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 L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016

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papylolo
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 26 Déc 2016, 18:37

Bonjour
cette semaine je serai seul pour couvrir l'actu du VG Baboune a pris une semaine de vacances lol!
en attendant l'actu du jour
@mitié Laurent


Actualité
Stéphane Le Diraison ravitaillé par un cargo
lundi 26 décembre 2016, 14h00
Le skipper de Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt, sous gréement de fortune depuis son démâtage, a récupéré 200 litres de gasoil en pleine mer grâce à l'équipage du cargo Captain J. Neofotisto. Belle manoeuvre ! Bonnes nouvelles aussi pour les deux autres skippers ayant récemment abandonné, à savoir Thomas Ruyant et Paul Meilhat...

© Team S. Le Diraison
Excellente nouvelle pour Stéphane Le Diraison. Grâce au concours d'Alan Nebauer, correspondant du Vendée Globe en Australie et des MRCC australiens, une opération de ravitaillement en pleine mer a pu être menée hier et Stéphane Le Diraison a pu récupérer 200 litres de gasoil qui lui permettent de progresser sereinement vers les côtes du pays-continent. Cette opération a été rendue possible aussi grâce au concours des précieux membres de l'équipe de Stéphane que sont le boat captain Antoine Rioux et son team manager Olivier Carage. Ce mardi matin, Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt n'est plus qu'à 150 milles nautiques du petit port de Portland, où Stéphane Le Diraison pourra embarquer un membre de son équipe et refaire à nouveau du fuel avant de reprendre la route de Melbourne. Il devrait arriver à Portland dans la soirée.
"En douceur et en sécurité"  par un monstre de 230 mètres...
"La manoeuvre a été très bien préparée et tout s'est fait en douceur et en sécurité", assure Stéphane Le Diraison dans un mail où il remercie Alan Nebauer et le capitaine du "bulk carrier" (vraquier) Captain J. Neofotisto, un cargo de 229 mètres de long par 32 mètres de large sous pavillon libérien jaugeant près de 80 000 tonnes. Autant dire un monstre au regard des 18 mètres de long d'un IMOCA… mais un monstre bienveillant, donc. Et pour Stéphane, il était largement préférable d'être autonome avec le moteur de son bateau, plutôt que s'en remettre uniquement à son gréement de fortune dont la surface ne dépasse pas les 16 mètres carrés - ce qui aurait pu s'avérer largement insuffisant pour manoeuvrer avec précision à l'approche des côtes. Pour mémoire, ce ravitaillement en pleine mer n'est pas sans rappeler celui de Mike Golding, en 2008. Le Britannique - qui avait lui aussi démâté à l'époque - avait également reçu 200 litres de fuel de la part de la frégate HMAS Arunta, à savoir le navire militaire qui venait de sauver Yann Eliès après son funeste accident.
Les premiers mots de Stéphane Le Diraison, suite à cette opération réussie
« Enfin j'avance un peu, ca me soulage. Par contre je suis roulé dans les vagues, un truc de dingue, il y a juste 2 mètres de houle mais le bateau est tellement raide sans son mât que les mouvements sont horribles. Là je galère pour faire ma route, je suis à 60 degrés du vent et je ne peux pas faire mieux. Le problème c'est que le vent va forcir en refusant. D'ici 24h je déciderai si je poursuis vers Melbourne ou si je me dirige à Portland, d'ici là quelle que soit la destination la route que je fais est la même, je ne peux pas lofer plus. »
Situation sous contrôle aussi pour les deux autres bateaux dont les skippers ont abandonné récemment : Paul Meilhat (SMA) n'est plus qu'à 650 milles de Tahiti et les conditions de vent portant lui autorisent des moyennes très honorables, à 14 voire 15 noeuds. D'ici deux jours il devrait être en approche de la Polynésie. Enfin, Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine, le bateau très abîmé de Thomas Ruyant, a été convoyé avec succès vers Dunedin, sur la côte Est de l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande.
Bruno Ménard / M&M

50ème jour de course : 75% du parcours pour les leaders
lundi 26 décembre 2016, 17h31
Les affaires reprennent pour les six marins qui avaient ralenti volontairement pour laisser passer le plus gros de la tempête qui sévit au Sud de la Nouvelle-Zélande. Emmené par Arnaud Boissières, ce groupe très international navigue désormais dans le Pacifique. Plus en avant, Jérémie Beyou se prépare à franchir pour la toute première fois le mythique cap Horn : un moment forcément très attendu qui marquera une forme de libération. Il rejoindra en Atlantique Sud Armel Le Cléac'h et Alex Thomson qui poursuivent leur longue et stratégique remontée vers les Sables d'Olonne. Après 50 jours de mer, les deux leaders ont bouclé les trois quarts du parcours.



Cet hiver 2016-2017 pourrait bien être celui de tous les records océaniques. Thomas Coville a frappé un grand coup en bouclant hier son tour du monde en solitaire en 49 jours, à bord du maxi trimaran Sodebo Ultim'. Francis Joyon et son équipage tentent actuellement de battre le record du Trophée Jules Verne. Et il y a bien sûr les leaders du Vendée Globe qui poursuivent leur chevauchée dans un Atlantique Sud complexe.
 
Fin de la trêve de Noël pour le groupe des six
Après 50 jours de mer, 19 marins sont encore en course. Deux naviguent en Atlantique Sud, 13 dans le Pacifique et quatre dans l'Indien. La course reprend ses droits pour les six marins qui ont laissé passer le plus gros de la tempête qui sévit au Sud de la Nouvelle-Zélande. Si le risque de subir les conditions les plus violentes est désormais écarté, la navigation devient toutefois tonique en arrière du front. « C'est reparti ! Le changement d'ambiance a été radical, je suis passé du calme absolu à la tempête », racontait ce matin Eric Bellion (CommeUnSeulHomme). « Je navigue dans 30-35 nœuds, à une vitesse de 20 nœuds. J'ai trois ris dans la grand-voile et un petit foc. Le bateau est penché et tape dans tous les sens. » Ambiance…
Ce groupe international est scindé en deux parties. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) sont décalés plus au Nord que les quatre autres marins qui restent collés-serrés : Eric Bellion, Alan Roura (La Fabrique), Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) et Rich Wilson (Great American IV). Reposés par leur trêve de Noël, ces six skippers, classés de la 10e à la 15e place, naviguent à une vitesse d'environ 15 nœuds. Pour eux, l'enjeu est de suivre la dépression tout en allant pas trop vite pour ne pas faire face à des conditions trop extrêmes. Il faut trouver le bon curseur.
Bientôt la délivrance pour Jérémie Beyou attendu au cap Horn demain à la mi-journée
Pour sa troisième participation au Vendée Globe, Jérémie Beyou (3e sur Maître CoQ) se prépare à vivre pour la première fois un moment très particulier dans la carrière d'un marin : le passage du cap Horn. D'après les derniers routages, il devrait franchir la longitude du mythique rocher demain à la mi-journée. Joint dans le Vendée Live ce midi, Jérémie a fait part de sa satisfaction à l'idée de quitter prochainement les hostiles mers du Sud : « Je l'attends avec impatience ce cap Horn. J'ai pris beaucoup de départs de tours du monde : Vendée Globe, Trophée Jules Verne, Barcelona World Race. Et je n'ai jamais réussi à franchir ce grand cap. Je vivrai ce passage comme un soulagement, par rapport à tous les échecs précédents. Et je serai content de changer de coin, ici ce n'est pas le plus sympa. » Propulsé par un bon flux d'Ouest, Jérémie devra d'ici-là négocier des empannages délicats.
Armel Le Cléac'h et Alex Thomson ont bouclé 75 % du parcours
Jérémie Beyou rejoindra donc demain Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) en Atlantique Sud. Après 50 jours de course, les deux leaders ont parcouru les trois quarts de la distance totale du huitième Vendée Globe. Il leur reste plus de 6000 milles (sur la route directe) devant leurs étraves et l'écart entre Armel et Alex se porte à moins de 400 milles (379 milles au pointage de 18h). Rien n'est joué d'autant que la remontée de l'Atlantique Sud s'annonce complexe. Dans les jours qui viennent, Armel et Alex ne vont pas naviguer dans le même système météo. Il pourra se passer beaucoup de choses…
Solidement installé à la 4e place, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a été le plus rapide ces dernières 24 heures (avec 436 milles parcourus). Il maintient à distance les inséparables Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), respectivement 5e et 6e.
Encore quatre « Indiens »
Derrière on trouve trois coureurs beaucoup plus solitaires, dans le sens où les concurrents qui les précèdent sont loin devant et ceux qui les poursuivent loin derrière… Respectivement 7e, 8e et 9e, Louis Burton (Bureau Vallée), Nandor Fa (Spirit of Hungary) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) réalisent tous trois une course remarquable.
Reparti quatre jours après tous les autres concurrents, Didac Costa (One Planet One Ocean) a réussi à mettre trois concurrents dans son tableau arrière. Pieter Heerema (No Way Back) se bat pour régler ses problèmes de pilotes automatiques. Le Néerlandais le dit et le répète : il ne poursuivra pas sa course tant qu'il n'aura pas effectué une réparation satisfaisante.
Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ont de leur côté le cap Leeuwin en ligne de mire. Ils devraient tous deux le franchir demain…

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 26 Déc 2016, 22:34

Bonsoir
l'analyse météo
@mitié Laurent


Analyse météo
Le jeu d'échec de l'Atlantique Sud
lundi 26 décembre 2016, 18h46
Alors que la tactique de course est compliquée pour les leaders en Atlantique Sud, le groupe au Sud de la Tasmanie peut reprendre sa route sur l'arrière d'une dépression très creuse.
 


© Great Circle

© Great CircleLa remontée de l’Atlantique Sud est complexe pour les trois premiers concurrents. Les systèmes météo s’enchainent rapidement. C’est un peu comme un jeu d’échec. Les skippers doivent réfléchir avec un, deux ou même trois coups d’avance. Ils doivent passer d’un système à l’autre tout en pensant à bien se positionner pour celui d’après. Pour compliquer le jeu, la proximité du continent Sud-Américain avec ses reliefs, ses déserts et ses forêts rajoute encore un peu de complexité dans la formation des dépressions et des anticyclones. Les modèles météo sont donc moins fiables sur le moyen terme que dans le grand Sud.
Armel Le Cléach, Alex Thomson et Jérémie Beyou vont donc devoir jouer dans les jours à venir avec une situation météo parfois instable tout en prenant en compte la position de leurs concurrents. L’objectif est de ne pas prendre de risque de se faire dépasser par ses poursuivants tout en suivant un enchainement différent de ceux de © Great Circledevant afin de se donner une chance de les dépasser. L’Atlantique Sud est souvent le dernier endroit où l’on peut jouer sachant qu’après le pot au noir, il n’y a souvent qu’un choix de route.
A court terme, l’enjeu pour Banque Populaire est de bien se placer par rapport à la dorsale (zone bleue sans vent qui prolonge l’anticyclone). Pour garder un matelas d’avance sur Hugo Boss, il doit garder un système météo d’écart. Ce dernier va essayer de créer un décalage sans prendre de risque par rapport à Maître CoQ.
Derrière, les 6 concurrents (De la Mie Câline à Newrest-Matmut) qui avaient pris la décision de ralentir pour laisser passer une dépression très creuse devant eux pourront reprendre leur route dans la journée dès qu’elle commencera à s’éloigner dans l’Est.
Enfin, les 4 derniers bateaux sont toujours aux prises avec une dépression assez creuse.
CD et BS / Great Circle

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 27 Déc 2016, 19:14

Bonsoir
des nouvelles de Kito l'analyse météo
passage du cap Horn pour maitre coq et Alex Thomson en mode missile
@mitié Laurent


Actualité
Premier cap Horn pour Jérémie Beyou !
mardi 27 décembre 2016, 15h40
A 14h44 (heure française), ce mardi 27 décembre 2016, Jérémie Beyou (Maitre CoQ) a franchi le cap Horn à la troisième place du Vendée Globe. Il aura mis 51 jours 1 heure et 42 minutes depuis le départ des Sables d'Olonne, le 6 novembre dernier. L'écart avec Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h) est de 4 jours 01 heure et 10 minutes. Il est de 2 jours 02 heures et 2 minutes avec Hugo Boss (Alex Thomson). C'est la première fois que Jérémie Beyou franchit le cap Horn dans sa carrière de marin.


Des nouvelles de Kito de Pavant, à l’île Tromelin 
mardi 27 décembre 2016, 17h12
Kito de Pavant poursuit sa navigation à bord du navire Marion Dufresne, depuis son sauvetage le 7 décembre dernier. Le skipper publie un carnet de bord à l’occasion des quelques escales du navire. Extrait du jour, où le navire se trouve en mouillage devant la minuscule île Tromelin.



"Il a fallu 5 jours au Marion Dufresne pour atteindre cet îlot minuscule depuis l’île Amsterdam pour y livrer quelques fûts de gasoil et beaucoup d'eau potable qui manque cruellement aux trois hommes qui vivent là pendant quelques mois... 
La météo a été favorable et les festivités de Noël ont pu se dérouler sans roulis et sans soucis, ainsi que les parties de tarot pour lesquelles je n'ai toujours pas de jeu, c'est la période qui veut ça…
A peine 1 km², une cinquantaine de cocotiers, une plage de sable blanc, de l'eau turquoise, sans doute beaucoup de poissons multicolores en-dessous, une piste d'atterrissage pour je ne sais quel avion, des milliers de fous (les oiseaux!!!) voilà à quoi ressemble l'île Tromelin, perdue au milieu de l'océan Indien.
L’île a été le témoin de quelques tragédies, notamment le naufrage de l'Utile qui a conduit environ 80 personnes à rester coincées là quelques années. Les blancs ont fui sur une embarcation de fortune en jurant de revenir chercher les esclaves malgaches mais seulement 7 d'entre eux, uniquement des femmes et un bébé, ont survécu après 17 ans de patience et de souffrance. Cela se passait au milieu du XVIIIème siècle. Il reste encore de cet épisode l'ancre rouillée de l'épave sur la plage.
Nous ne resterons que quelques heures devant Tromelin avant de reprendre la route dans l'autre sens vers Maurice…"
A suivre...
Kito de Pavant

Analyse météo
Un anticyclone bloque la route des premiers
mardi 27 décembre 2016, 16h38
Armel Le Cléac'h est déjà ralenti par un anticyclone qui permet à Alex Thomson de réduire considérablement son écart alors que Conrad Colman cravache dans le Pacifique pour ne pas se faire rattraper par une grosse dépression.


© Great Circle
© Great CircleLa dorsale a eu raison de Banque Populaire. Cette zone sans vent, qui prolonge l'anticyclone (H) situé sur l'Amérique du Sud, se déplace vers le Nord-Est. Elle devrait venir bloquer sa route dès le jeudi 29 décembre. Hugo Boss qui bénéficie d'un peu plus de vent a donc pu resserrer l'écart. La tendance devrait perdurer dans les prochaines 48 heures. Il est encore difficile de dire à combien l’écart entre les deux leaders pourrait être réduit d’ici à la fin de la semaine. Une chose est sûre, ils naviguent dorénavant à nouveau dans le même système météo et ça va continuer à ralentir par devant.  Le jeu pourrait donc être relancé dans les jours qui viennent avec cet anticyclone qui va jouer le rôle d'un passage à niveau. Ca devrait également être l'occasion pour Jérémie Beyou de reduire la distance qui le sépare des deux premiers. © Great CircleA court terme, le skipper de Maître Coq doit faire le choix de prendre ou non le Détroit de Lemaire puis de passer au Nord ou au Sud des Iles Falkland. 
Conrad Colman se souviendra quant à lui de son passage au Sud de son pays. Il doit
© Great Circlecravacher devant la dépression toujours très active qui le rattrape. Plus tard il se fera manger, moins dures seront les conditions. Il y a pour l’instant plus de 50 nœuds de vent avec des rafales à 70 nœuds dans le Nord-Ouest de cette dépression mais elle commence à se combler et à ralentir. Avec une vitesse moyenne de 15 nœuds, le seul kiwi de la course devrait bien s’en sortir. Il aura bien creusé l’écart en trois jours avec ses poursuivants qui ont dû ralentir pour laisser passer cette même dépression.
Christian Dumard - Bernard Sacré / Great Circle

Nouveaux départs
mardi 27 décembre 2016, 17h50
Cela fait 24 jours qu'Armel Le Cléac'h tient solidement les rênes du huitième Vendée Globe. Mais son avance a fondu comme neige au soleil ces derniers jours. Le match est relancé en tête de flotte dans un Atlantique Sud complexe. Toujours 3e, l'accrocheur Jérémie Beyou vit une journée très particulière puisqu'il a franchi le cap Horn pour la première fois dans sa carrière de marin. Le prochain à passer ce cap mythique sera Jean-Pierre Dick, 4e, d'ici deux jours. Derrière lui, Yann Eliès et Jean Le Cam se livrent une lutte au contact pour la 5e place. Mais il y a d'autres jolis matchs à suivre, notamment dans le peloton de six coureurs qui naviguent au Sud-Ouest de la Nouvelle-Zélande.



