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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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baboune
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 09 Jan 2017, 07:30

Bonjour l(actu de cette matinée
Alex a encore repris du terrain sur Armel
@+-Baboune


Actualité
Irrespirable dernière semaine ?
lundi 09 janvier 2017, 06h15
Alex Thomson est revenu à 67 milles d’Armel Le Cléac’h ! Celui-ci se démène comme un beau diable pour progresser tant bien que mal vers le Nord en voyant son avance se réduire comme peau de chagrin. Le Hongrois Nandor Fa, lui, s’apprête à doubler le cap Horn.


Voici donc venue la dernière semaine complète de course pour Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, attendus aux Sables d’Olonne dans huit jours maintenant, avec une probabilité d’arrivée le mardi 17 janvier. L’estimation est à prendre avec des pincettes de précision. Parce qu’il reste 2900 milles pas simples du tout à couvrir et parce que le vent qu’ils reçoivent en réalité sur l’eau n’est pas toujours celui qu’indiquent les fichiers de vent, dans cette zone de toutes les incertitudes qu’est le pot au noir. Un pot au noir particulièrement large et qui a beaucoup fait gamberger le skipper de Banque Populaire VIII, contraint de beaucoup manœuvrer cette nuit encore à la recherche du moindre souffle, pendant que celui de Hugo Boss était certes lui aussi ralenti mais pouvait se permettre un « tout droit » d’une douzaine d’heures qui lui a permis de regagner beaucoup de milles. En 48 heures dans ce marasme météorologique, l’avance d’Armel Le Cléach’ sur Alex Thomson a fondu de 186 milles samedi à moins de 68 milles ce lundi matin. Et quand on jette un œil aux progressions sur 24 heures, elles sont très parlantes : du premier au troisième - Jérémie Beyou, Maître CoQ - ils ont parcouru respectivement grosso modo 100, 200 et 300 milles…
Par ici la sortie ?
La sortie du pot, prévue aujourd’hui, est-elle en train de se profiler ? C’est l’espoir des supporters d’Armel Le Cléac’h ce matin via un tout petit indicateur : la vitesse sur la dernière demi-heure avant le pointage, où Banque Populaire flirte avec les 11 nœuds alors qu’Alex Thomson dépasse à peine 6,5 nœuds. Un indicateur fragile dans cette zone de grains et d’instabilité : en milieu de nuit c’était strictement l’inverse et entre 22h hier soir et 4h ce matin Hugo Boss a navigué deux fois plus vite que Banque Populaire VIII. A surveiller de près donc : est-ce le fameux vent d’Est tant attendu ou juste un caprice local ? Armel Le Cléac’h a bien joué en fermant la porte d’une route dans l’Est à son principal concurrent. Il reste pour le moment bien placé entre l’arrivée et son poursuivant. Alex Thomson est « dans la boîte » comme on dit en régate, mais sa double réussite dans la traversée du pot au noir – à l’aller et maintenant au retour - n’est pas de nature à rassurer le leader qui n’a désormais plus aucun droit à l’erreur. Nous n’avons pas pu joindre Armel Le Cléac’h à la vacation de 4h30 ce matin et cela n’a rien d’étonnant : il a beaucoup à faire pour sauver son leadership en ce moment. Le skipper de Banque Populaire ayant été le plus lent de toute la flotte ces dernières 24 heures (avec Arnaud Boissières pris dans la pétole, elle aussi inhabituelle, du Pacifique), cela profite évidemment à… tous les autres. Jérémie Beyou, dans l’alizé, est maintenant à 500 milles d’Alex Thomson. Du trio suivant, c’est Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui s’en sort le mieux et consolide sa 4e place en ayant parcouru une cinquantaine de milles de plus que les duettistes Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui s'échangent la 5e place, toujours en combat rapproché.

Le Horn pour Nandor Fa
Un millier de milles derrière eux, Louis Burton (Bureau Vallée) bute dans une zone de transition au large de l’Uruguay et va être ralenti quelques heures. Rien de bien méchant puisqu’il a énormément de marge - près de 2000 milles - sur le huitième qui n’est autre que le hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary), lequel est en approche du cap Horn pour la 5e fois de sa carrière de marin. Nandor Fa sera donc ce matin le huitième marin du huitième Vendée Globe à faire son entrée dans l’Atlantique, à un classement qu’il n’aurait jamais osé espérer avant le départ des Sables d’Olonne, voilà presque 64 jours. Idem pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), une des révélations de ce tour du monde qui en devance désormais une autre : le Kiwi Conrad Colman. Foresight Natural Energy est certes handicapé par la perte de deux importantes voiles d’avant, mais c’est bien lui qui boucle pour l’instant le Top Ten. Bellion et Colman ne sont plus qu’à 800 milles du cap Horn et on note que CommeUnSeulHomme, bien poussé par un vent de sud-ouest régulier - signe une nouvelle fois la meilleure progression de la flotte sur 24 heures : 367 milles.
Ses quatre compagnons de l’ex « Club des Cinq » à qui il a promptement faussé compagnie, ne peuvent en dire autant : Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Alan Roura (La Fabrique) ont vécu de longues heures de pétole ce week-end : pas de vent ou presque et du soleil en plein Pacifique Sud ! Rich Wilson (Great American IV) en a profité pour leur reprendre une centaine de milles et recoller. Tous les quatre repartent tranquillement ce matin, avec des vitesses de l’ordre d’une dizaine de nœuds.
Aux 15e et 16e places, 1300 milles dans l’Est de la Nouvelle-Zélande, Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) sont eux aussi passagèrement ralentis ce matin. Encore 700 milles derrière eux, Pieter Heerema (No Way Back) n’a pu couvrir que 193 milles en 24 heures. C’est 106 de moins que Sébastien Destremau, dont le TechnoFirst-faceOcean qui ferme la marche en 18e position glisse bien maintenant, dans le Sud-Ouest de l’île du Sud.
Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 09 Jan 2017, 21:23

Bonsoir
l'analyse météo et une page d'actu
@+Baboune



Analyse météo
Sortie du Pot au Noir dans la journée pour les leaders
lundi 09 janvier 2017, 12h13
Alors que les leaders devraient sortir du pot au noir dans la journée, les conditions météo sont complexes pour plusieurs skippers.


© Great Circle
© Great CircleBanque Populaire semble être bientôt sorti du pot au noir alors qu’Hugo Boss était encore confronté ce matin à une cellule orageuse. Ils vont maintenant pouvoir faire route vers le Nord et jouer dans l’Est de la dépression qui est au milieu de l’Atlantique. Il ne faudra être ni trop dans l’ouest pour ne pas naviguer vent arrière dans un vent mou ni trop dans l’Est pour éviter de naviguer au près. La trajectoire de chacun sera déterminante. Le vent sera probablement instable durant les prochains jours avec une activité nuageuse toujours conséquente.
Jérémie Beyou traversait une zone orageuse ce matin, mais on ne peut pas encore parler de pot au noir. Il devrait retrouver un vent plus régulier dans la journée et poursuivre sa remontée vers le Nord.
St-Michel Virbac, Quéguiner et Finistère Mer Vent naviguent dans un alizé assez mou alors que Bureau Vallée n’est pas encore dans le système météo de l’anticyclone © Great Circlede Sainte Hélène. Il navigue pour l’instant dans un vent de Sud-Est. Il devra encore gérer une transition avant de pouvoir remonter au près le long des côtes brésiliennes pour aller chercher l’alizé.
Nandor Fa a passé le Cap Horn dans un flux d’Ouest qui devrait l’accompagner, alors que Conrad Colman et Eric Bellion s’apprêtent à franchir le Cap Horn dans la journée du 11 janvier dans des conditions qui s’annoncent musclées avec plus de 40 nœuds de Sud-Ouest.
L’anticyclone du Pacifique est légèrement remonté vers le Nord, ouvrant la porte à Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo, Alan Roura et Rich Wilson.
Romain Attanasio, Didac Costa et Pieter Heerema naviguent de part et d’autre d’une dépression qui leur donne des vents instables, ce qui explique les vitesses en dents de © Great Circlescie.
Enfin Technofirst devrait toucher une première dépression mardi et une autre dès jeudi.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle


Actualité
Jour 65 : Corps fatigués et nerfs à vif
lundi 09 janvier 2017, 17h49
Dans une grosse semaine on saura qui est le grand vainqueur du huitième Vendée Globe. Avantage Armel Le Cléac’h pour le moment mais l’issue reste très indécise, tant Alex Thomson se révèle accrocheur. Les deux leaders sont sortis du Pot au noir et rien n’est fait à plus de 2700 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. Leur mental est mis à rude épreuve, les corps fatiguent… Joint ce midi dans le Vendée Live, Jérémie Beyou, 3e, reste en embuscade à l'approche de l’équateur, tandis que les inséparables Yann Eliès et Jean Le Cam tentent de recoller à Jean-Pierre Dick pour une place au pied du podium. Derrière Nandor Fa qui a franchi le cap Horn ce matin à la 8e place, plusieurs duels se mettent en place dans le Pacifique, dont celui opposant le doyen et le benjamin du Vendée Globe, Rich Wilson et Alan Roura…


© Alexis Courcoux
Casse-tête mais pas casse-bateau
Après 64 jours de mer, la fatigue physique et mentale se fait pleinement ressentir pour les 18 marins encore en course. « De temps en temps il y a un petit manque de tonicité qu’on ne ressentait pas au départ », admet Jérémie Beyou (Maître CoQ). Mentalement aussi le poids des nombreuses journées passées dans des conditions spartiates et hostiles se fait ressentir, notamment pour les deux hommes de tête dont les nerfs sont mis à l’épreuve par une remontée de l’Atlantique complexe d’un point de vue stratégique.
Armel et Alex sont (enfin) sortis du Pot au noir. Dans une situation météorologiques « classique », ils devraient progresser au près dans des conditions casse-bateau. Il n’en est rien puisqu’ils naviguent dans un léger flux de secteur Est. Des conditions moins éprouvantes pour le matériel mais très exigeantes pour les marins qui doivent se creuser les méninges. L’enjeu est désormais de faire route vers le Nord et de se glisser dans l’Est d’une dépression qui circule au milieu de l’Atlantique et perturbe l’alizé.
Les écarts ont fait le yo-yo mais Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) conserve pour l’instant un matelas d’avance sur Alex Thomson (Hugo Boss). Bonne nouvelle pour le Britannique : la navigation devrait se faire tribord amures jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne. Alex pourra donc s’appuyer sur son foil encore valide. Le match est loin d’être joué !
Jérémie Beyou en embuscade
Lui aussi aimerait se mêler à la lutte finale et il est prêt à exploiter la moindre défaillance d’Armel et d'Alex. Jérémie Beyou, 3e à plus de 500 milles des deux éclaireurs, croit encore en ses chances de revenir. « Devant ils sont à 500 milles et derrière à 800 milles : il est donc logique que je regarde devant, d’autant que j’ai refait plus de 500 milles de retard sur les leaders. Maintenant on va voir comment se passe le Pot au noir pour moi », dit Jérémie. Il a buté dans une zone orageuse ce matin. Mais il n’est pas encore dans le Pot au noir, où il avait souffert lors de la descente de l’Atlantique. Le scénario semble plus favorable cette fois car le Pot au noir s’annonce plus étroit que pour les premiers. Beyou fera bientôt son retour dans l’hémisphère Nord puisqu’il devrait franchir l’équateur en milieu de nuit.
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) tient la corde en 4e position. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) s’échangent la 5e place au gré des pointages. Désormais au large du Brésil, ces deux-là ne se quittent plus depuis… le Sud de la Nouvelle-Zélande ! L’enjeu : une place dans le Top 5. Yann Eliès : « C’est une barrière importante. C’est tout bête, mais sur la page d’accueil du Vendée Globe, il n’y a que les cinq premiers qui apparaissent. » Plus de 1000 milles derrière, Louis Burton (Bureau Vallée) a passé une journée compliquée, englué dans une zone de calme au large de l’Uruguay. Mais il a de la marge sur son premier poursuivant.
Quatre duels dans le Pacifique !
© Nandor FANandor Fa (Spirit of Hungary) a franchi ce matin à 7h38 (heure française) le cap Horn pour la 5e fois dans sa carrière de marin, et la deuxième dans le Vendée Globe (après l’édition 1992-1993). Place à la longue remontée de l’Atlantique désormais.
Dix concurrents naviguent encore dans le Pacifique ce soir. Un Pacifique qui porte bien son nom car les conditions y sont relativement « clémentes ».
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sont les prochains concurrents attendus au cap Horn, a priori dans deux jours, le mercredi 11 janvier. Ce sera la première fois pour Eric et la troisième pour Conrad. Ces deux-là se livrent une belle bagarre, poussés par un bon vent de Sud-Ouest régulier.
Au milieu du Pacifique, un autre duel met aux prises le doyen et le benjamin du Vendée Globe, Rich Wilson (Great American IV), 66 ans, et Alan Roura (La Fabrique), 23 ans. Ils sont à portée de VHF et prennent parfois le temps de discuter par ce biais, comme le racontait Rich ce midi dans le Vendée Live. Tous deux partent en chasse de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui ont ce week-end vécu des heures difficiles dans la pétole mais repartent doucement. Eux aussi naviguent au contact puisqu’ils ne sont séparés que d’une dizaine de milles.
Plus en arrière, on suit une autre lutte entre deux skippers qui ont su venir à bout de soucis techniques et poursuivent l’aventure : Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) pointent respectivement aux 15e et 16e places. « Pour Didac, il est stimulant d’avoir Romain près de lui », souligne Jordi Griso, le team manager du skipper espagnol. « Cela lui permet de comparer les choix stratégiques. En plus, les deux bateaux sont de la même génération et ils sont tous les deux un peu abîmés. »
Deux skippers plus esseulés ferment la marche. Pieter Heerema (No Way Back) progresse dans le Sud-Est de la Nouvelle-Zélande, 1000 milles devant Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui a franchi la mi-parcours et retrouve les joies de la bonne glisse après son arrêt en Tasmanie.

Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 10 Jan 2017, 07:12

Bonjour
Armel conserve une petite avance
@+Baboune


Actualité
Le Cléac’h contrôle
mardi 10 janvier 2017, 06h17
Armel Le Cléac’h a stabilisé l’affaire et repris quelques milles à Alex Thomson, qui évolue 90 milles dans son axe arrière. Verdict dans une semaine. Jérémie Beyou, troisième, va passer l’équateur aujourd’hui. A l’autre bout du monde, sous la Nouvelle-Zélande, un skipper heureux : Sébastien Destremau.


© Y.Zedda
A la fin du 65e jour de course, 400 milles dans le Sud-Ouest de l’archipel du Cap Vert, l’horizon se dégage pour les deux premiers du Vendée Globe, sortis du pot au noir. Ce matin, tous deux naviguent dans un vent de secteur Est certes léger mais plutôt régulier et pour le moment plus favorable à Armel Le Cléac’h qu’à Alex Thomson. Banque Populaire VIII a marché à 12,1 nœuds de moyenne cette nuit, contre 10,1 nœuds pour Hugo Boss. Au pointage de 5h, Armel Le Cléac’h possède 91 milles d’avance, contre 68 voilà 24 heures. Tous deux sont tribord amures et évoluent exactement à la même longitude : 29°57 Ouest. Autrement dit Hugo Boss n’a d’autre choix pour le moment que se contenter du sillage de Banque Populaire VIII. Alex Thomson est par 7°55 de latitude Nord, alors qu’Armel Le Cléa’h navigue par 9°35 Nord. L’écart est donc 100% pertinent et il n’y a pas d’options à prendre au moins pour les 48 heures à venir… voire jusqu’aux Sables d’Olonne où l’arrivée est prévue dans une semaine exactement, mardi 17.
Equateur aujourd’hui pour Beyou
Dans ces conditions de course de vitesse pure, on vous laisse tirer des plans sur la comète : oui le bateau de Thomson va parfois très vite et oui on a vu de bien plus grands écarts fondre comme neige au soleil. Mais oui aussi reprendre 90 milles à un Le Cléac’h qui excelle à « garder au chaud » son adversaire - ne serait-ce que sur quelques longueurs comme il l’a souvent fait en Figaro - ne va vraiment pas être simple. Faites vos jeux : 90 milles, soit l'équivalent de la distance entre Les Sables d'Olonne et l'île de Groix, c’est peu et beaucoup à la fois. Peu dans des systèmes météo différents (ce qui n'est plus le cas), beaucoup dans les mêmes conditions.
Aux prises avec le pot au noir, Jérémie Beyou est forcément moins verni. Il n’a couvert que 197 milles ces dernières 24 heures, contre 268 pour Le Cléac’h, 228 pour Thomson et 344 pour Jean-Pierre Dick. Cependant, le skipper de Maître CoQ est toujours très bien installé sur la 3e marche du podium virtuel, 480 milles derrière Thomson et 720 milles devant Dick. Jérémie va franchir l’équateur aujourd’hui : il n’a plus qu’une cinquantaine de milles à couvrir pour basculer dans l’hémisphère nord, avec grosso modo une journée d’avance sur le temps de François Gabart en 2013. Sacrée performance.
En Atlantique Sud, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) est le plus rapide ce matin - à 17 nœuds de moyenne -  et conforte son avance sur le duo infernal Jean Le Cam-Yann Eliès. Pour l’anecdote, à 3h30 cette nuit on a eu accès à leurs positions et Jean et Yann (au passage, Jean-Yann phonétiquement ça nous dit quelque chose côté humour…) étaient à égalité parfaite : au dixième de mille près, en termes de distance au but ! « Et il y a des chances que notre bagarre dure jusqu’au bout » a prévenu le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir. Au large de Montevideo, Louis Burton, lui, est sorti de sa zone de calmes et retrouve des vitesses très honorables. La septième place de Bureau Vallée est une valeur sûre. Très peu de vent en revanche côté Atlantique de la Terre de Feu, où le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) est au ralenti en attendant une dépression qui va lui apporter plus de 30 nœuds de vent probablement d’ici la nuit prochaine.
Bellion au Horn demain
Dans le Pacifique, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) est encore un des plus rapides de la flotte, bien poussé par 25 nœuds de Sud-Ouest. Il est le seul marin à avoir avalé plus de 350 milles (353) sur les dernières 24 heures. En outre, il navigue maintenant 80 milles devant le 10e Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et n’est plus qu’à 450 milles du cap Horn qu’il pourrait doubler dès demain soir. © Jean-Marie Liot / C1SHEric sera alors le premier bizuth de ce Vendée Globe à passer le cap dur. Ce sera la deuxième fois pour lui, puisqu’il avait déjà accompli cet exploit en février 2005 avec des copains lors de l’aventure de Kifouine, un petit bateau de croisière de moins de dix mètres. A proximité du point Nemo – l’endroit du globe le plus éloigné de toute terre – les conditions sont toujours quasi estivales et (trop) légères pour le groupe des quatre, qui s’est d’ailleurs scindé en deux duels : Alan Roura et Rich Wilson étant légèrement décalés dans le Nord par rapport à Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo.
Plus loin dans l’Ouest, l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) conforte son avance (127 milles) sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Pendant ce temps, 650 milles dans le Sud-Est de la Nouvelle-Zélande , Pieter Heerema (No Way Back) a prévenu qu’il ne fallait pas s’inquiéter de sa trajectoire curieuse pendant quelques heures, tout simplement parce qu’il est encalminé dans une bulle : il peine à trouver de quoi progresser sur une mer hachée et inconfortable…mais sans vent ! Des conditions diamétralement opposées à celles, idéales, du 18e et dernier. A 9000 milles du leader (plus de 16 600  kilomètres) Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) nage dans le bonheur ce matin : « c’est top, c’est génial ! J’ai 25 nœuds de vent sur mer plate, sous le soleil et ça dure. Je suis sous gennaker avec deux ris dans la grand voile. C’est trop bien ! »
Bruno Ménard / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 10 Jan 2017, 20:55

Bonsoir
une page météo et d'actu
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Analyse météo
Un alizé faible et perturbé pour les premiers
mardi 10 janvier 2017, 11h40
Même s'ils sont officiellement sortis du pot au noir, Banque Populaire VIII et Hugo Boss naviguent toujours dans un alizé assez faible et très perturbé.


