans l'hémisphère Sud poursuivent leur route dans des conditions qui sont toujours assez clémentes.
© Great CircleCD et BS / Great Circle

Actualité
Message de la mer de Sébastien Destremau « Nuit d’ivresse aux Malouines »
mardi 31 janvier 2017, 15h05
Une nuit de veille entrecoupée de quelques heures à la bannette, de grignotage, de manœuvres... C'est le lot de tous les marins sur le Vendée Globe qui, dès que le jour se lève, se délectent du plus petit rayon de soleil. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) nous fait partager sa "nuit d'ivresse" non loin des îles Falkland.



« J'avais mis le réveil à 3 heures, car la météo prévoyait un renforcement du vent. Bien vu ! Puisqu’avec plus de 30 nœuds, le bateau était surchargé avec un ris et le petit gennaker.
Un petit tour dehors pour aller prendre un deuxième ris s'imposait donc... C’est toujours un peu pénible de mettre son ciré et de sortir sur le pont en pleine nuit. Il fait froid, ça mouille, c’est pas terrible quoi ... Mais on se sent toujours mieux après avoir pris une bonne décision.
Du coup, le bateau est plus calme et progresse à bonne vitesse sans trop forcer.
Je me suis aussi pris un faux petit déj’ avec petit pain, café et quelques noix ! Et voilà où passe tout le stock de goodies : dans les réveils de nuits ... Pffffff.
A 4h30, retour bannette en mettant à nouveau le réveil, mais pour deux heures cette fois. Il y avait un caillou devant à minimum trois heures de route un peu sur notre gauche. Si le vent tourne à gauche pendant que je dors on y allait droit dessus. Du coup, deux heures c'est bien, car cela permet de vérifier que tout va bien. Et comme deux heures après tout va bien, et bien on se recouche vite fait et là on dort comme un loir !

Ce matin, il fait un temps exceptionnel ... Grand soleil qui rentre par les hublots et qui chauffe le siège où je suis assis. Il y a un bon vent de 20 nœuds qui nous pousse tranquillement sous les Malouines et qui devrait durer comme ça pendant deux ou trois jours. Le bateau glisse paisiblement à 12/15 nœuds sous gennaker et grand voile ... Je vais même allez larguer le deuxième ris d'ici quelques minutes

Ca serait bien si ce régime d'ouest pouvait durer parce que c'est vraiment faire de la bonne route sans forcer.  A priori, on devrait faire 650 milles avant que ça tourne un peu vinaigre ... Ca sera déjà 10% de la route qu'il nous reste de pris ! »
 
Sébastien

Leurs nuits seront plus belles que nos jours…
mardi 31 janvier 2017, 17h54
« L’idée de dormir dans un lit qui ne bouge pas, qui n’est pas un pouf en plastique, sans me faire réveiller par une alarme toutes les 30 minutes, c’est le grand bonheur. » racontait ce midi à la vacation Romain Attanasio. En ce 85e jour de mer, les 12 marins encore en course sur ce 8e Vendée Globe ne cachent pas leur impatience de retrouver la terre ferme… et à la fois redoutent un peu ce retour à une vie normale. « Le souci du moment, c’est le retour. Peut-être que je n’aurai pas envie de poser le pied à terre, j’aurai peut-être envie de rester sur mon bateau. » confiait ce midi Alan Roura, le plus barbu des skippers en mer.



Louis Burton attendu jeudi matin
Louis Burton sur son Bureau Vallée sera le prochain marin à franchir la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe. Il est attendu jeudi matin aux alentours de 9h à la cardinale Nouch Sud ! Et nul doute que le public sera au rendez-vous dans le chenal pour saluer le bonhomme de 31 ans et son bateau. Aux Sables d’Olonne, petits et grands patientent en déambulant sur le ponton sur lequel sont encore amarrés Maître CoQ, StMichel-Virbac, Quéguiner-Leucémie Espoir et Finistère Mer Vent. En attendant, Bureau Vallée doit encore parcourir 580 milles poussé par un vent de Sud-Ouest qui devrait se renforcer pour 20 nœuds jusqu’aux côtes vendéennes. Jeudi, Louis pourra tomber dans les bras de Morphée… dans un vrai lit qui ne bouge pas.