« Ce n'est pas facile en ce moment, la météo n'est pas avec moi. Au cap Horn, j'ai réussi à prendre plus de 800 milles d'avance et là, c'est l'inverse. A chacun son tour d'avoir des conditions favorables, mais c'est très frustrant. Un anticyclone me barre la route et je n'ai pas d'autre choix que d'aller dedans. Alex Thomson va encore revenir davantage dans les prochaines heures. L'Atlantique Sud est une partie du parcours très compliquée. Les fichiers et la météo sont très instables. Mais il faut se remotiver pour trouver la meilleure porte de sortie et relancer la machine ! » En quelques phrases, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) résume parfaitement la situation dans laquelle il se trouve au 52e jour de course.
Les deux leaders sont dans le même système météo, ils naviguent autour du même anticyclone. Mais ils n'ont pas les mêmes conditions. Armel bute dans une dorsale anticyclonique (zone de vents faibles) tandis qu'Alex Thomson (Hugo Boss) profite d'un bon flux de Nord-Ouest. Alex est actuellement bâbord amures, et donc pas sur le bon bord puisqu'il n'a plus de foil tribord. Il est toutefois probable que l'écart avec Armel continue à chuter lors des prochains pointages. Mais à terme, Alex risque bien de se faire piéger à son tour dans cet anticyclone qui n'a pas fini de compliquer la vie des deux meneurs dans cette délicate remontée de l'Atlantique. La partie d'échecs est lancée !
Premier cap Horn pour Jérémie Beyou
© François DenisCette journée du 27 décembre est à marquer d'une pierre blanche pour Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui, pour sa troisième participation au Vendée Globe, a franchi pour la toute première fois le cap Horn à 14h44 (heure française). Et ce après 51 jours 01 heure et 42 minutes de course. L'écart avec Armel Le Cléac'h est de 4 jours 01 heure et 10 minutes. Il est de 2 jours 02 heures et 2 minutes avec Alex Thomson. Dernier chiffre : Beyou a parcouru le tronçon cap Leeuwin/cap Horn en 18 jours 19 heures et 57 minutes. C'est donc en 3e position que Jérémie a laissé dans son tableau arrière le troisième des grands caps du tour du monde en solo. Une très belle performance compte tenu des nombreuses péripéties vécues depuis le départ par le skipper de Maître CoQ, heureux d'entamer une nouvelle course vers les Sables d'Olonne. Jérémie Beyou doit rapidement prendre la décision de passer ou non dans le détroit de Lemaire, un étroit bras de mer qui sépare l'île des Etats de la Terre de Feu.
Le prochain concurrent à franchir le Horn sera Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), probablement dans deux jours. Il doit négocier d'ici-là un dernier coup de vent dans le Pacifique où des vents de 40 nœuds sont attendus.
Un Top 5 et un Top 10 convoités
La lutte pour la 5e place est superbe entre Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui revient très fort depuis 48 heures. Ces deux marins expérimentés, tous deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, naviguent sur des bateaux de la génération 2008 qui ont connu le podium du Vendée Globe. Le monocoque de Jean n'est autre que l'ex Foncia avec lequel Michel Desjoyeaux a remporté l'édition 2008-2009, tandis que l'IMOCA de Yann est l'ancien Safran de Marc Guillemot, 3e de cette même édition.
Près de 1300 milles plus en arrière, Louis Burton (Bureau Vallée) navigue toujours à bonne allure, affichant une trajectoire limpide. Derrière, on trouve deux concurrents qui ont bouclé ensemble la dernière Barcelona World Race (le tour du monde en double). Cette expérience a été visiblement très bénéfique. Nandor Fa (Spirit of Hungary) est solidement installé à la 8e place. Un joli classement pour le Hongrois que l'on n'attendait pas forcément à pareille fête. Quant à Conrad Colman (Foresight Natural Energy), il met du charbon pour ne pas se faire rattraper par la dépression très creuse qui le rattrape. A priori, il devrait réussir à ne pas subir les conditions les plus dures. La navigation est néanmoins sportive pour Conrad qui ne doit pas trainer en route.
En arrière de cette violente dépression, on trouve toujours ce peloton de six coureurs. Si Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Rich Wilson (Great American IV) sont légèrement décrochés, quatre marins se tiennent en une trentaine de milles : Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), Alan Roura (La Fabrique) et Arnaud Boissières (La Mie Câline). Boissières qui apprécie ce regroupement : « On s'écrit avec Alan (Roura) et Fabrice (Amedeo), c'est plutôt sympa. Nous avons chacun nos manières de naviguer. Je suis plus proche de Fabrice. Enda O'Coineen est plus irrégulier. Eric Bellion fait des pointes à 18 nœuds pendant des heures et des heures et après on a l‘impression qu'il calme le jeu. C'est assez amusant d'observer tout ça. Le classement varie d'heure en heure. Cela met du piment dans la course ! Et nous avons des bateaux assez similaires, mis à part celui d'Alan qui est plus ancien. » Coup de chapeau en effet à Roura qui, avec son bateau mis à l'eau en 2000, résiste face à des concurrents naviguant sur des machines lancées entre 2006 et 2008.
Tout en arrière de la flotte, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) peut fêter une double bonne nouvelle : son passage du cap Leeuwin (à 17h25 HF ce mardi) et le probable gain d'une place au classement, aux dépens de Pieter Heerema (No Way Back), toujours en délicatesse avec ses pilotes automatiques…
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 27 Déc 2016, 21:01

Faire le tour du monde à toute vitesse !? En voila une drôle d'idée Laughing 
Mais bon, chacun son truc Laughing Laughing Laughing
En tous cas, merveilleuses performances pour ces fabuleux marins ! Shocked 
A+, Jean

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 28 Déc 2016, 19:38

Bonsoir
actu et analyse météo du jour
@mitié Laurent


Analyse météo
Bien exploiter les courants dans les vents faibles
mercredi 28 décembre 2016, 13h48
Alors que les deux premiers concurrents vont buter dans une cellule anticyclonique, on voit qu'ils exploitent bien les courants océaniques. Chaque mille gagné vers les Sables d'Olonne est bon à prendre.


© Great Circle

© Great CircleAprès s’être déplacé vers le Nord, l’anticyclone se développe maintenant vers l’Est au niveau de l’Uruguay. Il va complètement barrer la route de Banque Populaire VIII puis d’Hugo Boss quelques heures plus tard. Les zones bleues foncées sont les zones avec des vents quasi nuls. Dans l’hémisphère Sud, le vent tourne autour d’un anticyclone dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Quand il est très aplati, comme cela devrait être le cas jeudi 29 décembre, on a du vent d’Ouest dans le Sud et du vent d’Est dans le Nord. Entre les deux, il y a une zone sans vent. Elle n’est pas toujours très large, mais le vent y est très erratique et très faible. Faute de pouvoir en faire le tour, c’est vers cette zone qu’Armel Le Cléac’h se dirige. Il va donc ralentir progressivement et peut-être s’arrêter complètement alors qu’Alex Thomson aura toujours un peu de vent derrière. L’écart entre les deux va se réduire. Heureusement, cette zone de calme n’est pas rectiligne. Elle se déplace un peu, s’étend et se contracte au fil des heures.  Il se peut donc que l’un des deux bateaux trouve un © Great Circlepassage qui lui permettrait de continuer à progresser vers le Nord, mais rien de sûr. Face à l'incertitude, la stratégie est souvent de naviguer sur le bord qui permet de sortir le plus rapidement d'un tel piège. Dans ce cas précis, une fois dans la zone de vent faible, l'objectif sera de naviguer vers le Nord ou sur le bord qui s'en rapproche le plus afin de sortir au plus vite de la zone. 
Quand la vitesse est faible, un autre élément devient déterminant. Il s'agit du courant qui peut atteindre plus de 2 noeuds (4 km/h) dans cette région. Il existe de nombreuses gires de courants qui forment de belles boucles. Elles peuvent aider à franchir une zone anticylonique. Dans tous les cas, il est préférable de les prendre au bon endroit, ce que font parfaitement Armel le Cléac'h et Alex Thomson.
Après le passage du cap Horn, le flux de Sud-Ouest devrait se maintenir pour Jérémie Beyou et Jean-Pierre Dick. On pourrait donc voir l'écart entre ces deux concurrents et les deux premiers © Great Circlediminuer également dans les jours qui viennent.
Derrière, Jean Le Cam et Yann Elies naviguent dans un vent modéré de Sud-Ouest alors que Louis Burton profite du vent de Nord en avant d'un front pour avaler les milles.
Conrad Colman a réussi à maintenir une moyenne élevée. La dépression qui le pourchassait va maintenant se combler progressivement. 
Les quatre derniers doivent gérer une dépression qui s'est formée au Sud de l'Australie. Didac Costa navigue au près dans le Sud de cette dépression alors les trois suivants naviguent vent de travers, des conditions peu habituelles dans cette partie du monde. 
© Great CircleChristian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
 
 

Enda O'Coineen se déroute vers l’île Stewart pour effectuer des réparations
mercredi 28 décembre 2016, 17h29
Le skipper irlandais Enda O'Coineen se dirige vers l’île Stewart (Nouvelle-Zélande), qui se trouve à 360 milles de sa position. O'Coineen qui était en onzième position, cherche à effectuer un certain nombre de réparations avant de reprendre la course. L’île Stewart se trouve à 19 milles au sud de la pointe méridionale de l’île de Sud et fait déjà partie de la légende du Vendée Globe. C'est sur cette île en effet qu’Yves Parlier avait fait escale pendant dix jour pour mettre en place un gréement de fortune, lors de l’édition 2000-2001.



Suite à un certain nombre de problèmes techniques, notamment avec son rail de grand-voile et son pilote automatique, Enda O’Coineen a décidé de mettre sa course entre parenthèse et de mettre le cap sur l’île Stewart* située au sud de la Nouvelle-Zélande. Le skipper de Kilcullen Voyager-Team Ireland va se mettre au mouillage et tenter de réparer au plus vite, afin de reprendre sa course. Il a évoqué cet après-midi la possibilité de perdre 2 ou 3 jours. Actuellement il avance avec un vent de NNO de 25-30 nœuds et devrait arriver à l’île Stewart jeudi en fin de journée ou vendredi matin. 

Joint ce midi à la vacation radio, l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) déclarait : “Ces avaries sont la conséquence de trois semaines passées dans l’océan Indien. J’ai rencontré plusieurs petits soucis mais qui réunis engendrent un problème plus important. J’ai un souci avec mon pilote automatique, le rail de grand-voile et les moyens de communications du bateau. J’ai donc décidé de faire escale à l’île Stewart situées au sud de la Nouvelle-Zélande et qui offre un meilleur mouillage. Ce n’est pas pour autant la fin de la course. J’effectuerai les réparations à ma vitesse dès que je serai. Si je perds quelques jours, tant pis, mais j’espère pouvoir effectuer ces réparations. J’ai encore de la route à faire avant l’île Stewart. C’est vraiment le dernier endroit où faire escale avant le Pacifique. Je choisis la prudence. Il faudra recalibrer le pilote automatique. Le logiciel a été corrompu. Au niveau de la barre de flêches, il y a un morceau de 45 cm du rail qui se détache. Pour réparer le rail il va falloir grimper au mât. J’avance avec mes soucis de communications. Chaque problème seul n’est pas trop sérieux, mais ensemble ils deviennent un problème majeur.”

La menace britannique
mercredi 28 décembre 2016, 18h05
Toujours dauphin d'Armel Le Cléac'h, Alex Thomson grappille des milles, lentement mais sûrement. Les deux leaders vont buter sur une vaste cellule anticyclonique qui leur barre la route. Cela devrait profiter au Britannique mais aussi à Jérémie Beyou, 3e. Jean-Pierre Dick devrait franchir le cap Horn demain soir. Yann Eliès et Jean Le Cam feront de même moins d'un jour plus tard. Derrière, Enda O'Coineen se déroute vers l'île Stewart (au Sud de la Nouvelle-Zélande) pour effectuer des réparations. Pieter Heerema reprend sa course après avoir bataillé plusieurs jours pour résoudre ses problèmes de pilote. Après avoir abandonné, Paul Meilhat et Stéphane Le Diraison seront bientôt à bon port, respectivement à Papeete (Polynésie) et Melbourne (Australie).



Le come-back d'Alex
Heureusement qu'Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) a les nerfs solides et une grande capacité à résister à la pression. Car la situation qui se profile devant ses étraves est du genre frustrante. Une cellule anticyclonique lui barre la route au large de l'Uruguay. Elle est si étendue qu'Armel ne pourra pas la contourner et n'aura d'autre choix que de s'y engager et de ralentir progressivement, en espérant en ressortir le premier… Il devra prendre son mal en patience. Alex Thomson (Hugo Boss) devrait lui aussi se faire piéger, mais plus tard que le leader. Et en attendant il continuera à avaler les milles à bonne allure et réduira donc l'écart. Les deux hommes sont pour le moment les plus rapides de la flotte. La performance de Thomson est impressionnante : il reste en lice pour la victoire alors qu'il est privé de son foil tribord depuis le 19 novembre ! Aujourd'hui à plus de 1000 milles des leaders, Jérémie Beyou (Maître CoQ) reste en embuscade. Il touchera un bon flux de Sud-Ouest et comblera lui aussi une partie de son retard.
Le cap Horn en ligne de mire pour Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) progresse en 4e position vers le cap Horn, qu'il franchira probablement demain dans la soirée. Avec moins d'une journée d'avance sur Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui naviguent quasiment bord à bord : 0,4 mille d'écart (pointage de 18h), après 52 jours de course et plus de 18 000 milles parcourus sur l'eau ! Leur écart latéral d'une dizaine de milles à peine laisse à penser qu'ils naviguent quasiment à vue. Ils ont en tout cas discuté par VHF. La savoureuse et instructive vidéo de leurs échanges vaut le détour…
Plus de 1000 milles derrière, Louis Burton (Bureau Vallée) prend ses aises le long de la Zone d'Exclusion Antarctique, qu'il rase depuis des jours à bonne allure.
 
Enda O'Coineen se déroute, Pieter Heerema reprend sa course
Suite à un certain nombre de problèmes techniques notamment avec son rail de grand-voile et son pilote automatique, l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) a décidé de mettre cap sur l'île Stewart située au Sud de la Nouvelle-Zélande, où il n'arrivera pas avant 24 heures... Il se mettra au mouillage et tentera de résoudre ses soucis techniques avant de reprendre sa course.
Bonne nouvelle en revanche pour le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back) qui navigue à nouveau vers l'Est, à une vitesse à deux chiffres. Il va pouvoir se lancer dans un duel avec Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) et pourquoi pas reprendre du terrain sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Didac Costa (One Planet One Ocean).
Soulagement pour Conrad Colman
« Franchement, j'ai eu peur de subir toute la férocité des mers du Sud mais j'ai gardé suffisamment de vitesse pour rester devant la tempête. J'ai évité le pire mais les conditions sont quand même toniques. C'est fantastique de naviguer dans les mers du Sud dans le gros temps. C'est ce que je suis venu chercher en participant au Vendée Globe. » Le Néo-Zélandais Conrad Colman est soulagé et heureux. Soulagé d'avoir évité le pire de la tempête, et heureux de naviguer dans des conditions malgré tout sportives, telles qu'il les aime. Conrad a profité de cette tempête pour bien creuser l'écart sur ses six poursuivants (Eric Bellion, Arnaud Boissières, Alan Roura, Fabrice Amedeo, Rich Wilson et Enda O'Coineen), relégués à un millier de milles. Conrad regarde aussi devant et part en chasse de Nandor Fa (8e sur Spirit of Hungary).
Stéphane Le Diraison et Paul Meilhat bientôt à bon port
Deux skippers qui ont dû abandonner le Vendée Globe vont bientôt ramener leur bateau à bon port. Après son avarie de vérin de quille, Paul Meilhat (SMA) s'est dérouté vers Papeete, en Polynésie. Il est tout proche de sa destination qu'il atteindra dans la soirée. Il va retrouver des membres de son équipe et évaluer les différentes options possibles pour la suite des événements. Repartira-t-il ou non hors course après avoir effectué les réparations ? On en saura plus dans les jours qui viennent… Quant à Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt), qui navigue sous gréement de fortune depuis son démâtage il y a onze jours, il devrait arriver à Melbourne dans la nuit de jeudi à vendredi.

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 29 Déc 2016, 21:31

Bonsoir
Alex Thomson revient très fort sur Armel Le Cléac'h
@mitié Laurent


Analyse météo
Sortir de l'anticyclone
jeudi 29 décembre 2016, 14h40
Alors que Banque Populaire VIII se débat pour s'extirper de l'anticyclone, Hugo Boss continue à réduire l'écart et Jérémie Beyou profite d'un vent de Sud-Ouest soutenu.


© Great Circle

© Great CircleBanque Populaire VIII bute sur une zone de hautes pressions trop large pour être contournée. Armel Le Cléac'h doit donc se résigner à voir son avance décroître au fil des jours. De plus de 800 milles il y a une semaine, elle pourrait passer à moins de 100 milles dans la soirée. L'objectif est maintenant pour lui d'en sortir au plus vite. Après une zone de vents très faibles (en bleu foncé sur la carte), il devrait toucher du vent d'Est, signe qu'il est du bon côté de la cellule anticyclonique. 
Hugo Boss devrait quant à lui finir par buter dans cette zone également, mais probablement moins longtemps. L'anticyclone se décale en effet vers l'Est à partir de demain. 
La prochaine étape pour les deux leaders sera ensuite de naviguer au près dans un vent de Nord-Est jusqu'à la latitude de Rio. Le vent devrait à partir de là commencer à tourner à l'Est. Ils navigueront alors à pleine vitesse vers l'équateur en tribord amures, © Great Circlesoit le bon bord pour Alex Thomson qui ne dispose plus que d'un foil.
Les trois concurrents suivants devraient tous avoir franchi le cap Horn vendredi soir. Ils seront normalement dans un flux de Sud-Ouest qui leur permettra d'avancer rapidement. Il ne faudra pas trainer en route parce que le vent va mollir par l'Ouest dès vendredi soir.
CD - BS / Great Circle

Chasseurs, chassés
jeudi 29 décembre 2016, 17h55
Le scénario offert par le huitième Vendée Globe ravit les amateurs de suspense. En à peine six jours, l'écart entre les deux leaders, Armel Le Cléac'h et Alex Thomson, est passé de plus de 800 milles à… moins de 75 milles ! Attendu au cap Horn tôt demain matin (heure française), Jean-Pierre Dick a aussi vu revenir ses poursuivants : bord à bord, Jean Le Cam et Yann Eliès devraient passer le Horn une dizaine d'heures après lui. Derrière Louis Burton, Nandor Fa et Conrad Colman qui naviguent isolés au milieu du Pacifique, c'est Eric Bellion qui emmène le peloton de cinq coureurs. En queue de flotte, Didac Costa a repris sa route après avoir résolu des soucis de pilote et de barre.



Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) est surnommé « le chacal » mais en ce moment c'est bien Alex Thomson (Hugo Boss) le prédateur ! Profitant du net ralentissement du leader, englué dans une cellule anticyclonique, le Britannique croque les milles. En bon chasseur, Alex saute sur l'occasion pour attaquer : il a été le plus rapide de toute la flotte ces dernières 24 heures avec 432 milles parcourus. L'écart se resserre donc de manière significative : 194 milles à 5h, 158 milles à 9h, 131 milles à midi, 101 milles à 15h et 74 milles à 18h. La performance d'Alex est d'autant plus bluffante qu'il a cassé son foil après seulement deux semaines de course, suite à un violent choc avec un OFNI.
Armel en a vu d'autres et prend le retour de son poursuivant avec philosophie. « Ce n'était pas la bonne semaine pour jouer au loto », plaisante-t-il. « La situation est compliquée. J'avais une bonne avance au cap Horn mais depuis je subis les phénomènes météo. La barrière anticyclonique bloque la route de Banque Populaire VIII et ça revient derrière. Les 800 milles d'avance sur Alex Thomson au cap Horn se sont vite réduits à pas grand chose. Pas de chance mais c'est le jeu de la course au large et il faut faire avec. Je reste positif. Alex butera lui aussi dans l'anticyclone et nous ferons les comptes dans quelques jours quand nous toucherons les alizés. »
Actuellement en 8e position sur Spirit of Hungary, Nandor Fa résume bien la situation dans laquelle se trouve Le Cléac'h : « Les avantages acquis grâce à des nuits blanches et à de grands efforts peuvent disparaître très rapidement. Vous pouvez toujours essayer de faire le maximum, mais si votre adversaire trouve des conditions plus favorables, vous ne pouvez rien. »
En 3e position, Jérémie Beyou (Maître CoQ) profite d'un vent de Sud-Ouest soutenu. Comme ses deux prédécesseurs, il est passé à l'Est des Malouines.
Attendu au cap Horn tôt demain matin, Jean-Pierre Dick est sous la menace de Jean Le Cam et Yann Eliès
Cela a été une mauvaise surprise pour Jean-Pierre Dick : le skipper de StMichel-Virbac s'est fait prendre dans une zone de calme inattendue sur la route du cap Horn. « Ça a été un peu l'horreur. J'ai passé ma journée d'hier dans la bulle. J'ai perdu 12h et au moins 100 ou 150 milles sur Jérémie (Beyou) mais aussi sur Yann (Eliès) et Jean (Le Cam). C'est un peu décevant et rageant de se faire piéger comme ça. C'est la vie. Le bateau est reparti, je vais me concentrer sur la trajectoire pour aller jusqu'au cap Horn. » D'après les routages, Jean-Pierre franchira pour la cinquième fois ce cap mythique tôt demain matin. Il aura d'ici-là au moins deux empannages à négocier dans des conditions sportives.
Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) devraient passer le Horn une dizaine d'heures plus tard, en début d'après-midi. L'écart entre ces deux-là est toujours aussi mince : 1 mille au pointage de 18h, en faveur de Jean Le Cam !
 