© Great Circle
© Great CircleLes deux premiers concurrents sont bien sortis du Pot au Noir, mais les vitesses moyennes ne sont pas pour autant très élevées. On voit sur l’image satellite qu’il y a une forte activité nuageuse dans l’Est de la route de Banque Populaire VIII et Hugo Boss. L’alizé est assez faible et fortement perturbé.
Jérémie Beyou est quant à lui entré dans le Pot au Noir alors que Jean-Pierre Dick semble avoir fait le choix d’une route très à l’Ouest pour s’arrêter le moins longtemps possible.
Une dépression vient se positionner au Sud-Est du cap Horn demain matin, pour le passage d’Eric Bellion et Conrad Colman.  Le passage du cap Horn sera donc musclé pour les deux bateaux avec des vents pouvant dépasser 40 nœuds.
Derrière, l’anticyclone du Pacifique est toujours bien positionné. Il laisse un petit couloir © Great Circlede vent dans son Sud et bloque les dépressions.
Actuellement au Sud de la Nouvelle-Zélande, Sébastien Destremau essaye de maintenir une moyenne élevée pour ne pas se faire « manger » par la dépression qui arrive par l’Ouest les 12 et 13 janvier avec des vents de plus de 50 nœuds.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle



Actualité
La glorieuse incertitude du Vendée Globe
mardi 10 janvier 2017, 17h10
Tout peut encore arriver ! « Nous sommes dans une situation météo vraiment anormale », explique le leader Armel Le Cléac’h. Son avance d’une centaine de milles sur Alex Thomson ne signifie certainement pas la fin du match à suspense pour la victoire. L’issue est tout aussi incertaine dans le duel entre Jean Le Cam et Yann Eliès avec pour enjeu la 5e place, mais une place de premier non foiler à l’arrivée. Jérémie Beyou, 3e, a de son côté franchi l’équateur aujourd’hui à 14h29 (heure française). Demain, Eric Bellion devrait être le premier bizuth à passer le cap Horn, suivi peu après du Néo-Zélandais Conrad Colman. Derrière, les huit autres concurrents dans le Pacifique bénéficient de conditions maniables.


Pour Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss), la sortie du Pot au noir ne marque pas la fin du casse-tête météorologique. Ils naviguent dans un alizé très perturbé et font face à forte activité nuageuse. « Nous sommes dans une situation météo vraiment anormale pour cette période de l’année et je ne sais pas pourquoi, ça sort de mes compétences en météo », confie Armel Le Cléac’h. « Voir qu’Alex s’est mieux sorti du Pot au noir que moi c’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Pour l’instant on est devant, il faut conserver cette avance ! »
Armel garde son calme dans cette situation on ne peut plus complexe. S’il dispose d’une centaine de milles d’avance, le jeu reste très ouvert. Si un des leaders reste collé sous un grain, et que dans le même temps l’autre file à 15 nœuds, l’écart peut rapidement s’accentuer ou se réduire… Sans compter sur la moindre avarie qui pourrait totalement rebattre les cartes. On peut en tout cas compter sur Alex Thomson pour sauter sur la moindre occasion de revenir, lui qui peut s’appuyer sur son foil encore valide car il navigue tribord amures.
Jérémie Beyou, 3e, a franchi l’équateur cet après-midi
Toujours 3e, Jérémie Beyou (Maître CoQ) a franchi l’équateur à 14h29. Il a passé cette ligne symbolique 3 jours et 13 heures après Armel Le Cléac’h, et 2 jours et 20 heures après Alex Thomson. Jérémie est actuellement dans le Pot au noir. Une fois sorti de ce marasme, il trouvera comme les leaders des conditions encore chaotiques… Mais le skipper de Maître CoQ dispose d’une avance confortable sur ses poursuivants qui se préparent eux aussi à affronter la redoutée zone de convergence intertropicale.
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) s’est décalé dans l’Ouest et il espère profiter de ce positionnement pour être ralenti moins longtemps que ses poursuivants, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir). Ces deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro ne sont pas dépaysés, naviguant au contact depuis des semaines. Avantage à Jean pour le moment, mais l’écart n’a pas excédé les 5 milles tout au long de la journée.
Solide 7e, Louis Burton est beaucoup plus isolé. Il navigue plus de 1000 milles derrière ses prédécesseurs et environ 1500 milles devant le Hongrois Nandor Fa qui débute sa remontée de l’Atlantique et va passer à l’Est des Malouines.
Eric Bellion et Conrad Colman prochains à franchir le cap Horn
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) sera demain le premier bizuth de ce Vendée Globe à franchir le cap Horn. Il est ce soir à moins de 300 milles du but. Décidément très en forme, Eric poursuit sa remarquable course. A signaler qu’en huit jours à peine, il a distancé de plus de 1000 milles ses quatre compères de l’océan Indien et du début de Pacifique (Arnaud Boissières, Alan Roura, Fabrice Amedeo et Rich Wilson) ! Joint dans le Vendée Live, Bellion a raconté son approche de cap Horn tonique. « Ce cap est magnifique mais il se mérite. C’est quand même chaud comme endroit. J’ai failli ne pas vous répondre car j’ai pris une ligne de grains à 45 nœuds avec de la grêle et des vagues énormes. Tout le bateau est trempé. Et pourtant je suis triste de quitter les mers du Sud. Je m’y sens bien. C’est un spectacle tous les jours. Et je ne sais pas dans combien de temps je reviendrai voir les albatros… »
Conrad Colman (10e sur Foresight Natural Energy) sera le suivant au cap Horn. Lui aussi laissera à regret les mers du Sud dans son sillage. « Je suis déjà impatient de revenir, nostalgique d’un endroit que je n’ai pas encore quitté », dit-il. Le passage du cap Horn sera sportif pour Eric et Conrad avec des vents qui pourraient excéder les 40 nœuds.
Pour les huit autres concurrents encore dans le Pacifique, les conditions sont plus maniables. Au beau milieu du plus grand océan du monde, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) naviguent au contact, tandis qu’un peu plus au Nord le benjamin et le doyen du Vendée Globe restent eux aussi proches, avec un léger avantage pour Alan Roura (La Fabrique) sur Rich Wilson (Great American IV).
Derrière, Didac Costa (One Planet One Ocean) prend de l’avance sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Mais le match entre ces deux skippers qui naviguent sur des bateaux de la même génération est lui aussi loin d’être joué.
Quant à Pieter Heerema (No Way Back), il a repris de la vitesse après être resté bloqué de longues heures dans une bulle sans vent. « J’ai passé la mi-parcours mais le voyage va être encore très long », souligne le premier skipper néerlandais de l’histoire du Vendée Globe. « J’ai hâte de sortir de l’océan Pacifique, mais je n’ai pas d’objectif en termes du classement par rapport aux autres. Ils sont tous très loin de moi. » Quant à Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), il ferme la marche et cravache pour ne pas se faire rattraper par une belle dépression…

Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 11 Jan 2017, 19:03

Bonsoir L'actu du jour
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Analyse météo
Une situation météo inhabituelle sur l'Atlantique
mercredi 11 janvier 2017, 14h20
La situation météo est inhabituelle sur l'océan Atlantique avec une dépression qui se déplace d'Est en Ouest à la latitude des îles Canaries.


© Great Circle
© Great CircleLa situation météo est inhabituelle sur l'océan Atlantique avec une dépression qui se déplace d'Est en Ouest à la latitude des îles Canaries. Cela perturbe fortement le vent à la sortie du Pot au Noir. Avec des conditions orageuses et un vent très instable en force et en direction, les conditions sont exigeantes pour les skippers et demandent beaucoup d’attention sur les réglages.
La situation devrait progressivement rentrer dans l’ordre dans les jours qui viennent avec la dépression qui se déplace vers l’Ouest et le rétablissement de l’anticyclone des Açores à une position plus habituelle.
En attendant, Banque Populaire VIII semble bien placé pour bénéficier d’une petite accélération dans l’après-midi en attendant de retomber dans une zone de vents plus mous dès demain. La dernière semaine de course s’annonce complexe.
© Great CircleDerrière, les situations sont plus classiques avec toujours un anticyclone bien installé sur le Pacifique Sud.
CD et BS / Great Circle
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Actualité
Le PC du Vendée Globe s’apprête à rejoindre Port Olona
mercredi 11 janvier 2017, 16h05
Le jour et l’heure d’arrivée des premiers concurrents se précisent. Le vainqueur du prochain Vendée Globe étant attendu aux Sables d'Olonne autour du 19 janvier, c’est toute l'organisation de la course, installée au pied de la tour Eiffel à Paris, qui se prépare à déménager pour rejoindre Les Sables d’Olonne. Le PC Course parisien fermera donc ses portes demain jeudi 12 janvier, après les deux dernières émissions : le Vendée Live à 12h00 et sa version anglaise à 13h. Les émissions quotidiennes reprendront à partir du vendredi 13 janvier à 12h00, avec le premier Vendée Live en direct de Port Olona. Côté public, le Village Officiel ouvrira ses porte samedi 14 janvier dès 10h00 !



Podium et écran géant
Un écran géant installé sur le Village des Sables d’Olonne permettra de suivre en direct l’arrivée du vainqueur du 8ème Vendée Globe. Celle-ci sera retransmise depuis le franchissement de la ligne d’arrivée, jusqu’à l’arrivée au ponton et l’interview du skipper sur le podium. A noter que lors de chaque arrivée, le skipper sera accueillis sur le grand podium situé dès la remontée du ponton, afin de vous permettre d’acclamer tous les héros du Vendée Globe.

Le Plateau TV du Vendée Globe
Tous les jours, en direct des Sables d’Olonne et en public, retrouvez votre émission quotidienne VENDÉE LIVE, entre 12h00 et 12h30, animée par Virginie Valentini et Loïc Le Bras. Jusqu’au dimanche 29 janvier, cette émission, diffusée en direct du plateau TV et retransmise sur la webTV, les chaines Dailymotion, BFM TV et Info Sport+, continuera de commenter au quotidien l’actualité de la course, en compagnie d’invités en plateau et avec la participation des skippers joints par satellite.
Les autres rendez-vous quotidiens sur le plateau du Vendée Globe sont :
- Le Vendée Live (version anglaise) à 13h avec Will Carson et Andy Robertson
- Les vacations radio à 10h (ouvertes au public des Sables d’Olonne)
- Le Vendée Flash à 18h (durée 3min).
- Les Conférence de Presse des skippers lors de leur arrivée.

De nombreuses animations sur le Village à Port Olona
Comme lors des semaines précédant le départ, vous pourrez également retrouver la grande exposition du Vendée Globe, au sein de l’espace aménagé par le Département de la Vendée. Photos, théâtres optiques, vidéos inédites, simulateurs de navigation… de quoi suivre le Vendée Globe sous l’angle des nouvelles technologies.

Stands exposants et boutique officielle
Les exposants vendéens et partenaires de la course sont à nouveau présents pour promouvoir leurs activités et leur engagement aux côtés du Vendée Globe. Vous pourrez également retrouver la boutique officielle du Vendée Globe et tous ses produits dérivés.

Rendez-vous au « VOG »
Le bar et restaurant emblématique du Vendée Globe sera à nouveau le lieu de convivialité et d’échange, avec au programme des spectacles, tables rondes, séances de dédicaces, concerts, DJ Set, soirées à thèmes... A noter que le VOG est ouvert tous les jours de 10h à 19h du dimanche au jeudi et de 10h à 2h du jeudi au samedi.






Actualité
La longue route…
mercredi 11 janvier 2017, 17h45
67e jour de course… Les sentiments sont ambivalents. Si le bonheur d’être en mer prédomine, les 18 concurrents encore en course trouvent forcément le temps long et ont hâte de toucher terre. Eric Bellion a franchi le cap Horn ce mercredi à 15h49 (heure française). Conrad Colman fera de même dans la nuit et pour le groupe des quatre (Boissières, Amedeo, Roura, Wilson), il faudra patienter jusqu’à ce week-end. Tout en avant de la flotte, au large du Cap-Vert, Armel Le Cléac’h accentue son avance sur Alex Thomson mais la situation reste complexe et l’arrivée des premiers est prévue d’ici huit jours. Au contact depuis le Sud de la Tasmanie, Jean Le Cam et Yann Eliès ne semblent pas disposés à se séparer. Aucun ne lâchera le moindre mille jusqu’à l’arrivée.


Eric Bellion a franchi le cap Horn, Conrad Colman en approche, le groupe des quatre attendu ce week-end
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a passé le cap Horn ce mercredi à 15h49 (heure française), et ce après 66 jours, 02 heures et 47 minutes de course. Il est le premier bizuth de ce huitième Vendée Globe à franchir le troisième et dernier grand cap du tour du monde en solo. Les huit concurrents qui le précèdent ont en effet tous au moins une participation à leur actif. C’est la deuxième fois qu’Eric passe le Horn, la première remonte à 2005, en équipage avec des amis sur un petit bateau de croisière de 8 mètres.
Le prochain au Horn sera Conrad Colman (Foresight Natural Energy), lui aussi bizuth de ce Vendée Globe. Il y est attendu la nuit prochaine. Ce sera son troisième passage (après la Global Ocean Race et la Barcelona World Race), mais comme Bellion, le premier en solitaire. « Le cap Horn est forcément un grand moment. Les conditions sont fabuleuses, je suis au portant sous spi, dans un vent de moins de 20 nœuds. J’ai pris quelques bons coups dans les mers du Sud et je suis soulagé de rencontrer de telles conditions pour le Horn », raconte Conrad.
Encore à plus de 1000 milles du but ce soir, Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) atteindront ce cap mythique le week-end prochain. « Nous allons vivre un passage de cap épique avec 35 à 45 nœuds de vent : un vrai grand Sud jusqu’au bout », prévient Alan Roura. « Je pourrai rentrer dans l’Atlantique et faire route vers la maison en étant fier de moi. »
Un bon millier de milles derrière, on trouve l’Espagnol Didac Costa qui résiste bien aux assauts de Romain Attanasio. « J’aimerais bien gratter Didac mais il avance bien, il s’échappe à chaque fois dans le petit temps », regrette Romain. « C’est embêtant pour moi. Mais je ne me focalise pas là-dessus. Je compte les milles qui me séparent du cap Horn. » Ce cap mythique est décidément dans bien des têtes… Y compris dans celles de Pieter Heerema (No Way Back) et de Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) pour qui la route vers le « rocher » est pourtant encore bien longue : plus de 3000 milles.
Armel creuse l’écart mais la situation reste complexe
© Y.Zedda9000 milles devant, au large du Cap-Vert, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) accentue son avance sur Alex Thomson (Hugo Boss) de pointage en pointage. Le leader breton, en tête depuis 39 jours consécutifs, peut souffler, mais certainement pas se relâcher. Les modèles météo sont très instables et la situation inhabituelle pour un mois de janvier. Une dépression se déplaçant d’Est en Ouest met un peu le bazar. Les conditions sont orageuses, le vent instable. Il reste donc des coups à jouer pour Alex Thomson d’autant que les routages annoncent une fin de parcours compliquée pour les leaders, attendus aux Sables d’Olonne d’ici huit jours, le jeudi 19 janvier.
Avec la rage de vaincre qui le caractérise, Jérémie Beyou (Maître CoQ) cravache pour gagner des milles. Depuis la sortie du Pot au noir il navigue au près et tient bien la corde pour décrocher une place sur le podium, sur la troisième marche, voire mieux…
Jean Le Cam/Yann Eliès : « Une logique de marquage »
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) sera le prochain à franchir l’équateur, dans la journée de demain. A priori le Pot au noir ne sera pas trop méchant pour lui. Joints ce jour en vacations, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) affirment tous deux que la porte semble également s’ouvrir devant leurs étraves. Mais ils restent vigilants…
Jean et Yann ne se quittent plus depuis le Sud de la Tasmanie et il est bien possible que cette lutte dure jusqu’au bout ! Yann Eliès : « En naviguant au contact, on est sur les réglages plus qu’à l’accoutumée. On surveille les performances de l’autre en direct. C’est le côté positif. Le point plus négatif, c’est qu’on s’adapte parfois à la trajectoire de l’adversaire et on choisit des options stratégiques différentes de celles qu’on pourrait prendre en solo. Nous sommes dans une logique de marquage. »
Plus de 1200 milles derrière, la situation est bien différente pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui n’a personne à marquer. Mais cela ne l’empêche pas de naviguer de manière très performante, à une remarquable 7e place. On saluera enfin la performance du Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui, à 63 ans, réalise un superbe Vendée Globe pour sa troisième participation. Il est ce soir 8e, avec plus de 600 milles d’avance sur Eric Bellion.
Olivier Bourbon / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 12 Jan 2017, 07:51

Bonjour
l’actu en ce début de matinée
@+ Baboune


Actualité
Conrad Colman, 10ème solitaire en Atlantique
jeudi 12 janvier 2017, 05h40
Le néo-Zélandais Conrad Colman a passé le cap Horn ce jeudi matin à 5h16 (heure française).


C’est donc avec 13 heures 27 minutes d’écart que Conrad Colman a suivi les traces d’Éric Bellion (Commeunseulhomme) avec qui il a passé une grande partie de la traversée du Pacifique. Le néo-Zélandais a donc mis 66 jours 16 heures 14 minutes depuis les Sables d’Olonne pour atteindre l’extrémité de l’Amérique du Sud. Le skipper de Foresight Natural Energy est ainsi le dixième solitaire de cette huitième édition du Vendée Globe à être rentré dans l’Atlantique Sud avec 19j 15h 42’ d’écart sur le premier, Armel Le Cléac’h.
" C’est un endroit si spectaculaire, surtout pour les marins et les aventuriers. C’est super d’être ici au bout du monde. Dommage que je ne peux pas partager ce moment avec quelqu’un d’autre. Je voudrais revenir ici un jour avec ma femme en tant que touriste. C’est toujours un moment magique lorsque l’on revient dans l’Atlantique, que l’on met le clignotant à gauche pour remonter vers l’Europe. C’est également un moment triste, car nous disons au revoir aux mers du Sud, qui ont une place spéciale dans nos cœurs. J’ai l’impression que je vais passer à l’est des Malouines et que je serai au portant dans des conditions correctes. Cela devrait bien me propulser dans l’Atlantique Sud. "

Actualité
En lisière de dépression
jeudi 12 janvier 2017, 06h00
À 2 000 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne, Armel Le Cléac’h maintient son avance de 250 milles sur Alex Thomson alors que les alizés modérés et instables vont faire place à un passage délicat au large des Canaries. Et pour Conrad Colman, le cap Horn est pour très bientôt !


Le néo-Zélandais n’aura pas été à la fête pour conclure sa traversée des mers du Sud : un vent mollissant de Sud-Ouest tournant à l’Ouest après un coup de vent avant le détroit de Drake ! Son prédécesseur Eric Bellion (Commeunseulhomme) a pu voir défiler le trimaran IDEC quasiment lors de son passage du cap Horn, mais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) s’est employé à longer la côte en empannant en raison de sa combinaison de voilure réduite. Le cap dur se mérite, mais tout de même ! Le solitaire sera donc vers 6-7h ce jeudi, le dixième concurrent dans l’Atlantique.
Une remontée complexe
Un Atlantique Nord qui reste toujours perturbé par une dépression canarienne qui n’en finit pas de se combler. Et sa position au plein centre de l’océan pose problème pour grappiller les milles vers les Açores… Certes Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) ont enfin touché des alizés plus consistants depuis hier, mais cela ne devrait pas durer jusqu’aux Canaries : les vents vont de nouveau redevenir instables et plus mollassons au large de l’archipel et il devrait y avoir encore un effet yo-yo à l’avantage du Gallois.
Enfin : Jérémie Beyou était content ce jeudi matin de retrouver un ciel plus dégagé sous une pleine lune qui éclairait alors l’horizon. Le skipper de Maître CoQ n’a pas eu comme ses deux prédécesseurs un Pot au Noir très facile à négocier mais il bénéficie depuis cette nuit d’un retour d’alizés plus soutenus. Et à une centaine de milles de l’équateur Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) peut savourer une situation plus stabilisée avec un passage sur le 32° Ouest qui ne devrait pas trop le pénaliser. Et même le duo suivant qui a choisi une route plus à l’Est, va pouvoir passer dans l’hémisphère Nord bien plus aisément que les trois leaders. Certes les alizés ne sont pas encore tout à fait construits, mais Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) peuvent voir l’avenir plus en rose…
Coup de vent à l’arrière
Tout comme Louis Burton qui bordure l’anticyclone de Sainte-Hélène et va bientôt pouvoir virer de bord dans la courbure alizéenne, approximativement dans le sillage de ses deux prédécesseurs. Le skipper de Bureau Vallée a tout de même rattrapé 200 milles depuis le cap Horn. Et pour Nándor Fa (Spirit of Hungary), la situation au large des côtes argentines lui est aussi favorable pour remonter rapidement vers les Quarantièmes grâce à une dépression australe. Une configuration météorologique qui n’intéresse pas les abords de la Patagonie où la sortie des mers du Sud est plus laborieuse…
Mais les conditions de navigation sont en revanche quasiment idéales pour le quartet à mille milles du cap Horn : Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great America IV) glissent sur une belle houle pacifique avec un flux modéré de Sud-Ouest qui va se renforcer dans la journée en passant au Nord-Ouest : cette dépression devrait les accompagner jusqu’à la pointe de l’Amérique du Sud. Elle pousse d’ailleurs vigoureusement Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) tandis que Pieter Heerema (No Way Back) est déjà dans la suivante. Enfin, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) a heureusement dépassé les plateaux des îles Auckland et Campbell car il va se faire sérieusement ballotté ce jour par une méchante perturbation néo-zélandaise.
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 12 Jan 2017, 22:16

Bonsoir
l'analyse météo et une page d'actu
@+ Baboune


Analyse météo
Le Yoyo en tête de la course
jeudi 12 janvier 2017, 15h49
La tête de la course navigue toujours dans des conditions instables alors que le régime d'alizé se remet en place pour les suivants.