Nandor Fa aux Sables entre le 6 et le 8 février
Le Hongrois sur son Spirit of Hungary devrait bientôt en avoir fini avec le contournement de cet anticyclone qui l’empêche d’afficher au compteur des vitesses à deux chiffres. Cette nuit, le skipper de 63 ans va accélérer en arrière d’une grosse dépression qui le poussera dans un flux de Sud-Ouest tonique… jusqu’à la ligne d’arrivée. Si Nandor a remarquablement mené son bateau depuis le départ le 6 novembre dernier, il va lui falloir jouer de la prudence pour que le matériel tienne jusqu’au bout.

Eric Bellion et Conrad Colman dans les alizés de Nord-Est
Pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), 9e, la vie est belle dans les alizés de Nord-Est. Les émotions sont toujours décuplées en mer après 85 jours de solitude et Eric n’a pas manqué de les faire partager dans une vidéo envoyée à l’organisation du Vendée Globe : « Il reste douze jours de mer peut-être moins. Je suis un peu perdu dans les émotions, je ne sais pas si je dois pleurer ou rire, c’est tellement grand, beau, je suis super ému, fatigué aussi mais je suis heureux d’être là ! Je trace la route au reaching vers le nord, vers la maison, vers vous tous. » 300 milles derrière, Conrad Colman (Natural Foresight Energy) fait lui-aussi cap vers les Sables d’Olonne mais souffre d’avoir perdu trois voiles importantes. Il ne lui reste que sa grand-voile, sa trinquette et son J3 pour continuer la route… Mais Conrad garde toujours le sourire.

Engranger des milles…
Arnaud Boissières (La Mie Câline) est le chef de file du groupe des 8 bateaux encore dans l’Atlantique Sud. Il devrait rentrer dans le Pot au Noir demain soir, et ne pas y rester trop longtemps. La ZCIT (zone de convergence intertropicale) semble bien moins active que pour les premiers concurrents du Vendée Globe ! Les plus mal lotis demeurent Alan Roura (La Fabrique), Rich Wilson (Great American IV), Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio qui naviguent dans du vent instable en force et en direction. Pour Didac et Romain, la régate au contact est toujours d’actualité : 7 milles les séparent ce soir… « J’ai une zone orageuse devant moi et je m’apprête à rentrer dedans. Le vent monte, j’ai pris un ris déjà. Ça sent le bouillon cette affaire. » racontait Romain ce midi… Quant à Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) la météo demeure plutôt favorable. Pieter devrait toucher les alizés de l’hémisphère sud plus tôt que ses prédécesseurs et Sébastien glisse à vive allure (15 nœuds) dans l’ouest des Falkland. La vie est belle ce soir en mer, même à 6 600 milles de la ligne d’arrivée…
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 31 Jan 2017, 21:51

Bonsoir Laurent,

Merci pour la continuité de cette "Saga" !

Super.

Bonne nuit.

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Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 31 Jan 2017, 22:23

Glénans a écrit:
Bonsoir Laurent,

Merci pour la continuité de cette "Saga" !

Super.

Bonne nuit.
salut Bertrand
on couvrira l'événement jusqu’au dernier skipper et si on n'oublie pas, la remise du trophée qui devrait avoir lieu courant Mai??? et merci pour ton suivi
@mitié Laurent

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 31 Jan 2017, 22:29

Bonsoir Laurent,

Et c'est normal pour qui aime la voile, sans pour autant être passionné par la régate, mais quand je navigue et que je suis bord à bord avec un voilier du même type que le mien, je fais je nécessaire pour aller plus vite que lui, ah mais !!!

Bonne nuit.

_________________
Amitiés. sunny

Bertrand.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 01 Fév 2017, 09:24

Bonjour
aller ue actu matinale en ce premier jour de fevrier
je viens de m'apercevoir que j'ai oublié mon classement dominical lol!
@+Laurent


Actualité
Message de la mer : Arnaud Boissières "Rencontre insolite"
mercredi 01 février 2017, 06h39
Le skipper de La Mie Câline a croisé un voilier de croisière cette nuit... Echange à la VHF et bonheur pour Cali de voir du monde sur l'eau !


© Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée Globe
"Bonjour !
mieux que de papoter entre voisins : croiser un bateau sur l'eau, c'est la fête à bord !
C'est un équipage francais, une petite famille partie de Cape Town... le 20 décembre... Du coup, nous voilà partis à papoter. Lui va en Guyane et le skipper, père de famille, prend des photos pour son fils de 8 ans qui suit le Vendee Globe ! J'espère qu'il y a des boulangeries La Mie Câline en Guyane sinon on va faire un malheureux...
Il me dit aussi que son bateau est à vendre si ça m'intéresse ! Un ovni 480... Je sais pas si il est à la jauge Imoca ! Avec ou sans foil histoire d'être tendance. N'empêche, j'aimerai avoir les moyens histoire d'aller à l'île d'Yeu en famille à la fête du Thon !!!!!
Le gars est super sympa et a promis de m'envoyer des photos via les réseaux sociaux...
Voilà, sinon on a souhaite la bienvenue à plusieurs poissons volants,
il fait beau, on prend des coups de soleil ".
Cali

Actualité
Louis Burton file tout droit vers la ligne d’arrivée !
mercredi 01 février 2017, 07h26
Le skipper de Bureau Vallée avance pied au plancher, l’étrave pointée vers Les Sables d’Olonne distante de 330 milles. A près de 19 nœuds de vitesse, poussé par un vent de sud-sud-ouest tonique, Louis vit ses dernières 24 heures sur ce 8e Vendée Globe qu’il est en passe de boucler à la 7e place !


Tribord amures pleine balle, le skipper de Bureau Vallée devrait terminer son tour du monde demain matin aux alentours de 9h puis embouquer le chenal des Sables dans la foulée. Le public et ses fidèles supporters l’attendent avec impatience. Nul doute que l’accueil sera à la hauteur de l’exploit : une 7e place et une boucle rondement menée par ce jeune homme de 31 ans sur un bateau lancé en 2006 qu’il connaît sur le bout des doigts…
A 1700 milles de Bureau Vallée, Nandor Fa (Spirit of Hungary) s’apprête à changer de régime. L’anticyclone est désormais dans son tableau arrière, et il va lui falloir accrocher le puissant flux de Sud-Ouest généré par une grosse dépression afin de glisser vers le but à vive allure. Il est attendu aux Sables d’Olonne entre le 6 et le 8 février.
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) est l’homme le plus rapide de la flotte depuis 24 heures : 360 milles avalés à plus de 15 nœuds !
Pendant qu’Arnaud Boissières (La Mie Câline) papote avec un voilier de croisière à la VHF, dans l’Atlantique sud, la météo n’est pas simple à négocier pour Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Un décalage s’est opéré cette nuit qui donne 24 milles d’écart par rapport à la distance au but. Le Catalan a choisi de se positionner un peu plus à l’Est dans le marasme d’un front à la latitude du Cabo Frio. La régate entre les deux skippers n’est pas prête de se terminer !

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 01 Fév 2017, 21:59

Bonsoir
arrivée prévue demain pour Louis
@mitié Laurent


Actualité
Louis Burton (Bureau Vallée) à 9h demain sur la ligne
mercredi 01 février 2017, 17h33
Il est attendu de pied ferme à Port Olona ! « A quelle heure arrive Louis ? » demande le public bien décidé à accueillir comme il se doit le 7e skipper du 8e Vendée Globe. Bureau Vallée n’est plus ce soir qu’à 160 milles des retrouvailles avec la terre et devrait couper la ligne demain, jeudi 2 février à 9h00 précises dans des conditions pour le moins toniques : un vent de sud de 25 nœuds et une grosse houle.



Puis ce sera une entrée dans le chenal à 9h20 et un amarrage au ponton à 10h00. D’une démarche sans doute chaloupée, Louis rejoindra le podium puis la salle de conférence de presse à 11h. Sa famille, ses partenaires, ses amis, le public, les journalistes… tous ont hâte qu’il raconte son histoire sur la grande boucle à travers les océans.

Actualité
7 nations encore en mer…
mercredi 01 février 2017, 17h11
Il y avait dix nationalités au départ de ce 8e Vendée Globe. Du jamais vu sur ce tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Après l’abandon du Japonais Kojiro Shiraishi dans la descente de l’Atlantique et de l’Irlandais Enda O’Coineen à la longitude de la Tasmanie, après l’arrivée du Britannique Alex Thomson aux Sables d’Olonne, deuxième derrière Armel le Cléac’h, la Hongrie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, les Etats-Unis, l’Espagne, la Hollande et la France sont encore en course ! Et les six skippers étrangers aux côtés des 6 marins français continuent d’animer le grand match planétaire…