Du jeu dans le Pacifique et l'Indien
Louis Burton (Bureau Vallée), Nandor Fa et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) profitent de belles conditions autour d'un anticyclone. Ils affichent de bonnes vitesses moyennes et ont tous les trois parcouru plus de 330 milles ces dernières 24 heures.
Derrière, c'est toujours Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui emmène le peloton. « Je n'ai jamais imaginé être dans le top 10. Ce n'était pas un objectif et ce n'en est pas un », assure Eric. « Je suis très content de ce classement mais je ne suis pas dupe. Dans le Sud, il n'y a pas vraiment de classement. Nous sommes tous là pour ramener le bateau de l'autre côté du cap Horn, et après la course pourra reprendre. »
Quatre coureurs sont lancés à ses trousses : Arnaud Boissières (La Mie Câline), Alan Roura (La Fabrique), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Rich Wilson (Great American IV), le doyen du Vendée Globe (66 ans) dont la performance est à saluer. Quand on sait l'engagement physique et mental que demande un tour du monde en solitaire en IMOCA… Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) poursuit sa route vers l'île Stewart (au Sud de la Nouvelle-Zélande) où il va se mettre au mouillage pour effectuer des réparations. A 18h, l'Irlandais était à environ 150 milles de son point de chute.
Les quatre concurrents encore dans l'océan Indien sont à nouveau en route. Didac Costa (One Planet One Ocean) est venu à bout de soucis de pilote et de barre. Il navigue en 16e position devant Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) et Pieter Heerema (No Way Back). Pour eux, la mi-parcours et l'entrée dans le Pacifique ne sont plus si loin…

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 30 Déc 2016, 21:56

Bonsoir à toutes & tous
l'analyse météo et l'actu de la journée
@mitié Laurent


Analyse météo
Gagner dans l’Est sans s’arrêter - l'art du compromis
vendredi 30 décembre 2016, 15h49
Pour Banque Populaire VIII et Hugo Boss, les prochains jours ne seront pas de tout repos. Ils vont devoir gagner dans l'Est sans s'arrêter dans l'anticyclone.


© Great Circle

© Great CircleLes régatiers savent qu’il faut aller du côté de la bascule de vent pour parcourir la distance la plus courte. Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, devraient rapidement naviguer dans un vent de secteur Nord-Est à la latitude de Rio. Ce vent va ensuite tourner à l’Est à la latitude de Salvador. Dans un monde idéal, il faudrait donc tirer un bord dès maintenant vers l’Est et virer de bord lorsqu’il est possible de faire route vers l’équateur (route en rouge). Dans la réalité, les choses ne sont pas si simples. Il existe un anticyclone (zone en bleu marquée H). Le vent est beaucoup plus faible dans cette zone. Les deux skippers vont donc rechercher le meilleur compromis entre jouer la rotation du vent et rester dans un vent suffisamment fort. Ils devront effectuer plusieurs virements de bord dans les jours qui viennent et suivront probablement une route intermédiaire entre la route bleue et la route rouge.
Si Jérémie Beyou bénéficie toujours d’un flux de Sud-Ouest lui permettant de
© Great Circleprogresser rapidement, les choses vont se compliquer pour les trois suivants dès ce soir avec le vent qui mollit après le cap Horn. Il faudra choisir de passer au Nord ou au Sud de l’île des Etats et des îles Falkland.
Les treize autres concurrents naviguent encore dans le flux des dépressions du Pacifique.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

Actualité
Duel au sommet et trois passages du Horn !
vendredi 30 décembre 2016, 17h57
Après Jean-Pierre Dick ce matin, ce sont Jean Le Cam puis Yann Eliès qui ont franchi dans l'après-midi le cap Horn, respectivement en 4e, 5e et 6e position. Le prochain à passer le dernier grand cap du tour du monde devrait être Louis Burton, d'ici quatre jours. Devant, Armel Le Cléac'h a repris de l'avance sur Alex Thomson qui est à son tour bloqué dans une bulle sans vent. Ce duel n'a pas fini de nous tenir en haleine !



Trois passages du cap Horn ce vendredi : Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès
C'est à 7h34 (heure française) ce vendredi matin que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a franchi le cap Horn pour la cinquième fois dans sa carrière : trois fois dans le Vendée Globe (en 2005, 2013 et 2016) et deux fois dans la Barcelona World Race (en 2008 et 2011). « C'était un beau passage ce coup-ci, j'ai bien vu le cap dans la pénombre. Je suis passé à moins de 5 milles c'était impressionnant ! », s'enthousiasme Jean-Pierre qui navigue en 4e position.
A 16h48 (heure française), c'est Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui a à son tour passé le Horn, pour la cinquième fois lui aussi : trois fois dans le Vendée Globe (éditions 2004-2005, 2012-2013 et 2016-2017), une fois dans la Barcelona World Race (en 2014-2015) et une fois dans la Whitbread avec Eric Tabarly. Jean navigue en 5e position et il est donc le premier non foiler. Les quatre leaders au classement actuel disposent en effet de bateaux équipés d'appendices porteurs (Armel Le Cléac'h, Alex Thomson, Jérémie Beyou et Jean-Pierre Dick).
Pour Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), la libération est survenue à 17h56 (heure française). Pour lui, c'est le troisième passage après ses deux succès dans le Trophée Jules Verne (en 2002 et en 2005), mais c'est la première fois en solitaire. Le prochain au cap Horn sera Louis Burton (Bureau Vallée). D'après les routages, ce sera dans quatre bons jours, le mardi 3 janvier en fin de soirée.
Coup d'élastique en tête de flotte
Chacun son tour ! La journée d'hier a été très favorable au Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) : 120 milles de gagnés entre les pointages de 5h et de 18h. Mais aujourd'hui, c'est le Britannique qui est pris dans le marasme anticyclonique, tandis qu'Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) touche du vent d'Est plus établi. Armel a gagné 104 milles ce vendredi, l'écart étant passé de 28 milles ce matin à 5h à 132 milles à 18h. « Nous nous sommes rapprochés, mais Armel est toujours resté devant et il est sorti de l'anticyclone avant moi. J'ai quand même bien réduit l'écart et mieux vaut cette situation qu'être à 800 milles de l'adversaire ! », souligne Alex. Toute la question est de savoir combien de temps le skipper d'Hugo Boss va rester bloqué dans la bulle sans vent… La suite des événements s'annonce complexe pour les deux leaders et le suspense reste intact.
« Un maitre de Kung Fu n'aurait pas fait mieux ! »
Conrad Colman (9e sur Foresight Natural Energy) a vécu des heures difficiles. Son bateau s'est couché dans une rafale et son J2 (une voile d'avant intermédiaire) a été déchirée. « Un maitre de Kung Fu n'aurait pas fait mieux, un mouvement rapide et efficace ! », ironise Conrad qui a dû monter dans son mât pour libérer la voile. Opération réussie mais la voile est perdue. Conrad Colman : « J'ai mis un jour et une nuit à me remettre de la double peine : la mission compliquée de libération de la voile et surtout, la perte de celle-ci. Je suis content d'être toujours en course. J'ai une bonne marge de manœuvre avec le reste du peloton derrière mais il est certain que je vais être beaucoup plus lent que prévu dans certaines conditions dans les semaines à venir. » Dans ce contexte, revenir sur le Hongrois Nandor Fa (8e à bord de Spirit of Hungary) ne sera pas simple, mais cela reste possible. Comme l'indique le skipper néo-zélandais, le groupe de cinq qui le poursuit, emmené par Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), pointe à plus de 1000 milles.
Des nouvelles de l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) qui navigue proche de l'île Stewart (au Sud de la Nouvelle-Zélande) et réfléchit à la meilleure solution pour réparer ses soucis de pilotes et de rail de grand-voile. On en saura plus demain.
Il reste quatre concurrents dans l'océan Indien. Didac Costa (One Planet One Ocean) et Pieter Heerema (No Way Back) se rapprochent de la mi-parcours et de l'entrée dans le Pacifique. Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) devront patienter un peu. Joints en vacation, Romain et Sébastien ont avoué trouver le temps long, tout en rappelant qu'ils ne donneraient leur place pour rien au monde !

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 31 Déc 2016, 20:37

Bonsoir
l'actu et la météo de ce 31 décembre
@mitié Laurent


Analyse météo
L'alizé en début de semaine pour les premiers
samedi 31 décembre 2016, 13h05
Alors que les premiers devraient bientôt toucher les alizés, les derniers naviguent d'une dépression à l'autre dans le Sud de l'Australie.


© Great Circle
© Great CircleBanque Populaire VIII navigue dans un vent bien établi de Nord-Nord-Est le long du Brésil.  Il devrait commencer à toucher les alizés d’Est en début de semaine. Ça sera alors une longue course de vitesse vers l’hémisphère Nord.  Hugo Boss devrait suivre derrière sur l’autoroute des alizés avec un petit avantage puisque les alizés se décalent légèrement vers le Sud et viennent donc à sa rencontre.
Derrière, Jean Pierre Dick s’apprête à subir une tempête qui arrive d’Amérique du Sud ce soir avec des rafales violentes. Il se positionne actuellement au Nord de cette dépression afin de pouvoir l’exploiter au mieux. Jérémie Beyou devrait également profiter de ce flux d’Ouest soutenu dès demain.
Pour Jean Le Cam et Yann Eliès, la transition vers cette dépression qui circule très vite est moins évidente. Il n’est pas certain qu’ils pourront en tirer profit aussi longtemps que leurs deux prédécesseurs.
© Great CircleLouis Burton est aux prises avec une dépression qui se déplace très lentement. Il devrait se retrouver au près dans le Sud de ce système durant les prochaines 48 heures.
Derrière, l’ensemble de la flotte navigue au portant. Le groupe qui va d’Eric Bellion à Rich Wilson est remonté dans le Nord pour esquiver le plus gros de la dépression qui arrive de Nouvelle-Zélande.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle


Actualité
Un grand souhait pour la nouvelle année...
samedi 31 décembre 2016, 17h42
Les dix-neuf concurrents encore en course ont un grand souhait pour 2017 : terminer le Vendée Globe. Désormais à moins de 5000 milles des Sables d’Olonne, les deux solides leaders, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, n’ont qu’un objectif : la gagne. Jérémie Beyou et Jean-Pierre Dick veulent le podium. Yann Eliès et Jean Le Cam sont à lutte pour être le premier bateau à dérives classiques à l’arrivée... Derrière, beaucoup se contenteraient de remonter le chenal des Sables, et peut importe la place. Car boucler le tour du monde en solo constitue en soi un défi hors norme.



« Mon plus grand vœu personnel pour l’année 2017 serait bien sûr de finir le Vendée Globe. Il y a beaucoup de chances que l’aventure se termine bien aux Sables... mais aussi beaucoup de chances qu’elle s’arrête avant. Je mesure la difficulté du challenge. Chaque jour passé est une victoire ! » Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) résume bien l’état d’esprit des dix-neuf marins encore en course, sur les vingt-neuf qui s’étaient élancés des Sables d’Olonne il y a 55 jours, le 6 novembre dernier.
Eric Bellion qui va vivre un début d’année 2017 tonique en raison d’une dépression qui arrive de Nouvelle-Zélande. En prévision, il remonte vers le Nord avec ses compagnons de route Arnaud Boissières (La Mie Câline), Alan Roura (La Fabrique), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Rich Wilson (Great American IV).
Après 55 jours de course, et à l’orée d’une nouvelle année, les concurrents ont des hauts et des bas. « Hier j’ai eu un coup de moins bien, j’étais un peu fatigué et cela a impacté mon moral », avoue Arnaud Boissières. « Nous sommes en mer depuis longtemps, d’où cette sensation de lassitude. Mais ce serait bien pire si j’avais abandonné ! C’est un grand privilège d’être ici. »
Les leaders à moins de 5000 milles du but
Après avoir fait les montagnes russes, l’écart entre Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) semble se stabiliser. Ils tirent des bords le long du Brésil pour toucher l’alizé, en début de semaine prochaine. S’engagera alors une course de vitesse jusqu’à l’hémisphère Nord. Aucun des deux leaders ne lâchera le moindre mille. S’il reste moins de 5000 milles théoriques à parcourir jusqu’aux Sables, la route est semée d’embûches. Les stratégies devraient diverger. En raison de la casse de son foil tribord, Thomson va privilégier autant que possible la navigation tribord amures... Respectivement 3e et 4e, Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Jean-Pierre Dick (StMichel- Virbac) vont vivre un début d’année sportif. Jean-Pierre va subir ce soir les effets d’une tempête qui arrive d’Amérique du Sud. Dès demain, Jérémie profitera d’un vent d’Ouest soutenu. Voilà qui pourrait leur permettre de creuser l’écart sur leurs deux poursuivants...
Yann Eliès et Jean Le Cam : le match des dérives classiques
Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) sont en compétition pour être le premier bateau à dérives classiques à l’arrivée. Hier, ils étaient séparés de moins d’une heure au passage du cap Horn, à l’avantage de Jean. Mais depuis Yann a repris le dessus, mais d’un rien. Dans leur grande remontée de l’Atlantique Sud, les deux marins sont à match nul. « Il nous reste 25 jours pour nous départager. Que le meilleur gagne ! Rien ne peut me détourner de mon objectif qui est d’arriver le plus vite possible, en moins de 80 jours ! », disait Yann dans le Vendée Live ce midi.
Louis Burton (Bureau Vallée), 7e, est à moins de 900 milles du cap Horn. Après avoir tracé une trajectoire quasi parfaite au portant dans le Pacifique, il va devoir naviguer au près dans les prochaines heures.
Au beau milieu du Pacifique, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) revient sur Nandor Fa (Spirit of Hungary) qui a été ralenti dans une zone de vents faibles. Un joli duel s’engage entre ces deux marins qui ont disputé ensemble le dernier tour du monde en double (la Barcelona World Race), à bord du bateau de Nandor.
Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) n’a pas réussi à s’arrêter sur l’île Stewart car son ancre chassait dans les algues. Il a pu effectuer ses réparations de pilotes en mer. Mais son problème de rail de grand-voile n’a pas été solutionné. L’Irlandais a donc pris la décision de traverser le Pacifique avec deux ris dans la GV. Il tentera de résoudre le problème quand il naviguera dans des latitudes moins hostiles...
En arrière de la flotte, Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) naviguent au Sud de la Tasmanie et sont à la mi-parcours, et donc sur le chemin du retour. Un long chemin car ils vont tout juste entrer dans le Pacifique. Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) et Pieter Heerema (No Way Back) ferment la marche sur une trajectoire très Nord...
Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 01 Jan 2017, 16:50

Salut les ami(e)s
ben pour le 1 janvier on a un démâtage ça fait deux pour cette édition
@mitié Lolo


Actualité
Nouvelle croissance
dimanche 01 janvier 2017, 09h30
Armel Le Cléac’h reconstruit son avantage au fil des milles gagnés vers l’équateur : avec 190 milles de marge sur Alex Thomson, le skipper de Banque Populaire VIII peut voir l’avenir en rose car le louvoyage n’est pas la tasse de thé du Gallois ! Côté Pacifique où il ne manque plus que les deux derniers, une belle dépression cogne le peloton…


© Romain Attanasio
Il ne fait pas bon traîner dans les parages de la Nouvelle-Zélande en cette nouvelle année ! C’est bien pourquoi Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) n’a pas voulu insister pour mouiller à l’île Stewart : après plusieurs tentatives, l’Irlandais a préféré régler ses problèmes de pilote au large avant de reprendre le fil de la course sous deux ris. Tant pis pour son rail de grand-voile : il attendra des eaux plus atlantiques… Car c’est une belle prune qui est née en cette nouvelle année : Rich Wilson (Great America IV) est le premier visé et même s’il a anticipé depuis deux jours en remontant vers le Nord-Est, le gentleman américain se fait secouer par plus de quarante nœuds de Nord.
Du vent ou du près…
Derrière, c’est plus paisible pour Didac Costa (One Planet-One Ocean) qui est entré dans le Pacifique tout juste pour le réveillon alors que Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) en a encore pour quelques heures dans l’Indien, tout comme les deux retardataires qui se rapprochent de la Tasmanie : la route de Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) laisse d’ailleurs entendre qu’un arrêt technique à Hobart est dans le domaine du possible…
Quant au peloton, il est remonté vers les Quarantièmes pour ne pas se faire prendre par le mauvais temps qui arrive par l’Ouest. Une dépression néo-zélandaise va leur tomber dessus la nuit prochaine (heure française) avec une mer forte de Nord-Ouest. Et c’est aussi le cas pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et pour Nándor Fa (Spirit of Hungary), 1 500 milles plus en avant avec une autre perturbation australe. Et à moins de 800 milles du cap Horn, Louis Burton (Bureau Vallée) n’est pas à la fête non plus avec un flux glacial de Sud-Est : il doit faire du près !
Et si Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) maintient son avance de 150 milles sur Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et sur Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui rasent les Malouines, c’est grâce à une dépression atlantique costaud qui va aussi booster Jérémie Beyou ce soir… Le skipper de Maître CoQ grignote les milles sur le duo de tête mais ce retour n’aura qu’un temps. Le tandem leader en est encore à tirer des bords au large du cap Frio et à cette allure, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) est plus véloce qu’Alex Thomson (Hugo Boss) : le delta de 190 milles ne va que croître ces deux prochains jours lorsque le premier sera dans les alizés d’Est dès demain quand le Gallois en sera encore à louvoyer contre un flux de Nord-Est !

DBo. / M&M

Actualité
Enda O’Coineen a démâté 180 milles au Sud-Est de la Nouvelle-Zélande
dimanche 01 janvier 2017, 11h32
Le dimanche 1er janvier à 9h30 (heure française), l’Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) a annoncé son démâtage à la Direction de Course.



Positionné à environ 180 milles au Sud-Est de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, Enda O'Coineen naviguait dans 35 nœuds de vent de Sud/Sud-Est quand son mât s’est cassé. Le skipper, sain et sauf, commence à sécuriser son bateau et les morceaux cassés du gréement. O’Coineen a prévu de se diriger vers la Nouvelle-Zélande qui, dans la situation météorologique actuelle, se situe sous le vent de sa position. Il devrait avoir suffisamment de gasoil pour arriver à bon port. Le skipper irlandais est en contact avec son équipe technique et la Direction de Course. Une analyse complète de sa situation est en train d’être établie et nous aurons prochainement plus d’informations.
Enda O’Coineen raconte : « J'ai été un peu pris au dépourvu. J'étais dans 20-25 nœuds de brise et je suis tombé dans un vilain grain de 35 nœuds pile au moment où le pilote a sauté. J’ai raté un empannage. Le bateau était incontrôlable. La bastaque n’était pas bien attachée et le mât s’est cassé net au niveau du pont. Il était intact. Je devais choisir entre sauver le gréement et sauver la coque du bateau. J’ai privilégié la sécurité en larguant le gréement pour qu’il ne perce pas le bateau. La mer était assez agitée. Je suis dévasté. Les choses se passaient très bien pour moi, j'étais en pleine forme. Mais je dois accepter cette situation. Ce type de navigation se fait sur le fil du rasoir… »

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 01 Jan 2017, 21:41

Hello
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@mitié Laurent


Analyse météo
Coup de vent en Atlantique Sud
dimanche 01 janvier 2017, 16h20
La majorité des skippers naviguent dans de belles conditions à l'exception des ceux qui sont en Atlantique Sud.


© Great Circle
© Great CircleLes deux leaders devraient toucher des prémices d'alizé dès demain. Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick, Yann Élies et Jean Le Cam profitent d'une dépression qui circule au Nord des îles Falkland. Louis Burton navigue quant à lui dans le Sud d'une dépression, au près, avec de la neige. Nándor Fa et Conrad Colman progressent en avant d'une dépression qui devrait se creuser dès demain lundi.
Le groupe qui va d'Éric Bellion à Rich Wilson sera progressivement touché par une dépression qui arrive par l'Ouest et qui a déjà touché Enda O'Coineen ce matin. Le skipper irlandais a démâté au passage du front, probablement dans un grain.
Romain Attanasio navigue entre les deux systèmes anticycloniques. Il va devoir patienter encore quelques heures pour que l'anticyclone dans lequel sont plongés
Sébastien Destremau et Pieter Heerema le rattrape.
© Great CircleLe 2 janvier sera donc une journée plus ventée pour de nombreux skippers.
CD et BS / Great Circle
 


Actualité
Pas de trêve !
dimanche 01 janvier 2017, 16h30
Ce premier jour de l'année 2017 a commencé par une mauvaise nouvelle : le démâtage d'Enda O'Coineen, le premier Irlandais de l'histoire à participer au Vendée Globe. En tête depuis près d'un mois, Armel Le Cléac'h a un matelas d'avance sur Alex Thomson. Les deux leaders tirent des bords au large du Brésil en attendant de toucher les alizés. Tandis que Louis Burton devrait être le prochain concurrent à franchir le cap Horn, des concurrents s'apprêtent à vivre des heures sportives en Atlantique Sud (Dick et Beyou) et dans le Pacifique (Wilson, Amedeo, Roura, Boissières et Bellion).