© Great Circle
© Great CircleLes conditions de vent demeurent toujours instables en tête de la course. C’est au tour d’Alex Thomson d’avoir plus de vent qu’Armel le Cléac’h, ce qui devrait lui permettre d’aller un peu plus vite aujourd’hui.
La dépression qui a perturbé l’ensemble de l’Atlantique Nord s’éloigne maintenant vers l’Ouest et nous devrions revenir à une situation plus habituelle pour la saison. Le Pot au Noir est beaucoup moins actif pour Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam que pour les trois premiers et l’alizé se remet en place progressivement.
Louis Burton devrait rapidement naviguer dans un alizé de Sud-Est alors que Nandor Fa, Eric Bellion et Conrad Colman devront encore affronter une dépression dans l’Atlantique Sud dès demain.
Dans le Pacifique, ça n’est plus un, mais deux anticyclones qui sont bien installés. Seul © Great CircleSébastien Destremau navigue dans des conditions de vent fort avec plus de 40 nœuds de vent et des rafales à 50 nœuds en avant d’une dépression qui arrive d’Australie. Les conditions devraient s’améliorer dès demain, mais en attendant, il devra faire le dos rond.
CD et BS / Great Circle.
© Great Circle
En complément


Actualité
Jour 68 : Dans une semaine on saura…
jeudi 12 janvier 2017, 17h36
Le dénouement est proche. D'ici une semaine, le huitième Vendée Globe aura un grand vainqueur, et un très beau deuxième. Armel Le Cléac'h et Alex Thomson tiennent la corde pour endosser ces deux rôles, en espérant décrocher le premier. Jérémie Beyou s'accroche solidement à sa 3e place, avec plus de 400 milles d'avance sur Jean-Pierre Dick qui a franchi l'équateur à la mi-journée et devrait passer sans trop de difficultés un Pot au noir peu actif. Après le passage du cap Horn de Conrad Colman ce matin, dix concurrents naviguent en Atlantique et huit dans le Pacifique.



© Nandor FA
Alex Thomson : « Je reste pragmatique et optimiste »
Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) est passé sous la barre des 2000 milles restant à parcourir jusqu'aux Sables d'Olonne (sur la route directe). Alex Thomson (Hugo Boss) est plus de 200 milles derrière le leader breton mais il donne tout, pour ne rien regretter à l'arrivée. Les conditions de vent demeurent toujours instables et Alex a profité du ralentissement d'Armel pour grappiller des milles aujourd'hui. « Mais le vent va faiblir pour moi et je vais ralentir, comme l'a fait Armel avant moi », indique le Britannique. « Nous aurons deux jours dans des conditions légères. Puis le vent se renforcera et on accélérera, avant une nouvelle dorsale puis la dernière ligne droite avant l'arrivée », poursuit Thomson qui croit encore en ses chances de victoire. « Je reste pragmatique et optimiste, et je devrais pouvoir réduire l'écart. Mon routage actuel me dit je j'arriverai 5 heures après Armel. Mais au cours des deux jours à venir si je n'arrive pas à réduire l'écart à moins de 50 milles, mes chances de l'emporter seront assez faibles. J'essaye de faire mon boulot. Il reste trop de milles pour penser à l'arrivée. »
Jérémie Beyou (3e sur Maître CoQ) sait que ses chances de remonter sur le duo de tête sont très minces. Mais il s'accroche solidement à sa place sur le podium, lui qui a abandonné les deux dernières éditions du tour du monde en solo. Il file à bonne vitesse dans l'alizé d'Est. Si l'un des deux leaders connaît une défaillance, il sera prêt à croquer les milles pour jouer les trouble-fête dans le duel de tête…
Jean-Pierre Dick a franchi l'équateur, quatre concurrents dans l'hémisphère Nord
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a franchi l'équateur ce jeudi à 11h33 (heure française), après 66 jours, 22 heures et 31 minutes. Il a ainsi rejoint l'hémisphère Nord 5 jours et 10 heures après le leader Armel Le Cléac'h, et 1 jour et 21 heures après le concurrent qui le précède, Jérémie Beyou. D'après les modèles météo et les photos satellites, Jean-Pierre devrait traverser facilement un Pot au noir peu actif, et ainsi être bien moins ralenti que les trois concurrents qui le précèdent. « Il va y avoir une forte activité nuageuse difficile à négocier et ensuite j'espère que cela ne va pas être trop long ni trop actif. Si j'ai bien calculé mon coup, cela ne devrait pas prendre plus d'une journée », espère Jean-Pierre. Mais attention car tout peut changer en quelques heures dans cette zone crainte pour son instabilité.
Les prochains à naviguer « la tête à l'endroit » seront Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Yann et Jean qui sont au contact et continuent à s'échanger la 5e place. Ils se marquent, se surveillent et tirent la quintessence de leurs machines de la génération 2008 aux potentiels similaires. Comme Dick, ils devraient vivre une traversée du Pot au noir relativement « tranquille ».
© Nandor FALouis Burton (Bureau Vallée) est dans une logique différente. Il n'a personne à marquer mais donne quand même son maximum. En bordure d'anticyclone, il devrait rapidement naviguer dans un alizé de Sud-Est et gagner dans le Nord. Quant à Nandor Fa (Spirit of Hungary), il poursuit sa remontée le long des côtes argentines, à la 8e place et dans des conditions sportives.
Quatre marins au sommet de l'Everest ce week-end
« Si le Vendée Globe est l'Everest, le cap Horn est le sommet », disait joliment Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) au moment précis où il franchissait le Horn pour la première fois en solitaire, hier après-midi. Pour lui comme pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy), il s'agit désormais de redescendre du sommet, ce qui consiste à remonter l'Atlantique !
Les prochains à franchir le Horn seront Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), qui sont à environ 800 milles du but, suivis peu après d'Alan Roura (La Fabrique) et de Rich Wilson (Great American IV). « Je ressens une grande excitation à l'idée d'arriver au cap Horn », racontait ce midi Fabrice Amedeo dans le Vendée Live. « C'est le Graal pour tous les marins. Je devrais le passer dimanche, dans un flux d'Ouest, au portant dans une trentaine de nœuds. Je me sens bien à bord. J'ai besoin d'apprivoiser un environnement pour attaquer et je commence tout juste à me sentir bien dans les mers du Sud et je vais en sortir… Il faudra revenir ! »
Plus loin dans le Pacifique, deux anticyclones sont bien installés et Didac Costa (One Planet One Ocean), Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Pieter Heerema (No Way Back) profitent de belles conditions de glisse. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) se fait malmener par une dépression néo-zélandaise. C'est lui qui a rencontré les conditions les plus fortes aujourd'hui. Il fait le dos rond.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 13 Jan 2017, 08:56

Bonjour
aujourd'hui c'est moi qui m'y colle pas beaucoup d'info
@mitié Laurent


Actualité
Lente remontée de l'Atlantique
vendredi 13 janvier 2017, 07h12
Dans une zone de vents faibles entre l’archipel du cap Vert et les Canaries, les leaders du Vendée Globe peinent pour remonter vers les Açores : Alex Thomson en a profité pour reprendre une bonne vingtaine de milles à Armel le Cléac’h la nuit dernière et le Britannique n’est plus qu’à 180 milles du Breton. Jean Le Cam et Yann Eliès viennent de passer dans l’hémisphère Nord.

Cette remontée de l’Atlantique s’avère toujours aussi compliquée et laborieuse pour les deux premiers qui alternent les accélérations et les ralentissements. Cette nuit a été particulièrement difficile pour le leader qui n’avait plus qu’une dizaine de noeuds de vent de secteur Est : Armel le Cléac’h (Banque Populaire VIII) naviguait à huit noeuds quand Alex Thomson (Hugo Boss) en alignait onze ! Juste au dessus du Tropique par 25 degrés Nord, les deux premiers doivent encore monter jusqu’au trentième Nord (à la latitude des Canaries) pour retrouver un flux régulier de Sud- Est d’une vingtaine de noeuds : ce vendredi s’annonce donc poussif avant une belle accélération, au moins jusqu’à la latitude de l’Espagne.

Pour Jérémie Beyou (Maître CoQ), les conditions météorologiques sont nettement plus favorables avec un Alizé régulier d’une quinzaine de noeuds alors que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) gagne dans le Nord grâce à un flux en construction de secteur Est. Dans son sillage, le duo vient tout juste de passer l’équateur vers 5 heures (heure française), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) au coude à coude. Enfin, Louis Burton a pu virer de bord, en bordure de l’anticyclone de Sainte Hélène : cap au Nord, le malouin progresse à 11 noeuds de l’Equateur.

_________________
“Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.”De André Malraux
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 13 Jan 2017, 23:03

Bonsoir
 page d'actu et analyse météo en direct des sables
@mitié Laurent
PS je suis pas avec mon PC ni mes progs habituels


Analyse météo
LES POINTS CLEF POUR HUGO BOSS ET BANQUE POPULAIRE
VENDREDI 13 JANVIER 2017, 14H26
Si les premiers sont attendus dans moins d'une semaine aux Sables d'Olonne, les difficultés météo sont encore nombreuses jusqu'à l'arrivée.


© GREAT CIRCLE
© Great CircleLa route jusqu’aux Sables d’Olonne est encore semée d’embuches météorologiques. Cela commence par la zone de calmes dans laquelle Banque Populaire est entré en fin de matinée suivi d’Hugo Boss dans l’après-midi. Les vents vont rester instables et faibles durant les prochaines 48 heures.
Ils devraient ensuite attraper un flux de Sud soutenu qui les amènera jusqu’au large de la Bretagne.  Le vent sera fort, mais assez stable, ce qui devrait leur permettre de maintenir des moyennes élevées.
A partir du 17 dans la soirée et durant la journée du 18 janvier, il faudra négocier un anticyclone dont la position n’est pas encore bien définie. S’il se situe sur le Nord de la France, il pourrait être prolongé par une dorsale (zone avec des vents faibles en bleu). Les deux leaders devront traverser au mieux cette zone de vents variables, probablement au large de la Bretagne avant de terminer au près avec un vent d’Est et des températures hivernales.  Il est possible qu’ils viennent longer les côtes bretonnes avant de franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne.
Pour Jérémie Beyou et Jean Pierre Dick, il est encore un peu tôt pour se projeter jusqu’à l’arrivée, mais on sait déjà qu’ils devront enchaîner plusieurs systèmes météo avec à chaque fois le risque de voir les poursuivants revenir, surtout pour St-Michel Virbac qui ne compte ce soir que 120 milles d’avance sur Queguiner et Finistère mer Vent.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle


Actualité
BATAILLER JUSQU’AUX DERNIERS MILLES !
VENDREDI 13 JANVIER 2017, 15H50
Dernier week-end en mer pour Armel Le Cléac’h et Alex Thomson. « Jusqu’au bout, il va falloir se battre ! », annonce le leader breton qui, pris dans une zone sans vent, a vu son avance sur son dauphin britannique fondre. Mais l’effet accordéon joue à plein et Armel devrait inverser la tendance dans les prochaines heures. Mais tout dépend à partir de quand Alex va être ralenti, et combien de temps… Après les passages de l’équateur de Jean Le Cam puis de Yann Eliès la nuit dernière, six concurrents naviguent dans l’Atlantique Nord, quatre dans l’Atlantique Sud et huit dans le Pacifique. Les prochains à franchir le cap Horn devraient être Fabrice Amedeo Arnaud Boissières, dimanche après-midi, suivis peu après d’Alan Roura et de Rich Wilson. 


© OLIVIER BOURBON / M&M
Armel Le Cléac’h : « Je ne vais rien laisser passer ! »
Armel ? Alex ? Qui sera le premier à s’amarrer au mythique ponton du Vendée Globe, à Port Olona ? La date d’arrivée des deux premiers se précise, ce sera probablement jeudi prochain, le 19 janvier. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) s’apprêtent donc à vivre leur dernier week-end en mer. Il reste six jours de course. C’est court à l’échelle d’un Vendée Globe mais suffisamment long pour que des rebondissements surviennent.
Il y a quatre ans, Armel tenait le rôle de chasseur, dans un duel épique face à François Gabart qui l’avait finalement emporté avec 3 heures et 17 minutes d’avance. Cette fois, Armel est bien le concurrent chassé par le redoutable Alex. Et il est possible que l’écart à l’arrivée soit encore très faible entre les deux leaders. Ce vendredi 13 janvier n’a pas souri à Le Cléac’h qui a buté dans une zone sans vent et a donc sérieusement ralenti tandis que Thomson a aligné de meilleures vitesses. Mais la tendance devrait s’inverser puisque le Britannique devra à son tour négocier une zone de transition quand Armel reprendra de la vitesse… Mais quand Alex va-t-il ralentir ? Et combien de temps ? « Alex s’accroche bien, il a une météo plus favorable depuis le cap Horn. On commence à avoir l’habitude de ce yo-yo, ça aurait pu être plus simple mais c’est comme ça », analyse Armel.

Final sous haute tension
Le scénario pour la fin de parcours se précise : un vent d’Est faiblard jusqu’aux Açores, puis des conditions plus soutenues pour aller au large de la Bretagne, et un centre anticyclonique à traverser juste avant l’arrivée aux Sables d’Olonne ! Stressant… Armel Le Cléac’h : « Jusqu’au bout il va falloir se battre, ça  me met une pression supplémentaire mais je suis à fond, je ne vais rien laisser passer ! » Paroles de double vainqueur de la Solitaire du Figaro !
Lui est triple vainqueur de cette épreuve : au large de l’archipel du Cap-Vert, Jérémie Beyou (3e sur Maître CoQ) a été le plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures (336 milles). Il navigue dans les alizés de Nord-Est. Avec une avance de plus de 500 milles sur son premier poursuivant, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jérémie semble bien parti pour monter sur le podium aux Sables d’Olonne. Mais la prudence reste de mise à plus de 2500 milles de l’arrivée.
Dick, Le Cam et Eliès : l’Atlantique Sud à vive allure
© Paul Bessereau/M&MComme il l’espérait, Jean-Pierre Dick a passé le Pot au noir sans encombre. Signalons qu’il a réalisé le meilleur temps de l’histoire du Vendée Globe sur le secteur cap Horn-équateur en 13 jours, 03 heures et 59 minutes. Avant cette édition, le temps de référence était détenu par François Gabart en 13 jours, 19 heures et 29 minutes. « Incroyable, cela fait plaisir d’apprendre ça ! », s’est réjoui Jean-Pierre. « Je ne pensais pas avoir été le plus rapide car depuis le Horn les conditions météo ont beaucoup varié. Il a fallu s’activer. C’est une belle satisfaction ! »
Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), qui ont franchi l’équateur la nuit dernière à 31 minutes d’intervalle, détiennent les troisième et quatrième meilleurs temps de l'histoire sur ce même secteur. Toujours lors de cette huitième édition, Alex Thomson avait réalisé le deuxième temps.
Il y a désormais six concurrents dans l’hémisphère Nord. Le prochain à franchir l’équateur sera Louis Burton (Bureau Vallée). Mais ce n’est pas pour tout de suite, puisqu’il est à plus de 1400 milles du but. Louis touche actuellement des alizés plutôt faibles.
© Nandor FALe Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) n'a pas vécu une journée facile car une belle dépression le secoue, avec des vents de 45 nœuds et plus… Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et le Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sont passés derrière ce système et subissent eux des conditions moins fortes. Eric est passé à l’Est des Malouines, Conrad semble bien parti pour faire de même.
Le cap Horn en fin de week-end pour Amedeo, Boissières, Roura et Wilson
Pour le groupe de quatre (Amedeo, Boissières, Roura, Wilson) en approche du cap Horn, c’est ambiance « pot de départ dans les mers du Sud », comme le dit Fabrice Amedeo (11e sur Newrest-Matmut). Fabrice a gagné une place au détriment d’Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui est parti dans une option Sud, le long de la zone d’exclusion, qui n’a pas été payante car il s’est fait piéger dans des calmes. Fabrice et Arnaud sont attendus au cap Horn dimanche après-midi.
Une belle dépression devrait les suivre jusqu’au Horn où ils seront suivis, probablement dans la nuit de dimanche à lundi, par le Suisse Alan Roura (La Fabrique) et l’Américain Rich Wilson (Great American IV). Ce sera le tout premier passage pour Alan. « Je pense qu'au fond, j'en ai tellement rêvé de ce cap Horn, que j'aimerais profiter à fond de la fin du grand Sud et de son passage », explique-t-il.
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) sont à 2000 milles du dernier grand cap du tour du monde, mais certainement pas le moins attendu. Signalons enfin que Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) a aligné ses meilleures vitesses : 335 milles en 24 heures (vitesse moyenne : 14 nœuds). « Depuis le départ de Tasmanie j’ai repris 300 milles à Pieter Heerema, c’est une très bonne nouvelle ! », s’est-il réjouit dans une vidéo tournée au cœur de la tempête. Les conditions se sont calmées et Sébastien peut à nouveau souffler… Quant à Pieter Heerema (No Way Back), il est passé sous la barre des 10 000 milles restant à parcourir.
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 14 Jan 2017, 14:08

Bonjour 
pas grand chose comme actu a ce mettre sous la dent
les 1ers concurrents sont attendus
Armel devance Alex de 125,26 nm
et il lui reste 1649 nm a parcourir avant les Sables
@mitié Laurent


Actualité
LA PARABOLE FINALE
SAMEDI 14 JANVIER 2017, 06H00
Armel Le Cléac’h et Alex Thomson entament leur dernière ligne droite qui s’annonce plutôt courbe : les deux leaders vont devoir remonter plein Nord avant d’obliquer vers la Bretagne, puis descendre le long des côtes vendéennes, pour une arrivée prévue le jeudi 19 janvier. Mais avec quel écart et qui devant ?