Nandor, Conrad, Alan, Rich, Didac et Pieter : six courses dans la course
Le Hongrois Nandor Fa, sur son bateau qu’il a construit lui-même, sera en toute logique le 8e marin de retour aux Sables d’Olonne. Le navigateur de 63 ans, à plus de 1 700 milles de Louis Burton, s’apprête à rencontrer des conditions toniques qui le pousseront jusqu’à la ligne d’arrivée où il est attendu entre le 6 et le 8 février. Conrad Colman, le Néo-Zélandais, engrange les milles dans les alizés de Nord-Est sur un bateau qui ne peut donner toute sa puissance puisqu’il à perdu trois voiles d’avant. 10e, Conrad démontre une ténacité à toute épreuve et un réel talent de coureur au large en solitaire.
Alan Roura, 13e, sur un bateau d’ancienne génération (1998) fait des lumières. Le p’tit Suisse se bat contre des gars plus expérimentés et contre des avaries qu’il parvient à gérer à chaque fois. Que dire de Rich Wilson, l’Américain ? Cet homme de 66 ans court autour de la planète pour un programme éducatif qui lui donne beaucoup d’énergie, même si Rich peine en ce moment au large du Brésil dans des vents très instables.
L’Espagnol Didac Costa, 15e, malgré ses quatre jours de réparations aux Sables d’Olonne juste après le départ de la course a réussi à recoller à la flotte et régate à couteaux tirés contre Romain Attanasio. Enfin, le Hollandais Pieter Heerema, 17e, est enfin heureux sur cette remontée de l’Atlantique. Lui qui ne semblait pas trouver les ficelles de son bateau à foils… Il réduit son écart avec le duel Costa/Attanasio de jour en jour.
On notera que parmi ces six marins, quatre sont des bizuths du Vendée Globe ! Chapeau bas…

Olivia Maincent / M&M

Actualité
Messages de la mer : météo capricieuse dans l'Atlantique Sud
mercredi 01 février 2017, 16h06
Pieter Heerema et Didac Costa ont chacun envoyé un message pour faire part de leurs sensations du moment. Les deux skippers doivent faire face à une météo changeante.



© Pieter Heerema/ Vendée GlobePieter Heerema, No Way Back
" Après une belle nuit très claire avec beaucoup d’étoiles, la journée est très ensoleillée. Il y a du vent, un peu trop peut-être. J’ai quelques inquiétudes au sujet d'une grande zone sans vent qui se déplace devant moi. C’est trop tard pour l’éviter. Nous verrons bien ce qu’il va se passer. Touts va très bien à bord ! "

Didac Costa, One Planet One Ocean
" Ces derniers jours ont été vraiment intenses à cause de Romain (Attanasio) qui navigue très près, à cause aussi de la météo très instable (des vents changeants et beaucoup de grains). En ayant tous les deux des bateaux de même génération avec des vitesses similaires, nous devons vraiment être réactifs pour que l'autre ne puisse pas s'échapper ou gagner quelques milles d'avance. Sa voile apparait et disparait à l'horizon. Ce coup ci, je me suis positionné plus à l'Est pour essayer d'être au vent quand les alizés rentreront (entre cette nuit et demain matin). Nous avons passé ces dernières heures à "danser" entre les grains, on se serait cru dans le Pot au Noir. J'ai perdu le compte des changements de voiles et des prises de ris que j'ai pu faire. Les nuages se développent rapidement et sans prévenir, le vent redouble d'intensité et est souvent suivi d'une averse... J'espère que vous ne perdez pas une miette de ce duel avec Romain depuis la terre car ici, sur l'eau, on le vit à fond... A très vite ! "

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 02 Fév 2017, 21:33

Bonsoir
Louis Burton sur Bureau Vallée 7ème du VG
@mitié Laurent


Actualité
Louis Burton septième du Vendée Globe !
jeudi 02 février 2017, 08h48
Louis Burton ( Bureau Vallée) a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne ce jeudi 2 février 2017 à 08 heures 47 minutes  et 49 secondes (heure française). Il s’octroie la septième place de ce Vendée Globe 2016, tour du monde qu’il boucle pour la première fois, après son abandon dû à une collision avec un chalutier, lors de l’édition 2012-2013. Son temps de course est de 87 jours 21 heures 45  minutes et 49 secondes, en raison d'une pénalité de 2 h pour une rupture involontaire du plomb d’arbre d’hélice, survenue deux jours avant l’arrivée. Il a parcouru 27 477 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 13,04 nœuds. 


© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeAvec son IMOCA construit en 2006 et toujours soutenu par Bureau Vallée, son fidèle partenaire depuis 2010, Louis Burton s’est aligné au départ du Vendée Globe 2016 avec un bon niveau de préparation, « Je me fixe un objectif entre une dixième et  une douzième place... J’aimerais aussi relever un autre défi : mettre moins de 84 jours, le temps de Michel Desjoyeaux en 2008 sur un bateau de même génération » annonçait le navigateur aux Sables-d’Olonne. Le premier objectif du marin sera largement dépassé, le deuxième manqué de peu…
Leader du peloton
En théorie, ses rivaux les plus directs se nommaient Tanguy de Lamotte, Bertrand de Broc, Stéphane le Diraison, Thomas Ruyant, Arnaud Boissières, Fabrice Amédéo ou encore Kito de Pavant qui, comme lui, naviguent sur des monocoques construits pour le Vendée Globe 2008. Dès les premiers jours de course, Louis Burton s’installe parmi les leaders de cette flotille de bateaux de deuxième génération. Après une descente rapide vers l’équateur, le voilier jaune et vert en treizième position, se tient toujours dans la première moitié du classement. Dès l’arrivée dans les mers du sud, il devient le leader du peloton, ne quittant plus le top 10 depuis l’entrée dans l’océan Indien. Au fil des abandons successifs, Louis Burton navigue seul en septième position et maintient une belle vitesse, accentuant  même son avance dans l’océan Pacifique sur ses poursuivants Nandor Fa et Conrad Colman. Lorsqu’il est contrarié par de nombreux soucis techniques et de longues sessions de bricolage à bord,  Louis envoie un message rempli d’humour « J’ai attaqué Germinal sur ma liseuse, histoire de me dire que je n’ai aucune raison de me plaindre ! »
Louis Burton Cap-Hornier !
Au cap Horn qu’il découvre pour la première fois, au 58ème  jour de course, le skipper de Bureau Vallée confortablement installé dans sa  7ème place, savoure son bonheur d’en finir avec les mers du Sud et d’entamer la remontée vers les Sables-d’Olonne. A l’abord du Pot au Noir, son plus proche poursuivant Spirit of Hungary est environ 1500 milles derrière lui :  « Je suis un peu isolé entre Nandor Fa derrière et le duo Jean Le Cam - Yann Éliès devant, ça enlève un peu de piquant mais cela a l’avantage de ne pas mettre de pression, de pouvoir faire avancer le bateau en sécurité et de rester vigilant». Propulsé au cœur de l’archipel des Açores, dans un flux musclé de Sud-Ouest  jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne, Louis Burton navigue en avant d’une belle dépression et couvre même la distance de 349 milles en 24 heures. Louis Burton termine son Vendée Globe derrière Yann Eliès 5e et Jean le Cam 6e, deux prédécesseurs parmi les plus expérimentés du circuit, eux aussi sur des bateaux classiques à dérives droites.
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeEt demain…
Inutile de poser la question au skipper sur ses projets d’avenir, ils sont déjà écrits, Bureau Vallée et Louis Burton ayant annoncé au mois de novembre, l’achat du Banque Populaire VIII, l’IMOCA à foils mené à la victoire par Armel le Cléac’h.  Arrachant ce commentaire à Arnaud Boissières (La Mie Câline) toujours en course «  Louis a fait une super course, dans le sud il a fait une belle trajectoire tout droit à 18 nœuds pendant longtemps ! On a à peu près le même potentiel de bateau et il me met loin derrière, mais je suis content pour lui parce qu’avant de partir, avec son partenaire ils ont acheté le bon bateau ! »
C’est un excellent présage sur l’avenir que s’offre à 31 ans le skipper de Bureau Vallée.  Louis Burton et Servane Escoffier, parents de deux adorables bambins, Edith et Lino, vont désormais se consacrer à la course au large en IMOCA avec un nouveau bébé, qui plus est doté de foils sur les flancs pour mieux voler. On se réjouit déjà de retrouver le couple de navigateurs  sur la prochaine Transat Jacques Vabre.
Jenny Launay / M&M 

Analyse météo
Les dépressions se succèdent pour Nandor Fa
jeudi 02 février 2017, 07h47
Alors que 10 des concurrents encore en mer naviguent dans des conditions clémentes, Nandor Fa s'apprête à affronter une série de tempêtes en Atlantique Nord.