Coup du sort pour Enda O'Coineen
Triste 1er janvier pour Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) qui a été victime d'un démâtage ce dimanche matin. A 9h30 (heure française), l'Irlandais a informé la Direction de Course de son démâtage. Joint peu après, Enda a raconté les circonstances de l'incident : « J'ai été un peu pris au dépourvu. J'étais dans 20-25 nœuds de brise et je suis tombé dans un vilain grain de 35 nœuds pile au moment où le pilote a sauté. J'ai raté un empannage. Le bateau est devenu incontrôlable. Le mât s'est cassé net au niveau du pont. Je devais choisir entre sauver le gréement et sauver la coque du bateau. J'ai privilégié la sécurité en larguant le gréement pour qu'il ne perce pas le bateau. Les choses se passaient très bien pour moi, j'étais en pleine forme. Mais je dois accepter cette situation. Ce type de navigation se fait sur le fil du rasoir… » Enda O'Coineen fait route au moteur à faible allure vers la Nouvelle-Zélande.
Pit-stop en Tasmanie pour Sébastien Destremau
Journée compliquée, dans une moindre mesure, pour Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui est resté bloqué dans une bulle sans vent. Frustrant… Mais la course continue pour lui ! Romain tentera de recoller à l'Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean). Derrière, Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) se rapprochent de la Tasmanie. Sébastien qui va s'arrêter en Tasmanie pour effectuer une grande vérification de son gréement avant de repartir en course. « Je devrais m'arrêter demain soir, non loin d'Hobart », dit-il. « Je vais faire un bon check du mât. Peut-être que je me fais des films et que tout va bien là-haut. Mais je veux en avoir le cœur net pour attaquer le Pacifique et la deuxième moitié de la course sereinement. »
Conditions diverses pour les six concurrents en Atlantique
© Armel Le Cléac'h / Banque PopulaireArmel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et Alex Thomson (Hugo Boss) naviguent au près au large du Brésil. La navigation n'est pas très confortable, le bateau tape. Mais c'est le prix à payer pour aller chercher les alizés. Des alizés qui sont bien établis mais relativement faibles. Les deux leaders ont navigué toute la journée bâbord amures. Alex s'accroche remarquablement malgré la casse de son foil tribord qui l'empêche d'avoir une force anti dérive satisfaisante. Mais il concède inévitablement du terrain sur Armel, en attendant des jours meilleurs.
Toujours solidement installé sur le podium provisoire, Jérémie Beyou (Maître CoQ) navigue dans des conditions sportives en ce 1er janvier 2017. Il a été le plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures. Jean-Pierre Dick (4e sur StMichel-Virbac) a choisi de temporiser au centre de cette même dépression pour éviter les vents les plus forts. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) semblent apprécier leur navigation de concert. Une dizaine de milles les séparent au Nord-Est des Malouines. Il leur reste 6500 milles pour se départager.
Dix concurrents dans le Pacifique
Louis Burton (Bureau Vallée) devrait être le prochain concurrent à franchir le cap Horn et à quitter les mers du Sud. Il est ce soir à moins de 800 milles du but. Derrière lui, le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) tente de résister aux assauts du Néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui aligne de belles moyennes et fait une course remarquable à bord de son bateau lancé en 2005. Pour le groupe des cinq, pas de trêve pour la nouvelle année : Rich Wilson (Great American IV) prend déjà des grosses conditions et les quatre qui le précèdent (Eric Bellion, Arnaud Boissières, Alan Roura et Fabrice Amedeo) ne vont pas tarder à subir à leur tour la force des éléments. Au menu : des vents de 35-40 nœuds et une mer forte.

Olivier Bourbon / M&M

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 01 Jan 2017, 22:43

Bonsoir

j'en profite pour mettre le classement dominical
@+



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Lun 02 Jan 2017, 21:56

Bonsoir
me voilà de retour de mon petit séjour en Vendée
bon bah tempêtes dans le pacifique avec un peu de casse pour certain
@+Baboune


Analyse météo
Tempêtes sur le Pacifique
lundi 02 janvier 2017, 15h35
Alors que Banque Populaire VIII est de retour sous les tropiques, plusieurs concurrents subissent des conditions très dures dans le Pacifique Sud.


© Great Circle
© Great CircleDeux dépressions très actives touchent les concurrents qui naviguent encore dans le Pacifique Sud. Rich Wilson était le premier à subir le front d'une dépression qui arrive de Nouvelle-Zélande. Elle était bien marquée sur les modèles et le groupe composé d'Eric Bellion, Fabrice Amadeo, Arnaud Boissières, Alan Roura et Rich Wilson s'était décalé vers le Nord depuis 2 jours pour éviter les vents les plus forts. Les quatre autres concurrents devraient toucher le front dans les prochaines 24 heures.
Pour Nandor Fa et Conrad Colman, la dépression qui les concerne n'est pas tout à fait conforme aux modèles de la veille. Elle est plus active et légèrement décalée vers l'Est, ce qui a compliqué la tâche du skipper néo-zélandais. Des vents de 45 à 55 noeuds avec des rafales à 70 noeuds sont attendus entre 12h00 et 18h00 dans le quadrant Sud-Ouest de la dépression, à l'endroit même où Conrad se trouvait en début d'après-midi. Les conditions devraient ensuite s'améliorer dès la fin de journée. Ce © Great Circlesont probablement les conditions les plus dures rencontrées par un concurrent à ce jour sur l'édition 2016 du Vendée Globe. Pour Nandor Fa, les conditions ne sont guère meilleures. Le vent souffle certes un peu moins fort que pour son ancien équipier de la Barcelona, mais il fait un angle de 90 degrés avec le bateau, ce qui est tout sauf confortable. Le skipper hongrois se retrouve donc à naviguer vent de travers dans un vent de plus de 40 noeuds avec un front qui essaye de le rattraper. Cette dépression devrait commencer à se combler dès demain.
Dans l'océan Atlantique, Banque Populaire VIII rentre doucement dans un régime d'alizé. Il sera suivi d'Hugo Boss et de Jérémie Beyou qui a encore une transition à négocier avant de pouvoir naviguer dans un flux de Nord-Est.
Pour le trio StMichel-Virbac, Quéguiner-Leucémie Espoir et Finistère Mer Vent, les passages de dépression se succèdent au rythme d'une toutes les 36 heures, ce qui demande beaucoup d'attention.
© Great CircleLouis Burton devrait enfin franchir le cap Horn demain en 7ème position dans un flux de Sud-Ouest modéré.
Christian Dumard - Bernard Sacré / Great Circle



Actualité
Conrad Colman au ralenti suite à une avarie de gréement
lundi 02 janvier 2017, 15h47
Alors qu'il naviguait dans des conditions musclées (60 noeuds) Conrad Colman a subi une avarie de gréement. Le skipper va bien mais doit faire le dos rond en attendant de mesurer l'étendue des dégats.



Conrad Colman évolue actuellement en neuvième position, en plein milieu du Pacifique. Le « kiwi » doit pour le moment renoncer à sa remontée sur Nandor Fa (à 250 milles) puisqu’il avance à vitesse réduite (5 noeuds) en raison d’une avarie de gréement. Le skipper néo-zélandais ne peut réparer puisqu’il rencontre des conditions musclées avec 60 noeuds de vent. Conrad Colman doit attendre que les vents diminuent pour faire un état des lieux de Foresight Natural Energy.

Actualité
Ca s'en va… et ça revient
lundi 02 janvier 2017, 17h48
C'est fait de tout petit rien sur le Vendée Globe ! Après avoir vu revenir à 28 milles de son tableau arrière Alex Thomson il y a quatre jours, Armel Le Cléac'h doit toujours se méfier de son coriace adversaire. Alex Thomson ne lâche pas le morceau. Séparés de 147 milles ce soir, les deux skippers vont chercher les alizés au large de Salvador de Bahia au Brésil. C'est Armel qui devrait logiquement attraper ce flux d'Est en premier pour enfin glisser vers l'équateur… Si c'est le cas, l'écart devrait donc grandir. Pendant ce temps, Conrad Colman, au beau milieu du Pacifique Sud, vit des heures difficiles dans des rafales à 60 nœuds avec une avarie de gréement qu'il ne peut résoudre pour le moment.


Des difficultés pour Conrad Colman en pleine tempête
Le temps nécessaire aux dernières réparations sur Foresight Natural Energy a retardé la progression de Conrad, l'empêchant de mettre assez de Nord dans sa route pour échapper aux vents violents d'une dépression dans le Pacifique. A cela s'ajoute une nouvelle avarie de gréement que le skipper ne peut actuellement pas réparer étant donné les conditions sur zone (vent de 60 nœuds). Conrad Colman progresse donc à vitesse réduite et fait le dos rond en attendant que les vents diminuent. Le skipper va bien. A noter que cette grosse dépression touche également le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) à 246 milles devant l'étrave du Franco-Néo-Zélandais. De la grosse mer, un vent moyen de 45 à 50 nœuds, les deux marins vivent des heures très inconfortables à l'heure où ces lignes sont écrites…

Le casse-tête de l'Atlantique Sud
C'est au près bâbord amures que Banque Populaire VIII et Hugo Boss progressent vers le Nord-Est à 10 nœuds de moyenne depuis 24 heures. Armel Le Cléac'h ne devrait plus tarder à virer puis toucher l'alizé, et ainsi redonner de la couleur au compteur de son foiler. Great Circle, partenaire météo du 8e Vendée Globe, annonce cependant un vent d'Est peu vigoureux. Alex Thomson, lui, naviguera sur le bon bord plus tard (tribord amure), ce qui devrait permettre à Armel de reprendre un peu d'avance. Ainsi va la dernière ligne droite du parcours du Vendée Globe : pas si droite que ça et pas simple du tout ! Jean-Pierre Dick (St Michel-Virbac) en a fait les frais : « Yann (Eliès) et Jean (le Cam) sont remontés sur moi. A moi de trouver le petit truc qui fait que je vais repartir ». « Le chevalier noir », comme l'appelle Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) vient de repartir au galop à plus de 16 nœuds ! Par 46° Sud, même si les mers australes sont derrière, les dépressions sont encore légions et demandent beaucoup d'attention aux marins.

Le cap Horn demain pour Louis Burton (Bureau Vallée)
Il l'attend avec impatience, comme un cadeau qui reste encore sous le sapin… Louis Burton devrait doubler son premier Horn demain soir dans un flux de sud-ouest modéré. Un soulagement pour Louis, 7e, qui navigue à merveille sur son bateau de 2006 (ex Delta Dore de Jérémie Beyou), plus de 1 000 milles devant Nandor Fa et Conrad Colman. Le groupe de 5 bateaux, de CommeUnSeulHomme (Eric Bellion) à Great American IV (Rich Wilson) navigue en avant d'une dépression qui devrait les rattraper. Tous ont fait le choix d'une trajectoire au nord pour éviter le plus gros du vent.

Sébastien Destremau se rapproche de la baie d'Hobart, plus précisément de port Espérance, dans laquelle il devrait se mettre au mouillage pour faire le contrôle de son bateau et grimper au mât… sans assistance bien évidemment. Objectif : entrer dans le Pacifique avec un bateau bon pour le service, capable de rejoindre les Sables d'Olonne.

OM / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mar 03 Jan 2017, 18:46

Bonsoir je rentre du Lycée
un peu de casse hier l'actu pour résumer et l'analyse météo
@+Baboune

Actualité
Avarie de safran maîtrisée à bord de La Fabrique
mardi 03 janvier 2017, 08h15
Lundi 2 janvier au soir, Alan Roura a contacté son équipe à terre pour lui signaler la casse de son safran tribord suite à une collision avec un OFNI (Objet Flottant Non Identifié), causant en même temps une importante voie d’eau à l’arrière du bateau. Ce matin, le safran a été changé, l’inondation maîtrisée et La Fabrique est de nouveau sur sa route. 


© Christophe Breschi
Alan se trouvait à l’intérieur de son bateau lorsqu’aux alentours de 23h30 heure française hier, un bruit sourd et un choc important l’ont alerté d’une collision avec un OFNI. Immédiatement, le jeune skipper a constaté la rupture nette de son safran tribord et le décalage de la tige en carbone le maintenant à l’intérieur de la coque. Victime par conséquent d’une voie d’eau dans la partie arrière de son IMOCA La Fabrique, à l’endroit où passe ladite tige, Alan a dans un premier temps sécurisé le bateau en isolant le compartiment inondé à l’aide de ses cloisons étanches. 
À la cape, volontairement gîté à 60° en tribord amures afin de stopper l’entrée d’eau, Alan a donc tout mis en oeuvre pour reboucher la voie d’eau, non maîtrisée pendant un bon moment, et n’a donc pu empêcher l’inondation d’une bonne partie du bateau.
Mais peu de dégâts structurels ayant à première vue été provoqués par ce choc - hormis la casse du palier inférieur du safran, pièce en aluminium assurant l’alignement de la tige entre le pont et la partie immergée de la coque - un changement de safran restait envisageable, Alan ayant embarqué un gouvernail de rechange à bord. Calme, maître de la situation et définitivement déterminé à parvenir au plus vite à ses fins, le Suisse de 23 ans s’est vite empressé de s’atteler à la tâche. À peine deux heures plus tard, la pièce de spare était en place : « J’ai attaché mon safran de rechange, je l’ai balancé à l’eau, j’ai tiré dessus comme une mule et c’est rentré ».
La Fabrique, totalement sèche ce matin, a repris sa route et évoluait, au classement de 5h, à 8,7 nœuds, en 13ème position, cap au 100°.


Actualité
Alan Roura : "Je coulais petit à petit"
mardi 03 janvier 2017, 12h35
Le skipper de La Fabrique revient sur sa collision avec un OFNI qui a cassé son safran tribord et par la même engendré une sérieuse voie d'eau... Il nous envoie ce message à faire froid dans le dos et confie sa tristesse de ne pouvoir continuer à jouer avec le groupe de 5 bateaux avec lequel il naviguait depuis le cap de Bonne Espérance. A lire sans modération.


"Bonjour à tous, une belle journée de bataille, de rage et de tristesse pour moi.
La dépression est arrivée et petit à petit, le vent n'a fait que monter. Je venais de rentrer à l'intérieur pour me faire un plat bien chaud, affalé dans mon pouf à billes. Le vent était d'environ 30 noeuds et d’un coup le bateau s'est arrêté net. J'ai entendu un gros crac, je suis sorti et vu le safran tribord flotter à l'arrière du bateau, les traces d’un gros choc était visible : c’était bien un OFNI. 
L'envie de pleurer, de crier, mais avant tout, il fallait voir les dégâts. L'eau a commencé à monter à hauteur de mes pieds, puis de mollets. J'ai vite compris que le temps pressait. Il fallait que je largue la bague de safran encastrée dans la coque. J'ai donc mis, tant bien que mal, le bateau sur « une patte », à la cape, couché, pour éviter que l’eau ne rentre trop. Le vent était déjà monté et avait atteint les 40/45 noeuds. La mer était forte, environ 6 mètres de houle, difficile à dire. J'ai essayé avec les moyens du bord de boucher la voie d'eau. Mais impossible, la mer était trop grosse et c’était surtout trop dangereux de faire juste quelque chose de provisoire. En l'espace de 10 minutes j'avais rempli l'arrière de mon bateau.
Je coulais petit à petit. L'eau a commencé à s'infiltrer partout où elle pouvait. Y compris dans la cellule de vie. Le temps presse et je n'ai alors pas d'autre solution que de boucher en priorité la voie d’eau, avant de penser au reste. Le bateau était très instable, j’ai donc pris la décision d'affaler la grand voile pour laisser mon J3 à contre, la quille sous le vent afin de vraiment le coucher.
La seule solution était de mettre en place le safran de secours, mais dans 45 noeuds c'était du suicide. Mais c'était ma dernière chance pour sauver le bateau, je ne comptais pas rester à le regarder prendre l'eau et s'engloutir petit à petit. Le safran dans la main, le harnais de montagne à poste, un bout de bout et il ne restait qu’à espérer que ma bonne étoile soit toujours avec moi.
J'ai jeté le safran à l'eau puis l'ai tiré par le bout pour l'amener entre deux vagues et l'encastrer dans son logement. Mais il a fallu se suspendre au cul du bateau pour l’aider, attaché et pendu à 5 mètres au-dessus de l’eau. J'avais peu de chance d'y arriver. Mais après 30 minutes de rage, de pleurs et d'envie de sauver la Bigoudène, j'ai fini par réussir à le mettre en place.
J'ai ensuite pris le temps de bien remonter le système de barre pour pouvoir reprendre ma route au plus vite et aller chercher le petit temps pour finir des réparations plus définitives.
L'embase en fond de coque a pris un coup par contre, je vais devoir faire de la colle. Quand le safran s'est arraché il na pas fait semblant, ça a arraché les joints qui rendaient le tout étanche. Pour le moment, je prends encore un peu l'eau, mais beaucoup moins. Alors j'ai découpé un sac étanche que j’ai enroulé autour de la mèche et du socle avec un lashing. Je ferai mieux quand je serai sur l'autre bord, dans moins de mer.
L'eau a fait un carnage à l'intérieur, elle a englouti tous les sacs du bateau. Je n'ai plus un seul habit sec, tout est trempé : outils, pharmacie, tout ce qu'il y a dans le bateau. Par chance, le sac avec les ordinateurs de spare est le seul à être intact. Heureusement, car l'ordi de bord principal n'a pas aimé les 50 centimètres d'eau dans le bateau !… Je vais faire le tour de mon système électronique pour évaluer les dégâts collatéraux. 
Je suis très triste car la course avec les autres est terminée, je dois prende le temps de bien réparer pour ramener le bateau à bon port, aux Sables d’Olonne. L'aventure continue, je ne lâcherai jamais. Si j'ai réussi à mettre un safran dans de telles conditions, je dois être assez fou pour finir le tour ! Je suis en sang, le coude, les mains, je me suis coupé de partout et je suis vraiment très fatigué. Mais j'ai le sentiment d'avoir encore franchi un cap, de savoir garder son calme dans ce genre de situation, où de toute façon tu n'as qu’une seule chance.
La météo ne m'aidera pas avant deux jours, je vais devoir faire avec, je n'ai pas le choix. Je vais essayer de rester assez Nord pour prendre le vent faible au plus vite. Si je vois que je n'arrive pas à faire de réparation propre, je m'abriterai au Horn, pour être sur de pouvoir remonter l'Atlantique sans trop de problème !
Pour le moment, je vais prendre le temps de me reposer et manger. Le moral est toujours là, même si la course ne sera plus la même."
Analyse météo
L'élastique des alizés
mardi 03 janvier 2017, 16h24
Alors que Banque Populaire VIII va toucher les alizés en premier, on peut s'attendre à ce qu'il accentue son avance sur Hugo Boss durant les 24 prochaines heures.