Il faudra probablement attendre encore jusqu’à mardi prochain pour savoir qui d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) toujours en tête ce samedi matin avec 120 milles de marge, ou d’Alex Thomson (Hugo Boss) a le plus de chance de franchir la ligne d’arrivée jeudi prochain en vainqueur. Car une nouvelle fois, le Britannique revient à portée de lance-pierres du Léonard dans des vents encore très instables et faiblards au large des Canaries. Les alizés d’Est n’arrivent pas à prendre du coffre en raison de cette dépression au milieu de l’Atlantique qui perturbent tous les schémas habituels.
Retrouver la pression
L’anticyclone des Açores est bien là, mais il est décalé au large du golfe de Gascogne : les deux leaders vont donc devoir faire un grand tour jusqu’à l’entrée de la Manche avant de piquer sur Les Sables d’Olonne : c’est donc une bonne opportunité pour le Gallois puisque dès ce soir, le vent de Sud-Est va se renforcer à l’approche de l’archipel, une fois ces calmes canariens traversés. L’accélération sera franche dès dimanche avec plus de trente nœuds attendus en début de semaine, mais ce sont aussi les vents instables de la fin de parcours qui vont entretenir le suspense jusqu’aux côtes bretonnes. La priorité en ce début de week-end est de sortir du marasme canarien, ce qui s’annonce très compliqué pour les deux leaders ce samedi.
La situation est bien plus claire pour Jérémie Beyou qui navigue 500 milles plus au Sud dans des alizés de Nord-Est d’une vingtaine de nœuds : c’est dimanche où le skipper de Maître CoQ va s’arracher les cheveux dans une bulle incontournable qui va sensiblement le ralentir avant de toucher le flux de Sud-Est de ses prédécesseurs. Heureusement, l’Atlantique Nord commence à se remettre en place et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) ne devrait pas souffrir de cette configuration originale. En revanche, le Niçois doit grappiller des degrés en longitude pour se recaler devant ses deux poursuivants plus à l’Est, actuellement encore englués dans le Pot au Noir : Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) cherchent la sortie du « tunnel » et la belle lune de ce samedi est un atout pour zigzaguer entre les grains.
Le train-train quotidien
La problématique n’est pas la même dans l’hémisphère Sud : Louis Burton (Bureau Vallée) commence à accélérer dans des alizés d’Est d’une quinzaine de nœuds tandis que Nándor Fa (Spirit of Hungary) s’extrait d’une dépression australe plutôt tonique qui lui a apporté plus de quarante nœuds la nuit dernière… Éric Bellion (Commeunseulhomme) est juste derrière cette perturbation qui va lui permettre de gagner rapidement vers le Nord-Est tout comme son poursuivant Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui profite d’un bon flux de secteur Sud aux abords des îles Falkland.
Et du côté du cap Horn, cela se précise : Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) devrait le déborder dans moins de 48 heures avec une petite marge d’avance sur Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui s’est recalé dans son sillage après une option vers le Sud qui n’a pas porté ses fruits. Et à une centaine de milles, le Suisse Alan Roura (La Fabrique) a fait le break sur l’Américain Rich Wilson (Great America IV) dans un flux de Nord-Ouest bien propulsif ! Un environnement bien différent pour l’Espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) qui se couvrent de polaires dans un vent glacial venu de l’Antarctique par 54° Sud…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 14 Jan 2017, 19:31

Bonsoir 
une petite tempête en vue sur le Cap Horn
@mitié Laurent


Analyse météo
TEMPÊTE PRÉVUE SUR LE CAP HORN POUR LE DIMANCHE 15 JANVIER
SAMEDI 14 JANVIER 2017, 14H30
Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo, Alan Roura et Rich WIlson devraient passer le cap Horn dans des conditions musclées.


© GREAT CIRCLE
© Great CircleLes conditions devraient être ventées dans la journée du 15 janvier pour Newrest-Matmut,  La Mie Câline, La Fabrique et Great American IV. Une dépression située au Sud-Ouest du cap Horn génère un flux de Nord-Ouest le long des côtes chiliennes. Les montagnes qui culminent à près de 4 000 mètres sur la côte Sud-Ouest de la péninsule américaine canalisent et accélèrent le vent dans cette zone. Le phénomène est accentué par les effets catabatiques. Ce sont des vents froids et violents qui descendent du haut des montagnes. Ils portent le nom de williwaws dans les canaux de Patagonie et sont redoutés des marins qui naviguent dans cette région du globe.
Pour nos quatre skippers, le vent pourrait atteindre 45 à 50 nœuds avec des rafales à plus de 60 nœuds (rouge foncé sur la première carte). Ils peuvent naviguer dans des conditions un peu moins dures en restant au Sud, le long de la zone d'exclusion des glaces.
© Great CirclePour le reste de la flotte, les conditions sont assez clémentes. La dépression qui a touché Nandor Fa s’éloigne vers le Sud. Les deux leaders naviguent toujours dans un vent instable en attendant de trouver un flux de Sud-Est musclé au large des Açores dès dimanche.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle


Actualité
DERNIERS ASSAUTS !
SAMEDI 14 JANVIER 2017, 17H07
Le dénouement est proche pour les leaders : dans cinq jours, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson auront amarré leurs bateaux au ponton du Vendée Globe à Port Olona. Ils vont d’ici-là faire face à des conditions aussi variées que compliquées. La route jusqu’aux Sables d’Olonne est en effet semée d’embûches et loin d’être rectiligne. De quoi entretenir le suspense jusqu’au bout… La lutte pour le podium n’est pas terminée non plus : même s’il accuse 500 milles de retard sur Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick croit encore en ses chances d’empocher la 3e place. Jean-Pierre devra également contenir les inénarrables et inséparables Yann Eliès et Jean Le Cam. Fabrice Amedeo emmène de son côté un groupe de quatre en approche du cap Horn et composé d’Arnaud Boissières, Alan Roura et Rich Wilson. Gros temps en perspective pour ces quatre marins ! 

© FRANÇOIS VAN MALLEGHEM / DPPI / MAÎTRE COQ


Pour les quatre autres concurrents encore dans le Pacifique, la route vers le Horn est longue mais les conditions sont favorables…


 « Un peu de pression… »
Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) vont se faire des cheveux blancs d’ici la ligne d’arrivée. Ils vont faire face à des conditions très diverses. Après s’être extirpés de la zone de vents calmes dans laquelle ils se trouvent, les deux hommes de tête vont dès demain affronter des conditions musclées et hivernales dans un bon flux de Sud. Dans cette perspective, Armel et Alex ont fait le tour de leurs bateaux, mis leurs affaires en ordre. Ils devront faire attention à la casse et Thomson pourra s’appuyer sur le foil qui lui reste puisque la navigation se fera tribord amures. Or le Britannique a prouvé à maintes reprises dans ce Vendée Globe qu’il est particulièrement à l’aise dans le gros temps. Ca va aller vite ! Et juste avant l’arrivée, les deux leaders auront une dorsale (zone de vent faible) à traverser et le final se fera au près, tribord amures cette fois.
« Les cinq derniers jours vont être variés et compliqués », confirme Armel Le Cléac’h. « J’aurais aimé une fin de course plus détendue. Jusqu’au bout il va falloir être à fond. Il va y avoir de la bagarre. Je vais utiliser mes connaissances de la régate au contact pour conserver mon avance. Je serai en mode Figaro pour les derniers milles. Je ne cache pas qu’il y a un peu de pression… »
Jean-Pierre Dick : « Le podium est encore jouable ! »
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) s’est extirpé des griffes du Pot au noir plus facilement que Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Jean-Pierre a donc consolidé sa 4e place et il regarde aussi devant et croit encore en ses chances de monter sur le podium. Jérémie Beyou (3e sur Maître CoQ) navigue 500 milles devant lui. « Dépasser Jérémie à la régulière, grâce à une option météo, me paraît compliqué. Je ne vois pas de coup stratégique possible pour le moment », confie Jean-Pierre. « Mais je sais que tout reste possible, le podium est encore jouable. Lors de la précédente édition, il y a quatre ans, j’étais confortablement en 3e position au large du Cap-Vert. Et d’un coup j’ai perdu ma quille… et la 3e place ! » Respectivement 5e et 6e, Yann Eliès et Jean Le Cam sont lancés dans une gigantesque étape de la Solitaire du Figaro. Ils ont encore navigué à vue, après 69 jours de mer et plus de 21 000 milles parcourus sur l’eau ! L’écart entre ces deux-là pourrait bien être très faible à l’arrivée.
s quatre marins qui naviguent dans l’Atlantique Sud profitent de belles conditions. Louis Burton (7e sur Bureau Vallée) poursuit sa remontée le long des côtes brésiliennes, dans les alizés. Sa course est pleine de maîtrise. Nandor Fa (Spirit of Hungary) s’est extrait d’une dépression tonique dans laquelle il s’est bien fait secouer. Le plus dur est passé pour le Hongrois. Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) fait lui aussi face à des vents forts mais il est en arrière de la dépression, tout comme son premier poursuivant, Conrad Colman (Foresight Natural Energy).
Amedeo, Boissières, Roura et Wilson à quelques centaines de milles du cap Horn : tempête en vue !
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) seront les prochains concurrents à franchir le cap Horn et à quitter les mers du Sud. Ils y sont attendus dimanche en fin de soirée ou en début de nuit de dimanche à lundi. Une centaine de milles plus en arrière, le benjamin Alan Roura (La Fabrique) a pris ses distances sur le doyen Rich Wilson (Great American IV). Le Suisse pourrait passer le Horn dans la matinée de lundi, ce sera probablement en début de nuit de lundi à mardi pour l’Américain.
Pour ces quatre marins, l’approche du cap s’annonce musclée. « Une dépression située au Sud-Ouest du cap Horn génère un flux de Nord-Ouest le long des côtes chiliennes. Le vent pourrait atteindre 45 à 50 nœuds avec des rafales à plus de 60 nœuds », explique Great Circle, le partenaire météo du Vendée Globe.
Non loin du point Nemo (le point de la planète le plus éloigné de toute terre), Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) met du charbon. Avec son vénérable bateau mis à l’eau en 1998, Romain a été le plus rapide ces dernières 24 heures (340 milles parcourus) ! Il est revenu à une centaine de milles de Didac Costa (One Planet One Ocean).
La course continue pour Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), qui sont respectivement à 8000 et 9000 milles du leader ce soir. Mais peut importe le temps qu’ils mettront à boucler leur grande aventure : Pieter et Sébastien se sont fixés un objectif très personnel, et finir constituerait déjà une formidable victoire.

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 15 Jan 2017, 21:19

Bonsoir
l'actu et la météo du jour
@mitié Laurent




[size=30]Analyse météo[/size]
[size=55]UNE FIN DE COURSE TRÈS TACTIQUE[/size]
DIMANCHE 15 JANVIER 2017, 14H20
[size=30]La fin de course devrait être très tactique pour Banque Populaire VIII et Hugo Boss avec du vent fort jusqu'au 17 janvier puis une dorsale à négocier.[/size]
 

© GREAT CIRCLE
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=3741861analysemeteodu15janvier2017a8h00atlantiquenordr360360.jpg]© Great Circle[/url]Banque Populaire VIII et Hugo Boss ont touché comme prévu, au large des Açores, le vent de Sud-Est de 20 à 25 nœuds qui leur permet d’accélérer. Le vent devrait encore se renforcer dans les heures qui viennent avec le creusement d'une dépression dans l'Ouest le lundi 16 janvier (carte n°2). Entre l'anticyclone et cette dépression, le vent pourra atteindre 30 noeuds, peut-être un peu plus, ce qui va permettre aux deux leaders de tenir des moyennes élevées. L'anticyclone se déplace lentement vers le Nord-Est à partir de lundi, ce qui leur permettra de rester dans ce flux de vent fort durant les prochaines 36 heures. A partir du mardi 17 janvier, le vent commencera à mollir quand les deux bateaux bifurqueront vers l'Est en se rapprochant de l'anticyclone. La dépression restera au large, bloquée par l'anticyclone.
Le 18 janvier (image 3), l'anticyclone sera sur la mer du Nord ou la Grande-Bretagne et se prolongera par une dorsale au large de la Bretagne et sur le golfe de Gascogne. Qui dit dorsale, dit vent [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=1358532previsionmeteole16janviera8h00atlantiquenordr360360.jpg]© Great Circle[/url]faible et rotation du vent. On aura du vent d'Est à Nord-Est en Bretagne Sud et sur les côtes vendéennes et du vent de Sud au large du golfe de Gascogne. Il faudra alors ajuster au mieux la trajectoire et bien choisir le point pour virer de bord dans cette bascule avant de revenir bâbord amures dans le vent de Nord-Est vers la ligne d'arrivée où le premier est attendu le 19 janvier.
Les trois prochains jours seront très tactiques. Bien se positionner par rapport aux systèmes météorologiques et exploiter au mieux les bascules de vent dans la dorsale seront les points-clés pour gagner ce Vendée Globe 2016-2017.
Le froid sera également de la partie puisque les températures pourraient être négatives durant la nuit du 18 au 19 janvier, ce qui donnerait une température ressentie de -10°C, soit probablement la nuit la plus froide depuis le départ le 6 novembre dernier.
Christian Dumard et Bernard Sacré - Great Circle
 
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=4390043previsionmeteole18janviera8h00atlantiquenordr360360.jpg]© Great Circle[/url]
 
[size=30]Actualité[/size]
[size=55]ALEX EN EMBUSCADE, ARMEL SOUS PRESSION ![/size]
DIMANCHE 15 JANVIER 2017, 17H08
[size=30]Moins de 100 milles d’écart ! En parfaite embuscade, Alex Thomson met la pression sur Armel Le Cléac’h. Dans des conditions intenses qu’il affectionne, le Britannique grappille des milles sur le leader breton. Au Sud-Est des Açores, les deux hommes de tête sont engagés dans une course de vitesse, tribord amures, lancés à plus de 20 nœuds (24 nœuds pour Alex au pointage de 15h !). Leurs arrivées sont toujours prévues dans quatre jours, le jeudi 19 janvier. Les conditions sont plus calmes pour Jérémie Beyou qui garde Jean-Pierre Dick à bonne distance. Jérémie semble bien parti pour remonter le chenal des Sables d’Olonne à la 3e place… Ce soir, dix concurrents naviguent en Atlantique et ils devraient être bientôt rejoints par Fabrice Amedeo, attendu au cap Horn dans la nuit, suivi d’Arnaud Boissières, d’Alan Roura et de Rich Wilson. Le Horn n’est plus une lointaine perspective pour Didac Costa et Romain Attanasio qui devraient le franchir dans cinq à six jours…[/size]
 

Alex is back !
Changement d’ambiance.
Après des journées à faible allure, dans une zone de vents calmes, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) sont à nouveau lancés dans une folle chevauchée dans un flux de Sud-Est qui les propulse à plus de 20 nœuds. « La mer n’est pas très agréable avec les vagues venant de l'Est », racontait ce midi Alex Thomson dans la version anglaise du Vendée Live. « Ce n’est pas facile mais je ne me plains pas car j’arrive à progresser à bonne vitesse. Le vent va se renforcer dans les prochaines 24 heures, avec plus de 30 nœuds. Je vais faire de mon mieux… » On peut effectivement compter sur le très incisif Britannique pour ne pas lâcher le morceau.
© Y.Zedda
Après 70 jours en mer, les hommes sont fatigués, les bateaux aussi. Attention au risque de casse car la moindre avarie pourrait sérieusement impacter l’issue de ce huitième Vendée Globe. Le Britannique est à l’attaque, en parfaite embuscade. Il est revenu à moins de 100 milles du leader qui a une manière de naviguer un peu plus conservatrice. La pression est sur Armel mais c’est bien lui qui est en position de force. Du fait de son avance, il peut marquer son adversaire, d’autant qu’il n’y a pas de grandes options stratégiques dans les heures à venir. Les deux hommes de tête sont lancés dans une course de vitesse, tribord amures.
Jérémie Beyou (Maître CoQ) traverse une zone de vents instables, comme les deux leaders avant lui. Mais cela ne l’empêche pas de garder une marge confortable sur Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), qui lui-même maintient à distance Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Au pointage de 15h, Yann avait 7 milles d’avance sur Jean. Une avance évidemment négligeable à plus de 2700 milles de l’arrivée.
Louis Burton (Bureau Vallée) est à environ 800 milles de l’équateur. Il sera le prochain à basculer dans l’hémisphère Nord. Les concurrents qui le précèdent sont loin devant lui et ceux qui le poursuivent loin derrière. C’est donc seul face à lui-même que Louis doit se motiver et trouver les ressources physiques et mentales pour exploiter toute la mesure de sa monture. Même configuration pour le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui, après des journées très ventées, navigue dans des conditions maniables, à la 8e place.
Amedeo, Boissières, Roura et Wilson : « Le cap Horn dans la douleur »
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) naviguent dans du petit temps et leur progression va être compliquée dans les jours à venir. Mais ce moment de répit est apprécié par Eric Bellion. « Je ne suis pas mécontent de retrouver du calme, un peu de chaleur et d’énergie aussi », dit-il. « Après le Horn j’ai eu un bon coup de mou car c’était un objectif, un sommet que j’avais en ligne de mire. La pression est retombée quand je l’ai passé. »
Le cap Horn est justement d’actualité pour le quatuor composé de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Arnaud Boissières (La Mie Câline), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV). Ces quatre marins ont ralenti volontairement pour laisser passer le plus gros d’une violente dépression. Mais les conditions restent musclées et nécessitent une grande attention. Fabrice Amedeo sera le premier de ce groupe à passer le Horn. Mais il n’aura pas vraiment le temps de profiter de son premier cap Horn. « Le passage du Horn est un moment incroyable mais je ne vais pas le vivre comme tel compte tenu de la météo sur zone », explique Fabrice. « Je suis très concentré sur la bonne marche du bateau et je ne suis pas du tout en train de me dire « Chouette le cap Horn, je vais mettre le clignotant à gauche ». Je vais franchir le Horn dans la douleur, et sans doute avec un peu de frustration. »
Pour Alan Roura (La Fabrique), le Horn marquera une forme de soulagement : « Je suis heureux de retrouver l’Atlantique, cela marque le retour à la maison. J’espère y avoir des conditions un peu plus clémentes car le Pacifique m’en aura fait voir de toutes les couleurs. Je quitte les mers du Sud avec plaisir et fierté d’avoir pu m’en échapper. »
Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) sont attendus au cap Horn dans cinq à six jours. Quant à Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), ils sont respectivement à plus de 2000 et 3000 milles du troisième cap du Vendée Globe. Mais ils profitent de conditions leur permettant de gagner dans l’Est à bonne allure, sur le plus grand océan du monde.
Enda O’Coineen va terminer son tour du monde hors course !
Des nouvelles de l’Irlandais Enda O’Coineen qui avait été contraint à l’abandon suite à un démâtage le 1er janvier. Il avait rallié Dunedin (Nouvelle-Zélande) au moteur. Enda est reparti de Dunedin, cap sur Auckland où il va se rendre sous gréement de fortune. Une fois à bon port, il remettra en place un gréement neuf et terminera son tour du monde entamé le 6 novembre dernier aux Sables d’Olonne. Il espère boucler le voyage fin 2017 ou début 2018. Il deviendrait ainsi le premier Irlandais à boucler un tour du monde en solitaire…
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 16 Jan 2017, 09:56

Bonjour
actu du jour
@mitié Laurent


Actualité
AMEDEO ET BOISSIÈRES AU CAP HORN
LUNDI 16 JANVIER 2017, 08H06
Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières viennent de doubler le cap Horn, en 11e et 12e position. Deux bateaux de plus dans l'Atlantique. Et donc plus que six qui naviguent encore dans l'océan Pacifique.


© FABRICE AMEDEO
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) a doublé le cap Horn cette nuit, à 2h40 heure française, après 70 jours, 13 heures et 38 minutes seul en mer depuis le départ des Sables d'Olonne le 6 novembre 2016. Une grande première pour lui. Arnaud Boissières (La Mie Câline) vient également de signer son retour dans l'Atlantique à 6h52 HF, soit 4 heures et 12 minutes après Fabrice Amedeo. Ces deux marins émargent respectivement en 11e et 12e position de ce huitième Vendée Globe. Le temps de course d'Arnaud Boissières entre le départ et le Horn est de 70 jours, 17 heures et 52 minutes. Tous deux ont mis un peu plus de 28 jours depuis le cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l'Australie.
Pour Fabrice Amedeo, cette grande première est évidemment une belle émotion. "J'ai ce sentiment d'être à ma place, là où j'ai toujours rêvé d'être", confiait-il cette nuit dans un message. Les prochains skippers attendus devant le mythique caillou sont le Suisse Alan Roura (La Fabrique), puis l'Américain Rich Wilson (Great American IV). A 6h15 ce matin, Alan était à 140 milles du cap Horn et Rich à 225 milles.
BM / M&M



Actualité
LES DERNIERS 1000 MILLES SOUS HAUTE TENSION
LUNDI 16 JANVIER 2017, 06H29
A 1000 milles de l'arrivée aux Sables d'Olonne, Alex Thomson met une énorme pression sur le leader. Aux Açores, le Britannique est revenu à 71 milles d'Armel Le Cléac'h, via 24 heures extraordinaires à très haute vitesse : 527 milles avalés à 22 noeuds de moyenne! Pendant ce temps, Fabrice Amedeo vient de doubler le cap Horn et Arnaud Boissières s'apprête à en faire autant.