© Great Circle
© Great CircleL’anticyclone qui nous protégeait des tempêtes sur les côtes françaises depuis 2 semaines et qui amenait un vent d’Est froid et sec a disparu. Les dépressions hivernales sont de retour. Elles se forment au large des Etats-Unis ou du Canada et traversent l’Atlantique en deux ou trois jours avant d’aborder les côtes européennes en incurvant leur trajectoire vers le Nord.
Nandor Fa va les affronter au rythme d’une par jour sur la dernière partie de son parcours jusqu’aux Sables d’Olonne.
L’objectif pour le skipper hongrois est pour l’instant de rester entre l’anticyclone des Açores dans son Sud et le train de dépressions, afin d’éviter les vents les plus forts. Il faudra ensuite trouver le trou de souris pour remonter vers le Nord et traverser le Golfe de Gascogne avec des conditions de vent acceptables. La fin de parcours ne sera pas de tout repos.
© Great CircleCD et BS / Great Circle
En complément

Foule sentimentale
jeudi 02 février 2017, 16h49
La magie du Vendée Globe a une fois de plus opéré aux Sables d’Olonne. Malgré la pluie, le vent et la grosse mer à l’entrée du chenal, le public, venu en nombre, a accueilli ce matin Louis Burton, 7e du Vendée Globe, de la plus chaleureuse des manières. Amaigri mais les yeux profondément brillants d’avoir vécu sa première course autour du monde en solitaire et de l’avoir magnifiquement bouclée, le skipper de Bureau Vallée a laissé éclater sa joie : « C’était rock’n roll, mais j’ai adoré ! »… Pendant ce temps, les 11 marins encore en course poursuivent leur longue route, de Nandor Fa, 8e à 1 700 milles du but, à Sébastien Destremau, 18e, 4 400 milles plus loin…
 

© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe
Louis Burton : une course exceptionnelle
Il a déboulé à 20 nœuds vers la ligne d’arrivée sur son fier navire qui a vu défiler 27 477 milles sous sa quille ! Louis Burton, hilare de revoir les terriens et les siens, heureux d’avoir tout donné, parfois même tout osé sur son Bureau Vallée, a été accueilli en héros aux Sables d’Olonne… L’émotion a envahi le chenal vers 9h30 ce matin au son des « Bravo ! » et des cris de joie, puis sur le podium sur l’air de Get Lucky de Daft Punk… Cette 7e place, Louis ne l’a pas volée : «  J’ai tout donné jusqu’au milieu de l’océan Indien, il n’y a pas une minute de sommeil que j’ai passée sans avoir l’écoute de grand voile enroulée autour du poignet pour pouvoir larguer ». Il faut dire aussi que son Imoca qu’il connaît sur le bout des doigts avait été parfaitement fiabilisé. Eric Bellion, joint à la vacation ce midi, résume parfaitement sa course : « Il a accéléré comme un diable et il n’a jamais relâché la pression. Il a fait une course exceptionnelle sur un vieux bateau (lancé en 2006, ndlr). Sa place est tout à fait méritée. Avec son expérience et le beau bateau qu’il va avoir, il fera partie des favoris pour le prochain Vendée Globe. » Tout est dit.
Bateaux usés, skippers fatigués
Les dépressions hivernales sont de retour. Celles qui génèrent de forts coups de vent et une mer démontée. Nandor Fa (Spirit of Hungary) va bientôt en faire les frais. « J’ai vérifié mon bateau dans les moindres détails hier alors que j’étais encore dans l’anticyclone. La situation va être complexe. » expliquait le Hongrois à la vacation de midi.
88 jours de mer dans les bottes, des coups de chien, de la pétole, des bricoles au quotidien, du stress permanent… les marins accusent le coup. « Je ressens une forte fatigue. C’est compliqué de ne pas pouvoir se relâcher et d’être toujours à fond sur le bateau et toujours en tension » confiait Eric Bellion à la vacation. Les alizés (vent de Nord-Est) ne sont pas un long fleuve tranquille en remontant l’Atlantique. Une mer cassante, un angle près du vent, une vie à quatre pattes pendant plusieurs jours… De quoi pomper toute l’énergie du bonhomme !
Arnaud et Fabrice : la tête à l’endroit
Le skipper de La Mie Câline a doublé l’équateur la nuit dernière à minuit 38, suivi 9 h plus tard par Fabrice Amedeo (Newrest Matmut). Les deux Imoca sont séparés ce soir de 50 milles ! Il y a 24 heures, il fallait en compter 150… La bonne nouvelle est que le Pot au Noir leur ouvre grand la porte de l’hémisphère nord : tous deux filent à 10 nœuds… Il va y avoir du sport !
Autre duel : Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) désormais dans les alizés à 15 milles d’écart… Deux belles bataillent à surveiller jusqu’à la ligne d’arrivée !
 
Olivia Maincent /M&M

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