© Great Circle
© Great CircleLes alizés de Sud-Est se méritent. Avant de pouvoir glisser vers l'équateur sur un bord dans un vent qui vient de l'Est ou du Sud-Est, il faut tirer des bords au large de Rio. On voit sur la première carte que le vent qui souffle d'Est au Sud de l'équateur s'incurve le long du Brésil pour être majoritairement de Nord au large de Rio de Janeiro. Le bateau de tête a donc normalement un avantage. 
Dans notre cas, nous pouvons penser qu'Armel le Cléac'h ne devrait plus avoir à virer de bord. Son cap actuel lui permet de franchir la pointe du Brésil sur un seul bord et le vent devrait continuer à tourner. Il se retrouvera donc rapidement vent de travers, soit une allure très rapide pour ce type de bateau. A l'inverse, Alex Thomson devra probablement tirer encore un bord ou deux vers l'Est pour aller chercher cette bascule de vent salvatrice. A chaque fois qu'il tirera un bord, sa vitesse de progression vers l'équateur sera quasi nulle. Durant ce temps, Banque Populaire VIII s'envolera à 10, 12 ou © Great Circle15 noeuds vers l'équateur. L'écart devrait donc s'accroître entre les deux leaders jusqu'au prochain point de ralentissement qui sera le Pot au Noir ou l'anticyclone des Açores.
Derrière, Jérémie Beyou réduit chaque jour l'écart. Il bénéficie d'un flux de Sud-Est qui lui permet pour l'instant de suivre une route directe. 
La journée est ventée pour la majorité des concurrents du Vendée Globe, mais aucune grosse dépression n'est attendue pour les prochaines 48 heures. Conrad Colman, qui a eu des rafales à 60 noeuds, peut respirer un peu en contournant le centre de la dépression qui se comble par le Nord.
Nous verrons demain que la route pour les Sables d'Olonne peut se décider dès le niveau de Recife au Brésil.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle


Actualité
L'étoffe des héros
mardi 03 janvier 2017, 17h44
Cascade d’avaries dans le Pacifique Sud : Conrad Colman, Alan Roura, Didac Costa et Sébastien Destremau (au mouillage en Tasmanie) bataillent pour poursuivre leur route vers Les Sables d’Olonne. Après 58 jours de mer et de solitude, les 18 skippers en course et leurs bateaux accusent le coup. « Il y a de la fatigue physique et mentale, ça tire un peu sur l’organisme. On est dans les derniers kilomètres et il faut tenir. » confiait le leader Armel Le Cléac’h ce midi. Ce soir la flotte du 8e Vendée Globe s’étire sur plus de 16 000 km, de la Tasmanie à la latitude de Salvador de Bahia au Brésil. Pour tous, même pour les premiers, la route est encore longue, car chaque jour est un défi…



Quatre bateaux blessés
Malmené par les folles rafales à 60 nœuds, Foresight Natural Energy a perdu hier l’axe de son étai de J1 (grande voile d’avant) et s’est vu couché dans l’eau par deux fois. Il s’en est fallu de peu que l’Imoca du Néo-Zélandais ne démâte. Epuisé et déçu, Conrad Colman, en 9e position, reprend des forces en attendant des conditions plus clémentes. Dès que la météo le permettra, il faudra monter au mât pour ramener le câble et essayer de remettre un axe de rechange et le fixer au pont. Conrad fait en ce moment route à faible allure par un vent de sud de 25 nœuds… à 1 700 milles du cap Horn.
Alan Roura, 13e, a vécu des heures difficiles lui-aussi. La Fabrique a heurté un OFNI (objet flottant non identifié) brisant son safran tribord et générant une importante voie d’eau : « Je coulais petit à petit. L'eau a commencé à s'infiltrer partout où elle pouvait. » Le benjamin de la course avec force et courage est parvenu à remettre en place un safran de secours par 45 nœuds de vent… Si le jeu de la régate va sans doute être mis entre parenthèse, Alan se fixe un objectif : ramener le bateau à bon port au Sables d’Olonne.
Didac Costa, 15e, sur son One Planet One Ocean a constaté ce matin un trou dans sa grand-voile qu’il ne pourra réparer qu’après la dépression attendue demain. Quant à Sébastien Destremau, son bateau est amarré à un corps-mort dans la baie de l’Espérance en Tasmanie. Le Méditerranéen a pu grimper en haut du mât de son TechnoFirst-faceOcean. Une barre de flèche devra être réparée avec les moyens du bord. Dans 36 h, le skipper devrait être reparti.
En tête, rien n’est joué !
Les paris sont encore ouverts en tête de course, « On fera les comptes après le Pot au Noir » expliquait ce midi le skipper de Banque Populaire VIII qui commence à toucher l’alizé au large du Brésil. Alex Thomson et son Hugo Boss, à près de 180 milles derrière, tirent encore des bords avant de pouvoir glisser tribord amures et cavaler à vive allure. La situation est donc moins aisée pour le Britannique en ce moment mais le mur sans vent du Pot au Noir pourrait redistribuer les cartes, du moins resserrer l’écart entre les deux hommes de tête. Il faut également regarder Jérémie Beyou (Maître CoQ) en grande forme et qui ne cesse de réduire l’écart à 470 milles d’Alex. Vers un podium rapproché au Sables d’Olonne ? Nous verrons bien dans les jours qui viennent…
Un trio reformé
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) peine à contenir Yann Eliès (Queguiner – Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), les plus rapides de la flotte aujourd’hui et naviguant à 23 milles d’écart. Les deux lascars sont en chasse pour la quatrième place à moins de 38 milles du foiler orange et bleu. Une course de vitesse s’engage entre les trois concurrents par un tonique flux de nord-nord-est pour 20 nœuds.
Finir à tout prix
« Le classement est assez anecdotique. On est un groupe, on fait route en se tirant la bourre vers les Sables d'Olonne. C’est sécurisant de traverser le Pacifique comme ça. L’objectif ultime, ça sera de terminer le Vendée Globe. » confiait ce midi Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut). Les navigateurs du Pacifique Sud secoués dans les dépressions successives, à l’image du groupe emmené par Eric Bellion (CommeUnSeulHomme), 10e, vivent au jour le jour. Le cap Horn est encore bien loin, les Sables d’Olonne n’en parlons pas. Dans le vent et la froidure, l’instinct de survie pour soi-même et son bateau prévaut…
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Mer 04 Jan 2017, 19:25

Bonsoir
l'actu de la journée
@+ Baboune


Actualité
Du cap Horn à Auckland Island
mercredi 04 janvier 2017, 08h53
Alors que Louis Burton est entré dans l’Atlantique ce mercredi matin, Didia Costa revient sur ses problèmes techniques et Alex Thomson explique sa situation dans des alizés asthmatiques.


C’est fait ! Louis Burton (Bureau Vallée) est passé de l’autre côté du troisième cap de ce tour du monde : à 7h50 (heure française), le Malouin était devant le cap Horn après 58 jours 18 heures 48 minutes de mer. Il concède 11j 18h 16’ au leader mais possède suffisamment d’avance sur son poursuivant Nándor Fa pour espérer se maintenir à la septième place ces jours prochains.
 
Du côté de la Nouvelle-Zélande, un coup de vent a sérieusement ébranlé l’Espagnol, Didac Costa (One Planet-One Ocean) : « Ça souffle encore. Je viens d'avoir un grain de 40 nœuds. Il y a environ 24 heures, le vent a commencé à s'intensifier. Atteints les 28 nœuds, j'ai décidé de prendre le troisième ris sur la grand-voile. Comme d'habitude, à la fin de la manœuvre, j'ai jeté un bon coup d'œil sur la voile pour tout vérifier et c'est là où je découvre un petit trou, un trou vertical au-dessus du troisième ris. Je ne pouvais pas y croire... Le FR0 (code zéro capelage) avait rejoint l'épidémie des voiles la veille, me laissant vraiment inquiet, mais cette fois-ci c'était la nouvelle grand-voile, le «moteur» principal du bateau. Même si ce n'était qu’un petit trou de 30 centimètres, un trou net et qui devrait être réparé sans problème, à ce moment-là j'ai craint qu'il puisse s'agrandir et mettre en danger mon Vendée Globe.
Je l'ai affalé au plus vite et j'ai tenté une réparation, mais juste au moment où je libérais le point de drisse, un grain est arrivé et le haut de la voile est parti violemment sous le vent. Il fallait encore libérer les chariots de latte, sortir complètement une latte, coller sur les deux cotés de la voile, coudre... Le tout assaisonné avec des embruns, sous un ciel bas menaçant et avec la dépression qui frappait à la porte, et en plus, la grand-voile à hisser à nouveau.
La probabilité d'aggravation de la situation était élevée, et en fait, le vent est passé à 40 nœuds peu après.
Avec la grand-voile affalée et fixée en toute sécurité, j'ai navigué ces dernières heures, en attendant que la dépression s'éloigne pour commencer les réparations dés que les conditions le permettent. Je n'ai pas perdu mon temps et j'ai progressé dans la réparation de l'MDTK. Le FR0 doit se réparer sur le pont par beau temps (je me demande quand je pourrai faire ça) et la trinquette est prête depuis quelques jours, mais j'ai choisi de la réserver pour l'instant et d'utiliser le tourmentin quand le vent est fort. Je rêve avec les voiles quand j'essaye de me reposer... Le vent du Sud de la dépression est très froid ! »
 
Quant à Alex Thomson (Hugo Boss), son périple a bien fini se terminer quand il a entendu un bruit claquant : « C’est un peu compliqué en ce moment. Je suis au près dans un vent faible. Cela va rester compliqué. J’espère que le vent tournera ensuite un peu à droite, ce qui me permettra de partir tribord amures. Il se peut que je reste sur ce bord sur l’essentiel de la route jusqu’aux Sables. J’en ai hâte. Mes instruments de vent sont actuellement sous le vent et ne servent pas à grand-chose. Cela marche mais dans le vent faible, cela ne sert pas. Mais avec ces petits bords, j’essaie de rester éveillé et de barrer avec le pilote, comme je le fais actuellement. Il y a quelques jours, j’ai eu un moment intéressant. Je naviguais au près tribord amures sous J1 et grand-voile à pleine puissance avec la quille bien positionnée et les ballasts pleins. J’étais assis à la descente en train de manger lorsque j’ai entendu une explosion énorme. Je croyais que c’était un démâtage ! Je me suis précipité pour voir ce qui se passait. Le gréement était en place. Mais le J1 n’était plus attaché à l’étrave. On voit les pièces ici. L’enrouleur. Karver. La voile y était attachée. Et cette pièce, ce réa passait par ici. On voit que cela s’est ouvert. Il y avait deux causes possibles. L’axe s’est éventuellement cassé ou plus probablement, l’axe en est sorti. Mais l’attache reste toujours en place. C’est un peu bizarre. Mais on voit que c’est tordu et reste ouvert. L’enrouleur reste entier. Cet enrouleur Karver. Ce n’est pas là le souci. Cela fonctionne à merveille. Mais lorsque que tout s’est détaché, cela partait dans tous les sens et heurtait le pont et la coque, la barre des flèches et le foil. Il fallait en premier lieu l’empêcher de casser le bateau. Je me suis mis au portant, mais cela partait toujours dans tous les sens et il fallait que je l’attrape avec un lasso. Je l’ai saisi et l’ai attaché, mais cela provoquait encore des dégâts. Il fallait le déconnecter sans me blesser, car le bord était coupant. J’ai réussi à mettre la voile sur un autre enrouleur et à l’enrouler. Cela m’a coûté des milles, mais cela aurait pu me coûter la course. Cela aurait pu heurter le gréement et faire tomber le mât. J’étais content d’avoir résolu ce problème sans trop de dégâts. On voit bien les bords dentelés. J’ai de la chance que cela ne m’a pas touché. Je répète que ce n’est pas l’enrouleur mais cette pièce qui a causé le problème. L’axe s’est cassé ou en est sorti. Mais cela n’est pas de Karver. A part cela tout va bien. J’ai hâte d’être au reaching d’ici quelques jours. » 

L’extrême jonction
mercredi 04 janvier 2017, 10h00
Les trois leaders ont fait la jonction avec les alizés de Sainte-Hélène, tandis que le triumvirat suivant converge vers le même système qui va offrir brises mollissantes et bascules conséquentes. À l’extrême Sud de l’Amérique, Louis Burton est aussi en passe de rallier l’Atlantique, une jonction que ses poursuivants ne pourront effectuer qu’à partir du week-end prochain.


Il y a des séparations déchirantes, des retrouvailles enrichissantes, des échappées énervantes, des regroupements enthousiasmants, des divorces frustrants, des réconciliations conflictuelles… Mais quand en course, la jonction se réalise après des jours, voire des semaines de rupture, il y a comme une sensation mitigée, un sentiment partagé, une perception contrastée. D’un côté le ressentiment contre des conditions météorologiques défavorables, l’auto-interpellation sur le bien-fondé des prises de décision, la déception d’efforts mal récompensés ; de l’autre la remise en place des certitudes, la volonté de mettre les pendules à l’heure, la détermination à recréer le break. Qu’ils soient en tête ou au milieu du Pacifique, les solitaires baignent dans des émotions aussi fluctuantes que les ondes marines, parfois apaisées, parfois chaotiques.
Animaux de compagnie
Si les marins préfèrent naviguer en meute, ils affectionnent aussi la solitude. À l’image du chacal, canidé social qui chasse toutefois généralement seul… Il a la réputation de ne jamais lâcher sa proie et de courir vite. Le lévrier britannique est aussi svelte et taillé pour la course grâce à son galop à double suspension. Mais si la vitesse de pointe d’un Greyhound est impressionnante, son endurance l’oblige à s’octroyer des plages de récupération après la poursuite d’un lièvre sur 600 à 750 m… En serait-il de même pour Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ?
En tout état de cause, le Gallois a bien récupéré 600 milles depuis le passage du cap Horn, mais si ce n’est lui qui s’essouffle, ce sont bien les alizés brésiliens qui doivent s’entraîner dans les écoles de samba en vu du carnaval ! Les petits dix-douze nœuds qui trainent au large de Salvador de Bahia, de Nord-Est encore pour le Grand Breton, d’Est pour le Léonard, ne sont en effet pas suffisants pour affoler les compteurs. Et il ne faut pas s’attendre à un renforcement majeur de ce flux qui ne s’orientera à l’Est-Sud Est qu’en approche de Recife avec une quinzaine de nœuds au maximum. Il ne devrait donc pas y avoir trop de différentiel entre les deux skippers, si ce n’est à l’occasion d’un grain ou d’une bouffée passagère.
Quant au renard de la pampa qui sillonne les steppes de l’Argentine au Brésil, il devient de plus en plus pressant en talonnant le Gallois à 400 milles ! Malheureusement, il va devoir aussi zigzaguer au gré des bascules et des molles qui essaiment dans l’Ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Le bon point pour Jérémie Beyou, c’est qu’il est désormais dans le même système météorologique que les deux leaders et son décalage temporel pourrait même lui permettre de bénéficier d’un régime d’Est plus consistant lors de sa remontée au large des côtes brésiliennes…
Trois hommes et un coussin
Décidemment, Jean-Pierre Dick joue au pendule : l’Indien lui avait permis de faire le break sur Jean Le Cam et de revenir sur Yann Éliès. Puis la mer de Tasman avait remis le métronome à zéro à l’occasion d’un détour qui s’est avéré judicieux par le détroit de Bass, et le Pacifique avait alterné bonne brise favorable au foil et vents légers peu propulsifs. La remontée de l’Atlantique Sud lui permettait de reconstituer un matelas d’avance sur le duo inséparable : les cent milles de delta au cap Horn se transformaient en 150 milles au large des Malouines !
Mais voilà : une dépression australe puis un front orageux plus tard, les efforts étaient bien mal récompensés… Ce mercredi matin, le skipper niçois n’a plus que 45 milles de marge sur le Briochin, lui-même au contact avec le Quimpérois ! Or le régime de Nord qui prévalait au large du Rio de la Plata s’effiloche au fur et à mesure que le trio s’engage dans les hautes pressions. L’édredon se mute en petit coussin… Les jours à venir vont être extrêmement tendus entre ces trois prétendants qui vont devoir composer avec une première cellule anticyclonique avant de plonger réellement dans Sainte-Hélène. Le match est particulièrement incertain car l’hémisphère Sud est en train de se déstructurer.
Les humeurs du cap « home »
On ne quitte pas le Pacifique si facilement ! Louis Burton a de quoi rager car un peu plus tôt, il passait comme une lettre à la poste, un peu plus tard, il déboulait comme un avion sur le cap Horn. Du près pour passer le détroit de Drake, voilà qui est inhabituel en cette saison, mais le « caillou » débordé, le Malouin peut espérer profiter d’un flux de Sud pour couper par le détroit de Le Maire et l’Ouest des Falkland. Avec un joli régime portant pour grappiller des milles vers des latitudes plus chaleureuses.
Et de la chaleur, il en faut pour les Pacifiques, noyés dans une succession de coups de vent violents et de dorsales bien trop tranquilles. Nándor Fa en sait quelque chose, lui qui a échappé à la violente dépression qui a mis son ancien co-équipier à bat : le Hongrois peine dans du petit temps quand Conrad Colman l’espère afin de récupérer son étai et de réparer autant que faire se peut, son bateau blessé par la rugosité de l’océan. C’est aussi l’espoir de l’Irlandais : démâté et sous gréement de fortune, le monocoque d’Enda O’Coineen a pris une grosse cartouche au Sud de la Nouvelle-Zélande et n’a pu faire que le dos rond pour laisser passer la tempête. Il devrait être rejoint par un remorqueur avant la nuit afin de rallier le port de Dunedin.
Et ce coup de vent a aussi secoué Didac Costa qui en a déchiré sa grand-voile. Les conditions de navigation se sont nettement améliorées ce mercredi matin, mais l’Espagnol a désormais beaucoup de travail sur le pont pour remettre son bateau à 100% de son potentiel. Une opération qu’a réussi Sébastien Destremau, amarré à un corps-mort à Esperance Bay, mais il lui faut maintenant un peu de brise pour sortir de ce cul-de-sac tasmanien… Bref, d’un extrême à l’autre, avec plus de 8 000 milles d’écart entre le leader et la lanterne rouge, la difficulté reste de faire la jonction, avec l’hémisphère Nord pour les deux leaders, avec le cap Horn pour le peloton, avec le Pacifique pour le dernier des solitaires.
 
Dominic Bourgeois

Encore beaucoup d'incertitudes pour la fin du parcours
mercredi 04 janvier 2017, 15h15
Alors que Banque Populaire VIII et Hugo Boss se rapprochent de l'équateur, de nombreuses incertitudes météo subsistent pour l'Atlantique Nord. 