© Y.ZEDDA
Açores en Portugais, cela veut dire "vautours". C'est assez approprié aux vitesses supersoniques des deux meneurs du Vendée Globe ce matin qui fondent comme des oiseaux de proie sur le dernier millier de milles à parcourir d'ici l'arrivée, barre symbolique que vient de faire tomber Armel Le Cléac'h, une centaine de milles dans le Nord-Ouest de l'archipel lusitanien. Tous deux foncent dans la nuit à plus de 20 noeuds, parfois 22 noeuds de moyenne. Et la chasse est très, très rythmée : sur les dernières 24 heures, Armel Le Cléac'h a parcouru 498 milles et Alex Thomson carrément 527 milles ! C’est presque autant que sa fameuse journée « quasi record » à 535 milles du… 19 novembre 2016.
En termes d'écart, on est revenu aux mêmes ratios qu'il y a exactement une semaine : 71 milles d'avance pour le skipper de Banque Populaire VIII sur celui de Hugo Boss. "Ce n'est pas beaucoup!'" rigole le troisième, Jérémie Beyou, joint à 4h30 ce matin, "aucun des deux n'a droit à l'erreur et ne doit faire de boulette, d'autant que je reste en embuscade". Jérémie met toujours son billet sur Armel "c'est un bon copain et mon camarade d'entraînement… mais Alex a beaucoup d'atouts et il est dans la dynamique positive de celui qui reprend des milles."Les deux meneurs, attendus jeudi en milieu de journée aux Sables d’Olonne, vont devoir tirer un grand bord et probablement aller jusqu'à Ouessant avant de pouvoir virer pour le dernier sprint vers l'arrivée, le long de la Bretagne. Celui-ci se fera probablement bâbord amures. Autrement dit, Alex Thomson pourrait continuer de revenir sur Armel Le Cléac'h au moins jusqu'à Ouessant où le run final pourrait se faire avec un faible handicap pour le Britannique - les dernières simulations donnant une trentaine de milles d'écart seulement à la pointe de Bretagne !
Beyou en avance sur son tableau de marche
Pendant ce temps tout va bien pour Jérémie Beyou, 600 milles dans l'Ouest des Canaries. Le skipper de Maître CoQ se félicite ce matin d'avoir plus de vent que prévu : "j'ai 20 noeuds alors que je ne m'attendais qu'à 13. Je prends avec plaisir des milles faciles sur une mer toute plate, ça glisse vite et bien, sans souci et au sec. Je suis en avance sur mes routages et, psychologiquement, ça fait du bien." Un peu moins de 600 milles derrière Beyou, à la latitude du Cap Vert, Jean-Pierre Dick (St Michel-Virbac) est toujours bien accroché à sa quatrième place, avec 300 milles d'avance sur le cinquième Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), lequel a réussi à prendre une quinzaine de milles sur son fidèle duettiste Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Les dernières ETA confirmant l'arrivée des deux premiers jeudi, estiment aussi que Beyou pourrait arriver le 23 janvier, Dick le 24 et Le Cam et Eliès le 25. A prendre avec des pincettes, comme toujours… Plus Sud, au large de la corne du Brésil, tout va bien également pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui progresse relativement bien vers le nord (13,5 noeuds) à un peu moins de 700 milles de l'équateur. Du huitième au dixième, l'Atlantique Sud est plus complexe pour Nandor Fa (Spirit of Hungary), Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy). Tous trois sont gênés par une zone de hautes pressions qui ralentit leur progression : Bellion tente sa chance près des côtes sud-américaines, Fa joue la carte grand large et Colman est sur une trajectoire médiane. Leurs vitesses ne dépassent guère les 8 noeuds et gagner en latitude s'avère un peu longuet pour ces trois-là.
Amedeo et Boissières au Horn
C'est le bonheur en revanche pour Fabrice Amedeo, qui vient à son tour de regagner l'Océan Atlantique. Le skipper de Newrest-Matmut a doublé le cap Horn cette nuit à 2h40 heure française, après 70 jours, 13 heures et 38 minutes seul en mer. © Fabrice AmedeoC'est une grande première pour lui, saluée par une jolie photo souvenir et ces quelques mots envoyés il y a quelques minutes à la Direction de course : "après la punition des 55 noeuds de vent, coucher de soleil sur les montagnes et maintenant le Horn ! Grosse émotion… et ce sentiment d'être à ma place, là où j'ai toujours rêvé d'être." Fabrice va être suivi très rapidement par Arnaud Boissières (La Mie Câline, 12e), qui n'a plus qu'une vingtaine de milles à couvrir pour passer le célèbre caillou noir. Ce sera chose faire dans la matinée. Viendront ensuite les deux autres membres du groupe des quatre, à savoir le Suisse Alan Roura (La Fabrique) puis l'Américain Rich Wilson (Great American IV). A 6h15 ce matin, Alan était à 140 milles du Horn et Rich à 225 milles. Ils devront être prudents en milieu de nuit prochaine, des vents de 35 noeuds étant prévus sur zone pour leur retour dans l'Atlantique. Le Horn est en revanche encore loin pour les quatre derniers bateaux de la flotte : environ 1200 milles pour le duo Didac Costa-Romain Attanasio, (One Planet One Ocean et Famille Mary-Etamine du Lys), 2000 milles pour Pieter Heerema (No Way Back) et 3000 milles pour Sébastien Destremau (Technofirst-FaceOcean) qui ferme la marche dans le Pacifique, plaqué le long de la zone des glaces par du vent de Nord soutenu.
Bruno Ménard / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 16 Jan 2017, 12:45

Bonjour
actu à la mi journée
@+ Laurent


Actualité
ALEX THOMSON BAT LE RECORD DES 24 HEURES !
LUNDI 16 JANVIER 2017, 09H34
Incroyable skipper d'Hugo Boss ! Alex Thomson vient de battre le record de distance parcourue par un solitaire en 24 heures sur un monocoque : 536,81 milles nautiques, soit plus de 994 kilomètres terriens. Extraordinaire.


Entre 8h hier et 8h heure française ce lundi 16 janvier 2017, Alex Thomson a couvert presque un millier de kilomètres : 536,81 milles nautiques, autrement dit la moyenne extravagante de 22,36 noeuds ! Evidemment ce record est en attente de validation par le World Sailing Speed Record Council (WSSRC), l'organisme international qui tient scrupuleusement les comptes en la matière.
Le skipper d'Hugo Boss fait donc mieux que sa journée du 16 novembre dernier et reprend ce record des 24 heures… qu'il détenait en 2003 (à l'époque avec 468,72 milles) et dont François Gabart l'avait dépossédé en 2012. A bord de Macif, le précédent vainqueur du Vendée Globe avait avalé 534,48 milles en 24 heures à 22,27 noeuds de moyenne. Si sa performance est validée par le WSSRC, Alex Thomson aurait donc parcouru 2,33 milles de plus que François Gabart.
Il faut noter encore sur ce sujet que, malgré ce déboulé de fous furieux au large des Açores, Armel Le Cléac'h résiste plutôt bien et dans un tempo énorme lui aussi : 515,5 milles couverts à 21,5 noeuds de moyenne. Au pointage de 9h, Banque Populaire VIII conserve 73,3 milles d'avance sur Hugo Boss. Quel final !
Bruno Ménard / M&M



Actualité
JÉRÉMIE BEYOU : «UN BILLET SUR ARMEL, MAIS... »
LUNDI 16 JANVIER 2017, 10H15
Nous avons pu joindre Jérémie Beyou à 4h30 ce lundi 16 janvier. Le skipper de Maître CoQ, toujours troisième, se réjouit de conditions bien meilleures que prévues pour progresser vers le Nord… et il analyse le duel en tête entre Armel Le Cléac’h et Alex Thomson.



Jérémie, comment vas-tu ce matin ? Quelles sont tes conditions de vent et de mer ?
« C’est pas mal, ça glisse bien en fait. J’ai trouvé du vent plus fort que ce que j’attendais et ça fait une belle moyenne. Tout ce qui est pris vers le Nord/Nord-Est ce sont des bons points pour s’extraire du bazar, donc je prends avec plaisir ! Hier soir quand ça a démarré, il y a eu des petites pointes à 20, 21 nœuds… c’est sympa car ça faisait un paquet de temps que je n’avais pas dépassé les 20 nœuds. Donc ça fait du bien, et c’était 20 nœuds facile. J’ai un fichier de vent qui date d’hier et qui me donnait 13 à 14 nœuds pour la nuit, mais en fait j’ai eu une vingtaine de nœuds de vent en moyenne et je suis allé beaucoup plus vite que ce que je pensais, c’est bien. Je pensais vraiment me faire ralentir par une molle hier et ça n’a pas été trop le cas. Je suis bien en avance sur mes routages et c’est important car c’est vraiment un gros bazar météo où tu te demandes comment tu vas passer, à chaque ralentissement. Pour l’instant, ça se passe bien… pourvu que ça dure ! »

L’arrivée pour toi, ce sera dans une grosse semaine?
« Je regardais la barre des dix jours à l’arrivée, qui est importante psychologiquement parce que ces derniers temps j’avais l’impression d’être dans un jour sans fin où il te reste toujours dix jours avant l’arrivée ! Les journées où tu ne fais pas beaucoup de milles, ce n’est pas trop rigolo. Depuis deux jours je voyais les leaders qui avaient démarré, donc c’est sympa que ce soit à mon tour d’embrayer aussi. Sur mon tableau de marche, je suis maintenant à 7 jours de l’arrivée et je vais bien plus vite que tous mes routages. Chaque mille gagné vers le Nord fait quasiment ‘fois deux’ après, donc c’est important d’aller vite maintenant. »
Un billet sur Armel, mais « Alex a des atouts… »

Tout va bien à bord de Maître CoQ ?
« Je suis bien toilé, le pilote marche bien avec ma troisième et dernière girouette installée sur le pont. Le pilote ne marchait pas bien au près avec cette girouette mais là, au portant, ça fonctionne beaucoup mieux. Le bateau va vraiment bien sous pilote, tu peux même aller dormir, c’est vraiment une super nuit ! Reste maintenant à ce que ça s’éclaircisse un petit peu devant en termes de météo et après on se rapprochera rapidement de l’arrivée… et ce sera pas mal. »

Que penses-tu du duel en tête ?
« C’est intense, hein… c’est de la super régate ! Quelque part c’est ce qu’on attendait tous de ce Vendée. La dernière fois entre François (Gabart) et Armel il y avait déjà eu une belle bagarre. François avait peut-être été moins sous pression à la fin mais Amel lui avait mis la pression quand même. Ce coup-ci c’est Armel qui se retrouve dans la peau du chassé et ça ne va pas être simple. Soixante-dix milles d’avance ce n’est pas beaucoup, ce n’est vraiment pas beaucoup (rires) ! Psychologiquement, il y en a un qui est dans une dynamique positive de gagner des milles et l’autre en train d’en perdre… Et il ne faut qu’aucun des deux ne fasse des boulettes car ils ont encore un peu de vent fort à faire et moi je suis derrière en embuscade. Un peu loin, mais… enfin voilà quoi ! »

Entre Armel et Alex, sur qui paries-tu?
« Je peux difficilement mettre un billet sur Alex. Je crois en les capacités d’Armel, qui est un bon copain et mon camarade d’entraînement. Maintenant, c’est vrai qu’Alex a un paquet d’atouts, là, et au niveau mental… ça dépend s’il prend l’ascendant ou pas, si Armel lâche ou pas. Et ça, c’est beaucoup lié à la fatigue donc je ne sais pas dire dans quel état de fatigue est Armel. S’il est un peu usé, un peu fatigué, ça doit être compliqué à gérer et dans ce cas là Alex a toutes ses chances. Mais bon… »
ITV par Bruno Ménard / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 16 Jan 2017, 13:30

Re
N'ayant pas fait le classement dominical je vous joins le classement de 12h
@+



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 16 Jan 2017, 19:22

Bonsoir
là franchement je ne voudrais pas paraître pessimiste mais ça craint pour le Chacal
@mitié Laurent


Analyse météo
UNE DORSALE COMPLIQUÉE À NÉGOCIER MERCREDI POUR LES DEUX PREMIERS
LUNDI 16 JANVIER 2017, 15H00
Alors que les deux premiers profitent d'un vent de Sud-Est soutenu pour tenir des moyennes élevées, ils doivent commencer à penser à leur positionnement pour le passage de la dorsale anticyclonique au large de la Bretagne prévu mercredi 18 Janvier.



© GREAT CIRCLE
© Great CircleBanque Populaire VIII et Hugo Boss profitent actuellement d’un vent relativement stable de Sud-Est pour faire route très vite vers un point virtuel qu’ils se sont fixés au large de la pointe de Bretagne. Ce vent devrait mollir dans la journée de mardi pour Armel le Cléac’h en premier. Le mercredi 18 janvier sera la journée la plus délicate. Il leur faut aller virer au large de la pointe de Bretagne dans un vent qui va basculer du Sud-Est à l'Est puis au Nord-Est. Cette bascule est liée à la dorsale qui prolonge l’anticyclone (H) qui se déplace vers la mer du Nord. Bien choisir le point pour virer de bord et toucher la bascule rapidement après ce virement sera déterminant. En virant trop tôt, le cap sera catastrophique sur le nouveau bord. Un virement de bord tardif signifie de la route parcourue en trop.
D’autres données vont venir se rajouter au problème. Il y a le courant, les zones de séparation de trafic (DST en rose) qu’il n’est pas possible de traverser n’importe © Great Circlecomment, le long bord le long des côtes bretonnes, où l’on sait que le vent de Nord-Est est très instable avec un renforcement possible et des changements de direction liés aux reliefs et à l’estuaire de la Loire. La fin de parcours sera donc semée d’embûches météorologiques.
Derrière, Jérémie Beyou semble avoir accroché le vent de Sud. Cela semble plus compliqué pour Jean Pierre Dick qui est dans une zone de calmes et qui devrait voir Yann Eliès et Jean Le Cam revenir encore une fois sur lui. Louis Burton progresse dans l’alizé. Nandor Fa devrait trouver l’alizé d’Est demain alors qu’Eric Bellion et Conrad Colman vont naviguer plusieurs jours au près avant de trouver ce fameux alizé.
Fabrice Amadéo, Arnaud Boissières, Alan Roura et Rich Wilson n’en ont pas fini avec les dépressions au large du Cap Horn qui n’aura pas été de tout repos pour eux.
© Great CircleDans le Pacifique, les conditions de vent sont plus agréables pour Didac Costa, Romain Attanasio, Pieter Heerema et Sébastien Destremau. Le froid est par contre intense pour les deux premiers qui naviguent dans un vent polaire venu tout droit du continent Antarctique.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle


Actualité
ALEX THOMSON : "JE ME BATTRAI JUSQU'AU BOUT !"
LUNDI 16 JANVIER 2017, 16H34
Le Britannique aurait aimé réduire encore plus l'écart mais il se bat contre un système de barre récalcitrant qui lui fait parfois perdre le contrôle du bateau à haute vitesse. Alex confirme cependant qu'il a le mors aux dents...




" Salut tout le monde. Voilà un nouveau record des 24h. Cela a pris pas mal de temps. J’aurais dû l’avoir battu il y a deux mois. En fait je l’ai battu il y a deux mois mais par seulement un mille. Et il faut que ce soit par plus d’un mille. Donc, oui, je suis très heureux. Mais en réalité, il s’agit surtout d’essayer de m’approcher autant que possible d’Armel. Je trouve ça difficile en ce moment, car je ne réduis pas l’écart autant que j’aurais voulu faire. Il fallait que je sois plus près en sortant de la zone de vents faibles.
Je continue de me battre avec le système de barre – Il y a du jeu dans le système, ce qui fait que lorsque j’atteins des vitesses élevées, le bateau devient un peu difficile à contrôler. J’ai failli effectuer des empannages non voulus en descendant du vent sur les vagues. Cela me rend nerveux et je n’ai pas bien dormi. Et les conditions ne me permettaient pas non plus de dormir. Ce n’est pas quelque chose que je peux réparer maintenant. Je pourrais le réparer, mais il faudrait une demi-journée et je perdrais des milles à faire cela. Du coup je fais avec jusqu’à ce que je ralentis au cours des 24 heures à venir. Cela n’aura pas un grand impact. C’est un peu pénible et il faut que je le surveille. Je me bats aussi avec mon AIS. Je reçois la position des bateaux, mais seulement ceux qui sont très près à un ou deux milles seulement. Je ne suis pas sûr si j’émets un signal. J’ai parlé avec un navire par la radio et ils ne me voyaient pas et ils n’étaient qu’à trois milles. C’est un peu inquiétant, mais nous avons un plan de contingence et je vais essayer de régler ce problème cet après-midi. Il y a toujours des mesures à prendre.
On arrive aux derniers jours. A trois jours de l’arrivée. Tout reste à faire. On verra ce qui se passe. Mais une chose est certaine, je me battrai jusqu’au bout.”


Actualité
LA FUSÉE THOMSON EST EN MARCHE
LUNDI 16 JANVIER 2017, 17H27
Le Britannique Alex Thomson sur Hugo Boss a battu ce matin le record de distance avalée en 24h en solitaire sur monocoque. Accrochez votre ceinture : 536,81 milles (soit 994 km) à la vitesse ahurissante de 22,4 nœuds. Il bat donc le record de François Gabart établi en 2012 qui était de 534,48 milles. Preuve en est, qu'Alex pousse son Imoca dans ses retranchements, qu'il est diablement motivé pour raccrocher dangereusement au tableau arrière d'Armel Le Cléac'h ! 78 milles séparent les deux premiers attendus aux Sables d'Olonne jeudi 19 janvier entre 8h et 14h. En attendant, dès demain, les vitesses vont ralentir à l'approche d'un anticyclone (zone sans vent), il y aura ensuite un virement de bord crucial très au large de Ouessant puis des derniers milles incertains le long de la côte bretonne… Faites vos jeux, les paris sont ouverts : mais qui va donc gagner ce 8e Vendée Globe ?




Le village des Sables d'Olonne, ouvert depuis samedi dernier, vibre déjà. La salle des vacations et des émissions en direct ne désemplit pas et les discussions vont bon train. « Incroyable Alex Thomson ! », « Armel doit sentir une pression folle », « Pourvu qu'il n'y ait pas d'avarie pour que le match dure jusqu'à la fin ! »… Chacun y va de son commentaire, impossible de pronostiquer un vainqueur, alors on commence à parier pour le plaisir. Formidable ambiance sablaise… Mais souvenez-vous : il y a quatre ans, Armel Le Cléac'h était à la poursuite de François Gabart, et était revenu 88 milles dans son sillage dans le golfe de Gascogne trois jours avant l'arrivée ! Aujourd'hui, le rôle du breton a changé, c'est le moins que l'on puisse dire, lui qui tient les rennes de la course depuis 44 jours.
Un chasseur sachant chasser sans son foil tribord
Tout sourire dans une dernière vidéo envoyée à l'organisation, le Britannique savoure son record de distance. Il a la niaque l'Anglais et veut le dire à tout le monde. Une manière évidente de mettre un peu plus de pression au Français. Sur son monocoque privé de foil tribord, il est évident qu'Alex donne tout en ce moment dans ce vent de sud-est pour 20 nœuds, car la seule chose sûre quant au scénario de fin, c'est que cela se passera bâbord amure. Il va donc falloir ruser, profiter de la moindre opportunité. Sur chacun des deux bateaux de tête, l'heure est plus que jamais à la concentration. Armel Le Cléac'h et Alex Thomson ne répondront sûrement pas aux vacations. Quel final !
Quatre Mousquetaires au Horn
Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) a doublé le cap dur la nuit dernière à 2h40 du matin, suivi 4 heures après par Arnaud Boissières (La Mie Câline). Un moment fort pour ces deux marins, même pour Cali dont c'était le troisième passage de Horn. On notera tout de même que les deux skippers ont mis plus de temps (deux jours de plus) qu'Alessandro di Benedetto en 2013. Leur traversée du Pacifique Sud fut pour le moins lente et laborieuse. Deux de leur camarades, Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) vont à leur tour doubler le rocher mythique : ce soir pour le benjamin de la course, tôt demain matin pour le doyen ! Joli clin d'œil pour ces deux marins qui ne se quittent plus depuis qu'ils ont fait connaissance aux Sables d'Olonne avant le départ de la 8e édition du Vendée Globe.
Période glaciaire
Dans le Pacifique Sud, on navigue emmitouflé. « Il fait un froid de canard » racontait ce matin Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) à la poursuite du catalan Didac Costa (One Planet One Ocean). Poussés par un vent de sud-ouest en provenance de l'Antarctique, les deux Imoca d'ancienne génération glissent le long de la barrière des glaces à de belles vitesses (14-15 nœuds). On notera qu'enfin, le Hollandais Pieter Heerema sort la tête de ses soucis techniques. « Depuis la résolution de mes problèmes techniques, je fais tout ce que je peux et cela fonctionne. Je suis deux fois plus rapide qu'avant. Désormais je fais du bateau ce qui me plaît et on fait une bonne traversée du Pacifique. » On peut dire que le bonhomme de 65 ans ne lâche rien non plus. C'est sans doute la caractéristique de ces hommes et de ces femmes qui se lancent tous les quatre ans dans cet incroyable tour du monde en solitaire…
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 16 Jan 2017, 23:59

Bonjour Laurent et Guillaume,

Je tiens à vous remercier pour tout ce travail de recherche et de suivi sur cette course folle du Vendée-Globe, que je suis depuis le début grâce à vous.