© Great Circle
© Great CircleLes premiers skippers doivent commencer à regarder de près la situation météo en Atlantique Nord. Une dépression située à l’Ouest des îles Canaries le 8 Janvier vient perturber les schémas classiques. Elle se comble le 10 en se déplaçant légèrement dans l’Ouest, ce qui laisse une grande zone de calmes. Comment contourner cette zone sans s’arrêter ? Se posera ensuite la question de la position de l’anticyclone des Açores. Va-t-il se reconstruire à son emplacement habituel ?  Les questions ne vont pas manquer et la route est encore longue jusqu’aux Sables d’Olonne. A plus court terme, bien franchir le Pot au Noir sans s’arrêter reste la priorité.
Derrière, Jérémie Beyou poursuit sa belle remontée alors que le trio composé de Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam navigue dans 30 nœuds de vent, dans une mer formée au vent de travers, des conditions qui sont éprouvantes pour le matériel et les marins. L'Atlantique Sud est encore une fois fidèle à sa réputation. Les conditions n'y sont pas toujours clémentes. Les modèles météo sont instables et les variations de © Great Circlevent brutales. 
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle

La bataille de l’Atlantique, la paix dans le Pacifique
mercredi 04 janvier 2017, 18h09
Depuis que Louis Burton (Bureau Vallée) a doublé le cap Horn à 8h ce matin, ils sont désormais 7 IMOCA à naviguer dans l’Atlantique Sud. Les 11 autres poursuivent leur chemin vers l’Est dans un Pacifique plus calme. Parmi eux, deux marins pansent encore leurs plaies : Sébastien Destremau toujours au corps-mort dans la baie de Hobart en Tasmanie et Conrad Colman encore à la cape pour s’occuper de son étai. Alan Roura est de retour au affaires et fait route à 10 nœuds à 150 milles de son plus proche camarade de jeu, Fabrice Amedeo. En tête, dans ces alizés peu puissants, l’avance de 5 jours au Horn d’Armel Le Cléac’h fond comme neige au soleil…


© Wikipedia
Enfin, ils peuvent souffler ! Les méchantes dépressions du Pacifique Sud ont fini par se combler donnant un peu de répit aux marins éreintés, trempés, courbaturés. « Je recommence à glisser depuis quelques heures. Ça faisait deux jours que je faisais du reaching dans la dépression. J’ai passé deux jours sous l’eau à me faire secouer comme un cocotier. J’essaye d’enlever l’eau au fur et à mesure. » expliquait Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) à la vacation de 10h ce matin. Comme lui, Arnaud Boissières (La Mie Câline) 11e, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), 12e et Alan Roura (La Fabrique), 13e profitent de conditions plus maniables (20 nœuds de Nord-Ouest). Le doyen du 8e Vendée Globe (66 ans), Rich Wilson (Great American IV), 14e, navigue, lui, dans des conditions légères, de quoi se refaire une santé et dormir un bon coup… Ce qu’a fait Conrad Colman (Foresight Natural Energy) après être monté en haut de son mât pour mettre au clair son étai ballotant avec des voiles en lambeaux. Il est resté pendant 48h à la cape et vient tout juste de repartir.
Danse avec les stars
« Les deux autres compères sont des marins d’exception, qui ont écrit l’histoire du Vendée Globe. J’aimerais bien finir devant mais ce n’est pas simple parce qu’ils naviguent bien » soulignait Yann Eliès à la vacation qui devance de 13 petits milles Jean Le Cam (Finistère Mer Vent). Yann, un homme heureux qui a pris sa douche ce matin comme pour marquer la fin des mers du sud, et qui n’en revient pas de régater contre deux stars du Vendée Globe : Dick et Le Cam 3 tours du monde chacun dans leurs bottes de marins solitaires ! Le match à trois promet de continuer jusqu’au bout. « Avec Yann, ça fait un moment que ça dure, c’est mon compagnon de jeu » lançait le skipper de Finistère Mer Vent. Un moment ? 22 jours très exactement que ces deux-là ne se quittent plus ! D’autres stars, celles du Trophée Jules Verne à bord d’IDEC Sport (Francis Joyon, Bernard Stamm, Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Clément Surtel et Sébastien Audigane) qui après seulement 19 jours pointent le bout de leur nez ! Le trimaran géant a dépassé Pieter Heerema et s’apprête à doubler Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et le Catalan Didac Costa (One Planet One Ocean)…
Lente remontée de l’Atlantique
Les conditions météo depuis le cap Horn et les alizés peu puissants ont fait fondre de près de deux jours les 5 jours et 5 heures d’avance qu’avait Armel Le Cléac’h au cap Horn sur François Gabart en 2012. De plus, le vent d’Est ne devrait pas se renforcer au-delà de 15 nœuds d’ici l’équateur, que les deux premiers devraient atteindre dans trois jours. Sans compter que le pot au noir semble bien actif en ce moment ! Pour l’heure, Armel reste plus rapide qu’Alex Thomson (Hugo Boss) car il touche un peu plus de vent, mais l’hémorragie devrait bientôt être stoppée (246 milles d’écart ce soir). Gageons que le match Le Cléac’h/Thomson perdurera jusqu’à plus soif !
Des nouvelles d’Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager – Team Ireland) et de Paul Meilhat (SMA)
A la dérive à 2,5 nœuds, le navigateur Irlandais se rapproche finalement de Dunedin poussé par un vent de sud-ouest puissant. Sitôt la dépression passée, un remorqueur devrait partir à la rencontre de l’Imoca démâté pour le ramener à bon port.
Faute d’un vérin de Maître CoQ compatible, SMA repartira finalement à bord d’un cargo mardi 10 janvier au soir. En provenance du canal de Panama, le porte-conteneur déchargera et chargera le même jour à Papeete avant de filer vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande, puis le canal de Panama pour entamer une tournée de l’Europe du nord. Il s’arrêtera au Havre le 17 mars, jour où le skipper reprendra possession du monocoque SMA.
Paul Meilhat : « Je suis un peu déconnecté, dans un espace-temps différent. On a vécu cette semaine dans notre truc, à côté du bateau et je pense que le retour en France me permettra de revenir à la réalité (…). J’ai hâte de retrouver la métropole pour parler de ma course, plus que de l’avarie, et d’avancer sur de nouveaux projets. Ce qui est sûr, c’est que je suis fier et soulagé d’avoir ramené le bateau en sécurité… et moi avec. »
Olivia Maincent / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 05 Jan 2017, 07:27

Bonjour
l'actu de cette matinée et je file pour 9 h de cours comme tout les jeudis
@+Baboune


Actualité
Vacation : Romain, le Pacifique
jeudi 05 janvier 2017, 07h00
Alors que le leader approche de l’équateur, Romain Attanasio a dépassé les îles d’Auckland et de Campbell… Et s’est fait déborder par le trimaran IDEC ! Le solitaire doit composer avec son demi safran tribord mais s’est donné un objectif : passer le cap Horn quand le vainqueur en terminera avec ce huitième Vendée Globe.


Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) : « Ça va bien, mais je suis un peu embêté parce que je ne peux pas mettre mon gennaker : je suis bâbord amures dans un flux de Nord-Ouest 20-25 nœuds, mais sur le « mauvais » safran. Le bateau est moins contrôlable sur ce bord parce que je n’ai qu’un demi safran et le profil n’est pas top. Avec un seul ris dans la grand-voile, j’ai fait deux départs au tas alors j’ai encore réduit la toile. Structurellement, mes safrans sont OK et il y a des allures où ça ne gêne pas trop, au reaching par exemple, mais quand je suis plus portatif, il n’y a pas assez de pelle dans l’eau pour que le pilote contrôle. Sur ce bord, je pourrais naviguer à vingt nœuds et je n’en suis qu’à quinze… Mais au moins avec ce vent, il fait beaucoup moins froid ! J’ai encore un peu de bricolage à faire car j’ai des soucis avec ma girouette, un problème d’alimentation je crois. Je vais attendre d’avoir des conditions moins mouvementées pour intervenir car je dois couper mon pilote.



La mer est plutôt bien rangée, pas trop grosse : j’avance vers le cap Horn dont je suis à 3 700 milles. Mon objectif est d’arriver au cap Horn avant qu’Armel franchisse la ligne aux Sables d’Olonne ! Et puis j’ai Didac (Costa) à mes côtés et je discute pas mal avec les autres concurrents : avec Alan (Roura) quand il a eu ses problèmes de safran, avec Conrad (Colman) quand il était en galère avec son gréement, avec Rich (Wilson) qui a eu un coup de mou… J’ai beaucoup d’admiration pour lui.
Dehors, il y a quelques éclaircies à travers les nuages, mais c’est plutôt gris dans l’ensemble, le ciel, la mer… Il y a deux albatros qui me suivent : je n’en avais plus vu depuis un moment et là, ils sont énormes à raser le bateau ! J’étais parti dans un vrac et je suis sorti pour remettre en route le bateau et évidemment, je me suis pris une vague : j’étais totalement trempé. J’en ai profité pour changer tous mes vêtements : ça fait du bien. Je me regarde un film de temps en temps, je me fais à manger (mais ça commence à me peser, le lyophilisé !)…
Hier, je ne suis pas passé loin des îles Auckland et Campbell : je ne les ai pas vues mais j’ai bien senti le changement de la mer sur le plateau : on passe de 4 000 mètres à 200 mètres de profondeur ! IDEC est passé à 280 milles dans mon Sud. C’est incroyable ! Il a mis vingt jours pour arriver là et moins près de deux mois… En fait le Pacifique, on y est depuis un moment mais on n’avait pas l’impression d’y être : maintenant, ce n’est pas pareil car il n’y a plus rien avant le cap Horn.
Physiquement, j’ai les jambes un peu molles mais je suis en forme : je fais des exercices. Mais c’est vraiment la nourriture qui commence à me lasser… J’ai ma petite machine à faire le café, et ça c’est cool ! Il faut conserver de petits rituels. Je prends chaque classement : je passe pas mal de temps devant mon ordinateur. C’est un peu la fête le soir quand je reçois les mails de tout le monde, de ma famille, de la terre, des autres solitaires. »

ITV par DBo. / M&M

Changements de tempo
jeudi 05 janvier 2017, 06h00
Conrad Colman est de nouveau en course après avoir résolu ses problèmes de gréement : le néo-Zélandais s’est certes fait distancé par le Hongrois Nándor Fa, mais conserve près d’une journée d’avance sur le peloton mené par Éric Bellion. A deux jours de l’équateur, Armel Le Cléac’h conforte sa marge de manœuvre sur Alex Thomson.



Les trois solitaires qui se sont faits blackbouler dans le Pacifique sont de nouveau opérationnels : le néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a réussi à récupérer son étai et à le remettre en place en changeant son axe de fixation. Le Suisse Alan Roura (La Fabrique) a encore quelques bricoles à faire sur le safran qu’il a changé en mer tandis que l’Espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) s’occupe de sa grand-voile déchirée. Quant à l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland), il n’est plus qu’à 35 milles de Dunedin et devrait se faire remorquer prochainement pour rallier le port néo-zélandais. Ne reste plus que Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui est encore au corps-mort en Tasmanie.
Un alizé mollasson
À moins de 750 milles de l’équateur, Armel le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a accéléré mais les alizés de l’hémisphère Sud restent assez modérés et le solitaire ne peut dépasser les vingt nœuds, comme cela avait été le cas lors de la descente de l’Atlantique… Cette situation semble faire son affaire car son tenace poursuivant ne peut bénéficier du surcroît de puissance de son foil bâbord : Alex Thomson (Hugo Boss) à 300 milles commence à profiter d’un vent d’Est qui bascule doucement vers le Sud-Est, mais cela n’est pas encore suffisant pour revenir sensiblement sur le leader. Il lui faudra attendre le passage de l’équateur où le Pot au Noir va ralentir le premier, un Pot au Noir semble-t-il assez étendu au large du Brésil.
Pour Jérémie Beyou (Maître CoQ), les alizés c’est maintenant. Mais ils sont encore orientés au Nord-Est et le Breton est au près pour la journée avant de commencer à ouvrir ses voiles et à accélérer. Et 500 milles dans son tableau arrière, le match à trois est très ouvert : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) devrait perdre quelques milles ces prochaines heures car Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) vont avoir un peu plus de pression et un meilleur angle : le delta de cinquante milles d’hier soir pourrait ainsi se réduire à peau de chagrin…
Quant à Louis Burton (Bureau Vallée), après un passage du cap Horn musclé et un vent peu coopératif du côté de l’île des États, il est désormais porté par un flux de secteur Sud qui va le suivre un bon bout de temps : une remontée expresse de l’Atlantique Sud est donc au programme du septième solitaire. Car le prochain à viser le détroit de Drake n’est autre que Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui a encore un millier de milles à parcourir. Enfin du côté du peloton, le Pacifique est bien moins violent que ces derniers jours et le trio Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura longe la ZEA (Zone d’Exclusion Antarctique) tandis que l’Américain Rich Wilson (Great America IV) reste 300 milles plus au Nord sur une route moins exposée.

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Jeu 05 Jan 2017, 21:34

Bonsoir
ce soir je vous joins une partie du message reçu par papa pour l'ouverture du village en vue des arrivées
l'actu du jour et l'analyse météo
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« Samedi 14 janvier à 10h : ouverture du Village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne !

Au vu des dernières ETA (heure d’arrivée estimée) des premiers concurrents du 8e Vendée Globe, se précisant entre le 16 et le 19 janvier, l’organisation de la course se prépare à déménager de Paris vers les Sables d’Olonne.

Le PC COURSE VENDEE GLOBE installé quai Branly au pied de la tour Eiffel à Paris fermera ses portes le jeudi 12 janvier après le Vendée Live anglais (13h à 13h30), pour ré-ouvrir dès le lendemain, vendredi 13 janvier, aux Sables d’Olonne où se dérouleront les émissions quotidiennes (Vendée Briefing, Vendée Live et Vendée Flash). Le village grand public ouvrira dès le samedi 14 janvier à 10h00.



Bonne réception,
Le service presse »


Analyse météo
Beau temps sur la flotte du Vendée Globe
jeudi 05 janvier 2017, 14h00
Alors que les premiers naviguent dans l'alizé, les conditions sont bonnes pour l'ensemble de la flotte.


© Great Circle
© Great CircleArmel Le Cléac’h et Alex Thomson naviguent maintenant dans un alizé de 15 à 20 nœuds, des conditions parfaites pour progresser rapidement vers l’Equateur. Jérémie Beyou navigue encore au près, mais le vent devrait tourner rapidement à l’Est pour lui également. La zone d’alizé se déplace en effet progressivement vers le Sud. On voit sur la première image que Banque Populaire a effectué son dernier virement de bord plus au Nord qu’Hugo Boss qui a lui-même viré plus au Nord que Maître CoQ. L’anticyclone de Sainte Hélène se décale vers le Sud au fil des jours, ce qui donne un petit avantage à ceux qui arrivent derrière avec une zone d’alizé qui s’agrandit au fil des jours.
Derrière, les conditions sont plutôt clémentes pour l’ensemble de la flotte, que ce soit en Atlantique ou dans le Pacifique. Les conditions devraient rester favorables pour les prochains jours. Aucune grosse tempête n’est pour l’instant attendue sur la flotte avant la semaine prochaine.
CD et BS / Great Circle
[© Great Circle/© Great Circle
En complément


Actualité
De Récife à Hobart : 16 000 km d’écart entre Le Cléac’h et Destremau !
jeudi 05 janvier 2017, 17h51
Tandis que l’équateur se profile devant l’étrave d’Armel Le Cléac’h, Sébastien Destremau demeure toujours dans la baie d’Hobart et attend que le vent se lève pour reprendre sa route vers l’Est. L’écart entre le premier et le dernier concurrent du 8e Vendée Globe est énorme. Il reste 15% du parcours à effectuer pour le Breton, plus de 50% pour le Méditerranéen ! Les problématiques selon les positions ne sont pas du tout les mêmes : en tête, on se creuse les méninges pour aborder le Pot au Noir de plus en plus actif puis pour trouver la bonne voie dans une météo pour le moins singulière, derrière dans le Pacifique, on bricole, on dort, on rêve de cap Horn et de températures plus douces…


Ce n’est pas faire de la com’ que de dire que le match en tête de flotte continue. C’est la réalité ! Certes, Banque Populaire VIII affiche une confortable avance de 340 milles sur Hugo Boss, mais à jeter un œil sur la météo des jours prochains en Atlantique Nord, c’est à s’arracher les poils d’une barbe… de deux mois de mer. Le Pot au Noir prend ses aises, une dépression s’installe du côté de Madère et des Canaries, et l’anticyclone des Açores est parti faire un tour en Amérique du Nord… Bref, les schémas classiques sont bouleversés. « Jusqu’au bout ça ne va pas être simple. La météo n’a pas un schéma classique. Il y a une dépression au large des Canaries qui met un peu la pagaille. On va avoir un Pot au Noir un peu compliqué. » soulignait Armel au Vendée Live ce midi. Sûr qu’il y aura du suspense dès demain après-midi à l’entrée du Pot au Noir. Pour l’heure, les foilers bleu et noir glissent à plus de 18 nœuds dans un alizé qui a mis du temps à s’établir.
Rapprochements probables
Jérémie Beyou (Maître Coq) a déjà comblé la moitié de son retard sur les deux leaders et devrait pouvoir continuer à grappiller des milles quand ils seront englués dans le Pot de colle. Chanceux, les trois mousquetaires, eux, (Dick/Eliès/Le Cam) auront droit à des alizés installés plus rapidement, de quoi réduire les 1 500 milles qui les séparent de la tête de la flotte. Le match entre les trois solitaires est incroyable : moins d’1 mille sépare Yann de Jean par rapport à la distance au but… Va y avoir du sport en Atlantique Nord !
Sieston, gueuleton, réparation
Dans le Pacifique Sud, l’histoire n’a rien à voir. Plutôt que de se concentrer de longues heures à la table à cartes comme le fond les premiers, les marins soufflent, reprennent des forces. « Au lieu de dormir 1 heure, je viens d’en faire 4 ! Donc je vais d’abord prendre un bon petit déjeuner puis me mettre au travail sur la grand-voile. » confiait Fabrice Amedeo cet après-midi. Des bricoles, il y en a des tonnes sur les bateaux après 60 jours de mer. Conrad Colman joint ce matin a fait preuve d’un immense courage pour réparer son étai : une épreuve physique inimaginable ! « C’était compliqué de récupérer l’étai qui était emmêlé avec la voile. Ça m’a pris beaucoup d’efforts pour la libérer. J’ai dû m’y reprendre à 3 fois. J'ai passé 5 ou 6 heures suspendu avec le baudrier, avec plein de couteaux pour couper la voile. Tout n’est pas encore opérationnel. Pour l’instant je ne peux pas hisser la grand-voile au dessus du troisième ris. Le boulot n’est pas fini, il reste beaucoup de choses à faire. »
Positive Attitude
Pour les 11 IMOCA dans les mers du sud, l’idée première est de boucler la boucle avec un bateau en état de marche… et peut être plus si affinité ! Alan Roura, qui a cru au pire suite au choc de son safran tribord avec OFNI, positive aujourd’hui : « Donc voilà, je suis 13ème, une place dont je n’aurais jamais osé rêver, et je vais leur coller au train. Avec la molle qui arrive, si la mer se calme, je peux faire quelque chose. La Fabrique avance bien dans la molle… Et le vent revient par l’arrière, je devrais le toucher avant eux, donc il y a moyen ! ».
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 06 Jan 2017, 08:48

Bonjour
alors Baboune était prêt pour poster sa page quand un message d'alerte de la SNCF lui a signalé la suppression de son train donc obligé de sortir la voiture pour l'emmener limite à l'heure
alors il m'a chargé de vous mettre son actu
@mitié Laurent


Actualité
Aux portes de l’équateur
vendredi 06 janvier 2017, 06h00
À moins de 200 milles de l’équateur, Armel Le Cléac’h commence à sentir les prémices du Pot au Noir : les alizés faiblissent progressivement et Alex Thomson reprend quelques milles depuis le milieu de la nuit. L’Atlantique Sud comme le Pacifique sont plutôt paisibles pour les solitaires du Vendée Globe en ce jour d’Épiphanie…

Le Pot au Noir, Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) ne semble pas très favorable pour cette remontée de l’Atlantique : déjà, il est très bas en latitude puisqu’il lèche l’équateur au niveau du Brésil, et plutôt étendu puisqu’il a tendance ces jours prochains à gonfler, tant vers le Sud que vers le Nord. De plus, les alizés de l’hémisphère Nord apparaissent de plus en plus poussifs en raison d’une dépression qui s’est installée entre les Açores et les Canaries, ce qui ne va pas faciliter la tâche des leaders… Mais en ce jour d’Épiphanie, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) bénéfice toujours d’un flux d’alizés de secteur Sud-Est, légèrement plus faible toutefois que celui que reçoit son poursuivant direct, Alex Thomson (Hugo Boss) qui est ainsi un peu plus rapide.
Les faiblesses de Sainte-Hélène
L’anticyclone de Sainte-Hélène n’est pas non plus très puissant ce qui influe sensiblement sur la force des alizés et Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui navigue désormais dans un régime d’alizés d’Est modéré ne peut pas encore profiter à plein de son foil. Tout comme Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui peine dans un vent faible au point de s’être fait déborder sous le vent par Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui naviguent à vue ! Les trois « rois mages » rentrent progressivement dans les hautes pressions, au près face à un vent de Nord qui ne va que faiblir ce vendredi : il faut s’attendre à plusieurs retournements de situation dans le classement pour les heures qui viennent au gré des molles et des virements de bord que ne manquera pas d’effectuer le trio au fur et à mesure que chacun pénétrera plus profondément dans cet anticyclone de Sainte-Hélène.
Le septième solitaire dans l’Atlantique subit ce matin une zone de transition entre deux dépressions : au Nord des Malouines, Louis Burton (Bureau Vallée) va toutefois retrouver rapidement un bon flux de Nord-Nord Ouest qui va lui permettre de monter très vite vers le cap Frio. Il devrait donc combler une bonne partie de son retard sur le triumvirat… Tout comme Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui en a fini avec les brises contraires et qui peut allonger la foulée vent de travers à 850 milles du cap Horn qu’il devrait déborder ce week-end. Le Hongrois en aura terminé alors avec les souffles glacés de l’Antarctique qui laisse traîner deux icebergs bien identifiés légèrement au-dessus de la ZEA.
Derrière, le peloton s’étire dans un anticyclone mal placé qui ralentit les six poursuivants au point que Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) ne progressait qu’à deux nœuds au cœur de ces hautes pressions ! Quant à Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), ils sont de plus en plus proches puisque seulement quarante milles les séparent… Sur le dos d’une dépression qui intéresse aussi Pieter Heerema (No Way Back), ils filent plein Est vers le cap Horn. Enfin Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est encore bloqué dans la baie de l’Espérance : les vents lui sont contraires en Tasmanie et il ne veut pas sortir de ce goulet très étroit.

DBo. / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 06 Jan 2017, 09:01

Bonjour
je vous mets la dernière info reçu par mail de la part de Média Presse
@mitié Laurent







Samedi 14 janvier à 10h : ouverture du Village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne !

Au vu des dernières ETA (heure d’arrivée estimée) des premiers concurrents du 8e Vendée Globe, se précisant entre le 16 et le 19 janvier, l’organisation de la course se prépare à déménager de Paris vers les Sables d’Olonne.

Le PC COURSE VENDEE GLOBE installé quai Branly au pied de la tour Eiffel à Paris fermera ses portes le jeudi 12 janvier après le Vendée Live anglais (13h à 13h30), pour ré-ouvrir dès le lendemain, vendredi 13 janvier, aux Sables d’Olonne où se dérouleront les émissions quotidiennes (Vendée Briefing, Vendée Live et Vendée Flash). Le village grand public ouvrira dès le samedi 14 janvier à 10h00.


nfos Presse : 
 
Visite presse du Village du Vendée Globe
Vendredi 13 janvier à 12h30 à l’issu du Vendée Live (12H00)
En présence de Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée.

Accréditations Presse
Si vous souhaitez assister aux arrivées, merci de remplir le formulaire que vous trouverez sur : http://www.vendeeglobe.org/fr/espace-presse
Si votre demande est validée, nous vous remettrons à votre arrivée aux Sables d’Olonne, les bracelets correspondants aux accès accordés.

Road Book Media
En attendant de vous retrouver dans quelques jours aux Sables d’Olonne pour l’arrivée de la 8ème édition du Vendée Globe, nous vous prions de trouver en pièce jointe le Road Book Media avec toutes les informations pratiques à date.

Bonne réception,
Le service presse
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Contacts Presse : Agence Mer & Média
Fabrice Thomazeau - 06 86 00 06 73 - fabrice.thomazeau@mer-media.com
Bénédicte Etienne - 06 87 30 12 83 - benedicte.etienne@mer-media.com
Alexandra Quelven - 06 58 85 20 70 - presse@vendeeglobe.fr
Eleonore Villers - 06 68 48 53 49 - presse@vendeeglobe.fr

Presse Internationale
Helena PAZ  - +34 659 293 291 - international.mer.media@gmail.com




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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 06 Jan 2017, 09:17

Bonjour Laurent

je suis toujours les infos que ton fils nous commente.
C'est vrais que je ne prend pas le temps de répondre et je m'en excuse.

J'espère que ça ne glissais pas trop ce matin?
sur Orléans c'est la galère comme hier

Amitiés mon ami
Eric

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 06 Jan 2017, 19:09

ETA Kagou le 19/01/2017 à 22h15 UTC Wink et j'ai repris Armel puisque j'ai passé l'equateur à 10h20 UTC ce matin : affaire à suivre par rapport aux estimés du Vendée globe

A mon avis sauf avarie ou grosse connerie tactique d'Armel (difficile à croire) les jeux sont faits pour le podium : la météo de l'atlantique nord ne permettra pas à Thompson de revenir et Beyou est seul .Suspens pour la 4eme place ; perso je croise les doigts pour Nandor Fa et R.Wilson : les papys ont de la ressource et démontrent que l'experience n'est pas un vain mot sur ce type d'epreuve .
Pierre

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Ven 06 Jan 2017, 22:18

Bonsoir
l'actu et l'analyse météo
Bravo kagou tu es bien positionné
@+Baboune


Actualité
Remise au Pot !
vendredi 06 janvier 2017, 10h30
Alors que le leader n’est plus qu’à une centaine de milles de l’équateur, le Pot au Noir apparaît particulièrement difficile à appréhender car il a volonté à s’étendre vers le Nord jusqu’à l’archipel du Cap-Vert ! Sous une dépression canarienne qui oscille très lentement avant de s’étioler en fin de semaine prochaine… Du coup, les alizés de l’hémisphère Nord sont rejetés vers la Guyane.


© Wikipedia
Décidément, on ne s’y fera pas ! On a beau le passer des dizaines de fois, il n’est jamais pareil, jamais à la même place, jamais tranquille, jamais stable, jamais prévisible, jamais fini… Parce qu’on croit à un moment apercevoir une éclaircie qui indiquerait la porte de sortie, mais voilà un nuage qui arrive par derrière et qui fout tout en l’air. Déjà qu’il fait une chaleur si torride qu’on pourrait faire cuire un œuf (s’il y en avait encore à bord !) sur une plaque de carbone. On a beau s’emmitoufler dans un turban, se mettre des couches de crème solaire, changer de t-shirt après chaque manœuvre, boire des litres d’eau dessalinisée, ouvrir tous les panneaux pour aérer l’intérieur, ça suinte de partout…
Et là bas, ce truc tout noir qui cache cette belle lune et darde ses piques lumineuses en grondant ses tonnerres assourdissants, ce monstre anthracite qui largue un rideau de gouttes aussi grosses que des noisettes, ce démon informe qui virevolte sur lui-même comme un derviche tourneur avant de fondre sur l’horizon, ce grain de folie qui déferle sur le bateau en rugissant ses souffles nauséabonds, que va-t-il réserver à l’être qui erre à la recherche d’une petite brise vaporeuse et établie ? Une douche d’abord, un déluge plutôt, une lance à incendie, une trombe d’eau telle que l’étrave disparaît sous ce voile épais, dense, violent, rageur. La température chute de près de 10°, la mer est aussi sombre qu’un trou noir, le vent s’envole vers d’autres cieux… Avant de revenir comme une gifle de l’autre bord, histoire de mettre tout en vrac. Et à peine la situation remise en ordre, que le chaos resurgit de nulle part pour une nouvelle série interminable.
Plein pot dans le Pot...
Voilà ce Pot, aussi noir qu’un tunnel, aussi glauque qu’un marais, aussi inconsistant qu’un sable mouvant, aussi infernal qu’un marteau piqueur. Mais habituellement, il se colle à l’Afrique, du côté de la Sierra Léone en envoyant un tentacule de plus en plus étroit vers le Brésil. Habituellement, le passage autour du 32°W pour remonter vers l’Europe est peu marqué et le ralentissement passager. Cette fois, l’Atlantique Nord est bouleversé par une dépression au large de Madère et elle ne se comble que très lentement. Il en résulte une cassure des alizés entre les Canaries et le Cap-Vert, alizés qui sont rejetés vers la Guyane. Or non seulement cette configuration météorologique perdure plusieurs jours (toute la semaine prochaine), mais en sus elle se dégrade ! Le petit Pot devient une marmite…
Et comme ces alizés asthmatiques ont une composante Nord-Est voire Nord au milieu de l’Atlantique, les leaders vont devoir longer pendant des jours, ce Pot au Noir qui se transforme en large entonnoir du Cap-Vert à Fernando de Noronha. Or les premiers solitaires n’ont pas d’autre choix que de gagner dans l’Est pour passer les Canaries : il n’y a pas d’ouverture du côté des Açores. Il faut donc s’attendre à une remontée très laborieuse et très pénible pour les deux leaders avec des écarts qui vont osciller au gré des effluves de ce Pot très noir. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) va devoir être très fort dans sa tête et très présent sur le pont pour contrer le retour d’Alex Thomson (Hugo Boss) qui, en position de chasseur, aura l’avantage de presque toujours naviguer avec son foil valide et qui aura semble-t-il quelques opportunités pour se démarquer tactiquement. La remontée de Jérémie Beyou (Maître CoQ) s’annonce un peu moins délicate, mais il lui faudra aussi passer par le Cap-Vert et les Canaries…
Les rois mages
La problématique est bien différente pour le triumvirat, mais les trois « rois mages » auront quelques offrandes à apporter… à Sainte-Hélène ! L’anticyclone est bien là, devant leurs étraves et il va se renforcer la nuit prochaine en s’étendant comme une limace du large du cap Frio jusqu’à Bonne-Espérance. La seule solution est donc de le traverser pour passer d’un régime de Nord-Nord Ouest à un flux d’Est : entre les deux, ce sont forcément des vents changeants, des brises évanescentes, des souffles erratiques. La position plus Ouest de Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) apparaissait plus favorable ces jours derniers, surtout que le Niçois est 80 milles plus au Nord que ces deux concurrents. Mais Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) vont avoir l’avantage de perforer ce centre mou plus franchement, plus rapidement, plus incisivement. Les trois compères devraient donc se retrouver au coude à coude, sur la même route, à quelques milles les uns des autres dès dimanche…
C’est tout bonus pour le septième puisque Louis Burton (Bureau Vallée) va pouvoir rapidement tirer sa révérence aux Quarantièmes Rugissants grâce à une belle dépression qui longe l’Argentine avant de se perdre vers les îles australes. Ce coup de fouet devrait lui permettre de rattraper près de 500 milles en 48 heures sur le triumvirat et de creuser un peu plus l’écart avec le Hongrois, Nándor Fa (Spirit of Hungary) étant alors en approche du cap Horn dans deux jours. Quant aux autres Pacifiques, seuls Conrad Colman (Foresigh Natural Energy) et Éric Bellion (Commeunseulhomme) vont profiter d’une perturbation antarctique tandis que Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Alan Roura (La Fabrique) et même Rich Wilson (Great America IV), ne pourront pas échapper au piège d’un anticyclone très collant. Pas de pot…
 
Dominic Bourgeois


Analyse météo
Comment calculer les ETA ?
vendredi 06 janvier 2017, 16h07
Alors que la flotte des 18 Imoca encore en course navigue dans de bonnes conditions, la question de la date d'arrivée est de plus en plus souvent posée.


© Great Circle
© Great CircleAlors que les premiers concurrents vont revenir dans l’hémisphère Nord, beaucoup se posent la question de la date d’arrivée. Quelle est l’ETA (Estimated Time Arrival) des bateaux aux Sables d’Olonne ? La voyante Marie-Martine qui est des Sables d'Olonne s’est prononcée sur la date du 16 Janvier.
Dans la pratique, les modèles météo divergent beaucoup au-delà de 7 à 8 jours. Il n’est donc pas facile d’établir une ETA pour une arrivée prévue dans 10 à 13 jours. Afin de rationaliser les choses, on utilise les modèles d’ensemble. Pour un modèle météo disponible, les américains calculent 20 variations du modèle et le Centre Météorologique Européen 50 variations du modèle. Ils modifient les conditions initiales et regardent ce qui se passe. C’est ce que l’on appelle aussi l’effet papillon. La légende dit que le battement d’aile d’un papillon peut générer une dépression 10 ou 15 jours plus tard. C’est probablement un peu exagéré, mais il est vrai qu’une température plus élevée du Gulf Stream ou une vague de froid un peu plus forte sur le Canada va avoir des conséquences sur les dépressions qui vont se former en Atlantique Nord. En faisant varier ces conditions initiales sur le monde entier, on obtient des modèles différents sur le long terme.
Dans la théorie, chaque modèle a une chance équivalente aux autres d’être le plus juste. En routant les concurrents avec l’ensemble des modèles disponibles, on obtient un ensemble de routes qui vont être plus ou moins longues. On peut alors établir des statistiques avec une répartition comme les aiment les mathématiciens autour de la date d’arrivée. Cela s’avère généralement assez précis.
Il y a deux limites à l’exercice. La première est que seuls les skippers ont une polaire précise de leur bateau, même si au bout de 60 jours on commence à avoir une bonne idée des performances de chacun. La deuxième est que l’on ne connait pas la casse qu’il peut y avoir sur chaque bateau et ralentir la progression à certaines allures.
Avec les modèles du 6 janvier 2017, la probabilité est élevée d’avoir une arrivée du vainqueur entre le 16 et le 18 janvier 2017.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle© Great Circle



Actualité
Armel freine… Thomson en profite !
vendredi 06 janvier 2017, 17h29
Nous y sommes. Le Pot au Noir, ce marasme équatorial tant redouté des circumnavigateurs, vient de cueillir le leader de la flotte du 8e Vendée Globe. Armel Le Cléac’h navigue donc entre coups de molle et grains, à 4 nœuds, parfois 15, dans une chaleur étouffante et sous un ciel capricieux. Un no man’s land météorologique, un grand bazar ! Du coup, Alex Thomson se refait la cerise : il a récupéré 80 milles en 24 heures en volant tribord amures à 19,7 nœuds de moyenne… Jérémie Beyou, 3e, accélère lui-aussi. Gageons que les dés vont être relancés dans ce Pot au Noir qui grossit à vue d’œil. L’Atlantique Nord réservera lui-aussi des surprises. Bref, un bon film à suspense se prépare.


« Le Pot au Noir s’étend, j’espère qu’Armel aura des difficultés à le traverser. Ensuite l’Atlantique Nord créera des opportunités, j’en ai bien besoin ! » explique Alex Thomson à 235 milles ce soir de l’impérial Armel Le Cléac’h en tête depuis le 3 décembre. La bagarre n’est donc pas prête de se terminer au vu de l’activité du Pot au Noir bien étalé en latitude comme en longitude. Flashé à 20 nœuds tandis que Banque Populaire VIII affiche péniblement 8 nœuds de moyenne, le Gallois se montre plein d’espoir pour recoller au Breton. Quant à Jérémie Beyou, il a parfaitement maîtrisé sa remontée de l’Atlantique Sud et profite ce soir d’un alizé plus tonique lui permettant d’accélérer. Il est fort à parier que les écarts vont se réduire entre les trois premiers et qu’à la sortie de la Zone de Convergence Intertropicale la régate en tête aura un autre visage, sans compter que les marins et les bateaux accusent le coup après deux mois de mer ! Une véritable course d’endurance se déroule en ce moment…

Le roi Jean défie Sainte-Hélène
« Je suis vraiment impressionné par la performance de Jean (Le Cam), qui a réussi à se remettre dans le bain. Il a démontré une belle prestance. » soulignait hier Jean-Pierre Dick. Le skipper de Finistère Mer Vent affiche en effet une vitesse toujours supérieure à ses camarades de jeu et donne finalement le rythme. Yann Eliès avouait que s’il avait été seul il n’aurait probablement pas poussé son bateau comme il le fait. Les trois Mousquetaires se tiennent en 20 milles, sachant que StMichel-Virbac, avec son décalage à l’Ouest pourrait jouer un bon coup évitant les tentacules de l’anticyclone de Saint Hélène. Pour l’heure, Jean Le Cam est quatrième. Quel match après près de 20 000 milles parcourus ! Dernier concurrent à avoir passé le Horn (mercredi dernier), Louis Burton, 7e, se fait secouer comme un prunier au large de l’Argentine : 45 nœuds non prévus par les fichiers et une nuit entière à manœuvrer ses voiles…

Grand froid dans les mers du Sud
On le sent, les 11 marins du Pacifique Sud (à part Sébastien Destremau au corps-mort en Tasmanie) souffrent du froid et du manque de soleil. Si Romain Attanasio s’est réchauffé avec un bon cassoulet, Fabrice Amedeo ne quitte plus sa grenouillère en polaire et Rich Wilson vit avec un bonnet et trois couches de polaires. Autant dire que les moments où il faut bricoler sur le pont, comme l’a fait Didac Costa pour réparer sa grand-voile, relèvent de la bravoure. Les marins luttent malgré les 5 000 calories avalées par jour. Côté classement, Eric Bellion, 10e, se rapproche de Conrad Colman pénalisé par sa grand-voile qu’il ne peut plus hisser au-delà du troisième ris. Alan Roura, 13e, doit se frotter les mains : il réduit l’écart avec Fabrice Amedeo diablement ralenti dans une dorsale ! « Ca stimule de naviguer avec eux. En ce moment, c’est l’accordéon, mais c’est marrant d’être aussi loin sur le parcours et aussi proches les uns des autres. » racontait ce midi Arnaud Boissières 11e. C’est marrant, mais également rassurant dans ces contrées proches du point Némo, le point de la planète le plus éloigné de toutes terres…
Olivia Maincent / M&M
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 07 Jan 2017, 19:25

Bonsoir
un point rapide avec une analyse météo
@+ Baboune


Analyse météo
Un Pot au Noir compliqué
samedi 07 janvier 2017, 11h55
Le Pot au Noir semble compliqué à négocier pour Armel Le Cléac'h et Alex Thomson.


© Great Circle
© Great CircleArmel Le Cléac’h était le premier à entrer dans le Pot au Noir.  Samedi 7 janvier à 8h00, il se situait dans la zone rouge sur la première carte, soit sous les nuages les plus actifs. Ces images sont réalisées dans le spectre de lumière infra-rouge. Elles permettent de mesurer la température du haut des nuages. Plus c’est froid (couleur rouge), plus les nuages sont hauts. Dans la zone de Banque Populaire VIII, les nuages culminent à plus de 10 000 mètres. Cela signifie que si le vent est globalement faible, il peut y avoir ponctuellement des grains violents et beaucoup de pluie, des conditions toujours compliquées pour un solitaire.
Hugo Boss ne devrait tarder à rentrer dans le Pot au Noir. Il sera alors ralenti et subira probablement le même sort.
Quand on compare les cartes 2 (analyse le 7 janvier à 8 heures) et 3 (prévision le 8 janvier à 8 heures), on voit que la zone de vents faibles (en bleu clair) se déplace vers © Great Circlele Nord. Elle devrait accompagner les deux leaders.
Les prochaines 24 heures s’annoncent donc compliquées avec ce Pot au Noir qui s’étend tout en se déplaçant vers le Nord. Chaque mille gagné sera bon à prendre et le premier qui retrouvera des vents plus stables aura un petit bonus avant de négocier la prochaine difficulté qui sera le contournement de la dépression au large des Canaries.
Derrière, on suivra de près le trio Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès. St-Michel Virbac a pris l'option la moins risquée alors que les deux autres ont choisi de traverser la zone anticyclonique dans une partie théoriquement moins ventée. C'est un pari osé, mais s'ils arrivent à ne pas s'arrêter trop longtemps, ils pourraient sortir mieux positionnés dans l'Est. A l'inverse, le risque existe pour eux de rester encalminés plusieurs heures alors que le skipper niçois fait le tour sans s'arrêter.
© Great CircleLouis Burton navigue toujours dans des conditions musclées avec près de 40 noeuds de vent alors que le reste de la flotte profite des belles conditions dans le Pacifique Sud.
Christian Dumard et Bernard Sacré / Great Circle
© Great Circle
© Great Circle
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Sur un air d'accordéon...
samedi 07 janvier 2017, 16h52
Si Armel Le Cléac'h navigue désormais la tête à l'endroit depuis 1h23 la nuit dernière, Alex Thomson devrait franchir l'équateur ce soir. Il y a donc un peu moins de 24 heures d'écart entre les deux premiers qui naviguent au cœur d'un Pot au Noir… bien noir. Etonnamment très active pour la période de l'année, cette zone de convergence intertropicale va bien ralentir les deux leaders, tandis que les poursuivants devraient être moins pénalisés. Pas de pot pour Armel et Alex ! « Le Pot au Noir est anormalement actif pour cette période de l'année mais bon il faut faire avec. Il remonte avec moi vers le Nord. Derrière, cela devrait être plus facile pour mes poursuivants. » souligne le premier de la flotte du 8e Vendée Globe dont le matelas d'avance se réduit d'heure en heure : Alex Thomson n'est plus qu'à 119 milles.