C'est clair, net, précis et bien informé avec de belles photos et quelques bons films.

Bravo et encore merci.

A bientôt pour l'arrivée.

Bonne journée.
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kagou
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 17 Jan 2017, 18:58

Terminé pour moi cheers cheers ce matin j'ai franchi la ligne aux sables en 19ème position sur 1600 partants .

Bon OK la polaire de l'Imoca est à retravailler car faible /rapport aux foils et un poil trop rapide dans le medium.


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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 17 Jan 2017, 22:03

Bonsoir
merci Bertrand et on couvrira jusqu'au dernier concurrent
Kagou c'est une belle performance
un peu en retard pour notre rendez vous journalier
@mitié Laurent



Analyse météo
CONDITIONS INSTABLES DANS LA DORSALE ANTICYCLONIQUE POUR LES DEUX PREMIERS
MARDI 17 JANVIER 2017, 15H00
Les conditions de vent devraient être instables pour les deux leaders jusqu'à l'arrivée aux Sables d'Olonne alors que le reste de la flotte a retrouvé de belles conditions de navigation.


© GREAT CIRCLE
© Great CircleLa situation est pour l’instant conforme aux prévisions pour la tête de la course. Banque Populaire VIII devrait rentrer dans la dorsale anticyclonique et ralentir fortement dans la journée alors qu’Hugo Boss devrait garder du vent quelques heures de plus. A partir de ce soir, les deux concurrents auront sensiblement les mêmes conditions, soit 10 à 15 nœuds de Sud-Est. Le vent doit tourner au Nord Est dans la journée de mercredi. Il faudra alors bien choisir le point de virement avant de venir longer les côtes bretonnes et vendéennes puis de couper la ligne d’arrivée dans la journée de jeudi.
La navigation dans une dorsale anticyclonique est toujours compliquée avec des vents qui sont irréguliers en force et en direction. La fin du parcours ne sera pas plus facile avec un vent de Nord-Est qui viendra de la terre et qui sera tout aussi instable et très froid de surcroit. La trajectoire suivie par les bateaux diffèrera donc probablement du © Great Circleroutage théorique. Les deux skippers devront se battre et s’adapter en permanence aux variations de vent pour ne pas s’arrêter.
Derrière, l’ensemble des concurrents a retrouvé de bonnes conditions de navigation. Seuls, Conrad Colman et Sébastien Destremau doivent batailler dans des vents faibles. Pour Jean-Pierre Dick, les choses devraient s’améliorer aujourd’hui.
CD et BS / Great Circle

© Great Circle


Actualité
LE CLÉAC’H CONSERVE LE BALLON, BELLE DÉFENSE DE THOMSON
MARDI 17 JANVIER 2017, 17H27
Banque Populaire VIII en tête du 8e Vendée Globe depuis 45 jours ne vacille pas malgré les attaques d’Hugo Boss distant de 69 milles ce soir. A moins de 48h du coup de sifflet final, les deux capitaines jouent leurs derniers coups sur un terrain qui devient moins venté et plus tactique. Sur des bateaux usés par 24 000 milles parcourus (43 200 km !), éreintés par ces dernières heures sans sommeil, portés par l’adrénaline d’une possible victoire, Armel et Alex à bout de souffle s’apprêtent à vivre demain un coup décisif : celui du virement de bord dans la bascule de Nord-Est pour enfin pointer leurs étraves vers les Sables d’Olonne et mettre un terme à ce match grandiose auquel on assiste depuis… le 23 novembre 2016 !




Ils ont dépassé la latitude des Sables d’Olonne et naviguent désormais 350 milles au large… de la baie de Douarnenez. Drôle de chemin pour rallier la Vendée. Armel Le Cléac’h et Alex Thomson sont contraints de remonter très nord pour ne pas se faire piéger dans les calmes d’un anticyclone qui se déplace lentement vers l’Irlande. Après 48h d’une grande cavalcade à plus de 20 nœuds de moyenne, les vitesses des deux Imoca diminuent. Armel fut le premier à ralentir ce midi : moins de 13 nœuds contre 16 nœuds pour Alex. Voici donc les dernières heures où le Britannique peut encore se refaire la cerise ! Les skippers vont probablement remonter quasiment jusqu’aux îles Scilly pour attraper la bascule du vent au Nord-Est avant de redescendre le long de la Bretagne, terrain bardé de courants, de bateaux de pêche et de cailloux. Jusqu’au bout, les deux champions devront rester vigilants. Arrivée du premier estimée : jeudi 19 janvier entre 10h et 14h.
Jean-Pierre Dick menacé
A plus de 800 milles de la tête de flotte, à la latitude de Madère, Jérémie Beyou sur Maître CoQ, 3e, n’a plus vraiment de souci à se faire pour garder cette place sur le podium. « Le duel en tête, c’est ce que j’aurais aimé faire avec Jérémie, mais je suis ralenti et ceux de derrière (Jean Le Cam et Yann Eliès ndlr) reviennent comme des boulets de canon » soulignait le skipper de StMichel-Virbac à la vacation. Le Niçois voit son avance de 300 milles qu’il avait il y a trois jours fondre comme neige au soleil : à moins de 120 milles de son tableau arrière, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), toujours au coude à coude, s’accrochent. Jusqu’aux Sables d’Olonne, ce trio devrait nous faire vibrer.
Nandor Fa se fait la malle
Derrière Louis Burton (Bureau Vallée) qui commence à sentir les prémices du Pot au Noir mais qui ne devrait pas y rester bien longtemps, Nandor Fa (Spirit Of Hungary) est en train de faire le break. Le Hongrois navigue désormais dans les alizés tandis que Conrad Colman (Foresight Natural Energy), 10e, et Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), 9e, mangent leur pain noir : ils débutent une cession de quatre jours au près dans des vents forcissants.
Sébastien Destremau à 2 700 milles du cap Horn
Le Horn derrière eux, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Arnaud Boissières (La Mie Câline), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great American IV) ne sont pas mécontents de retrouver une météo moins sauvage. Mais les dépressions n’ont pas encore dit leur dernier mot !
Dans le Pacifique, tandis que Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) divorcent (plus de 100 milles d’écart) et ne se trouvent plus dans le même système, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) peste d’avoir concédé 300 milles à Pieter Heerema (No Way Back) : le Méditerranéen est englué dans une molle et ne peut s’empêcher de penser aux arrivées prochaines alors qu’il lui reste 2 700 milles à parcourir pour atteindre le cap Horn !
Olivia Maincent / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 18 Jan 2017, 22:10

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@mitié Laurent



Analyse météo
POURQUOI LES 2 LEADERS PASSENT-ILS PAR L’ANGLETERRE ?
MERCREDI 18 JANVIER 2017, 14H00
La route la plus courte n'est pas toujours la plus directe. C'est le cas pour Banque Populaire VIII et Hugo Boss qui vont aller virer de bord près des Iles Scilly en Grande Bretagne.







© GREAT CIRCLE
© Great CircleUn voilier ne peut pas naviguer vent de face. Avec les vents de Nord-Est qui soufflent actuellement en France, Banque Populaire VIII et Hugo Boss doivent donc tirer des bords pour rejoindre la ligne d’arrivée. Le meilleur angle de remontée au vent pour un Imoca 60 varie entre 40 et 55° selon la force du vent. Les bateaux font donc plus ou moins un angle droit quand ils changent de bord.
L’objectif dans ces conditions est de minimiser la distance parcourue en exploitant au mieux les variations de direction du vent. Si Banque Populaire VIII virait de bord dès maintenant, il serait amené à suivre la ligne rouge. En attendant quelques heures, il suivra la ligne noire qui devrait lui permettre d’arriver aux Sables d’Olonne 4 ou 5 heures plus tôt.
En allant virer de bord au large des Iles Scilly, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson vont profiter d’une bascule de vent de l’Est au Nord-Est, ce qui va leur permettre de réduire la distance à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée.
© Great CircleAlex Thomson n’a guère d’autre choix que de suivre la route d’Armel le Cléac’h. Le skipper britannique sait qu’en virant de bord trop tôt, il perdrait gros. Il peut tenter un léger décalage dans la soirée en espérant que la direction du vent ne soit pas tout à fait conforme aux prévisions, mais la zone rose est interdite à la navigation et va donc fermer le jeu.
La route la plus courte pour aller des Açores aux Sables d’Olonne passait donc par les côtes anglaises cette année.

CD and BS / Great Circle
© Great Circle


Actualité
DISPOSITIF D'ARRIVÉE DU 8E VENDÉE GLOBE
MERCREDI 18 JANVIER 2017, 14H53
Moment de forte émotion, chaque arrivée du Vendée Globe est un événement exceptionnel. Les spectateurs se massent par milliers le long du chenal des Sables d’Olonne et sur le Village officiel pour accueillir en véritable héros les marins engagés autour du monde depuis le 6 novembre dernier... Venez acclamer à partir de demain jeudi 19 janvier, ceux qui ont bravé avec force et courage l’immensité des océans et doublé les trois grands caps mythiques… en solitaire et sans assistance.












Ecran géant sur le Village du Vendée Globe aux Sables d'Olonne
Si vous êtes aux Sables d'Olonne, venez assister en direct aux premiers pas sur terre des marins du Vendée Globe et célébrez avec eux l'exploit qu'ils viennent de réaliser. Ouvert depuis le 14 janvier dernier, le Village Officiel du Vendée Globe s'apprête à nouveau à accueillir la foule des fans du tour du monde en solitaire. Ces derniers pourront suivre sur écran géant, la retransmission en direct des premières arrivées, depuis le passage de la ligne d'arrivée, la remontée du chenal des Sables, la montée du podium et pour finir la conférence de presse des marins. Toute l'émotion des arrivées sera captée grâce à un dispositif vidéo ambitieux permettant de ne rien rater de l'arrivée des premiers.
Retransmission en LIVE sur internet et sur les Réseaux Sociaux
Si vous n'êtes pas aux Sables, vous pourrez malgré tout suivre l’arrivée des premiers bateaux en direct sur le site officiel du Vendée Globe, ses applications mobiles et tablettes, ainsi que sur les chaines Dailymotion (en langue française et anglaise) et Youtube (en langue anglaise). La retransmission en direct de l'arrivée, qui aura lieu aussi sur Facebook LIVE, commencera environ 30 minutes avant le passage de la ligne et se terminera environ deux heures plus tard. Un suivi des arrivées est prévu également sur Twitter via un LiveTweet (#VG2016) et des Stories sur Snapchat et Instagram.
Cartographie : positions toutes les heures
La cartographie 2D et 3D sur le site et l'appli officielle permettra de suivre l'arrivée des premiers bateaux, avec dès l’entrée du premier dans la zone des 100 milles de Port Olona, une remise à jour toutes les heures.
Planning type de l’arrivée
H : passage de la ligne d’arrivée
H + 20 mn : entrée dans le chenal des Sables d'Olonne
H + 60 mn : arrivée du bateau au ponton du Vendée Globe
H + 1h20 mn : interview du skipper sur le podium
H + 1h40 mn : temps de repos du skipper entouré de ses proches
H + 2h00 : conférence de presse

En Mer
Si vous êtes plaisancier et que vous souhaitez suivre les arrivées sur l'eau, attention de bien respecter toutes les mesures de sécurité et les conditions météo sur zone. Surtout avec du vent venant de terre se renforçant en s’éloignant de la côte, des températures très basses et une mer formée. Il faut donc être très vigilant pour les plaisanciers et accompagnateurs qui désirent accueillir en mer les skippers à leur arrivée. Rappel de quelques règles de sécurité à respecter :
- Ne pas s’approcher des concurrents
- Faire attention aux autres navires et respecter les distances sécuritaires
- Prendre toutes précautions d’usage nécessaires
- Ecouter les consignes de sécurité des semi rigides de l’organisation.
Météo : attention au froid
La vague de froid qui balaye la France depuis deux jours va encore se renforcer sur la Vendée. Il est donc impératif de prendre des dispositions pour accueillir les deux premiers concurrents… C’est surtout le froid et les conditions de vent pour les petites embarcations qui méritent une précision météorologique car il va faire très froid (-3°C ou -4°C avec un ressenti à -10°C ou -12°C) demain en fin de journée et en début de nuit. Nous incitons les spectateurs et supporteurs du Vendée Globe et des solitaires à très bien se couvrir (bonnet, gants, collants, …).


Actualité
DERNIÈRES HEURES EN MER POUR LES LEADERS...
MERCREDI 18 JANVIER 2017, 18H12
« Je veux dormir, je pense qu’une fois arrivé à terre, je dormirai une année entière ! » confiait ce midi Alex Thomson. Le skipper d’Hugo Boss ne croit pas si bien dire, lui qui ne ferme plus un œil depuis les caprices de son pilote automatique et de son AIS (système d’identification des navires). Pourtant, il continue de réduire l’écart avec Armel Le Cléac’h (35 milles ce soir par rapport à la distance au but). A la question « Banque Populaire VIII va-t-il l’emporter ? », une réponse de normand serait bien évidemment inappropriée… Armel Le Cléac’h se dirige ce soir tout droit vers un graal qu’il attend depuis tant d’années, la victoire sur le Vendée Globe.








© V.CURUTCHET/BPCE
Dernières 24h compliquées
Une voie royale pour Banque Populaire VIII se dessine, mais cette dernière ligne droite jusqu’aux Sables d’Olonne sera semée d’embûches. « Les dernières 24 heures seront compliquées. Il faudra faire attention car on croise beaucoup de dangers. Il y a du trafic maritime, on croise des pêcheurs et des cargos depuis hier. » soulignait Armel au Vendée Live ce midi. Et c’est sans compter sur un Alex Thomson, toujours en embuscade, paré à attaquer à la moindre opportunité. Mais le Britannique le sait bien, passé le virement de bord non loin des îles Scilly, il va lui falloir naviguer bâbord amures, c’est-à-dire du côté où il n’a plus de foil. Il ne pourra donc plus réduire l’écart avec Banque Populaire VIII qui risque de s’envoler dans ce vent de Nord-Est de 20-25 nœuds ! Les deux skippers sont attendus avec impatience aux Sables d’Olonne, dès demain en fin d’après-midi, avec probablement 4h d’écart. La fièvre monte sur les quais de Port Olona ! Le chenal mythique sera ouvert de 18h à 1h du matin, nul doute qu’il y résonnera une immense fête pour accueillir les deux premiers skippers du 8e Vendée Globe.
Dick, un œil dans le rétroviseur
Derrière Jérémie Beyou sur Maître CoQ qui se sort à merveille des péripéties météorologiques, Jean-Pierre Dick voit dans son rétroviseur revenir dangereusement Yann Eliès et Jean Le Cam, les deux inséparables qui se contrôlent depuis la Tasmanie. Mais le skipper de StMichel-Virbac va bientôt pouvoir utiliser ses foils une fois qu’il sera sorti d’une bulle sans vent. N’empêche, il va y avoir du sport entre ces trois-là jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne aux alentours du 25 janvier…
Quatre Imoca dans le Pacifique
« Tandis que je me triture le cerveau pour quitter le Pacifique, Armel et Alex ne sont pas loin de franchir la ligne d'arrivée. Pour moi, les deux ont gagné. Ils ont fait une course extraordinaire. » a envoyé cet après-midi le Catalan Didac Costa à la Direction de Course. Didac qui sera le prochain à doubler le cap Horn suivi 80 milles derrière par Romain Attanasio. La route est encore bien longue à l’heure où Armel et Alex vont boucler la boucle, pour Pieter Heerema et Sébastien Destremau. Il y a ceux qui sont au milieu de nulle part et ceux qui vont bientôt se laisser enivrer par les odeurs de la terre et la chaleur humaine…

OM / M&M

Actualité
LES SABLES D’OLONNE PARÉE À ACCUEILLIR LES PREMIERS
MERCREDI 18 JANVIER 2017, 19H10
Le ponton est encore vide, le village du Vendée Globe commence à s’animer au fil des heures, mais la tension est déjà palpable. C’est ce qu’on appelle le calme avant la tempête. Il reste 24h de course pour Armel le Cléac’h et Alex Thomson et une chose est sûre, les fans comme les organisateurs de l’évènement attendent les premiers avec impatience.




Le froid imprègne le village du Vendée Globe alors que les rayons du soleil font briller le givre. À 24h de l’arrivée du vainqueur, les équipes logistiques sont obligées de saler le ponton afin qu’il n’y ait pas de mauvaise surprise. Les visiteurs sont éparpillés et l’effet de masse n’est pas encore visible, si ce n’est lors du Vendée Live où la grande salle des vacations est comble. Le public, très impliqué, fait part de ses encouragements aux deux skippers en tête de flotte. Forcément, il y a le clan Armel le Cléac’h et le fan club d’Alex Thomson.
"C’est une fin de course passionnante avec Alex qui met la pression à Armel et même derrière avec la belle lutte entre Jean le Cam et Yann Eliès, » note Michel, passionné Belge. « Chez nous on soutient tout le monde, mais on a un penchant pour Alex Thomson."
"Nous sommes à 100% derrière Armel!," affirment Philippe et Françoise en cœur. "Il a quand même terminé deux fois second. Il faut qu’il gagne, il le mérite."
Ce n’est pas parce que la course se termine qu’il faut oublier ceux qui sont en course. Elise, venue de Rennes, supporte Alan Roura. "Je suis ravie d’être là, en plus il fait beau. J’espère que les premiers n’auront pas de problème et que les derniers milles se passeront bien. Je préfère Alan Roura, mais entre Alex et Armel je choisie Armel."
Jean Gabriel le Cléac’h, « J’essaye d’enlever de la pression à Armel »
Si Jean Gabriel le Cléac’h avoue n’avoir pas très bien dormi cette nuit, ce n’est pas uniquement parce qu’il n’était pas dans son lit mais surtout parce que son fils est au coude à coude avec Alex Thomson, prêt à vivre ce qui pourrait être le plus beau moment de sa carrière.
Le père d’Armel enchaîne les interviews, presque aussi sollicité médiatiquement que son fils.
"J’essaye de décharger Armel de certaines choses. Il faut qu’il puisse profiter de tous ces moments."
"On est dans la fin de course mais pour nous elle a commencé dès le Pot au Noir, voire même dès le cap Horn lorsqu’Alex est revenu. Je suis un peu tendu mais apparemment ça se présente bien, » confie le Cléac’h sénior. "On espère une fin glorieuse."
Entretien avec Laura le Goff, Directeur Général du Vendée Globe
Une arrivée rapprochée, comme celle de la dernière édition ou comme celle qui risque d’avoir lieu demain, est intense en émotion mais c’est aussi un casse-tête logistique pour les équipes de la SAEM Vendée.
"Dans cette situation, la difficulté est d’harmoniser toutes les équipes et de pouvoir gérer le protocole d’arrivée," explique Laura Le Goff. "Pour qu’il n’y ait aucune perturbation entre deux bateaux, l’idéal serait d’avoir un écart de 3h30. En dessous de ce créneau, il faut adapter le système et réussir à dispatcher les équipes et les officiels."
"Si Armel et Alex sont très proches, ils pourront remonter le chenal avec 20 minutes d’écart. C’est ce que nous avons proposé à leurs équipes."

Guillaume Daumail / Mer&Media

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 19 Jan 2017, 09:12

Salut
ils arrivent !!!
@mitié Laurent


Actualité
LE SPRINT FINAL
JEUDI 19 JANVIER 2017, 06H00
À moins de 150 milles de l’arrivée, Armel le Cléac’h semble en passe de remporter la huitième édition du Vendée Globe puisqu’il cumule ce jeudi matin plus de 85 milles d’avance sur son poursuivant, Alex Thomson. Dans un vent d’Est glacial, les deux hommes longent les côtes bretonnes : leur ETA respectives tournent autour de 18h ce jeudi et de 2h du matin vendredi pour le Britannique.





© YVAN ZEDDA / BPCE
Le vent glacial qui souffle le long des côtes atlantiques doit rappeler le Grand Sud aux deux leaders qui ont viré de bord mercredi en milieu et fin d’après-midi pour piquer enfin, vers Les Sables d’Olonne. Non seulement l’anticyclone polaire vient déborder l’Europe de l’Ouest, mais il apporte une brise d’Est d’une quinzaine de nœuds en cette fin de nuit se renforçant à une vingtaine de nœuds en fin de matinée. À 5h00, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) était au large du phare d’Eckmühl qui marque la pointe de Penmarch, et filait au près à une douzaine de nœuds. Sa trajectoire laissait entendre qu’il pourrait passer à l’intérieur de Belle-Île et de l’île d’Yeu afin de bénéficier d’un vent moins perturbé au vent du relief.
ETA vers 18h00
Quant à Alex Thomson (Hugo Boss), il a dû virer de bord à l’entrée de la Manche quelques heures après le Léonard et il se trouve donc décalé d’une trentaine de milles sous le vent : son routage laisse entendre qu’il passera à l’extérieur de toutes les îles avant de rallier la ligne d’arrivée avec entre cinq et sept heures de retard sur le leader attendu ce jeudi à partir de 18h00 à la bouée Nouch Sud. Pour Jérémie Beyou, la voie vers l’arrivée est pour l’instant similaire à celle de ses deux prédécesseurs : il doit monter vers l’Irlande pour longer une dorsale qui persiste au large du golfe de Gascogne. Toutefois, le skipper de Maître CoQ pourra obliquer plus tôt vers la Vendée afin d’en conclure en fin de week-end prochain.
Car la situation météorologique sur l’Atlantique Nord commence à reprendre une configuration « normale » même si l’anticyclone des Açores a bien du mal à s’installer durablement. Mais les dépressions venues de Terre-Neuve reviennent balayer l’océan : c’est justement ce que sont allés chercher les trois solitaires désormais au coude à coude ! Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) même s’il est 1,5° plus Nord (et 100 milles devant) est ce matin pointé derrière ses deux poursuivants car il s’écarte encore de la route directe… C’est Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) qui est classé quatrième devant Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Est-ce que cette situation peut perdurer ? Provisoirement, oui, mais le Niçois devrait toucher en premier les effets d’une dépression atlantique et ainsi obliquer vers les Açores pour reprendre son bien. Certes, le souffle du boulet aura fait son effet et le delta au passage des Açores risque fort d’être extrêmement réduit…
Dans l’Atlantique Sud, Louis Burton (Bureau Vallée) voit les prémices de la sortie du tunnel : le Pot au Noir s’éclaircit vers 3° Nord avec des alizés certes peu consistants, mais suffisants pour piquer plein Nord vers les dépressions atlantiques. Pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) les alizés d’Est prennent du coffre et le Hongrois n’est plus qu’à 1 500 milles de l’équateur. Éric Bellion (Commeunseulhomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), après s’être séparés à l’issue du cap Horn, convergent vers le cap Frio qu’il devraient atteindre ce week-end. Une fin de semaine qui s’annonce relativement paisible pour le quartet au large des Malouines (Amedeo-Boissières-Roura-Wilson) alors que Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) seront en train d’embouquer le détroit de Drake, avec du vent fort au large de la Patagonie. Et quand Pieter Heerema (No Way Back) profite d’un vent de Sud, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) arrive près du point « Nemo » (le lieu le plus éloigné de toute terre) au milieu du Pacifique avec un régime modéré de Nord-Ouest…

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 19 Jan 2017, 11:48

Re
une info technique en attendant
j'ai fais un tour ce matin sur le village ca commence a ce noircir de monde sur le ponton les équipes s'activent les semi rigide Banque Populaire et Hugo Boss sont amarrés au ponton





@+ Laurent


Actualité
HISTOIRE DE DST
JEUDI 19 JANVIER 2017, 10H30
Suite à l’interrogation de certains internautes quant au passage d’Armel Le Cléac’h au large de la Bretagne, Ouessant Trafic et Christophe Gaumont, Président du Comité de Course, ont permis de lever le doute sur le passage virtuel cartographique aux abords du DST…







Afin de clarifier la trajectoire d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) lors de son passage à proximité du DST Ouessant (Dispositif de Séparation du Trafic), Ouessant Trafic qui surveille en permanence et de très près cette zone interdite aux solitaires du Vendée Globe et qui permet de réguler le trafic maritime à l’entrée et à la sortie de la Manche pour les cargos, a confirmé ce jeudi matin que le bateau n’avait pas pénétré dans cette zone.
En fait, la cartographie proposée par l’organisation du Vendée Globe, ne prend pas en compte l’ensemble des points relevés et ne propose qu’une actualisation toutes les quatre heures. Entre chaque donnée, la cartographie virtuelle trace des droites sans prendre en compte les modifications de trajectoire de chaque concurrent. Ainsi vers 22h00 mercredi, Armel Le Cléac’h passait à quelques dizaines de mètres du point le plus à l’Ouest du DST Ouessant, comme tous les Figaristes le font depuis des années… Le tracé montre un léger changement de cap à l’issue de ce passage à l’Ouest du DST.
Christophe Gaumont, Président du Comité de Course, arbitre international, a confirmé que la trace du leader n’a en aucun cas pénétré dans la zone interdite comme le confirme les relevés joints. Dans cette optique, la cartographie virtuelle a été affinée afin que le doute soit définitivement levé.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 19 Jan 2017, 22:10

Bonsoir
on connait le vainqueur de cette 8ème édition
je vous mets quelques articles une analyse météo pour la suite et quelques vidéos
@mitié Laurent


Analyse météo
Le casse tête de l'Atlantique Nord
jeudi 19 janvier 2017, 14h30
Les conditions dans l'Atlantique Nord sont compliquées pour Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam.


© Great Circle
© Great CircleAprès la route inhabituelle d’Hugo Boss et Banque Populaire VIII qui ont tiré un bord jusqu’aux îles Scilly, la situation ne semble guère plus simple pour les bateaux suivants.
Jérémie Beyou a réussi à attraper le flux de Sud en avant d’un front qui devrait lui permettre d’avancer rapidement durant 36 heures avant de ralentir et de terminer avec des vents assez faibles.
Les trois suivants pourraient terminer à quelques heures d’intervalle. Jean-Pierre Dick doit contourner un anticyclone qui se forme et se déplace vers l’Est. Ses deux poursuivants, Yann Eliès et Jean Le Cam, devraient pouvoir couper un peu plus court et donc revenir à quelques milles de StMichel Virbac. Les trois skippers pourraient ensuite naviguer en avant d’un front qui les amènerait jusqu’à l’entrée du golfe de © Great CircleGascogne.
Plus au Sud, on surveillera Didac Costa et Romain Attanasio qui essayent de maintenir une vitesse élevée pour franchir le cap Horn dans la journée du 20 janvier avant que le vent de Nord-Ouest ne se renforce à plus de 40 nœuds avec des rafales à 60 nœuds.
Bernard Sacré et Christian Dumard / Great Circle
© Great Circle
En complément


Actualité
Armel Le Cléac’h, Banque Populaire VIII, vainqueur du Vendée Globe 2016-2017
jeudi 19 janvier 2017, 16h47
Armel Le Cléac’h a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce jeudi 19 janvier 2017 à 16 heures 37 minutes et 46 secondes, heure française. Pour sa 3e participation, le skipper de Banque Populaire VIII, signe une performance remarquable et impose un nouveau temps de référence sur ce tour du monde en solitaire en monocoque : 74 jours 03 heures 35 mn 46 s (soit 3 jours 22h et 41 mn de moins que François Gabart en 2013).
Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 24 500 milles est de 13,77 nœuds. Armel a en réalité parcouru 27 455 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 15,43 nœuds. Deux fois deuxième sur l’Everest des mers (2008 et 2012), le Breton de 39 ans, natif de Saint-Pol-de-Léon, décroche enfin le graal !


© JEAN MARIE LIOT / DPPI
Armel Le Cléac’h, victorieux de la Transat Bakerly entre Plymouth et New York en 2016 sur son IMOCA à foils, atteint enfin son graal en remportant une victoire dans le tour du monde en solitaire, après en avoir été le dauphin de Michel Desjoyeaux en 2008-2009, puis celui de François Gabart en 2012-2013. Depuis le départ le 6 novembre des Sables-d’Olonne, le Finistérien de St Pol de Léon, a dû exprimer toutes ses ressources de double vainqueur de Solitaire en Figaro afin de contenir, jusqu’au finish, les assauts du tenace Britannique Alex Thomson sur Hugo Boss. C’est une fantastique bataille de foilers autour de la planète, que ces deux champions hors normes et leur team préparaient méticuleusement depuis près de deux années, avec la victoire pour seul objectif.
Victoire de la stratégie et de la rigueur pour un marin qui aime le défi
Avant le départ, le skipper de Banque Populaire VIII livrait son sentiment sur sa position de favori « C’est le marin qui fait la différence, le meilleur c’est celui qui fera le moins d’erreurs sur l’eau. On part en pionniers car à ce jour, aucun monocoque 60 pieds n’a fait le tour du monde avec des foils ! Je fais partie des favoris mais je ne suis pas le seul, il y a eu 4 transatlantiques depuis que je navigue à bord de Banque Populaire VIII j’en ai gagné une… » Conformément à sa réputation le « Chacal » n’a rien lâché, mais son poursuivant britannique au puissant bateau noir n'a pas lâché grand-chose non plus, s’affirmant comme son fidèle rival depuis le 7 novembre, lendemain du départ, car dès lors Armel et Alex vont s’échanger la position de leader. « Sur un bateau je passe en mode guerrier et aventurier » assure le navigateur breton au mental d’acier, qui de plus s’est préparé physiquement comme jamais.
Une bataille contrôlée de bout en bout
Dès le départ des Sables d’Olonne, les foilers profitent des conditions toniques pour s’offrir quelques sessions de survitesse à plus de 30 nœuds et les groupes se dessinent au passage du Cap Vert, après les choix de positionnement aux Canaries. Armel Le Cléac’h navigue en tête avec Vincent Riou (PRB) et se laisse même prendre un peu de terrain par ce dernier, le skipper de Banque Populaire a un petit passage à vide mais il reprend les manettes en arrivant au Pot au Noir. C’est pourtant la fusée noire d’Alex Thomson qui domine la descente de l’Atlantique, en effet HUGO BOSS franchit l’équateur 3h avant Armel sur Banque Populaire VIII, améliorant au passage le temps de référence détenu par Jean le Cam depuis 2004 !
Toujours au coude à coude dans l’Atlantique, Armel Le Cléac’h et Vincent Riou mettent du charbon dans leur machine pour aller chercher Alex Thomson, c’est sport, ça va vite mais le marin britannique conserve 133 milles d’avance au large du Brésil. Pourtant le skipper gallois subit un coup du sort, le 19 novembre il annonce avoir perdu son foil tribord après une collision avec un OFNI. Malgré cela, cinq jours plus tard il entre en tête dans l’océan Indien avec 4 h 22 minutes d’avance sur Armel et signe un nouveau temps de référence à Bonne Espérance améliorant le chrono de François Gabart en 2012.
Alors qu’ils naviguent très proches aux Kerguelen, les leaders ont la bonne surprise de pouvoir échanger quelques mots avec les passagers d’un hélicoptère de la Marine Nationale venus les filmer. Le 3 décembre Armel Le Cléac’h envoie un message à terre « Aujourd’hui est un jour particulier c’est l’anniversaire de mon fils Edgar, il a 6 ans » Mais surtout, ce 3 décembre, le Chacal s’installe aux commandes de l’épreuve et y restera pendant 47 jours, soit jusqu’à la ligne d’arrivée.
Au Cap Leeuwin après 28 jours et 20 heures de course, Alex Thomson est toujours en embuscade plus ou moins 100 milles dans le tableau arrière d’Armel Le Cléac'h, le skipper de Banque Populaire VIII qui à son tour améliore de plus de 5 jours et 14 heures le temps de François Gabart en 2012. Après un Pacifique très habilement négocié par le leader, ce sont 819 milles et 48 heures qui séparent Armel de son tenace poursuivant, à l’approche du Cap Horn. Après les abandons des rivaux annoncés comme les plus dangereux, Vincent Riou et Sébastien Josse notamment, la remontée de l’Atlantique s’annonce plus que jamais comme du match-racing. « J’ai sorti le champagne pour mon troisième passage du cap Horn en IMOCA et il était bien frais !» claironne fièrement Armel Le Cléac’h.
Les incertitudes de la remontée vers les Sables
Le jeu de l’élastique qui se tend et se détend au fil des aléas météo, met les nerfs très solides du skipper de Banque Populaire à rude épreuve car l’avion de chasse Alex Thomson ne lâche pas un gramme de pression. « 58 jours de course, je ne vous cache pas qu’il y a de la fatigue physique et mentale. Les manœuvres deviennent plus difficiles, la bataille sur l’eau avec Alex est toujours au rendez-vous, c’est donc la pression jusqu’au bout. Depuis mon passage au cap Horn, on ne peut pas dire que cette remontée de l’Atlantique soit en ma faveur. Après avoir perdu une partie de mon avance dans l’Atlantique sud, voilà que le Pot au noir est également favorable à Alex Thomson. Mais j’ai toujours une centaine de milles d’avance, et l’important est d’être devant aux Sables » se plaint Armel.
Comme pour en rajouter une couche sur les nerfs du leader, le 16 janvier Alex Thomson fait tomber le record de distance en 24h en couvrant 536,81 milles à la moyenne de 22,36 nœuds ! Mais le métronome Armel ne se laisse pas impressionner et, bien qu’à la latitude des Sables d’Olonne, il est encore contraint d’éviter par le nord une bulle sans vent, avant de pouvoir se faire propulser sur la ligne d’arrivée. Son redoutable poursuivant le skipper d’Hugo Boss toujours sur ses talons, Armel Le Cléac’h terminera son Vendée Globe tel un figariste, avec des nuits sans sommeil pour garder le contrôle, cela sera le prix de la victoire. Armel Le Cléac’h aura quarante ans le 11 mai prochain, à la veille de la remise des prix du huitième Vendée Globe. Il y recevra le plus beau des cadeaux d’anniversaire, ce trophée qu’il convoite depuis dix ans !
Jenny Launay, Olivia Maincent / M&M
A retenir :
- Les records de vitesse sur 24h ont été enregistrés le 16 janvier : Hugo Boss a parcouru 536.81 nm à 22.4 nœuds et Banque Populaire VIII 524.11 nm 21.8 à nœuds
- Banque Populaire VIII a pris la tête pour la première fois le 07 novembre, il a été cité 336 fois en tête du classement.
- Banque Populaire VIII a été en tête de la course non-stop du 3 décembre jusqu’au passage de la ligne d’arrivée le 19 janvier.
- Banque Populaire VIII a passé 56 jours en tête sur 74 jours de course
- 819.71 milles : la plus grande avance d’Armel Le Cléac’h sur son poursuivant Alex Thomson, le 23 décembre dans l’océan Pacifique, peu avant le cap Horn.
Rappel des temps de passage de Banque Populaire VIII
- Equateur descente de l’Atlantique : 9 jours 9h 56mn
- Cap de Bonne Esperance : 18 jours 3h 30 mn
- Cap Leeuwin : 28 jours 20h 12 mn
- Cap Horn : 47 jours 0h 32mn
- Equateur remontée de l’Atlantique : 61 jours 12h 21mn


Actualité
Les premiers mots du vainqueur
jeudi 19 janvier 2017, 17h56
Le vainqueur du Vendée Globe 2016-2017, Armel le Cléach skipper de Banque Populaire VIII livre ses premières impressions juste après avoir franchi la ligne d'arrivée à 16h 37 ce 19 janvier.



« Ca va mais je suis fatigué parce que les derniers jours n’ont pas été de tout repos et qu’il fait très froid depuis ce matin…La pression commence à redescendre depuis quelques heures et ça fait du bien ! »
« Je réalise que j’ai fait quelque chose d’énorme…ma remontée du chenal c’est sûr que ça sera très différent d’il y a quatre ans ! Je sais qu’il y aura énormément d’émotion et je vais partager ce moment avec toute mon équipe »
« C’est mon troisième Vendée Globe, c’est celui-là que je voulais absolument aller chercher… Alex Thomson a été un adversaire redoutable »
« Dans le pacifique j’étais en phase avec la météo, je me sentais très bien. J’ai un hook de drisse qui a cassé et cela m’a empêché d’utiliser une voile dans le pacifique, après j’ai eu un peu peur que les autres hooks cassent aussi »
« Je pensais avoir fait le trou au Cap Horn mais tout a été contre moi, l’anticyclone dans l’Atlantique sud qui m’a barré la route, après le Pot au noir m’a été défavorable, ensuite dans la zone de transition de la dépression au large des Canaries c’était le bordel, à chaque fois tout était pour lui et rien pour moi, nerveusement c’était dur à vivre parce qu’il revenait à chaque fois ! Je n’avais pas le choix et je m’immisçais vraiment dans les éléments. En ayant passé le cap Horn avec 800 milles d’avance, je ne pensais pas avoir ce scénario pendant un mois, ni cette pression jusqu’au bout. »

Armel Le Cléac'h est arrivé aux Sables d'Olonne


Le passage de la ligne victorieux par Armel le Cléac'h


J74 : La remontée du chenal d'Armel Le Cléac'h


La réaction et les larmes d'Armel le Cléac'h

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 19 Jan 2017, 22:41

BRAVO A TOI ET BABOUNE POUR LA COUVERTURE DE CETTE COURSE
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 20 Jan 2017, 19:38

Bonsoir
après la deuxième place d'Alex Thomson l'actu de la journée pèle mêle
@mitié Laurent
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Actualité
Et pendant ce temps…
vendredi 20 janvier 2017, 07h00
La course continue pour les seize autres solitaires dispersés entre le milieu du Pacifique et l’entrée du golfe de Gascogne. Derrière Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, Jérémie Beyou pointe son étrave pour la troisième marche du podium, son arrivée n’étant pas prévue avant lundi matin…


© François Van Malleghem / DPPI / Maître CoQ
Le golfe de Gascogne ne s’est toujours pas remis en place et ce sont encore des dorsales et des cellules anticycloniques qui parsèment l’Atlantique Nord, du moins sur sa façade européenne. Cela ne fait pas l’affaire du troisième solitaire attendu aux Sables d’Olonne car Jérémie Beyou va devoir traverser plusieurs bulles avant d’espérer apercevoir la bouée Nouch Sud. À 500 milles de l’arrivée, le skipper de Maître CoQ navigue encore dans un flux mollissant de secteur Sud, sur la queue d’une dépression qui s’échappe par le Nord en laissant de grandes zones de calmes dans son sillage. Ce sont ces reliquats anticycloniques qui vont retarder l’échéance du Breton : dès le coucher de soleil, le monocoque rouge va percuter une bulle qui n’est pas prête à exploser ! Et c’est un véritable chemin de croix qui s’annonce pour Jérémie Beyou puisque dimanche midi, il sera encore enferré dans ces vents mouvants, instables, volages et erratiques qui ne le lâcheront pas jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne… Pas avant lundi matin et encore, avec optimisme.
Régime dépressionnaire
Mais pour le triumvirat qui bataille dans le Sud-Ouest des Açores, l’horizon s’éclaircit un peu après ces jours de vents instables qui ont bouleversé la hiérarchie : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) n’a pas encore « récupéré son bien » puisqu’il est encore classé entre Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), mais il est mieux positionné un degré plus Nord et 80 milles plus Ouest que le Briochin. Or comme les trois skippers vont devoir empanner dans une brise de Sud modérée pour éviter une zone anticyclonique qui leur barre la route vers la Vendée, le Niçois va pouvoir reprendre les rennes dès ce vendredi soir. Et la nuit prochaine, les trois compères vont accrocher une belle dépression atlantique qui va les accompagner jusqu’au golfe de Gascogne : ils sont attendus à partir de mercredi midi, mais dans quel ordre ? Leurs arrivées s’annoncent extrêmement serrées…
Toujours dans le Pot au Noir, Louis Burton peine depuis plus de 24 heures dans des vents très faibles et très instables : le Malouin devrait toutefois s’en sortir ce vendredi avec un flux de Nord-Est qui se construit lentement depuis l’archipel du Cap-Vert. Le skipper de Bureau Vallée aura perdu beaucoup de temps et de milles depuis son passage de l’équateur, mais va enfin pouvoir tirer vers le Nord au près océanique jusqu’à la latitude des Canaries où une dépression devrait lui permettre de déborder les Açores dans un vent de Sud-Ouest puissant dans une semaine.
Du mou dans le Sud
Les alizés de l’hémisphère Sud ne sont pas très vivaces ! Nándor Fa (Spirit of Hungary) à un peu plus de mille milles de l’équateur, remonte en douceur vers le Nord avec un flux d’Est d’une douzaine de nœuds : il va lui falloir quatre jours pour passer la ligne équatoriale, mais le Pot au Noir se présente en début de semaine prochaine bien plus coopératif… Au point même que le Hongrois pourrait aborder l’Atlantique Nord sur le 27° Ouest puis longer l’archipel du Cap-Vert !
En revanche, Éric Bellion (Commeunseulhomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) vont avoir du mal à grappiller les milles vers le Nord-Est pour atteindre enfin les alizés de Sainte-Hélène : les cellules anticycloniques se succèdent dans le Sud du cap Frio et c’est au près au cœur d’une zone orageuse que les deux solitaires vont devoir se battre pour s’extirper de ce magma. Les deux compères qui s’étaient séparés après les Falkland pourraient ainsi se retrouver au contact d’ici le milieu de la semaine au large de Salvador de Bahia…
Et la situation est tout aussi compliquée dans l’Est des côtes argentines : le « club des quatre » va devoir composer avec une série alternative de petites dépressions et de bulles anticycloniques : Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) tentent l’extérieur en restant le plus longtemps possible dans les Quarantièmes quand Alan Roura (La Fabrique) et le doyen américain Rich Wilson (Great America IV) optent pour une route médiane au large de l’Amérique du Sud.
Enfin le cap Horn est très proche pour Didac Costa (One Planet-One Ocean) qui devrait déborder le sombre caillou avant midi, suivi par Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) environ sept heures plus tard. Pieter Heerema (No Way Back) n’est plus qu’à 1 000 milles du détroit de Drake alors que Sébastien Destremau (Technofirst-faceOcean) profite d’un bon flux de Sud-Ouest à proximité du point « Némo » (le lieu le plus éloigné de toute terre)…


Actualité
Alex Thomson, Hugo Boss, deuxième du Vendée Globe 2016-2017
vendredi 20 janvier 2017, 08h49
Alex Thomson a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce vendredi 20 janvier 2017 à 8 heures 37 minutes et 15 secondes, heure française, 15 h 59 mn et 29 s après le vainqueur Armel Le Cléac’h. Pour sa quatrième participation au Vendée Globe (3e en 2013, abandon en 2004 et 2008), le Britannique a imprimé un rythme d’enfer battant le record de distance parcourue sur 24 heures avec 536,81 milles avalés à la vitesse moyenne de 22,4 nœuds ! Privé de son foil depuis le 19 novembre, Alex a su maintenir la pression sur son adversaire Armel Le Cléac’h… jusqu’au bout.


© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe
Le Britannique Alex Thomson achève ce Vendée Globe 2016-2017 à la deuxième place, à l’issue d’un extraordinaire duel avec Armel le Cléac’h : le suspense a duré jusqu’au dernier jour de course ! Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 24 500 milles est de 13,64 nœuds. Mais Hugo Boss a en réalité parcouru 27 636 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 15,39 nœuds. Ce vendredi matin s’achève donc le quatrième tour du monde en solitaire d’Alex Thomson (42 ans) qui, après deux abandons en 2004 et 2008, montait sur la troisième marche du podium en 2012-2013, juste derrière… Armel le Cléac’h.
Avant le départ du ponton de Port-Olona, le monocoque à foils noir suscitait déjà l’admiration du plus grand nombre, public très averti y compris. Le marin britannique qui navigue sous les couleurs d’Hugo Boss depuis près de 15 années est un personnage certainement plus exubérant que son rival breton au comportement de métronome dans ce Vendée Globe. Une audace et un talent sportif dont témoignent les célèbres vidéos Mast, Keel et Sky walks. L’IMOCA à foils au look avant-gardiste dessiné par Guillaume Verdier et le cabinet VPLP et construit par le chantier anglais Green Marine, a démontré un potentiel de vitesse supérieur à tous ses concurrents.
Un tour du monde express
Pour cette huitième édition du Vendée Globe, le duel a commencé dès le début de la course, puisque Alex Thomson était en tête les 7 et 8 novembre, puis treize jours du 12 au 26 novembre, ainsi que les 26 novembre, 1er et 2 décembre. Privilège qu’Armel ne lui laissera plus jusqu’à l’arrivée… Le 15 novembre, il établit un nouveau temps de référence au passage de l’équateur en 9j 07h 02mn soit 1 jour et 4 heures de moins que le précédent détenu par Jean Le Cam depuis 2004. Le Britannique est alors trois heures devant Armel Le Cléac’h et accélère encore puisque le 19 novembre, il est 133,70 milles devant le futur vainqueur : c’est le plus grand écart qu’il pourra lui infliger, mais il casse alors son foil tribord…
Malgré cette avarie, le 24 novembre Alex Thomson franchit la longitude du cap de Bonne-Espérance après 17 jours 22h et 58 mn de mer, pulvérisant le temps de référence d'Armel Le Cléac'h de 2012 de plus de cinq jours. Il a encore 4h 22 minutes d’avance sur son poursuivant. Handicapé par son avarie de foil tribord, Alex Thomson voit son adversaire préféré gérer les transitions entre les systèmes météo à la perfection : il lui rend cinq heures au passage de la longitude du cap Leeuwin.
Et la traversée du Pacifique ne lui est pas favorable lorsque les deux leaders doivent contourner un anticyclone mal positionné juste au-dessus de la Zone d’Exclusion Antarctique : le skipper de Banque Populaire VIII fort de sa petite avance, fait alors le break : le 25 décembre, Alex Thomson passe le cap Horn quasiment deux jours après et avec 819 milles d’écart sur le premier. Mais malgré les retours successifs du Britannique pendant toute la remontée de l’Atlantique, après les Falkland, au large du Brésil, dans un Pot au Noir à rallonge, au passage des Açores et jusqu’à la veille de l’arrivée, Armel Le Cléac’h est à portée de lance-pierres... mais toujours devant. Pourtant le 16 janvier matin, Hugo Boss s’adjuge le record de distance parcourue en 24 heures avec 536,81 milles à la moyenne de 22,4 nœuds !
Le 18 janvier à la veille de l’arrivée aux Sables d’Olonne, le skipper britannique est à seulement 40 milles derrière son rival français, toujours en compétition pour la première place : « J’essaie de faire fonctionner mon anémomètre (qui perturbe le fonctionnement du pilote automatique). Mais il ne me reste plus d’options pour revenir sur Armel. Je ne me concentre pas sur l’arrivée mais sur ce qu’il faut faire pour que les pilotes automatiques fonctionnent afin que je puisse dormir. J’ai fait une nuit blanche et suis très fatigué… » déclare le solitaire qui finira sa magnifique course au lever du soleil après avoir été obligé de tirer des bords pour conclure son quatrième Vendée Globe en dauphin.

Actualité
Didac au Horn
vendredi 20 janvier 2017, 14h57
L’Espagnol Didac Costa vient tout juste de déborder le cap Horn ce vendredi à 14h43 (heure française) après 75 jours 01 heure 41 minutes de mer. Il précède Romain Attanasio de 65 milles…


Alors qu’il est reparti des Sables d’Olonne quatre jours après la flotte suite à des soucis de ballasts et d’électricité, le pompier catalan vient de franchir un pas énorme en quittant le Pacifique ce vendredi après-midi. Didac Costa (One Planet-One Ocean) concède certes 700 milles au doyen de la course, Rich Wilson, mais a effectué un parcours remarquable malgré un décalage météorologique permanent. L’Espagnol est passé devant le cap Horn dans une brise modérée de secteur Nord-Ouest, juste avant un méchant coup de vent qui poursuit son concurrent Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) qui devrait lui aussi en finir avec le Pacifique ce vendredi soir.


Actualité
Retour sur la conférence de presse d'Alex Thomson
vendredi 20 janvier 2017, 15h38
Incroyable Alex Thomson qui a su mettre sous tension l’impérial Armel Le Cléac’h jusqu’à quelques milles de l’arrivée… Le Britannique, très charismatique lors de cette conférence de presse, avoue en avoir bavé sur ce Vendée Globe, mais s’est quelque part dévoilé au public. Un question-réponse passionnant qui dévoile qu’Alex ne s’arrêtera pas à cette deuxième place sur le Vendée Globe !



Son ressenti après avoir coupé la ligne d'arrivée
« Je ne trouve pas mes mots, c’est étonnant après tant de temps seul de se retrouver avec autant de monde tout d’un coup. Quel plaisir de revenir aux Sables d’Olonne, l’accueil est fantastique ! »
La bataille avec Armel
« C’était plutôt relaxant en fait. Je chassais, Armel était le chassé, j’étais le chasseur. La météo a été très gentille avec moi. Je plaignais Armel, car la météo était de mon côté me permettant de le rattraper, c’était plutôt sympa. »
Premier repas à terre
« J’ai mangé un cheeseburger, mais mon seul regret c’est que j’avais déjà 1000 calories de petit déjeuner dans le ventre et des petits gâteaux, une erreur ! J’étais prêt de l’arrivée, j’ai ralenti, j’ai levé le pied, j’ai laissé filer une heure pour prendre mon temps. J’étais dans le cockpit, je mangeais mon petit déj’, et puis plein de gens sont arrivés de nulle part sur l’eau, je n’étais pas prêt. Alors je me suis lavé les dents, et ça y’est j’étais prêt. »
Alex Bouscule la course au large en France ?
« Tant mieux, vous savez, c’est très difficile pour nous en tant qu’équipe. Nous ne sommes pas basé en Bretagne, nous sommes au Royaume-Uni. On navigue par-ci par-là, mais on ne s’entraîne pas à Port-la-Forêt. Nous devons donc réfléchir autrement. On ne sait pas qui a raison. Mais en tant qu’équipe, on sait que l’on progresse, on devient plus fort, plus malin, plus efficace et ça semble payer. C’est bien. J’aimerais bien aller encore au-dessus. Beaucoup de Français disent « Ca serait bien qu’Alex gagne ! », mais êtes-vous vraiment sûr de cela ? »
Content de cette deuxième place
« Sur le Vendée Globe, il faut déjà être content d’arriver. Etre sur la ligne est déjà un défi en soi, alors terminer c’est déjà une victoire. Donc, le premier but, c’est de terminer, ensuite un podium, c’est bien. Il y a un an à peine, le bateau n’était pas en état, je suis immensément fier de mon équipe qui a rendu cela possible. En plus, il est clair que troisième j’aurais été déçu, mais deuxième c’est super, cela veut dire que je peux encore m’améliorer… »
Un retour dans quatre ans ?
« J’essaye de voir si ma femme est dans la salle ! On n’a pas eu le temps d’en parler encore. Vous savez, c’est parfois plus facile pour le skipper que pour la famille qui reste à terre. C’est un engagement énorme. Cela étant dit, oui, je ne peux pas m'arrêter à une deuxième place, je ne serais jamais satisfait avec cette place là... Il faut que je prenne du recul. Il faut pourvoir être sûr de pouvoir faire encore mieux. Faire une préparation meilleure, pour mettre toutes les chances de notre coté, c’est une bagarre, une guerre, c’est brutal, très dur, je sourie mais c’est brutal à vivre... Ce Vendée Globe était plus dur que le dernier. Si j’estime que j’ai une possibilité de gagner, oui. On va voir ce qu’il va se passer, si mes partenaires me suivent, si on peut avoir une continuité dans cette équipe talentueuse. Vous voulez que je le refasse ? Vous voulez vraiment qu’un Britannique gagne le Vendée Globe ? Cet événement est tellement puissant ! Si je peux gagner cette course, rien que pour contribuer à l’internationaliser encore plus, ce serait alors mon objectif de revenir. »
Descente de l’Atlantique
« J’étais détendu en début de course, le vent est monté, j’ai commencé à voler, au cap Finisterre, j’étais devant, et je me suis trompé de manière ridicule, je me suis retrouvé à 100 milles derrière, quelle erreur ! Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, cela m’a fait du mal. Je voulais faire face à cette erreur. Après j’ai poussé sur la descente, le bateau était très rapide. Pour moi, le cap Vert n’a pas été un obstacle mais une opportunité ! Dans le Pot au Noir, c’était parfait pour mon bateau, j’allais vite et je dormais bien. Et puis le foil a cassé. Et puis le défi mental a changé. J’ai du positiver et arrêter de penser à ce que la course aurait pu être si mon foil n’était pas cassé. »
Le chenal
« C’est surprenant à quel point on oublie vite, combien c’est brutal. C’est tellement physique, les voiles, le manque de sommeil, il faut avoir les idées claires. On se rend compte quand on arrive, à quel point il y a du stress durant toute la course avec le risque qu’il arrive n’importe quoi. On anticipe tout ! On imagine tout ! Et quand on franchit la ligne, tout à coup, un poids s’en va. »
La passion de nouveaux projets
« N’est ce pas fantastique ? On peut faire progresser les bateaux, la voile en général. Foil pas foil, ça fait maintenant toute la différence. Nous avons une incroyable opportunité de développement. Le public est fasciné par les choix différents, les vitesses. Nos choix ne sont pas très extrêmes finalement ? Nous avons juste fait un pas en avant avec ce qui existait déjà. Pour demain, allons nous voler complètement au-dessus de l’eau ? Allons nous avoir des bateaux très étroits ? Je ne suis pas si sûr, surtout concernant la largeur des bateaux. Ne pas pousser trop loin est une bonne idée, c’est une histoire de compromis. Dans certaines conditions, on est efficace, dans d’autres moins. Une chose est certaine, nous avons progressé et on sait que ça marche. C’est ce qui me fascine, c’est ce qui est incroyablement intéressant, c’est de travailler avec les architectes, comme Guillaume Verdier et VPLP. C’est formidable, ils sont ouverts d’esprit. Ils adorent ça ! Leurs yeux pétillent, c’est un vrai bonheur. De l’autre côté, c’est la construction. Il faut pouvoir construire de tels bateaux. La formule 1 et la voile ont des similitudes. Les constructeurs sont des orfèvres. J’adore cette partie du projet. »




Analyse météo
Bien se positionner en avant de la dépression atlantique
vendredi 20 janvier 2017, 15h57
Le positionnement en avant de la dépression atlantique est un enjeu important pour StMichel-Virbac, Quéguiner-Leucémie Espoir et Finistère Mer Vent.


© Great Circle
© Great CircleJean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean le Cam contournent l’anticyclone des Açores (H). Les deux derniers ont suivi une route un peu plus courte que St-Michel Virbac en profitant du déplacement vers l’Est de l’anticyclone durant les dernières 24 heures.
L’objectif des trois bateaux est maintenant de bien se positionner en avant de la dépression qui arrive par l’Ouest et qui va leur apporter un vent de Sud soutenu. Qui dit vent au portant, dit avantage pour les foilers. On pourrait donc penser que les conditions à venir vont être favorables pour Jean-Pierre Dick. Cela n’est pas si sûr. La dépression (L) ne se déplace pas très vite et elle a une trajectoire vers le Nord-Est. Le risque est donc que chacun vienne ralentir à tour de rôle dans le vent plus faible en avant de la dépression. Les trois bateaux pourraient alors se retrouver à quasi égalité dans trois jours quand ce système météo va faiblir. Tout se jouerait alors sur la façon de négocier les vents mollissants sur la fin du parcours. Rien n’est donc joué pour les trois concurrents qui naviguent ensemble depuis plus d’un mois.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle© Great Circle



Actualité
La bataille navale continue…
vendredi 20 janvier 2017, 16h30
Alors que les deux premiers ont fait exploser les commentaires en direct sur les TV, les radios, la presse écrite, Internet et les réseaux sociaux, les seize solitaires encore en mer bataillent ferme, qui pour conserver ou gagner une place, qui pour préserver son matériel afin de revenir aux Sables d’Olonne. Du milieu du Pacifique à l’entrée du golfe de Gascogne…


Les deux premiers solitaires du huitième Vendée Globe ont fait vibrer Les Sables d’Olonne, la Vendée, la France, l’Europe et même le monde : émotion, congratulation, humilité, douleur, foule, feu d’artifice, retrouvailles, respect, courage, applaudissements… Mais les deux hommes ont d’un seul coup basculé du monde de la mer à la réalité de la terre. Un choc émotionnel qui a bouleversé Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), vainqueur de cette édition en 74 jours 03 heures 35 minutes et 46 secondes, jeudi 19 janvier à 16h 37’ 46’’. Et l’arrivée aux Sables d’Olonne fut une surprise joyeuse pour son coriace adversaire britannique : Alex Thomson (Hugo Boss) lui a mené la vie dure depuis le cap Horn et terminait seize heures plus tard, au lever du soleil après 74 jours 19 heures 35 minutes et 15 secondes de mer !
Beyou attendu lundi
À moins de 500 milles des Sables d’Olonne, le troisième n’est pas à la fête pour achever ce tour du monde de plus de 24 500 milles : Jérémie Beyou mord la queue d’une dépression qui s’échappe vers le Nord et rentre progressivement dans une cellule anticyclonique qui ne va pas faciliter son atterrissage sur la Vendée. Même s’il n’aura pas à monter jusqu’à l’entrée de la Manche comme les deux premiers, il va devoir viser la pointe de Penmarc’h puis suivre les côtes bretonnes et vendéennes avant d’apercevoir Les Sables d’Olonne. Un détour par de petits airs avec un week-end particulièrement mou et psychologiquement dur… Le skipper de Maître CoQ ne devrait ainsi pas en finir avant lundi matin, si la brise reste toutefois coopérative !
Dans le Sud-Ouest des Açores, la bataille fait rage pour la quatrième place car le trio suivant navigue au contact dans un vent de Sud qui prend du coffre au fil des heures de ce vendredi : Jean-Pierre Dick a d’ailleurs empanné cet après-midi pour aller au devant de ce vent qui ne va que se renforcer dès la nuit prochaine pour l’amener jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne… où un gros coup de mou pourrait totalement redistribuer les cartes ! Car si la position plus septentrionale de StMichel-Virbac est un avantage ces jours prochains, toute son avance accumulée lors de cette longue parabole finale risque fort de disparaître dans ce dernier marasme météorologique : Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) seraient alors à touche-touche avec le Niçois pour proposer un finish à la minute près à l’issue de 79 jours de course !
Des jours voire des semaines plus loin…
Mais pourquoi donc Éole s’acharne-t-il sur Louis Burton ? Le Pot au Noir n’en finit pas de finir… Et Bureau Vallée tourne en rond dans ce pot sans fond. Une lueur d’espoir pointe derrière cet horizon bouché, noir et plombé qui caractérise cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT). Et 1 400 milles plus au Sud, Nándor Fa (Spirit of Hungary) grignote son retard grâce à un alizé de Sainte-Hélène tout de même assez poussif : le Hongrois va devoir patienter jusqu’à la latitude de Recife pour bénéficier d’un flux plus consistant de Sud-Est.
Ce n’est pas non plus l’extase au large de l’Uruguay où Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) se bat face à un régime de Nord qui devient de plus en plus orageux en approchant le cap Frio, tout comme Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui se retrouve englué dans une bulle 150 milles plus au Sud… Atteindre la latitude de Salvador de Bahia sera laborieux et long puisque les deux solitaires n’y seront qu’en milieu de semaine prochaine ! L’occasion pour Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) de combler une partie de leur retard de 800 milles. Tout comme pour Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great America IV) qui vont se faire pousser par leur dernière dépression australe sur ce Vendée Globe.
Enfin, au cap Horn, l’Espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) vient tout juste de rentrer dans l’Atlantique : il a passé l’extrémité de l’Amérique du Sud ce vendredi à 14h43 après 75 jours 01 heure 41 minutes. Le pompier catalan est suivi par Romain Attanasio, 65 milles plus loin : le skipper de Famille Mary-Étamine du Lys s’est malheureusement fait mal au bas du dos en tombant de la bôme où il bricolait, dans le cockpit. Même s’il a perdu connaissance quelques instants, le solitaire a repris le fil de la course et devrait embouquer le détroit de Drake en soirée, avant que le vent de Nord-Ouest ne prenne trop de tours… Quant à Pieter Heerema (No Way Back), le Hollandais avance sur le dos d’une dépression australe à 1 000 milles du cap Horn alors que Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) longe la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA), 1 200 milles plus loin…

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