© Jean-Marie Liot / DPPI / Maitre CoQ
Ce midi encore Alex Thomson se satisfaisait de « conditions champagne » pour Hugo Boss. Comprenez que l'oiseau noir glissait à 14 nœuds sous un ciel bleu tandis que l'oiseau bleu se montrait bien pataud dans le marasme équatorial à 5 nœuds de moyenne. Ce soir, Alex commence à ralentir et espère juste que Banque Populaire VIII ne sortira pas trop tôt du Pot au Noir pour continuer à lui mettre la pression jusqu'à la ligne d'arrivée. Une envie légitime tant la suite du programme paraît compliquée : encore 36 heures dans le Pot au Noir, puis ce sera le retour des alizés de Nord-Est donc de la navigation au près tribord amure, il y aura ensuite le contournement d'une dépression près des Canaries à négocier… Bref, aucun des deux ne va chômer. Le possible jour d'arrivée aux Sables d'Olonne (ETA) est le mardi 17 janvier, impossible en revanche de parler d'écart !
Beyou, Dick, Eliès et Le Cam pleins d'espoir
A moins de 900 milles de la ZCIT, Jérémie Beyou voit bien que qu'il aura des opportunités de réduire son écart avec les deux chefs de file. « J'ai la chance d'être là, en embuscade. Parce que selon ce qu'il va se passer dans l'Atlantique Nord, il y aura peut-être des ouvertures pour revenir » souligne le skipper de Maître CoQ qui observe également ce Pot Au Noir qui se déplace vers le Nord donc qui le ralentira plus tard et peut-être moins longtemps. Les trois Mousquetaires encore aux prises avec l'anticyclone de Sainte-Hélène rêvent également de conditions meilleures : « J'espère qu'on va revenir sur les leaders, qu'ils vont bien galérer dans le Pot au Noir et que nous, on aura une trajectoire tranquille. » confiait le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir ce midi au Vendée Live. Jean-Pierre Dick sur son StMichel-Virbac semble enfin reprendre du terrain à ses poursuivants toujours au coude à coude et qui se voyaient même tout à l'heure sur l'eau !
Trois matches se dessinent dans le Pacifique
Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) semble transcendé par les dépressions successives qu'il a négocié de main de maître. Le voilà à 52 milles du tableau arrière de Conrad Colman (Foresight Natural Energy) dans un tout autre système météo que ses poursuivants ! Joli duel à surveiller… Derrière, Arnaud Boissières (La Mie Câline), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Alan Roura (La Fabrique) se tiennent en 126 milles le long de la barrière des glaces. Tout trois ont pris le temps de se reposer et de réparer les bricoles sur leur bateau : ils sont prêts à attaquer !
Enfin, Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) ne cache pas son envie de croquer l'Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) à 40 milles de son étrave. On est Figariste ou on ne l'est pas !
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Sam 07 Jan 2017, 22:08

Bonsoir
passage de l'équateur et de 2
@mitié Laurent


Actualité
Alex Thomson double l'équateur 16h et 49 mn après Armel Le Cléac'h
samedi 07 janvier 2017, 20h31
C'est à 18h12 que le Britannique Alex Thomson sur Hugo Boss a franchi l'équateur. Il aura mis 62 jours 05h et 10 mn depuis le départ des Sables d'Olonne pour revenir la tête à l'endroit dans l'hémisphère nord, soit près de 17h après Armel Le Cléac'h, en tête depuis le 3 décembre...



Dans le Pot au Noir, les deux leaders font face en ce moment à des conditions météorologiques totalement imprévisibles. Un coup Armel avance à la faveur d'un nuage, un coup il s'arrête. Il en va de même pour Alex Thomson pointé à l'instant à 3 nœuds. Entre la pluie, les grains violents et le "rien du tout", les deux skippers sont à l'affût sur le pont prêts à changer de voile, pour diminuer ou augmenter la garde-robe... Le but étant de se sortir le plus rapidement possible de ce marasme équatorial. L'écart évalué entre les deux capitaines est de 120 milles ce soir !

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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 08 Jan 2017, 22:11

Bonsoir
pas eu beaucoup de temps aujourd'hui
le classement dominical à suivre
@+Baboune


Actualité
Passing-shot ?
dimanche 08 janvier 2017, 10h00
Dernier set pour ce match au sommet ! Après avoir perdu le premier au profit d’Alex Thomson dans la descente de l’Atlantique, et gagné les deux suivants au cap Leeuwin et au cap Horn, Armel Le Cléac’h s’est imposé sur le premier jeu de ce dernier échange… Avantage Banque Populaire VIII à l’équateur, mais les deux duellistes entament désormais le « tie-break » sur cette remontée de l’Atlantique.


En montant au filet du Pot au Noir, le skipper de Banque Populaire VIII s’est repositionné avec un joli « passing-shot » par l’Est et peut espérer marquer le dernier point aux Sables d’Olonne lors du grand « slice » final malgré la dépression canarienne qui perturbe le schéma habituel d’une remontée de l’Atlantique Nord. Pour contrôler l’amorti équatorial, le leader s’est recalé dans le coin droit du terrain : Armel Le Cléac’h a ainsi glissé de 55 milles dans l’Est depuis son passage de la ligne, pour se placer sur la trajectoire du coup lifté d’Alex Thomson (Hugo Boss).
Au service pour ce dernier échange, le joueur breton peut contrôler toute volée de son adversaire mais pas un revers « kické » sur un « let » dans le filet des basses pressions qui perturbent l’Atlantique Nord. Car l’anticyclone des Açores revient s’installer sur la trajectoire dès lundi soir lorsque la dépression au milieu de l’océan ce matin, va commencer à imploser sur le tropique du Cancer en se décalant vers l’arc antillais.
Changement de côté
Il n’y a donc toujours pas d’ouverture sur le côté gauche du « court » : le passage vers les perturbations venues de Terre-Neuve est toujours bloqué par ces hautes pressions qui se scindent pour mieux fusionner ensuite… Il va falloir attendre le 7° Nord la nuit prochaine pour que la brise reprenne un peu son souffle après cet échange disputé ! Les deux leaders sont alignés sur la même route avec un décalage en latitude de plus de 150 milles et ce n’est donc qu’en vitesse pure que les duettistes pourront se départager. Avec un coup en faveur d’Armel Le Cléac’h qui peut jouer en fond de court quand Alex Thomson est encore dans le filet du Pot au Noir…
Mais il ne devrait pas y avoir de changement important en cette fin de week-end, si ce n’est peut-être un léger avantage pour le chassé, car normalement les deux navigateurs vont suivre à peu près le même chemin. C’est en abordant le tropique du Cancer (23°N) qu’un léger décalage pourrait se produire quand il faudra franchement entrer dans les hautes pressions. L’anticyclone sera, après avoir virevolté d’Ouest en Est tout le début de la semaine, plus stabilisé au-dessus de l’archipel des Açores sous la poussée d’un train de dépressions avant qu’une autre cellule se forme sur Terre-Neuve barrant obliquement l’Atlantique, des Caraïbes à l’Irlande. C’est seulement en abordant l’anticyclone des Açores qui se sera replié devant l’Espagne, soit à un peu plus de 1 000 milles de l’étrave du leader qu’un retournement hiérarchique pourrait éventuellement se produire… Si ces hautes pressions laissaient traîner au large de l’archipel une métastase qui bloquerait le leader pour la balle de match !
Demie volée au filet
Jérémie Beyou s’approche quant à lui de l’équateur et donc du filet du Pot au Noir. A moins de 500 milles de la ligne de séparation hémisphérique, le skipper de Maître CoQ vise approximativement le même point d’impact que son prédécesseur : le 29°30W. Il semble qu’un couloir de vent zigzague entre les amas de cumulonimbus qui s’égrainent jusqu’au 5°Nord. Mais le solitaire devrait perdre une bonne centaine de milles sur le triumvirat qui est encore à plus de 800 milles de son tableau arrière. Difficile toutefois d’imaginer un retour gagnant puisque si dès le début de la semaine, le Breton sera dans le Pot au Noir alors que Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) naviguera toujours avec Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) dans des alizés d’Est reconstruits, il faudra bien aussi au trio traverser cette zone d’ombres et d’incertitudes avec près de trois jours de décalage...
Loin sous le cap Frio, Louis Burton file encore bon train sous la bande dépressionnaire qui l’a poussé depuis les Falkland : dans la journée, le Malouin va continuer à piquer au Nord-Est pour déborder le Brésil en direction de l’anticyclone de Sainte-Hélène… Mais le skipper de Bureau Vallée doit s’attendre à une brise très volage dès la nuit prochaine avant de retrouver un flux de Nord en provenance du Brésil. Et à un peu plus de 200 milles du cap Horn, Nándor Fa (spirit of Hungary) bénéficie de conditions presque idylliques pour embouquer le détroit de Drake la nuit prochaine.
Smash dans le Pacifique
Dans son sillage, Conrad Colman (Foresight Natural Energy) est en train de se faire dominer en bordure du couloir par un Éric Bellion (Commeunseulhomme) survolté par un bon flux de Sud-Ouest qui devrait les accompagner jusqu’aux portes de l’Atlantique. C’est bien moins évident pour les joueurs de double qui les suivent car le terrain est toujours limité par la ligne de la ZEA ! Il faut que Boissières-Amedeo et Roura-Wilson se glissent sous un anticyclone et leur coup droit vers le cap Horn apparaît bien amorti par les faibles brises qui règnent par 54° Sud…
A contrario, c’est un joli smash auquel auront droit l’Espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) qui vont profiter d’une bonne combinaison : une perturbation qui arrive par le Nord et une dépression qui vient de Nouvelle-Zélande. Ils vont revenir comme des balles ! Enfin Pieter Heerema (No Way Back) au large des îles antipodiennes et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) en mer de Tasman, sont un peu sur le banc mais ils vont aussi bientôt ramasser !
 
Dominic Bourgeois

Analyse météo
Où est la sortie du Pot au Noir?
dimanche 08 janvier 2017, 14h45
Le Pot au Noir est particulièrement large avec son lot de calmes pour Banque Populaire VIII et Hugo Boss.


© Great Circle
© Great CircleLe Pot au Noir est particulièrement étendu. Cela fait maintenant plus de 36 heures que Banque Populaire VIII est sérieusement ralenti par les calmes et les grains. Hugo Boss n’est guère mieux servi. La distance entre les deux bateaux a certes été divisée par deux, mais il en va de même de la vitesse moyenne. En temps, l’écart n’a guère évolué. Il se situe entre 12 et 18 heures. La question qui se pose est : où est la sortie ? On voit en comparant la situation du 8 janvier à 8 heures (carte 1) à la prévision pour le 9 Janvier à 8 heures (carte 2), qu’il n’y a pas de limite bien franche. Les concurrents ne vont pas réellement sortir du Pot au Noir. C’est plutôt ce dernier qui va se rétracter et libérer progressivement les IMOCA 60. A partir de demain lundi, un vent faible de secteur Est s’établira sur la zone permettant aux deux leaders de progresser plus régulièrement vers le Nord.
Pour les poursuivants, la zone équatoriale devrait être plus facile à traverser avec © Great Circlemoins de calmes en perspective. Jérémie Beyou, Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès pourraient donc continuer à réduire l’écart avec les deux premiers.
Pour Louis Burton, le flux de Nord-Ouest va laisser la place à une bulle anticyclonique qu’il devra négocier dès la nuit prochaine.
Dans le Pacifique, les conditions sont toujours agréables pour la flotte. Alan Roura, Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo doivent contourner l’anticyclone qui est bien ancré sur le Pacifique Sud. La zone d’exclusion antarctique les empêche de descendre plus Sud. Ils doivent donc composer avec les calmes jusqu’à demain matin.
CD et BS / Great Circle
© Great Circle© Great Circl


Actualité
Zen, soyons zen !
dimanche 08 janvier 2017, 17h23
Dans l’hémisphère Nord, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson bataillent ferme pour tenter d’avancer dans ce Pot au Noir devenu marmite. Ils sont séparés de 134 milles ce soir et devraient être libérés demain dans la journée des vents faibles et instables. Dans le Pacifique Sud, Arnaud Boissières, Fabrice Amedeo et Alan Roura pestent de ne pas avancer depuis 24h dans un anticyclone des plus collants. Le skipper hongrois Nandor Fa trouve lui aussi le temps bien long alors que le Horn se profile à l’horizon. « J’avais l’impression que cela n’allait jamais se terminer et que je n’arriverai jamais au cap Horn » confiait ce midi le marin de 63 ans qui doublera pour la 5e fois le passage de Drake. 63 jours de course et encore du chemin à parcourir même pour les premiers, car les transitions météo vont être légion jusqu’à la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe devant Les Sables d’Olonne !


Nandor Fa, héros malgré lui
A 63 ans, le Hongrois, qui participe pour la 3e fois au Vendée Globe, ne compte plus les milles avalés et les fonds de cirés qu’il a usés. Il devrait doubler son 5e cap Horn cette nuit vers 3 heures du matin, guidé par le phare du bout du monde, ce qui ne l’enchante pas : « C’est ma cinquième fois par ici et peut-être la dernière, je verrai la lumière du phare et cela me contrarie un peu, mais je ne veux pas ralentir ou m’arrêter pour cela. » Sur son Spirit of Hungary qu’il a dessiné et construit, Nandor, à la huitième place, réalise un magnifique Vendée Globe. Pour la petite histoire, le bonhomme s’était lancé dans la course au large il y a 30 ans, parce qu’il avait entendu parler du Boc Challenge (course en solitaire par étapes) au moment même où il doublait le Horn pour la première fois de sa vie (à bord d’un petit bateau de croisière de 10 m…). Tout un symbole !
« Dès que le vent soufflera, je repartira »
4 nœuds, faible pluie, ambiance tropicale dans le Pot au Noir qui, comme prévu par Great Circle, a pris ses aises jusqu’au cap Vert. Banque Populaire VIII et Hugo Boss se traînent à 2 nœuds, parfois 4, pauvres oiseaux collés au miroir de la mer lisse comme une toile cirée… Demain sera un autre jour, comme chaque journée jusqu’à la ligne d’arrivée. Car s’ils devraient toucher des vents de Nord-Est dès demain, les deux leaders du 8e Vendée Globe vont travailler dur pour se placer au mieux au gré des transitions météo, la faute à une dépression entre Madère et les Canaries qui perturbe l’ensemble de la remontée de l’Atlantique Nord. Il va falloir ne pas s’énerver, rester zen !
Au regard des vidéos envoyées par Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo, le Pacifique Sud le long de la barrière des glaces ressemble à une belle balade sous le soleil… mais dans la pétole. « C'est infernal, le bateau ne dépasse pas les 5 nœuds, la mer ressemble à un miroir et les voiles n'arrivent pas à gonfler. Dur pour les nerfs et aussi pour le bateau. » écrivait cet après-midi Alan Roura (La Fabrique) qui navigue dans les mêmes conditions à 60 milles de Newrest-Matmut.
Réglages, matossage…
Derrière Jean-Pierre Dick qui est parvenu à sortir en premier de l’anticyclone de Sainte-Hélène, Yann Eliès et Jean Le Cam ont « mouillé le maillot » pour s’échapper de la zone sans vent qui leur barrait la route. « Hier, on a eu une journée de cagnard. Envoyer, affaler, on a transpiré… Il y a juste Yann qui se barre par devant mais je vais revenir au Pot au Noir, je vais matosser et optimiser. » racontait le skipper de Finistère Mer Vent à la vacation de la mi journée. La belle bagarre continue entre les triples vainqueurs de La Solitaire du Figaro.
Sébastien Destremau sur son TechnoFirst – faceOcean pointe désormais vers l’Est à 1 100 milles de son plus proche concurrent (Pieter Heerema sur No Way Back). Il affiche une vitesse supérieure à 10 nœuds depuis 24 h, heureux de pouvoir régler et matosser son bateau comme il se doit…
Olivia Maincent / M&M

Il y a 20 ans, la mer emportait Gerry Roufs…
dimanche 08 janvier 2017, 20h48
Le 7 janvier 1997, non loin du point Némo, l’endroit de la planète le plus éloigné de toute terre émergée, le Pacifique Sud est déchaîné. Des vents violents de plus de 80 nœuds balaient les concurrents de la tête de flotte, dont le Canadien Gerry Roufs à bord de Groupe LG 2, alors deuxième du 3e Vendée Globe, derrière Christophe Auguin. « Les vagues ne sont plus des vagues, elles sont hautes comme les Alpes » indiquait Gerry à la Direction de course. Isabelle Autissier, hors course, mais à 100 milles derrière son compagnon de route avec lequel elle est en contact permanent, fait part de son inquiétude à la DC : Gerry Roufs ne répond plus.



Quinze bateaux étaient au départ du 3e Vendée Globe, sans compter Raphaël Dinelli sur Algimouss, parti en « pirate » pour cause de qualification tardive. On se souviendra d’une édition particulièrement musclée rythmée par de graves avaries et des chavirages à la pelle. Partie le 3 novembre 1996 des Sables d’Olonne, la flotte rencontre des conditions dantesques le jour de Noël. Le 25 décembre 1996, Raphaël Dinelli chavire et perd son mât dans l'Océan Indien, au Sud de l'Australie. Debout sur le pont de son bateau, il lutte 36 heures durant dans une eau à 3 degrés. L'anglais Pete Goss, concurrent le plus proche, se déroute et navigue contre le vent dans une mer épouvantable avant de récupérer Dinelli le 27 décembre. Le 5 janvier, Thierry Dubois et Tony Bullimore chavirent dans une mer énorme. Ils seront secourus quatre jours après par la frégate australienne Adélaïde…
La balise de Gerry Roufs ne répond plus
Le Pacifique Sud est en colère. Il est démonté. Plus de 80 nœuds de vent soulèvent une mer furieuse. « C’est la guerre, la mer est énorme » indiquait dans ces messages Isabelle Autissier, hors-course après avoir été contrainte de faire escale à Cape Town pour réparer son safran endommagé. Isabelle n’est pas loin de Gerry Roufs, 43 ans, pote à terre, croquant la vie à pleines dents, fêtard à ses heures et excellent marin (il avait terminé deuxième de la transat anglaise un peu plus tôt). Ils échangent tous les deux durant cette tempête dantesque. PRB, le bateau d’Isabelle, se retourne par trois fois. Le dernier message de Gerry indique une mer démontée. Mais bientôt, le Montréalais Gerry Roufs ne répondra plus aux messages de la navigatrice pourtant en contact quasi permanent. Le 7 janvier 1997, la balise Argos de Gerry Roufs cesse d’émettre.
La coque retournée de Groupe LG 2 est aperçue en mer le 16 juillet 1997 et formellement identifiée le 29 août 1998 au large du Chili. Des morceaux de l'épave du voilier ont été retrouvés sur l'île Atalaya, située au sud du Chili, par l'armée chilienne.
Il y a vingt ans, jour pour jour, Gerry Roufs disparaissait, mais son sourire transparait bien au-delà des vagues qui l'ont emporté...
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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   Dim 08 Jan 2017, 22:50

Bonsoir
98 nm sépare les deux leader
@mitié Laurent



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MessageSujet: Re: L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016   

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L'Everest des Mers le Vendée Globe 2016
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